Après l’occupation vendredi par les étudiants de l’établissement parisien pour dénoncer la politique menée par Israël à Gaza, la présidente de la région Île-de-France a décidé de suspendre les subventions promises à Sciences Po. «Inédit» et «lunaire» pour son opposition.
En dénonçant les mobilisations en faveur de la Palestine à Sciences Po comme relevant d’une «idéologie venue d’outre-Atlantique», le premier ministre légitime une rhétorique creuse et fourre-tout portée par l’extrême droite.
Israël a frappé le Liban, mardi 16 avril, et tué un haut commandant du Hezbollah. Quelles peuvent être les répliques de l’attaque iranienne du week-end dernier? Entretien avec Amélie Férey, chercheuse à l’Ifri.
Les alliés traditionnels d’Israël ont resserré les rangs autour de l’État hébreu pendant l’attaque iranienne. Rien n’indique cependant qu’ils soient prêts à l’appuyer en cas de réplique.
Les régimes «illibéraux» ne se contentent plus de pervertir la démocratie pour n’en conserver que les oripeaux. Ils entendent maintenant gangréner l’ordre international, pour que se donne libre cours la guerre de tous contre tous. Après Poutine, Nétanyahou.
La sociologue Azadeh Kian revient sur la stratégie du régime iranien visant autant à réaffirmer son statut de puissance régionale qu’à museler les dissidents à l’intérieur du pays.
L’historien Vincent Lemire décrypte l’enjeu que revêt pour les Palestiniens la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam, dans le viseur des colons et des suprémacistes juifs déterminés à la remplacer par un troisième temple.
Alors que plus de 300 drones et missiles se dirigeaient vers le pays, certains habitants de Tel-Aviv se sont résolus, pour la première fois de leur vie, à trouver refuge dans des abris antiaériens en raison de l’attaque iranienne, sans précédent.
Considérant devoir sauver la face après l’attaque de son consulat à Damas, le 1er avril, la République islamique d’Iran a mené ses frappes sur Israël en cherchant à éviter un embrasement régional. L’événement est cependant historique et un cap a été franchi: la guerre de l’ombre pourrait devenir une guerre ouverte.
Pour la première fois de son histoire, l’Iran a lancé une «vaste» attaque de drones et de missiles sur Israël samedi. Téhéran a fait savoir que son attaque, qui a fait un blessé, était terminée. Le monde est désormais suspendu à une éventuelle riposte israélienne.
Depuis Beyrouth, l’écrivaine et essayiste libanaise Dominique Eddé analyse les six mois de carnage à Gaza, la situation du Liban menacé par un embrasement de la région et les rares possibilités de sortir de l’impasse.
Depuis le 7 octobre 2023, Israël impose des restrictions sans précédent aux Palestiniens qui souhaitent accéder au troisième lieu saint de l’islam, surplombant la vieille ville de Jérusalem. Des musulmans venus du monde entier célébrer la fin du ramadan sont aussi visés.
La Cour internationale de justice a examiné mardi 9 avril la requête du Nicaragua, qui accuse l’Allemagne de complicité de «génocide» à Gaza et réclame l’arrêt des ventes d’armes. Pour Berlin, qui s’est expliqué le lendemain, il s’agit essentiellement de matériel «défensif» ou «subordonné».
Pour Haggaï Matar, figure de +972 Magazine et de Local Call, deux médias israélo-palestiniens à l’origine d’une enquête choc sur l’usage de l’intelligence artificielle par l’armée israélienne à Gaza, l’État hébreu a «peur du journalisme».
Depuis six mois, de nombreuses organisations de défense des droits humains sont contraintes d’enquêter à distance sur Gaza. Celles qui sont sur place sont submergées par l’ampleur des destructions et des pertes humaines causées par l’armée israélienne.
Après six mois de bombardements israéliens, la bande de Gaza n’est plus que décombres. La guerre contre le Hamas s’est transformée en massacre des Palestiniens et des Palestiniennes. En ne nous opposant pas à la destruction d’un peuple, nous en devenons complices.
Des milliers de personnes ont manifesté samedi 6 avril à Tel-Aviv pour réclamer la libération des otages, dont le sort hante la société israélienne, mais aussi pour obtenir la tête du premier ministre Benyamin Nétanyahou, «un danger pour Israël».
Six mois après le début de la guerre à Gaza, le président américain a enfin tapé du poing sur la table et obtenu, jeudi 4 avril, l’ouverture d’accès humanitaires par Israël. Il n’est pas certain, pour autant, qu’il s’agisse d’un tournant dans la relation entre Washington et son allié.
Six mois se sont écoulés depuis le 7 octobre 2023 et les massacres du Hamas en Israël. Depuis, l’État hébreu massacre les Palestiniens. L’espoir d’une solution politique n’a jamais semblé aussi lointain.