Le gouvernement veut lutter contre «la smicardisation» de l’économie. Pourtant, par ses moult réformes qui ont sapé le pouvoir de négociation des travailleurs face à leurs patrons, il a lui-même instauré les conditions d’une modération généralisée des salaires.
Plombé par la baisse des recettes fiscales, le déficit public dérape. Mais au lieu de taxer davantage les riches et les superprofits pour équilibrer les comptes de l’État, le gouvernement s’obstine à couper dans le modèle social et les services publics.
Bruno Le Maire a annoncé que le gouvernement allait s’attaquer aux escroqueries à la rénovation. Depuis des années, les services de l’État alertent sur les montants faramineux qui disparaissent chaque année dans les fraudes.
Les salariés qui utilisent leur CPF devront bientôt payer une partie de leur formation. Si le montant de ce «reste à charge» n’est toujours pas officiel, l’exécutif est décidé à glaner des économies pour sa cure d’austérité, quitte à renier sa propre réforme de la formation professionnelle.