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85·Faut-il craindre l’intelligence artificielle (IA) ?

Définition de l’Intelligence Artificielle

Pour ma part, je ne crains nullement ce que l’on appelle “l’Intelligence Artificielle” (IA). Depuis quelques années, on voit se développer sur internet et les réseaux sociaux, une nouvelle forme de diffusion de l’information écrit et visuelle. Cette diffusion fait appel aux nouvelles technologies fondées sur l’informatique. Rappelons pour commencer que l’IA est une branche de l’informatique. Celle qui permet aux systèmes d’apprendre et d’exécuter des tâches normalement associées à l’intelligence humaine. Comme la reconnaissance vocale, la prise de décisions ou la perception visuelle. Rappelons que dans les années 80, deux techniques importantes furent développées.

La première, le deep learning (DL), ou « apprentissage en profondeur », a permis aux ordinateurs d’apprendre par l’expérience. Le second, le « système expert » (SE), imite la capacité de l’être humain à prendre des décisions. Les ordinateurs ont commencé à utiliser un raisonnement fondé sur des « règles » en recourant principalement à une structure « si… alors » mise en œuvre pour répondre à des questions binaires. Ici, la réponse est soit oui, soit non. Depuis les années 2000, trois améliorations ont été apportées :

1. Développement des unités de traitement graphique (GPU) sans lesquelles une IA serait non crédible, provoquant juste un simple haussement d’épaules.

2. Exploitation de l’énorme quantité d’informations mémorisées (Le “Big Data”) depuis qu’internet existe (BD).

3. Développement de nouveaux algorithmes utilisant des variables cachées qui permettent de trier et d’optimiser les résultats d’un calcul.

Variables cachées

En réalité, les points #1 et #2 sont assez triviaux et de nature purement technologique. Ils n’expliquent pas le développement fulgurant observé dans le domaine de l’IA ces dernières années. Ce qui est crucial, c’est le point #3 sur lequel il convient d’être plus bavard :


Car, la description « accessible » que l’on a d’un système, est très souvent la liste de ses comportements observables. Une telle liste est très habituellement une fonction de variables qui ne sont pas immédiatement évidentes. On parle alors de variables dites “cachées” ou bien encore “latentes”. Et, ces variables “cachées” mais hautement pertinentes, sont beaucoup moins nombreuses que les variables observées qui nous sont directement accessibles. D’où le développement de nouveaux algorithmes dont le but n’est pas de traiter directement les observables accessibles. Mais, plutôt, de réduire l’espace des données disponibles à quelques variables cachées. Variables qui sont peu nombreuses, et qui décrivent au mieux les données brutes disponibles.

Analyse en Composantes Principales (ACP)

L’outil clé est ici l’analyse en composantes principales (ACP ou PCA en anglais pour principal component analysis). Cette analyse consiste à transformer des variables dites « corrélées » sur un plan statistique, en nouvelles variables décorrélées les unes des autres. Ces nouvelles variables se nomment « composantes principales » ou axes principaux. L’ACP permet donc de résumer l’information énorme disponible avec de nombreuses variables corrélées en un petit nombre de variables indépendantes les unes des autres. D’un point de vue mathématique, selon le domaine d’application, on utilise soit la transformation de Karhunen–Loève (KLT), soit la transformation de Hotelling (HT).
Les champs d’application de l’ACP sont aujourd’hui multiples, allant de la biologie à la recherche économique et sociale, et plus récemment le traitement d’images et l’apprentissage automatique. L’utilité de l’ACP réside dans les points suivants :

Description et visualisation des données complexes.

Décorrélation des données brutes, la nouvelle base étant constituée d’axes non corrélés entre eux.

Minimisation du bruit, en considérant que les axes que l’on décide d’oublier sont des axes bruités.

Effectuer une réduction de dimension des données d’entraînement en apprentissage automatique.

Il s’agit d’une approche aussi bien géométrique que statistique. Géométrique, puisque les variables se représentent dans un nouvel espace, selon des directions d’inertie maximale. Statistique, parce que la recherche porte sur des axes indépendants expliquant au mieux la variabilité — la variance — des données. En résumé, lorsqu’il s’agit de compresser un ensemble de variables aléatoires, les premiers axes de l’ACP constituent un meilleur choix, aussi bien du point de vue de l’inertie géométrique que depuis la perspective de la variance statistique.

Insuffisance du ternaire GPU/BD/ACP

Après cette démystification de ce qui se cache derrière une IA, se pose l’inévitable question de savoir si la notion “d’intelligence” est réductible à ce ternaire (GPU/BD/ACP). Pour ce qui me concerne, la réponse à cette question est un “non”, franc et massif. Et, pour bien enfoncer le clou, voici quelques éléments de réflexion.


Pour fonctionner, une IA a besoin d’accéder à une base de données de type Big Data (BD), la plus large possible. Le gros problème qu’elle rencontre ici est que pour accéder aux données, il lui faut disposer d’une source d’alimentation électrique. Débranchez l’IA du secteur, ou bien, retirez-lui sa batterie et il n’y a plus rien, de manière instantanée. Toutefois, dès que vous remettez une source d’énergie, le système redémarre et redevient totalement opérationnel.

Pour un être humain, ce débranchement instantané est impossible. Si vous le privez de nourriture, il pourra continuer à fonctionner pendant des années tant qu’il aura de l’eau à sa disposition. Évidemment, si vous lui supprimez l’eau, il finira par mourir au bout de quelques jours. Mais, en aucun cas, la perte d’activité sera instantanée comme avec une intelligence artificielle. Et, une fois l’être humain mort, impossible de redevenir opérationnel si la nourriture et l’eau redeviennent disponibles. Ces simples considérations d’alimentation, nous font toucher du doigt que si le cerveau est parfaitement capable d’utiliser le triangle GPU/BD/ACP, il ne peut pas être réduit à cela. Il y a un plus, qui dépasse le strict cadre informatique.

Et, la Conscience ?

Ce truc est, bien sûr, ce que l’on appelle la “conscience”. Et, comme il est facile de le démontrer (voir https://riviste.fupress.net/index.php/subs/article/view/161), cette conscience est aussi bien neuronale (le moi vu de l’extérieur) qu’extra-neuronale (le moi-même vu de l’intérieur). Rappelons que si le moi traite l’information transmise à l’extérieur du système, le moi-même traite pour sa part l’exformation, c’est-à-dire le contexte, qui lui reste piégé à l’intérieur du système n’étant jamais transmis (voir ici pour en savoir plus : https://marchenry.org/product/de-linformation-a-lexformation/). Pour faire plus simple, un cerveau humain traite l’information aussi bien de manière digitale via les neurones (GPU/BD/ACP) que de manière intuitive via l’eau d’hydratation de ces mêmes neurones. Bref, tant qu’une IA n’utilisera pas l’eau, elle restera largement en deçà d’une intelligence biologique (IB), bactérienne, végétale, animale ou humaine. Car, la fonction “intuition” utilise l’eau, interface de communication instantanée et non locale avec le vide quantique, appelé aussi “éther”.

Intelligence Biologique

Un dernier point concerne la notion même d’intelligence. Si l’on y réfléchit un tant soit peu, pas besoin d’être intelligent pour prendre des décisions lorsque l’on dispose d’une base de données gigantesque. Bien au contraire. On reconnaît l’intelligence quand on est capable de prendre la bonne décision avec un minimum d’information à sa disposition. L’IA, telle qu’on la connaît de nos jours, n’est donc en rien “intelligente”. Car, si l’on réduit la taille de la BD à un contenu minimal, plus rien ne sort. Avec des êtres humains, c’est totalement différent. Certains d’entre eux, appelés “génies” sont capables de faire des merveilles, voire des miracles, avec trois fois rien comme données. La raison en est simple, et l’on retrouve ici la possibilité de décider par intuition, et non par raisonnement.

Conclusion

On peut hautement être impressionné par les performances actuelles de l’intelligence artificielle. Mais, qu’il soit bien clair qu’il s’agit ici de performance technologique sous réserve d’un accès sans limites à l’électricité. Rien n’empêche de rêver à un monde dans lequel les machines remplaceraient les êtres biologiques fonctionnant à l’eau. Mais, un tel monde serait extrêmement peu efficace et d’une viabilité nulle à long terme.

Plutôt que de parler d’intelligence artificielle, on ferait peut-être mieux de parler de machines expertes dans le traitement de l’information. Car, on peut exceller dans la collecte et l’analyse d’un maximum d’information, tout en étant un parfait idiot sur le plan de la créativité. La folie actuelle autour de tous ces robots hyper-efficaces, ne pourra pas durer éternellement. Alors que la vie biologique, bactérienne ou cellulaire, existe depuis des milliards d’années. Par conséquent, s’il y a lieu d’être inquiets pour l’avenir, c’est plutôt face aux manipulations génétiques ou à la pollution toujours croissante de l’eau.

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Antifascisme : ressources pour lutter contre l’extrême-droite

Cet article vise à recenser des ressources qui existent en matière de lutte contre l’extrême-droite et d’antifascisme.

  • À court terme, alors qu’Emmanuel Macron a dissout l’Assemblée Nationale, provoquant des élections législatives les 30 juin et 7 juillet qui peuvent mener à une vague FN/RN à l’Assemblée, voire une entrée du RN au gouvernement, l’urgence est de parler dans nos associations, nos lieux de travail, nos territoires, nos familles, afin de convaincre celleux qui pourraient être tenté·es par le vote FN/RN comme vote sanction.
    J’ai tenté de regrouper ci-dessous des arguments pour nourrir ces discussions : pourquoi le vote FN/RN est un remède pire que le mal.
  • À court terme aussi : faire la campagne du Nouveau Front Populaire
  • Au-delà des échéances électorales, la lutte contre l’extrême-droite, ses idées et leur banalisation est un combat de long-terme. J’ai tenté de regrouper des ressources pour nourrir la compréhension des idées et des mouvements d’extrême-droite, et pour s’organiser sur le long-terme.

Cet article évolue en permanence. N’hésitez pas à contribuer en commentaire : soit je publierai votre commentaire, soit j’intégrerai directement à l’article les éléments que vous m’indiquerez.
La sélection des ressources est de mon fait. La présentation de chaque ressource est un copier-coller de la façon dont celle-ci est présentée par celleux qui l’anime. Je fais le choix de ne pas tout publier car :

On ne fait pas reculer l’extrême-droite en restant derrière son ordinateur à lire des articles de convaincu·es ! Organisons-nous pour agir !

Le dessin qui illustre cet article (entre les logos de VISA et de l’action antifasciste) provient du site https://lahorde.info

À COURT-TERME : AGIR POUR DÉCOURAGER LE VOTE FN/RN COMME VOTE SANCTION

Lutter contre les idées d’extrême-droite, c’est un travail urgent, mais de long-terme. Parallèlement, il nous faut lutter contre l’arrivée du RN au gouvernement en juillet 2024, dans nos associations, nos organisations, nos territoires, nos familles…

Mais surtout, c’est agir collectivement : rejoignez syndicats, associations de lutte !
Et les mouvements Front Populaire créés pour l’occasion, avec détermination mais sans illusions : la lutte devra continuer bien après les élections, et bien au-delà des questions électorales.

10 points sur lesquels l’extrême-droite relève de l’imposture sociale (CGT)

Sous une apparence pseudo sociale, l’extrême droite propose une politique bien marquée à droite, pro capitaliste, de division et de haine. La preuve au travers de 10 sujets (CGT, 9 juin 2024).
À lire ici.

L’extrême-droite n’est pas du côté des travailleurs et travailleuses (Solidaires)

Argumentaire réalisé par l’Union syndicale Solidaires

L’extrême-droite, ennemie des paysan·nes (Confédération paysanne)

Le dossier du numéro de mai de Campagnes solidaires, le mensuel de la Confédération paysanne, était consacré au thème Extrême-droite : donner l’alerte. Les articles de ce dossier seront accessibles en ligne en août.

En attendant, voici une infographie issue de ce dossier :

Extrême droite ennemie des paysans

Agir pour les législatives 2024 (Vox Public)

Un site réalisé par Vox Public, comprenant la carte des mobilisations et des ressources. À consulter ici.

Si Le Pen accède au pouvoir (Mediapart)

Dossier Médiapart de 2022 mis en accès libre.

Vrac d’articles et communiqués d’actualité

Battre l’extrême-droite dans les urnes doit se conjuguer avec un changement profond
Tribune de syndicats et associations (15 juin)

Législatives : rompre avec l’ultralibéralisme pour construire un avenir
Communiqué de la Confédération paysanne (13 juin)

Faire front contre l’extrême-droite
Communiqués (12 juin) et matériel militant de l’Union Syndicale Solidaires

Ensemble contre l’extrême-droite
Appel commun d’associations et organisations (12 juin)

Nos tâches immédiates face à l’extrême-droite
Article publié sur le site Syndicalistes ! (12 juin)

Face au danger fasciste, prenons les choses en main
Édito de Autonomie de classe (12 juin)

Face à l’extrême-droite, faire front !
Communiqué (11 juin) et matériel militant de la CGT

Contre Macron et l’extrême-droite, unité de toute la gauche sociale et politique
Tract du NPA-L’anticapitaliste (10 juin)

Dissolution : comment sortir du piège ?
Un article du magazine Frustration (10 juin)

Pourquoi Macron a-t-il dissout l’Assemblée ?
Un article du site Contre Attaque (10 juin)

À COURT-TERME : FAIRE CAMPAGNE POUR LE NOUVEAU FRONT POPULAIRE

Dans les urnes lors des législatives de 2024 : le Front Populaire

Si la lutte contre l’extrême-droite est un travail de long-terme qui se mène sur le terrain et certainement pas uniquement par les urnes, les législatives de juin-juillet 2024 constituent un moment historique face auquel il faut agir pragmatiquement.

Sessions de phoning organisées par le Nouveau Front Populaire.

Par circonscription, les candidat·es du Front populaire et les moyens de se mettre en lien : https://indivisibles.fr/frontpopulaire

La liste des circonscriptions où la victoire du Front populaire est possible mais pas certaines, et où des coups de mains militants sont particulièrement les bienvenus : https://www.frontpopulaire-2024.fr

Pour donner sa procuration pour voter pour le front populaire :
– Site créé par Victoire Populaire, ex-Primaire Populaire : https://procuration-front-populaire.fr
– Pour Paris, un site créé par les Communistes du 19è : https://www.procurationfrontpopulaireparis.fr

Doc envoyé par des militant·es de St-Nazaire :

Kit de mobilisation (Attac France)

Des éléments de fond et des outils de mobilisations sur le site d’Attac France

AU-DELÀ : COMPRENDRE & AGIR CONTRE L’EXTRÊME-DROITE & LA BANALISATION DE SES IDÉES

Syndiquez-vous ! Rejoignez des associations et des cadres collectifs de lutte et d’émancipation !

L’éducation populaire pour lutter contre les idées des extrêmes-droites

Un argumentaire musclé créé par le CNAJEP sur la base d’un chantier lancé en 2022 : un outil qui vise à ouvrir des espaces de débat et de discussion.
Mais aussi une somme immense de ressources à consulter : des liens vers des outils et initiatives des associations membres du CRAJEP, des articles académiques, des articles de presse, de la littérature grise, des podcasts, des vidéos, des livres, ouvrages, bandes-dessinées, une liste de chercheureuses, d’autres outils pédagogiques, et encore d’autres ressources.

S’armer contre l’extrême-droite, tomes 1 et 2

Dans le contexte actuel d’une nécessaire riposte à l’extrême droite, VISA met en ligne en téléchargement gratuit le Tome 2 de S’armer contre l’extrême droite, qui décrypte les impostures sociales du FN/RN à l’Assemblée l’année dernière.
Vous pouvez également télécharger le tome 1, décryptant les programmes.

Menaces d’extrême-droite : un guide pour anticiper et riposter

VoxPublic publie un nouveau guide pratique à l’attention des militantes associatifs et syndicalistes exposées à des menaces et violences d’extrême droite. Il s’organise selon le triptyque « identifier, anticiper, riposter aux menaces » : identifier les différents groupuscules et partis d’extrême droite et leurs méthodes ; anticiper et prévenir les attaques ; organiser la riposte juridique, médiatique et militante.

L’extrême-droite et l’éducation

Consultez et téléchargez la cartographie de l’extrême-droite et de l’éducation sur le site de Questions de classe(s)

Plateforme La Horde

La Horde est une plateforme : ce n’est ni un réseau, ni une organisation. Elle propose un site internet qui présente des éléments d’information sur l’extrême-droite ; du matériel ; des interventions à destination de toutes celles et tous ceux qui se posent des questions sur l’extrême-droite et l’antifascisme.
Site internet : https://lahorde.info

La Horde produit notamment une cartographie de l’extrême-droite régulièrement remise à jour.

VISA – Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes

VISA est une association intersyndicale composée de près de 200 structures syndicales. Elle se développe également dans les territoires par la création de plusieurs antennes départementales permettant un travail intersyndical antifasciste de terrain et de proximité. Depuis 1996, VISA recense, analyse et dénonce les incursions de l’extrême-droite et plus particulièrement du FN/RN sur le terrain social. VISA se veut un outil d’information et de réflexion pour toutes les forces syndicales qui le souhaitent afin de lutter collectivement contre l’implantation et l’audience de l’extrême-droite dans le monde du travail.
Site internet : https://visa-isa.org

Podcasts

Podcasts et vidéos recensées par le CNAJEP

Podcast Minuit dans le siècle
Chaque mois, Ugo Palheta (auteur de La possibilité du fascisme, 2018, Éditions La Découverte, 276 pages, 19€) décortique le fascisme, non par fascination morbide pour les pires tendances de notre monde, mais pour regarder en face le danger, sans jamais séparer cette exploration de la lutte pour un autre monde. Dans « Minuit dans le siècle », on parle donc des origines du fascisme et de ses transformations, des rapports entre fascisme et police, entre fascisme et racisme ou entre fascisme et colonialisme, de la culture fasciste et des États fascistes, de la manière dont les fascistes investissent aujourd’hui le terrain de l’écologie. On explorera aussi des insurrections antifascistes du passé, des luttes qui sont menées ici et maintenant, des stratégies qui ont été et sont mises en œuvre par les mouvements antifascistes, des succès comme des échecs. « Minuit dans le siècle » est un podcast produit pour Spectre.
Retrouvez aussi tous les épisodes des podcasts Spectre portant sur l’extrême-droite.

Podcast Présages : Vote RN, racisme et rapports de classe
Entretien avec le sociologue Félicien Faury

Podcast Les oreilles loin du front : En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême-droite
Avec Pierre-Yves Bulteau

Comment le Rassemblement national a-t-il conquis les territoires ruraux ?
Émission du 11 juin 2024 de Le temps du débat, sur France culture

Livres et articles

10 questions sur l’antifascisme
Du collectif La Horde
2023, Éditions Libertalia, 208 pages, 10€
Vue l’actualité, Libertalia met le pdf en accès libre, merci à eux

Qu’est-ce que le fascisme ?
De Larry Portis
2010, Éditions Alternative Libertaire, 120 pages, 9€
Lire un entretien avec l’auteur

Consultez la bibliographie proposée par VISA

Articles académiques, articles de presse, littérature grise recensée par le CNAJEP

L’antifascisme. Son passé, son présent, son avenir
De Mark Bray, préface de Sébastien Fontenelle
2018, Éditions Lux Quebec

Sur l’école : Quand l’extrême-droite rêve de faire école
De Grégory Chambat
2024, Éditions du Croquant, 130 pages, 10 €.

Un compte-rendu du livre Reconnaître le fascisme de Umberto Eco.

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La qualité de la formation professionnelle

Le rapport relatif à la qualité de la formation professionnelle constate que :les contrôles de nature administrative n’évaluent pas directement la qualité des formations, mais apparaissent bien structurés, malgré des moyens insuffisants ; la certification des titres professionnels ne traite pas en elle-même de la qualité malgré l’effet de filtrage à l’enregistrement au RNCP ; la certification Qualiopi a posé un cadre partagé, mais souffre de plusieurs limitations : certificateurs non supervisés, qualité externe non évaluée, sous-traitants non concernés ; les contrôles qualité des financeurs sont insuffisants et centrés comme Qualiopi sur la qualité interne ; l’analyse d’impact des formations, dimension de leur qualité externe, est insuffisamment développée ; la coordination des contrôles qualité apparaît embryonnaire, en particulier du point de vue des systèmes d’information.Sur cette base, le rapport propose le scénario cible suivant :actualisation du référentiel de certification Qualiopi ; harmonisation des procédures d’instruction et d’enregistrement des titres et diplômes ; renforcement des contrôles administratifs et budgétaires ; dispositif de signalement et de contrôle centralisé ; harmonisation et renforcement des contrôles qualité diligentés par les acheteurs ; meilleure prise en compte des mesures d’impact des formations et de l’avis des bénéficiaires, dans le cadre d’un référentiel nouveau orienté vers la qualité externe des formations ; mutualisation d’informations entre contrôleurs.
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Bpifrance et Inria Academy : un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique

Forts du succès obtenu par le cycle de webinaires dédiés aux technologies numériques de pointe proposé en 2022 aux dirigeants de PME-ETI, Bpifrance et Inria Academy ont décidé lors du Salon VivaTech d’unir de nouveau leurs compétences pour accélérer l’acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique.

Inria Academy, lancée en janvier 2020, est une initiative de l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (Inria). Sa mission est de fournir des programmes de formation continue et de développement des compétences dans le domaine du numérique. Inria Academy propose des cours animés par des chercheurs et des experts de renommée internationale, couvrant des sujets tels que l’IA, la cybersécurité, le big data et les technologies quantiques… Les formations sont conçues pour être à la fois théoriques et pratiques, permettant une compréhension approfondie et une application concrète des connaissances.

Dans le cadre de ce nouveau partenariat avec Bpifrance, une nouvelle série de webinaires sera proposée gratuitement à partir de septembre prochain sur Bpifrance Université, la plateforme de formation en ligne dédiée aux dirigeants et collaborateurs des entreprises françaises, proposée par Bpifrance depuis 2015. Cette plateforme vise à soutenir le développement des compétences des entrepreneurs, favorisant ainsi la croissance, l’innovation et la compétitivité des entreprises. Elle propose une vaste gamme de contenus pédagogiques, allant des cours en ligne aux webinaires, couvrant des domaines variés comme le management, la finance, le marketing, et la transformation digitale.

Une série de webinaires pour les PME

Dans le cadre de ce partenariat, une série de cinq webinaires intitulée “Acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique” sera accessible dès septembre 2024. Animés par des scientifiques renommés d’Inria, ils seront diffusés en direct puis disponibles en replay sur Bpifrance Université, comme le sont aujourd’hui les webinaires proposés en 2022.

Les thématiques abordées cette année sont les suivantes :

  • Compréhension et réduction des impacts environnementaux du numérique : Exploration des moyens pour minimiser l’empreinte écologique du numérique ;
  • Impact de l’Intelligence Artificielle sur les métiers : Analyse des transformations professionnelles induites par l’IA ;
  • Cybersécurité pour l’IoT : Stratégies pour sécuriser les réseaux d’objets connectés ;
  • Technologies et communications quantiques : principes, défis et enjeux : Introduction au monde de la quantique et ses applications potentielles ;
  • Drones intelligents : Étude sur l’évolution et l’intégration croissante des drones dans divers secteurs.

Chaque trimestre, une nouvelle thématique sera mise en avant, permettant ainsi aux PME de rester à la pointe de l’innovation et de la connaissance dans le domaine du numérique.

Grâce à cette opportunité de formation, les dirigeants pourront se préparer aux enjeux, mais également aux défis futurs de l’ère numérique et ainsi renforcer la compétitivité de leurs entreprises.

Hélène Clément, Directrice de Bpifrance Université chez Bpifrance, commente :

“Nous sommes très heureux de ce partenariat. Nous avons pu constater, lors de premières collaborations en 2022, combien les scientifiques d’Inria savent adapter leur haut niveau de technicité afin de permettre à nos apprenants, dirigeants de PME-ETI, de prendre la juste mesure des avancées scientifiques et techniques dont ils se font l’écho, et de l’impact qu’elles pourraient avoir sur leur activité”. 

François Cuny, Directeur général délégué à l’innovation chez Inria, ajoute : 

« L’évolution des compétences et la formation continue sont à la fois un défi et un enjeu majeurs pour permettre aux entreprises, et en particulier aux PME, de profiter pleinement de la transformation numérique. Ce partenariat entre Bpifrance Université et Inria vise justement à offrir des clés de compréhension pour les dirigeants des PME françaises qui veulent accompagner leurs équipes dans ces transformations. » 

Pour plus d’informations sur les webinaires et pour vous inscrire, rendez-vous sur bpifrance-universite.fr

Bpifrance et Inria Academy un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique
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Industrie de santé : comment repenser la formation du personnel à l’aune de l’industrie 4.0

La crise sanitaire a mis en exergue notre manque de souveraineté. Le secteur de l’industrie de la santé a particulièrement été pointé du doigt et a cristallisé la désindustrialisation de la France. En effet, en l’espace de 15 ans, la France est passée de leader européen de la production de médicaments à la 5e place et 40% des médicaments commercialisés dans l’UE sont produits hors d’Europe.

Face à ce constat sombre, les pouvoirs publics ont massivement soutenu des plans de relocalisation et de réindustrialisation afin de permettre la production de produits de santé sur notre territoire. Cependant, cette réindustrialisation se déroule dans un contexte très particulier : les industriels sont confrontés simultanément à une nouvelle révolution industrielle faisant appel aux nouvelles technologies (IoT, Big Data, IA…) et à une pénurie de personnel qualifié d’une ampleur inédite. Comment les industries de santé s’adaptent-elles à l’orée de la quatrième révolution industrielle ? De quelle façon repenser les formations des salariés, à travers le prisme des nouvelles technologies ? En prenant l’exemple de la région Hauts-de-France, cette dernière concentre une filière santé qui a pour particularité de donner une place prépondérante aux métiers de la production industrielle.

La quatrième révolution industrielle, ou industrie 4.0

Le Conseil National de l’Industrie définit l’industrie du futur comme : « l’ensemble de transformations des systèmes de production permises par les nouvelles technologies, qui permettent à l’industrie de gagner en compétitivité et en flexibilité et d’innover mais aussi de répondre aux nouvelles exigences environnementales et sociales.

Cette filière regroupe le secteur des machines et solutions industrielles intelligentes (mécanique, électrique, électronique, numérique, robotique, fabrication additive…) ainsi que l’offre digitale. L’objectif est d’accompagner la montée en gamme et la compétitivité de l’industrie française. ».

Cette définition met ainsi en avant le vrai bouleversement des pratiques dans le milieu industrie, et tout particulièrement dans le milieu de la santé qui est soumis à des contraintes réglementaires très strictes.

Les industries de la santé sont ainsi particulièrement intéressées par l’apport des outils numériques et du traitement des données. Les logiciels de pilotage de la production (MES) permet une meilleure synchronisation des maillons de la chaine de production et d’éviter les goulots d’étranglement. L’exploitation des données permet également de mieux traiter les signaux faibles et agir en conséquence. Par exemple, trois sites pilotes de Novartis proposent une détection précoce des dérives de pH et de température grâce à l’intelligence artificielle, permettant de corriger le tir au plus vite et éviter de dépasser seuil où le lot devrait être détruit, permettant des économies.

Si les avantages semblent évidents, les entreprises de la santé restent encore peu avancées dans la transition par rapport aux autres industries (automobile, aéronautique…)

D’après l’enquête du GIE Eurasanté auprès de l’écosystème régional Hauts-de-France des industries de santé, moins de la moitié (44%) des entreprises interrogées ont initié leur transition vers l’industrie 4.0, Ce relatif retard s’explique notamment par les investissements importants pour acquérir les nouveaux outils de production, mais il se traduit également par un retard dans la formation des salariés aux enjeux de l’industrie du futur.

Un vrai bouleversement des besoins en formation

Le secteur industriel fait face à une véritable pénurie de personnel et un turnover important. L’industrie pharmaceutique a été l’un des rares secteurs à voir son nombre de salariés augmenter lors de la crise sanitaire. En 2021, environ 11% des postes proposés dans le secteur pharmaceutique n’étaient pas pourvus. Le secteur n’attirant pas particulièrement les plus jeunes dont seulement 28% d’entre eux déclarent envisager de travailler dans les entreprises du médicament.

Les enjeux de formation sont ainsi doubles : il faut adapter la formation aux évolutions des pratiques et des contraintes réglementaires et réussir à rendre la formation pertinente pour un public qui n’est pas sensibilisé aux enjeux de l’industrie de santé. Il y a donc une urgence à repenser la formation des salariés, en changeant complétement de paradigme pour intégrer les outils numériques et mettre l’emphase sur la pratique et proposer une vraie stratégie d’onboarding.

Ces enjeux de formation étant intimement liés à la transition vers l’industrie 4.0, de nombreuses solutions numériques proposent à la fois des outils de suivi de production et un volet formation pour les salariés.

C’est par exemple ce que propose la société Picomto, basée dans la région lilloise. Picomto propose de digitaliser les opérations de production en permettant de se basant sur les outils numériques pour former les salariés et pour contrôler la production.

Toujours dans une optique de formation, nous voyons émerger des outils utilisant des jumeaux numériques (digital twins) de l’usine pour proposer des modules de formation aux salariés. C’est par exemple la proposition de valeur d’Hakobio, qui, en partenariat avec le groupe de formation IMT, propose aux industriels de créer un jumeau numérique de leur entreprise pour ensuite simuler la chaine de production au plus près de la réalité du terrain et donc mieux former les salariés.

L’apport de l’IA est pour le moment assez limité dans l’offre de formation, mais son utilisation devrait se populariser. En effet, l’un des principaux défis de la formation des salariés réside dans “l’adaptative learning”, l’adaptation du programme de formation aux acquis du salariés et à ses besoins spécifiques. Dans cette optique, l’IA est un outil puissant afin de personnaliser l’expérience des salariés et proposer une formation la plus efficace possible.

Ainsi, l’industrie de santé est en pleine transformation et sa digitalisation est une étape importante pour assurer la compétitivité de l’industrie française. Le numérique s’impose à la fois dans les outils de production, mais également dans les outils de formation. Si cette transition reste pour le moment timide dans le secteur de la santé, il y a un vrai enjeu à accompagner l’industrie dans ce virage et surtout investir dans la formation des salariés, qui resteront les éléments les plus importants de la chaine de production.

Industrie de santé : comment repenser la formation du personnel à l’aune de l’industrie 4.0
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Programme GenIAles : Microsoft et Simplon ouvrent les portes du numérique aux femmes

A l’occasion du Microsoft AI Tour, Microsoft France a annoncé une initiative de grande ampleur pour accélérer la démocratisation de l’usage de l’IA générative : “À VOUS L’IA”. C’est dans ce cadre que Microsoft, qui vise à former 100 000 Français à la GenAI en 2024, s’est engagé à collaborer avec Simplon pour faciliter l’immersion des femmes dans les métiers techniques du numérique via le programme GenIAles. 

Avec “À VOUS L’IA”, Microsoft France a l’ambition de démocratiser l’IA générative en développant les compétences des Français, actifs comme étudiants, chefs d’entreprise comme salariés, associations ou encore entrepreneurs sociaux. Le programme GenIAles s’adresse quant à lui aux demandeuses d’emploi, aux femmes souhaitant se reconvertir ou simplement s’initier et se familiariser avec les IA génératives.

Dans ce but, Microsoft France s’est associé à Simplon, une entreprise sociale française qui propose des formations gratuites dans le domaine du numérique, notamment le développement web, la data science, et d’autres compétences liées aux nouvelles technologies. Les deux entreprises collaborent depuis 2018, notamment dans le cadre des écoles IA Microsoft By Simplon.

Véronique Saubot, Directrice générale de Simplon, déclarait lors de l’annonce de Microsoft :

“Simplon est ravi de s’associer à l’initiative de Microsoft “A vous l’IA”, faisant ainsi rayonner l’IA et son immense potentiel en France, dans la continuité de toutes nos actions communes : les écoles IA Microsoft by Simplon, le programme européen Tech time 2 skill, notre programme GenIAles pour les femmes”. 

Le programme GenIAles

Ce programme intensif de 3 jours, qui a débuté à Toulouse le 9 avril dernier, vise à ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles dans le secteur du numérique à 175 femmes. Accessible à toutes, sans condition de diplôme et totalement financé, il leur permettra d’obtenir un certificat professionnel de Microsoft.

JOUR 1 – Introduction et pratique de l’IA générative
  • Bingo Tech ! pour briser la glace avec toutes les participantes.
  • Présentation générale sur les opportunités du secteur du numérique et les formations techniques disponibles.
  • Introduction aux IA génératives.
  • Atelier interactif “Bing et Au-delà” pour apprendre à comparer l’efficacité et la profondeur des informations obtenues avec un moteur de recherche.
JOUR 2 – Découverte de nouveaux outils et les enjeux d’éthiques
  • Découverte des bases d’utilisation de l’outil de chat populaire, Microsoft Bing Chat.
  • Atelier “les femmes et le numérique, toute une histoire !” une exploration de la relation entre les femmes et le monde numérique.
  • Portraits de femmes ayant marqué l’histoire du numérique à l’aide de l’outil Bing Image Creator.
  • Introduction aux préoccupations éthiques autour de l’IA générative.
JOUR 3 – Approfondissement et passage de la certification Linkedin Career Essentials in Generative AI
  • Atelier “le futur de la Tech, c’est moi !” pour réfléchir au projet de carrière dans la tech.
  • Apprendre à utiliser Copilot pour rédiger une présentation impactante de son profil.
  • Atelier dédié à la création d’un plan d’actions personnel post-formation.
  • Passage de la certification Linkedin Learning sur les IA génératives pour valider les compétences.

Le programme se déroule à différentes dates dans plusieurs villes. Après Toulouse puis Bayonne la semaine dernière, les prochains bootcamps auront lieu à :

  • Issy les Moulineaux (14-16 mai)
  • Rennes (4-6 juin)
  • Bordeaux (12-14 juin)
  • Lyon (18-20 juin)
  • Grenoble (24-26 juin)

Les candidatures sont ouvertes jusqu’à 2 semaines avant la formation ici

Programme-genIAles-Microsoft-Simplon-numerique-femmes
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Ostéopathie animale - Évaluation du dispositif de l'épreuve d'aptitude et de l'enseignement dispensé par les établissements de formation

Le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a été chargé de réaliser un état des lieux du secteur de l’ostéopathie animale, d’évaluer l’épreuve d’aptitude à laquelle doivent se soumettre les personnes, non-vétérinaires, souhaitant pratiquer l’ostéopathie animale, de recenser les établissements l’enseignant et d’apprécier leurs référentiels de formation.La mission émet sept recommandations :réduire les délais de passage de l’épreuve d’aptitude ;mettre en place une instance unique traitant de toutes les questions de l’épreuve d’admissibilité composée à la fois d’ostéopathes animaliers exclusifs et de vétérinaires ostéopathes et former à l’évaluation les membres du jury de l’épreuve d’admission ;sécuriser juridiquement la publication des taux de réussite à l’épreuve d’aptitude ;imposer le statut d’établissement d’enseignement supérieur privé libre à toutes les écoles formant à l’ostéopathie animale ;élaborer des référentiels de compétences et de formations communs qui s’imposent à tous les établissements de formation à l’ostéopathie animale ;mettre en place une certification pour les écoles d’ostéopathie animale volontaires ;améliorer et promouvoir l’accès à une information transparente et objective sur le métier, les formations et l’épreuve d’aptitude des futurs apprenants.
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Projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture

Souveraineté alimentaire, guichet unique France Services Agriculture, règles sur les haies simplifiées, contentieux sur les retenues d'eau accéléré... Que contient le projet de loi d’orientation agricole qui ambitionne de répondre au double défi du renouvellement des générations agricoles et du changement climatique ?
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Ostéopathie animale - Évaluation du dispositif de l'épreuve d'aptitude et de l'enseignement dispensé par les établissements de formation

Le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a été chargé de réaliser un état des lieux du secteur de l’ostéopathie animale, d’évaluer l’épreuve d’aptitude à laquelle doivent se soumettre les personnes, non-vétérinaires, souhaitant pratiquer l’ostéopathie animale, de recenser les établissements l’enseignant et d’apprécier leurs référentiels de formation.La mission émet sept recommandations :réduire les délais de passage de l’épreuve d’aptitude ;mettre en place une instance unique traitant de toutes les questions de l’épreuve d’admissibilité composée à la fois d’ostéopathes animaliers exclusifs et de vétérinaires ostéopathes et former à l’évaluation les membres du jury de l’épreuve d’admission ;sécuriser juridiquement la publication des taux de réussite à l’épreuve d’aptitude ;imposer le statut d’établissement d’enseignement supérieur privé libre à toutes les écoles formant à l’ostéopathie animale ;élaborer des référentiels de compétences et de formations communs qui s’imposent à tous les établissements de formation à l’ostéopathie animale ;mettre en place une certification pour les écoles d’ostéopathie animale volontaires ;améliorer et promouvoir l’accès à une information transparente et objective sur le métier, les formations et l’épreuve d’aptitude des futurs apprenants.
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Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l’IA

Le premier ministre japonais Fumio Kishida était cette semaine en visite officielle aux USA où il a évoqué avec Joe Biden les tensions politiques, le renforcement de leur coopération en matière de défense et technologie, notamment en matière d’IA. Il a également rencontré Brad Smith, le vice-président et président de Microsoft qui a annoncé l’intention d’investir 2,9 milliards de dollars au cours des deux prochaines années pour accroître son infrastructure de cloud computing et d’IA à grande échelle au Japon.

Il y a deux marchés dans lesquels le Japon tente de rattraper son retard : celui de l’IA et celui des semi-conducteurs. Microsoft, y a installé son premier bureau international, ces 2,9 milliards de dollars représentent son plus gros investissement en 46 ans d’histoire au Japon.

L’expansion de son infrastructure d’IA et de cloud permettra à Microsoft de fournir des ressources informatiques plus avancées au Japon, y compris les dernières unités de traitement graphique (GPU), qui sont cruciales pour accélérer les charges de travail de l’IA. Ce qui lui permettra de soutenir le Generative AI Accelerator Challenge (GENIAC), un programme dirigé par le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie qui aide les startups et les entreprises japonaises à obtenir les ressources informatiques nécessaires au développement de modèles de fondation et à encourager la collaboration entre les parties prenantes.

Renforcer les compétences du Japon en matière d’IA

Microsoft s’est engagé en outre à former pas moins de 3 millions de travailleurs japonais à temps plein et à temps partiel au cours des trois prochaines années, dans le but de doter le pays des compétences nécessaires. La société a annoncé plusieurs initiatives, notamment une formation dédiée aux femmes, des cours et des architectures de référence pour les développeurs d’IA et les entreprises technologiques, une aide à la mise en œuvre de programmes centrés sur l’IA dans les lycées professionnels.

Ces formations seront dispensées en partenariat avec des institutions de renom telles que l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Microsoft soutiendra également les jeunes pousses japonaises par le biais du Microsoft for Startups Founders Hub.

Ouverture du 1er laboratoire Microsoft Research Asia

Microsoft Research Asia va ouvrir un laboratoire à Tokyo qui se concentrera sur des domaines clés tels que l’IA incarnée, la robotique et l’IA sociétale.

Le centre de recherche collabore étroitement avec des universités, des instituts de recherche et des entreprises technologiques de la région Asie-Pacifique, notamment avec les universités japonaises depuis plus de deux décennies, ce qui a d’ailleurs contribué à propulser la recherche interdisciplinaire et à encourager les talents.

Afin de favoriser une meilleure collaboration en matière de recherche, Microsoft accordera 10 millions de dollars de subventions de ressources au cours des cinq prochaines années à l’Université de Tokyo et au partenariat de recherche en intelligence artificielle entre l’Université Keio et l’Université Carnegie Mellon.

Nvidia, Amazon et d’autres entreprises privées soutiennent également ces partenariats entre les universités des 2 pays, 110 millions de dollars y seront consacrés.

Microsoft a d’autre part l’intention d’approfondir sa collaboration avec le secrétariat du Cabinet japonais pour renforcer la résilience en matière de cybersécurité du gouvernement, des entreprises et de la société.

Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l'IA
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La Cnil publie ses recommandations sur le développement d’IA

La Cnil continue d’agir comme si elle était en charge de la régulation de l’IA en France. Elle publie ses premières recommandations sur le développement des systèmes d’intelligence artificielle. Si l’usage de données personnelles peut être la clé de ces systèmes d’IA, les enjeux sont nettement plus larges et peuvent même percuter la doctrine que […]

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Microsoft annonce l’ouverture d’un centre d’IA à Londres

C’est dans son premier blog Microsoft que Mustafa Suleyman vient d’annoncer la création de Microsoft AI London, un nouveau centre d’IA. Il sera dirigé par Jordan Hoffmann, un scientifique et ingénieur en IA que Microsoft a récemment recruté en même temps que lui.

Jordann Hoffmann est loin d’être un inconnu pour Mustafa Suleyman. Il a travaillé au sein de 2 start-ups basées à Londres cofondées par ce dernier : DeepMind puis Inflection AI, passée au rang de licorne lors d’une levée de fonds dirigée entre autres par Microsoft en juin 2023.

Mustafa Suleyman y a été recruté en tant que Vice-Président exécutif et chef de la direction de Microsoft AI, une nouvelle organisation axée sur l’avancement de Copilot et d’autres produits et recherches sur l’IA grand public comme Bing ou Edge. Jordann Hoffmann fait partie des collaborateurs qui l’ont suivi dans cette nouvelle aventure tout comme Karén Simonyan, expert en deep learning et lui aussi cofondateur d’Inflection AI, embauché en tant que scientifique en chef.

Mustafa Suleyman précise que “Microsoft AI London mènera des travaux pionniers visant à faire progresser les modèles de langage de pointe et leur infrastructure de prise en charge, et à créer des outils de classe mondiale pour les modèles de base, en collaborant étroitement avec nos équipes d’IA au sein de Microsoft et avec nos partenaires, y compris OpenAI” ajoutant “Hoffmann sera rejoint par un groupe talentueux de membres de l’équipe Microsoft AI basés dans notre bureau de Londres Paddington”.

Le hub Microsoft AI London s’ajoute à la présence existante de Microsoft au Royaume-Uni, notamment le laboratoire Microsoft Research Cambridge, qui abrite certains des plus grands chercheurs dans les domaines de l’IA, du cloud et de la productivité. Il s’appuie sur l’investissement de 2,5 milliards de livres sterling annoncé en novembre dernier par Microsoft et le gouvernement britannique pour étendre son infrastructure de centre de données IA de nouvelle génération, soutenir les efforts du Royaume-Uni en matière de sécurité et de recherche dans le domaine de l’IA et et assurer la formation de plus d’un million de personnes.

Mustafa Suleyman indique :

“Dans les semaines et les mois à venir, nous publierons des offres d’emploi et embaucherons activement des personnes exceptionnelles qui souhaitent travailler sur les questions d’IA les plus intéressantes et les plus difficiles de notre époque. Nous recherchons de nouveaux membres d’équipe qui sont motivés par l’impact à grande échelle et qui sont des innovateurs passionnés désireux de contribuer à une culture d’équipe où l’apprentissage continu est la norme”.  

Microsoft-annonce-ouverture-centre-IA-londres
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Design et care

Cynthia Fleury (philosophe) et Antoine Fenoglio (designer) poursuivent leur travail de dialogue et entre design et care au sein du séminaire Design with care de la Chaire de Philosophie à l’Hôpital. Après le court texte Ce qui ne peut être volé. Charte du Verstohlen (Gallimard, 2022), qui a déjà inspiré (notamment le labo furtif initié … Lire la suite Design et care

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