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[NuméricitéFM S03E09] – Le métavers, un nouveau monde à réguler ? avec Dr. Ghizlane Loukili

11 juin 2024 à 18:11

Qu’est devenu le métavers ?

Le métavers, ce nouvel cyberespace né du Web3, a vu son avènement annoncé en grandes pompes par Mark Zuckerberg en octobre 2021. Le groupe Facebook devenait par la même occasion Meta. De nombreux secteurs se sont dès lors empressés de se saisir de ce qui semblait être une véritable révolution, à commencer par les grandes marques de mode et les maisons de luxe.

Le développement du métavers est allé de pair avec la démocratisation de l’intelligence artificielle générative et l’essor des NFT. Ces nouvelles technologies questionnent l’adaptation du cadre juridique pour préserver les droits et libertés des personnes sans pour autant limiter le potentiel de ces innovations.

Le métavers suppose-t-il une régulation particulière ou le cadre juridique du numérique suffit-il ? Nous en avons discuté avec Docteure Ghizlane Loukili, auteur d’un ouvrage paru dernièrement aux Editions LGDJ sur le droit du métavers.

Définition du métavers, opportunités technologiques offertes, état des lieux du droit existant, jumeau numérique, blockchain, privacy by design et compliance ont été au coeur de cet échange qui donne un aperçu de la richesse des réflexions conduites par Docteure Ghizlane Loukili dans son livre.

Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne.

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Cet internaute propose une nouvelle théorie sur l’identité réelle de Satoshi Nakamoto, le créateur du Bitcoin

Par : Korben
8 avril 2024 à 11:12

Qui est donc ce mystérieux Satoshi Nakamoto, le créateur de Bitcoin dont l’identité reste un mystère depuis plus d’une décennie ? C’est LA question qui fascine et intrigue la communauté crypto depuis les tous débuts.

De nombreuses théories ont d’ailleurs été avancées au fil des années, mais aucune n’a réussi à percer définitivement le secret. Certains pensent que derrière ce pseudonyme se cache en réalité un groupe de personnes, travaillant main dans la main alors que d’autres imaginent un génie solitaire, un visionnaire qui a préféré rester dans l’ombre et laisser sa création parler d’elle-même…

Cependant, une nouvelle piste des plus intrigantes vient d’être mise au jour par un redditeur passionné. En fouillant méticuleusement dans de vieilles publications académiques sur la cryptographie, il a fait une découverte plutôt étonnante : Lors d’une conférence sur la crypto en 1998, un certain Satoshi Hada a donné une présentation aux côtés d’un autre intervenant nommé Toshiaki Tanaka.

Satoshi ? Cela a immédiatement titillé la curiosité de notre détective en herbe qui en creusant un peu plus, s’est rendu compte que les travaux de recherche de Satoshi Hada, Toshiaki Tanaka et d’un troisième larron, Naohiko Uramoto, portaient justement sur les clés publiques et privées… c’est à dire sur les fondements de la blockchain !

Encore plus troublant, si on combine astucieusement des morceaux de leurs trois noms, on obtient… Satoshi + Naka + MotoSatoshi Nakamoto ! Serait-ce un hommage de la part du véritable créateur de Bitcoin ? Ou bien ces trois cryptographes japonais d’IBM sont-ils les cerveaux derrière la révolutionnaire crypto-monnaie ?

Les indices s’accumulent en tout cas. Leurs publications académiques se sont mystérieusement taries peu après l’envol de Bitcoin. Troublant non ?

Bien sûr, il ne s’agit pour l’instant que d’une théorie, aussi fascinante soit-elle. Peut-être une simple coïncidence ou un habile leurre de la part du vrai Satoshi. Mais avouez que l’hypothèse a de quoi faire cogiter !

En tout cas, si ça vous intéresse, y’a tout un fil Reddit à ce sujet ici.

DAOFest Marseille ❤️

Avec 50 participants et plus de 10 intervenants, nous avons réinventé le format des Barcamp. J’ai vraiment apprécié cette expérience. Je suis extrêmement satisfait du format et des interactions. Il était audacieux d’aborder une innovation radicale telle que les DAO à travers mon expérience sur la cartographie, remettant en question la souveraineté. Mais aussi déconstruire …

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Comment l’IA et la blockchain transforment la supply chain

13 février 2024 à 11:03

La chaîne d’approvisionnement est confrontée à des défis de taille, de la volatilité des marchés à la demande des consommateurs en évolution constante. Dans ce contexte complexe, l’intégration de technologies émergentes telles que l’IA, le ML et la blockchain, ouvrent la voie à une efficacité accrue, une transparence renforcée et une gestion des risques améliorée.

Les principales activités de la supply chain englobent l’approvisionnement en matières premières, la transformation et la fabrication, la gestion des stocks, la logistique et la distribution, la gestion des commandes et des fournisseurs, ainsi que le service client. Une gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement est essentielle pour garantir la disponibilité des produits, réduire les coûts, améliorer la satisfaction client et maintenir un avantage concurrentiel sur le marché.

La blockchain, souvent associée à la cryptomonnaie, trouve également des applications dans la supply chain. En tant que registre distribué et sécurisé, elle offre une traçabilité sans précédent à chaque étape du processus d’approvisionnement. Les transactions enregistrées sur la blockchain sont immuables et transparentes, ce qui réduit les risques de fraude et de contrefaçon. Chaque acteur de la chaîne, qu’il soit fournisseur, transporteur ou distributeur, peut vérifier et enregistrer des informations en temps réel. De la provenance des produits à la gestion des stocks et des contrats intelligents, la blockchain permet ainsi d’optimiser la chaîne d’approvisionnement, de manière sécurisée et responsable.

L’IA, le machine learning et le deep learning apportent une valeur ajoutée à la chaîne d’approvisionnement en permettant une optimisation plus fine et une prise de décision proactive. Les algorithmes d’IA analysent de vastes ensembles de données pour identifier des schémas, des tendances et des anomalies dans les données de la chaîne d’approvisionnement, permettant une meilleure prévision de la demande, une gestion plus efficace des stocks et une planification logistique optimisée. De plus, l’IA peut automatiser des tâches répétitives telles que la gestion des commandes et des fournisseurs, libérant ainsi des ressources précieuses pour des activités à plus forte valeur ajoutée.

L’IA et l’automatisation peuvent contribuer à dégager davantage de valeur lorsqu’elles sont intégrées aux données fiables fournies par la blockchain.

Cas d’usage de la blockchain : IBM Food Trust pour la traçabilité des produits agroalimentaires

IBM Food Trust est une plateforme basée sur la technologie de la blockchain développée par IBM. Elle vise à améliorer la traçabilité, la transparence et la sécurité dans l’industrie alimentaire en permettant aux entreprises et aux consommateurs de suivre et de tracer les produits alimentaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement, depuis la ferme jusqu’à la table du consommateur.

En stockant les données sur les récoltes, la transformation, l’emballage et l’expédition sur la blockchain, Food Trust permet de retracer les produits en quelques secondes seulement, alors que plusieurs jours ou semaines étaient auparavant nécessaires. Après 18 mois de tests, durant lesquels des millions de produits alimentaires individuels ont été tracés par les distributeurs et les fournisseurs, IBM l’a lancée en 2018.

Parmi les premiers utilisateurs de la plateforme, on trouve des géants de l’agroalimentaire comme Walmart, Unilever, Nestlé et Carrefour, qui visent à renforcer la confiance de leurs clients et à répondre aux exigences réglementaires en matière de sécurité alimentaire.

Nestlé, l’un des premiers à collaborer avec IBM pour la solution, a testé sa capacité à retracer les fruits et légumes de ses produits alimentaires pour bébés de la marque Gerber, l’a ensuite appliquée avec Carrefour à leur gamme de lait infantile GUIGOZ. Les clients, en scannant le QR code depuis un smartphone, peuvent accéder à l’ensemble des informations concernant le lait, son origine, les étapes de production et les contrôles qualité. Nestlé a étendu l’utilisation de la solution en 2020 pour la traçabilité de sa marque de café “Zoégas”.

Carrefour l’utilise également pour permettre à ses clients de vérifier la traçabilité de certains de ses produits frais comme le poulet, le saumon ou les œufs.

Walmart, quant à lui, utilise la solution afin de réduire la propagation des maladies d’origine alimentaire en identifiant les problèmes dans la chaîne alimentaire.

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Are NFTs Dead? - Trends, Predictions & Statistics 2023

dappgambl nous propose un état des lieux très intéressant du marché des NFT. L'effondrement global du marché montre que la période de spéculation folle est terminée et que nous entrons dans une phase d'usage plus raisonnable de cette technologie.
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Mais où sont-elles passées ?

Par : oliv1953
25 février 2023 à 18:06

Par Olivier ESCHAPASSE

Les femmes étaient majoritaires dans le milieu de l’informatique, jusqu’à dans les années 70. Dans les années 80, encore 40 % des diplômes informatiques étaient délivrés à des femmes en Europe et aux Etats-Unis. Et pourtant…

En 2018, une étude du Centre d’Information et Documentation Jeunesse (CIDJ) montrait que la mixité des métiers était réelle que pour 17% d’entre eux, c’est-à-dire que des femmes y étaient présentes au minimum à 40% des effectifs ! Dans le monde du numérique, elles ne sont aujourd’hui que 30%, toutes professions confondues, et, pour certaines spécialités, moins de 20% ! Pourtant, point besoin de biscoteaux pour développer un algorithme !

Parmi toutes les raisons qui pourraient expliquer cet état de fait, en voici quelques-unes remarquables et quotidiennes.

Déjà, ce n’est qu’en 1972 que Polytechnique ouvre ses portes aux femmes. 
Sur le plan sociologique, les études montrent qu’une profession se masculinise quand elle devient un enjeu sociétal majeur et c’est le cas du numérique. Inversement, elle se féminise quand elle perd du grade. C’est ainsi que les professions liées à l’enseignement, à l’assistanat ou aux soins sont de plus en plus massivement féminisées (avec les salaires revus à la baisse qui vont avec).
Sur le plan culturel, les stéréotypes des caractéristiques féminines comme la douceur, la patience ou l’empathie tiennent bon! Cela voudrait-il dire que leur contraire serait aussi vérité ? les hommes seraient brutaux, intolérants et enfermés dans un égotisme exacerbé ?
Plus grave peut-être, cela se fait avec la complicité des parents qui, contrairement à ce qu’ils font pour leur fils (61%), ne proposent pas les métiers de la tech à leurs filles (30%) ! Pourtant, si 56% des lycéennes disent être intéressées par l’informatique ou le numérique, seules 37% d’entre elles envisagent de s’orienter vers une école d’informatique ou une école d’ingénieur…
Une étudiante, pourtant intéressée par le métier d’ingénieur (comme sa mère), m’a dit que se retrouver dans une classe de Grande École à quelques filles au milieu d’une masse de garçons n’était pas une perspective très réjouissante ou attrayante pour elle! Ne plus avoir de copine, ce n’est pas drôle! Elle s’est orientée vers le droit.
Une autre, pourtant jeune, m’a raconté que son instituteur de primaire disait dans sa classe que les filles ne comprenaient rien aux Maths !
Résultat : si 57 % de l’ensemble des diplômés de l’enseignement supérieur sont des femmes, seulement 25 % ont obtenu un diplôme dans les filières du numérique, et 13 % de ces diplômées travaillent dans ce secteur.

Ceci est vrai dans toute l’Europe et, selon le rapport DESI 2020, seulement 18 % des spécialistes des TIC sont des femmes. C’est ainsi qu’elles sont absentes des parties hautes des hiérarchies et des salaires qui vont avec. Dans le Numérique, seulement 18,5% des responsables sont des femmes selon l’étude réalisée par l’organisation AnitaB.org en 2019 et dans la Silicon Valley, le fief de la Tech mondiale, seules 13% des femmes accèdent à des postes de management dans les entreprises technologiques, les entrepreneuses ne dépassant pas 7%.

Ce retard de la société est impensable à l’heure des grands mouvements de femmes. Elles sont présentes massivement dans la rue et sur les médias et rien ne bouge, ou alors à petits pas…
Avancer à petit pas, ça ne vous évoque rien ? On utilise cette expression pour parler de l’écologie et de la transition énergétique. En général on l’utilise pour masquer le fait qu’on ne fait rien…. Ou pas grand-chose.
Si on accepte cette association, peut-être que cela voudrait dire que la vérité vraie serait que ceux qui dirigent ne souhaiteraient pas que les femmes interviennent trop dans leurs instances ? Vinciane Despret et Isabelle Stengers, 2 philosophes belges dont la légitimité est internationale, l’ont démontré dans le milieu universitaire de façon très convaincante (Les faiseuses d’histoires, Ed  « Les Empêcheurs de penser en rond » 2011)!

J’oubliais : selon le baromètre de mars 2022 réalisé par Sista et Boston Consulting Group : en 2021, les banques ont prêté 1.6 fois plus aux créateurs de startups qu’aux créatrices ! Une femme a lèvé 3,4 fois plus en s’alliant avec un homme plutôt qu’avec une femme. Par ailleurs, l’étude révèle qu’aucune levée de fonds au-dessus de 50 millions d’euros n’a été effectuée en 2021 par une équipe 100% féminine. Ces équipes sont de manière générale 4,3 fois moins bien financées que les équipes masculines et la tendance s’aggrave.

 Pourtant, statistiquement, ils prendraient moins de risques…


Une association à connaître : WHAT06

Elles sont 20 bénévoles, salariées, startupeuses ou indépendantes. Elles ont fondé What06 ((Women Hackers Action TANK)  en 2016, en particulier pour promouvoir les métiers scientifiques et techniques auprès des femmes et des jeunes filles particulièrement sous-représentées dans le monde des nouvelles technologies.

Ainsi, elles ont organisé 3 hackathons réunissant plus de 100 personnes, un workshop sur l’Intelligence Artificielle : « Ladies IA night », initiation au Deep Learning avec  50 participants dont 75% de femmes , une journée de conférences et ateliers grands-public animés par 16 spécialistes dont certains venus de loin, autour de la technologie Blockchain  et ses cas d’usages « BlockFest by WHAT06 » qui a réuni 150 personnes dont 30% de femmes , ou encore le Trophées Women_in_Tech_Sud , au Palais des Festivals de Cannes, réunissant 150 projets, 250 invites lors de la soirée de remise des Trophées  dont 30 collégiennes et lycéennes. Aujourd’hui, certaines gagnantes de ces trophées font partie de « Quelques Femmes du Numérique » qui réunit 750 femmes travaillant dans la Tech.
Les actions en milieu universitaire et scolaire sont nombreuses, ainsi « Girls Tech Day by WHAT06 » où 100 collégiennes et lycéennes ont réalisé des expériences scientifiques afin de se rendre compte par elles-mêmes que les sciences et la Tech sont non seulement à leur portée mais que ce monde est passionnant.

D’autres évènements sont en préparation, des ateliers sur l’IA, la Cybersécurité, la Programmation de Robots ou 1 Escape Game numérique.
La priorité sera donné à l’organisation de rencontres avec des « rôles modèles » qui parlent de leur métier et montrent combien il est attractif et épanouissant.

(Crédit photo : WHAT06)

brainstorming time of business team

oliv1953

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