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Qu’est devenu le métavers ?
Le métavers, ce nouvel cyberespace né du Web3, a vu son avènement annoncé en grandes pompes par Mark Zuckerberg en octobre 2021. Le groupe Facebook devenait par la même occasion Meta. De nombreux secteurs se sont dès lors empressés de se saisir de ce qui semblait être une véritable révolution, à commencer par les grandes marques de mode et les maisons de luxe.
Le développement du métavers est allé de pair avec la démocratisation de l’intelligence artificielle générative et l’essor des NFT. Ces nouvelles technologies questionnent l’adaptation du cadre juridique pour préserver les droits et libertés des personnes sans pour autant limiter le potentiel de ces innovations.
Le métavers suppose-t-il une régulation particulière ou le cadre juridique du numérique suffit-il ? Nous en avons discuté avec Docteure Ghizlane Loukili, auteur d’un ouvrage paru dernièrement aux Editions LGDJ sur le droit du métavers.
Définition du métavers, opportunités technologiques offertes, état des lieux du droit existant, jumeau numérique, blockchain, privacy by design et compliance ont été au coeur de cet échange qui donne un aperçu de la richesse des réflexions conduites par Docteure Ghizlane Loukili dans son livre.
Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne.
Priorité de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, les Start-up d’Etat du Groupement d’intérêt public (GIP) “Plateforme de l’inclusion” se sont pleinement engagées dans la transformation numérique du service public de l’insertion. Les Emplois de l’inclusion, Immersion Facilitée, Dora et bien d’autres, ont pour objectif de former un écosystème cohérent pour faciliter la vie des acteurs de l’insertion et des usagers !
Les enjeux de notre accompagnement ont été doubles, une mise en conformité rapide et complète, comme nous le faisons classiquement avec les Start-up d’Etat, et la pérennisation de ces solutions numériques dans des structures juridiques adaptées.
Amorcée dès 2020, la conformité des Start-up de l’inclusion s’est poursuivie avec nos experts en 2023. Pour rappel l’entrée en vigueur du RGPD en 2018 exige désormais un travail d’accountability, c’est-à-dire de suivi et de mise en œuvre de documentation et procédure interne (politique de confidentialité, fiche de registre de traitement, audit et Privacy by design), permettant de démontrer la mise en conformité du service numérique.
Les deux visent à aider des usagers en situation délicate sur le plan de l’insertion. Pour la CNIL, cela suppose une analyse des risques juridiques et techniques sur leur vie privée et sur leurs données, notamment eu égard aux types de données traitées : la situation économique ou encore l’accompagnement lié à une situation spécifique comme le handicap.
Pour Numéricité, cela signifie un travail de co-construction de l’argumentaire juridique se fondant sur les besoins métiers ou utilisateurs. Tout ça dans notre grande spécialité : la rédaction des terribles… mais passionnantes analyses d’impact sur la protection des données (AIPD) et ce dans un temps record !
Cet enjeu s’est manifesté dans la création d’un Groupement d’intérêt public « Plateforme de l’inclusion ». Nos experts en conformité l’ont notamment accompagnée sur les questions relatives au droit du numérique.
L’échange des données au sein des administrations, déjà affirmé par la loi de 2016 pour une République numérique a été renforcé au sein de la loi 3DS. Cet engagement législatif, formalisé dans le code de l’action sociale et des familles, devrait être un facilitateur pour les équipes des start-up d’États et pour nos experts. L’ouverture et la mise en commun de la donnée demeurent des éléments essentiels à l’amélioration des services publics numériques.
Le GIP, une instance dont l’objectif est de favoriser une gouvernance agile et plurielle, répond à ces problématiques, tout en conservant une composante « publique ».
L’objectif et la structure juridique du GIP permettent la mise en œuvre d’une politique publique numérique, conservant l’idée des start-up d’Etat : une co-construction au service des usagers dans le respect des sujets de conformité au RGPD, dont les citoyens se saisissent de plus en plus.
Retrouvez plus en détail notre réalisation pour le GIP Plateforme de l’inclusion
Data Act, Data Governance Act, Digital Services Act, Digital Markets Act, Artificial Intelligence Act, autant de textes dont vous avez peut-être déjà entendu parler et qui constituent un paquet législatif européen dense. Force est de rappeler qu’en matière de législation du numérique, la France a été particulièrement précurseur du fait de sa culture historique de la donnée. Elle en fut particulièrement actrice au cours de sa présidence de l’Union européenne au premier semestre 2022.
Comment le législateur se mobilise-t-il afin de mieux réguler et encadrer le numérique sans freiner l’innovation ? En quoi le numérique, notamment au travers de l’opendata, est un objet de politique publique ? Ces questions, cruciales dans un monde dominé par les innovations numériques et les modèles américain et chinois, seront le coeur de nos échanges.
Pour y répondre, nous avons eu l’honneur d’être reçus à l’Assemblée Nationale par Monsieur Eric Bothorel, député de la 5ème circonscription des Côtes d’Armor. Découvrez les réponses de cet ancien professionnel de l’informatique, membre de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée, président du groupe d’études France-Taïwan et auteur du rapport pour une politique publique de la donnée, des algorithmes et des codes sources.
Framework réglementaire et législatif européen, transposition et adaptation du droit français, régulation de l’intelligence artificielle, circulation des données, numérisation des démarches : autant de sujets que nous avons pu aborder dans cet échange passionnant que nous vous invitons à écouter.
Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne.
Article / L’IA et l’Europe : comment créer un cadre pour l’innovation responsable ?




Ce sont souvent les réformes qui font le moins de bruit qui transforment le plus la société. Votée en 2022, la loi 3DS, technique et obscure, pourrait bien avoir un impact plus significatif sur notre régime social que la réforme des retraites. Loin de ne toucher que la Corse, les propositions faites par Emmanuel Macron, concernant l’inscription du droit à la différenciation territoriale dans la Constitution, semblent conduire notre pays sur la pente de la dislocation, voire vers la reconnaissance d’un système communautarien. Alors que le monde politique a ignoré ces réformes, qu’elles ne font l’objet d’aucun appel à la mobilisation et qu’elles sont menées dans l’indifférence générale, voire avec une large approbation, elles sont néanmoins en passe de rompre tout ce qui fait notre monde commun. Sans prise de conscience immédiate, notre pays sera demain dénué du cadre légal pour mener des politiques publiques ambitieuses et contraint de voir ses services publics privatisés, ainsi que sa protection sociale désunifiée. Par Benjamin Morel, professeur de droit public.
Passée en partie inaperçues en septembre dernier, les 40 propositions de Valérie Pécresse et de la région Île-de-France méritent une attention particulière. Il s’agit pour la collectivité de dresser la liste des compétences qu’elle voudrait voir décentraliser en vertu de l’article L.4221-1 du code général des collectivités territoriales, modifié par la loi n° 2022-217 du 21 février 2022, dite « loi 3DS ». L’État a un an pour répondre à celle qui aurait pu elle-aussi devenir présidente de la République.
La région propose ainsi la régionalisation du SMIC. Le coût de la vie en Île-de-France étant plus élevé qu’ailleurs, on serait tenté d’applaudir cette proposition. Toutefois, il faut bien comprendre toute la perversité de ce qui apparaît au départ comme une bonne intention. En effet, élever le SMIC dans un territoire pour des raisons de coût de la vie, c’est légitimer qu’on l’abaisse dans d’autres. Même si à terme cela ne devait pas arriver en valeur absolue, on peut s’attendre à ce que le « coup de pouce » au SMIC ne soit plus que régional, jusqu’à ce que les régions les plus pauvres voient leurs salaires minimums s’effondrer par rapport à l’inflation, et soient peu à peu paupérisées. La politisation du niveau du SMIC deviendrait impossible, dispensant le gouvernement de toute pression pour agir dessus. Si cela se justifie pour le SMIC, cela se justifie aussi, nécessairement, pour les traitements des fonctionnaires et les pensions. In fine, c’est l’ensemble des bas revenus des territoires les plus pauvres qui subiront de plein fouet et avec violence les conséquences de la différenciation territoriale. La péréquation économique se faisant en France pour une grande part grâce aux pensions et aux traitements, si fonctionnaires, retraités et bas salaires consomment moins faute de revenus, c’est le tissu commercial et économique de régions entières qui pourrait bien s’effondrer.
« À terme, le service public de l’éducation est menacé de disparition. »
Autre exemple, la région souhaite pouvoir créer des écoles privées sous contrat disposant d’une totale liberté pédagogique. Ces dernières seraient évidemment sélectionnées par la clairvoyance de la Région, mais financées par les rouages obscurs de l’État. Il s’agit en fait d’importer le modèle, qui a pourtant totalement échoué, en Grande-Bretagne, en créant des écoles fondées sur une approche strictement managériale et économique de l’éducation. À terme, le service public de l’éducation est menacé de disparition. On peut rompre avec l’héritage de Jules Ferry par une grande loi supprimant l’École publique, ou par le bas, en laissant aux régions le soin de la concurrencer aux frais de l’État en s’appuyant sur des établissements-entreprises, équivalents d’une business school. C’est ce que propose Valérie Pécresse. Que l’on se rassure, si elle ne va pas encore si loin pour l’hôpital public et la politique de l’emploi, ces autres grands services publics ne sont pas oubliés dans ses 40 propositions…
Pour faire de telles demandes, Valérie Pécresse s’appuie sur une loi que certes les communistes et les insoumis ont rejetée, mais pour laquelle les socialistes ont voté. Peut-on leur en vouloir ? Sans doute. Ont-ils voulu cela ? Clairement pas. Seulement, la différenciation présentée comme une mesure sympathique et inoffensive permettant aux « collectivités de demander des compétences afin de les exercer au plus près du terrain » est un slogan qui, accompagné d’une technicité législative folle et d’un désintérêt politique pour le droit des collectivités, a mené à ne pas voir qu’à travers le concept de différenciation on pouvait détruire les services publics et saper les fondements de la protection sociale. Autre mesure très consensuelle, technique et peu mobilisatrice, Emmanuel Macron propose d’inscrire ce droit dans la Constitution. La gauche est à présent prévenue de ce que cela implique. Ceux qui la voteront au nom des mêmes slogans inoffensif n’auront plus l’excuse de la naïveté.
Emmanuel Macron propose également, toujours au nom du droit à la différenciation, de permettre aux collectivités de « déroger » à la loi. Lorsque Laurent Wauquiez a annoncé ne pas vouloir appliquer le zéro artificialisation nette, l’ensemble de la gauche a crié au scandale. On peut contester ce choix, mais en soi, il est conforme au droit. On a permis aux collectivités de ne pas appliquer la loi en question. On peut juger cela absurde, mais on ne peut pas en appeler au droit à la différenciation, en permettant aux élus de déroger, et s’étonner et s’indigner qu’ils le fassent. Certains, comme Europe Écologie Les Verts, qui se sont fendus d’un communiqué salé à l’encontre du président d’Auvergne-Rhône-Alpes au nom de l’unité de la loi, tout en appelant de leurs vœux cette différenciation, devraient en tirer des leçons.
Ce qu’Emmanuel Macron propose va encore plus loin puisqu’il s’agit d’accorder un droit à l’adaptation pour toutes les collectivités. Là aussi, l’idée plaît ! Les lois sont bavardes et grèvent la marge de manœuvre politique des collectivités. C’est vrai et cela conduit à remettre en cause leur libre administration. Nous pourrions cesser de légiférer n’importe comment et utiliser les nombreux instruments constitutionnels présents aux articles 41 ou 37-2 de la Constitution pour faire le ménage et desserrer le corset qui les entoure. À la place, le chef de l’État, sous les applaudissements presque généraux, propose plutôt de déroger. Il va falloir que les partisans de la différenciation expliquent comment mener des politiques cohérentes de transition écologique si chacun peut faire à sa guise. Ajoutons à cela que Valérie Pécresse, dans ses 40 propositions, veut définir elle-même les règles de performance énergétique des logements. Autant renoncer à lutter contre le réchauffement climatique en espérant que sa collectivité saura « déroger » à ses effets…
« Imagine-t-on qu’on accorde un droit à déroger au Code de la route ? »
Par ailleurs, il convient de s’arrêter sur cette idée de dérogation. Ce n’est pas là une affaire de jacobins ou de girondins, ni même de fédéralistes ou d’anti-fédéralistes. Dans aucun État à peu près constitué, aussi décentralisé soit-il, on n’a fait de la dérogation le principe de l’application de la loi. C’est le fondement même de l’État de droit et de l’ordre juridique qui est attaqué ici… Imagine-t-on qu’on accorde un droit à déroger au Code de la route ? Supposez qu’en raison de ma préscience des accidents, qui fait de moi un être surconscient, je m’autorise à déroger à la règle m’interdisant de m’arrêter au feu rouge. Poussé à l’absurde, c’est le même principe. Emmanuel Macron constitutionnalise la boutade de Churchill selon laquelle « en France tout est autorisé, même ce qui est interdit », et le reste de la classe politique ne semble pas y voir un problème, voire applaudit.
Ce que le président a annoncé en Corse est également très grave et hypothèque l’avenir du pays. D’abord, ce dernier propose de consacrer la Corse comme « communauté culturelle ». En faisant cela, il veut éviter de parler de « Peuple corse », ce qui introduirait une rupture dans la souveraineté et ouvrirait un droit à la sécession. Dans notre Constitution, le Peuple n’est pas défini culturellement ; le Peuple est identifié comme souverain. On pourrait donc penser qu’il propose une voie plus acceptable, mais, sans doute par inconséquence, il ouvre un chemin extrêmement mortifère. En effet, la République ne reconnaît aucune communauté. Elle ne reconnaît que des citoyens, indépendamment de leur culture, leur religion ou leur ethnie. Reconnaître une communauté dans la Constitution, c’est se confronter à un choix cornélien. Soit cela implique de les reconnaître toutes. Si l’on reconnaît une communauté culturelle corse, il faut aussi considérer l’existence d’une communauté culturelle bretonne, basque… mais aussi musulmane, afrodescendante ou asiatique. Si on s’y refuse, considérant que certaines de ces communautés n’ont pas à être reconnues car d’une moindre dignité, alors on les hiérarchise. Peu importe comment on le présente, quelles justifications on donne, quelle précaution on y met… cela s’appelle du racisme. Si la rédaction proposée par Emmanuel Macron entre dans la Constitution, nous n’aurons d’autre choix que de mettre en place une République communautariste ou un État raciste. Il n’y aura pas de troisième voie.
« La République ne reconnaît aucune communauté. »
Ensuite, le Président propose de reconnaître une autonomie à la Corse. Disons-le d’emblée : cela ne veut rien dire juridiquement. Être autonome, c’est se donner sa propre norme, comme le fait une commune lorsqu’elle prend un arrêté municipal. Toutefois, derrière l’idée d’autonomie se cache l’idée d’un statut particulier qui n’aurait de fondement que l’identité. Évidemment, accorder un statut à la Corse en reconnaissance de son identité, c’est montrer du mépris pour celle d’autres régions qui ne pourraient acquérir ce même statut. La Bretagne ne s’y est pas trompée et a le jour même soumis un rapport sur l’autonomie à Élisabeth Borne, son président demandant « la même chose » que la Corse. Ce phénomène de surenchère que nous analysions il y a quelques mois dans La France en miettes et dans les colonnes de LVSL semble se confirmer. D’autres ont emboîté le pas de la Bretagne, jugeant aussi qu’une identité reconnue exigeant un statut soit-disant taillé pour une « Île-Montagne »… Si elles devaient l’obtenir, gageons que la Corse, se sentant normalisée, demanderait un statut de plus grande autonomie, puis à terme l’indépendance, au regard de ses caractéristiques propres. Nous avons déjà analysé ce phénomène de surenchère et nous permettrons aussi d’être court. Cela a eu lieu sans guère d’exception partout où en Europe où l’on a fait le choix de lier statut et identité. Sans revenir dessus en détail, rappelons qu’une fois cette dynamique lancée, personne n’a trouvé la clé pour en sortir. La vie politique espagnole ou belge est même structurellement bloquée par ce problème. La première victime de ce phénomène est d’ailleurs la solidarité nationale. On ne veut pas payer pour ceux qui n’apparaissent pas comme appartenant à la même nation… l’ERC catalane, parti de gauche indépendantiste, appelle ainsi à garder les impôts catalans en Catalogne et à ne pas financer les pauvres Andalous… Que ceux qui prônent aujourd’hui le régionalisme assument cette rupture de solidarité, car elle s’impose à terme nécessairement, quelles que soient les bonnes intentions professées.
Par des mesures techniques ou qui semblent ne toucher qu’une île, que les élites parisiennes ont pris l’habitude de négliger, c’est bel et bien l’ensemble de ce qui constitue notre pays, notre modèle social, notre modèle de service public et notre avenir commun qui est menacé. Soit, nous continuons à nous aveugler en nous gargarisant d’une apologie niaise des irréductibles différences entre les « territoires », soit nous commençons à travailler sur les conséquences de ce qui est proposé. Quoique non. Ceux qui voulaient détruire la République, la Nation, les services publics, le système social ont déjà, eux, travaillé, et nous en mettent les conséquences devant les yeux. Il convient simplement de s’opposer fermement, ou bien d’accepter de faire partie des fossoyeurs de tout ce que nous disons défendre.
L’univers complexe du droit et des finances est de plus en plus remis en question par des fous, de plus en plus nombreux, qui aspirent à une vie libre. La fraude du nom légal, sujet discuté dans la sphère des théories du complot, pose beaucoup de questions. Serait-ce la clef afin de démanteler ce système qui commence à resserrer drastiquement et numériquement son étau pour contrôler les plus récalcitrants ? De ses origines à ses applications actuelles, faisons un petit tour d’horizon des aspects méconnus du système légal, remettant en question notre compréhension de l’identité et des droits juridiques des citoyens.
Au cœur de la fraude du nom se trouve une remise en question audacieuse de l’identité juridique telle que nous la connaissons. Nos noms de famille, inscrits en majuscules sur des documents officiels tels que les actes de naissance, seraient le premier pas de notre transformation en entités fictives, distinctes de notre être physique. En d’autres termes, nous ne sommes plus simplement des êtres humains, mais des « personnes juridiques » prêtes à être exploitées dans le cadre d’un système commercial complexe. Et notre personne physique serait donc, dans l’obligation de répondre de cette entité juridique.
Pour comprendre pleinement la fraude du nom, il est impératif de plonger dans l'histoire. Cette "supercherie" prendrait racine dans les lois maritimes et la nécessité de gérer les biens en cas de naufrage en mer. À l'époque, les actes de naissance étaient utilisés pour établir une "personne juridique" qui pouvait être associée à des biens en cas de perte en mer. Une origine historique qui peut sembler éloignée, mais qui a évolué pour devenir une pierre angulaire du système juridique contemporain.
Le concept de la fraude du nom a continué à évoluer au fil des siècles pour devenir une partie intégrante du système légal actuel. Nos actes de naissance seraient désormais utilisés comme titres de propriété, permettant aux gouvernements de commercer avec nos "personnes juridiques" sur les marchés internationaux. Cette idée peut sembler sortie tout droit d'un thriller de science-fiction, mais elle reposerait sur des accords juridiques internationaux, comme l'accord entre la Confédération helvétique et la Communauté européenne sur le trafic de marchandises.
La fraude du nom a des répercussions qui s'étendent bien au-delà du monde des lois et des finances. Elle remet en question la nature même de notre relation avec l'État et les autorités fiscales. Les implications sont vastes, allant de la souveraineté contestée de certains territoires, le droit de propriété et à la remise en question du pouvoir des autorités locales sur nos vies. Sommes-nous esclaves d’un système moderne ou simplement en désaccord avec lui ? Après les années 2020, 2021 et 2022, la liberté serait-elle en train de reprendre ses lettres de noblesse dans la tête des gens ?
Dans une interview, David Vincent, qui semble être bien documenté sur le sujet, souligne l'importance de la compréhension de la fraude du nom comme un moyen d'éveil. La connaissance de ce système complexe nous permet de prendre des décisions éclairées concernant nos finances et nos droits juridiques. Elle nous incite également à nous interroger sur notre propre identité au-delà des structures légales. Plusieurs ont déjà fait une partie du chemin pour se libérer de cette personne juridique avec plus ou moins de succès. Alice, tête de proue du collectif One Nation, a commencé un processus d’émancipation qui lui a malheureusement valu un séjour en prison de plusieurs mois. Guylaine Lanctôt, qui préfère que l’on la nomme Diesse Ghis (voir interview dans le magazine N°34), a elle aussi dû faire un court séjour derrière les barreaux. Mais, c’est impuissant que la justice a dû la libérer après quelques semaines seulement.
La fraude du nom est un sujet profondément intrigant qui bouscule notre compréhension du système légal et financier qui régit nos vies au quotidien. Qu'elle soit perçue comme une théorie du complot controversée ou comme une remise en question nécessaire, cette idée mérite indubitablement une réflexion approfondie et une enquête plus poussée. Elle nous rappelle que, même dans un monde apparemment bien ordonné, il y a toujours des mystères à dévoiler et des vérités à explorer. Une chose est certaine, c’est que ce monde ne tourne pas rond et qu’on se laisse prendre pour des cons impuissants.
Danny Marquis
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