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Quelles valeurs et quelle histoire des sciences enseigner ?

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«Éducation, laïcité et francophobie» (Philippe Gaudin), «Pour un commun en partage: réinvestir l'histoire des sciences à l'école» (Anne Loyau): ce sont les titres des deux articles écrits par des membres de l'IREL dans le numéro de la revue Administration&Éducation sur La francophonie en éducation: promesse d'avenir ou fausse question ? qui vient de paraître et dont les contenus sont disponibles en ligne sur le site Cairn

Dans son article, Philippe Gaudin traite de la «défiance à l'égard du système éducatif public français comme à l'égard de la laïcité française» en France mais aussi en francophonie puisque c'est en français «que cette phobie s'exprime souvent». Après avoir résumé les difficultés du système public d'éducation français depuis les années 1980 à enseigner «des valeurs» à de «nouveaux publics à la fois sur le plan social et culturel-religieux du fait du phénomène de massification et du fait de la présence des enfants issus de l'immigration», il compare les «deux interprétations possibles, nettement différenciées de l'articulation entre morale et religions qui renvoient de fait à deux âges de la laïcité». La première correspond à la conception de Ferdinand Buisson d'une laïcité comme «affirmation religieuse, philosophique et politique» (Vincent Peillon), mais c'est un «moment religieux républicain» qui a été «peu à peu mal compris et oublié» et qui ne peut être réanimé «dans la configuration historique contemporaine de sécularisme avancé postnational». La deuxième, qui est «une approche laïque du fait religieux» correspond elle «aux exigences de notre temps de pluralisme religieux et convictionnel». Mais son «double effet» de «relativisation et d'universalisation» suscite «la méfiance ou l'hostilité (…) à la fois dans les milieux religieux et antireligieux». D'où le modèle inadapté qui veut que les croyances religieuses soient «à la maison et le savoir à l'école», une école «de plus en plus entravée pour dire quelque chose d'essentiel sur les raisons de vivre et de faire société» et donc des élèves tentés d'aller «chercher 'ailleurs' leurs références morales»

Anne Loyau s'attaque elle au décalage entre d'un côté une histoire des sciences qui a récemment «connu de profondes transformations» lui permettant de lever le voile «sur les impensés, les oubliés des grands récits et la part d'ombre des usages de la science» et de l'autre côté un système scolaire qui «continue de donner à la science une forme d'extra-territorialité vis-à-vis des autres activités humaines». Dans le détail, elle constate une «représentation morcelée» avec au moins trois champs disciplinaires: matières scientifiques (avec une «connotation épique qui risque de lui faire perdre en crédibilité» et est de fait «peu mobilisée par les enseignants»), histoire (avec une approche focalisée sur la période moderne du 16e au 18e siècle et très européano-centrée), philosophie (avec «des éléments supplémentaires de compréhension» mais qui arrivent «tardivement dans le cursus des élèves»). Ceci alors qu'on assiste depuis les années 1980-1990 à une «refondation de l'histoire des sciences» qui a «fait place à de nouveaux acteurs, groupes, communautés de savoirs et porté une attention particulière aux controverses scientifiques» et permet «d'écrire une histoire moins téléologique, plus réflexive et moins positiviste des sciences». Pour Anne Loyau, cette «approche incarnée et matérielle qui s'attache à contextualiser dans le temps et l'espace les processus et le sens de l'activité et de la production scientifiques, gagnerait à être intégrée dans les enseignements scolaires» car elle permettrait «de renouveler le regard sur la fabrique des sciences et d'opérer un certain nombre d'utiles décentrements», en contribuant notamment (comme y invite Souleymane Bachir Diagne, qui participe aussi à ce numéro) «à l'écriture d'un récit commun entre pays ayant été soumis à la domination coloniale» et pays européens. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Illustration: capture d'écran du site du ministère de l'Éducation nationale

 

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"Revisiter les monothéismes" : Mystique et modernité

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Après la journée d'étude de cet automne (Lectures monothéisantes des polythéismes antiques dans l'historiographie moderne), le séminaire LEM-IREL Revisiter les monothéismes reprend ce 13 mars de 17h30  à 19h30 à la MSH Raspail (salle 15 et lien de connexion transmis sur demande à irel@ephe.psl.eu) avec la chercheuse hongroise Zsuzsanna Szugyiczki (Département des études religieuses de l'Université de Szeged), spécialiste de la mystique moderne, qui interviendra en anglais sur Mystique et modernité : Comment comprendre l'ineffable aujourd'hui (The Mystical and the Modern : The current challenges of understanding the Ineffable). Zsuzsanna Szugyiczki a soutenu en 2023 une thèse en anglais intitulée Mysticism beyond time : A comparative study of traditionnal vs. modern mysticism (La mystique au delà du temps: Étude comparée et contrastée des mystiques traditionnelle et moderne). Ses champs de recherche sont la mystique, les expériences mystiques, la sécularisation de la mystique et le pluralisme religieux.

En introduction à sa thèse, elle écrit que l'on peut différencier mystique "traditionnelle" et "moderne" en "se basant sur des travaux théoriques contemporains" et que cette différenciation "ne s'applique qu'aux éléments contextuels de la mystique: ce qui précède et ce qui suit les expériences mystiques", celles-ci n'étant pas impliquées dans cette différenciation.Mais que cette mystique moderne souffre "d'analyses théoriques insatisfaisantes" et "nécessite une approche théorique actualisée en termes de définition et de catégories"

La prochaine séance du séminaire aura lieu le lundi 13 mai avec Renaud Rochette (IREL, EPHE-PSL) pour Monothéisme et bande dessinée.

 

Illustration: Le Dalaï Lama montrant en 2013 lors d’une rencontre interreligieuse un ouvrage avec une photo dans les années 1960 de lui et du frère trappiste et mystique catholique Thomas Merton (Center for Interfaith Relations, Louisville, Kentucky, CC BY 2.0 DEED).

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Discussion entre l'IREL et la Métropole de Tokyo sur l'enseignement des faits religieux

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Contacté par la Métropole de Tokyo (14 millions d'habitants, préfecture urbaine la plus peuplée du Japon et sa capitale), l'IREL a reçu vendredi 19 janvier 2024 une délégation de sa Direction de la Prospective politique avec MM. Yusuke Takizawa et Yuuki Matsuda. Confrontée, en particulier dans l'enseignement public, à des difficultés avec la deuxième génération des familles ayant adhéré à de nouvelles organisations religieuses comme la secte Moon, la Métropole réfléchit à comment mieux aider les fonctionnaires à affronter ces situations auxquelles ils ne sont pas habitués. Or le régime de laïcité japonais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale empêche de parler de religion dans l'enseignement, ce qui fait que les enseignants, puisqu'ils partagent avec la plupart de leurs élèves une grande ignorance sur tout ce qui concerne la religion, ne savent comment faire face à ces jeunes en détresse.

 

Après quelques mots d'accueil de Philippe Gaudin et une présentation de l'IREL et de ses missions, Louis Hourmant a fait un exposé sur sur l'attitude de la société et des autorités face aux sectes puis aux dérives sectaires en France depuis la fin des années 1960, un tour de table avec toute l'équipe de l'IREL a permis d'exposer aux officiels japonais la problématique française de l'enseignement des faits religieux à l'école publique et la façon qu'a l'IREL d'intervenir dans ce cadre et dans d'autres pour « non pas définir une bonne religion mais apporter des connaissances sur les religions tout en rappelant le cadre légal » (Philippe Gaudin). Jamal Ahbab a ainsi parlé des formations pour le ministère de l'Intérieur afin « de mieux faire connaître les concepts-clés de l'islam » et « montrer que l'histoire de l'islam est plurielle ». Stéphanie Laithier a expliqué que contre l'antisémitisme, « apporter de la connaissance historique ne règle pas tous les problèmes mais contribue à moins de préjugés et de stéréotypes, pour armer les enseignants et les autres fonctionnaires face à ces questions ». Renaud Rochette que « les enseignants ont peur de faire du catéchisme et il est important de leur faire comprendre qu'on ne parle pas de la vérité d'une religion mais de son fonctionnement ». Anne Loyau que « ces formations répondent à un réel besoin avec une articulation entre résultats académiques et société, sachant que les relations entre sciences et religions sont complexes en France ». Jean de Saint Blanquat qu'il est « très important de diffuser une connaissance de qualité sur les religions pour compléter les manques et les biais des médias, qui sont désormais la principale source d'information sur ces questions ».

 

« Même si nous sommes éloignés dans l'espace et n'avons pas la même histoire politique et religieuse, nous avons peut-être des questionnements semblables », avait dit Philippe Gaudin en introduction. Le contenu des échanges et l'exposé des deux contextes ont confirmé que les sociétés japonaises et françaises partageaient des défis comparables en matière de connaissance des faits religieux, défis auxquels il est crucial de répondre dans un « dialogue entre les pouvoirs publics et les systèmes de recherche » afin de « transmettre les faits historiques sans biais » tout en tenant compte de « l'hésitation des enseignants à aborder cette question ».

 

Illustration: bâtiment du gouvernement métropolitain de Tokyo (photo Langlebigkeit Manie, CC BY-SA 4.0 Deed).

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"Le travail historique permet d'ouvrir un avenir"

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Secrétaire général des Foyers de charité de 2016 à 2021, Thierry Coustenoble a ensuite suivi un master de sciences religieuses à l'EPHE dans le cadre de l'IREL, au terme duquel il a soutenu en 2023 un mémoire sur les origines controversées de l'institution qu'il a dirigée et la personnalité de Marie-Ange Merlier. Il revient sur cette recherche dans deux entretiens pour la presse catholique : "Derrière Marthe Robin, cette autre femme qui aurait inspiré les Foyers de charité" (La Croix, Céline Hoyeau, 3 février 2024), "Thierry Coustenoble: "Les Foyers de charité ont peut-être une histoire cachée" (La Vie, Sophie Lebrun, 3 février 2024).
 
"Marqué par les révélations successives d’abus spirituels et sexuels dans les Foyers, j’ai eu besoin de prendre du recul, explique Thierry Coustenoble. (...) Ce que disait l’Église et ce que disaient les Foyers sur ces situations ne me suffisaient pas. Il y manquait l’apport extérieur des sciences humaines et sociales. J’ai alors postulé à l’École pratique des hautes études, qui porte un regard académique sur le fait religieux, au sein de l’Institut d’études des religions et de la laïcité, avec un projet de recherche né des polémiques de 2020 autour du père Finet, de Marthe Robin et de l’origine des Foyers. Car à la réalité du mal commis au sein des Foyers a souvent été objectée leur origine présentée comme divine ou providentielle. C’est pourquoi j’ai voulu interroger le contexte de leur création dans les années 1930."
 
Mis sur la piste de Marie-Ange Merlier par des extraits de lettres de Marthe Robin (publiés par le père carme Conrad de Meester dans son livre La fraude mystique de Marthe Robin) qui mentionnent ses écrits, Thierry Coustenoble découvre non seulement une personnalité hors normes mais une inspiration majeure à l'origine des Foyers de charité : "Elle est née en 1891 à Carvin, une ville minière voisine de celle où j'ai grandi. Elle est l'aînée d'une famille de cinq enfants et élevée dans la foi catholique. Marie-Ange Merlier meurt à Arras en 1978. C'est donc une contemporaine de Marthe Robin. (...) Grâce aux archives privées la concernant et que des proches ont gardées précieusement, mais aussi avec les ressources de la Bibliothèque nationale de France, des archives des Jésuites, celles des Ursulines et du diocèse d'Arras, je retrouve, à travers son journal, la préparation des ouvrages édités par cette véritable autrice". 
 
Or "beaucoup de mots sont communs entre Marie-Ange Merlier et Marthe Robin" qui "recopie de nombreux textes" de l'autrice mystique d'Arras, des "emprunts" qui "viennent définir le cœur même des Foyers de charité dès 1936" sans être attribués à leur véritable autrice. Pour Thierry Coustenoble, "ces silences n'effacent pas la trace des intuitions qu'ils reprennent et reformulent. Ils marquent même une intention dissimulatrice. Mon travail documente ainsi une source historique importante pour comprendre la naissance des Foyers de charité".
 
Une source historique ... et abondante : Marie-Ange Merlier "avait tenté en 1920 d’entrer au Carmel mais, de santé fragile, elle fut finalement accueillie chez les Ursulines d’Arras. C’est là qu’elle rédige son journal, curieuse de nombreux sujets, de la philosophie à l’art en passant par la mécanique quantique. Je finis par retrouver ses archives privées en Anjou, chez des particuliers qui m’ouvrent un placard où je découvre le journal intime qu’elle a tenu de 1929 à 1978 – près de 14 000 pages ! – mais aussi la préparation des ouvrages qu’elle publie de 1928 à 1975, souvent à titre anonyme... Le graal de l’historien : des archives en bon état, quasi complètes et jamais exploitées !".
 
"L'intérêt d'un tel travail, selon Thierry Coustenoble, au-delà de la simple documentation érudite sur une époque et une histoire, est de permettre d'aiguiller un travail de transformation, de réforme et d'interrogations. (...) Croire que les origines contiennent tout du présent ou de l'avenir est une illusion d'optique. Aucune institution n'est prisonnière du passé, si elle accueille le réel (...). Au fond, c'est peut-être un message d'espoir. Je crois que le travail historique permet non seulement de qualifier ce que les initiateurs d'une institution ont fait, voulu faire ou cru faire, mais surtout d'ouvrir un avenir, à la double condition d'accepter la réalité et de se libérer des déterminismes."
 
 
Illustration: couvent des Ursulines d'Arras. 

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La religion à l'école publique : l'IREL participe à un séminaire européen dans le Grand nord norvégien

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Les 30 et 31 janvier 2024, Renaud Rochette s’est rendu à l’Université arctique de Norvège à Tromsø (l’université la plus au nord du monde) pour participer à un séminaire du groupe de travail de l’EASR (European Association for the Study of Religions) sur la religion dans les systèmes d’éducation publique. Les organisateurs de ce séminaires cherchent à promouvoir une approche scientifique et critique des religions pour les cours d’éducation religieuse, dont beaucoup se sont mués ces dernières décennies en cours de culture religieuse.

Cette session rassemblait des chercheurs venus du Danemark, de France, de Hongrie, d’Italie, de Norvège, de Slovénie et de Suède. Certains sont aussi membres du réseau européen de l’IREL. Les sujets abordés ont été variés, et ont permis de faire un tour d’horizon des différentes questions que soulèvent la religion à l’école publique.

Andrea Rota (université d’Oslo) est revenu sur les difficultés à mettre en place des cours d’éducation religieuse fondés sur une approche scientifique des religions.

Giovanni Lapis (université Ca’ Foscari, Venise) a mis en évidence les biais dans l’approche des religions non-catholiques dans les écoles italiennes où l’instruction religieuse est gérée par l’Église catholique.

Cato Christensen (université arctique de Norvège, Tromsø) a présenté son article sur la formation des professionnels qui se trouvent confrontés au religieux: soignants, policiers, douaniers, commerçants…

Renaud Rochette (IREL, École pratique des hautes études, Paris) a expliqué la polémique autour du port de l’abaya et du qamis pour comprendre comment l’Éducation nationale s’efforçait de définir ce qu’est un signe religieux.

Christian Lomsdalen (université de Bergen) est revenu sur une spécificité du système éducatif norvégien: la possibilité de ne pas participer à certaines activités pour des raisons de conscience. Cette possibilité est présentée par tous les acteurs comme une soupape de sécurité: mais qui est donc mis en sécurité dans ce système ?

Ranveig Haga (université de Södertörn) a présenté une approche qui s’appuie sur l’étude des religions pour inciter les élèves à réfléchir à des questions éthiques.

Esther-Maria Guggenmos (université de Lund) a montré comment, à Taiwan, où la promotion des religions à l’école est interdite, l’introduction récente de la matière Life Education, qui doit donner des repères moraux aux élèves, voit l’introduction discrète d’éléments bouddhistes.

Les différentes présentations ont été suivies de longues discussions très stimulantes qui montrent toujours la variété des modèles éducatifs et l’intérêt de comparer les différentes approches des phénomènes religieux.

 

Illustration: le campus de l'Université arctique de Norvège à Tromsø (photo Bjoertvedt, CC BY-SA 3.0 DEED).

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Mercredi de l'IREL : "Le Jésus des historiens"

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Le premier Mercredi de l'IREL en 2024 aura lieu le 24 janvier prochain : il s'agira d'une rencontre avec Perluigi Piovanelli (directeur d'études à l'EPHE-PSL, Origines du christianisme, membre du LEM) à propos de son livre Le Jésus des historiens, Entre vérité et légende. Il sera en débat avec Renaud Rochette (IREL, EPHE-PSL).

«Cet ouvrage essaie d’apporter une réponse à la question : « Qui était Jésus de Nazareth ? », ou plus exactement : « Quel type de personnage religieux était-il ? », afin de clore une énigme qui, rétrospectivement, n’aurait pas dû en être une. La question du Jésus historique a toujours été au cœur de la recherche francophone, et cela depuis Voltaire et les philosophes du siècle des Lumières jusqu’aux spécialistes contemporains. L’étude des rouleaux de la mer Morte et des manuscrits de Nag Hammadi, découverts au milieu du siècle dernier, a pourtant permis de reconsidérer plusieurs aspects des activités et des enseignements que les premiers auteurs chrétiens attribuent traditionnellement au fondateur de leur mouvement. Il ne s’agit plus, pour les historiens, de désolidariser systématiquement Jésus du peuple et du contexte socioculturel qui étaient les siens, mais d’en faire ressortir, au contraire, la judéité pour ainsi dire intégrale.

Tous les témoignages anciens convergent en effet en direction d’un Jésus praticien de la contemplation mystique de la Merkava, le trône de la Divinité au ciel, ce qui permet de rendre compte à la fois de son autorité et de son charisme exceptionnels.»

La rencontre aura lieu à la MSH, 54 boulevard Raspail à Paris. Elle sera retransmise en direct par Teams (lien de connexion envoyé la veille aux personnes inscrites).

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Mercredi de l'IREL : "Dictionnaire des temps sacrés"

Date de l'Événement: 

Mercredi, 22 novembre, 2023

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La saison des Mercredis de l'IREL reprend ce 22 novembre par une rencontre avec Philippe Martin (Université de Lyon 2, LARHRA, directeur de l'ISERL et du GIS Religions) à propos du Dictionnaire des temps sacrés qu'il a dirigé. Il sera en débat avec Isabelle Saint-Martin (EPHE-PSL, HISTARA, ancienne directrice de l'IREL).

«Dans les religions et spiritualités, le temps est une notion clé. Non seulement parce qu’elles rythment le quotidien des croyants ou des fidèles, mais aussi parce qu’elles ont parfois l’ambition de maîtriser le temps, de le dominer. Ce dictionnaire parcourt les quatre coins du globe, et rend compte du rapport que les différentes formes de spiritualité entretiennent avec le temps. Avec ses 170 entrées, il aborde aussi bien le temps cosmologique, celui des grands mythes fondateurs, que le temps célébré et fêté, sans oublier le temps sacré, celui qui n’est pas institutionnalisé.

Avent, Ramadan, Jeûne, Prière, Hannouka, Création, etc. : ce dictionnaire qui mobilise anthropologues, historiens, sociologues et théologiens aborde aussi bien des pratiques ou des fêtes propres à une croyance que des notions que l’on retrouve dans diverses spiritualités.»

La rencontre aura lieu à la MSH, 54 boulevard Raspail à Paris. Elle sera retransmise en direct par Teams (lien de connexion envoyé la veille aux personnes inscrites).

 

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Réunion du réseau européen de l'IREL : «Cela peut faire une vraie différence dans nos sociétés»

Date de l'Événement: 

Vendredi, 10 novembre, 2023

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L'importance de la dissémination de l'information scientifique sur les religions, en particulier dans les systèmes éducatifs, a été le principal objet de discussion lors de la réunion bisannuelle du réseau européen de l'IREL qui a eu lieu le vendredi 10 novembre au Campus Condorcet. En plus de l'équipe de l'IREL étaient présents Wanda Alberts (Allemagne, Leibniz Universität Hannover), Maria Chiara Giorda (Italie, Roma Tre), Tim Jensen (Danemark, Syddansk Universitet), Patrick Loobuyck (Belgique, Universiteit Antwerpen) et Norman Richardson (Irlande du Nord, Stranmillis University College).

 

Tous les participants se sont félicités de la participation de l'IREL et son réseau à la Rencontre européenne des administrations des affaires religieuses de 28 pays européens le 9 novembre, organisée par le ministère de l'Intérieur qui a permis de mieux comprendre les défis auxquelles ces administrations sont confrontées, la variété de leurs modes d'organisation et le besoin d'échanges sur les évolutions religieuses et convictionnelles entre chercheurs et personnes en responsabilité.

 

En Irlande du Nord, Norman Richardson parle de sa participation aux efforts de réforme pour rendre le système d'éducation (très séparé entre les écoles publiques de facto fréquentées par les protestants et les écoles privées pour catholiques) plus inclusif, l'une des difficultés étant l'absence actuelle de gouvernement effectif.

 

En Belgique, Patrick Loobuyck rend compte des deux principales nouveautés : le retour au premier plan en Flandres des abus sexuels dans l'Église catholique après la diffusion de documentaires télévisés sur la question et malgré la mise en place de procédures spécifiques depuis une dizaine d'années, l'accès des bouddhistes au statut de conviction non-confessionnelle, ce qui devrait forcer à changer la constitution belge et accélérer la remise en question des cours de religion, garantis par cette constitution mais déjà très contestés côté francophone.

 

En Allemagne où les cours de religion (organisés différemment selon les Länder) sont aussi menacés du fait d'une désaffection croissante, Wanda Alberts fait part d'un travail sur ce que l'on enseigne aux élèves à propos des religions en dehors de ces cours confessionnels … c'est à dire à peu près rien. Elle espère que les résultats de ce travail vont permettre une réflexion pour trouver un autre modèle d'enseignement sur les religions.

 

Au Danemark, Tim Jensen expose les différences entre les lycées où existent des programmes de formation très aboutis sur ces questions pour les professeurs et basés sur la recherche académique, et les écoles primaires où domine encore une approche« crypto-confessionnelle », favorisée par les proximités entre les politiques et les théologiens conservateurs. Pour lui, l'important est que les enfants d'immigrés musulmans aient accès à une éducation sécularisée mais aussi que cette éducation sécularisée ne soit pas focalisée sur l'islam. 

 

En Italie, Maria Chiara Giorda signale qu'il n'y a plus de débat sur l'éducation religieuse à l'école à cause des difficultés politiques au niveau national et de l'inscription de son principe dans la Constitution (en plus des difficultés de l'État à intégrer l'islam et l'orthodoxie dans le système). Mais les Masters en sciences des religions fonctionnent bien et sont suivis par de nombreuses personnes souhaitant être professeurs de religion. Et à la différence du niveau national, les chercheurs peuvent travailler beaucoup plus facilement avec le personnel politique local. Une Consulta universitaire pour l'histoire des religions s'est constituée depuis 5 ans pour améliorer la coordination et le rôle de ces approches scientifiques dans la vie publique.

 

Si les situations sont différentes, les défis sont étonnamment les mêmes : 

 

« Les élèves entrent à l'école en tant qu'élèves, non en tant que chrétiens ou musulmans. Il nous faut trouver un langage différent. Ce n'est pas un manque de respect mais il nous faut étudier les religions, ce n'est pas plus sensible que la biologie. Cela peut bien-sûr être inspirant, on ne peut pas l'empêcher … mais ce n'est pas notre travail » (Tim Jensen).

 

« Il nous faut réfléchir à comment cette connaissance sur les religions est produite et comment elle peut atteindre les professeurs et les administrations, cela peut faire une vraie différence dans nos sociétés » (Wanda Alberts).

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Sécularisation et pluralisation en Europe : l'IREL participe à une rencontre des bureaux en charge des affaires religieuses

Date de l'Événement: 

Jeudi, 9 novembre, 2023

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Une sécularisation qui «n'est pas la disparition des religions mais qui entraine le surgissement des religions autrement : elles reviennent sous un autre visage» (Philippe Gaudin). Une pluralisation ou plutôt «un mixte de recomposition religieuse qui se mêle à la psychologie avec, par exemple en France, une forte baisse de l'appartenance religieuse (catholique) mais une montée des croyances en la vie après la mort» (Pierre Bréchon). Le paysage socio-religieux européen est complexe et évolue très vite et c'est pour en parler et échanger analyses et expériences que l'IREL a participé jeudi 9 novembre à la deuxième rencontre du Réseau européen des bureaux en charge des affaires religieuses (European Meeting of Administrations for Religious Affairs) organisée cette année par le Bureau central des cultes du Ministère de l'Intérieur au Quartier des Célestins à Paris. 

 

En plus de l'équipe de l'IREL avec Philippe Gaudin (intervenu le matin sur «Religions et sécularisation en Europe»), Renaud Rochette (chargé de l'animation d'un des groupes de travail l'après-midi) et Didier Leschi (intervenu le soir sur «Immigration et développement de la diversité religieuse en France»), les correspondants européens de l'IREL (Wanda Alberts, Maria Chiara Giorda, Tim Jensen, Patrick Loobuyck et Norman Richardson) ont été chargés des autres groupes de travail. Deux personnalités sollicitées par l'IREL sont intervenues devant les participants venus de 18 pays européens : Anne-Laure Zwilling, responsable du réseau Eurel, a présenté le matin celui-ci puisqu'il offre un panorama actualisé de l'actualité des religions à travers le continent assuré par des sociologues et des juristes, puis une analyse de la «Sécularisation et diversification religieuse en France» ; Pierre Bréchon, professeur émérite à Sciences Po Grenoble, a effectué le matin un «Panorama du fait religieux en France et en Europe» à partir des dernières grandes études continentales sur les valeurs. La journée a été introduite par Pascale Léglise, directrice des Libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l'Intérieur et Florian Welzig, directeur du bureau en charge des affaires religieuses de la Chancellerie fédérale autrichienne (l'Autriche ayant organisé la première rencontre de ce type à Vienne en octobre 2022).

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Guerre Israël-Hamas : une tribune de Stéphanie Laithier dans Le Monde

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Titrée «Adhérer à une lecture religieuse du conflit israélo-palestinien, c'est en empêcher toute compréhension et toute solution», la tribune publiée par Stéphanie Laithier (membre de l'IREL-EPHE-PSL) dans Le Monde daté du 21 octobre 2023 revient d'un côté sur «la sidération, l'angoisse et la colère» causées en Israël par «l'ampleur du massacre» perpétré le 7 octobre aux alentours de la Bande de Gaza, de l'autre sur «la catastrophe politique, sociale et humanitaire» que cela représente «pour l'ensemble de la population palestinienne».

Spécialiste de l'histoire du sionisme et d'Israël ainsi que du conflit israélo-palestinien, Stéphanie Laithier incite à «prendre garde à ne pas promouvoir une lecture religieuse de cet affrontement. Les apprentis sorciers, qu'ils soient responsables politiques, intellectuels ou leaders religieux, seraient bien avisés de se pencher plus avant sur l'histoire des deux mouvements nationaux, afin de mesurer toute la responsabilité qui est la leur à épouser des discours qui appartiennent au registre du fondamentalisme. Il est plus que jamais indispensable d'en revenir à une conception historique de ce conflit». Car «à adhérer ainsi, de façon plus ou moins explicite, à l'idéologie et aux méthodes d'un mouvement qui se réclame d'une dimension religieuse de l'action politique et militaire, on participe à rendre inextinguible un antagonisme initialement né de l'opposition entre deux idéaux nationaux issus de la modernité et aspirant à exercer leur souveraineté sur un même territoire»

Pour l'historienne, alors que les deux mouvements concurrents étaient jusque là marqués par «une conception sécularisée de la nation»,  c'est «dans les décennies qui ont suivi les conquêtes territoriales israéliennes de la guerre des Six-Jours» que «se sont progressivement affermies les interprétations théologiques du conflit israélo-palestinien»: «La religion devient alors un horizon d'attente eschatologique; elle permet d'exclure l'autre, non plus seulement dans une perspective nationale et historique, mais selon une dimension confessionnelle qui dépasse l'histoire».

En conclusion, «proposer une lecture religieuse de ce conflit revient à adopter le point de vue des fondamentalistes. C'est en empêcher toute compréhension et toute solution acceptable», c'est «concourir à barrer tout chemin vers la paix. Il est donc essentiel d'informer et de former, là-bas comme ici, à la connaissance sur le temps long d'une guerre qui ne doit plus être inéluctable».

Lire la tribune de Stéphanie Laithier

 

Illustration: le commissariat de Sderot après l'attaque (photo יואב קרן CC BY-SA 4.0 Deed). 

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Laïcité, religions, école : séminaire commun de l'IREL avec l'IISMM

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En hybride à la MSH Raspail à partir du 19 octobre : un séminaire commun IISMM/IREL ouvert à l'ensemble de la communauté éducative sur comment aborder les faits religieux dans l'enseignement.

 

Contexte

La question des faits religieux concerne l'ensemble des enseignants. Elle peut surgir sous la forme de questionnements constructifs, de découvertes respectives ou, à l'inverse, de conflictualités. Les faits religieux ne font pas en France l'objet d'un enseignement spécifique mais sont intégrés dans différentes disciplines. Objets d'un renouvellement scientifique important dans les dernières décennies qui est reflété dans les nouveaux programmes scolaires, leur enseignement peut parfois sembler complexe et déstabilisant.

Dès lors, comment aborder dans les enseignements cette relation complexe entre des phénomènes sociaux (religions) et les principes qui régissent la vie publique en France (laïcité, liberté de conscience, liberté d'expression, etc.) ?

 

Présentation du séminaire

Ce séminaire s'adresse à l'ensemble de la communauté éducative et particulièrement aux formateurs académiques. Il a pour objectif de présenter des recherches récentes sur les faits religieux à partir de différentes approches (en histoire, sociologie, anthropologie, science politique) en les articulant avec des situations d'enseignement. Il vise à créer un lieu de rencontre et de discussion entre chercheurs et professionnels de l'éducation, de façon à dégager des éléments de réflexivité sur les enseignements en vue de construire des pratiques de classe qui garantissent une approche sereine des faits religieux à l'école. 

Ce séminaire pourra venir en appui aux plans de formation des EAFC sur plusieurs années.

Consolider les savoirs

Didactiser l'enseignement des faits religieux par la présentation de recherches ou de ressources innovantes (productions audiovisuelles, bandes dessinées) qui pourront servir de support à des actions pédagogiques (en lettres, histoire, EMC).

S'interroger sur la posture éducative

Proposer des pistes de réflexion sur des situations complexes au cours desquelles des références sont mobilisées par les élèves, notamment par la présentation de travaux de recherche et l'échange avec des chercheurs sur ces questions.

 

Modalités pratiques

Six séances de 17h à 19h, en hybride.

L'inscription au séminaire se fait par abonnement gratuit à une liste de diffusion (cliquer sur ce lien, puis sur "S'abonner"). 

Présentiel : inscription par formulaire en ligne les deux semaines précédant la séance (places limitées) accessible par la liste de diffusion. Les séances ont lieu à la Maison des Sciences de l'Homme/EHESS, 54 boulevard Raspail, Paris.

Distanciel : lien permanent BigBlueButton communiqué par la liste de diffusion.

Dates des séances

Jeudi 19 octobre 2023 : Laïcisation, sécularisation, désenchantement du monde et sortie de la religion. Comment penser et mettre en perspective la question des relations entre États, religions et sociétés ? (Philippe Gaudin, IREL, EPHE-PSL).

Écouter la séance avec Philippe Gaudin

Jeudi 16 novembre 2023  : La religion dans la France contemporaine : entre recomposition et sécularisation (Philippe Portier, EPHE-PSL, GSRL).

Écouter la séance avec Philippe Portier

Jeudi 7 décembre 2023 : La formation des traditions bibliques (Anna Van den Kerchove, IPT, LEM).

Écouter la séance avec Anna Van den Kerchove

Jeudi 18 janvier 2024 : La mise par écrit des traditions islamiques (Mohammad Ali Amir-Moezzi, EPHE, LEM).

Écouter la séance avec Mohammad Ali Amir-Moezzi

Jeudi 28 mars 2024 : Islam et école, autour d'une recherche récente (Samia Langar, Université Lumière Lyon 2).

 

 

 

 

Écouter la séance avec Samia Langar

Jeudi 16 mai 2024 : Sciences et religions au 20e siècle (Denis Pelletier, EPHE-PSL, GSRL).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Télécharger la plaquette de présentation

 

Illustration : début de la loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire obligatoire (Journal Officiel du même jour).

 

 

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Reprise du séminaire "Revisiter les monothéismes" avec le LEM

Date de l'Événement: 

Mercredi, 11 octobre, 2023

Visuel: 

Description: 

Le projet "Revisiter les monothéismes" co-organisé par le LEM et l'IREL reprend ce mois d'octobre avec une journée d'études sur les "Lectures monothéisantes des polythéismes antiques dans l'historiographie moderne" le mercredi 11 octobre 2023 à la MSH Raspail (Paris, sous-sol, salle 17) de 9h30 à 18h, organisée par Constantinos Macris, Daniel Barbu, Joëlle Soler et Anna van den Kerchove.

 

Programme de la journée

10h: Introduction (Constantinos Macris, Daniel Barbu Joëlle Soler et Anna van den Kerchove)

10h30: L’invention du monothéisme pharaonique (Youri Volokhine, Université de Genève)

11h30: What did Evans mean by monotheism in Minoan religion ? (Nanno Marinatos, University of Illinois, Chicago)

14h30: Monotheism, henotheism, polytheism. 19th-century debates over the original nature of Greek religion (Michael Konaris, Centre de recherche en littérature grecque et latine de l'Académie d'Athènes), 

15h30: Monotheistic readings of Orphism in modern historiography (Anna Lucia Furlan, Università Cattolica del Sacro Cuore)

16h30: Conclusions : Les païens sont-ils des chrétiens qui s’ignorent ? (Philippe Borgeaud, Université de Genève)

17h: Discussion générale

 

Lien Teams

Informations sur le site du LEM

 

 

 

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Trois vidéos pour présenter l'offre de formations de l'IREL

Description: 

Avant la rentrée universitaire 2023/24 et alors qu'approche la fin des deuxièmes sessions de candidature, l'offre de formations de l'IREL peut être découverte à travers trois vidéos réalisées ce printemps :

 

 

 

 

 

 

 

 

Visionner la vidéo sur l'offre de formations de l'IREL-EPHE

D'abord une présentation générale pour expliquer toute l'offre de formation de l'IREL. Des formations à la demande, «sur mesure, destinées essentiellement à des professionnels et peut-être plus particulièrement des fonctionnaires qui ont à maîtriser non seulement la théorie, les grands principes mais aussi la pratique de la laïcité dans l'accomplissement de leurs missions». Ainsi que la responsabilité administrative du DE Études islamiques «puisque l'EPHE a une très longue expérience dans le domaine islamologique»

 

 

 

 

 

 

 

 

Visionner la vidéo sur le DE Mondes religieux, laïcité, sociétés

Une deuxième vidéo présente le DE Mondes religieux, laïcité, sociétés en partenariat avec Sciences Po Lille, un diplôme dans le même esprit que le parcours Religions et laïcité dans la vie professionnelle et associative dont l'IREL a la responsabilité au sein de la mention Religion et sociétés de l'EPHE, mais en un an. 

 

 

Enfin une troisième vidéo présente les Conférences de l'IREL «qui sont largement ouvertes à des étudiants, à des chercheurs mais aussi à tout public» dans lesquelles «on aborde des sujets extrêmement nombreux et dans le temps historique et dans la largeur de l'espace mondial».

Un éventail de formations qui montrent que «la laïcité comme les religions sont des clés pour comprendre le monde», ce qui «nous éclaire tant dans notre vie sociale que dans notre vie personnelle».

 

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Une vidéo sur le diplôme Mondes religieux, laïcité, sociétés

Description: 

Pour mieux expliquer les objectifs et le fonctionnement de son diplôme Mondes religieux, laïcité, sociétés, l'IREL a réalisé une vidéo avec ses enseignants et ses étudiants que l'on peut visionner ici.

 

 

 

 

 

 

 

Les étudiants expliquent ce qui les a amenés à étudier dans le cadre de l'IREL-EPHE : 

 

«Je me suis spécialisée dans un master en politiques sociales à Sciences Po Lyon. Dans ce cadre, j'ai commencé à avoir des expériences dans le secteur du social, des associations qui rencontrent des sans-abris, qui sont confrontées à des migrants avec des parcours et des profils culturels différents. Je me suis rendue compte que le fait religieux était vraiment une branche des politiques de cohésion sociale incontournable» (Pascaline Pizzighini).

 

«Le fait religieux n'est pas anodin quand il intervient dans le cadre d'une entreprise. Mieux prendre en compte ce fait religieux suppose de s'y former, de s'y préparer, de le comprendre. Que disent les experts des sciences humaines et sociales, de l'histoire, de la philosophie, du monde de l'anthropologie, de la sociologie?... pour donner à penser, à comprendre, à choisir» (Thierry Coustenoble).

 

Les enseignants précisent les objectifs de la formation. Pour Stéphanie Laithier, responsable pédagogique du diplôme, il est important «à la fois d'associer un enseignement de haute qualité scientifique (qui fait intervenir des spécialistes des différentes questions relatives aux différentes traditions religieuses et à la laïcité) mais aussi de concevoir cette formation en prise directe avec le monde : le monde extérieur, le monde professionnel, le monde associatif». Pour Renaud Rochette, «Aborder le monde contemporain ou le passé à travers ce filtre religieux permet parfois de faire apparaitre certains aspects qu'on ne comprend pas». Pour Jamal Ahbab (dont l'apport «est de diffuser l'histoire laïque de l'islam») «ce qui est très enrichissant est de rencontrer un public extrêmement varié de gens qui n'avaient pas vocation à se rencontrer, qui s'écoutent… et qui entendent des échanges d'une richesse incroyable»

 

Stéphanie Laithier précise que c'est une formation «que l'on peut suivre à la fois en présentiel et en distanciel, compacte, assez souple avec un certain nombre d'heures de cours réparties toute l'année un vendredi sur deux, des dates organisées dès le début de l'année universitaire, des cours qui sont dispensés pour une partie d'entre eux le soir entre 18h30 et 20h. Et un module complémentaire qui se déroulera à Lille, en partenariat avec Sciences Po Lille, ainsi qu'une journée de visite de lieux de culte dans une dimension là encore pas nécessairement confessionnelle mais historique, artistique, patrimoniale».

 

Pour les étudiants, s'il fallait résumer cet enseignement, «c'est une formation à partir de la recherche en train de se faire, qui fait droit à une meilleure connaissance du fait religieux quelqu'il soit et qui interroge, percute le monde de l'entreprise et la réalité de l'espace public» (Thierry Coustenoble). «Concrètement, j'ai en tête des interventions de fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, du ministère des Affaires étrangères et d'autres genres d'interventions de la part d'aumôniers qui permettent d'avoir cette vision de la fabrique des politiques publiques par le haut et dans leur conception mais aussi par le bas dans leur mise en œuvre par les acteurs de terrain» (Pascaline Pizzighini. 

 

Bref, «des rencontres avec les autres, des connaissances académiques et de terrain pour prendre du recul sur des questions très sensibles». Et une formation où «un commissaire de police devient le meilleur copain d'un éducateur spécialisé, une cinéaste peut croiser un gendarme, les étudiants jeunes au contraire des copains ou des copines plus expérimentées...» (Philippe Gaudin).

 

Plus de renseignements sur le diplôme Mondes religieux, laïcité, sociétés sur le site de l'IREL et sur celui de l'EPHE.

Les formations diplômantes de l'IREL.

 

La vidéo a été réalisée par Laurence Honnorat (Innovaxiom).

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Revisiter les monothéismes

Date de l'Événement: 

Mercredi, 10 mai, 2023

Visuel: 

Description: 

À partir de ce mercredi 10 mai, l'IREL s'associe au projet Revisiter les monothéismes du LEM. L'IREL communiquera donc sur les conférences et activités du programme en commençant par la conférence de ce mercredi 10 mai à 17h30 à la MSH Raspail (salle 15 au sous-sol) : L'unité divine menacée ? Une querelle de théologie islamique du Xe siècle, par Lucie Tardy (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, GRAMATA). 

Le projet Revisiter les monothéismes est pour le LEM de "prendre part de manière active" aux "vifs débats à travers le monde entier" sur "les monothéismes, passés ou présents" en "partageant son savoir faire, en faisant connaître les nouveautés de la recherche auprès du ‘grand public’ et en proposant des moments de discussion approfondie et d’échanges". Lancé en 2010, il "propose un lieu privilégié pour réfléchir sur le(s) monothéisme(s) (principal objet d’études du LEM), de manière ouverte et interdisciplinaire, sans barrières chronologiques et sans a priori". Il est piloté par Constantin Macris, en collaboration avec Joëlle Soler et Anna Van den Kerchove.

Il propose "des conférences données par des spécialistes de renom, des tables rondes, des présentations de livres récents ou de recherches en cours, ayant un impact particulier, scientifique ou social, des retours sur des colloques" et "fait dialoguer les chercheurs du LEM avec la recherche internationale". Il "met en valeur des méthodes innovantes dans l’étude des monothéismes, des approches inédites, des sujets originaux. Il privilégie des thématiques portant sur des points sensibles – surtout ceux qui obligent de tester les limites de notre apparat conceptuel et les frontières disciplinaires –, sur des aspects problématiques ou obscurs, et sur des questions ouvertes aux débats d’actualité".

Voir la présentation du projet sur le site du LEM.

 

 

 

 

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Mercredi de l'IREL: "Le désir de vérité, vie et destin de la théologie comme science d'Aristote à Galilée"

Date de l'Événement: 

Mercredi, 19 avril, 2023

Visuel: 

Description: 

MERCREDI 19 AVRIL 2023

Rencontre avec Olivier Boulnois

autour de son livre "Le désir de vérité, Vie et destin de la théologie comme science d'Aristote à Galilée"

Débat avec Philippe Hoffmann

 

«Comment la science théologique, qui accomplissait par excellence le désir de savoir et constituait le sommet de la métaphysique d’Aristote, a-t-elle intégré dans un système rationnel (le néoplatonisme) les symboles et les rites du polythéisme grec ? Comment, chez les stoïciens, la théologie physique (philosophique) a-t-elle appris à rendre compte des rites de la théologie politique et des symboles de la théologie mythique ? Comment le christianisme s’est-il emparé du projet, au point de construire à son tour une rationalité discursive à partir des images et des récits contradictoires de l’Écriture ? Comment, en terre d’islam, la théologie métaphysique s’est-elle alliée à la théologie politique pour régler l’interprétation des mythes et rejeter l’apologétique religieuse ? Comment et pourquoi la théologie mystique et la théologie symbolique ont-elles été refoulées hors du champ de la théologie spéculative ? Enfin, comment et pourquoi, à partir de Galilée, la théologie a-t-elle cessé d’être la science suprême, et dû reconnaître l’autonomie critique de la science ? — Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage s’efforce de répondre.»

 

Olivier Boulnois est directeur d'études à l'EPHE (Philosophie médiévale et métaphysique) et membre du LEM.

Philippe Hoffmann est directeur d'études émérite à l'EPHE (Théologies et mystiques de la Grèce hellénistique et de la fin de l’Antiquité) et membre honoraire du LEM.

 

Lieu : Maison des Sciences de l'Homme
54 boulevard Raspail, Paris 6e (métros Sèvres-Babylone, Saint-Placide et Rennes)
 
 

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Mercredi de l'IREL : "Femmes et religions en Méditerranée"

Date de l'Événement: 

Mercredi, 5 avril, 2023

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MERCREDI 5 AVRIL 2023

Rencontre avec Valentine Zuber et Alberto Fabio Ambrosio

autour de l'ouvrage collectif qu'ils ont dirigé : "Femmes et religions en Méditerranée"

Débat avec Fatiha Kaouès

 

«Après deux années de réflexions croisées au sein du séminaire Dialogues méditerranéens sur le religieux du Collège des Bernardins, cet ouvrage collectif souhaite garder une trace de ces débats fructueux sur la manière dont les femmes des deux rives de la Méditerranée vivent et interagissent dans cet espace social, culturel et religieux particulier. Celui-ci reste marqué depuis des siècles par la concurrence de plusieurs traditions religieuses qui partagent néanmoins une même culture fondatrice apparue dans un contexte antique, médiéval et moderne, de nature résolument patriarcale. Nous avons voulu revenir sur les évolutions passées et les transformations présentes affectant la vie des femmes méditerranéennes, en particulier lorsqu’elles sont liées, d’une manière ou d’une autre, aux convictions ou aux prescriptions religieuses.

À distance de tout essentialisme, sont ainsi mis en lumière les processus de construction historique des discours religieux sur les femmes et, parallèlement, les modes d’appropriation proprement féminins du religieux, d’hier à aujourd’hui.»

 

Valentine Zuber est directrice d'études à l'EPHE (Religions et relations internationales), membre statutaire du laboratoire Histara, membre associée du GSRL. et co-responsable du séminaire Géopolitique et religions autour de la Méditerranée : entre permanence et recomposition du Collège des Bernardins.

Alberto Fabio Ambrosio est professeur de théologie et histoire des religions à la Luxembourg School of Religion and Society (LSRS) et co-responsable du séminaire Géopolitique et religions autour de la Méditerranée : entre permanence et recomposition du Collège des Bernardins.

Fatiha Kaouès est chargée de recherche au CNRS et membre du GSRL.

 

Lieu : Maison des Sciences de l'Homme
54 boulevard Raspail, Paris 6e (métros Sèvres-Babylone, Saint-Placide et Rennes)
 
 

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Mercredi de l'IREL : "Les organisations religieuses face au droit"

Date de l'Événement: 

Mercredi, 1 février, 2023

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MERCREDI 1er FÉVRIER 2023

Rencontre avec Alain Garay et Philippe Coursier

autour de leur livre "Les organisations religieuses face au droit"

Débat avec Didier Leschi

 

«À l’heure où l’étendard de la laïcité est brandi de toutes parts, où l’on s’interroge sur la compatibilité de l’islam avec la République et où la question de la croyance alimente les débats politiques, les organisations religieuses se retrouvent, quant à elles, souvent démunies face à des règles juridiques, sociales et fiscales complexes et méconnues de l’opinion.

Structures, patrimoines, activités, personnels, protection sociale, aspects financiers et fiscaux, droit du travail, limites réglementaires, espace public et paix civile?: dans cet ouvrage aussi limpide que rigoureux, Alain Garay et Philippe Coursier apportent des réponses concrètes à toutes les questions qui se posent.»

 

Alain Garay est avocat. Il enseigne le droit des cultes à l'ICP et à la faculté de médecine de Bordeaux. Il est expert en liberté de la religion auprès de l'OSCE.

Philippe Coursier est maître de conférences à l’université de Paris, spécialiste du droit du travail et de la protection sociale.

Didier Leschi est président du conseil de direcction de l'IREL et directeur général de l'OFII.

 

Lieu : Maison des Sciences de l'Homme
54 boulevard Raspail, Paris 6e (métros Sèvres-Babylone, Saint-Placide et Rennes)
 
 

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Mercredi de l'IREL : "Vers une nouvelle théologie en islam"

Date de l'Événement: 

Mercredi, 18 janvier, 2023

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Description: 

MERCREDI 18 JANVIER 2023

Rencontre avec Constance Arminjon

autour de son livre "Vers une nouvelle théologie en islam"

Débat avec Olivier Boulnois

 

«Les nombreuses réaffirmations de l’orthodoxie musulmane, comme les multiples attentes politiques et sociales concernant une réforme de la religion, dissimulent pour une large part le rythme et les motifs de la pensée théologique contemporaine en islam. Cette enquête, qui situe la nouvelle théologie dans le temps long, s’attache à en retracer l’essor depuis la fin des années 1980. Elle met en lumière les problèmes clés autour desquels s’organisent les réflexions des principaux théologiens égyptiens, iraniens et turcs – de Nasr Hâmid Abû Zayd et Hasan Hanafî, à Ömer Özsoy et Ilhami Güler, en passant par Abd ol-Karîm Sorûsh, Mohammad Mojtahed Shabestarî, Mohsen Kadîwar et Mostafâ Malekiyân.

Procédant à un inventaire critique des savoirs religieux, cette constellation d’auteurs contribue en effet à redéfinir la foi et l’expérience religieuse, à repenser les rapports entre l’islam et les autres religions, voire à redéfinir la nature et le statut du Coran, proposant de la sorte diverses voies pour refonder la dogmatique. Plongée érudite et passionnante dans l’évolution doctrinale de l’islam de ces dernières décennies, cette histoire polyphonique parvient à nous faire entendre ces mélodies nouvelles au sein d’une ligne classique encore dominante.»

 

Constance Arminjon est directrice d'études à l'EPHE (Histoire intellectuelle du shi'isme contemporain). Avant "Vers une nouvelle théologie en islam", elle a publié "Chiisme et État" (2013), "Les Droits de l'Homme dans l'islam shi'ite" (2017) et "Une brève histoire de la pensée politique en Islam contemporain" (2017).

Olivier Boulnois est directeur d'études à l'EPHE (Philosophie médiévale et métaphysique) et membre du LEM qu'il a dirigé de 2009 à 2014.

 

Lieu : Maison des Sciences de l'Homme
54 boulevard Raspail, Paris 6e (métros Sèvres-Babylone, Saint-Placide et Rennes)
 
 

type d'evenement: 

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