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« Le Gouvernement déconsidère la psychiatrie privée ! »

Par : SanteMentale
16 avril 2024 à 10:22

Alors qu’une réunion sur l’atterrissage de la campagne tarifaire devait se tenir entre le ministère de la Santé et les fédérations, le 10 avril dernier, ...

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Un film de science-fiction tourné entièrement dans un appartement !

Par : Korben
13 avril 2024 à 00:53

Vous pensez que pour faire un film de science-fiction dans l’espace, il faut absolument un budget de dingue avec des effets spéciaux de fou ? Eh ben détrompez-vous ! La réalisatrice Caroline Klidonas vient de prouver qu’on peut faire un truc génial sans quitter son appart.

Son court-métrage « I made a SPACE MOVIE 🚀 without leaving my apartment » nous embarque dans une mission spatiale qui tourne mal, le tout filmé intégralement entre les quatre murs de son appartement. Pas de décors grandioses, pas d’images de synthèse ultra-sophistiquées, que dalle ! Juste la débrouille, la créativité et une bonne dose de kiff.

Pour réaliser ce film sans quitter son appart, Caroline a utilisé de vrais objets et décors pour créer les visuels, plutôt que de compter sur des images générées par ordinateur, ce qui donne un effet « comique » et contraste avec le sérieux du scénario.

Franchement, quand j’ai vu ça, j’étais sur le cul. Comment elle a réussi à nous faire croire qu’on était dans un vaisseau spatial avec trois fois rien ? C’est dingue ce qu’on peut faire avec un peu d’imagination et de bidouille. Les effets spéciaux à l’ancienne, les trucages bien sentis, ça a un charme fou je trouve.

Donc voilà, je voulais partager ça avec vous parce que je trouve ça cool. Ça me donne presque envie de ressortir mon vieux caméscope et de tourner un bon gros nanar à la maison…. Mais bon, j’ai pas le temps 🙂

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Niches fiscales et sociales : plus de 200 milliards d’exonérations très opaques

Alors que Bruno Le Maire vient d’annoncer 10 milliards d’économies supplémentaires sur le budget 2024, le maquis des plus de 400 niches fiscales reste intouché. Pourtant, nombre d’entre elles sont particulièrement coûteuses et n’apportent pas grand-chose à l’économie française. Pire, elles peuvent même avoir des effets pervers, comme la création de trappes à bas salaires. A l’occasion de la journée mondiale pour la justice sociale, Attac France publie une note riche en propositions pour réformer en profondeur le système fiscal pour le rendre plus équitable. Extraits.

Pour que chacun·e contribue à hauteur de ses facultés, comme le stipule l’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme du 26 août 1789, le système fiscal doit être progressif. L’objectif est en effet de dégager des recettes publiques et de réduire les inégalités. Ceci doit permettre aux personnes les plus pauvres de contribuer faiblement, puisque leur revenu leur est vital pour subvenir, parfois avec difficulté, aux besoins essentiels, et aux personnes les plus aisées de contribuer plus fortement.

Or, les politiques fiscales menées en France depuis de longues années, et singulièrement depuis 2017, ont poursuivi une direction opposée : elles ont largement favorisé l’explosion des superprofits et l’accumulation des ultra-riches. Cette tendance n’est certes pas spécifique à la France. La concurrence fiscale et sociale, qui se traduit par un affaiblissement de la progressivité de l’imposition des revenus et une baisse de la fiscalité du patrimoine et de l’imposition des entreprises, bénéficie largement aux personnes les plus riches. Un rapport récent d’Oxfam France montrait ainsi que « les 1 % les plus riches ont accaparé près des deux tiers des 42 000 milliards de dollars de nouvelles richesses créées depuis 2020, soit près de deux fois plus que les 99 % restants ».

Les contre-réformes fiscales pèsent par ailleurs lourdement sur les budgets publics et justifient des politiques de rigueur budgétaire qui frappent directement les catégories moyennes et populaires. Ainsi, en 2021, les inégalités ont augmenté nettement alors que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté atteignait 9,1 millions. Ces politiques bloquent également les investissements dans la bifurcation sociale et écologique. Pour financer les urgences sociales et écologiques, il faut une répartition de la charge fiscale qui soit plus progressive.

La mise en place d’une taxe sur les superprofits, d’une taxation unitaire des multinationales, d’un ISF rénové, d’un renforcement des droits de succession vont dans ce sens. À ces mesures doit s’ajouter une refonte en profondeur du système fiscal pour le rendre plus progressif, et donc plus juste. Une première piste pour améliorer la progressivité de la charge fiscale consiste à réduire le coût et le nombre de mesures dérogatoires, ou encore des « cadeaux fiscaux ». Une véritable mise à plat des niches fiscales et sociales serait nécessaire. 

Le coût des 465 « niches fiscales » recensées par la Cour des comptes en 2023 aurait atteint 94,2 milliards d’euros sur l’année 2022. Un coût colossal auquel il faut ajouter celui de mesures qui ne sont plus considérées comme des « niches fiscales », mais qui représentent pourtant un sérieux manque à gagner pour les recettes de l’État. Il en va ainsi notamment du régime de groupe de sociétés « mère fille » et de la « niche Copé » (une exonération de plus-valus en matière d’impôt sur les sociétés). 

Bien que non évaluées depuis 2018, ces mesures représentent respectivement un coût de 17,6 milliards et 7 milliards d’euros. Au final, le coût de l’ensemble de ces mesures fiscales dérogatoires avoisine donc les 120 milliards d’euros. De nombreuses « niches » bénéficient aux agents économiques qui ont les moyens de les utiliser dans leur schéma de défiscalisation.

Le coût de l’ensemble de ces mesures fiscales dérogatoires avoisine les 120 milliards d’euros.

Il en va ainsi des dispositifs en matière d’épargne (logement, placements financiers) pour les ménages ou encore du crédit d’impôt recherche (7,6 milliards d’euros de manque à gagner), largement concentré sur les grandes entreprises, mais qui présente un bien mauvais bilan. Il permet surtout à ses bénéficiaires de réduire leur impôt sur les sociétés, sans effet notable sur la recherche, alors même que la recherche publique manque cruellement de moyens. 

Quant aux « niches sociales », qui représentent un manque à gagner pour les caisses de la Sécurité sociale et favorisent la formation des profits, leur coût avoisine les 90 milliards d’euros. Si ces allègements procèdent de la volonté des gouvernements successifs de baisser le coût du travail pour favoriser la création d’emplois, le rapport du Comité de suivi des aides publiques aux entreprises et engagements en dresse un constat sévère.

Ces dispositifs présentent des effets pervers : ils peuvent inciter des employeurs à maintenir les salaires en dessous des seuils d’exonération, ce qui crée des trappes à bas salaires.

Pour le comité, « on ne dispose à ce jour d’aucune évaluation des effets sur l’emploi de cette politique sur l’ensemble des vingt-cinq dernières années. Enfin, on sait peu de choses sur la nature des emplois créés ou sauvegardés (par sexe, âge, diplôme, catégorie socioprofessionnelle, expérience) et sur leur ventilation par secteur d’activité ou taille d’entreprise. On ignore par ailleurs si l’efficacité de la politique allègements s’atténue à mesure que les allègements de cotisations sociales s’amplifient ». Ces dispositifs présentent en outre des effets pervers : ils peuvent inciter des employeurs à maintenir les salaires en dessous des seuils d’exonération, ce qui crée des trappes à bas salaires, maintient les inégalités et alimente la précarité.

Il faut donc passer en revue les niches fiscales et sociales pour supprimer les dispositifs dont le rapport « coût / efficacité / effets pervers » est défavorable et éventuellement maintenir ou réformer les dispositifs justes et efficaces. Pour ce faire, une meilleure procédure d’information annuelle du Parlement est indispensable. Celle-ci devrait comporter l’ensemble des dispositifs, « déclassés » ou non, rappeler la méthode d’évaluation et livrer les éléments d’analyse procédant de la « revue ». 

Une clarification du périmètre des « niches » est également nécessaire, notamment concernant certains dispositifs (l’abattement de 10 % sur les revenus des retraités ou certaines demi-parts additionnelles obéissent à une logique différente des réductions et crédits d’impôt). Par ailleurs, un renforcement des contrôles est indispensable, tant par la Direction générale des finances publiques s’agissant des « niches fiscales » que par les URSSAF s’agissant des « niches sociales ». 

Une telle « revue des niches » dégagerait des recettes publiques, rétablirait une meilleure progressivité de l’impôt sur le revenu et contribuerait enfin à l’équité fiscale entre grands groupes et PME. Sur les près de 200 milliards d’euros de niches fiscales et sociales, il est possible de dégager 15 à 20 milliards d’euros à court terme, davantage à moyen et long terme.

Alzheimer : appel à projets 2024 pour la recherche

Par : SanteMentale
9 janvier 2024 à 10:02

En ce début d’année 2024, la Fondation Alzheimer lance cinq appels à projets, pour un budget total de plus d’un million d’euros. Objectif : promouvoir une ...

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Pôle Métropolitain du Grand Amiénois (80) : le plan climat 2.0 est en route

Par : admin
3 juillet 2020 à 15:24

Initiés en 2012, conçus pour complémenter les autres documents de planification comme le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) ou le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi), les Plans Climat sont obligatoires pour les intercommunalités de plus de 20,000 habitants. Suivant la voie empruntée par nos voisins Belges et Européens, les initiatives et les législations autour du climat construisent l’administration locale de demain. Néanmoins, des forces internes et externes jouent en défaveur du Plan Climat Air Energie (PCAET), esquissant une zone grise pour les agents responsables sur comment s’organiser et comment créer de l’émulation dans le processus. Il n’est pas aisé de transformer l’ambition en action : à quoi ressemble un plan climat 2.0 ?

Dans cet article, Caroline Panard, de FutureproofedCities, membre de la communauté Territoires Audacieux, revient avec Marie Collonvillé, en charge du PCAET du Pôle Métropolitain du Grand Amiénois, sur le lancement d’un plan climat 2.0.

Des lignes budgétaires, des responsabilités et un rapportage aux élus communautaires : en relevant le fascinant défi du climat, l’expérience de travail des responsables du PCAET se révèle tout à fait singulière. En effet, ils cumulent souvent cette responsabilité avec d’autres missions au sein de l’administration, portant donc des thèmes, des dossiers et des partenariats très différents. Depuis sa position transversale après sa reconversion professionnelle, la vision de Marie Collonvillé sur les enjeux locaux est précieuse.

Engager un plan climat efficace, c’est casser les codes de ce qui existe. J’ai initié un dispositif Citergie en 2012, un Contrat d’Objectifs Territorial Energie Climat (COTEC) en 2016. Dans les politiques climatiques, nous ne pouvons pas continuer de travailler en silo. Aujourd’hui à Amiens, les services se parlent, mais je travaille comme une cheffe d’orchestre pour animer tous les acteurs et que chacun donne le meilleur ensemble. sur un plan climat pour les EPCI du Pôle Métropolitain. Je rêve d’une équipe où je puisse transmettre ma motivation.” Marie Collonvillé

Casser les codes en construisant des ponts

Il y a décidément des clés à utiliser si l’on souhaite assurer le succès du PCAET. Selon notre expérience à Futureproofed Cities, le meilleur soutien que puissent apporter les partenaires des intercommunalités est de construire des ponts entre les sujets, les équipes et les supports de travail, afin d’améliorer l’opérationnalité quotidienne et de réduire le stress. Nous prenons le parti d’un outil de travail collaboratif encadré par une écoute attentive tout au long des phases de travail. Optimiser les ressources budgétaires et l’organisation du travail, en utilisant la transversalité des compétences et la centralisation de l’information, s’avère être une dynamique judicieuse pour sécuriser et pérenniser les ambitions. Concrètement, les équipes et les services administratifs sont en capacité de travailler ensemble et avec les autres utilisateurs, de trouver de l’inspiration dans une base de données partagées, de suivre et d’évaluer leur progrès toute l’année. Créer un réseau à travers un outil est essentiel pour des raisons tant pratiques que humaines, afin que les responsables du PCAET ne se retrouvent pas isolés dans l’aventure des politiques climatiques.

“Être responsable d’un Plan Climat Air Energie génère un certain stress, et j’ai à coeur que ça avance vraiment. FutureProofed Cities a été l’un de mes premiers axes de travail. Avoir des outils pour assurer le succès du Plan Climat est indispensable, et pourtant, c’est souvent le dernier financement public qui est alloué.” Marie Collonvillé

Des risques élevés, de grandes opportunités

Avec 51% du territoire menacé par les submersions marines et une augmentation de la température deux fois plus importante que la moyenne mondiale (1), les Hauts-de-France sont extrêmement vulnérables au changement climatique. Le fossé entre la vulnérabilité scientifique et la prise de décision s’explique-t-il localement par un manque de motivation ? Selon Marie Collonvillé, il est encore difficile pour les autres services administratifs et les équipes décisionnaires de prendre conscience de l’ampleur d’un Plan Climat, celui-ci paraît encore abstrait, d’où la nécessité d’assurer sa réussite et sa communication. Dans de nombreuses collectivités, les initiatives ne manquent pas, mais les questions budgétaires fragilisent l’engagement du PCAET.

La recherche montre qu’un gouvernement local ne peut réaliser les ambitions de la neutralité climatique encadrée par la Convention des maires que s’il investit 1000 euros par citoyen et par an. Pour y parvenir, les collectivités locales ont besoin d’un budget de facilitation de 100 euros par an et par citoyen. De cette façon, l’opportunité des investissements climatiques tels que la rénovation de maisons ou les chaudières solaires peut devenir beaucoup plus intéressante, et inciter par la même occasion la mobilisation citoyenne. Aujourd’hui, ce budget local avec les communes belges, par exemple, varie entre 0,5 et 20 euros par citoyen, par an.

Faire différemment avec les mêmes moyens

Aujourd’hui, les villes travaillent souvent côte à côte et réinventent constamment la roue sous forme d’études et de suivi, alors que leurs objectifs sont similaires. De ce fait, les connaissances nécessaires pour agir sont fragmentées. Et si les résultats ne viennent pas rapidement, il est difficile de garder la motivation de personnes comme Marie.

Une session de lancement de la plateforme FutureproofedCities.

Comment pourrions-nous faire différemment avec les mêmes moyens ? Comment pourrions-nous créer de l’émulation dans le processus ? En utilisant ce qui fonctionne déjà. Tout d’abord, il s’avère inspirant de mettre en lumière les chefs de file locaux, comme la Communauté d’Agglomération de Béthune-Bruay et ses partenaires lensois, la Communauté de Communes Picardie Verte ou le Pays de Saint-Omer, et bien d’autres. Autre priorité : encourager la collaboration autour du cadre législatif des entités publiques régionales et des initiatives privées afin de créer des synergies. La prise de décision politique doit être supportée par des solutions techniques de management, d’évaluation et de communication tout au long du Plan Climat. Pour résumer, nous avons besoin d’un Plan Climat 2.0.

Au Pôle Métropolitain du Grand Amiénois, de nombreuses projets viennent justement nourrir les initiatives climat, tant au niveau du tourisme, du développement économique que de l’autonomie alimentaire (notamment autour d’un Projet Alimentaire Territorial (PAT). Un réseau de tiers-lieu est également un réflexion pour recréer de la vie et du commun sur un territoire fractionné en de nombreuses petites communes. Autant d’initiatives qui vont s’insérer dans la stratégie et le plan d’action du PCAET du Pôle Métropolitain, dont la construction est engagée avec l’aide de Futureproofed Cities.

Caroline Panard

Le plan climat du Pôle Métropolitain du Grand Amiénois est géré par Marie Collonvillé. Après une carrière d’athlète de haut niveau (l’ayant notamment menée aux JO de Beijing en 2008), dotée d’une première formation en STAPS et biomédecine, elle a relevé un nouveau challenge, celui de l’administration locale et des politiques climatiques.

Après les Jeux olympiques de Beijing en 2008, j’ai fait un bilan de compétences et poursuivi un Mastère spécialisé Construction Habitat Durable (ENSAM). J’ai choisi le monde des collectivités car j’ai réalisé que de nombreux leviers, compétences et projets pouvaient être initiés à cette échelle. Les politiques climatiques créent de nouveaux emplois, nous devons inventer de nouvelles méthodes de travail. Je viens d’un monde de performance et d’objectifs, j’ai trouvé cette stimulation dans la poursuite de ma carrière. Marie Collonvillé

À propos de FutureproofedCities

FutureproofedCities soutient 137 villes et communes de Belgique, des Pays-Bas et de France pour concrétiser les Plans Climat. Notre plateforme, complétée par notre équipe d’accompagnement, permet de suivre facilement les progrès d’une ville et de prévoir l’impact de ses actions sur le CO2 et les flux financiers. De plus, l’outil agit comme un réseau social qui met en relation ses utilisateurs à travers les villes et les régions. Dans sa partie communication, l’outil implique également les citoyens dans l’action climatique. Grâce à l’effort de ses utilisateurs, la communauté FutureproofedCities a investi 3,08 milliards d’euros, économisant annuellement 379 millions d’euros et 1,34 million de tonnes de CO2. Ils ont publié 351 mesures publiques et 726 actions, qui peuvent servir de source d’inspiration. Pour réaliser nos projets, Futureproofed compte 19 collaborateurs expérimentés et enthousiastes.

(1) http://www.observatoireclimat-hautsdefrance.org/Les-grandes-questions/Changement-climatique-en-Hauts-de-France-ou-en-sommes-nous

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