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Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l’IA

Par : Thomas Calvi
12 avril 2024 à 10:00

Le premier ministre japonais Fumio Kishida était cette semaine en visite officielle aux USA où il a évoqué avec Joe Biden les tensions politiques, le renforcement de leur coopération en matière de défense et technologie, notamment en matière d’IA. Il a également rencontré Brad Smith, le vice-président et président de Microsoft qui a annoncé l’intention d’investir 2,9 milliards de dollars au cours des deux prochaines années pour accroître son infrastructure de cloud computing et d’IA à grande échelle au Japon.

Il y a deux marchés dans lesquels le Japon tente de rattraper son retard : celui de l’IA et celui des semi-conducteurs. Microsoft, y a installé son premier bureau international, ces 2,9 milliards de dollars représentent son plus gros investissement en 46 ans d’histoire au Japon.

L’expansion de son infrastructure d’IA et de cloud permettra à Microsoft de fournir des ressources informatiques plus avancées au Japon, y compris les dernières unités de traitement graphique (GPU), qui sont cruciales pour accélérer les charges de travail de l’IA. Ce qui lui permettra de soutenir le Generative AI Accelerator Challenge (GENIAC), un programme dirigé par le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie qui aide les startups et les entreprises japonaises à obtenir les ressources informatiques nécessaires au développement de modèles de fondation et à encourager la collaboration entre les parties prenantes.

Renforcer les compétences du Japon en matière d’IA

Microsoft s’est engagé en outre à former pas moins de 3 millions de travailleurs japonais à temps plein et à temps partiel au cours des trois prochaines années, dans le but de doter le pays des compétences nécessaires. La société a annoncé plusieurs initiatives, notamment une formation dédiée aux femmes, des cours et des architectures de référence pour les développeurs d’IA et les entreprises technologiques, une aide à la mise en œuvre de programmes centrés sur l’IA dans les lycées professionnels.

Ces formations seront dispensées en partenariat avec des institutions de renom telles que l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Microsoft soutiendra également les jeunes pousses japonaises par le biais du Microsoft for Startups Founders Hub.

Ouverture du 1er laboratoire Microsoft Research Asia

Microsoft Research Asia va ouvrir un laboratoire à Tokyo qui se concentrera sur des domaines clés tels que l’IA incarnée, la robotique et l’IA sociétale.

Le centre de recherche collabore étroitement avec des universités, des instituts de recherche et des entreprises technologiques de la région Asie-Pacifique, notamment avec les universités japonaises depuis plus de deux décennies, ce qui a d’ailleurs contribué à propulser la recherche interdisciplinaire et à encourager les talents.

Afin de favoriser une meilleure collaboration en matière de recherche, Microsoft accordera 10 millions de dollars de subventions de ressources au cours des cinq prochaines années à l’Université de Tokyo et au partenariat de recherche en intelligence artificielle entre l’Université Keio et l’Université Carnegie Mellon.

Nvidia, Amazon et d’autres entreprises privées soutiennent également ces partenariats entre les universités des 2 pays, 110 millions de dollars y seront consacrés.

Microsoft a d’autre part l’intention d’approfondir sa collaboration avec le secrétariat du Cabinet japonais pour renforcer la résilience en matière de cybersécurité du gouvernement, des entreprises et de la société.

Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l'IA

Transgene, NEC et l’Institut Curie partagent leurs avancées dans la lutte contre les cancers ORL

11 avril 2024 à 14:00

Le congrès annuel de l’American Association for Cancer Research (AACR) qui s’est déroulé du 5 au 10 avril derniers à San Diego aux Etats-Unis, a été l’occasion pour Transgene, NEC et le Dr Olivier Lantz de l’Institut Curie de présenter les résultats prometteurs d’une nouvelle thérapie personnalisée pour éviter les récidives chez les patients atteints de cancers ORL.

Les vaccins thérapeutiques font partie des immunothérapies. Visant à induire une réponse immunitaire, lorsque cette dernière fait défaut chez le patient atteint de cancer ou à fort risque de récidive, ils font l’objet de nombreuses recherches ces dernières années.

Transgene, biotech strasbourgeoise détenue à 60% par l’Institut Mérieux, s’est associée à NEC Corporation, une entreprise japonaise leader dans les domaines des technologies de l’information, des réseaux et de l’IA, pour développer TG4050, un vaccin thérapeutique personnalisé, le premier produit issu de sa plateforme myvac. Les algorithmes d’intelligence artificielle de NEC sont utilisés pour prédire, après séquençage de la tumeur d’un patient, les cibles tumorales les plus pertinentes.

Le vaccin TG4050 s’adresse aux patients atteints d’un cancer de la tête et du cou et aux patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire.

Il a été évalué cliniquement pour le cancer de la tête et du cou aux Etats-Unis, au Royaume Uni ainsi qu’en France à l’Institut Curie, par le Professeur Christophe Le Tourneau, responsable du Département d’Essais Cliniques précoces de l’Institut Curie et co-coordinateur de cet essai clinique international de phase 1 et à l’IUCT-Oncopole de Toulouse par le Professeur Jean-Pierre Delord. Ce sont les résultats de cette évaluation clinique qui viennent d’être présentés à l’AACR.

L’étude randomisée incluait 33 patients atteints de cancer épidermoïde de la tête et du cou (HNSCC) négatif au VPH, de stade 3 ou 4 ayant subi une intervention chirurgicale suivie d’une radiothérapie adjuvante et une chimiothérapie standard. Ils ont été répartis aléatoirement en 2 groupes : 17 ont été vaccinés dès la fin du traitement (bras A), à raison d’une fois par semaine pendant six semaines puis toutes les trois semaines pendant un an, les 16 autres devaient l’être en cas de récidive, un risque important dans ce type de cancer.

Aucun des patients du bras A n’a connu de rechute de la maladie après un suivi médian de 16,2 mois tandis que le cancer a récidivé chez 3 patients du bras B : l’un après 6,2 mois, le second après 8,8 mois et un troisième après 18,5 mois.

Olivier Lantz, directeur adjoint de l’unité Immunité et cancer (U932 Institut Curie / Inserm) a déclaré lors de la présentation de l’essai clinique à l’AACR :

“Nous sommes vraiment enthousiasmés par ces données préliminaires, ainsi que par l’ensemble des preuves qui sont en train d’être construites par la communauté en faveur des vaccins à base de néo-antigènes. Des études comme la nôtre démontrent le potentiel des vaccins thérapeutiques individualisés à base de néoantigènes pour faire partie de la norme de soins de demain”.

Le vaccin est actuellement en cours d’évaluation dans une étude multicentrique randomisée de Phase I/II en monothérapie dans le traitement adjuvant des cancers de la tête et du cou HPV-négatifs. Forts des premiers résultats obtenus dans la partie Phase I de l’essai, Transgene et NEC préparent une extension de cet essai avec une Phase II randomisée, dont le démarrage est prévu dans les semaines à venir.

L’abstract de l’étude est disponible ici

Transgene, NEC et l'Institut Curie partagent leurs avancées dans la lutte contre les cancers ORL

Spatial Persona on Vision Pro changes the game – Six Colors

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AdvanThink et l’Inserm UMR-S 999 s’associent pour lutter contre l’hypertension artérielle pulmonaire

22 mars 2024 à 11:30

Le pôle BioAnalyse d’AdvanThink, un éditeur français de logiciel spécialisé dans l’exploitation et l’exploration de données massives et complexes, annonce son partenariat avec Sylvia Cohen-Kaminsky, Directrice de Recherche au CNRS et chercheuse reconnue pour ses travaux sur l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), menés au sein de l’unité Inserm UMR-S 999 à l’Université Paris Saclay.

L’Inserm UMR-S 999 est un acteur majeur de la recherche translationnelle nationale et internationale sur l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), une maladie chronique évolutive des vaisseaux sanguins des poumons, qui peut conduire à une insuffisance cardiaque droite.

Cette collaboration est née lors des “Rendez-vous de Bioanalyse Paris Saclay”, des séminaires scientifiques interactifs mensuels, portant uniquement sur des sujets de recherche, à un stade pré-compétitif et non commercial. Fruit de discussions approfondies, elle vise à exploiter et explorer les vastes quantités de données générées par Sylvia Cohen-Kaminsky et son équipe dans le contexte de l’HTAP. L’objectif est de mieux comprendre le positionnement physiopathologique d’une cible thérapeutique potentielle identifiée dans le cadre de cette maladie.

Une approche multiomique est nécessaire pour comprendre la finesse des mécanismes moléculaires mis en jeu dans des pathologies d’origine multifactorielle comme l’HTAP. Des données transcriptomiques, protéomiques et lipidomiques ont donc été produites dans le cadre de ce projet.

Chacune de ces dimensions omiques permet d’éclairer sur certains aspects de la pathologie. L’enjeu consiste donc à analyser, de manière combinée, ces différents types de données, afin d’additionner les contributions de chacune d’elles et d’obtenir, au final, une vision la plus holistique possible des mécanismes moléculaires entourant la cible potentielle identifiée et leur aspect critique dans le cadre de l’HTAP.

De son côté, AdvanThink, pionnier dans le domaine du Machine Learning depuis 1990, fournit l’expertise technologique nécessaire pour exploiter efficacement ces données massives et complexes. Son pôle Bioanalyse, composé de biologistes expérimentés, joue un rôle essentiel dans la collecte, l’analyse et l’interprétation des données biologiques de ce projet. Leur expertise contribuera à éclairer les avancées de la recherche médicale dans le domaine de l’HTAP.

Jean-Philippe Meyniel, PhD Head of Bio & Health Dept, et Brice Perdrix, CEO AdvanThink soulignent:

“L’HTAP est une maladie complexe et ses mécanismes moléculaires représentent un formidable terrain de jeu pour relever ce challenge avec un outil tel que notre plateforme de Data Science Amadea”. 

Sylvia Cohen-Kaminsky, apporte son regard critique et son expertise opérationnelle essentielle à l’analyse des données, avec le soutien de son étudiant en thèse, Florent Dumont. Elle conclut :

“L’HTAP est une maladie rare (48 à 55 cas par million), mais pas orpheline. Plusieurs actifs de la classe des vasodilatateurs sont approuvés et utilisés en combinaison bi- voire tri-thérapie. Ils prolongent la survie des patients, mais ne sont pas curatifs. Identifier de bonnes cibles dans un réseau moléculaire complexe, celles centrales dans le mécanisme de remodelage vasculaire pulmonaire conduisant à l’HTAP, est le challenge que nous allons relever avec AdvanThink”.

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Microsoft lance DirectSR, une nouvelle API Windows pour améliorer la résolution des jeux vidéo grâce à l’IA

12 mars 2024 à 10:00

Joshua Tucker, responsable programmation chez Microsoft, a annoncé DirectSR dans le blog des développeurs DirectX Microsoft. Cette nouvelle API Windows a été conçue en partenariat avec NVIDIA, AMD et INTEL pour permettre une intégration transparente de la Super Résolution (SR), une technique de pointe qui sert à augmenter la résolution et la qualité visuelle des jeux, dans la prochaine génération de jeux.

DirectSR ouvre de nouvelles possibilités pour les jeux en offrant une qualité graphique supérieure sans compromettre les performances.

Selon Joshua Tucker, “DirectSR est le chaînon manquant que les développeurs attendaient lorsqu’ils abordent l’intégration SR, offrant une expérience plus fluide et plus efficace qui s’adapte à tous les matériels”.

DirectSR est un ensemble commun d’entrées et de sorties qui permet d’activer différentes solutions de SR, notamment DLSS (Deep Learning Super Sampling), une technologie développée par Nvidia qui utilise les réseaux neuronaux pour générer des pixels supplémentaires dans les scènes en ray tracing les plus intensives, FidelityFX Super Resolution d’AMD qui permet d’obtenir des effets visuels de haute qualité tout en minimisant l’impact sur les performances, et Xe SS, développé par Intel pour obtenir des performances accrues et une grande fidélité d’image grâce à une mise à l’échelle améliorée par l’IA.

Un aperçu public sera bientôt disponible via le SDK Agility, où les développeurs peuvent afficher de nouvelles fonctionnalités DirectX sans attendre une mise à jour du système d’exploitation. Grâce au SDK Agility, DirectSR sera disponible sur les plateformes Windows qui intéressent le plus les développeurs, notamment Windows 10 et Windows 11.

Les Work Graphs, des graphes prêts pour la production

Une autre innovation mise en avant par Joshua Tucker est l’API Work Graphs qui représente une autre avancée significative dans le domaine de la programmation GPU. Alimentés par le Shader Model 6.8, ces graphes permettent au GPU de gérer de manière autonome son propre travail, ouvrant ainsi la voie à des gains de performance et d’efficacité sans précédent. Cette fonctionnalité offre aux développeurs de nouveaux outils pour exploiter pleinement le potentiel de leur matériel GPU, en parallélisant les charges de travail de manière optimale.

Ces nouvelles fonctionnalités, ainsi qu’un aperçu de nouveaux outils pour PIX, qui permet l’optimisation des performances et le débogage pour Work Graphs et DirectSR, seront présentés par Microsoft lors de la Game Developers Conference qui se déroulera du 18 au 21 mars prochain à San Francisco, un évènement incontournable pour les leaders de l’industrie, les développeurs et les passionnés de jeux vidéo.

Microsoft lance DirectSR, une nouvelle API Windows pour améliorer la résolution des jeux vidéo

Capgemini et Mistral AI s’associent pour accélérer le déploiement de la GenAI

15 février 2024 à 10:00

Pour Capgemini, l’IA générative est un pilier clé de la transformation digitale des entreprises. Après avoir annoncé des partenariats stratégiques avec Google Cloud et Microsoft ainsi qu’un investissement de 2 milliards d’euros pour renforcer son leadership dans cette technologie de rupture, c’est avec la jeune licorne française Mistral AI qu’elle entend accélérer le déploiement à l’échelle d’une GenAI plus accessible, plus polyvalente et plus efficiente.

Créé par Serge Kampf en octobre 1967 à Grenoble sous le nom de Sogeti, Capgemini est aujourd’hui un leader mondial du secteur des services numériques et emploie 350 000 personnes dans plus de 50 pays.

L’ESN a mis en place une équipe dédiée à l’IA générative pour rapidement renforcer ses compétences. Pour faire évoluer ses solutions et sa livraison, elle a créé un laboratoire d’IA générative pour suivre l’évolution de la technologie et rechercher les cas d’utilisation et les collaborations les plus pertinents pour ses clients.

Elle a identifié Mistral AI comme le partenaire idéal pour “faciliter l’accès à l’IA générative pour les entreprises qui veulent adapter de multiples cas d’usages à leurs besoins et les déployer pour un grand nombre d’utilisateurs, avec une moindre empreinte carbone“.

Mistral AI, fervent défenseur de l’open source, s’est rapidement imposé comme un acteur français et européen incontournable de l’IA générative. Un peu plus de quatre mois après sa création, la start-up annonçait en septembre dernier la mise à disposition open-source de son premier LLM : Mistral 7B et s’associait elle aussi à Google Cloud le mois suivant pour l’intégrer à la plateforme MLOps Vertex AI. En décembre, elle finalisait une levée de fonds de 350 millions de dollars, la valorisant à environ 2 milliards de dollars, et annonçait son second modèle Mixtral 8x7B.

Ces deux modèles, bien que de petite taille, sont très performants et facilement personnalisables par les entreprises, tout en protégeant leurs données propriétaires. Ce qui permettra aux 2 partenaires de répondre aux besoins spécifiques des clients, en particulier dans des secteurs réglementés et sensibles tels que les services financiers, l’aéronautique et la défense, les télécommunications ainsi que le secteur public.

Arthur Mensch, co-fondateur et CEO de Mistral AI, déclare :

“Mistral AI a pour mission de faire progresser l’IA générative et ce n’est qu’en collaborant avec des acteurs qui partagent la même vision que nous accélèrerons le déploiement à l’échelle de cette technologie révolutionnaire, qui est l’un des principaux obstacles à son adoption. Notre partenariat avec Capgemini permet aux entreprises innovantes, quelle que soit leur taille, de personnaliser nos modèles d’IA légers et puissants pour des applications concrètes”.

Fernando Alvarez, directeur de la Stratégie et du Développement du groupe Capgemini et membre du Comité de Direction générale du Groupe, ajoute :

“Les entreprises doivent pouvoir passer à l’échelle pour progresser sur leur transformation durable, ce qui implique d’avoir des modèles d’IA générative ouverts efficaces et hautement performants, nécessitant moins de capacités de traitement, et des installations à plus faible empreinte carbone. Mistral AI et Capgemini contribueront ensemble à la révolution de l’IA, en permettant aux entreprises quelle que soit leur taille de tirer des bénéfices considérables de cette technologie révolutionnaire et accélérer la double transition vers une économie numérique et durable”

Capgemini et Mistral AI s'associent pour accélérer le déploiement de la GenAI

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