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Ebook-demo – Le moteur de recherche de bouquins décentralisé

Par : Korben
21 avril 2024 à 09:00

Vous en avez ras le bol de chercher pendant des heures le bouquin que vous voulez lire sans le trouver dans le commerce ? Pourquoi ne pas le télécharger en ligne alors ? Mais oùùùù ?

Et bien, j’ai peut-être une solution pour vous les amis et ça s’appelle sans chichi ebook-demo, un nouveau projet de moteur de recherche décentralisé pour les livres électroniques, inspiré de Liber3 (qui est un projet aux sources fermées).

Imaginez un peu le truc : vous tapez le titre du livre que vous cherchez dans la barre de recherche, vous cliquez sur « Search » et BAM, les résultats s’affichent juste en dessous avec le titre et l’auteur de chaque bouquin correspondant. C’est simple, efficace et ça marche du tonnerre !

Mais attendez, c’est pas tout. Ce qui rend ce projet encore plus cool, c’est qu’il est basé sur des technologies comme React et le SDK Glitter (pour la blockchain du même nom qui sert de base de données décentralisée).

Bon, je vois déjà les petits malins qui se disent « Ok, c’est bien beau tout ça, mais comment ça s’installe concrètement ?« . Pas de panique, c’est là que ça devient un peu technique mais je vais essayer de vous expliquer ça simplement. Déjà, pour faire tourner ce projet sur votre machine, il vous faudra avoir installé Node.js en version 16.x minimum et npm en version 6.x minimum. Ensuite, vous devrez cloner le dépôt du projet depuis GitHub avec la commande

git clone https://github.com/j2qk3b/ebook-demo

puis vous placer dans le dossier du projet avec

cd ebook-demo

Là, vous lancez un petit

npm install

pour installer toutes les dépendances nécessaires et vous êtes prêt à démarrer le serveur de développement avec

npm run dev

Et voilà, si tout se passe bien, vous devriez pouvoir accéder à l’application sur http://localhost:5173.

Fastoche, non ? Ensuite, votre instance ira se connecter aux autres instances, et vous pourrez faire toutes les recherches qui vous passent par la tête. Imaginez un peu les possibilités offertes par un tel outil. Vous êtes étudiant et vous devez faire des recherches pour un mémoire sur la littérature française du 19ème siècle ? Pas de souci, en quelques clics vous pouvez retrouver les œuvres de Victor Hugo, Balzac ou Zola. Ou alors vous êtes un fan absolu de science-fiction et vous voulez découvrir de nouveaux auteurs ? Là encore, ce moteur de recherche sera votre meilleur ami pour dénicher les pépites du genre.

Mais le plus beau dans tout ça, c’est que ce projet est open source et que tout le monde peut y contribuer. Si vous avez des idées pour améliorer l’outil, des suggestions de nouvelles fonctionnalités ou même si vous voulez corriger des bugs. Puis comme c’est décentralisé, c’est le genre de truc incensurable.

Évidemment, comme tout projet en développement, il y a encore du boulot pour faire de ebook-demo l’outil ultime de recherche de livres électroniques. Mais avec une communauté motivée et des contributeurs talentueux, je suis sûr qu’il peuvent y arriver.

Autun (71) : un « Facebook Live » hebdomadaire afin d’accompagner les habitants dans cette crise

7 mai 2020 à 10:01

Durant cette crise Covid19, Territoires-Audacieux.fr se mobilise pour vous permettre de bénéficier de retours d’expérience réussies. Notre objectif ? Vous proposer des témoignages de terrain afin de faire remonter les bonnes pratiques du territoire face au défi du confinement et de ses conséquences.

Par ailleurs, Territoires-Audacieux ouvre son abonnement aux collectivités en ayant besoin durant cette période. Vous pouvez demander à recevoir l’ensemble de nos contenus en cliquant ici.

Nous avons également souhaité mettre en avant les initiatives de nos abonnés. Quatrième exemple avec l’interview de Vincent CHAUVET, Maire d’Autun et Premier Vice-Président de la Communauté de Communes du Grand autunois Morvan. Avec lui, nous revenons sur l’importance d’une communication directe avec entre élus et habitants. Il nous explique les intérêts pour les Autunois de son « Facebook Live » hebdomadaire.

Pourquoi avez-vous souhaité tenir chaque jeudi soir à 19h00 un « direct vidéo » sur Facebook ?

Depuis le début de mon mandat, j’ai toujours souhaité être accessible pour les Autunois. Que ce soit par Messenger, sms ou téléphone direct, je réponds quotidiennement aux sollicitations. J’ai 3300 abonnés sur ma page Facebook, où je communique assidûment. Notre page Vivre à Autun compte également près de 4800 abonnés, soit un tiers de la population. Ce live s’est donc imposé comme une évidence pour parler directement, sans filtre, avec les citoyens.

Comment se déroule ce « direct vidéo » ?

Depuis le 19 mars, je donne rendez-vous chaque jeudi aux Autunois. Je commence tout d’abord par transmettre les éléments sanitaires de notre ville, le nombre d’hospitalisations liées au Covid et j’informe également des décès en lien avec cette épidémie dans notre hôpital. Ensuite, je rappelle les directives gouvernementales (prolongation du confinement, gestes barrières, sorties etc…). Enfin, j’évoque les actualités liées à notre ville et à la mise en place des actions locales pour traverser ensemble et solidairement cette crise. Après ces différentes explications, je réponds aux questions qui arrivent en commentaires. Je finis ce live à 20 heures pour applaudir depuis le balcon de l’Hôtel de Ville les soignants et ceux qui continuent de travailler pour prendre soin de nous.

Sentez-vous que cette initiative hebdomadaire est bénéfique pour les Autunois ?

Tout à fait. Elle est déjà très suivie et attendue et je pense qu’elle est bénéfique sous plusieurs aspects. D’une part, les Autunois bénéficient d’une information officielle; ensuite, je m’attache à répondre à toutes les questions qui me sont posées, qu’elles soient pratiques (comment faire son contrôle technique, puis-je accompagner ma mère faire des courses…) ou sur notre gestion de la crise (distribution de masques, ouverture du marché …). Enfin, elle permet d’informer les habitants sur la vie de leur ville durant le confinement (soins, commerces etc…). Ce live est un vrai complément à l’information que nous donnons tous les jours sur notre page Vivre à Autun ou au cours des appels sur notre ligne d’urgence.

Quels retours de la part de la population ou de vos collaborateurs avez-vous reçu sur cette initiative ?

Avec plus de 200 commentaires par live, 300 spectateurs en direct en moyenne et plus de 5000 vues par live cumulées entre le direct et le replay, il est indéniable que ce rendez-vous est inscrit dorénavant dans les habitudes des Autunois. De plus en plus d’internautes prennent le relais durant le direct pour répondre aux personnes qui se connectent après le commencement du live, pour répondre aux questions déjà évoquées. Cela montre également l’implication et la solidarité des habitants entre eux. Ce live est un vrai service à la population pour les informer comme les rassurer.

Comment gérez-vous la communication auprès des personnes éloignées du numérique ?

Bien sûr le numérique est un canal, toutefois il ne peut être le seul vecteur d’information pour la population. C’est pourquoi nous avons adressé aux 6000 foyers autunois une lettre postale reprenant l’ensemble des informations indispensables à connaître pour mieux vivre cette crise. Liste des commerces et restaurants assurant des livraisons, informations médicales et sociales, nous avons répertorié exhaustivement tous les services qui continuent de fonctionner durant le confinement. Elus et agents des services municipaux sont mobilisés pour aider les Autunois et éviter que des personnes restent sans réponse face à une situation de détresse personnelle.  Notamment, nous avons instauré une permanence téléphonique 24/24, 7/7,  où se relaient les élus pour écouter, conseiller et orienter les habitants. Enfin, la presse écrite est un excellent relais de nos informations. 

En quoi la communication est-elle importante en temps de crise ?

Il est important en ce temps de crise de pouvoir communiquer directement avec les citoyens sur la situation de leur ville face au Covid-19. Au-delà de la situation nationale, les habitants veulent comprendre au plus près de chez eux. Cela permet d’une part de lutter contre les fakes news mais aussi de pouvoir répondre à leurs questions et préoccupations. Encore plus fort que d’habitude, le lien de confiance, de proximité doit être maintenu entre les élus et les citoyens. Cela passe par une mobilisation complète des moyens humains et matériels à notre disposition, avec une équipe municipale réactive et à l’écoute. Ainsi qu’une communication multicanale pour toucher l’ensemble de la population.

Propos recueilli par Maëlle Alibert

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Peut-on être élu-e de la République et utiliser Facebook ?

Voici quelques années, la question aurait semblé bien saugrenue. Mais, à la lecture des innombrables articles publiés au sujet de l’affaire Cambridge Analytica, l’est-elle toujours autant ? Trois arguments mis en avant par les médias montrent l’ampleur des doutes. Le modèle Facebook pose tout d’abord bien problème. Il s’avère ensuite de plus en plus délicat de croire aux mesures d’autorégulation. Les solutions de régulation restent enfin encore à inventer. Tout cela incite donc bien à se poser la question : peut-on vraiment être élu-e de la République et utiliser Facebook ?

Le doute n’est plus permis, le modèle Facebook pose bien un problème

Les prises de position politique sur ce sujet se multiplient. On citera par exemple le député MoDem de Savoie, Patrick Mignola, qui, dans «Le Talk Le Figaro» affirmait récemment «On le vit au quotidien sur le plan fiscal, sur le plan de la responsabilité pénale avec les “fake news”, et dans les médias, dont ils diffusent les contenus tout en captant 80% du marché publicitaire.» Désormais rapporteur d’une proposition de loi sur cette question, il réclame notamment un meilleur partage des revenus entre les Gafa et les éditeurs.

Suite à la rencontre entre le PDG de Facebook et les parlementaires américains, Le Monde reprend également dans ce texte des accusations plus graves encore. « Aujourd’hui, le réseau social est accusé de contribuer à un génocide en Birmanie, d’avoir participé à une manœuvre d’ingérence électorale inédite aux Etats-Unis, de favoriser la division de la société américaine, de propager les fausses informations et de saccager la vie privée. Facebook ne peut pas tout stopper, mais pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour se rendre compte que le réseau social pouvait poser problème ? » Difficile désormais de faire comme si l’on ne savait pas non ?

Selon Le Parisien, les français sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à partager ces craintes. Le sondage, réalisé par l’Ifop, le confirme : « 73 % des Français sont au courant du scandale, 67 % d’entre eux déclarent se méfier de Facebook, et 25 % des abonnés disent envisager de supprimer prochainement leur compte ! »

Facebook aura du mal à vraiment changer de modèle

Depuis l’affaire Cambridge Analytica, les excuses de Marc Zuckerberg succèdent aux promesses. Le discours du fondateur de Facebook s’organise maintenant autour d’une liste de mesures d’autorégulation. Mais peut-on vraiment croire que le modèle de Facebook permette de concilier respect de la vie privée et rentabilité ? Beaucoup en doute. « Les actions que vous prenez pour vous assurer que les tiers n’obtiendront pas de données d’utilisateurs à leur insu, bien que nécessaires, serviront en fait à renforcer la capacité de Facebook à vendre ces données elles-mêmes exclusivement », a par exemple observé John Thune, sénateur du Dakota du Sud.

La Tribune estime ainsi que le temps de l’autorégulation pourrait bien toucher à sa fin. « Une ombre plane au-dessus de Facebook, et des autres géants d’Internet : une régulation américaine. Contrairement aux Européens, les Américains ont très peu encadré la collecte des données personnelles jusqu’ici. L’administration Obama avait tenté en 2012 de faire passer – en vain – une législation plus protectrice des données personnelles. Mais les scandales à répétition, accompagnés d’une prise de conscience collective, plaident en faveur d’une nouvelle législation. » La Tribune rappelle notamment ce communiqué de presse du sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsey Graham, qui écrit : « … j’en suis certain : une auto-régulation n’est pas la bonne réponse au regard des derniers abus constatés sur Facebook. »

Une grande partie du débat consiste en fait désormais à savoir si Facebook (comme Google d’ailleurs) est, ou pas, en situation de monopole. C’est ce que rappelle Le Monde dans cet article : « C’est une des questions les plus pressantes auxquelles doit faire face Facebook aux États-Unis… Face au républicain Lindsey Graham et ses questions précises sur une éventuelle situation monopolistique de Facebook (qui nécessiterait donc des actions des pouvoirs publics), Mark Zuckerberg a patiné, incapable de convaincre son interlocuteur que Facebook faisait face à une véritable concurrence. »

La régulation de Facebook reste à inventer

Hormis sans doute pour les publicités politiques, cet article du Monde confirme toute la difficulté du chantier. « En 2012, Barack Obama avait tenté de faire passer une législation visant à protéger les données personnelles (Consumer Privacy Bill of Rights) mais les géants de la tech, au premier rang desquels Google, n’avaient pas eu de mal à bloquer le mouvement, arguant de leur rôle essentiel dans l’essor du commerce en ligne… Mais les temps changent : après des années de tiraillements, le Congrès a réussi à adopter, fin mars, une loi sur la pornographie en ligne (sex-trafficking online), qui affirme la responsabilité des plates-formes pour le contenu posté. »

Au travers de son Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), l’Europe montre d’ailleurs la voie. Mais, comme le rappelle Le Figaro, « Mark Zuckerberg a fait savoir que Facebook n’appliquerait pas le prochain règlement général pour la protection des données (RGPD) à l’ensemble de ses utilisateurs ». Pire même, si l’on en croit Numerama, le patron de Facebook aurait reçu instruction dans ses notes de ne pas dire « que l’on fait déjà ce que le RGPD demande » pour ne pas avoir à étendre au reste du Monde la règle européenne.

Devant les erreurs à répétition de Facebook, le sénateur démocrate de Floride, Ben Nelson, dont les propos sont repris par Le Figaro, pose clairement les termes du débat : « si Facebook ne peut pas résoudre ses problèmes de protection de données privées, nous allons le faire». Dont acte, mais comment ?

On pourrait se diriger vers une législation antitrust comparable à celle utilisée au début du XXe siècle par Roosevelt pour réguler la Standard Oil qui contrôlait alors 90 % du raffinage, du transport, du commerce et de la distribution de pétrole. Le Monde rappelle d’ailleurs à ce sujet que « Facebook contrôle près de 80 % du trafic des réseaux sociaux sur téléphone mobile, grâce à Instagram, WhatsApp et Messenger. Avec Google, la firme collecte 85 % de tout le marché publicitaire américain sur Internet…Mais de l’avis des experts, les infractions au Sherman Antitrust Act sont difficiles à établir. Et cette solution ne réglerait pas la question du respect de la vie privée, qui n’est pas liée à la taille de la compagnie. »

On le voit, le chemin sera encore long. Il n’est d’ailleurs pas exclu que la force des lobbies ralentisse considérablement le déploiement des politiques de régulation. Peut-on donc faire comme si rien ne se passait ?

Dans bien d’autres domaines, nombre de décideurs publics en appellent au principe de précaution. Ils ont souvent raison. Au nom de ce même principe, n’est-il donc pas urgent que tous ceux qui défendent le respect de la vie privée et la plus grande transparence possible décident de prendre des distances avec ce réseau et surtout d’expliquer pourquoi ? Peut-on vraiment être élu-e et utilisateurs de Facebook ou de ses « applications » comme Messenger, WhatsApp, ou encore par exemple Instagram ? Qu’en pensez-vous ?

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