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Protection de l’enfance: à Nantes, les dérives de la Maison d’enfants de Bethléem

29 avril 2024 à 11:51
La vénérable institution concentre toutes les difficultés du secteur. Enfants parfois logés en camping à l’encontre de toutes les règles, violences entre jeunes, administration inadaptée des religieuses... Sans oublier le manque de moyens et de bras.

Des enfants placés refusent de «se faire bouffer» leur commission d’enquête à l’Assemblée

20 mars 2024 à 21:06
Une commission d’enquête sur les défaillances de l’Aide sociale à l’enfance devrait débuter ses travaux début avril. Mardi soir, un «comité de vigilance» d’anciens enfants placés s’est réuni pour organiser la mise sous pression des députés. Objectif: ne pas rater l’occasion d’une réforme radicale.

Des participant·es au «Comité de vigilance des enfants placés», mardi 20 mars 2024, à Paris. © Photo : Mathilde Mathieu / Mediapart

Six mois après l’infanticide de Lisa: au cœur de l’enquête, les adultes qui n’ont pas alerté

16 mars 2024 à 15:43
Il y a six mois, la petite Lisa, 3 ans et demi, mourait chez elle sous un déluge de coups, à Conches-en-Ouche (Eure). Pour n’avoir pas signalé la famille aux autorités, deux enseignants ont été mis en examen, et la justice tente de démêler l’écheveau des responsabilités. Mediapart s’est plongé dans le dossier.

Des peluches, et bougies sont déposées près de la mairie de Conches-en-Ouches en hommage à Lisa en septembre 2023. © Photo Lou Benoist / AFP

Sortie des dispositifs de protection de l’enfance : la HAS publie des recommandations

Par : SanteMentale
7 février 2024 à 12:53

En France, plus de 35 000 jeunes majeurs bénéficient d’une mesure de protection de l’enfance. Afin d’améliorer leur parcours et de renforcer leur autonomie à ...

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Un guide sur la réduction des risques alcool auprès des personnes âgées

Par : SanteMentale
9 janvier 2024 à 09:34

L’URIOPSS (Unir les associations pour développer les solidarités) Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse et l’association Santé ! Alcool et réduction des risques ont conçu un guide ...

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Ma profession de foi

27 janvier 2018 à 15:00

J’ai été éduquée dans un scepticisme roi qui servait en réalité à perpétuer les croyances familiales. Il était de bon ton de critiquer les choses qui nous semblaient farfelues, non-rationnelles, mais les hypothèses à l‘origine de nos propres opinions n’étaient jamais questionnées.

Sans que cela soit clairement établi, dans la pratique, notre système de pensée était intouchable. Toute information qui venait à remettre en cause l’une de nos croyances culturelles, religieuses ou politiques était écartée d’un revers de main, avec une moue sceptique ou une remarque savante en pied-de-nez. Voilà. La discussion s’arrêtait là. Sans aucune curiosité d’aller plus loin, d’explorer de nouveaux territoires.

J’ai mis des années à comprendre ce qu’est le vrai scepticisme : une réflexion hors des dogmes et des idées préconçues, où les hypothèses sont testées, mises à l’épreuve des faits pour être validées ou non.

Je ne parle pas ici du doute pour le doute qui est une pratique stérile, mais de la pensée critique : le questionnement et l’analyse qui permettent une compréhension de ce qui nous entoure, au plus près du réel. En dissociant bien les interprétations des faits ; ce que les choses pourraient être, ce que l’on voudrait qu’elles soient, de ce qu’elles sont réellement.

Il est si tentant de passer outre une information qui remettrait en cause notre système de pensée, nos principes…

De la naissance à l’âge adulte, j’ai été influencée par la religion puis par la spiritualité (suivant notamment la vague contemporaine de l’ésotérisme et des pseudosciences) jusqu’à ce que je comprenne que tout cela me dépossédait de ma propre capacité à penser.

Comme des millions d’autres personnes, inspirée par mon propre conditionnement et un désir de vérité ultime, j’ai accordé du crédit à un principe religieux, à une théorie du complot ou à un remède miracle proposé par la “médecine alternative“.

Non pas qu’aujourd’hui je croie aveuglément à tout ce que les études scientifiques nous disent (nous savons bien que nombre de résultats actuels seront bousculés un jour ou l’autre) mais je pense que la démarche scientifique (hypothèse / expérience / conclusion / nouvelle hypothèse) reste à ce jour le moyen le plus fiable d’observer et évaluer notre monde. Et surtout, de permettre une évolution constructive des idées.

La transcendance existe peut-être. Les fées et les anges peut-être aussi. Mais il n’est plus question pour moi que ma réflexion et mes processus de décision soient phagocytés par des suppositions dont je sais pourtant qu’elles pourraient satisfaire mes questions existentielles.

La diversion, l’endoctrinement et les fake news sont partout, et il est bien difficile d’échapper à leur emprise insidieuse. Aujourd’hui, par mon travail, je veux faire de la prévention sur ces sujets une priorité et inviter tout un chacun à s’éduquer soi-même à la reconnaissance de ses propres modes de fonctionnement mentaux pour éviter l’auto-manipulation.

Cessons de respecter nos idées ! D’où qu’elles viennent. Maltraitons-les, disséquons-les, provoquons-les ! Pour mieux nous respecter nous-mêmes.

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La religion m’a tuer

30 juillet 2016 à 15:00

On nous parle de religions d’amour, de paix, de conscience…

Quand on prétend qu’un texte est « saint », « sacré » ou directement dicté par un être créateur (donc porteur de vérités ultimes, universelles et inaliénables), quand on dit qu’il est un guide utile pour vivre en harmonie, pour trouver ou exprimer le meilleur de soi, pour se comprendre et comprendre le monde… comment alors justifier une seconde qu’on en prenne uniquement ce qui nous plait au moment où ça nous arrange ? Un verset ici, mais pas celui-là plus loin.

Toutes les religions (toutes) demandent explicitement la soumission à leurs dogmes. C’est un fait. Qu’elles se présentent comme pacifiques ou non, qu’on se donne la liberté d’en analyser les textes, de les interpréter ou pas, elles sont toutes porteuses de la violence de l’obéissance et du prosélytisme (à un niveau familial, communautaire ou social) nécessaires à leur survie et sans lesquels l’appartenance religieuse n’existerait tout simplement pas.

Où sont donc l’honnêteté, la morale et le respect de soi et des autres dans tout ça ? Dès lors que nous suivons réellement les « enseignements » d’une religion, nous ne les trouverons jamais. Alors pourquoi faut-il encore et toujours, de près ou de loin, que nous nous accrochions à ces croyances, à ces textes, à ces identités communautaires ? Et de quelle « tolérance » parle-t-on au juste ?

Non. L’honnêteté, la morale, le respect sont à trouver ailleurs ; dans l’éducation et l’auto-éducation à l’observation du réel, au doute, au questionnement et à l’analyse de nos pensées individuelles et collectives, comme élémentaire (et difficile) chemin vers la compréhension de soi et des autres.

Étudier et connaître les textes religieux comme faisant partie de notre patrimoine est une chose tout à fait intéressante. Défendre la « liberté religieuse », c’est défendre directement ou indirectement la liberté de violence, d’ignorance et d’endoctrinement. Les « grands livres » et l’histoire des religions ne cessent de le prouver.

On arrête quand de se mentir ?

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