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Images et sons du Meeting « Expertiser n’est pas soigner »

Salle Ambroise Croizat, le 28 mars 2026

La fresque exposée pour l’occasion a été offerte au Printemps de la psychiatrie le 14 mars par la troupe du Spectacle Pro Bono Publico, qui en réalise une à chaque représentation. On y distingue à peine les dernières lettres peintes, La folie n’est pas une affaire personnelle.

Vidéo de l’Ouverture et de la Table ronde 1 : #SCIENTIFICITÉ

Introduction de la Journée : Patrick Chemla, Delphine Glachant, Cécile Neffati

Argument de la première table ronde : En quoi les discours et promesses de la fondation Fondamental, revendiquant un appui sur la science, sont-ils illusoires et ne tiennent pas la route d’un discours critique et véritablement scientifique Modération : Martin Pavelka, membre de l‘API et du Groupe enfance du collectif des 39 et Clément Fromentin, psychiatre de l’ASM13 et membre de l’Evolution psychiatrique.

Introduction par les modérateurs, à 18 :00

à 20 : 20, François Gonon neurobiologiste et auteur, directeur de recherche émérite à l’Université de Bordeaux : « Psychiatrie : le déclin du modèle bio-médical »

à 28 : 35, Eric Ihuel, infirmier en pratiques avancées : « Impression et réflexion d’un stage IPA en Centre expert »

à 34 : 25, Yann Diener, psychanalyste, auteur et chroniqueur à Charlie Hebdo : « Pour ne pas céder à l’informatisation du langage et de nos pratiques »

à 40 : 33, Richard Horowitz, pédopsychiatre, premier président de la fédération des CMPP : « La psychiatrie extractive »

à 48 : 50, Benjamin Weil, psychiatre de secteur à l’ASM13, membre de l’Evolution psychiatrique : « Pour tout résoudre, cliquer ici »

à 54 : 15, des internes auteurs et autrices d’une tribune dans l’Evolution psychiatrique : « Malaise dans la formation »

Questions et interventions de la salle :

Vidéo de la Table ronde 2 : #SOINS

Quelle idée restrictive et normative du soin est sous-jacente à cette proposition de loi, et quelles alternatives seraient désirables ? En quoi cette loi ne fait-elle qu’accentuer la crise de l’accès aux soins ? Modération : Patrick Landman et Frank Drogoul, psychiatres

à 01 : 02 Collectif Artaud, collectif composé des clubs thérapeutiques (patients et soignants) du secteur psychiatrique rémois 51ZR4, du GEM La Locomotive et de l’association HumaPsy : « L’interclub thérapeutique : espace de résistance, de joie et de démocratie »

à 08 : 21 Serge Klopp, référent psychiatrie du PCF, représentant du PCF au Printemps de la Psychiatrie : « Pour une Santé mentale de qualité et une psychiatrie humaine ! » 

à 16 : 54 Le Fil conducteur Psy, association regroupant depuis 2013 des familles, des patients, et des soignants : « Contre la démolition de la psychiatrie et du soin psychique : ses effets sur les patients et les familles »

à 22 : 52 Bernard Odier, psychiatre, ancien président de la Fédération Française de Psychiatrie et du Conseil National Professionnel de Psychiatrie : « La gradation des soins, un mirage technocratique dangereux en psychiatrie » 

à 31 : 54 Benjamin Gavrois, infirmier, représentant du personnel CGT et membre du collectif de défense du CAC Amado : « Le CAC, quand un modèle de psychiatrie de secteur à reproduire est sur le point de disparaître »

à 38:05 Charles Olivier Pons, pédopsychiatre, chef de pôle dans le Jura, président de l’USP et co-président de la Croix Marine du Jura : « Passez vos enfants à la machine… ou passez votre chemin » 

à 42 : 59 Jean-François Delaporte, psychiatre des hôpitaux, Gonesse : « Les reconfigurations du soin : la dérive vers le non-soin en psychiatrie »

à 52: 02 Manuella De Luca, psychiatre, professeure de psychologie à l’université Paris Cité : « Dispositifs thérapeutiques en extension »

Questions et interventions de la salle :

à 05 : 25 Soignantes de la Fondation Vallée

à 13 : 10 Millau cherche psychiatre !

Vidéo de la Table ronde 3 : #FINANCEMENTS

En quoi cette proposition de loi, prétendument inscrite dans une démarche d’économie budgétaire, s’inscrit-elle dans une vision néolibérale largement compatible avec la privatisation lucrative de la psychiatrie ?
Modération Catherine Skiredj-Hahn et Pascale Beau

à 0:50, Emmanuel Venet, écrivain, psychiatre : « Comment économiser 18 milliards par an en psychiatrie ? »

à 08:03 audio d’une journaliste, autrice et réalisatrice de documentaires et reportages sur la psychiatrie : « Privatisation de la psychiatrie »

à 14 : 47 Julia Duplessy, infirmière, adhérente CGT, membre du collectif pour l’avenir des hôpitaux de Saint-Maurice et les Murets : « Quelles ressources financières pour les luttes? Comment se trament nos alliances ? »

à 23: 02 Mathieu Bellahsen, psychiatre, lanceur d’alerte et auteur de plusieurs ouvrages : « Capital algorithmique et e-santé mentale » 

à 34:50 Albert Ciccone, professeur émérite de psychopathologie et psychologie clinique (université Lumière-Lyon 2), psychologue, psychanalyste, président de l’association Convergence des Psychologues en Lutte : « Le dispositif « Mon soutien psy », un pognon de dingue » 

à 42: 10 Jocelyne Goût, animatrice de la commission nationale de psychiatrie de la CGT : « Une réforme de financement contre le soin psychique » :

à 48:36 Collectif pour le Soin Psychique 13, collectif constitué récemment à Marseille afin de collectiviser la réflexion et les actions concernant le soin psychique de demain. : « Éthique et politique des financements du soin psychique » 

à 56:21 Marie-José Cortes, psychiatre, présidente du Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH) : « Et ça ne fait que commencer… » 

Questions et interventions de la salle :

Vidéo de la Table ronde 4 : #DEMOCRATIE

En quoi la démarche même des centres experts vient attaquer la démocratie et le service public, au bénéfice du marché financier et algorithmique ? En quoi cette proposition de loi ne fait-elle que démontrer l’absence de pilotage de la psychiatrie, résultant en un abandon des patients et des familles ?
Modération : Sandrine Deloche, pédopsychiatre et psychanalyste, et Geneviève Henault, psychiatre à l’hôpital public.

à 2:13 Jean-Luc Landas, militant de la LDH et de la Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, praticien hospitalier en anesthésie-réanimation retraité : « Du soin inaccessible à l’illusion du soin »

à 8:58 Lætitia Clair, porte parole d’un collectif de parents, amis et personnes autistes pour promouvoir une approche respectueuse de leur singularité : « Inclusion à domicile : l’aidant familial, une pièce dans l’industrialisation du soin » 

à 15 : 57 Florence Harang, éducatrice spécialisée en pédopsychiatrie, militante Sud Santé Sociaux : « Peut-on encore parler de démocratie ? » 

à 22 : 12 Patrick Belamich, psychiatre psychanalyste, ancien président de la Fédération des CMPP : « Prendre soin des soignants » 

à 29 : 13 Anaïs Peucheret, infirmière de formation et cadre de santé depuis 2011, centre Antonin Artaud à Reims, consultante en CPCT : « Entre gestion et transfert : le cadre de santé comme garant d’un lieu pour le sujet » 

à 34:41 Pierre Dardot, philosophe, Université de Paris Nanterre : « Les pratiques du commun comme alternatives à la psychophobie » 

à 41:51, texte de Mathieu Leonard, rédacteur en chef de la revue Soin’Soin, journal de réflexion sur le soin psychiatrique fait par des usager.es.( lu par Marianne Foiselle) : « Apport de la santé communautaire et importance de la participation de l’usager.e. »

à 46:27 Tahra Moulay, psychologue clinicienne, psychothérapeute, CMPP/BAPU : « L’élan pour sortir de l’entre-soi : se relier et lutter pour un futur désirable » 

Questions et interventions de la salle :

plus de photos sur le blog du collectif des 39.

Voici les Actes du Meeting en téléchargement :

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Est-ce à l’État de prescrire le soin juste ?

Quand la HAS se veut tentaculaire…

Une scientificité à géométrie variable

Dans sa lettre ouverte du 17 avril 20261, la Haute Autorité de Santé tenait à rappeler quelques principes face aux pressions de certains industriels. Tout d’abord son « rôle précis », à savoir « évaluer, en toute indépendance […] à partir des données disponibles ». Nous pourrions nous en réjouir, mais nous en sommes surtout étonnés. Dans le champ de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie, l’impartialité revendiquée semble écartée. Toutes les données disponibles ne semblent pas avoir été étudiées, ou alors différemment. Comment sont examinés les dossiers ? A partir de quelles études scientifiques et avec quelles vérifications ? Rappelons à ce titre le guide de pratique clinique sur le diagnostic et le traitement des troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les enfants et les adolescents2, dont les biais et le manque d’objectivité ont été soulignés dans un article de la revue « Prescrire »3. Dans cet article, ces recommandations constituent un « guide à écarter ».

Une absence d’ouverture et un refus de la contradiction

Plus loin dans sa lettre, le collège de la HAS précise : « les usagers sont membres de toutes nos commissions et contribuent aux évaluations ». Nous serions très intéressé.es de connaître ces usagers et leurs nominations dans les commissions, quand nous connaissons les nominations de certains membres décisionnaires dont les conflits dintérêts ont été maintes fois soulevés.

Plus loin encore, il nous est expliqué le fonctionnement de la HAS : « Collégialement, nous analysons, nous débattons, nous entendons les points de vue dissonants, toujours guidés par l’exigence scientifique. Une fois publiés, nos avis peuvent légitimement être discutés. C’est le propre de la science. »

Là encore, nous nous étonnons de cette revendication de la HAS qui ne semble pas s’appliquer cette « recommandation de bonnes pratiques » dans tous ses champs d’exercice, et notamment pas en psychiatrie et pédopsychiatrie. Des décisions sont prises en lieu et place des professionnel.les qui se voient dépossédé.es de leurs compétences, avec maintenant le risque dune opposabilité des RBPP, en complète contradiction avec leur code de déontologie professionnelle. La HAS déclare entendre les points dissonants, mais quand a-t-elle entendu l’appel récurrent d’une grande partie des professionnel.les sur la question de l’autisme, des troubles de l’attention et de l’hyperactivité et des « troubles neuro-développementaux » ?

Ce problème du manque de contradictoire est clairement relevé dans le rapport annuel 20254 du déontologue de la HAS, M. Robert Gelli. Celui-ci pense en effet « utile de mettre en place un groupe de travail interne pour essayer de définir une doctrine » sur les potentiels liens intellectuels des experts auxquels la HAS fait appel. Il estime que le lien intellectuel « peut être susceptible de constituer un conflit d’intérêts lorsqu’il est de nature, par son intensité, sa rigidité ou son lien précis des travaux à compromettre l’impartialité réelle de la personne ».

Une neutralité poreuse aux intérêts idéologiques et financiers

La HAS récolte ce quelle sème: des lobbyings. En se voulant à toutes les places, elle ne peut qu’attiser les convoitises marchandes et perd sa place de tiers, son autonomie de pensée.

Dans notre secteur du soin psychique, elle pêche par son médico-centrisme, finalement loin des directives de l’OMS qui prônent la prise en compte de contexte de vie des populations dans les questions de santé publique. Même en santé somatique, les professionnel.les soignent des patient.es et non une maladie. Les médecins le savent bien, il y a des personnes dont le traitement ne pourra être que médical, et pour d’autres il ne sera que chirurgical, d’où la nécessité de leur autonomie, de leur liberté de prescrire. La HAS l’a elle-même écrit5 : « Les recommandations de bonne pratique sont des synthèses rigoureuses de l’état de l’art et des données de la science à un temps donné. Elles ne sauraient dispenser le professionnel de santé de faire preuve de discernement dans sa prise en charge du patient qui doit être celle qu’il estime la plus appropriée, en fonction de ses propres constatations. » Et le Conseil d’État dans une décision du 7 juillet 2021 (438712)6 rappelle : « une recommandation de bonne pratique […] ne dispense [pas] le professionnel de santé de rechercher pour chaque patient la prise en charge qui lui parait la plus appropriée ».

Comment alors ces recommandations, rédigées pour aider le praticien à exercer son art, tendent-elles à la création d’un modèle unique, qui serait le seul reconnu par les autorités de contrôle et de tarification ?

Parce que la HAS, organe de l’État, fait surtout des choix politiques, et non des choix scientifiques. Elle le dit elle-même dans sa lettre ouverte : « L’impartialité de la HAS permet de concilier le « mieux soigner » et le « mieux dépenser », avec le souci permanent d’assurer la pérennité de notre système de santé ». Le « mieux dépenser » n’a rien à voir avec la science. En revanche le « mieux dépenser » pourrait clairement être contrôlé par les ARS à travers des recommandations devenues « opposables ».

Peu à peu, la HAS cherche à étendre son influence : après avoir récupéré les missions de l’ANESM, elle s’invente juriste avec l’opposabilité de ses recommandations, et voudrait maintenant récupérer les missions de formation « scientifique » des professionnels de santé7. Nous dénonçons cette centralisation des pouvoirs qui détruit la richesse du soin et va à l’encontre de pratiques éthiques.

Une éthique flexible

Pour rappel, la HAS écrit elle-même dans ses recommandations8 que la réflexion éthique est une « réflexion collective associant une pluralité de points de vue […] déclenchée pas des situations concrètes singulières ». « C’est un processus de va-et-vient du singulier au général […] qui requiert du temps », « implique l’ouverture » et « nécessite la recherche d’apports extérieurs ». Elle précise même : « La réflexion éthique ne dispense pas les professionnels de leur responsabilité. Les décisions en situation appartiennent aux acteurs de terrain, qui ont intégré les questions et conclusions de l’instance éthique dans leur réflexion ». Et pourtant elle s’obstine à vouloir imposer des protocoles uniformes et généralisés dans les établissements de soin ! Alors que les RBPP, faut-il le rappeler, se font sur « l’état actuel des connaissances scientifiques » qui par définition évoluent constamment.

La HAS, via ses recommandations éthiques, alerte sur un risque d’infantilisation de l’autre (« c’est pour son bien ») et un risque d’indifférence à son égard (« c’est son choix ») concernant les usagers. Qu’en est-il pour les professionnels de terrain qu’elle ne cesse de mépriser?

La psyché humaine est tellement complexe qu’elle n’obéit à aucune causalité, simple et univoque, et se moque des réductions idéologiques. Toute approche privilégiant une réponse unidimensionnelle est nécessairement à côté. La psychiatrie de précision, c’est la psychiatrie du singulier dans un environnement familial, social et sur un territoire donné ! Seul l’empirisme des praticiens détermine la validité des pratiques.

Nous dénonçons les positions doctrinales de la HAS qui, derrière un discours de neutralité et d’ouverture, a en réalité perdu son obligation de démocratie, son éthique et son exigence de pluralisme dans l’orientation des pratiques.

Le Printemps de la psychiatrie

Le 4 mai 2026

1 https://www.has-sante.fr/jcms/p_3947208/en/lettre-ouverte-du-college-de-la-has-defendre-l-independance-scientifique-face-aux-pressions

2 https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-09/tdah_enfant_recommandations_mel.pdf

3 https://www.prescrire.org/avis-sur-des-guides-de-la-has/505-troubles-deficitaires-de-l-attention-chez-les-enfants-et-adolescents-des-recommandations-biaisees

4 https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2026-04/dir1/rapport_annuel_du_deontologue_de_la_has_-_2025.pdf

5 https://www.has-sante.fr/jcms/c_418716/fr/methodes-d-elaboration-des-recommandations-de-bonne-pratique

6 https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000043799746

7 Proposition de loi de la droite et du centre en ce sens : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2186_proposition-loi

8 https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2018-03/reco_ethique_anesm.pdf

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Invitation : Meeting le 28 mars 2026 !

Le Printemps de la psychiatrie organise un meeting le samedi 28 mars 2026 sous le titre : « Expertiser » n’est pas soigner – Quelle(s) psychiatrie(s) pour demain ? afin de mobiliser contre le vote de la Proposition de Loi N° 2249, déjà passée au Sénat.

Il se tiendra à la Bourse du travail de Paris, en accès libre. Save the date !

Le meeting a été annoncé hier aux députés, avec le message suivant : 

« Mesdames et messieurs les députés,

En décembre 2025, la proposition de loi N°385 visant à intégrer les centres experts dans le code de la santé publique a été votée au sénat. Elle est maintenant en attente de débats à la commission des affaires sociales de l’assemblée nationale, sous le N°2249.

Cette PPL, si elle devait être votée à l’assemblée nationale, entraînerait d’importants remaniements dans l’organisation des soins psychiatriques.

Elle instaure notamment trois niveaux d’accès aux soins.

Un premier niveau avec les médecins généralistes, les psychiatres, psychologues et infirmiers libéraux ; un deuxième niveau avec les structures publiques généralistes (Centres médico-psychologiques, hôpitaux de jour, centres d’accueil et de crise) ; un troisième niveau avec les centres universitaires, les centres experts et centres spécialisés (traumatisme par exemple).

Cette nouvelle organisation des soins psychiatriques suscite un certain nombre de questions et d’inquiétudes auprès des professionnels du soin psychique et de plus en plus de personnes concernées, patients et familles.

Le Printemps de la psychiatrie organise une journée d’échanges et de débats à ce sujet le samedi 28 mars 2026 à la bourse du travail, 3 rue du château d’eau, Paris 10e, de 9h à 17h.

Nous comptons vivement sur votre présence afin de vous sensibiliser aux questions que pose cette proposition de loi et afin d’échanger avec vous qui allez voter prochainement pour ou contre cette PPL.

Delphine Glachant, pour Le Printemps de la psychiatrie »

Plusieurs tables rondes seront au programme (encore en cours d’élaboration), autour des thématiques « Scientificité », « Soins », « Financement » et « Démocratie ».

Pour avoir le choix du visuel dans vos partages, voici une deuxième version de L’INVITATION !

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From the Economy to the Sumbonomy*

On a foundation of Symbiocene life law based on ghehds, we need to develop a replacement concept for economics, one immersed in symbiosis. As was argued in chapter 4, the term ‘economy’ is based on ‘oikos,’ or the Greek word for the household. The general meaning relates to the (male) management of the household. The new term, ‘sumbonomy’ (sum-bon-o-mee), in addition to the ‘sumbios’ (living together) and ‘nomia’ (to manage), has echoes of the ‘summum bonum,’ a Latin expression for the highest or ultimate good. The French word ‘bon’ also means good. The ‘economy’ of the Anthropocene is replaced by the sumbonomy of the Symbiocene.

As such a social structure does not yet exist, I can only offer speculative thoughts on what form it might take. The sumbonomy is the highest form of practical living humans can undertake for a good life. The sumbonomy is the material foundation for humans living in nature, and we can now create the new conceptual domain of sumbonomics. It has a transdisciplinary partner in sumbiology, or the study of humans living together with each other and other forms of life.

Contrary to the degrowth movement, this conceptual domain can align human enterprise with the symbiotically generated growth that can be found in life. To generate this type of growth, we will need new, creative forms of design and technology based on symbioactive production and benign symbiomimicry. It is from the microcosm—the fungi, algae, bacteria, and archaea, the building blocks of complex life—that the human sumbonomy can be created.

The sumbonomy will be the result of sumbiocentric thinking and, because of the potential for mersis in the Anthropocene, will require the most intense period of genuine growth since the Industrial Revolution. I wish to see the pro-parasitic or terraphthoric (earth destroying) ‘economy’ of the Anthropocene totally replaced by the terranascient (earth-creating) ‘sumbonomy’ of the Symbiocene.

Fossil fuels are finite reserves of energy that can be used only once and are not able to be regenerated in meaningful geological time frames, and similar considerations apply to an insane economy that becomes dependent on “rare” earth elements and compounds. Fossil fuels, because of their finitude, can be owned and traded for wealth maximization. Rare earths are like diamonds. While the current technologies we use to generate renewable energy can be privately owned, the source of that energy, the sun, cannot.[i]

In switching from private property ownership and extraction rights to symbiotically produced resources respectful of the ghehds (intersecting life interests) of free-living microorganisms, we metamorphose from the Anthropocene to the Symbiocene. In doing this, we give microorganisms the space and resources to do what they would want to do anyway, such as reproduce and grow. That is how we shift from the scarcity of fossil fuel energy and materials to the abundance of life forms powered by the sun, plants, and microorganisms, from morbid dead carbon to vital living carbon.


[i] Ralph Nader is supposed to have said “The use of solar energy has not been opened up because the oil industry does not own the sun.” The other way of putting this quote would be to argue that if the oil industry owned the sun, we would have had sun powered renewable energy for everything by now. The good news is that nobody can own the sun as it is an inviolable common with an inviolable ghehd that is more powerful by quantum leaps than all the corporations and despots of the world combined.

*Draft material from The Symbiocene: Our Only Future (2027), Cornell University Press.

AI generated image of a solar shrine where humans once again pay homage to our energy common, the Sun.

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The Wasp and The Orchid*

I am of the view that the abstractions we call ‘ecosystems’ arise out of a limited view of symbiotic relationships in particular places on Earth. If you are a ground orchid, for example, the symbiotic association you have with unique mycorrhizal fungi and a species-specific pollinator determines the limits of your symbiotic distribution on specific parts of the planet.

The story of the Western Australian underground orchid and its three-way symbiotic relationships between termites, fungi, and a particular tree is instructive here.[i] It takes detailed biological investigation to find the vital ‘components’ of symbiotic interconnection. The question is, are those identified components the limits of a form of symbiotic life that sets the territorial limits of an orchid’s symbio-system?

It was an amateur botanist in Australia in the 1920s who, I would like to think had a profound influence on the development of modern French symbiotic realist philosophy. Gilles Deleuze and Felix Guattari, in A Thousand Plateaus (1987), relied, to some extent, on the discovery by Edith Coleman (1874–1951) of a non-obligate symbiotic relationship between certain types of native wasps and ground orchids.[ii]

Coleman was the first to observe that the orchid creates an organic structure that so successfully imitates the shape of the external reproductive organ of a female wasp that the male wasp, in copulating with this fake ‘organ,’ ensures that the orchid’s pollen is transferred via its body to another orchid. Coleman’s publication, ‘Pseudocopulation of orchids by wasps,’ published in 1928-9, became the inspiration for a philosophical school of thought based on the symbiotic relationships that underpin the spaces of possibilities in life. As Deleuze and Guattari put it:

How could movements of deterritorialization and processes of reterritorialization not be relative, always connected, caught up in one another? The orchid deterritorializes by forming an image, a tracing of a wasp; but the wasp reterritorializes on that image. The wasp is nevertheless deterritorialized, becoming a piece in the orchid’s reproductive apparatus. But it reterritorializes the orchid by transporting its pollen. Wasp and orchid, as heterogeneous elements, form a rhizome.[iii]


[i] Hardach, Sophie, 2025. ‘It lives underground and is fabulous’: The race to save the world’s rarest orchid. BBC: https://www.bbc.com/future/article/20250925-the-race-to-save-the-worlds-rarest-orchid

[ii] See: Clode, Danielle. 2018. The Wasp and The Orchid: The remarkable life of Australian Naturalist Edith Coleman. Sydney: Pan Macmillan.

[iii] Deleuze Gilles and Felix Guattari. 2013 (1987). A Thousand Plateaus: Capitalism and Schizophrenia. Trans Brian Massumi. London, Bloomsbury. 9.

*Draft material from my new book, The Symbiocene: Our Only Future (CUP 2027).

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Rivers are Not Alive, Until they have Ghehds

Case studies, such as the granting of personhood and so-called rights of the Whanganui River in New Zealand, also expose the failure of the rights approach to the protection of life in nature. While aspects of traditional Māori culture and its stewardship practices are respected in the Te Awa Tupua legislation protecting the river, surprisingly the use of water by other rights holders from the river is not subject to the treaty and the rights of the river. Pre-existing water rights, including water extraction for hydroelectric power, are not extinguished by Te Awa Tupua and as summarized by Erin O’Donnell and Elizabeth Macpherson:

Te Awa Tupua of New Zealand directly grants legal rights to the river, combined with statutory river values and a clear voice for the river, in the form of the guardians. However, Te Awa Tupua is the only example in which the legal person does not hold rights to use water in the river. Although Te Awa Tupua has a clear voice, it lacks the power to use it effectively, which limits its ability to achieve environmental outcomes.[i]

A river that has its use of water excised from the protection of Te Awa Tupua is a river in name only, and the aim of reconceptualizing the river as an “indivisible and living whole, comprising the Whanganui River from the mountains to the sea, incorporating all its physical and meta-physical elements”[ii] becomes a cruel farce.

The voice of a river must include its water; otherwise, it is rendered mute. River water guardians without an active voice and a place where it can be heard remain in a state of colonialism where British capitalist rights rule and extractive ‘wrongs’ are ‘legally’ committed. Just some of those ongoing ‘wrongs’ and threats include the extraction of water for hydropower, nitrate pollution of the water from dairy herds, the extraction of water for an ever-increasing dairy herd, riverbed gravel extraction for roads and railways, and mining the riverbed and the discharge seabed for rare earths and minerals.

Multinational dairy companies like Fonterra Oceania [iii] have a strong lobby voice, and their pressure has seen a conservative national government, in the name of expansion of extractive industries, attempt to rescind aspects of environmental protection of freshwater. [iv] International demand for rare earths and minerals has seen the USA government put pressure on NZ to be a world supplier of these highly valued extractive ‘resources.’ [v] As we saw above with Roman law, atomistic rights can be given and such rights can be capriciously taken away.

The Whanganui River is not alive, but life forms (fish, birds, humans, plants, and microorganisms) inhabit every ‘abstracted’ element, such as the water in the river channel, the hyporheic zone, the riverbed, the floodplain, the estuary, and wetlands. [vi] These abstracted ‘parts’ can be considered as the nested entities I call nisedoms. Noongar people called it a wagyl. Within those nisedoms, there are now humans [vii]. Each abstracted entity has a voice, expressed in culture and science, that collectively constitutes an inviolate ghehd for the water of the Whanganui River. Unite these voices, and the ghehd protecting the Whanganui can become powerful. It needs to be powerful because the inherent injustice of the deliberately complex rights-based system of law and protection is exposed the world over, but particularly in NZ. [viii]

Ghehds, once acknowledged, can never be fragmented or rescinded, as they express and represent voices of a whole and, if including a human presence, a new public symbiosis. In the existential reality of rivers, the ghehd must ultimately rest with the totality of its unsullied water as it enters, unites, and ‘touches’ all levels of life in the nisedom.

We now know why the voice of water was silenced by Pakeha [ix] in the case of the Whanganui, as it is the very thing that unites the whole. Unless we shift from isolating rights to unifying ghehds, the voices that associate will continue to be silenced by the voices that violate symbiotically unified entities for selfish gain. Alienated selfishness is better described as ‘symbiocide‘.

Beyond human polycentric decision-making attempting to reconcile competing rights, ghehds-based law will place priority on the integrity of the whole entity, for example, a river, forest, ocean, or the atmosphere. All abstracted nisedoms will be returned to the commons and treated as such by their human guardians. If someone wishes to ‘develop’ an entity protected by a ghehd, they will have to convince all voices of a nested system that they will do no harm to the integrity and health of the whole. That should put a brake on ignorant Anthropocene extraction, dysbiosis and symbiocide..

[Draft material for a new book on the Symbiocene]


[i] Voice, power and legitimacy: the role of the legal person in river management in New Zealand, Chile and Australia: https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13241583.2018.1552545

[ii] (Te Awa Tupua Act s12)

[iii] https://www.fonterra.com/au/en/about-us.html

[iv] https://www.phcc.org.nz/briefing/government-cannot-achieve-enduring-freshwater-policy-siding-narrow-commercial-interests

[v] https://www.1news.co.nz/2026/02/07/us-discussing-critical-mineral-extraction-on-new-zealand-soil/

[vi] Water ‘abstraction’ is the physical abstraction of water from a water resource for use.

[vii] Maori have occupied NZ since the mid-13th century, Europeans since the early nineteenth century.

[viii] NZ is considering the abolition of the separate environment ministry in favor of a super ministry for development.

[ix] European colonists in NZ.

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A Nisedom

We have no specific word in English to convey the idea of intricately nested entities where life forms exist within other life forms, within other life forms … at various scales.  Perhaps such nested ontologies can be more adequately understood and defined as existing within a ‘nisedom.’ [i]

The wisdom needed to comprehend such nisedoms has yet to be created in science-based policy. It is this type of ignorance that leads to the failure of development impact assessment to consider the interests of symbionts such as those affected by fracking the Earth for gas and petroleum. As stated within Earth Emotions (2019):

Now that we know that there is a deep Earth microbiome, it suggests that we must take extra care when drilling into the Earth. Pushing water and chemicals into the Earth in search of gas (fracking) and the subsequent release of huge amounts of waste water involves major disturbance of this realm of life. Where is the section, in the current environmental impact statements for fracking, on the impact on deep symbiotic microbes? Breaking symbiotic bonds is beyond an ‘impact’: it is an assault on a deep foundation for life.”

Rudely awakening ‘resting’ residents within a nisedom can be a traumatic experience and lead to unexpected consequences. The Noongar people of South Western Australia have great respect for the Wagyl or great serpent of the Dreaming. The Wagyl not only created surface fluvial geomorphology such as river channels, but it also was responsible for underground springs and water sources (aquifers). Disturb the surface and you just might disturb the depths.

The nisedom and the Dreaming have many connections and they meet where fracking of river catchments is proposed.


[i] {Defined as Babushka (Russian Doll) or nested ontologies. Nisedom: Etymology, From *ni (“down”or ‘in’ ) + the root *sed- (“sit”) + (d)om, house. A variation on nisdos: from *ni (“down”) + the root *sed- (“sit”) + *-ós. Literally “where [the bird] sits down”.(TFD)

Image by AI at my instructions.

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Les algorithmes contre la société

Le 4 avril 2025, je publie un court essai aux éditions La Fabrique, Les algorithmes contre la société (176 pages, 14 euros, extraits en ligne).

Cet essai parle de la transformation algorithmique de nos sociétés pour pointer, d’abord et avant tout, leurs défaillances massives. Des algorithmes de la CAF à Parcoursup, en passant par les systèmes de recrutement automatisés, les usages du marketing et les systèmes de fixation des prix et des salaires, il tente de montrer que nous sommes cernés par des systèmes dysfonctionnels, qui, sous couvert d’un calcul toujours plus granulaire du social, produisent de l’opacité, de la discrimination et nous empêchent d’exercer nos droits à les contester.

Le livre n’est pas qu’un réquisitoire, il fait aussi des propositions. J’espère qu’elles vous stimuleront ! Ce que je défends, c’est qu’on ne peut pas parler de progrès technologique sans progrès social. Et à ce jour, tout ces systèmes visent à restreindre le social plus que le libérer.

Avec les éditions La Fabrique, nous avons souhaité faire un livre court, très accessible, qui fourmille d’exemple et qui propose en même temps un recul critique pour comprendre les enjeux de ces transformations. Vous nous direz si nous y sommes arrivés.

Sommaire
Coincés dans les fausses promesses de la révolution numérique
I. Des calculs massivement défaillants
II. Calculer, c’est discriminer
III. Du marketing à l’économie numérique :
la discrimination pour le profit
IV. De l’autoritarisme du numérique au risque fasciste des calculs
V. Calculer autrement !

Amis lecteurs, vous pouvez précommander le livre dans toutes les librairies. Des rencontres en librairie sont déjà prévues à Paris, à Rennes… et j’espère, amis libraires, que nous aurons l’occasion d’en organiser de nombreuses autres, partout ailleurs ! Pour cela, je vous laisse contacter directement les éditeurs.

Amis journalistes, pour obtenir un service de presse, il faut contacter Antoine Bertrand – 06 24 30 29 07 – antoinebertrand1@gmail.com – attaché de presse pour de nombreuses maisons d’éditions.

Pour des demandes d’interventions qui ne concernent ni la presse ni les librairies, toutes mes coordonnées sont accessibles sur la page à propos de cet espace. Et si vous souhaitez prolonger votre lecture, je vous invite à vous abonner au média en ligne que j’anime depuis un an, Dans les algorithmes.

Cette page sera mise à jour pour signaler les recensions du livre, les interviews et les tribunes qui lui seront liées.

C’est une très belle maison que je rejoins et j’en suis très heureux. Je n’aurai jamais assez de remerciements pour Irénée Régnauld qui nous a présenté et qui a rendu ce livre possible. Merci à Jean, Stella et toute l’équipe de La Fabrique pour leur formidable accompagnement.

Recensions, interviews, interventions, rencontres :

Les livres qui citent “Les algorithmes contre la société” :

Joie de pouvoir jouer à Google Books désormais, en pointant vers les livres qui citent le mien (pour ceux que je repère) :

A venir :

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Avec mes excuses… algorithmiques

Mea culpa maxima !

Vous qui me lisez ici, qui êtes abonnés à ce blog automatiquement par RSS ou par mail, êtes assurément mes plus fidèles lecteurs… Et en fait, si vous ne me suivez pas sur les réseaux sociaux, vous n’êtes peut-être pas au courant que j’ai lancé un nouveau média. Il s’appelle Dans les algorithmes, et je veux croire que son titre dit clairement son objet. Il souhaite apporter à tous de la matière pour mieux comprendre les transformations sociales que produisent les données et les calculs sur la société. Ce média en ligne (pour l’instant une simple newsletter que nous transformerons en site à la rentrée) a déjà produit 8 numéros (que vous pouvez lire par là). Et je ne vous préviens que maintenant. Je m’en excuse platement… mais ces dernières semaines ne m’ont pas laissé beaucoup de temps pour revenir vers vous. Le lancement, le rythme de production élevé m’a accaparé. Ce n’est pas une excuse suffisante, je le reconnais. J’espère que la disponibilité des contenus viendra compenser ce manquement des plus grossiers.  

Ce nouveau média est le fruit d’un long travail et de discussions avec beaucoup d’acteurs. Mais comme toute aventure, il est avant tout le fruit d’une rencontre. Cette rencontre, c’est celle de François-Xavier Petit, président de Matrice. Je l’avais rencontré une première fois en 2019, alors que Matrice n’était encore qu’une école du web un peu iconoclaste. C’est lui qui est venu me chercher en apprenant la fin de l’aventure de la Fing. De discussions en discussions, nous nous sommes retrouvés sur un même constat : le monde du numérique a besoin de comprendre ses transformations et de bâtir des alternatives. Sur la base de ce constat nous avons monté Vecteur, une structure associative pour porter le média et ses ambitions, pour rassembler ceux qui ne se sentent pas vraiment à l’aise avec les développements actuels du numérique. Durant de longs mois, il a fallu frapper à de nombreuses portes, tenter de convaincre ceux qui pourraient se retrouver dans ces constats pour nous soutenir et nous aider à démarrer. Ce ne fut pas le plus facile et nos efforts n’ont pas toujours été couronnés de succès. Avec patience pourtant, nous avons réussi à monter la structure et à trouver nos premiers soutiens. Il nous en faudra bien d’autres pour continuer, mais nous partons confiants. Nous restons persuadés que nous avons besoin d’améliorer le niveau de discussion sur le numérique et encore plus à l’heure de l’IA. On espère que les très nombreuses pistes que nous avons déroulées dans ces 8 numéros agiront comme un démonstrateur pour que les acteurs du numérique se réinterrogent ensemble sur ce qu’ils déploient et mettent en place et se retroussent collectivement les manches pour faire mieux. 

C’est pourquoi, outre le média, le grand chantier qui va m’animer dans les mois à venir, consiste à ouvrir la discussion sur les systèmes du travail. J’ai l’impression qu’il y a là un levier pour tenter d’interroger les limites des systèmes de calcul du fait de leurs effets très concrets sur les gens. 

Nous sommes à la recherche de partenaires qui souhaitent venir creuser leurs responsabilités RH dans un monde automatisé. De chercheurs et de militants qui travaillent sur les enjeux des système d’embauches automatisés, des usages des plateformes d’emplois par les demandeurs d’emploi, des systèmes de planification d’horaires et des systèmes d’évaluation des personnels comme de surveillance au travail. Si vous avez des idées, si vous voulez me présenter des acteurs, n’hésitez pas à m’écrire

Un grand merci aux équipes de Matrice pour leur patience et leur énergie. Un grand merci à ceux qui ont parié sur le projet : Jérémy Lamri, Christian Fauré, Hélène Halec. Un grand merci au ministère de la Culture pour son soutien. 

Hubert

PS : ce blog ne va pas fermer pour autant même s’il sera certainement bien moins alimenté qu’il ne l’était. Mais il est probable que j’ai encore besoin de cet espace pour parler de quelques lectures qui n’auront pas leur place dans le média. 

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« La conscience politique. Un portrait cinématographique de Geoffroy de Lagasnerie » par Léolo Victor-Pujebet

Pendant plusieurs années, Léolo Victor-Pujebet a travaillé à un film sur mes écrits et les principaux thèmes de mon travail, mes relations et mes engagements.

« Le portrait de Geoffroy de Lagasnerie, à travers fragments du présent, archives, lectures et voix proches. Un film où la pensée politique s’éprouve dans les gestes, l’amitié et les luttes, et où le cinéma devient un espace de circulation vivante de la pensée et interpelle. A travers l’œuvre du philosophe Geoffroy de Lagasnerie, ce film est une invitation à la lutte, pensée aux côtés d’Assa Traoré, Edouard Louis, Didier Eribon et d’autres alliés, engagés pour ouvrir la voie à une émancipation collective.»

Le film s’intitule « La conscience politique. Un portrait cinématographique de Geoffroy de Lagasnerie »

Avec la participation de Emmanuelle Béart, Rachida Brakni, Edouard Louis et Mathieu Morel.

Le film circulera en festivals et en avant-premières courant 2026, avant une sortie en salles le 6 janvier 2027

DATES DES PROJECTIONS EN FESTIVALS ET AVANT-PREMIERES (régulièrement mises à jour) :

  • 27 mars 2026, à Paris, au Festival international du documentaire cinéma du réel. Infos ici.
  • 03 juillet 2026, au Cinéma Le Balzac à Paris, dans le cadre du Festival Avant-premières des Cinémas indépendants Parisiens. Séance à 20h30 suivi d’un débat sur « Cinéma et luttes aujourd’hui : que faire? » avec le réalisateur et moi. Tickets ici.

Contact : leolopujebet@gmail.com

Image : Leolo Victor Pujebet

Production : Local Films, Les Fougères, Les Autres Films

Montage : Léolo Victor-Pujebet, Noémie Fy

Musique : Baptiste Lagrave

Distribution : Léopard Films

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Opération Venezuela : le retour des empires | #PAUSE

NB: il y a eu un problème au montage avec une première version, le son était décalé. Voici la verion "propre". Désolé pour ça.


Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l’ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".


Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une opération militaire éclair. L’événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d’un narco-État, d’autres un retour assumé à l’impérialisme le plus brutal.

Mais si l’on s’arrête à l’indignation ou à l’approbation morale, on passe à côté de l’essentiel.


Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l’ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d’empire, de sphères d’influence et de rapports de force nus. De l’énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.


Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l’Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.

Le Venezuela n’est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d’un monde qui change beaucoup plus vite qu’on ne veut l’admettre.



Episode enregistré le 05/01/2026


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[EXTRAIT] - Stefan Zweig : L’histoire se répète-t-elle ?

Extrait de l’épisode “inspiration” consacré au livre de Stefan Zweig “Le monde d'hier”.

Voici le titre de l’épisode complet si vous souhaitez aller plus loin : L’histoire se répète-t-elle ? - Stefan Zweig | #inspiration



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Violence sur nos écrans : la banalisation du mal | #PAUSE

Pourquoi une scène ultra-violente dans une série nous atteint moins qu’avant ? Pourquoi faut-il aujourd’hui plus d’intensité, plus de choc, pour ressentir quelque chose ?


Dans cet épisode, on part d’un simple décalage vécu devant un écran pour remonter un fil beaucoup plus large : un siècle de fiction, l’économie de l’attention, l’explosion des images réelles filmées au téléphone, et notre système nerveux qui s’habitue sans nous prévenir.

On explore ce que la psychologie sait de la désensibilisation, ce que la sociologie dit de la disparition des médiations collectives, et ce que tout cela change dans notre rapport au tragique, aux autres, et au monde qui nous entoure.


Un épisode pour comprendre comment notre seuil sensible se déplace, et comment continuer à regarder sans s’éteindre.


Épisode enregistré le 21/11/2025


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Steve Bannon : le plan du stratège du populisme mondial face à The Economist | #INSPIRATION

Steve Bannon a accordé une longue interview à The Economist.

L’ancien stratège de Donald Trump, cerveau du mouvement MAGA et figure centrale du populisme mondial, y annonce sans détour que Trump aura un troisième mandat en 2028.

Il parle d’un “plan” pour contourner la Constitution, d’une stratégie de “prise de contrôle et de purge des institutions”, et d’un réseau international de forces nationalistes prêtes à remodeler le monde politique occidental.

Pourquoi The Economist, symbole du libéralisme global, lui donne-t-il la parole ? Parce que Bannon n’est plus une figure marginale. Il est l’un des idéologues les plus influents de notre époque, et ce qu’il décrit dans cet entretien ressemble à un manifeste : celui d’un nouveau pouvoir, illibéral, technopolitique, messianique.

Cet épisode revient sur les propos les plus marquants de l’interview, sur ce qu’ils révèlent du moment politique américain, et sur la guerre culturelle et institutionnelle qui s’annonce entre populisme et démocratie libérale.

Au-delà du cas Trump, c’est une réflexion sur la fragilité de nos démocraties, et sur ce que Bannon incarne : le projet assumé de refonder le monde à partir de la colère.


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#Cartes. Google dessine le monde : faut-il s’inquiéter ? Cartographie, pouvoir et dépendance numérique | La République des cartes

La carte comme bien commun. Comment penser une géographie souveraine, ouverte et partagée, avec Sébastien Soriano patron de l’IGN

Qui produit aujourd’hui les cartes du monde que nous utilisons au quotidien ? Dans un contexte de dépendance croissante aux plateformes numériques, la cartographie est devenue un enjeu stratégique, politique et culturel. Représenter nos territoires, nos ressources, nos choix collectifs ne peut pas être laissé aux seuls intérêts privés.

Alors comment reprendre la main ? Quelle place pour l’État, les citoyens, les communs ? Et quel rôle pour une agence publique comme l’IGN, à l’heure du cloud, de l’IA et des grands bouleversements territoriaux ?

Pour en parler, je reçois Sébastien Soriano, directeur général de l’IGN.


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Série “La République des cartes”, en partenariat avec l’IGN. 

La carte n’est pas qu’un outil : c’est une invitation à voir le monde autrement, à agir collectivement et à imaginer des futurs communs. La République des Cartes, c’est cette aventure ambitieuse qui rassemble chercheur·euses, artistes, élu·e·s, entreprises, associations et citoyen·ne·s pour faire des cartes un levier de démocratie et de transition.



Interview enregistrée le 02/07/2025


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Comment diminuer la violence ? Hobbes, Rousseau, Machiavel... | #PAUSE

Penser la violence, le pouvoir et la paix sans naïveté

Nos sociétés ne reposent pas seulement sur la raison et l’amour, mais aussi sur la peur et la contrainte. De Hobbes à Machiavel, de Graeber à Servigne, un épisode pour interroger le rôle caché de la violence dans nos institutions.


Épisode enregistré le 29/10/2025


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#Cartes. Cartes et territoires à l’heure des bouleversements géopolitiques - VIRGINIE RAISSON-VICTOR | La République des cartes

La géopolitique vue d’en haut : territoires, frontières, ressources. Lire les tensions du XXIe siècle autrement


Pendant quelques décennies, on a cru que la mondialisation effaçait les frontières, que les flux économiques et numériques reléguaient la géographie au second plan. Mais l’histoire se charge de nous rappeler que le territoire reste au cœur des rapports de force. L’Ukraine, Gaza, Taïwan, l’Arctique, les grands fleuves d’Afrique ou d’Asie : partout, les lignes sur une carte disent quelque chose des tensions qui s’exacerbent autour des sols, de l’eau, des routes maritimes, des ressources critiques.


Comprendre la géopolitique, c’est comprendre cette articulation entre espace, ressources et pouvoir. Et c’est là que les cartes deviennent essentielles : elles permettent de voir en un instant ce qu’aucun texte ne peut raconter, mais elles sont aussi des récits en elles-mêmes, parfois des instruments de légitimation ou de manipulation.


Aujourd’hui, alors que le changement climatique reconfigure les routes maritimes, que la transition énergétique redessine les rapports de force, et que de nouvelles vulnérabilités apparaissent, il est urgent de réapprendre à lire le monde à travers ses territoires.


Pour en parler, j’accueille Virginie Raisson-Victor, experte en géopolitique et en prospective, qui a notamment co-créé l’émission Le dessous des cartes. Elle nous aide à décrypter ce que révèlent les cartes sur les grands enjeux du siècle.



Série “La République des cartes”, en partenariat avec l’IGN. 

La carte n’est pas qu’un outil : c’est une invitation à voir le monde autrement, à agir collectivement et à imaginer des futurs communs. La République des Cartes, c’est cette aventure ambitieuse qui rassemble chercheur·euses, artistes, élu·e·s, entreprises, associations et citoyen·ne·s pour faire des cartes un levier de démocratie et de transition.



Interview enregistrée le 25/09/2025


Pour en savoir plus sur l'offre de la Nef c'est ici : https://shorturl.at/Luq5V


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#Cartes. Les cartes façonnent le monde et l'Histoire : une plongée dans l’histoire longue des cartes (2/2) - CHRISTIAN GRATALOUP | La République des cartes

Partie 2/2 - Une plongée dans l’histoire longue des cartes avec Christian Grataloup


Derrière chaque frontière, chaque capitale, chaque nom inscrit sur une carte, il y a une décision. Un choix. Parfois une conquête. Pendant des siècles, les cartes ont servi les puissants : rois, empires, États, ingénieurs de la modernité. Outils de pouvoir, elles ont aussi été des instruments de conquête, d’aménagement, de contrôle.

Mais une carte peut-elle montrer autre chose ? D’autres réalités, d’autres vécus, d’autres récits du monde — ceux des citoyens, des oubliés, des marges ?

Dans cet épisode, on explore cette histoire longue et politique des cartes avec Christian Grataloup, historien de la géographie mondiale. Et on essaie de comprendre ce que nos cartes disent de nous… et de ce que nous pourrions choisir de voir autrement.


Série “La République des cartes”, en partenariat avec l’IGN.

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Interview enregistrée le 24/06/2025


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#Cartes. Les cartes façonnent le monde et l'Histoire : une plongée dans l’histoire longue des cartes (1/2) - CHRISTIAN GRATALOUP | La République des cartes

Partie 1/2 - Une plongée dans l’histoire longue des cartes avec Christian Grataloup

Derrière chaque frontière, chaque capitale, chaque nom inscrit sur une carte, il y a une décision. Un choix. Parfois une conquête. Pendant des siècles, les cartes ont servi les puissants : rois, empires, États, ingénieurs de la modernité. Outils de pouvoir, elles ont aussi été des instruments de conquête, d’aménagement, de contrôle.

Mais une carte peut-elle montrer autre chose ? D’autres réalités, d’autres vécus, d’autres récits du monde — ceux des citoyens, des oubliés, des marges ?


Dans cet épisode, on explore cette histoire longue et politique des cartes avec Christian Grataloup, historien de la géographie mondiale. Et on essaie de comprendre ce que nos cartes disent de nous… et de ce que nous pourrions choisir de voir autrement.


Série “La République des cartes”, en partenariat avec l’IGN. 

La carte n’est pas qu’un outil : c’est une invitation à voir le monde autrement, à agir collectivement et à imaginer des futurs communs. La République des Cartes, c’est cette aventure ambitieuse qui rassemble chercheur·euses, artistes, élu·e·s, entreprises, associations et citoyen·ne·s pour faire des cartes un levier de démocratie et de transition.


Interview enregistrée le 24/06/2025


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