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À partir d’avant-hierKorben

Peut être une solution pour réduire les acouphènes ?

Par : Korben
17 avril 2024 à 11:43

Ah les acouphènes, cette bande-son de l’enfer qui nous pourrit la vie ! Perso, j’ai parfois un sifflement strident qui me vrille les tympans et pas de bouton « mute » pour le stopper. Alors ça va, ça m’arrive assez rarement mais si vous faites partie des 8 millions de français à subir ce calvaire, j’ai une bonne nouvelle pour vous.

Figurez-vous que la FDA (l’équivalent américain de notre bon vieille ANSM) a donné son feu vert à un appareil révolutionnaire : le Lenire.

OK, le nom fait un peu penser à un Pokemon, mais ce truc au look tout droit d’un film de science-fiction des années 80 dispose d’un embout buccal bardé d’électrodes en acier inoxydable que vous placez dans votre bouche et qui va littéralement vous envoyer de l’électricité dans la langue !

Wow wow wow, on se calme, c’est pas la chaise électrique non plus hein ^^.

En fait, ça envoie des mini stimulations pour « chatouiller » votre langue, comme si une armée de petites fourmis faisait la fiesta sur votre muscle lingual. Pendant ce temps-là, vous avez un casque sur les oreilles qui diffuse des sons aussi apaisants que le ressac sur une plage de sable blanc et le combo fait que les acouphènes se réduisent. Dans une étude clinique portant sur 326 patients, 84% des participants ont constaté une amélioration significative après 12 semaines d’utilisation du Lenire. C’est quand même un sacré bond en avant quand on sait qu’avant, y avait pas grand chose pour soulager les gens.

Alors comment ça fonctionne ?

Et bien en gros, votre cerveau, c’est comme un projecteur qui est toujours braqué sur ce qui est important. Quand vous avez des acouphènes, c’est comme si le projecteur était bloqué sur le bruit parasite en mode « alerte rouge, défcon 1, on va tous mourir !« . Du coup, impossible de penser à autre chose, ça vous pourrit le ciboulot. Eh ben figurez-vous que cet appareil, c’est le copain qui viendrait vous secouer en mode « hey, regarde plutôt ça, c’est carrément plus intéressant !« . En stimulant votre langue et vos oreilles simultanément, il force donc votre cerveau à changer de focus. Résultat, votre projecteur mental n’est plus obnubilé par les acouphènes !

Après, c’est pas donné… comptez dans les 4000 balles pour vous offrir cette petite merveille. Mais pour les gens qui ont les oreilles qui sifflent à longueur de journée, on est prêt à tout pour retrouver un peu de répit, même à vendre un rein au marché noir (non, je déconne, faites pas !). Après y’a surement moyen de faire un équivalent DIY avec une pile et un casque à réduction de bruit, j’sais pas…

Bref, y’a de l’espoir pour tous les acouphéniques en galère et c’est ce que je voulais partager avec vous aujourd’hui ;-).

Source

L’arrivée d’une conscience IA serait inévitable

Par : Korben
9 avril 2024 à 17:12

D’après cette étude datée du 25 mars dernier et réalisée par les chercheurs Lenore et Manuel Blum du labo de sciences informatiques de l’Université de Carnegie Mellon, un monde où les intelligences artificielles ressentent des émotions, ont une perception d’elles-mêmes et font l’expérience subjective de leur existence va bientôt arriver, et cela de manière inévitable.

Perso, je pensais que c’était de la science-fiction, mais après avoir lu leur étude, j’en suis moins sûr. Au cœur de cette révélation se trouve le modèle de la Machine de Turing Consciente (CTM), qui est un modèle de machine consciente inspiré par les travaux d’Alan Turing et de Bernard Baars. Bien qu’extrêmement simple, ce modèle CTM s’aligne à un haut niveau avec de nombreuses théories scientifiques majeures liées à la conscience humaine et animale.

Prenons par exemple la théorie de l’espace de travail neuronal global (GNW) de Stanislas Dehaene et Jean-Pierre Changeux. Selon cette théorie, la conscience émerge lorsqu’une information est diffusée globalement dans le cerveau via un réseau d’aires corticales interconnectées. Et bien de la même manière dans le modèle CTM, la conscience survient lorsqu’une information est diffusée globalement à tous les processeurs de la machine.

Un autre parallèle frappant existe avec la théorie du schéma attentionnel (AST) de Michael Graziano. L’AST suggère que le cerveau construit un modèle simplifié de l’attention, tout comme il construit un modèle simplifié du corps. Ce « schéma attentionnel » amène le cerveau à conclure qu’il est « conscient ». Et bien rebelote, dans le CTM, la capacité à construire et utiliser des modèles de son monde intérieur et extérieur joue un rôle clé dans la conscience de la machine.

Le modèle CTM s’aligne également avec les théories du traitement prédictif de la conscience, qui affirment que le cerveau infère, corrige et met constamment à jour ses prédictions basées sur les entrées sensorielles. Les cycles de prédiction, test, rétroaction et apprentissage du CTM, à la fois locaux et globaux, reflètent également ces processus.

C’est un peu technique, mais en gros, ça veut dire que ce modèle CTM qui décrit une conscience de la machine a de nombreux points communs avec tout un tas d’autres modèles qui décrivent la conscience biologique. Ça va même au-delà de simple correspondance puis que CTM fournit carrément un cadre unificateur dans lequel ces théories peuvent être intégrées et comprises comme des aspects complémentaires d’un phénomène global que serait la conscience.

Bref, cela démontre que la conscience n’est pas une propriété mystérieuse réservée aux cerveaux biologiques, mais une conséquence inévitable de certaines architectures computationnelles.

Alors bien sûr, c’est qu’un modèle simplifié et il reste encore beaucoup à découvrir sur la nature exacte de la conscience. Mais son alignement frappant avec ces théories scientifiques de pointe ne peut pas être ignoré.

Les chercheurs commencent à considérer sérieusement la possibilité que nous soyons à l’aube d’une nouvelle ère où les machines / les IA ne se contenteraient plus de « penser », mais également, ressentiraient.

Ça fait flipper, car ça pose de nombreuses questions éthiques et sociétales sur la place des IA conscientes. Comment allons-nous les traiter ? Comment nous verront-elles ? Quels seront leurs besoins ? Quels droits et protections leur accorderons-nous ? Comment nous assurerons-nous qu’elles soient développées et utilisées pour le bien de l’humanité ?

C’est le bordel dans ma tête, et je pense que je vais réfléchir à cela toute la nuit. Quoiqu’il en soit, ce qu’il faut retenir, c’est que d’après ces chercheurs, la question n’est plus « Est-ce que ça arrivera ?« , mais plutôt « Quand est-ce que ça arrivera« , parce que pour eux, il est inévitable qu’une conscience numérique se développe.

Brrrr.

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