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88•Chemtrails ou Contrails ?

Par : Marc HENRY
6 août 2024 à 18:01

Changement climatique et géo-ingénierie


Cette chronique se donne pour objectif de faire le point sur la réalité des phénomènes appelés « chemtrails ». Car, ce terme revient de manière récurrente sur les réseaux sociaux. Il suggère que l’on utilise le transport aérien pour “pulvériser” divers agents chimiques. Ainsi, on mentionne très souvent le baryum, l’aluminium, ou divers contaminants de nature biologique. Ceci, dans le but de manipuler les conditions météorologiques. Ou bien alors de contrôler les populations ou de propager des pandémies. L’idée serait aussi d’influencer psychologiquement les masses pour lutter contre le soi-disant « changement climatique » ». L’appellation “Chemtrails” est fréquemment synonyme de « géo-ingénierie ».


Toutefois, la très grande majorité des pouvoirs en place, qualifient ces « chemtrails » de délire conspirationniste. Ici, on évoque, généralement, les « contrails », c’est-à-dire, des traînées de condensation. On se veut rassurant en expliquant que tout cela n’a absolument rien à voir avec la géo-ingénierie. Le problème est ici que la plupart des dirigeants mondiaux sont des pervers notoires. Et, tout pervers qui se respecte maîtrise parfaitement l’inversion de valeur. Bref, vous voyez une chose. Dans le cas présent, des traînées blanches plus ou moins persistantes dans le ciel. Ces traînées proviennent toujours d’un avion. Un pervers admettra que ces traînées existent bel et bien. Mais, il aura le talent de vous persuader qu’il existe une explication naturelle. Bref, que vous êtes mal informés. Pire, que vous voyez le mal partout où il ne se trouve pas.

Perversité et corruption


Comment faire la part des choses ? Qui a raison ? Les pouvoirs publics aux mains de pervers ? Ou bien des individus courageux et lucides qui dénoncent une dérive totalitaire ? Normalement, l’outil qui permet d’y voir clair est le recours à la méthode scientifique. Sauf, que les scientifiques peuvent aisément être corrompus par les pouvoirs en place. Les méthodes de corruption sont classiques. Honneurs et prix associés à la perception de sommes d’argent substantielles. Postes de pouvoir au sein d’institutions scientifiques prestigieuses et de très haute réputation. Invitations à faire des conférences plénières lors de grandes manifestations scientifiques. Omniprésence dans les médias à la botte de gouvernants mégalomanes.


Bref, il existe des scientifiques vertueux. Et, d’autres qui sont totalement véreux et compromis jusqu’à la moelle. À chacun de se faire sa propre opinion, au vu du parcours de celui ou celle qui prétend être scientifique. La première chose à vérifier est que le scientifique possède un indice de Hirsch (indice-h) significatif. La chronique n° 22, intitulée « Qu’est-ce qu’un bon chercheur ? », vous rafraîchira la mémoire. 

Indice de Hirsch h


Pour simplifier, un scientifique « normal » avec N années de recherches à son actif, doit avoir h ≈ N. Par exemple, j’ai commencé ma carrière en 1981 comme « attaché de recherche au CNRS ». D’où, en 2024, N = 2024 – 1981 = 43 années de recherches. Or, selon le moteur de recherche « Google Scholar », j’ai, à la date d’aujourd’hui, un indice-h = 42. Je suis donc dans les clous pour m’exprimer au nom de la science. Et, ce, dans ma spécialité qui est la chimie. Mais, mon domaine de recherches est l’eau. D’où des compétences avérées également en physique ainsi qu’en « sciences de la terre » et « sciences de la vie ». 


Ensuite, l’idéal est que la personne concernée soit à la retraite. Ceci assure qu’elle possède une bonne expérience. Et, surtout, qu’elle ne peut plus occuper un poste à responsabilité. Car, les récompenses et les honneurs vont, en priorité, aux directeurs et autres professeurs en charge d’une unité active. Là aussi, je suis dans les clous. D’où ma relative neutralité dans ce dossier sulfureux des chemtrails. Je n’ai, effet, rien à gagner, ni rien à perdre en disant les choses comme elles sont.

Réchauffement climatique


Avant toute chose, il convient d’être clair. La notion de réchauffement climatique lié à un soi-disant « effet de serre » de certaines molécules est une arnaque. Voir la chronique n° 74 : « Délires hygiénique, climatique et énergétique », pour se rafraîchir la mémoire. Pour être bref, une serre éclairée par le soleil chauffe. Mais, sachez que l’augmentation de température que l’on constate ne provient pas du rayonnement solaire infrarouge supposé être piégé dans la serre. La preuve est simple. Il suffit de fabriquer une serre dont les parois sont en chlorure de sodium. Parce que cette matière possède la propriété d’être totalement transparente aux infrarouges. Autrement dit, ici, impossible de piéger l’infrarouge. Puisque ce rayonnement est transféré avec une efficacité de 100% à l’extérieur de la serre.

Impossible, donc, de réfléchir une quelconque longueur d’onde vers l’intérieur. Et, pourtant, cette serre verra sa température augmenter. Et, ce, exactement de la même manière qu’une serre en verre… Qui, elle, piège certaines longueurs d’onde infrarouge. Conclusion sans appel : l’effet de serre n’est en rien lié à un quelconque piégeage d’un rayonnement infrarouge. L’explication est beaucoup plus simple. C’est l’absence de convection qui est responsable de l’augmentation de la température. Et, ceci se produit, que les parois soient en verre ou en NaCl. 

Effet de serre


Parler d’effet de serre sur une planète au sein d’une atmosphère livrée aux courants de convection est donc une absurdité totale. Parler de « gaz à effet de serre », vapeur d’eau ou dioxyde de carbone, peu importe, c’est faire preuve, au mieux, d’une totale ignorance. Au pire, c’est la preuve d’une profonde malhonnêteté intellectuelle. Et, dans ce cas-là, on peut déceler une perversité à déformer ainsi la réalité scientifique. Bref, terroriser la population afin de lui faire accepter des mesures de contrôles totalitaires. Ou bien, pire encore. Priver l’humanité des bienfaits liés à l’ensoleillement. Ensoleillement qui est une chose gratuite. Ceci afin qu’elle devienne malade ou en mauvaise santé. D’où, toute une panoplie de médicaments ou de vaccins, qui, eux, bien évidemment, payants.

Traînées de condensation

Venons-en maintenant aux contrails ou « trainées de condensation ». Une contrail est un nuage artificiel contenant des cristaux de glace. Ceux-ci se forment généralement derrière les avions à réaction dans la haute troposphère. Mais, également, dans la basse stratosphère. À la sortie des réacteurs de l’avion, les contrails ressemblent initialement à une bande blanche. Bande qui peut se dissiper très rapidement. Mais, qui peut aussi s’étendre et persister pendant quelques minutes, voire quelques heures. Sa formation est due à l’augmentation de l’humidité relative dans le panache d’échappement du moteur. Ceci, en raison du mélange des gaz d’échappement chauds et humides avec l’air ambiant froid. Or, le kérosène, se compose principalement d’hydrocarbures. Après combustion, il produit ainsi surtout des gaz d’échappement chauds et humides :

CxHy + (x + ¼y)O₂ = x CO₂ + ½y H₂O

Pour chaque gramme de fuel brûlé par un avion, on retrouve dans son panache environ 12 grammes de gaz d’échappement, 1,4 g de vapeur d’eau pour un dégagement calorifique de 10 000 calories. De plus, chaque gramme de gaz d’échappement se mélange avec N grammes d’air. Typiquement, on a 60 ≤ N≤ 7 000. Or, la chaleur spécifique de l’air vaut 0,24 kcal·kg-1·K-1. D’où un accroissement de température de l’air valant : ∆T = 10 000/(12×N×0.24) K. On constate ainsi que N×∆T = 3472 K. Vu la plage de variation de N, on s’attend alors à ce que 0,5 K ≤ ∆T ≤ 60 K.

Air humide à 100%

L’humidité ajoutée à l’air peut, pour sa part, s’écrit : ∆w = (1,4×1000)/(12×N) g·kg-1. Par conséquent, le rapport entre l’augmentation d’humidité et l’augmentation de température s’exprime comme : ∆w/∆T = 0,0336 g·kg-1·K-1. On remarque que ce rapport ne dépend pas de la valeur de N. Par conséquent, selon la pression, la température et l’humidité relative (RH) initiale, ainsi que selon la valeur de N, l’air ambiant peut se retrouver saturé ou pas en vapeur d’eau, après passage d’un avion. 

Supposons maintenant que la température de l’air ambiant soit suffisamment basse. Alors, l’humidité contenue dans le panache du moteur peut provoquer une sursaturation en vapeur d’eau. Pour fixer les idées, soit un échauffement de l’air ∆T = 5°C pour une pression de 500 hPa. Rappelons que la relation entre pression atmosphérique p(z) en hPa et altitude z en mètres s’écrit :


p(z) = 1013,25×[1 – 0,0065×z/288,15]5,255

Par conséquent, prendre p(z) = 500 hPa signifie que l’avion vole à une altitude de 5 575 mètres. Dans ces conditions, supposons que si l’atmosphère possède une humidité relative RH = 100%. Il en découle alors que l’avion rendra l’air sursaturé en vapeur d’eau pour toute température extérieure telle que -80°C ≤ T ≤ -40°C. Toutefois, si ∆T = 40°C, ce ne sera si T ≤ -70°C que l’air deviendra sursaturé.

Air avec humidité relative RH

Supposons à présent que la pression extérieure soit de 100 hPa. Ici, l’avion vole donc à une altitude de 15 800 mètres. D’où une température extérieure inférieure à -50°C pour qu’il y ait sursaturation si ∆T = 5°C. Tandis que pour ∆T = 40°C, il faudra que T ≤ -70°C.


Résumons. Soit un air d’humidité relative RH = 100%. Pour qu’il y ait sursaturation après passage de l’avion, il faut que l’air soit le plus froid possible. Que le vol ait lieu à basse altitude (forte pression). Et, que le mélange entre air et gaz d’échappement soit le meilleur possible (faible ∆T ou grande valeur de N). 


Toutefois, l’air possède rarement un taux d’humidité relative de 100%. Mais, si w est le taux de mélange initial et wsw le taux de mélange à saturation, alors on peut écrire que w = wsw(RH/100). D’où une quantité d’eau nécessaire pour maintenir l’air en sursaturation durant son réchauffement :


∆w = (1,4×1000)/(12×N) – wsw(1 – RH/100) -> ∆w/∆T = 0.0336 – wsw(1 – RH/100)/∆T


Ainsi, si ∆T = 5°C, pour RH = 60%, on aura : ∆w/∆T = 0.0336 – 0.08×wsw. Tout ceci (figure ci-dessus) permet de déterminer la température critique TC pour laquelle il y aura sursaturation pour différentes conditions initiales de pression p(z), d’humidité relative RH et de taux de mélange N. La ligne en pointillé montre l’humidité nécessaire pour maintenir une sursaturation de l’air dans une atmosphère saturée chauffée de ∆T = 5°C.

Cristaux de glace


Notons que tout ceci n’explique en rien le panache blanc observé à l’arrière des avions. En effet, la condition que l’air soit en sursaturation est nécessaire pour pouvoir observer le panache blanc. Mais, elle n’est pas suffisante. Pour que l’on puisse effectivement voir le panache, il faut qu’il se forme des cristaux de glace. Ceci est général automatique puisque les températures critiques sont largement négatives. Par conséquent, même si la vapeur passe d’abord par un état liquide, elle se trouve, de fait, en surfusion et gèle quasi instantanément. Les germes de cristallisation nécessaires pour que la glace apparaisse se trouvent déjà en abondance dans les gaz d’échappement.


Car, dans ces gaz, il y a aussi de petites quantités d’oxydes d’azote, d’hydrocarbures, de monoxyde de carbone, d’oxydes sulfuriques. Ainsi que de certaines matières organiques, d’ions chimiques, de suie. Et, aussi, de petites particules métalliques. Ces dernières jouent un rôle secondaire dans la formation des traînées de condensation. La condensation se produit principalement sur les particules de suie. Celles-ci sont présentes dès que la combustion est incomplète. Des cristaux se développent donc par dépôt, si l’humidité par rapport à la glace est supérieure au point de saturation. La formation de cristaux de glace permet d’atteindre un état d’équilibre, permettant à l’air de repasser de l’état sursaturé à l’état saturé.

Sursaturation par rapport à la glace


Par conséquent, le contrail qui se trouve à une humidité relative proche de 100% par rapport à l’eau liquide est, de fait, déjà sursaturé par rapport à la glace. Ces cristaux vont donc se développer jusqu’à ce que l’humidité relative atteigne 100% par rapport à la glace. D’où une nouvelle correction à apporter au gradient ∆w/∆T :


∆w/∆T = 0.0336 – (wsi – wsw×RH/100)/∆T


Ici, wsi est le taux de mélange à saturation par rapport à la glace et non plus celui, wsw, par rapport à l’eau liquide. Maintenant, selon les conditions météorologiques initiales et suivant le taux de mélange N, la concentration en eau « visible » peut être très variable. Des études ont ainsi montré que pour le contrail soit visible, il faut une concentration de cristaux de glace comprise entre 0,004 et 0,01 g·m-3. Si la concentration atteint 0,004 g·m-3, le contrail est à peine visible. En revanche, pour une concentration de 0,01 g·m-3, il est d’une blancheur éclatante.


Il y a donc deux conditions pour qu’un contrail se forme. Il doit y avoir saturation par rapport à l’eau liquide. Et, il faut une concentration en cristaux de glace entre 0,004 et 0,01 g·m-3. Après gel complet, le contrail ne se dissipera pas tant que la température critique d’observation sera trop haute. Il faut donc, que, par mélange, cette température critique redescende en dessous de la température de l’air environnant. Par conséquent, si le point de formation du contrail se trouve sur la courbe de saturation par rapport à l’eau liquide, son point de disparition, lui, se trouve sur la courbe de saturation par rapport à la glace.

Un exemple

Concrètement, soit un vol à une altitude de 11 777 mètres, correspondant à une pression atmosphérique de 200 hPa. Si la température est de -60°C et l’humidité relative de 60%, un panache se formera dès que N atteindra la valeur 150. Et, ce panache durera tant que N n’aura pas atteint la valeur 3700. Le panache ne sera plus visible, mais il restera une faible traînée jusqu’à ce que N atteigne la valeur de 7 000. Toutefois, si la température n’est que -50°C, aucun contrail ne se formera. Car, il n’y aura jamais, dans le panache, de saturation par rapport à l’eau.

On peut aussi s’intéresser uniquement au fait de savoir si un contrail va se former. Le graphe suivant donne la température maximale pour qu’un contrail se forme en fonction de la pression (altitude) et de l’humidité relative. Ces courbes permettent également de savoir quelle humidité relative initiale est nécessaire pour avoir un contrail à une température et pression donnée.

Graphique de l’humidité relative nécessaire à la formation d’une traînée de condensation en fonction de la pression et de la température de l’environnement.

Pour utiliser le graphe, on sélectionne une pression et une température afin de savoir à quel taux d’humidité relative, on aura formation de contrails. Si le point considéré se trouve à la droite de la ligne des 100%, il est très peu probable qu’un panache se forme. Car, dans ce cas, l’atmosphère sera rarement en sursaturation par rapport à l’eau. Si, par contre, le point se trouve à gauche de la ligne à 0%, les contrails se formeront toujours, même si l’air est complètement sec. Pour tout point intermédiaire, il y aura formation des panaches si l’humidité relative est supérieure à la valeur du graphe.

Atmosphère standard

Si l’on prend l’atmosphère standard, on s’attend à ce qu’il n’y ait aucun panache en dessous de 320 hPa. Par contre, il y en aura toujours un de 205 à 240 hPa. De 240 à 320 hPa, et au-dessus de 205 hPa, il est nécessaire qu’il y ait un certain taux d’humidité dans l’air. Les masses d’air de l’arctique à basse altitude sont toujours beaucoup plus froides que l’atmosphère standard. Elles donnent donc naissance à la formation de contrails même très près de la surface terrestre. En revanche, dans les masses d’air tropicales, le froid intense en altitude augmente la probabilité d’apparition de traînées de condensation à très haute altitude.

Les taux d’humidité relative s’obtiennent, généralement, à partir d’observations impliquant des radiosondes. De telles mesures sont simultanément peu précises et rares. De manière très générale, l’humidité relative par rapport à l’eau dans la troposphère supérieure (altitudes 6-20 km) va de 40% à 90%. Ces mêmes valeurs sont de 0 à 60% dans la stratosphère (altitudes 20-50 km). 

Trois conditions

Pour résumer, il y a de trois pré-requis pour pouvoir observer des contrails : 

  1. Aucun sillage ne peut apparaître derrière un avion si l’on n’atteint pas le point de saturation en eau autorisant la transformation de toute la vapeur en eau “visible”.
  2. Après la formation des gouttelettes d’eau, le gel se produit immédiatement. Et, l’excès de vapeur dans la traînée se dépose sous forme de cristaux de glace. Ceci, jusqu’à ce que l’humidité relative dans la traînée tombe à 100 pour cent par rapport à la glace.
  3. Une teneur en cristaux de glace de 0,004 g·m-3 permet l’apparition d’une traînée légère. Pour avoir une traînée bien visible, cette valeur doit passer à 0,01 g·m-3. Cette dernière condition n’a aucun effet sur la formation de la traînée. Mais, en revanche, elle influence sa dissipation.

    Un environnement trop sec ne permet pas la formation de traînées de condensation. Alors que dans un environnement plus humide, des traînées se forment. Et, leur longueur varie directement en fonction de la différence entre l’humidité relative réelle et l’humidité relative requise. Il existe également des moyens d’obtenir la distance derrière l’avion à laquelle les traînées de condensation se formeront et se dissiperont. La variable de contrôle est ici N, le taux de mélange entre l’environnement et les gaz d’échappement. Ce paramètre doit donc être traduit en termes de distance ou de temps. Et, cela implique de connaître la vitesse de l’avion, son taux de combustion du carburant, la distance radiale du point par rapport à l’axe de la traînée, ainsi que la densité et la stabilité de l’atmosphère. Toutes ces données sont difficiles à obtenir.

Observations


Une solution consiste donc à observer au lieu de vouloir calculer. Par exemple, un article [2] a observé 1778 traînées de condensation au cours de journées tirées au hasard entre le 2/09/2018 et le 27/07/2020 [2]. Sur ce total, 1569 mesures ont permis d’aller jusqu’à la dissipation des contrails. Pour les 209 autres, il n’a pas été possible de voir la disparition de la traînée de condensation. Soit, en raison de la présence de nuages. Soit, parce que la traînée s’est éloignée du cône de vision de la caméra à cause du vent.


On a ainsi pu constater que 82 % des traînées de condensation, mesurées jusqu’à leur disparition, avaient une durée de vie inférieure ou égale à une minute. La durée de vie des traînées de condensation restantes allait de quelques minutes à plusieurs dizaines de minutes. Près de 26% des traînées de condensation observées avaient une durée de vie supérieure à une minute. Du point de vue des niveaux de vol, la plupart des traînées de condensation observées (37,8%) correspondait à des vols à 11 278 m d’altitude. Les autres niveaux présentant le plus grand nombre de traînées de condensation étaient des vols à une altitude de 10 058 m, 10 668 m, 11 887 m ou 12 497 m (95% des 1778 traînées observées). Presque toutes les autres traînées de condensation provenaient d’avions volant à une altitude inférieure à 10 058 m.

Traînées persistantes

Les traînées de condensation les plus persistantes provenaient d’observations allant de 10 058 m à 12 497 mètres d’altitude. Le niveau moyen de toutes les traînées de condensation observées ayant une durée de vie supérieure à 3 minutes (230 traînées de ce type) était à 11 070 m d’altitude. Si l’on considère uniquement les traînées de condensation ayant une durée de vie supérieure à 5 minutes (179 traînées au total), le niveau moyen était de 11 000 m.

Sur la base de ces résultats, la dépendance de la durée de vie des traînées de condensation par rapport au type d’aéronef, et donc par rapport à la consommation de carburant, ne semble pas très forte. Par exemple, la consommation de carburant d’un gros porteur, le Boeing 777, est environ cinq fois supérieure à celle d’un petit porteur, le Boeing 737. Mais, la différence dans la durée de vie moyenne des traînées de condensation n’est que de 8 secondes.


Les auteurs ont ainsi pu observer que 74% de toutes les traînées de condensation ont une durée de vie inférieure à une minute. Et, ces traînées représentent 17% de la couverture réelle du ciel par les traînées de condensation.

Traînées iridescentes


Il existe aussi des traînées de condensation aérodynamique iridescentes. Dans des conditions humides, la réduction de la pression (et de la température) au-dessus d’une aile dans des conditions de portance élevée peut produire de la condensation sur l’aile. Si cela se produit en altitude dans une atmosphère sursaturée, les particules d’eau condensées se transforment en particules de glace, qui restent derrière l’avion. Cela crée une traînée de condensation aérodynamique derrière l’avion. Les particules agissent comme des “graines” dans l’atmosphère sursaturée et grossissent avec le temps. Lorsqu’elles sont rétro-éclairées par le soleil, les particules diffusent la lumière avec des couleurs qui sont déterminées par la taille des particules. 

Résumé


La notion même de réchauffement climatique lié à la présence de soi-disant « gaz à effet de serre » est un mythe. Toute personne utilisant ce type de vocabulaire participe donc à un mensonge. Reste à savoir pourquoi. Il semble évident que la plupart le font par ignorance du sujet. Ils répètent bêtement ce qui est publié un peu partout. Et, ce, aussi bien sur les réseaux sociaux, que sur internet, ou bien dans la littérature scientifique sous contrôle gouvernemental. Mais, il existe aussi clairement une petite minorité qui propage ce mensonge, sciemment, par intérêt politique ou économique. Ici, seul un anthropologue peut aider à comprendre les raisons exactes sous-jacentes à cette envie de mentir à la population.


Concernant la question des chemtrails ou des contrails. L’observation visuelle montre une durée de vie maximale de plusieurs dizaines de minutes. Par conséquent, si une traînée dure une heure ou plus, il est quasiment certain, que le panache contient autre chose que la vapeur d’eau. Reste à savoir quoi exactement. Et, là, impossible de savoir. Puisque la thèse officielle est qu’il n’y a que de l’eau… D’où, très probablement, un nouveau mensonge, conséquence direct du premier mensonge. Car, comme la vérité attire la vérité, le mensonge, lui, attire le mensonge. 

Conclusion


Voilà, donc, ce qu’il est possible de dire, en cette année 2024, sur ce sujet chaudement débattu. J’espère très sincèrement avoir apporté des éléments objectifs au débat. Car, dès qu’il y a des menteurs, tout dialogue devient impossible. Le menteur ne pourra que s’enfoncer toujours plus dans le mensonge. Et, arrivé à court d’arguments, ce seront les insultes personnelles, ou bien la violence qui prendra le relais. Le problème, ici, est que le menteur est, très souvent, une personne détenant une haute fonction politique, économique ou administrative. Alors, que celui, qui prône la vérité, est un personnage lambda, dénué de tout pouvoir politique, économique ou administratif. 


Bref, l’éternel combat entre le pot de terre et le pot de fer. Sauf que si le pot de fer casse, il est toujours possible de recoller les morceaux. Alors, qu’une fois troué, le pot de fer, doit, lui, être entièrement refondu. Ou bien alors, il doit être rafistolé avec une pièce étrangère à sa constitution propre. D’où une altération profonde de sa nature. Et, à la longue, rafistolage après rafistolage, il y a un changement de fond, pour une forme extérieure, en apparence, inaltérée et intacte. Personnellement, j’ai un faible pour le pot de terre qui, à la base, est un mélange d’eau et d’argile. Et, je n’aime pas beaucoup les pots de fer, qui sont les fils du feu et de la forge. Bonnes vacances à toutes et à tous.

Références

[1] H. Appleman, « The formation of exhaust condensation trails by jet aircraft », Bull. Am. Meteor. Soc., 34(1), 14-20 (1953).

[2] S. Lan, J. Hospodka, « Contrail lifetime in context of used flight levels », Sustainability, 14, 15877 (2022).

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85·Faut-il craindre l’intelligence artificielle (IA) ?

Par : Marc HENRY
23 juin 2024 à 18:39

Définition de l’Intelligence Artificielle

Pour ma part, je ne crains nullement ce que l’on appelle “l’Intelligence Artificielle” (IA). Depuis quelques années, on voit se développer sur internet et les réseaux sociaux, une nouvelle forme de diffusion de l’information écrit et visuelle. Cette diffusion fait appel aux nouvelles technologies fondées sur l’informatique. Rappelons pour commencer que l’IA est une branche de l’informatique. Celle qui permet aux systèmes d’apprendre et d’exécuter des tâches normalement associées à l’intelligence humaine. Comme la reconnaissance vocale, la prise de décisions ou la perception visuelle. Rappelons que dans les années 80, deux techniques importantes furent développées.

La première, le deep learning (DL), ou « apprentissage en profondeur », a permis aux ordinateurs d’apprendre par l’expérience. Le second, le « système expert » (SE), imite la capacité de l’être humain à prendre des décisions. Les ordinateurs ont commencé à utiliser un raisonnement fondé sur des « règles » en recourant principalement à une structure « si… alors » mise en œuvre pour répondre à des questions binaires. Ici, la réponse est soit oui, soit non. Depuis les années 2000, trois améliorations ont été apportées :

1. Développement des unités de traitement graphique (GPU) sans lesquelles une IA serait non crédible, provoquant juste un simple haussement d’épaules.

2. Exploitation de l’énorme quantité d’informations mémorisées (Le “Big Data”) depuis qu’internet existe (BD).

3. Développement de nouveaux algorithmes utilisant des variables cachées qui permettent de trier et d’optimiser les résultats d’un calcul.

Variables cachées

En réalité, les points #1 et #2 sont assez triviaux et de nature purement technologique. Ils n’expliquent pas le développement fulgurant observé dans le domaine de l’IA ces dernières années. Ce qui est crucial, c’est le point #3 sur lequel il convient d’être plus bavard :


Car, la description « accessible » que l’on a d’un système, est très souvent la liste de ses comportements observables. Une telle liste est très habituellement une fonction de variables qui ne sont pas immédiatement évidentes. On parle alors de variables dites “cachées” ou bien encore “latentes”. Et, ces variables “cachées” mais hautement pertinentes, sont beaucoup moins nombreuses que les variables observées qui nous sont directement accessibles. D’où le développement de nouveaux algorithmes dont le but n’est pas de traiter directement les observables accessibles. Mais, plutôt, de réduire l’espace des données disponibles à quelques variables cachées. Variables qui sont peu nombreuses, et qui décrivent au mieux les données brutes disponibles.

Analyse en Composantes Principales (ACP)

L’outil clé est ici l’analyse en composantes principales (ACP ou PCA en anglais pour principal component analysis). Cette analyse consiste à transformer des variables dites « corrélées » sur un plan statistique, en nouvelles variables décorrélées les unes des autres. Ces nouvelles variables se nomment « composantes principales » ou axes principaux. L’ACP permet donc de résumer l’information énorme disponible avec de nombreuses variables corrélées en un petit nombre de variables indépendantes les unes des autres. D’un point de vue mathématique, selon le domaine d’application, on utilise soit la transformation de Karhunen–Loève (KLT), soit la transformation de Hotelling (HT).
Les champs d’application de l’ACP sont aujourd’hui multiples, allant de la biologie à la recherche économique et sociale, et plus récemment le traitement d’images et l’apprentissage automatique. L’utilité de l’ACP réside dans les points suivants :

Description et visualisation des données complexes.

Décorrélation des données brutes, la nouvelle base étant constituée d’axes non corrélés entre eux.

Minimisation du bruit, en considérant que les axes que l’on décide d’oublier sont des axes bruités.

Effectuer une réduction de dimension des données d’entraînement en apprentissage automatique.

Il s’agit d’une approche aussi bien géométrique que statistique. Géométrique, puisque les variables se représentent dans un nouvel espace, selon des directions d’inertie maximale. Statistique, parce que la recherche porte sur des axes indépendants expliquant au mieux la variabilité — la variance — des données. En résumé, lorsqu’il s’agit de compresser un ensemble de variables aléatoires, les premiers axes de l’ACP constituent un meilleur choix, aussi bien du point de vue de l’inertie géométrique que depuis la perspective de la variance statistique.

Insuffisance du ternaire GPU/BD/ACP

Après cette démystification de ce qui se cache derrière une IA, se pose l’inévitable question de savoir si la notion “d’intelligence” est réductible à ce ternaire (GPU/BD/ACP). Pour ce qui me concerne, la réponse à cette question est un “non”, franc et massif. Et, pour bien enfoncer le clou, voici quelques éléments de réflexion.


Pour fonctionner, une IA a besoin d’accéder à une base de données de type Big Data (BD), la plus large possible. Le gros problème qu’elle rencontre ici est que pour accéder aux données, il lui faut disposer d’une source d’alimentation électrique. Débranchez l’IA du secteur, ou bien, retirez-lui sa batterie et il n’y a plus rien, de manière instantanée. Toutefois, dès que vous remettez une source d’énergie, le système redémarre et redevient totalement opérationnel.

Pour un être humain, ce débranchement instantané est impossible. Si vous le privez de nourriture, il pourra continuer à fonctionner pendant des années tant qu’il aura de l’eau à sa disposition. Évidemment, si vous lui supprimez l’eau, il finira par mourir au bout de quelques jours. Mais, en aucun cas, la perte d’activité sera instantanée comme avec une intelligence artificielle. Et, une fois l’être humain mort, impossible de redevenir opérationnel si la nourriture et l’eau redeviennent disponibles. Ces simples considérations d’alimentation, nous font toucher du doigt que si le cerveau est parfaitement capable d’utiliser le triangle GPU/BD/ACP, il ne peut pas être réduit à cela. Il y a un plus, qui dépasse le strict cadre informatique.

Et, la Conscience ?

Ce truc est, bien sûr, ce que l’on appelle la “conscience”. Et, comme il est facile de le démontrer (voir https://riviste.fupress.net/index.php/subs/article/view/161), cette conscience est aussi bien neuronale (le moi vu de l’extérieur) qu’extra-neuronale (le moi-même vu de l’intérieur). Rappelons que si le moi traite l’information transmise à l’extérieur du système, le moi-même traite pour sa part l’exformation, c’est-à-dire le contexte, qui lui reste piégé à l’intérieur du système n’étant jamais transmis (voir ici pour en savoir plus : https://marchenry.org/product/de-linformation-a-lexformation/). Pour faire plus simple, un cerveau humain traite l’information aussi bien de manière digitale via les neurones (GPU/BD/ACP) que de manière intuitive via l’eau d’hydratation de ces mêmes neurones. Bref, tant qu’une IA n’utilisera pas l’eau, elle restera largement en deçà d’une intelligence biologique (IB), bactérienne, végétale, animale ou humaine. Car, la fonction “intuition” utilise l’eau, interface de communication instantanée et non locale avec le vide quantique, appelé aussi “éther”.

Intelligence Biologique

Un dernier point concerne la notion même d’intelligence. Si l’on y réfléchit un tant soit peu, pas besoin d’être intelligent pour prendre des décisions lorsque l’on dispose d’une base de données gigantesque. Bien au contraire. On reconnaît l’intelligence quand on est capable de prendre la bonne décision avec un minimum d’information à sa disposition. L’IA, telle qu’on la connaît de nos jours, n’est donc en rien “intelligente”. Car, si l’on réduit la taille de la BD à un contenu minimal, plus rien ne sort. Avec des êtres humains, c’est totalement différent. Certains d’entre eux, appelés “génies” sont capables de faire des merveilles, voire des miracles, avec trois fois rien comme données. La raison en est simple, et l’on retrouve ici la possibilité de décider par intuition, et non par raisonnement.

Conclusion

On peut hautement être impressionné par les performances actuelles de l’intelligence artificielle. Mais, qu’il soit bien clair qu’il s’agit ici de performance technologique sous réserve d’un accès sans limites à l’électricité. Rien n’empêche de rêver à un monde dans lequel les machines remplaceraient les êtres biologiques fonctionnant à l’eau. Mais, un tel monde serait extrêmement peu efficace et d’une viabilité nulle à long terme.

Plutôt que de parler d’intelligence artificielle, on ferait peut-être mieux de parler de machines expertes dans le traitement de l’information. Car, on peut exceller dans la collecte et l’analyse d’un maximum d’information, tout en étant un parfait idiot sur le plan de la créativité. La folie actuelle autour de tous ces robots hyper-efficaces, ne pourra pas durer éternellement. Alors que la vie biologique, bactérienne ou cellulaire, existe depuis des milliards d’années. Par conséquent, s’il y a lieu d’être inquiets pour l’avenir, c’est plutôt face aux manipulations génétiques ou à la pollution toujours croissante de l’eau.

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84·Typologie Maya (TM) de W.A. Mozart

Par : Marc HENRY
29 février 2024 à 08:43

Topologie Astrale (TA)

Tout d’abord, quelques nouvelles de topologie astrale. J’ai traité à ce jour les 513 demandes reçues. Et, en retour, j’ai reçu 64 notes. D’où le constat évident que quelque chose ne va pas. Car, rappelons que j’ai conçu cet outil dans le but d’éviter de recourir à un horoscope qui demande des années de formation pour être interprété correctement. Les astrologues de tout poil ont donc encore de beaux jours devant eux en termes de clientèle potentielle. Ce n’est pas l’outil de topologie astrale qui viendra leur faire de l’ombre et nuire à leur business. Ainsi, dans cette nouvelle chronique, j’oublie l’astrologie occidentale pour me consacrer à la cosmologie Maya. Car, lorsqu’il s’agit de découvrir son mode de fonctionnement interne, cette cosmologie peut s’avérer être d’un grand secours. L’énorme avantage par rapport à la topologie astrale, c’est que l’on a juste besoin de connaître le jour, le mois et l’année de naissance. Rien d’autre. De plus, on peut faire les calculs à la main sans recourir à un site internet. Dernière chose pour ceux qui suivent mon travail avec Tommi Jack’s sur la musique au diapason de l’eau à 429,62 Hz. Si vous avez lu le preprint de publication scientifique (https://www.preprints.org/manuscript/202401.1231/v1) qui vient d’être accepté pour publication dans le Journal of Humanities and Social Sciences, Vol. 7, Issue 2. Ce journal étant en Open Access complet, l’article sera téléchargeable gratuitement sans avoir à être abonné. L’inconvénient est qu’il faut maintenant réunir 1500 $ pour pouvoir payer les frais d’édition et de mise en ligne sur internet. J’en reparlerai plus loin.

Existence de deux dimensions temporelles

Dans cet article, je confirme, grâce à la théorie des groupes, ce que les peuples Amérindiens avaient déjà pressenti. À savoir qu’il existe deux types de temps. Tout d’abord, le temps des horloges basé le découpage d’une année en 12 mois. Ces mois contiennent une quantité définie de jours, chaque jour étant découpé en 24 heures. Enfin, chaque heure est elle-même formée de 60 minutes et chaque minute de 60 secondes. Depuis la réforme du temps par le pape Grégoire XIII au XVIᵉ siècle, le monde occidental, technologique et guerrier utilise, grâce à l’invention de la montre mécanique, le calendrier dit « grégorien ». Ce fut le moment où les esprits dits « cultivés » adoptèrent la référence dite « 12:60 »avec 12 mois dans l’année et 60 minutes par heure. Parallèlement, ceci coïncida avec la mutation de notre biosphère en technosphère. D’un point de vue astronomique, cela signifiait aussi que le mouvement du Soleil prenait le pas sur le mouvement de la Lune, qui était, auparavant, utilisé de manière massive par les agriculteurs et autres « sauvages » non civilisés qui étaient totalement incapables de fabriquer des montres. Eux, se fondaient sur les différentes phases de la Lune, impliquant un calendrier solaire-lunaire de treize lunes de 28 jours dans une année. Ces 28 jours de la lune représentaient une moyenne entre le cycle synodique (29,5 jours) et le cycle sidéral (27,3 jours), et correspondaient au cycle menstruel féminin. Ainsi, avant l’An 3000 avant notre ère chrétienne, le masculin (Soleil) et le féminin (Lune) vivaient en harmonie, se reconnaissant l’un l’autre en osmose avec des forces naturelles et non artificielles.

Parmi tous ces peuples dits « indigènes », on trouvait un peuple dont l’intention était de léguer à l’humanité un instrument mathématique pour contribuer à son évolution consciente. Cet instrument est leur formule du temps, fondé sur une référence dite « 13:20 », pour 13 tons galactiques et 20 fréquences solaires. Autrement dit, à côté du temps des horloges référencé par le code « 12:60 », qui règle les mouvements spatio-temporels, on savait qu’il existait également, un temps biologique de la conscience référencé par le code « 13:20 ». Cette seconde dimension temporelle de la conscience présente la caractéristique essentielle d’être basée, comme pour la musique, sur des nombres entiers et sur la notion de fractale. C’est-à-dire sur un ensemble de cycles entrelacés qui se répètent et s’étendent à l’infini sur différents niveaux unissant le microcosme au macrocosme. 

C’est à ce niveau que la physique théorique moderne confirme cette nature duale essentielle du temps. Puisque comme on l’explique dans l’article qui va être publié sur la musique et l’eau, les équations de Maxwell qui gouvernent les propriétés des ondes électromagnétiques (et donc de la lumière) sont invariantes sous l’action du groupe de symétries SO(4,2). Dans ce symbolisme mathématique rigoureux, le chiffre ‘2’ concerne directement la notion de temps : un temps mécanique pour la matière et un temps biologique pour la conscience existant dès qu’il existe de l’eau dite « morphogénique ». Quant au chiffre ‘4’, il concerne la notion d’espace avec trois dimensions (gauche/droite, devant/derrière, haut/bas) pour les réflexions, translations et rotations, auxquelles s’ajoute une dimension permettant d’aller du microcosme au macrocosme et vice-versa, via des opérations de dilatation/contraction.

Typologie Maya (TM)

Il découle logiquement de ces considérations que la topologie astrale, référencée sur le code « 12:60 » masculin ou Yang, ne suffit pas pour saisir toute la complexité fractale d’un être humain conscient. Il est impératif de le coupler avec le code Maya « 13:20 » féminin ou Yin, utilisé depuis des millénaires. Cela amène, bien sûr, à réconcilier science moderne matérielle et science antique spirituelle. Comme le code Maya « 13:20 » est largement ignoré dans notre société moderne occidentale, il est peut-être temps de le réhabiliter et surtout de montrer comment il fonctionne. Notons, pour commencer, que comme on oublie le code technique « 12:60 », plus besoin de connaître l’heure exacte de naissance. Ceci est bien sûr un grand soulagement, car il s’agit du talon d’Achille de l’astrologie conventionnelle. Sans une heure de naissance exacte, pas de calcul d’ascendant possible, et risque élevé de se tromper dans l’analyse. Parce que, lorsqu’une femme accouche, elle a autre chose à faire que regarder sa montre. Il revient donc au personnel qui assiste l’accouchement de penser à regarder une horloge lorsque le bébé est complètement sorti du ventre maternel. Mais, l’on pourrait très bien aussi envisager que l’heure de naissance corresponde au moment précis où la tête de nouveau-né pointe à l’air libre. Ou bien, l’heure du premier cri ou de la première respiration autonome du bébé. Et, ne parlons pas des accouchements à problèmes où le personnel, pris dans l’urgence, oublie de noter l’heure exacte…

Par conséquent, premier avantage décisif d’une TM : on se contrefiche de l’heure de naissance. Votre conscience existait avant la naissance et persistera après la mort du corps physique. Et, comme, il y a cette fractalité qui se moque de l’échelle, elle ne peut être que de nature cosmique et universelle. D’où, le deuxième avantage : on se moque éperdument du lieu de naissance… Ne reste que le jour, le mois et l’année de naissance du calendrier Grégorien (code « 12:60 ») qui peuvent aisément être convertis dans le calendrier Maya (code « 13:20 »). 

Existence de 13 tonalités

D’un point de vue du code « 13:20 », on appelle « kin » un nombre compris de 1 à 260, calculable selon des règles mathématiques rigoureuses. Ce kin fait référence à ce que l’on appelle un « holon » qui peut être une structure matérielle pérenne (personne, planète, étoile…), ou temporelle (jour, année, siècle…). Mais, tout d’abord, notons comment le code Maya « 13:20 » se retrouve dans un être humain via l’existence de 13 articulations majeures et de 20 doigts. L’idée première est que ce code s’applique aussi à toute structure matérielle pérenne. Chaque tonalité représente donc un pouvoir que chaque personne détient pour accomplir sa mission. Ce pouvoir détermine la façon d’agir de chaque holon, et son comportement relationnel avec les autres holons. 

Ainsi, la tonalité #1 dite « Magnétique » (un seul point) donne l’action d’attirer dans le but d’unifier. La tonalité #2 (deux points successifs) dite « Lunaire » permet de polariser et de stabiliser, tandis que la troisième, dite « électrique » (trois points successifs) permet d’activer et d’unifier. La tonalité #4 dite « Auto-existante » (4 points consécutifs) est liée à l’action de mesurer afin de pouvoir définir, tandis que la cinquième dite « Harmonique » (un trait) autorise la prise de pouvoir, le commandement. Pour la tonalité #6 dite « Rythmique » (un trait surmonté d’un point), elle autorise à organiser dans le but d’atteindre un équilibre. La septième tonalité, dite « Résonnante » (un trait surmonté de deux points) canalise et inspire, alors que la huitième tonalité #8 dite « Galactique »  (un trait surmonté de trois points) harmonise et modélise. La tonalité #9, dite « Solaire »  (un trait surmonté de 4 points) permet de pulser et de réaliser, alors que la dixième tonalité, dite « Planétaire » (deux traits superposés), cherche à perfectionner et à produire. S’il est possible de produire, il faut aussi logiquement pouvoir dissoudre et s’abandonner. D’où une onzième tonalité (#11) dite « Spectrale » (deux traits superposés et surmontés d’un point). Reste alors la douzième tonalité (#12), dite « cristal »  (deux traits superposés et surmontés de deux points) pour dédier et universaliser. Puis, enfin, la dernière et treizième tonalité (#13) dite « Cosmique »  (deux traits superposés surmontés de trois points) qui permet de confronter et de transcender.

Existence de 20 Archétypes et 260 kins formant le « Tzolkin »

Ces treize tonalités sont censées représenter toute la cosmogénèse, ou comment fut créé notre Univers. Ce sont les différentes formes d’énergies qui donnent la vie. Comme le montre la figure ci-dessous, on peut les considérer comme faisant partie d’une roue à 13 dents animée d’un mouvement de rotation. Cette roue s’appuie sur une seconde roue dentée plus grande, car formée de 20 archétypes ou « glyphes solaires ». Ces archétypes représentent le cycle de respiration du Soleil sous la forme de deux flux. Un premier flux ancrant galactique-karmique (inhalation) où l’énergie circule de Pluton à Mercure, c’est-à-dire de la tribu du Soleil (0) à la tribu de la Lune (9). Suivi d’un second flux solaire-prophétique (exhalation) où l’énergie est renvoyée à Mercure et Pluton. Glyphes allant de la tribu du chien (10) à la tribu de la tempête (19). D’où la génération de 13×20 = 260 pulsations symboliques regroupées sous la forme d’une figure représentant la dynamique de l’énergie universelle. Cette figure binaire et symétrique représentée en bas, à gauche et appelée « Tzolkin » (« tzol » = compte et « kin = jour »), contient deux flux énergétiques de 26 unités chacune codées en vert appelés « portails d’activation galactique ». Ce compte des 260 kins est aussi codifié dans les 9 mois ou lunes (9×28=260) de gestation lors de la reproduction humaine. Ce Tzolkin se synchronise parfaitement, tous les 52 ans, avec le calendrier solaire-lunaire dit des « 13 lunes ».

Dans ce calendrier, le cycle majeur des rythmes naturels est celui de la Terre autour du Soleil (365 jours), mesuré comme 13 lunes de 28 jours (soit 364 jours) plus un « jour hors du temps ». Chaque Lune de 28 jours se divise en 4 semaines parfaites de 7 jours (soit 52 semaines en une année). L’année est aussi divisée en 4 saisons de 91 jours chacune. Ce calendrier, utilisé dès l’Antiquité, considère le lever héliaque de Sirius pour marquer le début de l’année, ce qui correspond au 26 juillet de l’année grégorienne. Il diffère du calendrier Grégorien qui démarre le premier janvier et possède des unités irrégulières avec 12 mois de 28 (parfois 29), 30 et 31 jours selon la date.

Existence de 20 Ondes enchantées et de 5 cellules du temps

Comme tout pulse dans l’univers, on peut aussi voir le Tzolkin comme une entité pulsant selon un rythme de 13 unités constituant ce que l’on appelle une « onde enchantée ». Comme il y a 260 kins dans le Tzolkin, ce dernier est composé de 260/13 = 20 ondes enchantées que l’on peut nommer à partir du glyphe de tonalité magnétique, commençant l’onde. L’expression la plus petite d’un kin est d’un jour et d’une nuit. D’où le fait que la durée minimale d’une onde enchantée est de 13 jours. L’année peut aussi être considérée comme une onde enchantée où chaque kin représente une lune de 28 jours puisque 13×28 = 364. Le jour manquant est appelé « jour hors du temps ». C’est le facteur +1 (365 = 364 + 1) qui transforme le cercle en spirale autorisant mouvement et évolution. On appelle « trajectoire harmonique » un cycle de 20 kins allant du Dragon au Soleil et correspondant à chacune de 20 colonnes du Tzolkin. Dans chaque trajectoire harmonique, on peut identifier 5 cellules temporelles ou « harmoniques » (5 = 20/4) qui sont des cycles de 4 kins allant de la couleur rouge (Est, création, naissance) à la couleur Jaune (sud, expansion, floraison). Entre la couleur rouge et la couleur jaune, on trouve tout d’abord la couleur blanche (nord, stockage) suivie de la couleur bleue (ouest, manifestation, transformation). La couleur verte est un autre facteur +1 qui permet la dissolution afin de pouvoir repartir sur un nouveau cycle de couleurs. Compte tenu de l’existence de 13 tonalités, il y a 65 = 13×5 harmoniques, qui organisent les 20 glyphes avec le pouvoir de « l’auto-circulation ». Chaque cellule du temps a une fonction bien précise et représente une partie du corps humain :

(1) Entrée de l’information galactique : (IMIX, IK, AKBAL, KAN) = Cœur.

(2) Stockage de l’information en mémoire : (CHICCHAN, CIMI, MANIK, LAMAT) = Poumons.

(3) Transformation (processus) de ce qui a été mémorisé : (MULUC, OC, CHUEN, EB) = Foie.

(4) Sortie de l’information transformée : (BEN, IX, MEN, CIB) = Reins.

(5) Matrice incorporant l’intelligence exprimée : (CABAN, ETZNAB, CAUAC, AHAU) = Bassin.

Existence de 5 familles terrestres

On peut également envisager les cinq familles terrestres qui partagent un même code. Il y a ainsi la famille « Portail » qui correspond au pôle Sud et, chez l’être humain, au chakra racine. Cette famille transmet au centre de la Terre l’information magnétique qu’elle reçoit du centre de la galaxie. Ces kins (KAN, MULUC, IX, CAUAC) ont la fonction d’ouvrir les portes et les années. Puis, vient la famille « Polaire » (pôle Nord, et, chez l’être humain, chakra Couronne) qui reçoit l’information du centre de la Terre et la déverse en surface (CHICCHAN, OC, MEN, AHAU). La famille suivante est la famille « Cardinale » (IMIX, CIMI, CHUEN, CIB) qui représente l’hémisphère nord, et, chez l’être humain, le chakra de la gorge. Cette famille transmet l’information à la famille « Centrale » (IK, MANIK, EB, CABAN). Cette dernière famille représente l’Équateur et, chez l’être humain, le chakra du cœur. Son rôle est de transformer et de reconduire l’information reçue. Enfin, la dernière famille « Signal » (AKBAL, LAMAT, BEN, ETZNAB), distille et renvoie l’information dans la galaxie. Elle correspond à l’hémisphère sud et, chez l’être humain, au chakra du plexus solaire.

Existence de 4 clans ou chromatiques

Si l’on considère un classement par couleur, on peut définir quatre clans ou quatre chromatiques. Ainsi, on a le clan du Feu ou chromatique jaune (AHAU, CIB, EB, LAMAT, KAN) qui mûrit la floraison. Chez l’être humain, ce clan correspond à la main droite. C’est ainsi qu’au travers du pouvoir de la floraison, le Feu peut devenir Sang. Ce clan du Sang, ou chromatique rouge (CHICCHAN, IMIX, CABAN, BEN, MULUC), correspond, chez l’être humain, au pied droit. Cette race rouge a pour rôle d’initier la naissance d’une vérité. C’est ainsi qu’au travers du pouvoir de l’eau universelle, le Sang devient la Vérité. Ce clan de la Vérité ou chromatique blanche  (IK, CIMI, OC, IX, ETZNAB) affine l’esprit. Il correspond, chez l’être humain, à la main gauche. Ainsi, au travers du pouvoir de l’intemporalité, la Vérité peut fuser dans le ciel. D’où le dernier Clan du ciel ou chromatique bleue (MEN, AKBAL, MANIK, CHUEN, CAUAC) qui transforme l’abondance, et correspond, chez l’être humain, au pied gauche. Par conséquent, au travers du pouvoir de l’auto-génération, le Ciel redevient Feu et le cycle recommence sans fin.

Calcul de son kin de naissance

Ce qui précède montre que la cosmologie Maya établie sur le code « 13 tonalités : 20 archétypes » place l’être humain de nature terrestre dans un ordre cosmologique qui est simultanément très sophistiqué, logique et naturel. Il nous reste maintenant à exploiter les deux tables données dans la figure ci-dessus et qui permettent, d’accéder, très facilement, à son kin de naissance, moyennant la donnée d’une date. Comme j’ai déjà réalisé et discuté de la topologie astrale de Mozart dans la chronique n° 81, je reprends le même personnage pour établir sa typologie Maya. Je rappelle que Mozart est né le 27 janvier 1756. Peu importe où et à quelle heure. La première chose à faire est d’utiliser la table notée Réf. 1 en cherchant l’année de naissance. Comme la table débute en 1910 et s’achève en 2065, on utilise ici l’existence d’un cycle infini ayant une périodicité de 52 ans. Par conséquent, partant de 1756, je trouve 1756 + 52 = 1808, puis 1808 + 52 = 1860 pour finir à 1860 + 52 = 1912, année qui figure dans la table Réf.1 avec un coefficient de 12. Passons maintenant à la table notée Réf.2. Le mois de janvier y figure avec un coefficient nul, soit un total de 12 + 0 = 12. Pour finir, ajoutons à ce sous-total le jour de naissance. On obtient ainsi le kin : 12 + 27 = 39. Notons que si, d’aventure, on avait atteint un total supérieur à 260, il aurait suffi de retrancher du total la valeur 260 pour arriver à un nombre compris de 1 à 260.

À présent, on se réfère au Tzolkin et l’on cherche où se trouve le kin 39. On constate alors qu’il est situé sur la ligne de la « Tempête bleue » (CAUAC) doté d’une tonalité symbolisée par un double trait surmonté de trois points de type « cosmique ». Une traduction possible de ce kin #39 appelé « Tempête bleue » peut être fournie par les tableaux de la figure ci-dessous :

Interpréter son kin de naissance

En effet, chaque tonalité possède trois mots-clés signifiant son pouvoir, son action et son essence. De même, chaque glyphe possède également trois mots-clés associés à son action, son essence et son pouvoir. Enfin, chacune des cinq cellules temporelles possède son mot-clé, visible à gauche de la table des mots-clés des glyphes. Notons, qu’en dehors du glyphe identité (ici « Tempête bleue), il existe par ailleurs un glyphe « guide », obtenu en consultant la table en haut et à droite intitulée « glyphe guide ». Ainsi, à l’intersection de la ligne « Tempête » et de la tonalité « cosmique », on trouve le glyphe « Nuit bleue ». Grâce à ces différents mots-clés et via phrase type indiquée en haut à gauche, on obtient la traduction suivante :

« Je persiste afin de catalyser, transcendant l’énergie. Je scelle la Matrice de l’auto-génération avec la tonalité Cosmique de la présence. Je suis guidé par le pouvoir de l’abondance. »

Grâce à la typologie Maya, voilà une définition assez précise de la personnalité cosmique de Mozart. Notons également, qu’il est possible d’associer à chaque tonalité une question. Pour Mozart, de tonalité cosmique, la question pourrait être : « Comment être présent à tout ce qui et ? Comment augmenter ma joie et mon amour ? ». La réponse se trouve dans la nature du glyphe associé à cette tonalité. Dans le cas présent, il s’agit du glyphe de la « Nuit bleue » avec pour réponse : « Je catalyse mon énergie pour me régénérer en restant centré ». Grâce à cette figure, il est également possible de trouver l’onde enchantée à laquelle se rattache cette Tempête bleue cosmique. Ainsi, la première onde est de type « rouge » regroupant les kins de 1 à 13. La deuxième onde est de type « blanche » regroupant les kins allant de 14 à 26. Avec un kin de 39, l’onde enchantée concernant Mozart est donc de type « bleue » puisqu’elle regroupe les kins de 27 à 39. Cette onde démarrant au kin #27 est donc appelée « Onde enchantée de la Main Bleue Magnétique » qui possède le pouvoir de la « réalisation ».

Kins analogue, antipode et occulte

Allons maintenant, un peu plus loin dans la compréhension de la personnalité de Mozart. Pour cela, on peut évaluer son glyphe « analogue » qui représente l’énergie qui encourage et accompagne Mozart. Ce glyphe « analogue » est obtenu en soustrayant de la valeur 19, la valeur du glyphe de naissance. Si le chiffre obtenu est nul ou négatif, on rajoute la valeur 20. Soit 19 – 19 = 0 et 0 + 20 = 20, qui correspond au glyphe du Soleil jaune qui illumine le feu universel et représente la vie. Il y a également le glyphe « antipode » qui représente l’énergie avec laquelle Mozart est le plus en conflit. C’est le glyphe qui provoque et aide donc à évoluer en réveillant les mémoires afin d’amener à une prise de conscience. On l’obtient en ajoutant ou en soustrayant la valeur 10 au glyphe de naissance. Ici, on a 19 – 10 = 9, correspondant à la Lune rouge qui purifie le flux d’eau universelle. Enfin, il y a le glyphe occulte qui correspond à l’énergie qui sommeille en profondeur et qui est non contrôlable, car pouvant surgir à tout moment sans prévenir. Ce glyphe correspond aussi à ce que les autres voient de vous et ce qu’ils voient d’eux à travers vous. On l’obtient en soustrayant de la valeur 21, la valeur du glyphe de naissance, soit 21 – 19 = 2, et qui correspond au glyphe « Vent blanc ». C’est le glyphe du souffle qui communique l’esprit. Notons qu’ici la tonalité change également et se calcule en soustrayant, de la valeur 14, la tonalité électrique de naissance, soit 14 – 13 = 1, et donc, une tonalité occulte magnétique qui unifie le but par attraction.

Château et Famille terrestre

Voilà, vous avez maintenant en main deux outils performants : la topologie astrale (TA) et la typologie maya (TM). Ils devraient vous permettre d’apprendre à mieux vous connaître. Sentez-vous libre de choisir l’outil qui vous convient le mieux. J’ajouterai que, comme pour une TA, j’ai créé un logiciel qui crée une TM et la résume sur une page de format A4. Voici ce que cela donne pour Mozart.

Typologie Maya de W. A. Mozart
Typologie Maya de W. A. Mozart

On y retrouve la plupart des éléments discutés précédemment, avec quelques mots-clés et phrases clés supplémentaires pour bien saisir le sens des différents kins, glyphes et tonalités. Deux informations supplémentaires sont aussi disponible. Comme on l’a vu, chacune des 20 ondes enchantées regroupent 13 kins successifs (13×20 = 260). D’autre part, il existe un code à cinq couleurs : rouge pour la création, blanc pour le stockage, bleu pour la manifestation, jaune pour l’expansion et vert pour la dissolution. D’où l’idée de regrouper les ondes enchantées en cinq cycles de quatre ondes. Chaque ensemble de 4 ondes donne donc une composition de 52 kins. Les cinq cycles sont les 5 Châteaux. Chaque château possède une couleur symbolisant sa fonction. Les 4 premiers sont rouges (Est), blancs (nord), bleus (ouest), jaunes (sud), les couleurs primaires des glyphes et le cinquième, qui est la symbiose des 4, le facteur +1 d’évolution, est vert, comme le jour hors du temps… C’est ainsi que l’onde enchantée de la main bleue qui contient le kin #39 de Mozart appartient au château rouge de l’est qui est associé à tout ce qui est le point de naître. Comme le Tzolkin se synchronise avec le calendrier des treize lunes tous les 52 ans, ces cycles de 52 ans sont aussi assimilés aux châteaux puisque 52 = 260/5. 

Sachant que le début de l’année Maya est fixé au 26 juillet de l’année grégorienne, on peut, aussi, calculer, pour Mozart, né le 27/01/1756, le kin de son année de naissance Maya à la date du 26/07/1755. On trouve ici le kin #114 qui correspond au magicien blanc planétaire (IX) appartenant à la famille Portail dont le rôle est de transmettre l’information galactique vers le centre de la Terre. D’où une alternance entre les quatre glyphes (IX, CAUAC, KAN et MULUC), toujours dans cet ordre, d’une année à l’autre. Par conséquent, si au 26/07/1755 Mozart était sous la tutelle du magicien blanc (IX), il est passé au 26/07/1756 sous la tutelle de la tempête bleue (CAUAC). Puis, au 26/07/1757, il passa sous la tutelle de la graine jaune (KAN) et, finalement, au 26/07/1758 sous la tutelle de la lune rouge (MULUC). Et, ainsi de suite jusqu’à son décès, survenu le 5/12/1791, sous la tutelle de la lune rouge.

Conclusion

L’avantage d’une TM par rapport à une TA, c’est qu’elle apporte des réponses précises à un questionnement crucial pour tout être : « Pour quelle(s) raisons me suis-je incarné sur la planète Terre et quelle est la nature exacte de la mission qui m’a été confiée à cette occasion ? Pour Mozart, une réponse possible se trouve dans la phrase-clé située en dessous du dessin de son kin de naissance : « Je persiste afin de catalyser, transcendant l’énergie. Je scelle la Matrice de l’auto-génération avec la tonalité Cosmique de la présence. Je suis guidé par le pouvoir de l’abondance ». Analysons cette phrase à la lumière de ce que l’on connaît sur la musique de ce prodige. Faisant partie de la famille « Portail », Mozart peut transporter jusqu’au centre de la Terre, l’information magnétique captée par sa conscience qu’il reçoit du centre de la galaxie. De plus, la lune rouge appartient à la cellule du temps #3 qui autorise Mozart à transformer cette information. Et, comme cette lune rouge fait partie du clan du sang (chromatique rouge), cette transformation permet d’initier la naissance d’une vérité qu’il exprimera sous une forme musicale. Ce faisant, il purifie ce flux musical avec l’eau universelle cosmique dans le but d’obtenir une musique fluide comme de l’eau (voir, par exemple, l’Andante de la sonate n° 15 en Fa majeur, K533 II, disponible au diapason de l’eau (https://tommijacks.bandcamp.com/track/sonata-n-15-f-major-k-533-ii-andante-de-mozart-by-tj). De plus, en raison de la tonalité cosmique de son kin de naissance, Mozart est aussi, par essence, très présent dans ce qu’il réalise. 

Ceci n’est, bien sûr, qu’un exemple. Et, c’est à chacun de calculer son kin de naissance avec les règles données ici pour avoir sa phrase-clé affirmative. Pour toutes celles et ceux qui disposent déjà d’une TA, il m’est très facile de faire tourner le logiciel puisque je dispose d’une date de naissance et d’une adresse e-mail. Pour les personnes qui le souhaitent, ils peuvent également m’envoyer à l’e-mail : natureauquant@gmail.com, une photo pour bien personnaliser leur TM. Reste la motivation à faire ce travail ingrat pour 513 personnes. C’est ici que je reviens sur la publication de l’article dédié au support théorique des musiques au diapason de l’eau. En effet, les caisses de l’association Natur’Eau Quant sont actuellement bien vides, et il faut trouver très rapidement la somme de 1500 $ pour que le papier soit publié. Par conséquent, dorénavant, toute demande de TA ou de TM devra être accompagné d’un don à l’association qu’elle puisse sortir du rouge. Peu importe la somme. Chacun donne en fonction de ses moyens. En retour, ceux qui disposent déjà d’une TA recevront leur TM au format PDF. Pour les petits nouveaux, ils pourront recevoir les deux (TA et TM) à condition de faire deux dons séparés. Là aussi, la somme donnée importe peu, seule l’intention compte.

Enfin, pour ceux qui ne veulent pas faire de don, ils ont tous les moyens en main pour calculer leur TM, ou bien aller sur internet. Voici trois adresses sur lesquelles je me suis fortement appuyé pour rédiger cette chronique, et qui vous permettront d’être autonome : 

https://synchronometre.blogspot.com/

https://volublog.blogspot.com/2018/03/le-tzolkin-les-bases.html

https://volublog.blogspot.com/2018/03/le-tzolkin-pratiques-personnelles.html

Enfin, pour faire un don :

https://www.helloasso.com/associations/natur-eau-quant/formulaires/1

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82·Le prix de l’ignorance

Par : Marc HENRY
13 novembre 2023 à 19:40

De l’importance de la lecture

Cette chronique est consacrée à un sujet grave : l’ignorance. A priori le problème est insoluble. Car, si l’on ignore que l’on est ignorant, comment s’en sortir ? Une solution à cette question de fond sera apportée lors de l’invention de l’écriture. E,t donc du livre invitant à lire. Une autre solution s’appelle « l’éducation » impliquant un maître et ses élèves. Mais, là, c’est beaucoup plus dangereux, car, rien n’empêche le « maître » d’être lui-même un ignorant qui croit savoir. Pris au piège de l’ignorance, un bon orateur s’en tirera toujours par une pirouette. Ou bien par un trait d’humour qui fera oublier qu’en vérité, il ne sait pas grand-chose.

En revanche, quand on écrit un livre, l’humour passe très mal. Et, Il vaut mieux ne pas être pris en flagrant délit d’ignorance. Car, là, vous perdez toute crédibilité auprès d’un lecteur averti. Lire, relire et encore lire est un excellent moyen de lutter contre l’ignorance. Si, vous préférez, quand vous allez chez une personne, essayez d’entrevoir l’ampleur de sa bibliothèque.

Par exemple, chez moi, il y a des livres partout et sur tous les sujets. Depuis les romans policiers jusqu’à la série en 54 volumes des « Britannica Great Books ». Série achetée à crédit dès que j’ai touché mon premier salaire de chercheur. La Bible côtoie facilement l’ « Encyclopedia Universalis » ou l’ « Encyclopedia Britannica ». J’ai aussi une flopée de livres sur l’astrologie ou la numérologie. Mais, aussi, beaucoup de livres d’art et encore plus de livres de science, ainsi qu’une pléthore de traités mathématiques. Comme je l’ai dit, mes étagères débordent de tout ce que j’ai lu dans ma vie. Ceci pour dire que la probabilité que je sois en fin de compte ignorant est assez faible.

Un passé télévisuel

En vérité, je n’ai aucune gloire à tirer de cela puisqu’en j’ai démarré en sciences, internet n’existait pas. Or, aller en bibliothèque m’était pénible (j’aime la solitude). J’achetais donc livre sur livre, aussitôt dévorés une fois ramenés chez moi. Puis, soigneusement rangés par thèmes pour y avoir accès à tout moment. Lorsqu’il s’avérait nécessaire d’argumenter mon discours par une citation. Un jour, je partirai pour un monde dit « meilleur ». Ce sera donc à mes enfants et petits-enfants de gérer cet immense fond de livres. Livres traitant de tous les sujets possibles et imaginables. 

Pour les jeunes d’aujourd’hui qui liront cette chronique, ils doivent savoir que la télévision existait déjà. Elle était en noir et blanc, bien sûr, et je n’avais pas le droit de regarder les « actualités ». Mon royaume d’enfant, c’était le Petit Manège Enchanté avec les « tournicotis — tournicotons » de Zébulon et Saturnin le petit canard. La série d’action, c’était « Zorro » avec le tonitruant sergent Garcia et le toujours souriant Diego de la Vega. Pour le reste, c’était au lit en compagnie de Nicolas et Pimprenelle et Ulysse le marchand de sable…  Rien de bien méchant, et surtout, rien qui ne vous détourne de la lecture.

Ignorance et citations

Première illustration de la puissance de l’ignorance. Voici une citation très célèbre. Elle est généralement attribuée au philosophe musulman Abû’ Walid Muhammad Ibn Rushd. Philosophe plus connu en occident sous le nom d’Averroès (1126-1198) :

« L’ignorance mène à la peur.
La peur mène à la haine.
La haine conduit à la violence.
Voilà, l’équation. »

Cette citation est généralement reprise en boucle sur internet. Elle va être une bonne illustration du danger qu’il y a à cultiver l’ignorance. Car, il y a les très beaux discours égrenés par les uns et les autres sur l’atroce guerre israélo-palestinienne. Guerre qui déverse chaque jour sa dose d’horreur sur les réseaux sociaux. Or, le fond du problème est toujours et a toujours été l’ignorance.

Seulement voilà, la question qui tue : cette citation est-elle bien attribuable à Averroès ? Si oui, il suffit, pour la valider, de l’accompagner du titre de l’ouvrage d’où elle a été tirée. Avec, bien sûr, l’année de parution et la ville dans laquelle a été imprimé le livre. Or, impossible de trouver un quelconque écrit d’Averroès où cette belle et juste analyse est présentée. Et, c’est à ce point précis qu’une petite clochette doit se mettre à raisonner dans votre tête. Citer une sommité historique sans donner la source exacte de sa citation, c’est fabriquer de l’ignorance. Il vaut mieux le savoir afin de ne pas passer pour un idiot, ou bien un crétin fini. 

Emmanuel Macron, toujours lui…

C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à notre actuel président de la République. Cet idiot a cru bon de répondre aux accusations d’islamophobie. Accusations lancées le même jour par le quotidien britannique “The Financial Times“. Ainsi, dans sa lettre de réponse du 4 novembre 2020, il conclut pensant démontrer toute l’étendue de son immense culture :

« Car comme l’écrivait Averroès : l’ignorance mène à la peur. La peur mène à la haine. Et, la haine conduit à la violence ». 

Là, cela devient vraiment sérieux. Car, je rappelle, pour ceux qui l’ignorent encore, que M. Emmanuel Macron détient un pouvoir meurtrier énorme. Celui de pouvoir de déclencher, quand il le veut, un enfer nucléaire grâce à un simple coup de fil. Il vaut mieux donc qu’une personne disposant d’une puissance aussi démesurée soit un « sachant » et non un « ignorant ». Or, un vrai « sachant », comme je le suis, aurait évidemment donné une source précise et vérifiable. Toutefois, un véritable « ignorant », comme M. Macron, croit tout savoir. Il se contente donc de reprendre la citation. Et, de citer juste un nom, le plus illustre possible, pour étayer sa position.

Eh bien, je vous le donne en mille. Comme des millions d’internautes, peut-être avez-vous repris cette phrase dans votre fil d’actualité. Ce faisant, M. Macron a seulement démontré qu’il était un ignare de première classe. Un être fabricant à tour de bras de l’ignorance, comme d’autres impriment de la fausse monnaie. Et, dire que cet individu gouverne la France, une puissance nucléaire de calibre mondial. Voilà donc comment arrive la guerre chez vous, même si vous la rejetez de toutes vos forces. L’ignorance a fait son travail et il faut maintenant en payer le prix.

Fabrique de l’ignorance via le bouton “Partager”

J’aimerais donc bien que tous ceux qui liront cette chronique, comprennent ceci. Tout relais d’une information non sourcée de manière précise, fabrique de l’ignorance. Ignorance qui génère de la peur. Et, peur qui conduit à la haine et alimente toute forme de violence. Le mécanisme est redoutablement efficace et imparable. Une fois atteint un niveau critique d’ignorance, il devient difficile d’éviter la guerre, les larmes et le sang qui coule. Il aurait fallu travailler bien plus en amont en évitant de relayer des choses dont l’origine est douteuse.

Le pire, c’est qu’avec les réseaux sociaux et le fameux bouton « Partager ». Ici, fabriquer de l’ignorance est devenu très facile en quelques mouvements de doigts. On croit ainsi bien faire, alors que l’on démontre simplement que l’on est ignorant. Et, surtout, on laboure le terrain pour les vrais manipulateurs pervers. Ceux qui utilisent l’information pour alimenter la haine et la guerre un peu partout dans le monde. Libre à vous de participer, en tant qu’ignorant de base, à ces efforts de guerre insidieux et pervers.

La solution ? Être un « sachant » et non un « ignorant » en recherchant la source dans laquelle l’information a été publiée la première fois. Car, si l’information est bonne et valable, la source existe. Il ne peut pas en être autrement. Dans les milieux universitaires et/ou savants, on appelle cela « l’hygiène intellectuelle ». Un truc de base qui vous ridiculise à jamais. Si, d’aventure, vous vous aventurez sur ce terrain extrêmement glissant de la citation non sourcée.

Rechercher la source

Dans le cas présent, on a un lien très intime entre ignorance et guerre. Il ne m’a pas été vraiment très difficile de trouver une source. Et, on est très loin d’Averroès, philosophe musulman du XIIe siècle. Il fut considéré, vers la fin de sa vie, comme un hérétique. Aussi bien par les musulmans que par les chrétiens. Car, à l’époque, c’était la chrétienté qui était en guerre ouverte contre l’islam. Ainsi, après une minute de recherche sur Google, je suis tombé sur cet article de la revue « Philosophie Magazine ». Article qui révèle pot aux roses. selon le spécialiste de philosophie arabe Jean-Baptiste Brenet, voici la citation la plus ancienne. Celle qui se rapproche le plus de ce que l’on voit sur internet. On la trouve dans une édition de 1947 de « The Living Church », un magazine anglican. J’ai reproduit l’extrait en question avec son véritable contexte ci-dessous.

Guerre froide

Car, en 1947, l’inquiétude, c’est de voir surgir dans l’avenir un conflit nucléaire dévastateur entre les USA et l’URSS. On appelait cela « La guerre froide » avec une course au développement de l’arme nucléaire par les deux vainqueurs du nazisme. Tout le monde était inquiet. Et, comme à leur habitude, les autorités religieuses des deux camps faisaient tout pour calmer le jeu. D’où cette analyse très juste de cet engrenage infernal. Engrenage qui démarre avec l’ignorance et se termine toujours par une guerre meurtrière.

Comme l’explique très bien Jean-Baptiste Brenet, on retrouve en 1999, une variante dans la bouche de Maître Yoda. Le célèbre personnage de la fiction « Star Wars »  : « L’ignorance mène à la peur. La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la colère mène à la souffrance. » Le musicien de blues Daryl Davis recompose la formule dans sa conférence TED de 2017 : « L’ignorance nourrit la peur. Si nous ne contrôlons pas cette peur, elle nourrira la haine, car nous haïssons ce dont nous avons peur. Si nous ne contrôlons pas cette haine, elle nourrira la destruction. » La même année, le cinéaste Michael Moore reprend lui aussi l’expression à propos de Donald Trump : « Telle est l’équation américaine : […] Rendez les gens ignorants. L’ignorance mène à la peur, la peur à la haine. Trump connait bien cette partie de l’équation. Et, la haine conduit à la violence. »

Guerre dans le monde occidental

Pendant ce temps, notre abruti de service qui dispose du feu nucléaire, continue à citer Averroès. Si j’étais vous, je serais inquiet d’avoir confié les manettes de la France à un être aussi inculte et ignorant. Car, il m’a fallu à peine une minute pour trouver une source crédible à cette citation. Alors que je suis simple professeur honoraire à la retraite. Évidemment, quelques secondes auraient suffi, à un être sérieux disposant de tout un staff de communication au Palais de l’Élysée. Mais, non, il a choisi d’étaler son ignorance au grand jour, ridiculisant ainsi la France sur le plan international. Pour nous, personnes adeptes de l’hygiène intellectuelle, c’est à se taper la tête contre un mur.

Comment peut-on être aussi bête et fainéant à ce niveau du pouvoir ? Je vous laisse juge du niveau d’ignorance dans lequel se complaît notre société moderne occidentale. D’où la guerre, pour l’instant hors des USA et plutôt en Europe et au Proche-Orient. Mais, l’engrenage est implacable et, tôt ou tard, les USA doivent s’attendre à des retours de manivelles sur leur sol. Reste à savoir quand cela arrivera, sachant qu’entre-temps l’Europe aura déjà été totalement réduite à néant. Si cet avenir vous effraye vraiment, faites alors tout pour qu’il y ait moins d’ignorants et plus de sachants. Désamorçons la bombe pendant qu’il en est encore temps. Certains appellent cela un « éveil de la conscience ». Et, œuvrent sans relâche, comme je le fais ici depuis 2020 avec ces chroniques.

Manipuler l’information

Maintenant, vous êtes bien chauds et bien rodés. Vous savez que tout ce qui vient des médias ou du pouvoir en place, doit être pris avec des pincettes. Car, l’autre arme de l’ignorance, c’est la manipulation de l’information. Ici, le sujet est tellement sérieux qu’il mérite qu’on s’y arrête un moment. Comme toujours, une question simple, mais qui dérange : « Qu’est-ce qui fait que l’univers nous apparaît tel qu’il est ? ». Si vous ignorez comment répondre, c’est que vous êtes, bien sûr, ignorants.

Maintenant, vous pouvez allumer la télévision ou surfer sur internet. Certains qui prétendent savoir, les « pseudo-sachants », vous diront que c’est l’énergie par exemple. En vérité, pour certains, tout ne serait qu’énergie et celui qui maîtrise l’énergie, maîtrise le monde. Grâce à l’énergie, n’importe quelle maladie pourrait être guérie. Et, en général, pour bien appuyer, on retrouve toujours la même photo de l’ingénieur Serbe Nikola Tesla (1856-1943). Et, si cela ne suffit pas, on rajoute celle d’Albert Einstein (1879-1955). Qui, comme chacun le sait, était meilleur apiculteur que physicien. Toujours cette même fabrique de l’ignorance à l’œuvre. Qui conduit inlassablement tout peuple rêvant de paix et d’amour vers la guerre. Vous voulez des preuves ? Allons-y…

Équivalence masse-énergie

Par exemple, savez-vous qui le premier a évoqué que la masse puisse être de l’énergie ? Si vous dites : « Albert Einstein », vous venez, une fois de plus, d’étaler votre incommensurable ignorance. Car, le premier à évoquer cette possibilité fut Sir Isaac Newton, dès 1704, dans son fameux traité « Opticks ». Newton évoquait la possibilité que la matière se convertisse en lumière et réciproquement. “Un corps grave et la lumière ne sont-ils pas convertibles l’un dans l’autre ?”. L’idée n’avait donc vraiment rien de révolutionnaire en ce début du XXᵉ siècle. Elle a d’ailleurs été reprise à la fin du XIXᵉ siècle. Ceci pour clarifier les mystères des processus radioactifs, qui défiaient toutes les énergies connues à l’époque.

Ainsi, dans son livre, « Physique de l’éther » de 1875, le physicien anglais S. Tolver Preston suppose que la matière puisse être convertie en énergie. En 1903, l’industriel italien Olinto de Pretto propose que cette transformation soit régit par la formule E=mc² (De Pretto, O. (1904), “ Ipotesi dell’etere nella vita dell’universo ”, Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti, Feb. 1904, tomo LXIII, parte II, pp 439-500). Dans son livre, “L’Évolution de la matière“, paru en 1905, le physicien et sociologue français Gustave Lebon (1841-1931) reprend l’idée. Il suppose que la désintégration totale de la matière en lumière fournit l’énergie cinétique ½mc² selon la formulation classique. Il fut aussi le premier à imaginer une bombe basée sur une telle désintégration.

Poincaré versus Einstein

Nous sommes maintenant en 1898. Dans un cours professé à la Sorbonne, reformulé en 1900 dans un mémoire oublié aujourd’hui. Le cours est intitulé « La théorie de Lorentz et le principe de l’action et de la réaction ». Le grand mathématicien français, Henri Poincaré, y tente de sauver le principe d’inertie. Il part d’un élément de volume renfermant une énergie électromagnétique dE. Alors, il démontre que le fluide électromagnétique doit être considéré comme doté d’une masse dm = dE/c². C’est de nouveau, l’équivalence énergie/matière de Newton reformulée mathématiquement par un très grand mathématicien. Puis, la même année arrive Albert Einstein, qui dans son troisième papier arrive au même résultat que Poincaré.

Mais, via une démonstration reconnue comme fausse aujourd’hui (Ives H. (1952) : “ Derivation of the mass energy relation ”, J. Opt. Soc. Americ. 42, 8, 540-543). Et, qui retient-on pour la découverte de cette équivalence énergie/matière ? Albert Einstein, celui qui a bricolé un raisonnement tautologique mathématiquement faux. Seuls quelques « originaux » font valoir que c’est bien Henri Poincaré, celui qui a raisonné juste, qui devrait être célébré. Quand je vous dis que l’ignorance est à l’œuvre partout, je ne plaisante pas. D’autant plus, que ce n’est pas le concept d’énergie qui fait fonctionner l’univers, mais bien le concept d’entropie. Concrètement, l’on parle toujours d’énergie et très rarement d’entropie. Ceci est une nouvelle preuve du fait que l’on croit savoir des choses. Alors qu’à vrai dire, on est profondément ignorant.

Radio, télévision et internet

Inutile de culpabiliser. Il est tout à fait normal de penser que l’on sait une multitude de choses. Alors qu’en vérité, on est ignorant. Ce qui est anormal, c’est de rester dans cet état-là passé la soixantaine. Car, à cet âge, on aurait dû avoir lu un grand nombre de livres comme je l’ai fait. Seul moyen de lutter de manière efficace contre l’ignorance. Et, je dis bien : « lire », pas écouter la radio, regarder la télévision ou surfer sur internet. Parce que, l’ignorance est tenace. Seule la lecture lente et méticuleuse sur du papier permet à l’esprit de faire la part des choses. Car, il y a ce qui est écrit et ce que l’on a dans sa tête.

Avec l’audio ou la vidéo, cela va beaucoup trop vite. Tout ce que le cerveau peut faire, c’est stocker sans chercher à comprendre. Afin de pouvoir, éventuellement, traiter plus tard. Seulement voilà, vous en remettez une nouvelle couche via internet toutes les heures. Puis, une autre couche, tous les soirs, via la télévision. Ceci fait que tout ce fatras ne pourra jamais être analysé sereinement et intelligemment par le cerveau. Vous devenez progressivement, sans vous en rendre compte, une personne qui sait beaucoup de choses. Mais, qui reste, au fond, un parfait ignorant.

Apprendre à apprendre

Aucun risque de ce côté-là avec la lecture. On peut arrêter de lire à tout moment pour réfléchir, méditer, analyser ce qui vient d’être lu. Ou bien, ce qui avait déjà été lu, et que la nouvelle lecture ramène à la surface. Un livre reste là, même s’il n’y a plus de courant électrique disponible. Le seul truc qu’il craint vraiment : c’est le feu. Mais, s’il y a réellement le feu chez vous, là, agissez très vite pour sauver le maximum de livres.

Je pense que vous commencez à comprendre le danger qui guette nos enfants ou nos petits-enfants. Ce danger, c’est de ne plus lire suffisamment. Bien sûr, ils le font encore très bien à l’école. Mais, pour combien de temps encore ? Le tout numérique, véhicule privilégié de l’ignorance, s’impose de nos jours partout et dès le plus jeune âge. Pour Noël, offrez des livres et pas des outils numériques. Ou bien alors, ne soyez pas outre mesure surpris si, un jour, une bombe éclate dans votre salon. Ou bien, que votre belle maison soit réduite en poussière par un bombardement.

Car, certains payent, aujourd’hui, la révolution numérique qui a débuté dans les années 80. C’est peut-être injuste, mais lorsque l’ignorance s’accumule, il faut bien passer à la caisse quelque part dans le monde. Et, comme toujours, c’est le plus précaire et le plus fragile qui passe en premier à l’abattoir. Mais, si l’on ne réagit pas, le plus stable et plus nanti devra aussi y passer tôt ou tard. Cela a été pendant des siècles. Et, persistera encore durant des siècles tant que l’être humain n’aura pas appris à apprendre. Bref, lutter contre l’ignorance à tout prix. 

Qu’est-ce que l’entropie ?

Allez, le sujet est tellement grave que je vais en mettre une seconde couche. Au départ, toujours une question simple : qu’est-ce que l’entropie ? Mais, attention, avant de répondre, réfléchissez bien et commencez par vérifier que vous n’êtes pas un ignorant qui s’ignore. Sachez aussi qu’il y a deux réponses possibles. La première se place dans le cadre de la physique classique. Une forme sophistiquée d’ignorance, mais extraordinairement utile et efficace pour les choses qui relèvent de la matière. L’autre réponse implique la physique dite « quantique ». Et, pour l’instant, en attendant mieux, c’est celle qui est la moins ignorante de la réalité des choses. Prêts ? Ainsi, voici ce que j’ai pu relever sur un site intitulé « Connaissance des énergies » :

« L’entropie est la dernière et la plus mystérieuse des cinq grandeurs physiques (température, pression, volume, énergie interne, entropie) définissant l’état d’un système thermodynamique, c’est-à-dire d’un ensemble matériel délimité capable d’échanger de la chaleur et du travail avec le milieu extérieur. »

Chaleur et travail

Vous voyez, le truc qui fait tourner tout l’univers, l’entropie, apparaît en toute dernière position. Et, on la qualifie de « mystérieuse ». Autre manière d’avouer que l’on est totalement ignorant sur la vraie nature de sa réalité physique. En vérité, la première définition de l’entropie est tout à fait correcte. Elle a été énoncée en 1865, par son inventeur, le physicien et mathématicien allemand Rudolf Julius Emanuel Clausius (1822-1888). C’était l’époque des machines à vapeur. Et, là, à une pression P donnée, toute variation de volume ∆V, correspondait à un travail mécanique ∆W = -P·∆V.

On savait également, qu’une machine à vapeur, ça chauffe. Et, que lors de tout transfert de chaleur ∆Q on pouvait produire un travail mécanique ∆W = k×∆Q. Ici, le facteur k est une constante empirique appelée « équivalent mécanique de la chaleur ». Sa valeur dépend des unités de mesures utilisées pour quantifier la quantité de travail W et quantité de chaleur Q. Cette constante était connue dès 1843. Grâce au travail du physicien, mathématicien et brasseur de bière britannique James Prescott Joule (1818-1889). Pour une chaleur mesurée en calories (cal), le travail en joule (J) était tel que 1 cal ≈ 4,18 J.

D’où l’idée géniale de Rudolf. Car, on sait que pression P et volume V sont liés par un travail W. D’où l’idée que la chaleur Q à une température T donnée, permet de produire, elle aussi, un travail,. Il devait donc exister une fonction d’état S, qu’il baptisa « entropie », telle que : ∆W = S·∆T.

Les deux principes de la thermodynamique

Vous voyez, il n’y a absolument aucun mystère là-dedans. On produit du travail. Et, pour avoir un traitement théorique symétrique entre pression et température, on introduit, à côté du volume, la notion d’entropie. Un pas de géant est ainsi accompli. Il va signer le démarrage de toute la révolution industrielle du XIXᵉ siècle. Celle qui allait changer à jamais la face de notre planète. Car, l’entropie, c’est du lourd. Au XXᵉ siècle, s’aperçoit que cela fait fonctionner, non seulement, les machines à vapeur, mais également toute cellule vivante. Ainsi que l’univers dans son entier.

C’est tout le sens des deux fameux principes de la thermodynamique. Principes énoncés de manière très synthétique dès 1865 par le brave Rudolf : « Die Energie der Welt bleibt konstant. Die Entropie der Welt strebt einem Maximum zu ». Pour ceux qui ne comprennent pas l’allemand, voici une traduction possible : « L’énergie de l’univers est constante. L’entropie de l’univers tend vers un maximum. » Par conséquent, le truc qui fait de vous un être vivant et conscient, apparaît en seconde position. Ceci pour des raisons purement historiques, Et, ici, de nouveau, entre en jeu le mécanisme pervers de croissance de l’ignorance. Parce que l’entropie est définie après l’énergie. Tous les ignorants en déduisent vaillamment que l’énergie est primordiale. Alors que l’entropie est un concept dérivé, secondaire, et donc de peu d’importance.

Théorème de Noether

À vrai dire, ce qu’il faut retenir, c’est que chaleur et travail sont des choses bien concrètes. En revanche, l’énergie est une notion purement intellectuelle. De fait, une explication scientifique de la notion d’énergie a toujours été étroitement liée à la notion de conservation. Car, dans tout mouvement, il est évident que des configurations spatiales changent. Et, ce qui change constamment déconcentre l’esprit humain. Le cerveau a donc toujours tendance à rechercher dans tout ce qui bouge quelque chose qui reste invariant.

La grande idée arrive au bout d’une centaine d’années de tâtonnements. Grâce au théorème de Noether, on comprend que l’énergie est la quantité conservée associée à la symétrie de translation temporelle. Fondamentalement, cela signifie que l’énergie n’est pas liée à notre monde physique. Mais, qu’il s’agit d’une chose mathématique totalement abstraite qui ne pourra jamais être mesurée. La seule chose que l’on pourra expérimenter et mesurer, est toujours une différence d’énergie entre deux états. Et, cette différence d’énergie se manifeste, soit sous forme de chaleur, soit sous la forme d’un travail.

Conclusion

Alors, considérons ce genre de citation :

« Si vous voulez trouver les secrets de l’univers, pensez en termes d’énergie, de fréquence, d’information et de vibration ».

Elle est généralement attribuée à Nikola Tesla, et j’y vois surtout une profonde ignorance. Tout d’abord, évidemment, aucune source précise et fiable. Cela commence à sentir mauvais. Ensuite, on mélange tout. Des choses purement abstraites (l’énergie) avec des choses bien concrètes (la vibration, la fréquence). Et, aussi, de l’information, concept relié à la notion d’entropie, et non à la notion d’énergie. Un tel niveau d’ignorance se propage, bien sûr, de manière virale sur internet. Et, je me dis que l’on n’a pas fini de se faire la guerre un peu partout dans le monde…

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81•La topologie astrale de W.A. Mozart

Par : Marc HENRY
11 octobre 2023 à 08:04

Quelques nouvelles des topologies astrales (TAs). Voilà un bon mois que je vous ai laissé tranquille et mijoter dans votre jus. Car, j’ai réalisé à ce jour près de 400 TAs et seulement une vingtaine de personnes m’ont donné une note. Certaines personnes ont pris le jeu très au sérieux et ont travaillé dur pour comprendre leur TA. Comme une majorité reste silencieuse, j’en déduis forcément que cela patine dans la choucroute astrale. De ce que j’ai pu comprendre, il n’y a pas trop de problèmes avec la polarité, les éléments et le mode d’action. Le décodage est, en effet, assez trivial. Ici, la subtilité se trouve dans les valeurs relatives. Pour affirmer quelque chose de pertinent, il faut un écart très net entre des groupes. Des différences d’une ou deux unités ne sont pas significatives. On doit considérer les qualités associées comme formant un bloc.

Je vous rappelle que la somme des coefficients de ces qualités de polarité, d’éléments et de mode est de 23. Par conséquent, pour la polarité (deux qualités), l’égalité est à 11 + 12 = 23. Ainsi, comme chaque point gagné par une qualité est perdu par l’autre, il faut un écart d’environ de 5 points ou plus pour assurer qu’il y a une polarité Yin ou Yang franche. Pour les 4 éléments, l’égalité est 6 6 6 5 (6×3 + 5 = 23). Un écart d’une ou de deux unités ne signifie donc rien du tout. Pour qu’un élément s’impose, il doit atteindre au moins la valeur 10. Pour le mode, l’égalité est à 8 8 7 (8×2 + 7 = 23). Ainsi, ici aussi un mode s’affirme franchement dès que le coefficient dépasse la valeur 10. De même, des écarts d’une ou de deux unités sont insignifiants.

Importance de l’Ascendant

Il semblerait donc que ce soit plutôt la topologie astrale qui vous pose un problème. Par conséquent, je vais vous proposer une méthode pour démarrer. D’abord, j’indique toujours le signe dans lequel se trouve la planète (texte vert après le caractère ‘/’) et la “maison” (chiffre romain en haut à droite du dessin humoristique dessous la lettre ‘M’). Alors, si vous êtes vraiment perdu, vous avez toujours la solution de prendre un livre d’astrologie. Normalement, ce livre vous donne ce que peut signifier pour un individu d’avoir une planète dans un signe et une maison donnée. Sachez que la Maison I définit ce que l’on appelle l’Ascendant qui est aussi indiqué sur la TA tout à droite après les trois caractères ‘ASC’. Très souvent, cet Ascendant définira assez bien votre personnalité. Les plus paresseux pourront donc se limiter à l’analyse de cet Ascendant en Signe et Aspects.

Maintenant, je suppose que vous voulez aller plus loin, sans recourir à un astrologue qui travaille avec un horoscope rempli de signes cabalistiques et totalement hermétiques au non-initié. C’est là qu’il devient intéressant d’employer l’outil TA. Pour l’illustrer, j’ai pris la topologie la plus complexe que j’ai rencontré à ce jour. On reconnaît ce genre de topologies au fait qu’il y a une multitude de flèches dans tous les sens entre dix planètes ayant un bloc central 3×3 sans cases vides. Une complexité accrue est obtenue si des flèches se croisent (topologie 3D), signifiant que deux dimensions ne sont pas suffisantes pour mettre en évidence tous les liens entre les planètes.

Polarité, état élémentaire et mode d’action de Wolfgang Amadeus Mozart

L’image jointe à ce post, vous donne la TA d’un “génie” de la musique : Wolfgang Amadeus Mozart, en personne. Prêts ? Alors, en avant la musique… Vous pouvez aussi vous référer à la chronique n °67, la chronique n° 68 et la chronique n° 69 pour d’autres exemples. Avec une polarité Yang/Yin de 16/7, Mozart est franchement une personne émettrice et extravertie. Lorsque l’on constate la renommée mondiale de sa musique, cela colle très bien. Chez Mozart, c’est l’élément “Air” qui, sans conteste, domine. On a donc, a priori à faire avec un esprit suractif, vif dans sa tête et moins dans son corps, qui s’intéresse à tout sans se fixer vraiment.

Le mode d’action est, lui surtout marqué par le mouvement circulaire (mode “Fixe”). Par conséquent, avec une énergie qui rayonne vers l’intérieur. Mais, juste après, vient le mouvement en spirale qui, lui, permet de changer de plan. D’où une certaine souplesse et aptitude au changement. Enfin, vu son Ascendant Vierge, on s’attend à ce que la planète Mercure ait un gros coefficient dans sa TA. Mais, comme cette TA est très complexe, rien n’est moins sûr. Normalement, tout le monde devrait être capable d’arriver à ce niveau dans sa TA. Et, donner déjà une note en oubliant le reste.

Almuten de Mozart

Par conséquent, pour affiner la note, passons à l’analyse de la TA. La première chose à faire est de rechercher l’Almuten, c’est-à-dire le “Maître de Nativité” qui est la planète disposant du plus gros coefficient. Mais, attention ! Ici aussi, il faut que ce coefficient soit significativement différent des coefficients affectant les autres planètes. Typiquement, avec au moins deux unités de séparation. Chez Mozart, il est difficile de trouver un Almuten. Ainsi, il y a quatre planètes dans un mouchoir de poche : Mercure (27) ; Saturne (26) ; Pluton (25) et Uranus (24).

En effet, ce n’est que lorsqu’on atteint Uranus, que l’on peut trouver une planète ayant un coefficient bien plus faible. Ici, c’est la Lune (18), avec un écart de huit unités par rapport à Uranus. Pour l’Almuten, Uranus est un peu trop loin (trois unités le séparent de Mercure). Reste, donc le choix entre Mercure, Saturne ou Pluton. Et, comme Mercure est l’Ascendant, maîtrisant le signe de la Vierge, prendre Mercure comme Almuten semble très raisonnable, malgré les écarts très faibles dans ce trio de tête.

Mercure, Saturne et Pluton chez Mozart

Mozart était donc de toute évidence un être doté d’une intelligence hors norme. Mais, il avait aussi un côté Saturnien et également Plutonien. Or un plutonien est toujours fasciné par l’étrange, le merveilleux, le grinçant, l’horrible, le morbide, la scatologie, le sexe, la pornographie. Pluton, c’est “inter urinam et faeces nascimur” des Pères de l’Église. Expression qui signifie : « Nous naissons entre la merde et l’urine. »

De fait, ce n’est un secret pour personne que Mozart avait des penchants scatophiles très marqués. Remarquons aussi qu’avec Saturne, l’on a affaire à la pensée secondaire, structurée et déductive, qui s’appuie sur la logique et le temps. Ainsi, Mozart était un musicien légendaire qui aimait mélanger les mathématiques et la musique. On retrouve ici une logique et une rigueur toute Saturnienne. Quand vous avez, comme Mozart, trois planètes pouvant concourir pour le titre d’Almuten, on peut, sans crainte de se tromper, affirmer que la personne sera une personnalité complexe et déroutante à bien des points de vue.

Empreinte digitale de la TA de Mozart

Pour le reste de l’analyse, recherchons la “colonne vertébrale” de la TA, ou si vous préférez, le “tronc” de l’arbre. Pour cela, considérez individuellement chaque planète. Et, comptez le nombre de flèches qui s’éloigne de l’image de cette planète. Pour chaque flèche qui s’éloigne, vous lui associez la lettre ‘E’ (pour “Émission”). Pour chaque flèche qui pointe vers l’image de la planète, vous lui associez la lettre ‘R’ (pour “Réception”). On obtient ainsi, une “empreinte digitale” de la topologie (EDT). Ici, on peut prendre l’ordre des planètes dans le système solaire en partant du Soleil et de la Lune :

Soleil (SOL) : E + R + R
Lune (LUN) : E + R
Mercure (MER) : R + R
Vénus (VEN) : E + R + R
Mars (MAR) : R
Jupiter (JUP) : E + E + E + R
Saturne (SAT) : E + E + E + R
Uranus (URA) : E + E + E + E + R + R
Neptune (NEP) : E + R
Pluton (PLU) : R

Voilà, maintenant, vous cherchez la tête de chaîne (TC) qui définira le niveau “zéro” de la topologie. Cette planète se caractérise par le fait qu’elle ne possède que des lettres ‘E’. Vous comprenez, peut-être, la raison pour laquelle j’ai choisi Mozart. Aucune tête de chaîne ne se dégage… Nouvel aspect de la complexité de sa TA.

Détermination de la tête de chaîne

Pour en trouver une, prenez les planètes qui n’ont qu’une seule lettre ‘R’. Et, cette fois-ci, ignorez les flèches ‘R’ qui proviennent des trois planètes situées au-delà de l’orbite Saturnienne : URA, NEP et PLU. Voici, une nouvelle liste où l’on s’arrête à Saturne :

Soleil (SOL) → E + R
Lune (LUN) → E + R
Mercure (MER) → R
Vénus (VEN) → E + R
Mars (MAR) → R
Jupiter (JUP) → E + E + E + R
Saturne (SAT) → E + E + E

Vous voyez désormais se dégager la TC. C’est la planète qui n’a que des flèches de type ‘E’. Chez Mozart, cette TC est précisément la planète Saturne.

À présent, vous avez trouvé le “sommet” de l’arbre. Cherchez alors le “tronc”, en suivant les flèches, afin de trouver la suite de planètes la plus longue, toujours en ignorant URA, NEP et PLU. Pour Mozart, voilà le résultat :

SAT(0) → VEN(-1) → JUP(-2) → LUN(-3) → MAR(-4)

Remarquez que j’ai affecté à chaque planète un chiffre négatif donnant son niveau d’enfouissement inconscient. Vous avez maintenant trouvé la racine de l’arbre, qui, normalement ne doit pas avoir de lettres ‘E’, mais que des lettres ‘R’. Ici, c’est la planète Mars. Reste à placer les “branches” à leur niveau correspondant :

Vous avez ici une idée de comment circule l’information cosmique chez Mozart. Pour que ce soit plus clair, vous pouvez remplacer chaque planète par un mot qui la caractérise.

Décodage de la TA de Mozart

Voici une liste possible de mots-clés que j’utilise couramment :

SOL : Ego
LUN : Sensibilité
MER : Intellect
VEN : Amour
MAR : Action
JUP : Expansion
SAT : Contraction
URA : Libération
NEP : Communion
PLU : Transmutation

Pour simplifier, je n’ai choisi ici qu’un seul mot-clé par planète. Celui qui me semble le plus représentatif. Mais, libre à vous d’en utiliser d’autres (voir le document mode d’emploi). Voici alors une manière de “décoder” Mozart :

La première chose que Mozart fait lorsqu’il capte l’information cosmique ou astrale par son “feuillage” (MER, SAT, SOL) c’est de la contracter (“Tronc” = SAT). La réduire au strict minimum pour ne retenir que l’essentiel et éliminer le superflu. Puis, il utilise les forces de l’amour dans le but de la nourrir pour qu’elle grandisse et se développe (JUP). Tout en prenant soin que cela soit libérateur (URA) et que l’information soit transmutée (PLU). Une fois cette expansion effectuée, il utilise sa sensibilité (LUN) pour agir (MAR), en écrivant, par exemple, une partition musicale…

L’humour scatologique de Mozart

Je n’ai, bien sûr, aucun moyen de savoir si Mozart fonctionnait bien comme cela. Mais, au moins, cela parait plausible et raisonnable. Le fait d’écrire (Mars) la musique qu’il avait en tête (Mercure), fruit de son ego (Soleil) et de son désir de communier (Neptune) avec l’humanité tout entière était, bien sûr largement inconscient (Mars, niveau -4). Comme sa sensibilité (Lune, niveau -3) qu’il dissimulait par un humour scatologique (Pluton, niveau -2). Certains, disaient qu’il était atteint du syndrome de Tourette. Mais, ce syndrome concerne l’expression orale et non l’expression écrite. Et, c’était bien à l’écrit, que Mozart proférait ses grossièretés comme dans le canon « Leck mich im Arsch », K. 231 (K6 382 c), où l’on trouve les paroles :

« Leck mich im A[rsch] g’schwindi, g’schwindi! »

Ce qui peut se traduire en français par : « Va te faire foutre » pour le titre et « lèche-moi le cul, vite, vite ! » pour les paroles.

Puits, relais et nœuds décisionnels

Notez aussi, que nous n’avons ici fait qu’effleurer la surface. L’analyse peut se poursuivre, par exemple, par la recherche de boucles, où l’on peut tourner en rond indéfiniment. Vu la complexité de la TA de Mozart, il serait très surprenant qu’il n’y en ait pas. Pour trouver les boucles, vous partez de chacune des 10 planètes, et vous cherchez toujours en suivant les flèches, à revenir sur la planète de départ. Notez bien que pour être dans une boucle, vous devez tourner toujours dans le même sens. Et, jamais prendre une flèche à contresens. La recherche des boucles est grandement simplifiée en excluant les planètes “puits” de la TA. En effet, une planète est un “puits” lorsqu’elle n’est que réceptrice (lettre ‘R’) et ne possède aucune lettre ‘E’. Ici, il y a trois puits facilement identifiable :


Mercure (R + R) ; Mars (R) et Pluton (R)

La caractéristique d’un puits est que l’information astrale s’arrête de circuler et peut donc être exploitée et traitée. Chez Mozart, on trouve l’intellect (Mercure), l’action (Mars) et la transmutation (Pluton). Les autres planètes qui ont une seule fois la lettre ‘E’ sont de simples relais. Tandis que les autres planètes, celles qui ont, dans l’EDT, au moins deux lettres ‘E’ sont des nœuds décisionnels (ND). Ici, on a donc :

Relais : SOL, VEN (E + R + R) et LUN, NEP (E + R)
ND : URA (E + E + E + E + R + R) et JUP, SAT (E + E + E + R)

Boucles de la TA de Mozart

Il y a donc sept planètes qui peuvent être impliquées dans une boucle. Par exemple, on trouve la boucle ternaire : SOL → NEP → URA → SOL. Soit Ego → Communion → Libération → Ego. C’est une boucle, où l’envie de l’ego de communier avec les autres provoque la libération de quelque chose qui ramène à l’isolement égoïste de départ. Il vaut mieux, donc identifier cette chose. Surtout, comme c’est Uranus, le responsable, trois voies de sortie s’offrent à Mozart : Vénus (l’Amour), Mercure (l’Intellect) et Saturne (le dépouillement). Par conséquent, peu de risque d’être piégé vu le nombre important de sorties disponibles.

Mais, complexité oblige, ce n’est pas la seule boucle identifiable. Il en existe une autre quaternaire : SAT → VEN → JUP → URA → SAT. Soit Dépouillement → Amour → Expansion → Libération → Dépouillement. C’est une boucle, où l’envie de réduire l’information au maximum déclenche un réflexe d’amour qui va faire que quelque chose va grandir. Ceci, afin de libérer autre chose qui, cette fois-ci, incite à se dépouiller à nouveau. Ici aussi, peu de risque d’être piégé en raison du nombre important de sorties disponibles. Celles impliquant Uranus, bien sûr, mais également celles impliquant Jupiter, le troisième ND de la TA avec deux voies de sortie supplémentaires : Pluton (transmutation) et la Lune (sensibilité).

Boucles, impasses et créativité

Bien évidemment, lorsque ces boucles ont peu ou aucune porte de sortie, elles sont très pénalisantes. On tourne en rond sans jamais arriver à sortir de l’impasse. En revanche, lorsqu’il y a beaucoup de portes de sorties, comme ici, elles aident à avoir créativité posée et non pas spontanée. L’information peut circuler en rond pendant une durée optimale et ressortir au bon moment par la porte la mieux configurée. Ce genre de boucles créatrices peuvent se retrouver, assurément, chez tous les grands “génies” qu’ils soient artistes ou scientifiques. Le seul souci est que ce sont des personnes qui ne vont pas droit au but, ce qui peut, parfois, s’avérer agaçant pour l’entourage proche.

Les coefficients de la TA de Mozart

Un autre point qu’il est possible de discuter à partir d’une TA, concerne les coefficients. Plus ils sont gros, plus ils traduisent un comportement spontané et facile à mettre en œuvre pour le natif. Plus, ils sont petits, plus le natif doit faire un effort pour que l’information astrale explore la voie et les valeurs correspondantes. Évidemment, ces difficultés proviennent du fait que plus un coefficient est faible, plus les valeurs correspondantes sont inconscientes. Ainsi, chez Mozart, ce sont les valeurs Neptuniennes (coefficient 2) et Vénusiennes (coefficient 8) qui sont le plus profondément enfoui dans son inconscient.

Par conséquent, si l’on revient à l’arbre de Mozart, on voit que le processus d’expansion Jupitérien nécessaire pour créer quelque chose qui va libérer et transmuter est conditionné par le goulet d’étranglement Vénusien. Mozart sait que c’est par l’amour que viendra sa création, mais cela est difficile pour lui. Heureusement, les boucles permettent de prendre son temps et de finalement arriver à ses fins.

Les aspects majeurs de la TA de Mozart

Dernier point, les aspects. On peut les classer en quatre groupes :

Facilitant : Conjonction (0° = Fusion), Sextile (60° = Complémentarité) et Trigone (120° = Harmonie).

Handicapant : Carré (90° = Lutte), Trioctile (135° = Révolte) et Opposition (180° = Antagonisme)

Potentialisant : Semi-sextile (30° = Potentiel activant), Octile (45° = Potentiel inhibant) et Quinconce (150° = Tension, activant ou inhibant simultanément, selon les circonstances).

Incitant : Décile (36° = Accomplissement), Quintile (72° = Innovation) et Bi-Quintile (144° = Obligation)

Les deux premiers groupes sont les aspects majeurs et les deux derniers sont mineurs. Ce qui est remarquable dans la TA de Mozart, c’est l’absence de carré. Chez lui, tout est relativement facile, surtout au niveau du feuillage SAT/MER/SOL où il y a fusion entre ces trois planètes. On notera aussi la complémentarité (sextile) qui existe entre Jupiter et Pluton d’une part et Jupiter et la Lune, d’autre part. Il n’y a qu’un seul aspect handicapant entre le Soleil et Neptune, mais vu le très faible coefficient de Neptune, cela n’est pas un réel problème. De plus, l’aspect d’opposition a aussi de bons côtés, en ce sens que lorsque l’ego s’exprime, le désir de communier se tait et réciproquement.

Les aspects mineurs de la TA de Mozart

Pour les aspects mineurs, il y a le potentiel inhibant (octile) entre Uranus et Mercure, d’une part, et entre Uranus et le Soleil, d’autre part. Autrement dit, les envies “révolutionnaires” Uraniennes sont bien maîtrisées par l’intellect et l’ego. Il existe également un potentiel activant (semi-sextile) entre Saturne et Vénus. Cela pourrait signifier que, chez Mozart, ce sont les restrictions Saturniennes qui déclenchent les forces d’amour Vénusiennes. Dernier aspect, le biquintile (144°) entre Jupiter et Uranus qui signale que derrière le désir d’expansion Jupitérien, il y a une obligation de libération de quelque chose d’innovant et surprenant.

Donner une note à la méthode exposée ici

Évidemment, Mozart n’est plus là pour me noter. Sachant tout ce que j’ai pu dire de lui, moyennant la seule donnée d’une date, d’une heure et d’un lieu de naissance. Peut-être cela vous motivera-t-il pour analyser sérieusement votre TA ? Surtout, pour ceux qui ont fait une demande explicite. J’ai besoin d’être noté pour faire une statistique. Celle-ci me permettra de savoir, si cette méthode, que j’ai développée à la lumière de connaissances ancestrales, est utile ou bien bonne à mettre à la poubelle. Car, avec Mozart, c’est facile. On connaît très bien sa vie et il n’est donc pas trop difficile de faire dire à sa TA, ce que l’on veut qu’elle dise. Toutefois, avec votre TA, c’est une autre paire de manches. Ici, je ne sais absolument rien de vous.

Mais, comme j’ai fait votre TA à votre demande, je pourrais faire comme pour Mozart et décortiquer vos rouages élémentaires. Bien sûr, je ne le ferai pas, car cela m’indiffère. Parce que, cela me demanderait beaucoup de travail pour pas grand-chose. Non, il vaut mieux que vous fassiez vous-mêmes votre propre analyse. Je vous ai proposé une méthode de travail. Maintenant, libre à vous de l’appliquer ou pas. Mais, tout ce que je demande en retour, c’est une note comprise de 0 à 100. Et, si vous ne savez vraiment pas quelle note attribuer, dites 50/100. C’est une valeur moyenne qui n’engage à rien. Puisque cela signifie que tout est réglé par le pur hasard. Et, que l’astrologie, c’est pipeau et compagnie. Mais, si vous êtes persuadés du contraire, alors, attribuez une note SVP.

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80· Le code 3-6-9 de l’univers

Par : Marc HENRY
5 octobre 2023 à 21:29

Introduction

Cette chronique est la suite logique de la chronique n° 79. Je me propose d’appliquer ici ce que j’ai dit afin de ne pas être déroutés par l’innombrable flux d’information circulant sur internet et les réseaux sociaux. Un bon exemple est ce mystérieux code 3-6-9 que l’on prétend être le code secret de l’univers. L’idée est aussi de mener sa vie de la manière la plus optimale, en accord avec une réalité visible, mais, aussi (et surtout), invisible. Parmi les questions les plus motivantes, on peut citer, en tout premier lieu, ce qui arrive après le décès. Se réincarne-t-on ou bien sommes-nous anéantis de manière définitive et sans retour possible ?

Pour ma part, je sais que lorsque le cœur s’arrête de battre, la conscience de qui l’on est, reste présente. Ceci, non en raison d’arguments théoriques, mais parce que je l’ai vécu le 15 janvier 2005. D’où à mon retour, muni d’un pacemaker obligeant mon cœur à rebattre, l’obsédante question de comprendre ce genre d’expérience. Et, je vais justement prendre cette date pour illustrer la chronique n° 79. Ainsi, le 15 janvier peut se traduire par 15/01, soit le chiffre 1 + 5 + 0 + 1 = 7. Ce jour-là était donc un jour de perfection. Pour l’année, 2005, on avait le chiffre 2 + 0 + 0 + 5 = 7. C’était donc, aussi, une année parfaite. Puis, on associe les deux, soit 7 + 7 = 14 = 1 + 4 = 5. Ce jour-là, précis, était donc aussi un jour de crise. Et, de fait, j’ai été bien et copieusement servi, par un bel arrêt cardiaque…

Vous avez dit chroniques ?

Ceci n’est qu’un exemple, parmi tant d’autres. Prenons, par exemple, le numéro de ma dernière chronique : 79. Si vous m’avez suivi, votre premier réflexe sera de faire 7 + 9 = 16 = 1 + 6 = 7. Les plus vifs d’entre vous qui auront compris qu’en vérité 9 = 0 (l’Ouroboros) auront traduit : 7 + 0 = 7. C’est plus rapide, mais, peu importe. Par conséquent, cette chronique n° 79 est un aboutissement, une sorte de perfection dans mes idées concernant les chiffres. Par contrecoup, la chronique d’avant n° 78 était placée sous la tutelle du chiffre 6 (7 + 8 = 15 = 1 + 5 = 6). Un sous-titre aurait donc très bien pu être, le charme et la beauté des profondeurs en dessous de la surface des choses. Et, puis, évidemment, pour la n° 77, on a, de nouveau, une double perfection (deux chiffres 7). Et, donc, une crise puisque 7 + 7 = 14 = 1 + 4 = 5. De fait, cette chronique constituait une prise de conscience qu’il fallait reprendre la plume après la grande activité durant la crise COVID.

Mais, ceci n’est, bien sûr, qu’un jeu. De pures coïncidences, voire des foutaises, diront certains esprits « rationnels ». Je m’en moque. Car, une chose est sûre. Cela me permet de ne pas « subir » bêtement les évènements. J’ai un socle, basé sur la sagesse de l’Égypte ancienne, pour analyser ce qui se passe dans ma vie. Et, cela est rassurant de savoir que derrière l’apparente absurdité de ce qui m’arrive, il y a peut-être une logique qu’il me faut comprendre et assimiler. Ne dit-on pas : « L’espoir fait vivre ». Et, l’espoir, quand une chose brutale et très déplaisante à vivre vous arrive, c’est fondamental, crucial.

Nikola Tesla, toujours lui

Mais, on peut aussi utiliser cette sagesse, pour débusquer les personnes qui ne sont pas animées de bonnes intentions. Internet, pullule de ce genre de personnes. Je prendrai comme exemple, le fameux « code secret de l’Univers » qui serait contenu dans la séquence de chiffres 3-6-9. Ainsi, sur internet, on peut très facilement trouver cette phrase attribuée à l’ingénieur/inventeur Nikola Tesla. « Si seulement vous connaissiez la magnificence de trois, six et neuf, alors vous détiendriez une clé de l’univers », aurait affirmé l’inventeur d’origine serbe de son vivant. 

Comme toujours avec internet, il y a de fortes chances que cette phrase ne vienne pas de Tesla lui-même. Mais, plutôt, d’un admirateur de ces travaux. La règle à suivre est simple. Toute citation doit nécessairement être accompagnée d’une source. Généralement, un livre ou une publication. Sinon, il convient d’être extrêmement méfiant. Non seulement il faut le nom du livre, mais encore un numéro de page, une année d’édition et un nom d’éditeur. S’il manque l’un de ces ingrédients, la citation doit systématiquement être considérée comme suspecte. Et, si d’aventure, vous la relayez quand même, vous prenez une lourde responsabilité en matière de diffusion d’informations non contrôlables, et donc, possiblement fausses.

Vortex Maths

En revanche, il ne fait aucun doute que Tesla était obsédé par le chiffre 3, d’abord. Ensuite, plus tard, par les chiffres 6 = 3×2 et 9 = 3×3. Tesla a manifesté son obsession de plusieurs manières. Ainsi, selon cette source, Tesla faisait le tour d’un pâté de maisons trois fois avant d’entrer dans un bâtiment. Il ne choisissait que les chambres d’hôtel dont le numéro est divisible par 3. Il faisait sa vaisselle avec 18 serviettes seulement. Cette obsession a permis à un étrange personnage, Marko Rodin, de découvrir ce qu’il a appelé les « Vortex Maths ». Étrange personne, car impossible de trouver quoi que ce soit sur ce monsieur sur internet. Pas de biographie officielle, ni de CV en bonne et due forme. Ceci est une autre sonnette d’alarme qui doit vous alerter.

Par exemple, me concernant, vous tapez sur n’importe quel moteur de recherche : « Marc Henry water Google Scholar ». Le mot « water » est nécessaire pour éviter les homonymies. Si vous n’aimez pas Google, allez sur Research Gate, j’y suis aussi. Bref, il est extrêmement facile de me trouver et de tout savoir de ma carrière scientifique en termes de publications scientifiques. Avec Marko Rodin, impossible. D’où une méfiance due base face à ce qu’il peut dire ou bien affirmer. En réalité, cela n’engage que lui et il faudra donc faire sa propre opinion pour savoir s’il est crédible ou pas.

Messieurs Rodin et Haramein

Pour résumer, M. Rodin pense que ces chiffres (3,6,9) représentent un vecteur de la troisième à la quatrième dimension qu’il appelle un « champ d’écoulement ». Ou bien encore un « champ de flux ». Ce champ est censé être une énergie de dimension supérieure qui influence le circuit énergétique des six autres points (1, 2, 4, 5, 7, 8). Puis, Randy Powell, un « étudiant » de Marko Rodin, va encore plus loin. Ainsi, il assure qu’il s’agit là de la clé secrète de l’énergie libre que Tesla a recherchée jusqu’aux derniers jours de sa vie. Pourquoi pas ? Vu de loin, avec quelques démonstrations d’arithmétique, cela semble intéressant.

En vérité, ici, grâce à la chronique n° 79, on voit facilement que ce M. Rodin est un beau parleur de première classe. Un peu comme M. Nassim Haramein qui parle lui aussi beaucoup d’autres dimensions. Sauf, que Nassim a pris la peine de publier ses idées. Mais, quand on lit ce qu’il a écrit, c’est bourré de raisonnements circulaires où l’on démontre, à la fin, un résultat posé au début… Mais, pour masquer l’entourloupe, il déroule, entre le début et la fin, un tapis impressionnant de relations mathématiques. Qui sont toutes justes, mais, que seul un expert peut suivre et décoder. Très malin, et beaucoup plus subtil que Marko Rodin, qui, lui, n’a rien publié du tout.

Racines essentielles

Toutefois, revenons aux Vortex Maths. Car, là, il est très facile de voir l’arnaque. L’image associée à cette chronique vous montre le vortex en question. Dans sa « démonstration », Rodin considère les puissances de 2 (positives ou négatives) 2n . Il arrive alors à la conclusion que l’on répète toujours la même séquence de racines numériques (RN) : 2 – 4 – 8 – 7 – 5 – 1 – 2. Je rappelle que la racine numérique d’un nombre supérieur ou égal à 10, s’obtient en additionnant entre eux les chiffres constituant ce nombre. Impossible d’y trouver le fameux triplet (3 – 6 – 9). Cependant, dès que l’on multiplie ces puissances par le chiffre 3, on obtient une nouvelle série répétitive très courte : 6 – 3. Impossible d’avoir le chiffre 9. Pour le trouver, on doit envisager les puissances successives 3n du chiffre 3. Ainsi, pour la valeur n = 0, on trouve le chiffre 3. Puis, pour n = 2, le chiffre 6. Et, pour les valeurs suivantes, le chiffre 9 apparaît tout le temps…

Voilà donc la fameuse clé (3 – 6 – 9) dévoilée au commun des mortels. Mais, ceux qui ont étudié ma chronique n° 79, ne seront pas réellement impressionnés. Puisque, pour ma part, je me moque des puissances de 2 ou de 3. Ainsi, en couplant la racine numérique (RN) à l’addition théosophique (AT) on obtient ce que j’ai appelé la « racine essentielle » (RE) d’un nombre. D’où le triplet (1 – 4 – 7) pour lequel RE = 1. Puis, trois doublets (2 – 6) ; (3 – 5) et (8 – 9), pour lesquels RE = 3,6 ou 9. Ici, pas l’ombre d’un vortex, mais une interprétation suggérée par la sagesse antique d’origine égyptienne.

Relation de congruence

Ceci étant posé, la question est, maintenant, de savoir qui colle le mieux à la réalité Rodin, ou moi ? J’ai, bien sûr, la faiblesse de préférer mon interprétation. Parce que le triplet (3 – 6 – 9) se révèle d’emblée, de manière naturelle, comme étant trois des racines essentielles possibles (0, 1, 3, 6 et 9). Ceci, sans avoir à analyser le chiffre 9 à part ou les puissances successives des chiffres 2 ou 3. Voyons donc, les autres faiblesses de l’argumentation de Rodin. Ce monsieur ne vous dit pas, par exemple, que son vortex est une version simplifiée, d’une courbe très connue : la cardioïde. Cette courbe est connue depuis 1631 grâce au père du philosophe Blaise Pascal qui l’avait déjà identifiée. Son nom a été forgé en 1741 par le mathématicien italien Giovanni de Castillon (1708-1791) pour décrire une courbe en forme de cœur. Il provient du grec ancien καρδία, cardia (« cœur ») et du suffixe -oïde qui indique la forme.

Pour cela, oublions Rodin et ses puissances successives de 2 ou de 3. Considérons pour l’instant l’opération, bien définie mathématiquement, de congruence. Comme le montre la figure, deux nombres a et b sont dits « congruents modulo N » (a ≡ b mod N), s’il existe un autre entier k, tel que a = b + k·N. D’où l’idée de partir d’un entier n et de le doubler (2×n). Et, si l’on dépasse la valeur N, on considère le nombre compris de 1 à N qui lui est congruent. Puis, muni de cette relation de congruence, on dispose les points en cercle et l’on trace un trait entre la valeur n et la valeur n’ ≡ n mod N. 

Congruence et cardioïde

La supercherie de Rodin commence ainsi à se dévoiler. Puisque, si n n’est pas un multiple de 3, on retrouve exactement la série 1 – 2 – 4 – 8 – 7 – 5 – 1. Même motif caractéristique en ailes de papillon. Toutefois, pour le triplet (3,6,9), il supprime de la figure le trait de 3 à 6. Et, il en rajoute deux autres, fictifs (d’où les pointillés). Le premier entre le 6 et le 9 d’une part, et le second, entre le 9 et le 3, d’autre part. Parce qu’évidemment, il a une petite idée en tête. Bref, au lieu de prendre une chose rigoureuse et fondamentale, la congruence, il bidouille une recette ad-hoc. La figure vous montre ainsi que si l’on augmente le nombre de points N sur le cercle, la figure converge vers la forme si caractéristique de la cardioïde.

Ceci n’a rien de surprenant, puisque cette même figure se forme dès l’on éclaire une tasse à café en incidence rasante. On peut aussi faire rouler un cercle de rayon donné sur un autre cercle de même rayon. Ainsi, tout point sur le premier cercle trace une cardioïde. Une autre manière de voir cette courbe est de trouver l’enveloppe de tous les cercles centrés sur un cercle (coloré en bleu dans la figure) et qui passent par le même point de ce cercle. Enfin, la cardioïde se retrouve au cœur de l’ensemble de Mandelbrot, signifiant, qu’à côté des dimensions spatio-temporelles (x, y, z, t), il existe une cinquième dimension d’échelle (s). Dimension d’échelle qui est exploitée dans les musiques créées au diapason de l’eau en collaboration avec Tommi Jack’s. 

Un tour de passe-passe…

Vous voyez l’arnaque ? On prend une courbe connue depuis le XVIIe siècle. Et, on bidouille une explication sans prendre la peine de vous expliquer ce qu’est une « congruence ». On utilise, un autre terme, moins explicite : racine numérique (RN). On prend, une valeur de N suffisamment faible pour que la supercherie ne soit pas flagrante. Et, le tout est joué. Les pinailleurs diront que j’ai, moi aussi, utilisé le concept de racine numérique, dans la chronique n° 79, sans indiquer qu’il s’agissait d’une relation banale de congruence. La raison en est que j’avais déjà en tête cette chronique n° 80, où j’allais revenir là-dessus. Et, pour que les choses soient bien claires, étudions d’un petit plus près la relation de congruence et son lien avec la racine numérique.

Quelques propriétés de la racine numérique

Considérons pour cela un nombre quelconque, formé de chiffres notés de a à z. L’être humain ayant 10 doigts, il compte depuis la nuit des temps en base 10, soit :

abc…xyz = a×10n + b×10n-1 + … + y×10 + z×1

Les chiffres représentés par les lettres a, b, c… , x, y, z ne peuvent ici prendre que les valeurs k = 0,1,2,3,4,5,6,7,8 ou 9 puisque l’on est en base 10. Or, le chiffre 10 est congruent au chiffre 1 modulo 9, car : 10  = 9×1 + 1. De même 102 = 100 = 9×11 + 1, et 103 = 100 = 9×111 + 1, etc. Toute puissance entière de 10 est donc congruente à 1 modulo 9 = 10 – 1. D’où la relation de congruence générale : 

abc…xyz ≡ (a×1 + b×1+ … + y×1 + z×1) mod 9 =  a + b + … y + z = RN

Les autres propriétés de la racine numérique se déduisent des propriétés générales de la relation de congruence, soit :

a ≡ b mod N et c ≡ d mod N ↔ a + c ≡ b+d mod N et a×c ≡ b×d mod N

Soit : RN(a + b) = RN(a) + RN(b) ; RN(a×c) = RN(a)×RN(c) ; RN(aq) = RN(a)q

Ceci pour dire que le chiffre 9, joue ici un rôle particulier, puisque 9 = 10 – 1. Dans tout autre système de numération de base N, ce rôle sera par conséquent assuré par le chiffre N-1. 

La preuve par neuf

Sans aller aussi loin sur le plan mathématique, on peut tout simplement se rappeler le principe de la « preuve par 9 ». Parce que, normalement, tout le monde a dû recourir à cette preuve lorsqu’il a fallu apprendre à multiplier deux nombres entiers entre eux. Une condition nécessaire, mais pas suffisante pour que la multiplication soit juste, est que le produit des racines numériques, soit le même que la racine numérique du produit calculé. Si vous préférez le vortex de Rodin, clé supposée de tout l’univers, est en réalité basé sur la modeste preuve par neuf, connue de n’importe quel écolier. Dit comme cela, c’est évidemment beaucoup moins ronflant et impressionnant.

Pour autant, je ne veux pas dire que la séquence 3-6-9 n’est pas importante. Seulement qu’il est ridicule de la détacher des deux autres séquences étudiées dans la chronique n° 79 :

0 : source

1-4-7 : Création/Manifestation/Perfection

2-5-8 : Discrimination/Crise/Disparition

3-6-9 : Stabilité/Beauté/Renaissance

Conclusion

Par conséquent, si une personne se réfère au 3-6-9, comme clé de l’univers, il ne vous dévoile qu’un seul tiers de la recette « Tout est vibratoire » (0, la source). Le chiffre 3 exprime alors qu’il existe une stabilité (3) dès qu’une vibration (2) est créée (1). Mais, aussi, comment ce qui est beau (6) résulte d’une crise (5) dans la manifestation (4) de cette vibration. Puis enfin, que toute renaissance (9), implique la disparition (8) d’une chose qui était initialement parfaite (7). Mais, revenons sur le fait que je vous ai proposé, ici, ma quatre-vingtième chronique. Comme RN(80) = 8 + 0 = 8, on a dû détruire une chose qui, à sa manière, était parfaite. Cette chose, c’est, bien évidemment, l’idée que le triplet 3-6-9 soit une clé de compréhension de l’univers.

Mais, comme je l’ai expliqué dans la chronique n° 79, vous devez considérer que ce huit comme étant encerclé par l’Ouroboros. Il évoque donc, bien sûr, la disparition d’une chose, cependant, avec l’idée, de préparer la naissance d’une nouvelle chose. Cette nouvelle chose, c’est l’association intime de la séquence 3-6-9 à la séquence « préparatoire » 2-5-8, via l’encerclement par l’Ouroboros. Pour ce qui concerne la séquence 1-4-7 restante, nous avons ici, via le processus d’addition théosophique, une racine essentielle commune égale à 1. A chacun de décider, maintenant, quelle interprétation lui semble correcte. Tout est désormais sur la table pour pouvoir se positionner en pleine connaissance de cause.

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