Le président de la République n’a finalement pas prononcé, à l’occasion des trente ans du génocide des Tutsis, le discours que l’Élysée avait publiquement promis. Bien plus qu’un «couac» aujourd’hui avancé, cette cacophonie révèle des divisions internes.
Trente ans après, l’événement ayant déclenché le génocide des Tutsis, qui a fait près d’un million de morts en 1994, demeure un mystère. Mediapart, qui a réuni des centaines de documents et interrogé les plus hauts responsables militaires français de l’époque, rouvre le dossier.
Le tribunal administratif de Paris abrite une procédure inédite visant les fautes de la France face au génocide de 1994. Le ministère des armées plaide l’«incompétence» de la juridiction et l’«irresponsabilité de la puissance publique»"." Une sorte de raison d’État juridique.
Les avoirs de celui qui est présenté comme le «financier du génocide» des Tutsis, Félicien Kabuga, ont été gelés en attendant un procès qui n’aura finalement jamais lieu pour des raisons médicales. Que va devenir cet argent qui serait si précieux aux rescapés?