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Design et care

Par : Mickaël
8 avril 2024 à 13:54
Cynthia Fleury (philosophe) et Antoine Fenoglio (designer) poursuivent leur travail de dialogue et entre design et care au sein du séminaire Design with care de la Chaire de Philosophie à l’Hôpital. Après le court texte Ce qui ne peut être volé. Charte du Verstohlen (Gallimard, 2022), qui a déjà inspiré (notamment le labo furtif initié … Lire la suite Design et care

Design et care

Par : Mickaël
8 avril 2024 à 13:54
Cynthia Fleury (philosophe) et Antoine Fenoglio (designer) poursuivent leur travail de dialogue et entre design et care au sein du séminaire Design with care de la Chaire de Philosophie à l’Hôpital. Après le court texte Ce qui ne peut être volé. Charte du Verstohlen (Gallimard, 2022), qui a déjà inspiré (notamment le labo furtif initié… Continue reading Design et care

Repenser les politiques publiques de transition

Par : Mickaël
5 avril 2024 à 19:09
Voici une thèse qui vient comme un encouragement Son titre : « Comment renforcer la gestion par l’État des transitions agroécologiques ? Analyse et reconception des plans français de réduction des pesticides (2007-2023)« . Son autrice : Viviane Trèves, dont j’avais découvert le travail lors du colloque « Où en est l’innovation publique ? » organisée par … Lire la suite Repenser les politiques publiques de transition

The story of the wolf who became a tree

Par : Mickaël
24 septembre 2023 à 12:30
This article is a translation (using Deepl) of this article in French. I call myself a transformation coach with Vagues Horizons, and I don’t want to be one of those shoemakers with bad shoes. What credit could I be given if I claimed to facilitate transformations from which I would refrain from (I’m not a … Lire la suite The story of the wolf who became a tree

L’histoire du loup qui se fît arbre

Par : Mickaël
14 septembre 2023 à 08:58
Je me dis accompagnateur de transformation avec Vagues Horizons, et je ne veux pas être de ces cordonniers mal-chaussés. Quel crédit pourrait-on m’accorder si je prétendais accompagner des transformations desquelles je m’abstiendrais ? (je ne suis pas un consultant 😅) Aussi, entre mai et août 2023, j’ai suivi la formation Designing for transformation « DfT » dans le reste … Lire la suite L’histoire du loup qui se fît arbre

Mes lectures de l’été 2023

Par : Mickaël
22 août 2023 à 16:32
La formation Designing for transformation que j’ai suivie avec l’University of British Columbia dispensaient de nombreuses ressources en anglais. Pour les francophones, je peux recommander mes lectures estivales qui couvrent certaines des thématiques abordées (sans oublier mes billets sur la transformation): RELIANCE – Manuel de transition intérieure (Actes Sud, avril 2023) Cet ouvrage présente Affirmer … Lire la suite Mes lectures de l’été 2023

A la recherche de la transformation, de la transition et de la démocratie

Par : Mickaël
29 novembre 2022 à 00:26
Novembre étant toujours un mois chargé en événementiel, j’ai dû me partager la semaine dernière entre 3 événements qui se (me ?) font échos. Innovation publique, démocratie et transitions étaient au programme. Voici un résumé de ce qui m’agite. Tout d’abord, les 3 événements en question : Innovation publique cherche transformation systémique Passer de l’innovation à … Lire la suite A la recherche de la transformation, de la transition et de la démocratie

Peut-on normer la complexité ?

Par : Mickaël
9 janvier 2022 à 20:05
C’est le sous-titre du mémoire de fin d’études de Louise Rhodde (LinkedIn) intitulé Le défi opérationnel de la résilience : peut-on normer la complexité ? (en accès libre). Pour moi, ce mémoire a moyen de faire date dans l’appropriation de ces enjeux par les acteurs publics en France. D’abord, du fait que Louise Rhode l’a rédigé … Lire la suite Peut-on normer la complexité ?

Transformation : surfer les vagues

Par : Mickaël
5 décembre 2021 à 21:56
Après une saison 1 de billets sur la transformation systémique, j’ai démarré la saison 2 par l’introduction de 2 modèles (théorie U et 3 horizons) prolongée pour expliciter les marges de manœuvre des acteurs. Je réintroduis ici un 3e modèle (double boucle) présenté dans le dernier billet de la saison 1 et explique la cohérence … Lire la suite Transformation : surfer les vagues

Transformation : agir avec attention & intention

Par : Mickaël
9 octobre 2021 à 22:18
Dans le précédent billet, j’ai introduit les modèles théorie U et 3 horizons de transformation systémique. J’avais annoncé que je traiterai dans ce billets des enjeux collectifs, mais il m’a semblé nécessaire d’abord de mieux planter du décor, et d’expliquer comment un acteur y joue. PS : je rappelle que tous ces billets sont des tentatives … Lire la suite Transformation : agir avec attention & intention

Transformation : agir depuis le futur émergent

Par : Mickaël
27 septembre 2021 à 08:41
Après une saison 1 de billets sur la transformation des organisations mais pas que, je me lance dans une saison 2, avec 3 billets en tête. On verra si j’en fais plus. Pour commencer, je vais ici décrire la cohérence créative de sens entre 2 modèles de transformation que j’ai découverts depuis 1 an. Ils … Lire la suite Transformation : agir depuis le futur émergent

Participation citoyenne et codesign sont dans le même bateau

Par : Mickaël
1 mars 2021 à 23:00
Récemment, j’ai eu l’occasion d’échanger avec plusieurs acteurs engagés dans ces 2 champs de la participation citoyenne et du codesign. J’ai été interpellé par l’accent mis sur la distinction entre ces 2 champs. Non pas que je les confonde… il ne s’agit pas de dire que tout est dans tout. Simplement j’ai plutôt tendance à … Lire la suite Participation citoyenne et codesign sont dans le même bateau

Transformation : fin de série & début d’une nouvelle saison ?

Par : Mickaël
16 février 2021 à 21:14
J’ai terminé (provisoirement ?) ma série de billets sur la transformation des organisations. Cet exercice est le préambule d’un nouveau tournant d’une évolution professionnelle engagée depuis plusieurs années, et dont il me reste à trouver la prochaine étape. Relire la série Si vous êtes pressés … et cherchez des pistes opérationnelles, vous pouvez lire uniquement le … Lire la suite Transformation : fin de série & début d’une nouvelle saison ?

Transformation : gérer la transition

Par : Mickaël
26 janvier 2021 à 23:26
Ce billet est le 5e d’une série consacrée à la transformation, centrée sur la transformation des organisations. Dans les billets précédents, j’ai posé le cadre conceptuel, dressé le panorama des acteurs de l’organisation, et indiqué des pistes de travail prometteuses. Après un détour par une approche sensible, j’approfondis ici la dynamique de la transformation et … Lire la suite Transformation : gérer la transition

La transition écologique entre destruction et création de valeur.

Il y a 80 ans naissait Mario Molina, disparu en 2020. Ce chimiste mexicain a découvert que les chlorofluorocarbures (les CFC) détruisaient la couche d’ozone. Cette découverte lui a valu, conjointement avec Paul Josef Crutzen et Frank Sherwood Rowland, le prix Nobel de chimie en 1995. Cette découverte a été à l’origine de la convention […]

Vidéo : Transition alimentaire et individuation

Par : Danny
19 janvier 2024 à 12:28

Mon invitée de la semaine nous parle de transition alimentaire et de connaissance de soi. Béatrice Albert est une personne pluridisciplinaire, de la psychologie à l’art lyrique, elle s’éclate depuis plus de 10 ans à explorer l’alimentation et le partager dans les cuisines de France. Une discussion sérieuse, inspirante et pleine de blagues sur l’impact significatif que nos choix alimentaires peuvent avoir sur notre bien-être physique et mental. 

Nous abordons les aspects pratiques de la transition alimentaire, en mettant l’accent sur des expériences personnelles et des rencontres marquantes, notamment avec un ancien chirurgien devenu psychiatre. Découvrez comment nos expériences façonnent notre compréhension et l’importance de choisir consciemment ce que nous mettons dans notre assiette.

En examinant la relation entre l’alimentation, l’équilibre émotionnel et la croissance personnelle, nous soulignons l’importance de la connaissance de soi dans ce parcours. Prendre des décisions alimentaires éclairées peut devenir une expression tangible de l’amour de soi et de la recherche constante d’un équilibre harmonieux.

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Inventer un monde nouveaucapable de régénérer nos forêts, notre démocratie, nos vies

4 décembre 2022 à 10:32
Eric Aechimann et Pascal Riché dans le dernier numéro du Nouvel Observateur, dressent une belle introduction. Ils énoncent, tous deux, une vérité partagée.  Car comme le dit Descartes : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ».

« Nous ne savions pas. Tel est le récit qui prévaut aujourd’hui en matière d’écologie… À l’aube de la modernité, les hommes se seraient engagés dans la déforestation, dans la conquête économique du Sud, dans la course de l’industrialisation, ne pensant qu’au progrès de l’humanité et sans se rendre compte qu’ils altéraient profondément les conditions de vie de notre terre. À croire ce narratif, l’industrie aurait brulé du charbon et du pétrole, dispersé des produits dangereux, intoxiqué par les airs, empoisonné les rivières, souillé les océans… Sans que jamais personnes ne sonnent l’alarme. »

D’après ce récit, le réveil n’aurait commencé qu’au début du XX siècle. Ce qui signifie que désormais, nous serions parfaitement conscients des enjeux des limites planétaires, mais également que nous sommes prêts à les affronter avec détermination.
Or, l’impact du développement économique sur nos milieux naturels ne date pas d’hier. 

  • Dès 1833 ; le poète Alfred de Musset faisait des rimes « tout est balayé sur vos chemins de fer ; tout est beau, tout est grand, mais on meurt dans votre air. »
  • L’état des forêts était suffisamment inquiétant pour que John Muir obtienne la création d’un parc naturel à la fin du XIX siècle. 
  • Quant au mécanisme du réchauffement climatique, il a été découvert par Svante Arrhenius en 1896 (prix Nobel de chimie suédois).

En réalité, 250 ans d’écologie nous ont alertés sur ce qui arriverait ! Ils sont plusieurs à avoir tenté de faire se faire entendre, de porter leur voix auprès du plus grand nombre. Autrement dit, on savait !

Nous faisons l’autruche, la tête dans le sable, obnubilés par nos gains financiers. Et si nous osions lever les yeux ? Et regarder en face les graves conséquences de nos actes ? Car nos visions sont biaisées. 
Le fait par exemple, que le capitalisme soit vanté par des experts comme « le seul modèle qui ait résisté aux différents courants politiques de l’histoire du monde », nous fait fermer les yeux sur les nuisances qu’il produit. Cet excès de confiance en sa permanence et sa résilience, nous conduit également à sous-estimer les risques importants, notamment écologiques, et sociaux, qu’il entraîne. Et comme nous nous sommes remis des précédentes crises, nous croyons pouvoir tenir aisément les effets des futures. 

L’art ? Vecteur d’émerveillement, au service d’une transition !

L’art a toujours été un formidable vecteur de changement. Littérature, spectacle vivant, musique ou cinéma participent à transformer l’imaginaire, notamment sur la question de l’écologie, par le biais de l’émerveillement ou l’anticipation. 

Nous avons besoin dans un premier temps d’un art qui change notre regard sur le monde et qui révèle la raison d’être de l’humanité
Il y a de l’art tout autour de nous ! Nous sommes entourés de poésie, le monde est poétique.
Il faut poser un regard attentif aux choses et un regard lent, pour voir émerger quelque chose de l’ordre du merveilleux. Contempler différemment ce qui nous entoure dans la science, dans le sport, dans une attitude.
Un arbre a des millions de choses à nous dire, une panthère, une montagne également, ainsi qu’une pierre faite d’atome. En effet, tous les protons de cette pierre ont été fabriqués au moment du big bang, ont été transformés dans des étoiles pour fabriquer l’atome particulier que nous avons devant nous, et qui est arrivé jusqu’à la Terre !
Tout à une histoire extrêmement incroyable dans ce monde exceptionnel. Nous sommes également une poésie, composé d’une centaine de milliards de colonies de cellules qui coopèrent de manière inconsciente.

Puis dans un second temps, nous aurons besoin d’un art qui permet de : 

  • Susciter des émotions pour éveiller les consciences et garantir le lien avec la terre.
  • Préserver le patrimoine culturel et naturel avec : la permaculture forestière, l’installation de nichoirs, de ruchers, de lieux d’hébergement pour les insectes, la découverte de fermes paysannes…  Car le paysan c’est l’artisan qui forme le patchwork de nos terroirs.

C’est au monde paysan que nous devons la biodiversité végétale issue de la sélection de semences adaptées à chaque terroir. Petite-fille d’agriculteur, je me souviens de la mission de mon grand-père « nourrir les hommes ». Ceux qui avaient souffert de la faim applaudissaient les politiques nationales d’après-guerre, qui assuraient du pain à tous les Français. 

Pierre Rabhi , disait : « bientôt on ne se souhaitera pas ‘bon appétit’, mais bonne chance ! ». L’homme qui nous nourrit, nous fournit les vitamines et protéines indispensables à notre énergie vitale, est désormais celui qui nous empoissonne… 
Comment en est-on arrivé là ? Tout est une question de choix politique et du modèle que l’on promeut. 

Les artistes peuvent nous inciter à décaler nos points de vue sur l’environnement pour faire évoluer notre impact sur la biodiversité, favoriser sa restauration et valoriser les écosystèmes. En effet, l’art permet de penser autrement notre rapport à la nature. Il peut également nous aider à faire le deuil d’un modèle de civilisation où règne le mot d’ordre : « chacun sauve sa peau ! », sans se soucier du vivant. 

Aristote serait le premier à souligner l’altérité entre l’homme et les autres êtres naturels. Le « phusis » s’oppose à la « techné », tout ce que l’homme fabrique. Et la « techné » ne fait que prolonger la « phusis » et elle est bornée par celle-ci. Elle ne créait pas un ordre propre. (Nouvel Observateur, une pensée écologique).

« L’idée d’un métavers à la Facebook, ça ne marche pas chez Aristote. La technique ne fait que parachever la nature. Il dit même que si la nature engendrait des maisons, elle le ferait comme le font les hommes. L’opposition frontale homme-nature, nature-culture ne viendra qu’avec les modernes (nous) ».

Pour compléter le raisonnement d’Aristote, l’art à un rapport beaucoup plus intuitif à la nature et au monde. Il peut exercer une influence énorme sur d’autres sphères.  
Il peut former et mobiliser les responsables sur le passage d’une logique de compétition à une logique de coopération pour co-construire les solutions de demain. Il peut s’inspirer de la nature, et inspirera en retour les citoyens. On peut penser par exemple au biomimétisme, qui a été pratiqué par des artistes comme Léonard de Vinci, qui a créé des machines volantes en se calquant sur la nature. 
Ce rôle de passeur entre la nature et les êtres humains se retrouve beaucoup dans l’art non occidental, souvent au travers de la figure de l’artiste-chaman. Certaines œuvres ont été révolutionnairesdans le monde de l’art, par leur forme ou le sujet traité. Mais il semble difficile d’imaginer comment l’œuvre peut dépasser ce statut de simple écho d’un monde qui avance sans elle. 

(Crédit photo : Shutterstock)

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