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Hier — 16 septembre 2026Flux principal

L’Éducation en mathématiques: une urgence nationale qui engage l’avenir

14 février 2025 à 10:00
La Fondation 2100 alerte sur le déclin des compétences en mathématiques de la société française et les conséquences pour l’avenir de la nation: un sujet qui a fait l’objet de plusieurs rapports importants ces dernières années et sur lequel revient la fondation dans une note de 12 pages.

Lauréats du Concours Positive Future : Imaginer le Travail en 2050

4 juillet 2024 à 16:04
La Fondation 2100, en partenariat avec l'Institut d'Études Avancées de Paris, a conclu la deuxième édition du concours Positive Future. Ce concours vise à stimuler l'innovation et la créativité en invitant les participants à réfléchir au futur du travail influencé par l'intelligence artificielle. Les œuvres gagnantes ont été distinguées pour leur vision originale et leur capacité à mêler progrès technologique et problématiques quotidiennes. Découvrez les projets qui ont remporté les prix lors de cet événement marquant, et explorez les discussions enrichissantes qui ont eu lieu lors des webinaires de clôture.
À partir d’avant-hierFlux principal

L’avenir est ce que nous en ferons

12 juin 2024 à 07:51

Dépasser les clivages pour relever les défis de demain

L’être humain ne doit jamais cesser de penser. C’est le seul rempart contre la barbarie. Action et parole sont les deux vecteurs de la liberté. S’il cesse de penser, chaque être humain peut agir en barbare. Hannah Arendt

Une éthique de la paix : la course du temps long 

Il n’y a rien de plus difficile que de conserver l’axe du gouvernail en pleine tempête. Aujourd’hui, vouloir conserver l’axe de la paix, la possibilité de maintenir ensemble des points de vue opposés, vouloir dépasser les clivages et éviter les extrêmes devient quasiment acrobatique.

Il n’est pas question de ne rien faire et d’être passif. Bien au contraire. Faire tendre les individus et les groupes à un au-delà du clivage lorsque la majorité des individus contribue à l’opposition et à la scission de la société globale est aussi exigeant que compliqué, voire perçu comme anachronique ou inadapté.

Il est un temps pour tout.

Il y a ceux et celles qui avec brio vont agir dans le court terme pour éteindre le feu et il y a celles et ceux qui agissent, à leur manière, dans le court terme et sèment délibérément les graines du moyen terme. Car pour qu’il y ait une sortie du tunnel – des affrontements, des régressions, des collusions…- encore faut-il la co-construire.

Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible. Antoine de Saint-Exupéry

Agir pour la paix, contrairement à beaucoup de représentations, n’a rien de passif. C’est actif et engagé puisqu’il est question d’aider les personnes à retrouver le chemin du dialogue malgré les différences. Et précisément, comprendre que les enjeux de notre temps ne peuvent s’accommoder de clivages et de batailles.

Nous sommes les jouets des manipulations de toute sorte

Les réseaux sociaux et plus largement Internet nous apportent des merveilles de connexion et d’accès aux connaissances et donc multiplient nos moyens d’actions. Et aussi nous ont transformés en objets des algorithmes qui instrumentaient nos opinions, besoins, désirs et choix. Chaque recherche sur Internet nous catégorise, nous sommes de plus en plus cantonnés dans des communautés d’intérêt étanches, que nous n’avons pas choisies et nous sommes abreuvés de fake news[1] qui conditionnent nos décisions. 

Être un individu libre et choisir ses actions sans tomber dans le piège des clivages devient un engagement éthique et intellectuel héroïque. Car tout nous pousse à l’opinion immédiate et juger sans savoir.

La liberté est un état d’esprit, non le fait d’être affranchi de quelque chose ; c’est un sens de liberté ; c’est la liberté de douter, de remettre tout en question ; c’est une liberté si intense, active, vigoureuse, qu’elle rejette toute forme de sujétion, d’esclavage, de conformisme, d’acceptation. Jiddu Krishnamurti

L’importance déterminante de la géopolitique

Par ailleurs, nous minorons les évolutions de la géopolitique. Le G7 est dépassé par les BRICS qui rassemblent sans cesse davantage de pays et qui modifient considérablement l’Ordre Mondial[2]. Même si Jean-Joseph Boillot nous rassure sur le fait qu’ils ne sont pas encore suffisamment organisés pour apporter une véritable alternative, le fait que la Chine et la Russie en soient les membres principaux démontre de deux stratèges hors pair aux commandes qui utilisent leurs puissances notamment sur les ressources critiques pour avoir des influences déterminantes sur notre avenir. « Certains pays du Sud possèdent désormais un levier politique fort sur les matières premières critiques qu’ils revendiquent.[3] »

Par ailleurs, face à nos démocraties chancelantes, « le retour des Empires » comme le mentionne Arte nous alerte également sur notre capacité de mobilisation. La guerre semble davantage primer que la paix[4]. La paix nous a conduit à envisager le Bonheur pour tous, suivant en cela les inspirations de Spinoza mais nous avons perdu dans cette évolution la force des combattants. On s’étonne du manque d’engagement attribué à l’individualisme, il y a aussi la perte de cette énergie fondamentale, que les perdants détiennent rêvant de redevenir les vainqueurs. Certains, de par le monde, ont cette rage de dominer tandis que nous nous diluons dans la satisfaction de nos besoins immédiats et que nous reléguons à « d’autres » la responsabilité d’agir pour poser des limites face à leurs affrontements. 

Nous avons perdu la mémoire

Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur. Winston Churchill

Nous sommes conditionnés à oublier le passé. Nous venons de célébrer le 6 juin 1944, cependant cela n’intéresse plus qu’une poignée d’individus. Les plus jeunes sont obnubilés par TikTok et Instagram – pour ne citer que ces applications et il y en a tant d’autres – qui ont pour particularité de capter l’attention vers des informations orientées. Ces applications font défiler sans cesse de nouvelles vidéos ou images, les textes sont largement minorés et cela a plusieurs conséquences. Limiter les conditions d’attention, se « concentrer » sur le futile, nourrir un narcissisme d’image et de notoriété, adopter des comportements grégaires, oublier ce qui s’est passé l’instant précédent et ignorer tous les grands problèmes de notre temps. Ce qui est privilégié ce sont les danses, ce qui fait rire, la fast fashion, l’apparence… Quant aux idées, les pensées, les discussions, les analyses, les débats (où l’on dialogue et non où l’on clive) sont relégués aux plus séniors que l’on nomme avec grand respect les « vieux ». Et ceci sans prendre conscience combien chacune et chacun est alors le jouet de manipulations multiples[5].

Pour reprendre la citation de Winston Churchill si nous ne souvenons pas de l’Histoire, alors nous ne pouvons pas correctement construire demain. C’est aussi bien une question d’éducation, de culture, de transmission qu’essentiellement une volonté politique de rendre chaque citoyen suffisamment cultivé pour devenir un Homme ou une Femme Debout, libre de ses choix et de ses décisions. Mais rappelons-nous la phrase de Patrick Le Lay qui date de 2004, lorsqu’il était PDG de TF1 : “Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible”.

L’apparition des médias est une formidable avancée, tout dépend de son utilisation et des intentions à leur déploiement. Au service du développement de la conscience des citoyens ou de l’augmentation de la consommation de l’asservissement de chacun ?

La paix est un engagement puissant, global et inaltérable

La plus grande force dont puisse disposer l’humanité est la non-violence. Elle est plus puissante que la plus puissante des armes de destruction élaborées par l’intelligence de l’homme. Mahatma Gandhi

La paix est un engagement et il faut de la force, de la détermination, la Puissance d’un Gandhi, d’un Nelson Mandela pour poursuivre, sans relâche, ce chemin escarpé. Rappelons-nous qu’ils ont cultivé une extraordinaire Puissance intérieure de paix et de non-violence, tout en agissant concrètement et politiquement pour que la paix advienne, sans compromission, avec une détermination à toute épreuve. Nous sommes loin du Développement Personnel mollasson dans lequel désormais même leurs citations sont cantonnées.

Redressons-nous pour tisser, ensemble, malgré, et surtout grâce nos différences les structures permettant de relever les défis de notre temps. Nous ne disposons plus du temps pour les diatribes stériles. 

C’est ensemble, avec des démocraties saines, des engagements réels et des actions responsables que nous pouvons agir face aux multiples périls de notre époque de transition[6]. Et ceci avec une vision de paix qui n’est pas une utopie mais un engagement réel au quotidien.

C’est le moment de l’engagement !

Christine Marsan, 10 juin 2024


[1] https://www.editions-jclattes.fr/livre/les-ingenieurs-du-chaos-9782709664066/

[2] https://www.iris-france.org/186906-brics-vers-une-recomposition-de-lordre-international/ ;

[3] Jean-Joseph Boillot.

[4] https://www.youtube.com/watch?v=raW8n00Q9Ns

[5] https://lanthroposcene.fr/2024/02/13/en-periode-de-turbulences-les-risques-demprise-psychologique-planent/

[6] https://www.acatl.fr/la-delicate-transition/

Retour sur cinq temps forts du World AI Cannes Festival 2024

Par : Thomas Calvi
8 avril 2024 à 14:30

La forte hausse de la participation à la 3e édition du World AI Cannes Festival a confirmé le succès de cet évènement international dédié à l’IA et à ses enjeux économiques, humains et sociétaux. Du 8 au 10 février dernier, le Palais des Festivals et des Congrès a ainsi accueilli plus de 8 000 visiteurs professionnels (soit + 36 % vs. 2023) sur les deux journées dédiées, et plus de 5 000 visiteurs grand public sur la journée du samedi.

Des personnalités de renom présentes sur cette édition

L’édition 2024 du WAICF a notamment été marquée par la visite de Marina Ferrari, tout juste nommée Secrétaire d’État chargée du numérique, et par l’intervention exclusive de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.

Ce dernier a rappelé la position de leadership européen en IA de la France et ses atouts : l’excellence de ses scientifiques et ses laboratoires, le dynamisme de ses entreprises et son énergie décarbonée favorable au développement de supercalculateurs. Il a souligné l’attractivité des Alpes Maritimes, le rôle crucial de la Région pour soutenir les ambitions en matière d’IA du pays ainsi que l’importance de retenir les talents en IA, mettant l’accent sur la nécessité de leur offrir des rémunérations compétitives et des équipements adéquats.

Il a également abordé le sujet des données, la matière première de l’IA. Pour lui, il est crucial d’aligner entraînement des modèles et souveraineté européenne. Pour garantir la sécurité économique de l’UE face au monopole des GAFAM, il appelle les États membres à la création d’un marché unique européen de la donnée.

Le VC Summit, dédié à l’investissement dans les startups

Parmi les nouveautés de cette édition ; on retiendra le VC Summit, programme dédié exclusivement aux investisseurs. Lors de tables rondes, de discussions informelles, avec notamment le témoignage de Julien Simon sur la success-story de Hugging Face, les intervenants ont pu appréhender les problématiques et les opportunités des investissements dans le domaine de l’IA notamment avec la découverte des startups les plus innovantes du secteur.

Des conférences et des tables rondes premium sur la scène des Ambassadeurs

Le WAICF 2024 a proposé un programme de conférences de haut niveau offrant un panorama complet de l’IA, de ses applications pratiques à ses implications stratégiques, éthiques et entrepreneuriales.
La scène des Ambassadeurs proposait d’explorer ce que l’IA peut faire de nos jours pour imaginer ce que les innovations futures apporteront à la société et aux organisations de demain. Deux des tables rondes ont abordé des sujets capitaux :

  • « Should we slow down research on AI ? »

Yann LeCun, Vice-Président et scientifique en chef de l’IA, META AI, Mark Brakel, Directeur des politiques, Future of Life Institute, Nick Bostrom, professeur à l’Université d’Oxford et Directeur de l’Institut pour l’avenir de l’humanité et Francesca Rossi, membre d’IBM et responsable mondiale de l’éthique ont débattu du bien-fondé de ralentir la recherche sur l’IA comme l’avaient réclamé certains acteurs de l’IA dans une lettre ouverte l’an passé. Si Mark Brakel a défendu une réglementation contraignante face aux dangers potentiels de l’IA, Yann LeCun, partisan de l’open source, s’est déclaré en faveur d’une réglementation des applications d’IA plutôt que de la R&D.

  • « Challenges in the adoption of AI Act : protecting individual freedoms while encouraging innovation in Europe »

L’AI Act a été adopté par les États membres de l’UE le 2 février dernier, puis le 13 mars suivant par les eurodéputés. Il ne lui manque plus que la validation du Conseil de l’Europe en avril prochain et sa publication dans le Journal officiel de l’UE pour entrer en vigueur progressivement selon le niveau de risque des systèmes ou modèles d’IA.

Yonah Welker, Explorer, Public Evaluator, Board Member Eu Commission Projects, Yonah.org, Georgie Courtois : Avocat — Associé chez de Gaulle Fleurance & Associés, Aurore Belfrage : Investisseur technologique et stratège géopolitique chez Sustechable et Dragoș Tudorache (en distanciel), membre du Parlement européen ont abordé les défis et les implications de cette loi européenne.

Un focus complet sur les applications de l’IA

La scène Applications de l’IA a de son côté apporté un éclairage sur le potentiel de l’IA pour les organisations à travers différents cas d’usage dans plusieurs secteurs.

Dans le domaine de la santé, lors de la session « Frontière pharmaceutique de l’IA générative : tracer une voie responsable pour les percées cliniques », Sam Khalil de NOVO NORDISK a exploré comment l’IA générative peut être utilisée de manière responsable pour réaliser des avancées dans le domaine clinique tandis que Shameer Khader, Directeur exécutif/Responsable mondial du cluster de biologie computationnelle et de la médecine de précision chez SANOFI.a abordé l’utilisation de l’IA pour la découverte de nouveaux médicaments lors de la session « La découverte de cibles médicamenteuses à l’ère de l’intelligence artificielle. ».

Laurent Prud’hon du Crédit Mutuel, Jean-Philippe Debiolles et Carolina Camacho R. d’IBM ont partagé leur expérience pour un autre cas d’utilisation : celui de la GenAI pour le secteur bancaire avec « L’IA générative à l’œuvre dans le secteur bancaire : comment déployer des solutions d’entreprise de confiance ».

Une zone thématique dédiée à la robotique

L’édition 2024 a de nouveau fait la part belle à la robotique. Lors d’expériences immersives, les visiteurs ont découvert les avancées significatives faites dans ce domaine. Ils ont notamment été accueillis par le robot humanoïde saoudien SARA, fruit d’une collaboration de Digital Saudi et Qss Company, avec qui ils ont pu interagir tout comme avec des compagnons de nouvelle génération un peu différents, notamment les robots Mirokai. Développés par la start-up parisienne Enchanted Tools, Miroki et sa version améliorée présentée au CES 2024 Miroka, ressemblent à des personnages de cartoon.. Dotés d’un visage animé en temps réel, très expressif, de pouces opposables et d’une poignée universelle, ces concentrés de technologie se déplacent sur un globe roulant. Ils sont testés dans les hôpitaux parisiens où ils assistent les aides-soignants auprès des patients.

Ils ont également pu découvrir Buddy, un petit robot social, de compagnie, mobile et émotionnel développé par la start-up française Blue Frog Robotics. Destiné à devenir un membre à part entière de la famille, il est pour l’instant commercialisé auprès d’entreprises où il joue le rôle d’agent d’accueil.

Que ce soit auprès des professionnels ou du grand public, cette édition 2024 a rencontré un franc succès, démontrant un intérêt croissant pour l’IA et les perspectives qu’elle offre. Ses organisateurs vous donnent d’ores et déjà rendez-vous le 13 février 2025 pour cet évènement désormais incontournable.

Retour sur les temps forts du World AI Cannes Festival 2024

L’ONU adopte une résolution historique sur l’intelligence artificielle

Par : Thomas Calvi
26 mars 2024 à 10:30

C’est sans vote que le projet de résolution présenté par les États-Unis visant à promouvoir des systèmes d’intelligence artificielle “sûrs, sécurisés et dignes de confiance”, bénéficiant au développement durable pour tous, a été adopté jeudi dernier par l’Assemblée générale des Nations Unies. 

Coparrainée et soutenue par 124 autres États membres, la résolution avait été présentée la semaine précédente à la presse internationale par l’ambassadrice représentante permanente des Etats Unis auprès de l’ONU, Linda Thomas Greenfield et son homologue marocain Omar Hilale.

Elle appelle les États membres à promouvoir des systèmes d’IA sûrs, sécurisés et fiables pour relever les plus grands défis mondiaux, notamment ceux liés à la pauvreté, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, l’énergie, et au changement climatique.

Il y a un peu plus d’un an, Volker Türk le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme les avait alertés, réclamant la mise en place de garde-fous efficaces​ :

“Les récentes avancées en matière d’intelligence artificielle représentent une grave menace pour les droits humains“.

Cette résolution est présentée comme historique puisque c’est la première fois que les 193 États membres de l’ONU s’entendent pour que les systèmes d’IA soient développés et utilisés dans le respect, la protection et la promotion des droits de l’homme et ce, à l’unanimité.

L’Assemblée générale a également reconnu le potentiel des systèmes d’IA pour accélérer et permettre les progrès vers la réalisation des 17 objectifs de développement durable (ODD).

Les mêmes droits pour tous, en ligne et hors ligne

L’Assemblée générale a appelé tous les États membres et parties prenantes “à s’abstenir ou à cesser d’utiliser des systèmes d’intelligence artificielle qui sont impossibles à exploiter conformément au droit international des droits humains ou qui présentent des risques indus pour la jouissance des droits humains”.

Elle affirme :

“Les mêmes droits dont jouissent les personnes hors ligne doivent également être protégés en ligne, y compris tout au long du cycle de vie des systèmes d’intelligence artificielle”.

L’Assemblée a exhorté tous les États, le secteur privé, la société civile, les organismes de recherche et les médias à élaborer et à soutenir des approches et des cadres de réglementation et de gouvernance liés à une utilisation sûre, sécurisée et fiable de l’IA. Elle les a également incités à coopérer avec les pays en développement et à les soutenir afin qu’ils puissent bénéficier d’un accès inclusif et équitable, réduire la fracture numérique et accroître la culture numérique.

Linda Thomas Greenfield espère que l’adoption de la résolution sera utile à d’autres secteurs, elle a notamment exprimé le souhait que “le dialogue inclusif et constructif qui a conduit à cette résolution serve de modèle pour les conversations futures sur les défis de l’IA dans d’autres domaines, par exemple en ce qui concerne la paix et la sécurité et l’utilisation militaire responsable de l’autonomie de l’IA”.

Concluant :

Aujourd’hui, les 193 membres de l’Assemblée générale des Nations Unies ont parlé d’une seule voix et ont choisi ensemble de gouverner l’intelligence artificielle plutôt que de la laisser nous gouverner”.

ONU-adopte-resolution-historique-ia

Le Parlement européen adopte l’AI ACT

Par : Thomas Calvi
14 mars 2024 à 09:30

Le 8 décembre dernier,  les négociateurs du Parlement européen et du Conseil, à la suite d’âpres négociations, annonçaient être parvenus à un accord provisoire sur l’AI Act. Après avoir été adopté par les Etats membres de l’UE le 2 février dernier, il l’a été hier par les eurodéputés. Il ne lui manque plus que la validation du Conseil de l’Europe en avril prochain et sa publication dans le Journal Officiel de l’UE pour entrer en vigueur progressivement selon le niveau de risque des systèmes ou modèles d’IA.

L’UE a été la première à vouloir instaurer un cadre réglementaire pour l’IA, visant à réguler l’intelligence artificielle en fonction de son potentiel à causer des dommages. Elle a de fortes chances d’être également la première à appliquer une loi contraignante sur l’IA puisqu’hier matin les eurodéputés l’ont adopté à une très large majorité : 523 votes pour, 46 contre, 49 abstentions.

Thierry Breton s’est félicité sur X : “L’Europe est AUJOURD’HUI un pionnier mondial de l’IA”, ajoutant “Nous réglementons le moins possible, mais autant que nécessaire !”

🇪🇺 Democracy: 1️⃣ | Lobby: 0️⃣

I welcome the overwhelming support from European Parliament for our #AIAct —the world's 1st comprehensive, binding rules for trusted AI.

Europe is NOW a global standard-setter in AI.

We are regulating as little as possible — but as much as needed! pic.twitter.com/t4ahAwkaSn

— Thierry Breton (@ThierryBreton) March 13, 2024

Pour rappel, la Commission européenne avait soumis une proposition de règlement de l’IA le 21 avril 2021. Les développements de l’IA générative et de modèles de fondation, notamment celui de ChatGPT, qui n’étaient pas prévus dans la proposition initiale de la loi européenne, lui ont fait subir de nombreuses modifications et reports.

L’AI Act vise à garantir que les systèmes et modèles d’IA commercialisés au sein de l’UE soient utilisés de manière éthique, sûre et dans le respect des droits fondamentaux de l’UE.

Il impose des obligations et des restrictions aux fournisseurs et aux utilisateurs qui développent, déploient ou exploitent des systèmes et des modèles d’IA au sein de l’UE. Bien qu’il soit désormais prévu de réviser régulièrement ces obligations, aujourd’hui, une réglementation produit, allant du marquage CE à l’interdiction de mise sur le marché, est  appliquée à ces derniers suivant leur niveau de risque, des dispositions particulières sont prévues pour les entreprises qui développent des modèles d’IA génératives.

  • les systèmes d’IA présentant un risque inacceptable vont être interdits de mise sur le marché ;
  • les systèmes d’IA présentant un haut risque devront obtenir un marquage CE;
  • les systèmes d’IA à risque faible ou minime doivent intégrer des obligations d’information des utilisateurs ou suivre un code de conduite volontaire.

Selon Ashley Casovan, Directrice générale de l’AI Governance Center pour l’Association internationale des professionnels de la vie privée, à but non lucratif (IAPP) :

“L’adoption de la loi européenne sur l’IA marquera le début d’une nouvelle ère pour le développement et l’utilisation de l’IA. Avec des valeurs centrées sur l’humain qui sous-tendent cette législation sur la sécurité des produits, elle établit des garde-fous importants pour l’adoption sûre, équitable et responsable de l’IA dans tous les secteurs de la société. Reconnaissant et s’appuyant sur les cadres adoptés à l’échelle mondiale et la législation connexe, cette loi complète fournira les conseils nécessaires aux entreprises qui achètent, construisent et vendent de l’IA. Compte tenu de la nature mondiale de l’utilisation de l’IA, il est probable que ces règles de l’UE auront un impact bien au-delà des frontières européennes. C’est pourquoi il est crucial pour toutes les entreprises impliquées dans l’IA à quelque titre que ce soit de comprendre la loi et de commencer à préparer leur organisation et leurs équipes à la conformité”.

Le-Parlement-europeen-adopte-AI-ACT

NVIDIA GTC 2024 : un rendez-vous incontournable pour les professionnels de l’IA du 18 au 21 mars

Par : ActuIA
29 février 2024 à 09:09

Depuis 2009, NVIDIA organise chaque année la NVIDIA GTC, une conférence offrant un éclairage pointu sur les dernières avancées technologiques. Créé à San Jose, en Californie, NVIDIA GTC est un événement international majeur dans le domaine de l’IA. Cette année, la conférence prendra place au San Jose Convention Center et en ligne, du 18 au 21 mars. Destinée aux développeurs, professionnels de l’informatique et décideurs, cette édition mettra en lumière les technologies qui dessinent le futur de l’informatique et de l’intelligence artificielle. 

Au programme de cette nouvelle édition, plus de 900 sessions, plus de 200 exposants et de nombreuses occasions de networking. La GTC a été pensée pour s’adapter à tous les niveaux techniques et à tous les centres d’intérêts. Cette conférence est ainsi accessible à un large public. De l’IA générative à l’IA conversationnelle, en passant par la cybersécurité et la robotique, les sujets abordés pendant cette conférence seront multiples. Et si la plupart des sessions seront en anglais, NVIDIA accordera cette année une grande importance à la France.

L’accent sera bien évidemment mis sur l’IA générative, avec de nombreuses sessions dédiées à ce sujet. Des entreprises partageront leurs retours d’expérience sur ces technologies. De plus, un nouveau programme de certification en IA générative multimodale sera introduit, visant à valider les compétences des développeurs dans la création et la gestion de systèmes d’IA traitant des données textuelles, d’image et audio.

Voici 3 bonnes raisons d’assister à la NVIDIA GTC 2024 :

Inspiration : les plus grands experts du secteur partageront leurs vision et analyse

NVIDIA s’est installée comme l’une des entreprises les plus importantes dans le monde de l’intelligence artificielle. Son expertise technologique est au cœur des plus grandes innovations de ces dernières années, et alimente les laboratoires de R&D internationaux.

Les leaders technologiques des sociétés les plus avancées en matière d’intelligence artificielle viendront partager leur vision de l’évolution de l’IA. Voici une liste non exhaustive des conférenciers qui seront présents cette année :

Sans oublier le discours d’ouverture de Jensen Huang, dont la vision a propulsé NVIDIA au premier rang des entreprises innovantes dans les domaines de l’IA et du deep learning, qui promet d’être un moment fort de la conférence. L’année dernière, de nombreuses annonces avaient été faites par le PDG et fondateur de NVIDIA lors de la GTC et il y a fort à parier que ce sera encore le cas cette année. En effet, cette conférence est devenue, pour la société californienne, une plateforme pour dévoiler ses dernières innovations. Mais au-delà des annonces qui pourront être faites, l’événement se présente d’ores et déjà comme l’un des grands carrefours de l’innovation de cette année 2024 en réunissant un panel d’intervenants prestigieux.

Une journée dédiée à l’IA en France

C’est l’une des grandes nouveautés de cette année. NVIDIA consacrera une journée virtuelle à la France et son rapport à l’IA, l’impact que cette dernière peut avoir sur le territoire et les possibles développements envisagés pour le futur. Des discussions animées par différents experts français avec comme point central l’IA. 

Une session de cette journée portera notamment sur la place prépondérante de l’IA dans l’organisation des grandes rencontres sportives attendues sur le territoire. Un sujet passionnant qui concentre en lui seul de nombreux cas d’usages : comment l’IA renforce la sécurité, améliore l’expérience des spectateurs, facilite l’organisation d’événements à grande échelle, permet de gérer les mouvements de foule…

Jumeaux numériques et HPC seront également à l’honneur avec la participation de Sylvain Duchêne, Cofondateur & CTO de Check & Visit et de Stéphane Requena, Directeur de la Technologie et de l’Innovation de GENCI.

Inscrivez-vous à la journée dédiée à l’IA en France

Des ateliers et sessions techniques sur les technologies les plus convoitées actuellement : IA générative, LLM, RAG, Jumeau numérique…

Plus de 40 laboratoires de formation de deux heures seront proposés, couvrant divers sujets tels que les modèles de fondation en IA générative, les pipelines accélérés par GPU, et la gestion des clusters d’IA. Ces sessions promettent d’offrir des expériences pratiques et approfondies aux participants.

En outre, des sessions innovantes exploreront l’utilisation de l’IA dans diverses industries. Par exemple, la manière dont Verizon et AWS fusionnent les technologies 5G et XR avec les GPU NVIDIA, ainsi que l’intégration de l’IA dans l’expérience de conduite par des constructeurs automobiles comme Polestar et Lucid Motors.

Cette année, la GTC revient dans un format présentiel et distanciel. Dans les deux cas, l’expérience est enrichissante et novatrice dans le milieu de l’IA. Il sera également possible d’échanger avec de nombreux partenaires de NVIDIA tels que : Amazon Web Services, Dell Technologies, Google Cloud, Microsoft Azure, Oracle, Samsung, IBM, Accenture, Asus, Core Weave ou encore Run AI.

Inscrivez-vous et retrouvez le programme complet de l’événement sur le site de la NVIDIA GTC.

conférence NVIDIA GTC 2024

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conférence NVIDIA GTC 2024

Offre exclusive : Recevez le guide pratique de l’intelligence artificielle en entreprise gratuitement avec votre abonnement à ActuIA

Par : ActuIA
15 février 2024 à 11:25

Dans un effort conjoint pour encourager et faciliter l’intégration de l’intelligence artificielle dans le monde des affaires, nous sommes ravis d’offrir en partenariat avec AI Builders, un exemplaire gratuit du “Guide Pratique de l’intelligence artificielle en Entreprise”, disponible aux éditions Eyrolles au prix public de 23€, pour tout nouvel abonnement au magazine ActuIA depuis la France métropolitaine. (offre limitée à 1000 exemplaires).

Ce guide qui vient de faire l’objet d’une réédition est une ressource incontournable pour les dirigeants et décideurs d’entreprise. Il fournit des insights précieux, des études de cas, et des stratégies pratiques pour intégrer efficacement l’intelligence artificielle dans les différentes sphères de l’entreprise.

En vous abonnant à ActuIA, vous ne recevrez pas seulement ce guide précieux, mais aussi un accès continu à une mine d’informations, d’analyses, d’interviews d’experts, et de reportages exclusifs sur le monde en constante évolution de l’intelligence artificielle. ActuIA est le magazine de choix pour rester à la pointe de l’innovation en IA.

Deux formules possibles :

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A propos de Stéphane Roder, auteur du guide pratique de l’intelligence artificielle en entreprise :

Stéphane Roder, diplômé de Télécom Paris et de l’Université Paris VI avec une spécialisation en intelligence artificielle, est un expert reconnu dans le domaine de la technologie et de l’IA. Ayant débuté sa carrière chez Sagem, il a cofondé e-Brands et dirigé des entreprises innovantes comme Streamezzo et Magic Recycle, démontrant une capacité exceptionnelle à piloter des projets technologiques d’envergure. Sa participation en tant que Partner chez Dhatim Holding et son rôle de directeur de la stratégie dans l’entreprise spécialisée en IA attestent de son expertise approfondie. Actuellement à la tête d’AI Builders, il conseille les entreprises sur l’intégration de l’IA dans leur stratégie, s’appuyant sur une solide expérience dans le domaine de l’innovation technologique et de l’intelligence artificielle.

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Mais de quel vivant parlons-nous ?

11 décembre 2023 à 10:16

Après « agilité » ou « résilience » voici le mot « vivant » mis à toutes les sauces. Encore une notion reprise pour des raisons mercantiles et qui sera très vite saturée pour passer à autre chose et le vivant, lui, continuera d’être massacré, en silence.

Lorsqu’aux informations j’ai entendu que 32 millions de volailles avaient été tuées[1] à cause de la grippe aviaire ou 17,5 milliards d’arbres abattus chaque année[2] j’ai failli vomir, j’ai été aussi bouleversée que lorsque l’on a parlé de millions d’êtres humains tués ou exterminés dans les guerres, la Shoah ou toute forme de génocide de par le monde.
Si nous ne sommes pas pris de spasmes et chavirés jusque dans nos tréfonds c’est que ces informations sont juste des données sur un papier ou sur Internet.
Alors nous pouvons multiplier les citations, telle celle d’Elisée Reclus « l’homme est la nature prenant conscience d’elle-même », nous n’y sommes toujours pas.
Il y a les militants écologistes qui font bouger les choses et même là, parfois, on reste dans le monde des idées.

Il nous est nécessaire de ressentir dans notre chair ces différents génocides comme Valérie Cabanés le rappelle en évoquant l’écocide[3]. Ce n’est pas intellectuel, cela fait appel à la sensibilité dont parle Baptise Morizot, c’est-à-dire une empathie avec TOUT ce qui est vivant au point de pleurer et de se sentir meurtri profondément pour chaque être massacré pour l’unique motivation de répondre à nos désirs et besoins d’êtres humains.

Et par sensibilité au vivant, je n’entends pas une espèce de sensiblerie ni rien de gentillet. La sensibilité dont je parle doit s’entendre en lien avec le « partage du sensible » :  c’est ce qui occupe le champ de l’attention collective.
Baptiste Morizot

Il a fallu aller chercher les représentants des peuples premiers pour comprendre, du bout de l’intellect, cette communion absolue que les mystiques nous avaient également indiquée.

L’urgence est à incarner cette communion avec le vivant, écouter ses vibrations et pas juste aller embrasser les arbres, les écouter murmurer… Alors oui les peuples premiers et certaines pratiques anciennes savaient aller écouter ce que disait la forêt, planter un arbre après l’avoir abattu, faire une cérémonie pour l’esprit de celui-ci. Ce n’est pas juste de l’animisme que nous avons sacrifié sur l’autel des religions monothéistes, c’est le non-sens de se sentir vibrants et unis, tous en un filin bruissant.

Avec 13,4 millions d’entrées pour Avatar et les milliers de vues sur toutes les plateformes combien parmi nous communient discrètement avec TOUT ce qui est vivant, visible ou non visible ?

L’humain mène une guerre contre le vivant. S’il gagne il est perdu.
Hubert Reeves

Pour nous élever au rang d’être humain raisonnable et civilisé nous avons sacrifié notre biomanité et nous irons jusqu’au bout de sa destruction par appétit aveugle et déni dominant.
Osons saisir le réel par l’entièreté de notre être, des tripes, au cœur en passant par la pensée, sentons-nous vibrer comme les feuilles dans le vent, alors si nous incarnons véritablement cette union, nos actions seront modifiées. Nous n’aurons plus envie de sacrifier autant de vies juste pour préserver notre espèce, nous comprendrons au sens étymologique de « cum-prendre », prendre ensemble, la chose et le sujet.

Rêvons d’être tous en symbiose avec les autres êtres vivants et que chaque mort nous entache de deuil, nous serons tellement submergés par les rituels de pardon et de commémoration, que peut-être nous pourrons mettre notre énergie au service du vivant, « pour de vrai ». Chiche !

On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux. 
Mahtma Gandhi.


[1] https://www.leparisien.fr/societe/sante/grippe-aviaire-le-risque-en-france-releve-de-modere-a-eleve-les-volailles-vont-etre-confinees-05-12-2023-2FKXVA5BENHIDKQYBUMXEO5QEQ.php et 16 millions en 2022.

[2] https://www.geo.fr/environnement/pourquoi-lextinction-des-arbres-serait-elle-une-catastrophe-pour-lhumanite-la-reponse-en-7-chiffres-cles-211607

[3] Proposition de définition du crime d’écocide : Constitue un crime d’écocide, toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées. Et : « Crime d’écocide : actes illicites ou arbitraires commis en connaissance de la réelle probabilité que ces actes causent à l’environnement des dommages graves qui soient étendus ou durables.» Valérie Cabanés.

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