Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierActuIA

Bpifrance et Inria Academy : un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique

6 juin 2024 à 14:00

Forts du succès obtenu par le cycle de webinaires dédiés aux technologies numériques de pointe proposé en 2022 aux dirigeants de PME-ETI, Bpifrance et Inria Academy ont décidé lors du Salon VivaTech d’unir de nouveau leurs compétences pour accélérer l’acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique.

Inria Academy, lancée en janvier 2020, est une initiative de l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (Inria). Sa mission est de fournir des programmes de formation continue et de développement des compétences dans le domaine du numérique. Inria Academy propose des cours animés par des chercheurs et des experts de renommée internationale, couvrant des sujets tels que l’IA, la cybersécurité, le big data et les technologies quantiques… Les formations sont conçues pour être à la fois théoriques et pratiques, permettant une compréhension approfondie et une application concrète des connaissances.

Dans le cadre de ce nouveau partenariat avec Bpifrance, une nouvelle série de webinaires sera proposée gratuitement à partir de septembre prochain sur Bpifrance Université, la plateforme de formation en ligne dédiée aux dirigeants et collaborateurs des entreprises françaises, proposée par Bpifrance depuis 2015. Cette plateforme vise à soutenir le développement des compétences des entrepreneurs, favorisant ainsi la croissance, l’innovation et la compétitivité des entreprises. Elle propose une vaste gamme de contenus pédagogiques, allant des cours en ligne aux webinaires, couvrant des domaines variés comme le management, la finance, le marketing, et la transformation digitale.

Une série de webinaires pour les PME

Dans le cadre de ce partenariat, une série de cinq webinaires intitulée “Acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique” sera accessible dès septembre 2024. Animés par des scientifiques renommés d’Inria, ils seront diffusés en direct puis disponibles en replay sur Bpifrance Université, comme le sont aujourd’hui les webinaires proposés en 2022.

Les thématiques abordées cette année sont les suivantes :

  • Compréhension et réduction des impacts environnementaux du numérique : Exploration des moyens pour minimiser l’empreinte écologique du numérique ;
  • Impact de l’Intelligence Artificielle sur les métiers : Analyse des transformations professionnelles induites par l’IA ;
  • Cybersécurité pour l’IoT : Stratégies pour sécuriser les réseaux d’objets connectés ;
  • Technologies et communications quantiques : principes, défis et enjeux : Introduction au monde de la quantique et ses applications potentielles ;
  • Drones intelligents : Étude sur l’évolution et l’intégration croissante des drones dans divers secteurs.

Chaque trimestre, une nouvelle thématique sera mise en avant, permettant ainsi aux PME de rester à la pointe de l’innovation et de la connaissance dans le domaine du numérique.

Grâce à cette opportunité de formation, les dirigeants pourront se préparer aux enjeux, mais également aux défis futurs de l’ère numérique et ainsi renforcer la compétitivité de leurs entreprises.

Hélène Clément, Directrice de Bpifrance Université chez Bpifrance, commente :

“Nous sommes très heureux de ce partenariat. Nous avons pu constater, lors de premières collaborations en 2022, combien les scientifiques d’Inria savent adapter leur haut niveau de technicité afin de permettre à nos apprenants, dirigeants de PME-ETI, de prendre la juste mesure des avancées scientifiques et techniques dont ils se font l’écho, et de l’impact qu’elles pourraient avoir sur leur activité”. 

François Cuny, Directeur général délégué à l’innovation chez Inria, ajoute : 

« L’évolution des compétences et la formation continue sont à la fois un défi et un enjeu majeurs pour permettre aux entreprises, et en particulier aux PME, de profiter pleinement de la transformation numérique. Ce partenariat entre Bpifrance Université et Inria vise justement à offrir des clés de compréhension pour les dirigeants des PME françaises qui veulent accompagner leurs équipes dans ces transformations. » 

Pour plus d’informations sur les webinaires et pour vous inscrire, rendez-vous sur bpifrance-universite.fr

Bpifrance et Inria Academy un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique

Industrie de santé : comment repenser la formation du personnel à l’aune de l’industrie 4.0

30 avril 2024 à 16:00

La crise sanitaire a mis en exergue notre manque de souveraineté. Le secteur de l’industrie de la santé a particulièrement été pointé du doigt et a cristallisé la désindustrialisation de la France. En effet, en l’espace de 15 ans, la France est passée de leader européen de la production de médicaments à la 5e place et 40% des médicaments commercialisés dans l’UE sont produits hors d’Europe.

Face à ce constat sombre, les pouvoirs publics ont massivement soutenu des plans de relocalisation et de réindustrialisation afin de permettre la production de produits de santé sur notre territoire. Cependant, cette réindustrialisation se déroule dans un contexte très particulier : les industriels sont confrontés simultanément à une nouvelle révolution industrielle faisant appel aux nouvelles technologies (IoT, Big Data, IA…) et à une pénurie de personnel qualifié d’une ampleur inédite. Comment les industries de santé s’adaptent-elles à l’orée de la quatrième révolution industrielle ? De quelle façon repenser les formations des salariés, à travers le prisme des nouvelles technologies ? En prenant l’exemple de la région Hauts-de-France, cette dernière concentre une filière santé qui a pour particularité de donner une place prépondérante aux métiers de la production industrielle.

La quatrième révolution industrielle, ou industrie 4.0

Le Conseil National de l’Industrie définit l’industrie du futur comme : « l’ensemble de transformations des systèmes de production permises par les nouvelles technologies, qui permettent à l’industrie de gagner en compétitivité et en flexibilité et d’innover mais aussi de répondre aux nouvelles exigences environnementales et sociales.

Cette filière regroupe le secteur des machines et solutions industrielles intelligentes (mécanique, électrique, électronique, numérique, robotique, fabrication additive…) ainsi que l’offre digitale. L’objectif est d’accompagner la montée en gamme et la compétitivité de l’industrie française. ».

Cette définition met ainsi en avant le vrai bouleversement des pratiques dans le milieu industrie, et tout particulièrement dans le milieu de la santé qui est soumis à des contraintes réglementaires très strictes.

Les industries de la santé sont ainsi particulièrement intéressées par l’apport des outils numériques et du traitement des données. Les logiciels de pilotage de la production (MES) permet une meilleure synchronisation des maillons de la chaine de production et d’éviter les goulots d’étranglement. L’exploitation des données permet également de mieux traiter les signaux faibles et agir en conséquence. Par exemple, trois sites pilotes de Novartis proposent une détection précoce des dérives de pH et de température grâce à l’intelligence artificielle, permettant de corriger le tir au plus vite et éviter de dépasser seuil où le lot devrait être détruit, permettant des économies.

Si les avantages semblent évidents, les entreprises de la santé restent encore peu avancées dans la transition par rapport aux autres industries (automobile, aéronautique…)

D’après l’enquête du GIE Eurasanté auprès de l’écosystème régional Hauts-de-France des industries de santé, moins de la moitié (44%) des entreprises interrogées ont initié leur transition vers l’industrie 4.0, Ce relatif retard s’explique notamment par les investissements importants pour acquérir les nouveaux outils de production, mais il se traduit également par un retard dans la formation des salariés aux enjeux de l’industrie du futur.

Un vrai bouleversement des besoins en formation

Le secteur industriel fait face à une véritable pénurie de personnel et un turnover important. L’industrie pharmaceutique a été l’un des rares secteurs à voir son nombre de salariés augmenter lors de la crise sanitaire. En 2021, environ 11% des postes proposés dans le secteur pharmaceutique n’étaient pas pourvus. Le secteur n’attirant pas particulièrement les plus jeunes dont seulement 28% d’entre eux déclarent envisager de travailler dans les entreprises du médicament.

Les enjeux de formation sont ainsi doubles : il faut adapter la formation aux évolutions des pratiques et des contraintes réglementaires et réussir à rendre la formation pertinente pour un public qui n’est pas sensibilisé aux enjeux de l’industrie de santé. Il y a donc une urgence à repenser la formation des salariés, en changeant complétement de paradigme pour intégrer les outils numériques et mettre l’emphase sur la pratique et proposer une vraie stratégie d’onboarding.

Ces enjeux de formation étant intimement liés à la transition vers l’industrie 4.0, de nombreuses solutions numériques proposent à la fois des outils de suivi de production et un volet formation pour les salariés.

C’est par exemple ce que propose la société Picomto, basée dans la région lilloise. Picomto propose de digitaliser les opérations de production en permettant de se basant sur les outils numériques pour former les salariés et pour contrôler la production.

Toujours dans une optique de formation, nous voyons émerger des outils utilisant des jumeaux numériques (digital twins) de l’usine pour proposer des modules de formation aux salariés. C’est par exemple la proposition de valeur d’Hakobio, qui, en partenariat avec le groupe de formation IMT, propose aux industriels de créer un jumeau numérique de leur entreprise pour ensuite simuler la chaine de production au plus près de la réalité du terrain et donc mieux former les salariés.

L’apport de l’IA est pour le moment assez limité dans l’offre de formation, mais son utilisation devrait se populariser. En effet, l’un des principaux défis de la formation des salariés réside dans “l’adaptative learning”, l’adaptation du programme de formation aux acquis du salariés et à ses besoins spécifiques. Dans cette optique, l’IA est un outil puissant afin de personnaliser l’expérience des salariés et proposer une formation la plus efficace possible.

Ainsi, l’industrie de santé est en pleine transformation et sa digitalisation est une étape importante pour assurer la compétitivité de l’industrie française. Le numérique s’impose à la fois dans les outils de production, mais également dans les outils de formation. Si cette transition reste pour le moment timide dans le secteur de la santé, il y a un vrai enjeu à accompagner l’industrie dans ce virage et surtout investir dans la formation des salariés, qui resteront les éléments les plus importants de la chaine de production.

Industrie de santé : comment repenser la formation du personnel à l’aune de l’industrie 4.0

Programme GenIAles : Microsoft et Simplon ouvrent les portes du numérique aux femmes

23 avril 2024 à 11:00

A l’occasion du Microsoft AI Tour, Microsoft France a annoncé une initiative de grande ampleur pour accélérer la démocratisation de l’usage de l’IA générative : “À VOUS L’IA”. C’est dans ce cadre que Microsoft, qui vise à former 100 000 Français à la GenAI en 2024, s’est engagé à collaborer avec Simplon pour faciliter l’immersion des femmes dans les métiers techniques du numérique via le programme GenIAles. 

Avec “À VOUS L’IA”, Microsoft France a l’ambition de démocratiser l’IA générative en développant les compétences des Français, actifs comme étudiants, chefs d’entreprise comme salariés, associations ou encore entrepreneurs sociaux. Le programme GenIAles s’adresse quant à lui aux demandeuses d’emploi, aux femmes souhaitant se reconvertir ou simplement s’initier et se familiariser avec les IA génératives.

Dans ce but, Microsoft France s’est associé à Simplon, une entreprise sociale française qui propose des formations gratuites dans le domaine du numérique, notamment le développement web, la data science, et d’autres compétences liées aux nouvelles technologies. Les deux entreprises collaborent depuis 2018, notamment dans le cadre des écoles IA Microsoft By Simplon.

Véronique Saubot, Directrice générale de Simplon, déclarait lors de l’annonce de Microsoft :

“Simplon est ravi de s’associer à l’initiative de Microsoft “A vous l’IA”, faisant ainsi rayonner l’IA et son immense potentiel en France, dans la continuité de toutes nos actions communes : les écoles IA Microsoft by Simplon, le programme européen Tech time 2 skill, notre programme GenIAles pour les femmes”. 

Le programme GenIAles

Ce programme intensif de 3 jours, qui a débuté à Toulouse le 9 avril dernier, vise à ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles dans le secteur du numérique à 175 femmes. Accessible à toutes, sans condition de diplôme et totalement financé, il leur permettra d’obtenir un certificat professionnel de Microsoft.

JOUR 1 – Introduction et pratique de l’IA générative
  • Bingo Tech ! pour briser la glace avec toutes les participantes.
  • Présentation générale sur les opportunités du secteur du numérique et les formations techniques disponibles.
  • Introduction aux IA génératives.
  • Atelier interactif “Bing et Au-delà” pour apprendre à comparer l’efficacité et la profondeur des informations obtenues avec un moteur de recherche.
JOUR 2 – Découverte de nouveaux outils et les enjeux d’éthiques
  • Découverte des bases d’utilisation de l’outil de chat populaire, Microsoft Bing Chat.
  • Atelier “les femmes et le numérique, toute une histoire !” une exploration de la relation entre les femmes et le monde numérique.
  • Portraits de femmes ayant marqué l’histoire du numérique à l’aide de l’outil Bing Image Creator.
  • Introduction aux préoccupations éthiques autour de l’IA générative.
JOUR 3 – Approfondissement et passage de la certification Linkedin Career Essentials in Generative AI
  • Atelier “le futur de la Tech, c’est moi !” pour réfléchir au projet de carrière dans la tech.
  • Apprendre à utiliser Copilot pour rédiger une présentation impactante de son profil.
  • Atelier dédié à la création d’un plan d’actions personnel post-formation.
  • Passage de la certification Linkedin Learning sur les IA génératives pour valider les compétences.

Le programme se déroule à différentes dates dans plusieurs villes. Après Toulouse puis Bayonne la semaine dernière, les prochains bootcamps auront lieu à :

  • Issy les Moulineaux (14-16 mai)
  • Rennes (4-6 juin)
  • Bordeaux (12-14 juin)
  • Lyon (18-20 juin)
  • Grenoble (24-26 juin)

Les candidatures sont ouvertes jusqu’à 2 semaines avant la formation ici

Programme-genIAles-Microsoft-Simplon-numerique-femmes

Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l’IA

Par : Thomas Calvi
12 avril 2024 à 10:00

Le premier ministre japonais Fumio Kishida était cette semaine en visite officielle aux USA où il a évoqué avec Joe Biden les tensions politiques, le renforcement de leur coopération en matière de défense et technologie, notamment en matière d’IA. Il a également rencontré Brad Smith, le vice-président et président de Microsoft qui a annoncé l’intention d’investir 2,9 milliards de dollars au cours des deux prochaines années pour accroître son infrastructure de cloud computing et d’IA à grande échelle au Japon.

Il y a deux marchés dans lesquels le Japon tente de rattraper son retard : celui de l’IA et celui des semi-conducteurs. Microsoft, y a installé son premier bureau international, ces 2,9 milliards de dollars représentent son plus gros investissement en 46 ans d’histoire au Japon.

L’expansion de son infrastructure d’IA et de cloud permettra à Microsoft de fournir des ressources informatiques plus avancées au Japon, y compris les dernières unités de traitement graphique (GPU), qui sont cruciales pour accélérer les charges de travail de l’IA. Ce qui lui permettra de soutenir le Generative AI Accelerator Challenge (GENIAC), un programme dirigé par le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie qui aide les startups et les entreprises japonaises à obtenir les ressources informatiques nécessaires au développement de modèles de fondation et à encourager la collaboration entre les parties prenantes.

Renforcer les compétences du Japon en matière d’IA

Microsoft s’est engagé en outre à former pas moins de 3 millions de travailleurs japonais à temps plein et à temps partiel au cours des trois prochaines années, dans le but de doter le pays des compétences nécessaires. La société a annoncé plusieurs initiatives, notamment une formation dédiée aux femmes, des cours et des architectures de référence pour les développeurs d’IA et les entreprises technologiques, une aide à la mise en œuvre de programmes centrés sur l’IA dans les lycées professionnels.

Ces formations seront dispensées en partenariat avec des institutions de renom telles que l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Microsoft soutiendra également les jeunes pousses japonaises par le biais du Microsoft for Startups Founders Hub.

Ouverture du 1er laboratoire Microsoft Research Asia

Microsoft Research Asia va ouvrir un laboratoire à Tokyo qui se concentrera sur des domaines clés tels que l’IA incarnée, la robotique et l’IA sociétale.

Le centre de recherche collabore étroitement avec des universités, des instituts de recherche et des entreprises technologiques de la région Asie-Pacifique, notamment avec les universités japonaises depuis plus de deux décennies, ce qui a d’ailleurs contribué à propulser la recherche interdisciplinaire et à encourager les talents.

Afin de favoriser une meilleure collaboration en matière de recherche, Microsoft accordera 10 millions de dollars de subventions de ressources au cours des cinq prochaines années à l’Université de Tokyo et au partenariat de recherche en intelligence artificielle entre l’Université Keio et l’Université Carnegie Mellon.

Nvidia, Amazon et d’autres entreprises privées soutiennent également ces partenariats entre les universités des 2 pays, 110 millions de dollars y seront consacrés.

Microsoft a d’autre part l’intention d’approfondir sa collaboration avec le secrétariat du Cabinet japonais pour renforcer la résilience en matière de cybersécurité du gouvernement, des entreprises et de la société.

Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l'IA

Microsoft annonce l’ouverture d’un centre d’IA à Londres

9 avril 2024 à 12:00

C’est dans son premier blog Microsoft que Mustafa Suleyman vient d’annoncer la création de Microsoft AI London, un nouveau centre d’IA. Il sera dirigé par Jordan Hoffmann, un scientifique et ingénieur en IA que Microsoft a récemment recruté en même temps que lui.

Jordann Hoffmann est loin d’être un inconnu pour Mustafa Suleyman. Il a travaillé au sein de 2 start-ups basées à Londres cofondées par ce dernier : DeepMind puis Inflection AI, passée au rang de licorne lors d’une levée de fonds dirigée entre autres par Microsoft en juin 2023.

Mustafa Suleyman y a été recruté en tant que Vice-Président exécutif et chef de la direction de Microsoft AI, une nouvelle organisation axée sur l’avancement de Copilot et d’autres produits et recherches sur l’IA grand public comme Bing ou Edge. Jordann Hoffmann fait partie des collaborateurs qui l’ont suivi dans cette nouvelle aventure tout comme Karén Simonyan, expert en deep learning et lui aussi cofondateur d’Inflection AI, embauché en tant que scientifique en chef.

Mustafa Suleyman précise que “Microsoft AI London mènera des travaux pionniers visant à faire progresser les modèles de langage de pointe et leur infrastructure de prise en charge, et à créer des outils de classe mondiale pour les modèles de base, en collaborant étroitement avec nos équipes d’IA au sein de Microsoft et avec nos partenaires, y compris OpenAI” ajoutant “Hoffmann sera rejoint par un groupe talentueux de membres de l’équipe Microsoft AI basés dans notre bureau de Londres Paddington”.

Le hub Microsoft AI London s’ajoute à la présence existante de Microsoft au Royaume-Uni, notamment le laboratoire Microsoft Research Cambridge, qui abrite certains des plus grands chercheurs dans les domaines de l’IA, du cloud et de la productivité. Il s’appuie sur l’investissement de 2,5 milliards de livres sterling annoncé en novembre dernier par Microsoft et le gouvernement britannique pour étendre son infrastructure de centre de données IA de nouvelle génération, soutenir les efforts du Royaume-Uni en matière de sécurité et de recherche dans le domaine de l’IA et et assurer la formation de plus d’un million de personnes.

Mustafa Suleyman indique :

“Dans les semaines et les mois à venir, nous publierons des offres d’emploi et embaucherons activement des personnes exceptionnelles qui souhaitent travailler sur les questions d’IA les plus intéressantes et les plus difficiles de notre époque. Nous recherchons de nouveaux membres d’équipe qui sont motivés par l’impact à grande échelle et qui sont des innovateurs passionnés désireux de contribuer à une culture d’équipe où l’apprentissage continu est la norme”.  

Microsoft-annonce-ouverture-centre-IA-londres

Le GENES annonce un plan de développement pour former plus de data scientists

20 mars 2024 à 13:00

Le Groupe des écoles nationales d’économie et statistique (GENES) annonce un plan de développement visant à faire face à la pénurie d’experts en data science. Ce plan, baptisé “GENES 2027”, est une réponse aux besoins croissants des institutions publiques et des entreprises en matière d’accompagnement dans les domaines de la transition écologique, des évolutions numériques et des mutations industrielles.

Créé en 1994 par l’Insee, le GENES est depuis 2011 un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche de référence en statistiques et science des données, économie et sciences sociales quantitatives, finance et assurance. Il regroupe deux grandes écoles d’ingénieurs, l’ENSAE Paris et l’ENSAI à Rennes, ainsi qu’un organisme de formation continue (ENSAE-ENSAI Formation Continue) qui diplôment chaque année plus de 500 spécialistes, dont des cadres supérieurs de l’Etat (administrateurs et attachés de l’Insee).

Initié à la demande du Gouvernement et de l’Insee, le plan prévoit d’augmenter le nombre de diplômés de 43%, permettant ainsi de former 171 élèves supplémentaires chaque année. Dans cet objectif, le GENES recevra un financement supplémentaire de 5,9 millions d’euros sur la période 2024-2027. Cette enveloppe servira notamment au recrutement d’une soixantaine de personnes, comprenant des enseignants-chercheurs et des fonctions support.

Catherine Gaudy, Directrice générale du GENES, souligne l’importance de cette initiative :

“A l’heure où la donnée et l’IA sont au cœur de la conception et du déploiement des politiques publiques et des stratégies industrielles, la pénurie de talents dans le domaine de la data science est un véritable défi sur lequel l’ensemble des acteurs en France doit se mobiliser.

Nous avons besoin de former plus d’experts dans l’analyse approfondie de données complexes et hétérogènes, ayant à la fois des capacités de modélisation mathématiques et une solide culture des enjeux environnementaux, économiques et sociaux. Par ce plan de développement ambitieux, et par ses formations en sciences des données, dont l’excellence est historique et reconnue, le GENES entend contribuer pleinement à ces enjeux”.

Le plan “GENES 2027” prévoit une répartition précise des nouveaux diplômés, avec notamment 140 ingénieurs issus des deux écoles du Groupe, ainsi que 31 nouveaux attachés de l’Insee formés à l’ENSAI chaque année.

Pour l’ENSAE, le plan de développement s’appuiera sur :

  • Une augmentation des admissions via le concours commun Mines-Ponts (CPGE scientifiques), de 10 à 15 recrutements ;
  • Un accroissement des admissions en filière B/L, avec un objectif de 5 à 10recrutements supplémentaires ;
  • Une expansion progressive des admissions en filière ECG avec 15 à 25 recrutements complémentaires ;
  • Un accent mis sur l’admission en 2ème année directe, avec pour cible une trentaine de recrutements supplémentaires.

Pour l’ENSAI, le plan de développement s’appuiera sur :

  • L’expansion des admissions via les concours communs des instituts nationaux polytechniques (filières MP, MPI, PC, PSI) – CPGE scientifiques -, de 20 à 40 recrutements supplémentaires ;
  • Un accent mis sur l’admission sur titres des formations universitaires, notamment au niveau BUT Sciences des données et BUT Informatique, 3ième année de licence (L3) et première année de Master (M1), avec une cible de 20 à 30 recrutements. L’association récente avec l’Université de Rennes prévoit précisément le renforcement de ces passerelles ;
  • Le maintien des recrutements sur les concours spécialisés  “économie et sciences sociale” et “économie et gestion”.

Pour répondre aux besoins de formations et assurer un encadrement de qualité aux étudiants et attachés-stagiaires des écoles, le GENES va créer :

  • 26 emplois supplémentaires d’enseignants-chercheurs et 5 postes de doctorants ;
  • 7 emplois d’assistants d’enseignement, coordinateurs et ATER ;
  • 25 emplois non enseignants (renforcement des fonctions support, des services chargés de la scolarité et des admissions, des stages et des relations entreprises).

A l’ENSAE, la création d’emplois d’enseignants-chercheurs s’appuiera sur le renforcement des 4 pôles existants, dans les domaines de la finance et assurance, de l’économie, de la statistique et de la sociologie. Pour l’ENSAI, le renforcement des effectifs s’effectuera sur l’équipe “statistique-mathématiques appliquées “, l’équipe “statistique-computer science” et l’équipe “économie”. En complément de ces postes d’enseignants-chercheurs, cinq créations d’emplois seront dédiées au recrutement de doctorants contractuels.

Plus d’informations sont à retrouver dans le dossier de presse “GENES 2027”.

Le GENES annonce un plan de développement pour former plus de data scientists

Meta, Simplon et le collectif Impact AI s’associent pour former 30 000 français à l’IA générative

13 février 2024 à 10:00

Dimanche dernier, Meta et Simplon, entreprise sociale spécialisée dans la formation au numérique, ont annoncé le lancement des “Ateliers d’Initiation à l’IA”. Cette initiative gratuite et ouverte à tous, sans prérequis, vise à sensibiliser et former les Français aux premières notions de l’IA générative, ouvrant ainsi la voie à une compréhension accrue et à une utilisation responsable de cette technologie émergente.

Fondée en 2013 par Frédéric Bardeau, Andrei Vladescu-Olt et Erwan Kezza, Simplon vise à rendre les compétences numériques accessibles à tous, en particulier aux personnes éloignées de l’emploi ou en reconversion professionnelle.

L’entreprise propose des formations intensives dans des domaines tels que le développement web, la data science, le design numérique… Simplon se distingue par son approche inclusive et son engagement en faveur de la diversité et de l’inclusion dans le secteur du numérique.

En plus de ses formations en présentiel, Simplon a également développé des initiatives en ligne, des MOOCs, et des partenariats avec des entreprises et des institutions pour étendre son impact et favoriser l’insertion professionnelle des personnes formées.

Les ateliers d’initiation à l’IA

Simplon s’est associé à Meta pour former gratuitement plus de 30 000 Français d’ici la fin de l’année 2024 à l’IA générative. Des ateliers d’une demi-journée se dérouleront dans huit grandes villes françaises : Marseille, Paris, Lyon, Nantes, Lille, Bordeaux, Rennes et Montpellier et seront disponibles en ligne via un MOOC, garantissant ainsi un accès à tous, quel que soit leur lieu de résidence.

Ces ateliers seront composés de trois thématiques essentielles :

  • un panorama de l’IA générative, mettant en lumière les différents outils disponibles et la diversité de leurs applications dans des domaines tels que le texte, l’image, le son et la vidéo ;
  • des sessions pratiques offrant une prise en main concrète de ces outils à travers des cas d’usage réels ;
  • une sensibilisation aux enjeux éthiques et sociaux de l’IA générative, mettant en lumière les limites de cette technologie et encourageant un usage responsable.

S’appuyant sur l’expertise pédagogique de Simplon et sur le soutien du collectif Impact AI, regroupant entreprises et organisations engagées pour une IA responsable, cette initiative vise à démocratiser l’accès à l’IA générative tout en veillant à ce que son développement soit guidé par des principes éthiques et sociaux solides.

À la fin de chaque programme, les participants recevront un certificat de suivi de la formation délivré par Simplon, attestant de leur initiation à l’IA générative et de leur capacité à utiliser ces outils pour des tâches liées au traitement de texte, d’image et de son.

Pour Meta, cet engagement en faveur de la formation à l’IA générative s’inscrit dans une démarche continue visant à démocratiser l’accès aux nouvelles technologies.

Laurent Solly, Vice-Président Europe du Sud de Meta, souligne :

“Investir dans la compréhension de l’IA générative pour le plus grand nombre s’inscrit dans la continuité de nos actions de recherche et de développement d’outils open source. Nous sommes fiers de donner les clés au grand public pour saisir toutes les opportunités offertes par cette technologie.”

Frédéric Bardeau, PDG de Simplon.co, précise:

 “L’IA générative est une opportunité majeure d’utiliser la technologie pour des usages à forte valeur ajoutée, qu’ils soient personnels ou professionnels, et c’est le cas pour toutes et tous car ces outils sont accessibles : il suffit de s’y mettre”.

Christophe Liénard, Président d’Impact AI qui a apporté son expertise à l’élaboration des contenus de ces ateliers d’initiation à l’IA, conclut :

Tout ce qui permet au plus grand nombre d’acquérir une culture de l’IA et de s’approprier ses outils favorisera l’émergence d’une IA responsable”.

Meta-Simplon-collectif-Impact-AI-former-30000-francais-IA-generative

❌
❌