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Ajouts:
**Mémoire :** {{attach file="260312_STIGMATE_final_illustre1.pdf" desc="260312_STIGMATE_final_illustre1.pdf (10.2MB)" size="original" class="" nofullimagelink="1"}}
Dans ce contexte, la question de la santé mentale apparaît comme un enjeu émergent pour les institutions culturelles. Les initiatives de prescription culturelle, les dispositifs de médiation sensorielle ou les programmes muséaux destinés à des publics dits vulnérables témoignent d’un intérêt croissant pour le rôle que les arts et la culture peuvent jouer dans le bienêtre individuel et collectif. Ces démarches invitent à repenser les frontières entre les institutions de soin et les institutions culturelles, en explorant les manières dont l’expérience esthétique, la participation culturelle et l’attention portée aux publics peuvent contribuer à soutenir des processus de subjectivation, de lien social et de soin, à la fois individuels et collectifs.
Ce mémoire s’inscrit dans cette perspective en interrogeant la manière dont un musée d’histoire peut devenir un espace d’expérience citoyenne et, potentiellement, un lieu contribuant à la santé mentale démocratique. À partir d’un terrain mené au Musée Carnavalet – Histoire de Paris dans le cadre du projet « Santé mentale et musée », au sein du Diplôme interuniversitaire (DIU) Philosophie, éthique et design dans le domaine de la santé et du soin au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) – volet 2025/2026, notre recherche explore la manière dont certains dispositifs muséaux — sensoriels, participatifs ou performatifs — peuvent transformer l’expérience de visite et ouvrir des espaces d’expression et de relation au sein de l’institution.
Notre hypothèse principale est que le musée peut devenir, au-delà de sa fonction patrimoniale, un espace de soin symbolique pour la démocratie. Par soin symbolique, nous entendons la capacité d’une institution culturelle à favoriser des expériences de reconnaissance, de participation et d’expression susceptibles de contribuer à restaurer ou renforcer le sentiment d’appartenance au commun. Dans cette perspective, la citoyenneté n’est pas envisagée uniquement comme un statut juridique ou un principe abstrait, mais comme une expérience vécue, susceptible d’être éprouvée dans des espaces culturels.
- La deuxième partie s’intéresse à la citoyenneté comme vecteur possible de santé mentale au musée. Elle explore les liens entre éducation populaire, médiation culturelle, pratiques artistiques et éthique du care, afin de penser la manière dont l’expérience muséale peut contribuer à soutenir des processus de subjectivation et de participation démocratique.
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=====Enjeux relationnels : état de l'art, état du nous=====
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Introduction
S’enf**o**uir dans le compost de la fragilité pour en prendre soin
Dans un monde où la fragilité et la vulnérabilité se sont imposées comme des modes d’existence inévitables, il devient impératif de développer des interventions qui reconnaissent ces dimensions non seulement comme des défis à surmonter, mais également comme des leviers potentiels de transformation. La charpente des 3P propose une boîte à outils conceptuelle visant à créer ou transformer des dispositifs existants en structures capables de prendre soin de manière systémique, réfléchie et adaptable. Ce modèle repose sur trois composantes interconnectées, qui se déploient en fonction des singularités de chaque situation : le Parlement de soin, le Parcours de soin et la Preuve de soin.
Le Parlement de soin initie le processus en créant un espace de délibération et de dialogue entre tous les acteurs concernés — usagers, professionnels de soin, institutions et communautés, les « parties prenantes".
Ce geste permet de mettre en lumière les préoccupations et priorités collectives, transformant ainsi la vulnérabilité en une activation d’un projet de soin démocratique, co-défini, et partagé.
Dans cette dynamique, le Parcours de soin s’impose comme un design réfléchi : un dessin à dessein, une conception ordonnée des interactions et des moments clés vécus par les usagers, prenant en compte non seulement les dimensions fonctionnelles, mais aussi les dimensions émotionnelles et relationnelles. L’objectif est de favoriser une transformation progressive de l’expérience de soin, en garantissant sa continuité et sa cohérence.
Enfin, la Preuve de soin complète ce processus en introduisant une réflexion continue et une évaluation dynamique, permettant d’ajuster en temps réel les pratiques de soin pour qu’elles répondent de manière optimale aux besoins réels et aux attentes des individus.
**Etat de l'art** :{{attach file="Etat_de_lart_thorique_Groupe_Enjeux_relationnels_VF_12_mars_2026.pdf" desc="Etat_de_lart_thorique_Groupe_Enjeux_relationnels_VF_12_mars_2026.pdf (1.0MB)" size="original" class="" nofullimagelink="1"}}
**Expérimentation** : {{attach file="Texte_Exprimentation_V._avec_annexes_version_finale_13_mars_2026.pdf" desc="Texte_Exprimentation_V._avec_annexes_version_finale_13_mars_2026.pdf (4.1MB)" size="original" class="" nofullimagelink="1"}}
=====À corps vécus : l'individu et le corps (enjeux sensoriels)=====
En France, la santé mentale, enjeu public majeur, a été désignée en 2025, puis 2026, grande cause nationale. En effet, les troubles psychiques concernent une part importante de la population, notamment les jeunes adultes, les femmes et les personnes en situation de précarité. Ils constituent, en outre, le premier poste de dépenses de l’Assurance maladie.
L’Organisation Mondiale de la Santé (2019) souligne que les pratiques artistiques et culturelles peuvent contribuer au bien-être physique, mental et social, en favorisant expression individuelle, participation et cohésion sociale. Elles peuvent également constituer des espaces tiers susceptibles de soutenir les processus de résilience, de relation et de rétablissement. Dans ce contexte, les liens entre culture et santé mentale suscitent un intérêt croissant. Le musée apparaît dès lors comme un terrain fertile. Longtemps envisagé comme un lieu de conservation des objets et de transmission des savoirs, il est aujourd’hui également considéré comme un espace d’expériences centrées autour du corps.
Philosophie, neurosciences, muséologie, entre autres, convergent pour montrer que la perception des oeuvres mobilise simultanément les dimensions sensorielles, émotionnelles et cognitives. Au cours de l’expérience esthétique, le corps constitue le point d’ancrage de l’attention, de l’émotion et de la construction du sens. Parallèlement, les réflexions contemporaines autour de l’inclusion, de l’accessibilité universelle et de l’éthique du Care invitent les institutions culturelles à repenser leurs formes d’accueil et leurs dispositifs de médiation afin de mieux prendre en compte la diversité des expériences vécues par les publics, notamment en situation de vulnérabilité.
Ce travail interroge la manière dont la prise en compte du corps, pour les publics et les professionnels, peut transformer l’expérience muséale et ouvrir de nouvelles perspectives pour l’accueil des vulnérabilités.
Afin d’éclairer ce questionnement, l’état de l’art présenté dans ce mémoire examine successivement les cadres conceptuels permettant de penser la santé et le corps vécu, la place des corps au musée, les liens entre perception, émotions et expérience esthétique, ainsi que les perspectives ouvertes par un musée dans une dynamique du prendre soin .
Dans un second temps, l’analyse d’une expérimentation menée au Musée Carnavalet – Histoire de Paris, associant médiation culturelle et art-thérapie, explore comment un espace de ce musée peut devenir un lieu de pause, d’expression et d’interactions.
**Mémoire :** {{attach file="20260314_MEMOIRE_sensoemocogno_V.finale2.pdf" desc="20260314_MEMOIRE_sensoemocogno_V.finale2.pdf (13.7MB)" size="original" class="" nofullimagelink="1"}}
Suppressions:
Mémoire : {{attach file="260312_STIGMATE_final_illustre1.pdf" desc="260312_STIGMATE_final_illustre1.pdf (10.2MB)" size="original" class="" nofullimagelink="1"}}
Dans ce contexte, la question de la santé mentale apparaît comme un enjeu émergent pour les institutions culturelles. Les initiatives de prescription culturelle, les dispositifs de médiation sensorielle ou les programmes muséaux destinés à des publics dits vulnérables témoignent d’un intérêt croissant pour le rôle que les arts et la culture peuvent jouer dans le bienêtre individuel et collectif. Ces démarches invitent à repenser les frontières entre les institutions de soin et les institutions
culturelles, en explorant les manières dont l’expérience esthétique, la participation culturelle et l’attention portée aux publics peuvent contribuer à soutenir des processus de subjectivation, de lien social et de soin, à la fois individuels et collectifs.
Ce mémoire s’inscrit dans cette perspective en interrogeant la manière dont un musée d’histoire peut devenir un espace d’expérience citoyenne et, potentiellement, un lieu contribuant à la santé mentale démocratique. À partir d’un terrain mené au Musée Carnavalet – Histoire de Paris dans le cadre du projet « Santé mentale et musée », au sein du Diplôme interuniversitaire (DIU) Philosophie, éthique et design dans le domaine de la santé et du soin au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) – volet 2025/2026, notre recherche explore la manière dont certains dispositifs muséaux —
sensoriels, participatifs ou performatifs — peuvent transformer l’expérience de visite et ouvrir des espaces d’expression et de relation au sein de l’institution.
Notre hypothèse principale est que le musée peut devenir, au-delà de sa fonction patrimoniale, un espace de soin symbolique pour la démocratie. Par soin symbolique, nous entendons la capacité d’une institution culturelle à favoriser des expériences de reconnaissance, de participation et d’expression susceptibles de contribuer à restaurer ou renforcer le sentiment d’appartenance au commun. Dans cette perspective, la citoyenneté n’est pas envisagée uniquement comme un statut juridique ou un principe abstrait, mais comme une expérience vécue, susceptible d’être éprouvée dans des espaces
culturels.
- La deuxième partie s’intéresse à la citoyenneté comme vecteur possible de santé mentale au musée. Elle explore les liens entre éducation populaire, médiation culturelle, pratiques artistiques et éthique du care, afin de penser la manière dont l’expérience muséale peut contribuer à soutenir des processus de subjectivation et de participation
démocratique.
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