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Pure Storage et LandingAI : un partenariat stratégique pour faire progresser les modèles de vision en entreprise

13 juin 2024 à 11:00

Pure Storage, fournisseur de technologies et l’un des leaders des services de stockage de données, a annoncé récemment un investissement dans la start-up Landing AI, spécialisée dans les solutions de vision par ordinateur.

Fondée en 2009 par John “Coz” Colgrove et John Hayes, Pure Storage est réputée pour ses solutions de stockage de données flash qui optimisent les performances, la simplicité et l’efficacité du stockage pour les entreprises. Ses produits phares incluent FlashArray, une solution de stockage all-flash pour les environnements de centres de données, FlashBlade, un système de stockage en mode fichier et objet conçu pour les charges de travail analytiques, l’IA et le big data et Pure1, une plateforme de gestion et d’analyse basée sur le cloud qui fournit des informations sur les performances et la gestion proactive des environnements de stockage Pure Storage.

Grâce à son programme Evergreen Storage, l’entreprise permet à ses clients de mettre à jour leur infrastructure de stockage sans interruption, évitant ainsi des migrations de données complexes et coûteuses.

Créée en 2017 par Andrew Ng, ancien Directeur scientifique spécialisé IA chez Baidu, fondateur de deeplearning.ai, cofondateur de Coursera et de Google Brain, Landing AI se spécialise dans les solutions d’IA visuelle, en particulier dans la création de LVM (Large Vision Models) spécifiques à un domaine. Ces LVM permettent aux entreprises de résoudre plus efficacement les problèmes de vision par ordinateur en utilisant des modèles entraînés sur leurs données d’images propriétaires. Ce qui représente une avancée significative par rapport aux approches traditionnelles qui nécessitent souvent l’étiquetage intensif de vastes bibliothèques d’images.

Les LVM de Landing AI sont conçus pour être déployés à la périphérie, sur site ou dans le cloud, offrant ainsi une flexibilité maximale aux entreprises dans divers secteurs.

Andrew Ng souligne :

“La révolution du modèle de grande vision des entreprises suit la révolution du modèle de langage large, mais avec une différence essentielle : alors que le texte Internet dont les LLM ont appris est suffisamment similaire à la plupart des textes d’entreprise pour que le modèle s’applique, de nombreuses entreprises de la fabrication, des sciences de la vie, des données géospatiales, de l’agriculture, de la vente au détail et d’autres secteurs ont des images propriétaires qui ne ressemblent en rien aux images Instagram typiques trouvées en ligne”.

Le partenariat Pure Storage – Landing AI

Les deux entreprises californiennes ont décidé de combiner leurs expertises pour répondre aux besoins croissants des entreprises en matière de données visuelles. Les solutions multimodales LVM de LandingAI joueront un rôle clé dans cette collaboration, offrant aux entreprises desservies par Pure Storage des outils puissants pour traiter et analyser des données visuelles complexes.

Andrew Ng déclare :

“Les entreprises auront besoin de solutions pour appliquer l’IA générative à leurs données, qui consisteront de plus en plus non seulement en texte, mais aussi en images et vidéos plus riches. Nous sommes ravis de nous associer à Pure Storage pour répondre à ce besoin des clients”.

Rob Lee, directeur technique de Pure Storage, ajoute :

“Nous sommes ravis d’investir dans Landing AI, une société dont l’affinité produit et les synergies avec les clients s’alignent étroitement sur celles de Pure. Nous pensons que notre partenariat stratégique avec l’équipe de Landing AI, y compris ses dirigeants pionniers Andrew Ng et Dan Maloney, conduira à des avancées significatives en matière d’IA/ML pour nos clients.”

Pure Storage et Landing AI un partenariat stratégique pour faire progresser les modèles de vision en entreprise

Bpifrance et Inria Academy : un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique

6 juin 2024 à 14:00

Forts du succès obtenu par le cycle de webinaires dédiés aux technologies numériques de pointe proposé en 2022 aux dirigeants de PME-ETI, Bpifrance et Inria Academy ont décidé lors du Salon VivaTech d’unir de nouveau leurs compétences pour accélérer l’acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique.

Inria Academy, lancée en janvier 2020, est une initiative de l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (Inria). Sa mission est de fournir des programmes de formation continue et de développement des compétences dans le domaine du numérique. Inria Academy propose des cours animés par des chercheurs et des experts de renommée internationale, couvrant des sujets tels que l’IA, la cybersécurité, le big data et les technologies quantiques… Les formations sont conçues pour être à la fois théoriques et pratiques, permettant une compréhension approfondie et une application concrète des connaissances.

Dans le cadre de ce nouveau partenariat avec Bpifrance, une nouvelle série de webinaires sera proposée gratuitement à partir de septembre prochain sur Bpifrance Université, la plateforme de formation en ligne dédiée aux dirigeants et collaborateurs des entreprises françaises, proposée par Bpifrance depuis 2015. Cette plateforme vise à soutenir le développement des compétences des entrepreneurs, favorisant ainsi la croissance, l’innovation et la compétitivité des entreprises. Elle propose une vaste gamme de contenus pédagogiques, allant des cours en ligne aux webinaires, couvrant des domaines variés comme le management, la finance, le marketing, et la transformation digitale.

Une série de webinaires pour les PME

Dans le cadre de ce partenariat, une série de cinq webinaires intitulée “Acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique” sera accessible dès septembre 2024. Animés par des scientifiques renommés d’Inria, ils seront diffusés en direct puis disponibles en replay sur Bpifrance Université, comme le sont aujourd’hui les webinaires proposés en 2022.

Les thématiques abordées cette année sont les suivantes :

  • Compréhension et réduction des impacts environnementaux du numérique : Exploration des moyens pour minimiser l’empreinte écologique du numérique ;
  • Impact de l’Intelligence Artificielle sur les métiers : Analyse des transformations professionnelles induites par l’IA ;
  • Cybersécurité pour l’IoT : Stratégies pour sécuriser les réseaux d’objets connectés ;
  • Technologies et communications quantiques : principes, défis et enjeux : Introduction au monde de la quantique et ses applications potentielles ;
  • Drones intelligents : Étude sur l’évolution et l’intégration croissante des drones dans divers secteurs.

Chaque trimestre, une nouvelle thématique sera mise en avant, permettant ainsi aux PME de rester à la pointe de l’innovation et de la connaissance dans le domaine du numérique.

Grâce à cette opportunité de formation, les dirigeants pourront se préparer aux enjeux, mais également aux défis futurs de l’ère numérique et ainsi renforcer la compétitivité de leurs entreprises.

Hélène Clément, Directrice de Bpifrance Université chez Bpifrance, commente :

“Nous sommes très heureux de ce partenariat. Nous avons pu constater, lors de premières collaborations en 2022, combien les scientifiques d’Inria savent adapter leur haut niveau de technicité afin de permettre à nos apprenants, dirigeants de PME-ETI, de prendre la juste mesure des avancées scientifiques et techniques dont ils se font l’écho, et de l’impact qu’elles pourraient avoir sur leur activité”. 

François Cuny, Directeur général délégué à l’innovation chez Inria, ajoute : 

« L’évolution des compétences et la formation continue sont à la fois un défi et un enjeu majeurs pour permettre aux entreprises, et en particulier aux PME, de profiter pleinement de la transformation numérique. Ce partenariat entre Bpifrance Université et Inria vise justement à offrir des clés de compréhension pour les dirigeants des PME françaises qui veulent accompagner leurs équipes dans ces transformations. » 

Pour plus d’informations sur les webinaires et pour vous inscrire, rendez-vous sur bpifrance-universite.fr

Bpifrance et Inria Academy un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique

Le Monde signe un partenariat pluriannuel avec OpenAI et se dote d’une charte sur l’IA

15 mars 2024 à 12:30

On savait OpenAI en tractations avec plusieurs médias pour entraîner ses LLM sur leurs publications. En France, c’est avec le journal Le Monde que le premier accord a été signé : OpenAI puisera en toute légalité dans le contenu du quotidien pour entraîner ses modèles et enrichir les réponses de ChatGPT. Le Monde, de son côté, s’assure d’une nouvelle source de revenus tout en protégeant ses droits d’auteur.

Si 2023 a été l’année de l’IA générative, elle a été également celle de batailles judiciaires entre les éditeurs, les écrivains, les artistes et les acteurs de l’IA comme OpenAI, Midjourney ou Meta. OpenAI a d’ailleurs été principalement la cible de plaintes comme en témoigne celle du New York Times fin décembre dernier.

Sachant pertinemment que leurs contenus vont aller enrichir les données sur lesquelles sont entraînés les modèles d’IA, leurs auteurs entendent aujourd’hui ne pas laisser les développeurs engranger des bénéfices sur leur dos sans contrepartie. Ce que ces derniers ont compris : Google a ainsi signé en février un accord de licence avec Reddit d’un montant de 60 millions de dollars annuels pour exploiter son contenu.

OpenAI s’est dit prêt à collaborer avec les éditeurs et les créateurs “afin qu’ils tirent profit d’une technologie IA avancée et d’un nouveau modèle de revenus”.

La start-up a signé un accord avec le groupe de presse allemand Axel Springer après avoir conclu un partenariat avec l’Associated Press en juillet dernier, pour partager certains contenus et technologies d’information et examiner des cas d’utilisation potentiels de l’IA générative dans les produits et services d’actualité. Mercredi, elle a annoncé cet accord avec Le Monde mais également un partenariat avec le groupe espagnol Prisa Media.

L’accord de partenariat Le Monde-OpenAI

Les équipes du Monde vont pouvoir exploiter les technologies d’OpenAI pour développer des projets et des fonctionnalités basées sur l’IA tandis que la start-up utilisera son corpus éditorial.

Louis Dreyfus, Directeur général du Monde, et Jérôme Fenoglio, Directeur du Monde, écrivent :

“L’accord prévoit que les références aux articles du Monde soient mises en évidence et systématiquement accompagnées d’un logo, d’un lien hypertexte et des titres des articles utilisés comme références. Les contenus qui nous sont fournis par les agences de presse et les photographies publiées par Le Monde sont expressément exclus”. 

Tous deux rappellent qu’ils ont été parmi les premiers en France à signer des accords de droits voisins avec Facebook puis Google. Le droit voisin permet, depuis 2019, aux éditeurs de presse de recevoir une rémunération des plateformes du Web utilisant leurs publications datant de moins de deux ans. Le montant de celle-ci est déterminé à la suite de négociations entre éditeur et plateforme, comme dans le cadre de ce partenariat.

Ils ajoutent :

“Nous espérons que cet accord créera un précédent pour notre industrie. Avec cette première signature, il sera plus difficile pour les autres plateformes d’IA de se soustraire ou de refuser de négocier. De ce point de vue, nous sommes convaincus que l’accord est bénéfique pour l’ensemble de la profession”.

Précisant :

“Il va sans dire que ce nouvel accord, comme les précédents que nous avons signés, n’entravera en rien la liberté de nos journalistes d’enquêter sur le secteur de l’intelligence artificielle en général, et sur OpenAI en particulier”.

Une charte sur l’IA

Comme de nombreuses entreprises et éditeurs, Le Monde utilise des outils d’IA au quotidien, notamment l’outil de traduction de DeepL pour son site web et son application en anglais. Le quotidien teste également la transcription orale de ses articles français dans le cadre d’un accord avec Microsoft.

L’éditeur met l’accent sur la nécessité d’une supervision humaine dans l’utilisation de l’IA. Une fois les articles traduits par DeepL, ils sont ainsi relus par des traducteurs professionnels avant de l’être par des journalistes anglophones, ce qui a d’ailleurs permis de créer des emplois.

Sa charte sur l’IA, récemment adoptée, complète sa charte éthique et déontologique et stipule en autres :

“L’intelligence artificielle générative (…) ne peut en aucun cas remplacer les équipes éditoriales”

mais également :

 “L’utilisation de l’IA générative n’est autorisée, que dans des conditions strictement définies, comme outil d’aide à la production éditoriale”. 

Monde-signe-partenariat-pluriannuel-OpenA-charte-IA

Mistral AI et Microsoft, un partenariat scruté par la Commission européenne

1 mars 2024 à 12:32

Lundi dernier, Mistral AI dévoilait Mistral Large, lançait “Le Chat” un assistant conversationnel et, dans la foulée, annonçait un partenariat de distribution avec Microsoft. Ces annonces ont suscité de nombreuses réactions : alors que certains y voient un abandon de l’open source, d’autres craignent de voir s’envoler l’espoir d’un champion européen de l’IA générative indépendant. La Commission européenne a décidé d’examiner le partenariat.

Mistral Large est le troisième LLM présenté par Mistral AI et devient son modèle phare après Mistral 7B et Mixtral 8x7B. Dans le cadre du partenariat avec Microsoft, le modèle, également accessible via la Plateforme, l’API de Mistral AI, va rejoindre Mistral 7B dans le catalogue de modèles Azure AI, accessible via Azure AI Studio et Azure Machine Learning, en tant que Models-as-a-Service (MaaS). Il y sera une alternative aux modèles d’OpenAI.

Les deux partenaires dans leurs annonces respectives n’avaient pas évoqué l’investissement de 15 millions d’euros de Microsoft, venu s’ajouter à la levée de fonds de décembre dernier de 385 millions de Mistral AI, qui l’avait valorisée à environ 2 milliards de dollars, la faisant passer au statut de licorne sept mois après sa création. Ce financement devrait être transformé en actions lors de la prochaine levée de fonds de la start-up sur la base de cette valorisation, Microsoft détiendra alors moins de 1% des actions de Mistral AI.

Un partenariat controversé

Lors d’une réunion du Conseil Européen le 9 novembre dernier, la France, l’Allemagne et l’Italie se sont opposés à une règlementation des modèles de fondation, privilégiant l’autorégulation de leurs fournisseurs et faisant porter la responsabilité à ceux qui les utilisent pour leurs applications spécifiques. D’âpres négociations ont suivi et en décembre dernier, les négociateurs du Parlement européen et du Conseil annonçaient à être parvenus à un accord provisoire sur l’AI Act.

Les législateurs ont entendu les revendications des défenseurs de l’open source comme Mistral AI et Alpha Alpha puisque leurs modèles ne sont pas soumis à d’application du règlement, sauf s’ils présentent un risque élevé ou sont utilisés à des fins interdites, comme les manipulations.

Jean-Noël Barrot tweetait alors :

“Nous allons analyser attentivement le compromis trouvé aujourd’hui et nous assurer dans les prochaines semaines que le texte préserve la capacité de l’Europe à développer ses propres technologies d’intelligence artificielle et préserve son autonomie stratégique”

Si, pour certains acteurs de l’IA, bien qu’ils travaillent depuis 2021 sur la réglementation, les législateurs se sont précipités pour aboutir à un accord, une partie de ces derniers se sentent aujourd’hui trahis par le partenariat.

Preuve en est les déclarations de Kai Zenner, chef de cabinet et conseiller en politique numérique pour Axel Voss, un député européen du Parti populaire européen (PPE) à Euronews Next :

“Sur le plan technique et politique au Parlement européen, nous sommes extrêmement furieux parce que le gouvernement français a pendant des mois avancé l’argument du leadership européen, signifiant que ces entreprises devraient pouvoir se développer sans l’aide des entreprises chinoises ou américaines. Il a toujours accusé le Parlement de rendre cela quasi impossible pour ces champions nationaux et licornes d’essayer de concurrencer leurs concurrents mondiaux”.

Selon lui, Mistral AI avait mis en avant qu’une réglementation contraignante pourrait le contraindre de coopérer avec des entreprises comme Microsoft.

“Maintenant, ils ont obtenu tout ce qu’ils voulaient, et ils le font quand même, et je trouve cela tout simplement ridicule.” 

Mistral AI se défend d’abandonner l’open source et son indépendance. Arthur Mensch, l’un de ses cofondateurs, clarifie la position de la start-up sur X :

“Nous sommes toujours engagés à être à la pointe des modèles de poids ouvert ! Nous vous demandons un peu de patience, car les 1 500 H100 ne nous ont permis d’aller que jusqu’ici… Microsoft a investi dans une petite note convertible aux côtés de nombreuses autres entreprises, en tant que partenaire de distribution. Nous sommes une entreprise européenne indépendante avec des ambitions mondiales, et cela ne changera pas”.

La Commission européenne a néanmoins décidé d’examiner le partenariat comme elle le fait actuellement pour celui de Microsoft et OpenAI.

La mainmise des grandes entreprises du secteur technologique sur le marché de l’IA générative.

La Federal Trade Commission enquête sur les investissements et les partenariats récents impliquant Alphabet (maison mère de Google), Amazon, Microsoft et deux des leaders de l’IA générative, OpenAI et Anthropic, deux leaders de l’IA générative : le succès de ChatGPT a incité Microsoft à investir massivement dans OpenAI tandis qu’Anthropic a reçu d’importants investissements de Google et Amazon.

En France, l’Autorité de la concurrence a décidé de “s’autosaisir pour avis” car elle estime que “les grands acteurs numériques qui contrôlent déjà des intrants clés ou des marchés adjacents, pourraient être incités à mettre en œuvre des pratiques visant à consolider leur pouvoir de marché actuel à l’amont de la chaîne de valeur de l’IA générative, ou à tirer parti de ce dernier, pour se développer dans ce secteur en plein essor”. 

Tout comme la FTC, elle s’intéresse aux investissements et partenariats récents impliquant des entreprises d’IA générative et d’importants fournisseurs de services cloud. Elle a d’ailleurs rendu un avis en juin dernier sur le fonctionnement concurrentiel du secteur du cloud, soulignant qu’Amazon Web Services (AWS), Google Cloud Platform et Microsoft Azure avaient capté à eux trois 80 % de la croissance des dépenses en infrastructures et applications de services cloud public en France en 2021.

Outre ces investissements, l’Autorité de la Concurrence s’intéressera également “aux pratiques mises en œuvre par les acteurs déjà présents sur l’infrastructure cloud et aux problématiques liées à l’accès à ces infrastructures, aux données et à une main d’œuvre qualifiée”.

Mistral AI et Microsoft, un partenariat scruté par la Commission européenne

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