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Evènement : Paris-Saclay SPRING vous donne rendez-vous les 16 et 17 mai prochains

30 avril 2024 à 15:00

Paris-Saclay, l’un des pôles scientifique et technologique les plus dynamiques d’Europe, organise les 16 et 17 mai prochains la 7ème édition de Paris-Saclay SPRING sur le campus HEC de Jouy-en-Josas. Cet évènement B2B, désormais incontournable, vitrine des start-ups les plus prometteuses de son écosystème d’innovation, permet aux visiteurs et investisseurs d’aller à la rencontre des deeptech des filières stratégiques de Paris-Saclay. L’édition 2024 mettra en avant les innovations dans le domaine des cleantech. L’accès est gratuit, sur inscription.

Projet phare du Grand Paris, la concentration de grands groupes et de PME innovantes associés à un pôle universitaire d’envergure mondiale, font, du cluster Paris-Saclay, l’un des 8 pôles d’innovation les plus importants au monde. Il concentre aujourd’hui 21 % de la recherche française, compte pas moins de 305 laboratoires multidisciplinaires et permet la création de plus de 100 start-ups chaque année.

Le SPRING 50

Depuis l’édition 2021, Paris-Saclay met chaque année à l’honneur 50 start-ups, issues ou en lien avec son écosystème d’innovation, portant un projet disruptif dans l’une de ses filières stratégiques : Foodtech, Cleantech, Digital Technologies, Industry & Services et Health-Biotech.

L’objectif est d’accroître leur visibilité dans les médias et de les mettre en relation avec des investisseurs, des industriels et, plus largement, des acteurs de l’innovation en France et à l’international. Chaque promotion est parrainée par un entrepreneur emblématique de la région, Cécile Villette, PDG et co-fondatrice d’Altaroad, issu des labos du plateau de Saclay, est la marraine de la promotion 2024.

Vingt-cinq des 50 start-ups sélectionnées à la suite d’un appel à candidatures, viendront pitcher le 16 mai sur la scène de l’évènement. Les prix seront remis en fin de journée par Marina Ferrarri, Secrétaire d’État chargée du Numérique.

Depuis son lancement, SPRING 50 a débouché sur des résultats concrets : lors de l’édition 2023 qui a compté plus de 3 000 participants, 7 200 rendez-vous d’affaires ont été organisés. Les start-ups des trois dernières promotions ont réussi à lever plus de 350 millions d’euros.

Le programme du Paris-Saclay SPRING

Le 16, des tables rondes et des ateliers seront animés par la French Tech Paris-Saclay autour de l’hydrogène, le nouveau nucléaire et l’innovation au service du changement climatique. Des échanges B2B en présentiel auront également lieu.

Tout au long de cette journée, les visiteurs pourront découvrir les 6 villages de l’innovation rassemblant une centaine d’exposants et assister à des démonstrations. Cinq seront organisés autour de chacune des filières de Paris-Saclay, le sixième consacré aux acteurs de Paris Saclay.

Le 17 mai, les participants pourront poursuivre les échanges lors de rencontres B2B en ligne. Les circuits de l’innovation les emmèneront à la découverte des centres de R&D et d’innovation de Paris-Saclay et ainsi, du premier cluster scientifique et technologique d’Europe…

Il est encore temps de vous inscrire : ici

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Apple renforce son expertise en IA embarquée avec l’acquisition de Datakalab

23 avril 2024 à 12:00

Selon Challenges, avant de faire l’acquisition de DarwinAI  en début d’année, Apple aurait fait en décembre dernier celle de Datakalab, une start-up d’IA parisienne spécialisée désormais dans la compression d’algorithmes et l’IA embarquée. Le montant de la transaction, qui n’a d’ailleurs pas été confirmée par Apple, n’a pas été divulgué. 

Créée en 2016 par les frères Xavier et Lucas Fischer, Datakalab faisait partie des start-ups accompagnées par la région Ile-de-France au CES Las Vegas 2019. Alors spécialisée dans l’analyse des émotions des consommateurs grâce aux neurosciences et au deep learning, son objectif était de permettre aux marques de mieux comprendre et répondre aux attentes de leur clientèle.

La technologie de la braintech a été mise à contribution pour mesurer les réactions émotionnelles lors de visionnage de bandes-annonces par Disney et Médiametric. En 2020, alors que la pandémie de Covid-19 sévissait, elle a été expérimentée à Paris par la RATP pour détecter le port du masque, la ville de Cannes l’a également testée pour ses espaces publics et ses bus.

Avant son acquisition, l’équipe de Datakalab comptait une dizaine d’experts, dont plusieurs chercheurs venus des écoles Centrale, Polytechnique ou de l’Université de la Sorbonne. Une partie d’entre eux a rejoint Apple, contrairement à ses cofondateurs.

On peut lire désormais sur son profil LinkedIn :

“Compression de pointe et adaptation pour déployer une vision par ordinateur embarquée qui est rapide, rentable et précise ! La recherche et le développement de pointe sont dans notre ADN. Avec plus de 9 articles de recherche et 3 brevets en attente, nos scientifiques et chercheurs travaillent sans relâche pour repousser les limites dans l’accélération et la compression sans perte de l’IA”.

Les solutions d’IA embarquée de Datakalab  pourraient être très utiles à Apple dans le cadre de la mise à jour d’IOS 18 qui devrait être dévoilée lors de sa conférence annuelle, la Worldwide Developers Conference (WWDC) le 10 juin prochain. La prochaine génération de puces M4 qui alimenteront les Mac y tiendra une place centrale tout comme l’IA générative qui alimentera ses iphones. Mais selon Mark Gurman, journaliste à Bloomberg :

“Alors que le monde entier attend la grande présentation de l’IA d’Apple le 10 juin, il semble que la première vague de fonctionnalités fonctionnera entièrement sur l’appareil”.

Le site web de Datakalab est désormais fermé et bien que l’acquisition n’ait pas été confirmée, elle aurait, selon Challenges, été indiquée à la Commission européenne.

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Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l’IA

Par : Thomas Calvi
12 avril 2024 à 10:00

Le premier ministre japonais Fumio Kishida était cette semaine en visite officielle aux USA où il a évoqué avec Joe Biden les tensions politiques, le renforcement de leur coopération en matière de défense et technologie, notamment en matière d’IA. Il a également rencontré Brad Smith, le vice-président et président de Microsoft qui a annoncé l’intention d’investir 2,9 milliards de dollars au cours des deux prochaines années pour accroître son infrastructure de cloud computing et d’IA à grande échelle au Japon.

Il y a deux marchés dans lesquels le Japon tente de rattraper son retard : celui de l’IA et celui des semi-conducteurs. Microsoft, y a installé son premier bureau international, ces 2,9 milliards de dollars représentent son plus gros investissement en 46 ans d’histoire au Japon.

L’expansion de son infrastructure d’IA et de cloud permettra à Microsoft de fournir des ressources informatiques plus avancées au Japon, y compris les dernières unités de traitement graphique (GPU), qui sont cruciales pour accélérer les charges de travail de l’IA. Ce qui lui permettra de soutenir le Generative AI Accelerator Challenge (GENIAC), un programme dirigé par le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie qui aide les startups et les entreprises japonaises à obtenir les ressources informatiques nécessaires au développement de modèles de fondation et à encourager la collaboration entre les parties prenantes.

Renforcer les compétences du Japon en matière d’IA

Microsoft s’est engagé en outre à former pas moins de 3 millions de travailleurs japonais à temps plein et à temps partiel au cours des trois prochaines années, dans le but de doter le pays des compétences nécessaires. La société a annoncé plusieurs initiatives, notamment une formation dédiée aux femmes, des cours et des architectures de référence pour les développeurs d’IA et les entreprises technologiques, une aide à la mise en œuvre de programmes centrés sur l’IA dans les lycées professionnels.

Ces formations seront dispensées en partenariat avec des institutions de renom telles que l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Microsoft soutiendra également les jeunes pousses japonaises par le biais du Microsoft for Startups Founders Hub.

Ouverture du 1er laboratoire Microsoft Research Asia

Microsoft Research Asia va ouvrir un laboratoire à Tokyo qui se concentrera sur des domaines clés tels que l’IA incarnée, la robotique et l’IA sociétale.

Le centre de recherche collabore étroitement avec des universités, des instituts de recherche et des entreprises technologiques de la région Asie-Pacifique, notamment avec les universités japonaises depuis plus de deux décennies, ce qui a d’ailleurs contribué à propulser la recherche interdisciplinaire et à encourager les talents.

Afin de favoriser une meilleure collaboration en matière de recherche, Microsoft accordera 10 millions de dollars de subventions de ressources au cours des cinq prochaines années à l’Université de Tokyo et au partenariat de recherche en intelligence artificielle entre l’Université Keio et l’Université Carnegie Mellon.

Nvidia, Amazon et d’autres entreprises privées soutiennent également ces partenariats entre les universités des 2 pays, 110 millions de dollars y seront consacrés.

Microsoft a d’autre part l’intention d’approfondir sa collaboration avec le secrétariat du Cabinet japonais pour renforcer la résilience en matière de cybersécurité du gouvernement, des entreprises et de la société.

Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l'IA

Retour sur cinq temps forts du World AI Cannes Festival 2024

Par : Thomas Calvi
8 avril 2024 à 14:30

La forte hausse de la participation à la 3e édition du World AI Cannes Festival a confirmé le succès de cet évènement international dédié à l’IA et à ses enjeux économiques, humains et sociétaux. Du 8 au 10 février dernier, le Palais des Festivals et des Congrès a ainsi accueilli plus de 8 000 visiteurs professionnels (soit + 36 % vs. 2023) sur les deux journées dédiées, et plus de 5 000 visiteurs grand public sur la journée du samedi.

Des personnalités de renom présentes sur cette édition

L’édition 2024 du WAICF a notamment été marquée par la visite de Marina Ferrari, tout juste nommée Secrétaire d’État chargée du numérique, et par l’intervention exclusive de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.

Ce dernier a rappelé la position de leadership européen en IA de la France et ses atouts : l’excellence de ses scientifiques et ses laboratoires, le dynamisme de ses entreprises et son énergie décarbonée favorable au développement de supercalculateurs. Il a souligné l’attractivité des Alpes Maritimes, le rôle crucial de la Région pour soutenir les ambitions en matière d’IA du pays ainsi que l’importance de retenir les talents en IA, mettant l’accent sur la nécessité de leur offrir des rémunérations compétitives et des équipements adéquats.

Il a également abordé le sujet des données, la matière première de l’IA. Pour lui, il est crucial d’aligner entraînement des modèles et souveraineté européenne. Pour garantir la sécurité économique de l’UE face au monopole des GAFAM, il appelle les États membres à la création d’un marché unique européen de la donnée.

Le VC Summit, dédié à l’investissement dans les startups

Parmi les nouveautés de cette édition ; on retiendra le VC Summit, programme dédié exclusivement aux investisseurs. Lors de tables rondes, de discussions informelles, avec notamment le témoignage de Julien Simon sur la success-story de Hugging Face, les intervenants ont pu appréhender les problématiques et les opportunités des investissements dans le domaine de l’IA notamment avec la découverte des startups les plus innovantes du secteur.

Des conférences et des tables rondes premium sur la scène des Ambassadeurs

Le WAICF 2024 a proposé un programme de conférences de haut niveau offrant un panorama complet de l’IA, de ses applications pratiques à ses implications stratégiques, éthiques et entrepreneuriales.
La scène des Ambassadeurs proposait d’explorer ce que l’IA peut faire de nos jours pour imaginer ce que les innovations futures apporteront à la société et aux organisations de demain. Deux des tables rondes ont abordé des sujets capitaux :

  • « Should we slow down research on AI ? »

Yann LeCun, Vice-Président et scientifique en chef de l’IA, META AI, Mark Brakel, Directeur des politiques, Future of Life Institute, Nick Bostrom, professeur à l’Université d’Oxford et Directeur de l’Institut pour l’avenir de l’humanité et Francesca Rossi, membre d’IBM et responsable mondiale de l’éthique ont débattu du bien-fondé de ralentir la recherche sur l’IA comme l’avaient réclamé certains acteurs de l’IA dans une lettre ouverte l’an passé. Si Mark Brakel a défendu une réglementation contraignante face aux dangers potentiels de l’IA, Yann LeCun, partisan de l’open source, s’est déclaré en faveur d’une réglementation des applications d’IA plutôt que de la R&D.

  • « Challenges in the adoption of AI Act : protecting individual freedoms while encouraging innovation in Europe »

L’AI Act a été adopté par les États membres de l’UE le 2 février dernier, puis le 13 mars suivant par les eurodéputés. Il ne lui manque plus que la validation du Conseil de l’Europe en avril prochain et sa publication dans le Journal officiel de l’UE pour entrer en vigueur progressivement selon le niveau de risque des systèmes ou modèles d’IA.

Yonah Welker, Explorer, Public Evaluator, Board Member Eu Commission Projects, Yonah.org, Georgie Courtois : Avocat — Associé chez de Gaulle Fleurance & Associés, Aurore Belfrage : Investisseur technologique et stratège géopolitique chez Sustechable et Dragoș Tudorache (en distanciel), membre du Parlement européen ont abordé les défis et les implications de cette loi européenne.

Un focus complet sur les applications de l’IA

La scène Applications de l’IA a de son côté apporté un éclairage sur le potentiel de l’IA pour les organisations à travers différents cas d’usage dans plusieurs secteurs.

Dans le domaine de la santé, lors de la session « Frontière pharmaceutique de l’IA générative : tracer une voie responsable pour les percées cliniques », Sam Khalil de NOVO NORDISK a exploré comment l’IA générative peut être utilisée de manière responsable pour réaliser des avancées dans le domaine clinique tandis que Shameer Khader, Directeur exécutif/Responsable mondial du cluster de biologie computationnelle et de la médecine de précision chez SANOFI.a abordé l’utilisation de l’IA pour la découverte de nouveaux médicaments lors de la session « La découverte de cibles médicamenteuses à l’ère de l’intelligence artificielle. ».

Laurent Prud’hon du Crédit Mutuel, Jean-Philippe Debiolles et Carolina Camacho R. d’IBM ont partagé leur expérience pour un autre cas d’utilisation : celui de la GenAI pour le secteur bancaire avec « L’IA générative à l’œuvre dans le secteur bancaire : comment déployer des solutions d’entreprise de confiance ».

Une zone thématique dédiée à la robotique

L’édition 2024 a de nouveau fait la part belle à la robotique. Lors d’expériences immersives, les visiteurs ont découvert les avancées significatives faites dans ce domaine. Ils ont notamment été accueillis par le robot humanoïde saoudien SARA, fruit d’une collaboration de Digital Saudi et Qss Company, avec qui ils ont pu interagir tout comme avec des compagnons de nouvelle génération un peu différents, notamment les robots Mirokai. Développés par la start-up parisienne Enchanted Tools, Miroki et sa version améliorée présentée au CES 2024 Miroka, ressemblent à des personnages de cartoon.. Dotés d’un visage animé en temps réel, très expressif, de pouces opposables et d’une poignée universelle, ces concentrés de technologie se déplacent sur un globe roulant. Ils sont testés dans les hôpitaux parisiens où ils assistent les aides-soignants auprès des patients.

Ils ont également pu découvrir Buddy, un petit robot social, de compagnie, mobile et émotionnel développé par la start-up française Blue Frog Robotics. Destiné à devenir un membre à part entière de la famille, il est pour l’instant commercialisé auprès d’entreprises où il joue le rôle d’agent d’accueil.

Que ce soit auprès des professionnels ou du grand public, cette édition 2024 a rencontré un franc succès, démontrant un intérêt croissant pour l’IA et les perspectives qu’elle offre. Ses organisateurs vous donnent d’ores et déjà rendez-vous le 13 février 2025 pour cet évènement désormais incontournable.

Retour sur les temps forts du World AI Cannes Festival 2024

OpenAI s’apprête à ouvrir un bureau à Tokyo

5 avril 2024 à 11:30

Sam Altman s’est rendu plusieurs fois au Japon l’an passé. Lors d’une rencontre avec Fumio Kishida, le 1er Ministre japonais en avril 2023, il avait évoqué l’éventualité d’ouvrir un bureau à Tokyo. Selon Nikkei Asia, ce premier bureau d’OpenAI en Asie ouvrira ses portes ce mois-ci et la start-up collaborera avec le gouvernement à la création d’un cadre de gouvernance pour la GenAI.

Le Japon a fait partie des étapes de la tournée mondiale entreprise au mois de mai par Sam Altman pour rassurer sur les dangers de l’intelligence artificielle générative et prévenir une régulation trop restrictive. Il s’y était déjà rendu au mois d’avril précédent et avait abordé avec le Premier ministre les avantages de ChatGPT mais aussi les problèmes de confidentialité et de sécurité que le système peut engendrer.

Il avait alors parlé de son projet de bureau à Tokyo, assurant vouloir “développer un projet d’excellence pour les Japonais et parfaire les modèles grâce à la langue et à la culture nippones”.

Hirokazu Matsuno, le Secrétaire en chef du cabinet, déclarait alors que le Japon évaluait les possibilités d’introduire ChatGPT dans le pays, et, quelques jours plus tard, le ministère de l’Agriculture, de la Forêt et de la Pêche annonçait l’utiliser pour mettre à jour les manuels expliquant comment remplir des demandes de subventions ou d’aides publiques, des informations non sensibles.

Selon Nippon.com, Brad Lightcap, COO d’OpenAI, tiendra une conférence de presse dans la capitale le 15 avril prochain pour expliquer ses activités aux clients. Il prévoirait également d’embaucher des employés locaux.

Une expansion internationale

Après s’être installé à Londres et Dublin, OpenAI vise à présent le marché asiatique puisqu’il a annoncé en décembre dernier son intention d’ouvrir un bureau en Inde. Rishi Jaitly, Senior Advisor de la start-up depuis le mois d’octobre précédent, devant lui apporter ses conseils sur la politique et la réglementation sur l’IA du pays.

OpenAI s'apprête à ouvrir un bureau à Tokyo

Annonce des 42 lauréats de la 11ème vague du concours d’innovation i-nov

Par : Thomas Calvi
4 avril 2024 à 12:00

Le salon Go Entrepreneurs 2024 a débuté hier à Paris La Défense Arena. Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du Numérique, qui y est intervenue, a annoncé aux côtés de Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Frédéric Valletoux, ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention, Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, et Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, les 42 lauréats de la 11ème vague du volet i-Nov du Concours d’innovation de l’État.

Le volet i-Nov des Concours d’innovation, financé par l’Etat via France 2030 et opéré par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME, vise à soutenir des projets d’innovation au potentiel particulièrement fort pour l’économie française. Il a déjà récompensé 681 lauréats depuis 2017, ceux de cette 11ème vague se partageront 43,4 millions d’euros.

Les projets devaient s’inscrire dans l’une des 4 thématiques opérées par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME :

  • Numérique : technologies quantiques et autres architectures de rupture, intelligence artificielle et traitement de données massives (big data), blockchain, réalité augmentée, réalité virtuelle, 5G, réduction de l’empreinte écologique associée au numérique, cybersécurité et transformation des industries culturelles et créatives ;
  • Santé : solutions thérapeutiques innovations, immunothérapie, dispositifs médicaux connectés ou logiciels, bioproduction, robotique chirurgicale, imagerie médicale, solutions de télésanté, logiciels d’IA pour l’aide au diagnostic, technologies au service de la personne en situation de handicaps ;
  • Transports, mobilités, villes et bâtiments durables : Eco-conception, réparabilité, recyclabilité, réduction des impacts environnementaux des véhicules et des infrastructures, véhicules à faibles impacts, systèmes et équipements d’optimisation de flux, mobilités inclusives solidaires et écologiques. Efficacité énergétique du bâtiment, bois, matériaux bio et géo-sourcés, gestion durable du chantier. Aménagement et conception des espaces et mobiliers urbains, réduction de la fracture territoriale, optimisation de l’espace public ;
  • Energies, ressources et milieux naturels : énergies renouvelables, stockage et systèmes énergétiques dont hydrogène, développement de solutions technologiques et organisationnelles au service de l’économie circulaire, biodiversité/bioéconomie, pérennisation de l’approvisionnement en eau, développement de solutions d’économies d’eau, adaptation/atténuation au changement climatique et qualité de l’air, enjeux de la transition écologique dans l’industrie et l’agriculture.

Parmi les projets lauréats, se trouvent :

Le projet 10XQER²A PORTÉ PASQUAL, thématique numérique, aide accordée : 1 691 704€

Le projet 10XQER²A vise à développer et concevoir une architecture pour augmenter drastiquement la fréquence de calcul des processeurs quantiques PASQAL. Il se découpe en 5 objectifs. Le premier objectif tourne sur l’optimisation de la source atomique tandis que le second s’attarde sur l’augmentation du taux de changement. Le 3ème concerne l’optimisation de l’efficacité du réarrangement, le 4ème se concentre sur la modification de la voie d’imagerie alors que le dernier validera les quatre premiers objectifs par la mise en œuvre d’un cas d’usage.

Le projet BETTER porté par ALTAROAD, thématique Energies, aide accordée : 471 412€.

Avec sa boîte à outils, le projet BETTER crée une solution pratique pour tous les acteurs, du donneur d’ordre à la valorisation ou la planification territoriale, qui incite à l’action responsable par des recommandations actionnables, contextualisées et multicritères (émissions, circularité, coûts…). L’objectif est de rendre applicables et pratiques les multiples outils de réduction d’impact en prenant en compte les contraintes des métiers du BTP, par 4 modules :

  • Calcul automatique du bilan CO2 avec alertes et bonnes pratiques ;
  • Optimiseur multicritères du bilan environnemental ;
  • Bases de données territoriales des solutions d’optimisation ;
  • RecoMat, outil automatique de reconnaissance d’image de contenu des bennes.

Le projet SEABEEYE-2023 porté par SeaBeLife Biotech SAS, thématique Santé, aide accordée 1 545 032€

Le projet SeaBeEYE est centré sur le développement d’une nouvelle approche thérapeutique pour le traitement de l’atrophie géographique, une forme sévère et répandue de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) qui représente l’un des besoins non satisfaits les plus importants dans le domaine de l’ophtalmologie.

L’approche développée par SeaBeLife repose sur une molécule capable de bloquer directement et simultanément deux formes de nécroses régulées (nécroptose et ferroptose) responsables de la mort des photorécepteurs conduisant à la perte de la vision. Le projet présenté, SeaBeEYE, vise à conduire le développement préclinique et règlementaire de son candidat ainsi que le développement d’une formulation innovante à libération prolongée. L’objectif est d’aboutir en fin de projet à un candidat prêt à entrer en clinique.

Retrouver tous les projets lauréats ici

Annonce des 42 lauréats de la 11ème vague du concours d'innovation i-nov

IA et assurance : Stelliant Expertise opte pour l’IA de confiance de Golem.ai

27 mars 2024 à 10:00

Golem.ai a développé InboxCare, une IA analytique du langage qui garantit le respect du RGPD tout en offrant des performances élevées. C’est cette solution que Stelliant Expertise, un groupe de conseil et de services pour les professionnels de l’assurance et leurs clients dans la gestion des sinistres, a choisi pour repenser sa relation client et l’efficacité du traitement des dossiers de ses assurés.

Comme de nombreuses entreprises, Stelliant Expertise souhaitait améliorer l’expérience client et sa productivité grâce à l’IA. En effet, son processus de traitement historique ne permettait pas de gérer efficacement les centaines d’emails quotidiennement reçus, entraînant une surcharge de travail et un réel besoin d’optimisation du flux entrant.

Pour optimiser ses processus métiers, le groupe devait cependant se tourner vers une solution qui garantisse la sécurité et la confidentialité des données sensibles de ses clients. Le partenariat conclu avec Golem.ai a notamment été motivé par la capacité de l’éditeur à proposer une IA de confiance adaptée au traitement du flux de messages (emails, formulaires de contact) et leurs pièces jointes. La start-up est fortement implantée dans le secteur de l’assurance, elle a ainsi été choisie par Saretec ou Assurone, sa parfaite compréhension des enjeux, cas d’usage et attentes de la profession, a également été un point clé à l’origine de sa sélection.

Combinant une approche symbolique et basée sur la modélisation du langage humain, son IA analytique se dispense de machine learning, permet l’explicabilité des prises de décisions, ne stocke pas les données utilisateurs et est particulièrement frugale.

Une mise en œuvre réussie

La mise en place de la solution IA de Golem.ai a été rapide et efficace, prenant environ six mois. Dès sa mise en service, les avantages opérationnels ont été tangibles : une meilleure catégorisation et priorisation des communications entrantes, une réduction de moitié du temps de traitement des dossiers, et une augmentation notable de la qualité de service offerte aux clients. Plus de 135 000 mails ont ainsi été traités en 2023 avec un taux de 90 % de pertinence dans l’analyse des messages traités.

Forts du succès de cette mise en œuvre, Stelliant Expertise et Golem.ai envisagent de renforcer leur collaboration et de faire évoluer la solution. Des pistes d’amélioration sont à l’étude, telles que l’intégration plus poussée de la technologie IA dans les outils métiers existants, l’extraction automatisée des pièces jointes des emails, ou encore l’exploration des initiatives Green IT pour une informatique plus responsable.

IA et assurance Stelliant Expertise opte pour l IA de confiance de Golem ai

L’AI Day revient à Station F le 4 avril prochain

26 mars 2024 à 13:00

Depuis 2016, l’association France Digitale organise l’AI Day, l’un des événements phares de l’IA en France qui se tient habituellement au mois de novembre. Cette année, il revient avec six mois d’avance et l’Institut Prairie en sera de nouveau le partenaire.

Cela fait maintenant 8 ans que France Digitale organise l’un des principaux événements sur l’IA en France et en Europe. Après avoir été appelé AI Day et France is AI, puis FD3 l’an passé s’adressant non seulement à l’IA, mais également aux données et au web3, il revient sous le nom d’AI Day et le 4 avril prochain, Paris, sera de nouveau la capitale de l’IA.

L’événement, qui se déroule chaque année à Station F, vise à fédérer l’écosystème européen (chercheurs, CTO, startups, leaders d’opinion et personnalités politiques) de l’intelligence artificielle en proposant un rassemblement annuel autour d’une conférence, mais également de séances de networking, en permettant aux startups de rencontrer des fonds d’investissement et de nouer entre elles des contacts prolifiques.

L’AI Day 2024

Cette année, la journée signature de France Digitale combine :

  • « track état de l’art de l’IA » avec des panels d’experts et de chercheurs pour faire le point sur l’état de l’art des technologies d’IA réalisée en partenariat avec l’Institut Prairie ;
  • track « opérationnelle » avec des conférences et ateliers pratiques pour accélérer concrètement sur ses problématiques IA (recrutement, business, outils) ;
  • rencontres et networking entre experts en scale-ups, VC, chercheurs et grands groupes.

Track « Opérationnelle » par France Digitale

Il y sera question bien sûr de l’IA générative et de son adoption en entreprise ainsi que de son intégration dans les process avec :

  • Isabelle Bénard, Mirakl
  • Jean-Baptiste Hironde, MWM
  • Gabriel Hubert, Dust
  • Marlène Moreira, BPI France
  • Bruno Sola, Actual
  • Isabelle Bénard, Mirakl
  • Jean-Baptiste Hironde, MWM
  • Gabriel Hubert, Dust
  • Marlène Moreira, BPI France
  • Bruno Sola, Actual

Des conseils pour garder et recruter des talents en IA seront apportés par :

  • Guillaume Linet, millefeuille.ai
  • Claire Lebraz, Malt
  • Marie-Anne Lebrec, Télécom Paris
  • Paul Midy, Député de Paris-Saclay

Un atelier sera organisé par Chadi Hantouche, Wavestone et Marianne Tordeux-Bitker, France Digitale autour de l’impact de l’AI Act pour les entreprises.

Il sera également question de l’open source, de l’étude France Digitale sur l’IA générative menée par Marianne Tordeux-Bitker, Agata Hidalgo et Gaël Gutierrez, de la place de l’Europe dans la chaîne de valeur de l’IA. Des clés seront données aux participants pour mener avec succès des projets d’IA générative et booster leur business.

Track « État de l’Art de l’IA » par l’Institut Prairie

Parmi les sujets abordés par les experts on retrouvera :

L’impact de l’IA sur les sciences avec :

  • Anne-Marie Lagrange, Research Director CNRS, astrophysicist Observatoire de Paris, member of Académie des Sciences
  • Stéphane Mallat, Prof. Collège de France, member of Académie des Sciences
  • Marie-France Mamzer, Professor of Ethics and Legal Medicine, Univ. Paris Cité
  • Jean-Philippe Vert, Chief R&D Officer at Owkin and Co-founder at Bioptimus

La souveraineté avec :

  • Antoine Bordes, Vice President Artificial Intelligence – Helsing
  • Luc Julia, Scientific Director of Renault
  • Cédric O, Board member Artefact, Co-founder Mistral AI, former Secretary of State for digital affairs
  • Stéphanie Schaer, Directrice interministérielle du numérique

Le futur de l’IA avec :

  • Francis Bach, Research Director Inria, member of Académie des Sciences
  • Daniel Cremers, Prof Technical University of Munich
  • Michael Jordan, Research director at INRIA and Professor Emeritus at the University of California, Berkeley
  • Yann LeCun, Vice-President and Chief AI Scientist META AI, Prof. NUY, member of the US National Academy of Sciences, member of the Académie des Sciences, 2018 ACM Turing Award Laureate
  • Cordelia Schmid, Research Director Inria, member of the German Leopoldina Academy of Sciences

L’innovation avec :

  • Lourdes de Agapito Vicente, Prof. UCL, co-founder Synthesia
  • Philippe Aghion, Prof. College de France, INSEAD, and LSE
  • Sriram Krishnan, General Partner at Andreessen Horowitz
  • Marc Raibert, Executive director of The AI Institute and founder of Boston Dynamics

L’IA générative avec :

  • Joelle Barral, Senior Director of Research & Engineering at Google DeepMind
  • Laurent Daudet, Co-CEO and Co-Founder, LightOn
  • Benoit Sagot, Research Director INRIA, Collège de France, opensquare

L’AI Day sera une journée enrichissante pour tous les Chief Technical, Data, Product ou IA Officers de scale-up, elle leur permettra d’apprendre des retours d’expériences de leurs pairs et  de repartir avec les idées qui les aideront à passer au niveau supérieur. C’est aussi une journée incontournable pour tous les dirigeants, investisseurs et startups désireux d’approfondir leurs connaissances en matière d’IA.

Les inscriptions sont ouvertes ici.

AI-Day-revient-station-F-avril-prochain

Elaia lance un nouveau fonds à destination des start-ups deeptech

18 mars 2024 à 10:00

Elaia Partners, l’un des fonds de capital-risque les plus importants d’Europe, a annoncé une première clôture de 60 millions d’euros pour DTS3, la troisième génération de son fonds d’amorçage deeptech. Lancé en partenariat avec PSL et d’autres institutions de recherche européennes, il devrait réunir 120 M€ début 2025 pour soutenir une quarantaine de start-ups deeptech B2B en phase de pré-amorçage ou amorçage de 3 secteurs : l’informatique, l’industrie et les sciences de la vie. Trois d’entre elles ont déjà été identifiées comme prometteuses pour rejoindre le portefeuille Elaia DTS3.

Cofondée en 2002 par Philippe Gire et Xavier Lazarus, Elaia Partners, société française de capital-risque de premier plan spécialisée dans l’économie numérique et la deeptech, investit du pré-amorçage à la série B dans des entreprises technologiques B2B et a 700 millions d’actifs sous gestion. Elle accompagne également les chercheurs pour la mise sur le marché de leur innovation de rupture: en 2018, la société s’associait à l’université Paris Sciences & Lettres pour le lancement du PSL Innovation Fund et développait une stratégie d’investissement early stage multisectorielle dans les domaines d’excellence de PSL : l’IA, les technologies digitales, l’énergie et l’environnement, les matériaux, l’ingénierie biomédicale et les sciences de la vie.

Après Alpha 2, un fonds de 77 millions d’euros lancé en 2020 en partenariat avec Inria, DTS3 prend la relève dans le soutien des startups deeptech en phase de pré-amorçage et amorçage. Elaia a d’ailleurs l’intention d’aller encore plus loin et de couvrir par la suite l’ensemble du cycle de leur développement de la phase d’amorçage à la cotation en bourse et, dans cet objectif, envisage le lancement d’un nouveau fonds de late stage et growth equity avec la société de gestion d’actifs Lazard.

Trois secteurs d’avenir pour le fonds DTS3

Ces secteurs, considérés par Elaia et ses partenaires comme essentiels pour l’avenir de la technologie européenne et de la deeptech, ont été choisis pour leur potentiel de transformation et d’impact. Les investissements dans l’avenir de l’informatique se concentreront sur les innovations en matière d’IA générative, d’IA novatrice, d’infrastructure cloud et de cybersécurité. L’avenir de l’industrie s’intéressera aux technologies de pointe dans les domaines de l’énergie, de la ClimateTech et des nouveaux matériaux, tandis que l’avenir des sciences de la vie comprendra la prochaine génération de biotechnologies, la chimie et la biologie pilotées par l’IA.

Anne-Sophie Carrese, Managing Partner d’Elaia, explique :

“Cette troisième génération de fonds d’amorçage deep tech est le résultat de la confiance continue de nos investisseurs existants, dont beaucoup ont choisi de renforcer notre relation en décidant à nouveau de nous soutenir par l’intermédiaire de ce nouveau fonds. Nous avons déjà fait nos preuves en matière d’investissement et de sortie d’entreprises de deep tech telles que Mablink (rachetée par Ely Lilly), Aqemia ou Alice&Bob. Nous sommes convaincus que la deep tech est portée par l’innovation en matière de recherche et nous sommes fiers de poursuivre nos partenariats avec les principales institutions académiques et de recherche à travers l’Europe dans le cadre de ce nouveau fonds. Notre équipe a déjà identifié les trois premières startups qui rejoindront le portefeuille d’Elaia DTS3, et nous sommes impatients de poursuivre notre soutien à des fondateurs qui innovent pour l’avenir des technologies deep tech à travers l’Europe.”

Xavier Lazarus, cofondateur et Managing Partner d’Elaia, ajoute :

“Ces dernières années, il est apparu de plus en plus évident que l’Europe est en train de devenir un concurrent mondial en matière d’innovation dans la deep tech. Nous devons continuer à soutenir les chercheurs, les innovateurs et les scientifiques européens qui imaginent l’avenir de la technologie pour la prochaine génération. Les sciences de la vie, l’industrie et l’informatique sont au cœur d’une évolution importante et nous sommes ravis d’accompagner les fondateurs qui façonnent leur avenir par l’intermédiaire de DTS3”.

Elaia lance un nouveau fonds à destination des start-ups deeptech

La 15e édition du Concours Cleantech Open France est ouverte

11 mars 2024 à 12:30

Le Cleantech Open France, dans sa 15e édition, continue d’être un tremplin essentiel pour les innovations dans le secteur des technologies propres, soutenant activement les startups et PME. À l’occasion de la Journée internationale des startups, focus sur cet événement qui s’annonce prometteur cette année encore.

En mettant en lumière les solutions environnementales avancées, le Cleantech Open France événement joue un rôle crucial dans l’accélération du développement durable et de l’économie verte, avec un écosystème de 600 startups alumni et 100 partenaires publics et privés. Les participants bénéficient ainsi d’une visibilité exceptionnelle, d’un accès à un réseau étendu de partenaires industriels et financiers, ainsi que de la possibilité de présenter leurs innovations sur la scène mondiale.

L’appel à candidature cette édition 2024 est ouvert jusqu’au 17 mai 2024 (Inscriptions ICI). La sélection des participants sera ensuite faite courant mai-juin par les experts de l’écosystème du Cleantech Open France et les finalistes des neuf filières clés seront annoncés en juillet. Ils seront invités à présenter leur projet à des experts du domaine en septembre lors de la finale et le gagnant pourra participer en présentiel ou en ligne au Cleantech Open Global Forum aux USA.

Neuf filières clés pour le Cleantech Open France 2024

Le Cleantech Open France cible neuf filières clés pour encourager les innovations dans le domaine des technologies propres. Ces secteurs incluent l’énergie, l’eau, les matériaux, la chimie verte, la mobilité, l’agriculture, la gestion des déchets, l’air, et l’habitat durable. Cette diversité reflète l’engagement du concours à soutenir un large éventail de solutions durables face aux défis environnementaux actuels.

L’édition 2023 du Cleantech Open France avait permis de sélectionner plus de 200 projets pour plus de 1500 évaluations. 80 jurés avaient ensuite départagé les 45 finalistes.

15e-edition-Concours-Cleantech-Open-france

Qui est Figure AI, la start-up qui intéresse tant la Silicon Valley ?

28 février 2024 à 11:00

Figure AI, une jeune start-up spécialisée en robotique, a finalisé la semaine dernière une levée de fonds de 675 millions de dollars qui la valorise à près de 2 milliards de dollars. Si la somme est conséquente, ce qui retient l’attention est la participation à ce tour de table de grands noms des entreprises technologiques.

Bloomberg avait révélé le mois dernier que la start-up prévoyait initialement de lever 500 millions de dollars auprès notamment de Microsoft et OpenAI, qui avait d’ailleurs songé à la racheter.

Selon ses informations, Figure AI a réussi à en lever 675 : Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon est l’un des plus gros investisseurs et, via le fonds Explore Investments LLC qu’il dirige, a injecté 100 millions de dollars dans la start-up. Microsoft a démontré son intérêt dans son potentiel en investissant 95 millions de dollars, Nvidia a apporté 50 millions de dollars. Un fonds affilié à Amazon, qui n’est pas directement lié à Jeff Bezos, a également contribué à hauteur de 50 millions de dollars tandis qu’Intel Corp’s Venture Capital a apporté 25 millions de dollars. LG et Samsung ont également participé, OpenAI a investi 5 millions de dollars, montrant ainsi son intérêt pour l’expansion de l’IA dans d’autres domaines technologiques.

Parkway Venture Capital qui avait dirigé une première levée de fonds de 70 millions de dollars de Figure AI en mai 2023 a investi 100 millions de dollars et Align Ventures 90 millions. D’autres sociétés de capital-risque ont également apporté leur contribution : ARK Venture Fund, Aliya Capital Partners, Tamarack, Boscolo Intervest Ltd. et BOLD Capital Partners.

Pourquoi un tel intérêt ?

Basée à Sunnyvale, en Californie, Figure AI a été fondée en 2022 par Brett Adcock qui a recruté des experts en IA, en conception, en matériel informatique et en ingénierie logicielle de Boston Dynamics, Tesla, Apple SPG, IHMC, Cruise. Son objectif est de développer des robots humanoïdes autonomes à usage général pour pallier à la pénurie de main d’oeuvre : “Notre humanoïde est conçu pour un déploiement initial sur le marché du travail afin de répondre à des tâches indésirables ou dangereuses, et de soutenir la chaîne d’approvisionnement et la fabrication à l’échelle mondiale”.

D’autres robots humanoïdes existent déjà, à l’instar d’Optimus de Tesla et Atlas de Boston Dynamics, qui est avant tout un projet de R&D retenu par la DARPA visant la conception d’un robot pour diverses tâches de recherche et de sauvetage. Digit, le robot d’Agility Robotics est par contre déjà testé par Amazon dans ses entrepôts.

Brett Adcock, fondateur et PDG de Figure AI, déclarait l’an passé :

“Les humanoïdes existants aujourd’hui ne sont que des cascades et des démonstrations. Nous voulons sortir de cela et montrer qu’ils peuvent être vraiment utiles”.

Les robots humanoïdes de Figure AI permettent d’automatiser des tâches difficiles, dangereuses ou fastidieuses tout au long du processus de fabrication, ce qui permet aux employés de se concentrer sur des compétences et des processus qui ne peuvent pas être automatisés, ainsi que sur l’amélioration continue de l’efficacité et de la sécurité de la production.

Brett Adcock souligne :

“La robotique à usage unique sature le marché commercial depuis des décennies, mais le potentiel de la robotique à usage général est totalement inexploité. Les robots de Figure permettront aux entreprises d’augmenter leur productivité, de réduire leurs coûts et de créer un environnement plus sûr et plus cohérent”.

Le 18 janvier dernier, il a signé un accord commercial avec BMW Manufacturing pour déployer des robots à usage général dans les environnements de fabrication du constructeur automobile.

Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir évoluer Figure 01, dont il avait dévoilé les premières photos en mars 2023.

 

Selon les prévisions, alors que le marché des robots collaboratifs (cobots) était évalué à 475 millions de dollars, il devrait atteindre 8 milliards de dollars d’ici 2030, ce qui explique l’intérêt dans ce secteur des grandes firmes et des start-ups comme OpenAI qui s’est associé en mars 2023 avec 1X Technologies pour développer NEO, un robot humanoïde alimenté par l’IA.

Les Etats-Unis ne sont pas seuls dans la course, la Chine vise une production de masse pour 2025 et entend devenir le leader mondial de ce domaine d’ici à 2027.

Qui est Figure AI, la start-up qui intéresse tant la Silicon Valley

Lancement de l’appel à candidatures pour la promotion 2024 du French Tech Next40/120

22 février 2024 à 13:00

Le programme French Tech Next40/120, qui vise à soutenir les start-ups françaises les plus prometteuses, a lancé son appel à candidatures pour l’édition 2024. Cette année, les critères de sélection évoluent pour mieux refléter la maturité croissante de l’écosystème tech, s’adapter aux nouvelles tendances de financement et renforcer les engagements environnementaux et sociétaux. Désormais, la sélection se fera donc sur la base d’une répartition égale entre la croissance du chiffre d’affaires et les levées de fonds. L’admission automatique des licornes est quant à elle supprimée.

Lancé en 2019, ce programme de Mission French Tech accompagne pendant un an 120 start-ups françaises ayant le potentiel de devenir des leaders technologiques mondiaux. Ces entreprises, en phase de maturité avancée, sont aptes à déployer des solutions innovantes à l’échelle mondiale, créant ainsi des emplois en France et à l’international, à l’instar de Mirakl, l’un des lauréats de l’année passée. Mission French Tech les soutient au quotidien via l’intermédiaire de start-up managers dédiés, les met en relation avec les services de l’Etat et leur offre des opportunités de rencontres entre entrepreneurs, les valorisant ainsi en France et à l’étranger.

Les critères de sélection

Les start-ups vont être sélectionnées sur la base de leurs performances financières (60 places) et leur capacité à lever des fonds (60 également). Les licornes devront passer par le processus de candidature régulier cette année.

Levées de fonds

  • La moitié des places disponibles dans le Next40 (20) sera attribuée aux entreprises ayant réalisé les plus importants cumuls de levées de fonds entre janvier 2021 et avril 2024 ;
  • 40 places supplémentaires dans la sélection French Tech 120 seront également attribuées en fonction du cumul de levées de fonds le plus élevé sur la même période avec un classement par ordre décroissant des montants levés.

Croissance du chiffre d’affaires

  • Les 20 autres places du Next40 seront réservées aux start-ups ayant généré au moins 100 millions d’euros de chiffre d’affaires net lors du dernier exercice et qui ont connu une croissance annuelle d’au moins 15 % sur une période de trois ans.
  • 40 places supplémentaires dans la sélection French Tech 120 seront attribuées aux entreprises ayant réalisé un chiffre d’affaires d’au moins 10 millions d’euros et une croissance annuelle moyenne de 15 % sur trois ans. Pour ces entreprises, la sélection se fera en fonction du chiffre d’affaires décroissant.

En outre, les start-ups candidates doivent respecter des exigences en matière de bilan carbone, d’égalité professionnelle et de responsabilité sociale. Pour en attester, elles doivent fournir :

  • Une attestation de réalisation de bilan carbone entre 2021 et 2024 (ou un devis témoignant de la démarche entreprise) ;
  • Leur index d’égalité professionnelle avec un score d’au moins 75 (ou présenter un plan d’actions pour atteindre ce score de 75 le cas échéant).

Les entreprises intéressées ont jusqu’au 12 avril prochain pour candidater ici. Les lauréats seront annoncés courant mai.

Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, commente :

“Depuis sa création, la Mission French Tech est au cœur de la politique d’accompagnement par l’Etat des startups françaises les plus prometteuses. Grâce à ses programmes (Next40/120), elle identifie et aide les licornes de demain, créatrices d’emplois et d’innovation. Nul doute que cette nouvelle promotion mettra encore à l’honneur les plus belles réussites industrielles et numériques de l’écosystème français”.

Lancement de l’appel à candidatures pour la promotion 2024 du French Tech Next40120

Rabbit simplifie l’interaction homme-machine avec le R1

9 février 2024 à 11:30

S’il y a une innovation qui a suscité un vif intérêt lors du CES de Las Vegas, c’est bien le R1 de Rabbit. Cet appareil plus petit qu’un smartphone que la start-up présente comme “votre compagnon de poche”, dont plus de 50 000 exemplaires ont été précommandés à ce jour, devrait être livré en France vers le mois de juillet.

Basée à Santa Monica, en Californie, Rabbit a été créée en septembre 2020 par Jesse Lyu, un entrepreneur chinois. En octobre et décembre dernier, elle a levé un total de 30 millions de dollars pour finaliser le R1, qu’elle a conçu en collaboration avec la société suédoise de design Teenage Engineering.

De forme carrée, cet appareil compact (7,8 cm de côté et 1,3 cm de hauteur) et léger (115 g) est doté d’écran tactile de 2,88 pouces, d’une caméra rotative à 360°, d’une molette de défilement et d’un bouton Push-to-Talk.

Contrairement à la plupart des appareils intelligents grand public qui doivent être gérés sur un smartphone, le Rabbit R1 fonctionne comme un appareil portable entièrement autonome. Il dispose d’une connectivité Bluetooth, Wi-Fi et 4G LTE, ainsi que d’un port USB-C et d’un emplacement pour carte SIM et est alimenté par une batterie offrant une autonomie suffisante pour une journée selon la start-up. Il est équipé d’un processeur MediaTek MT6765 Octa-core, de 4GB de mémoire et de 128GB de stockage.

Quelle différence avec un smartphone ?

Rabbit ne vise pas à remplacer les smartphones, mais à simplifier la navigation entre les applications. R1 le fait pour l’utilisateur.

Jesse Lyu déclare :

“Aujourd’hui marque le début d’une nouvelle ère dans l’interaction homme-machine… Nous sommes arrivés à un point où nous avons des centaines d’applications sur nos smartphones avec des conceptions UX compliquées qui ne se parlent pas entre elles. En conséquence, les utilisateurs finaux sont frustrés par leurs appareils et se perdent souvent. rabbit s’oriente désormais vers une expérience intuitive sans application grâce à la puissance de l’IA. Les grands modèles de langage, comme ChatGPT, ont montré la possibilité de comprendre le langage naturel avec l’IA ; notre grand modèle d’action va encore plus loin : il ne se contente pas de générer du texte en réponse à une entrée humaine – il génère des actions au nom des utilisateurs pour nous aider à faire avancer les choses”.

LAM, le modèle d’action développé par Rabbit

Le Large Action Model (LAM) est au cœur du nouveau dispositif R1, représentant l’avenir de l’interaction homme-machine, selon Rabbit. Conçu pour permettre aux systèmes d’IA de voir et d’agir sur les applications comme le feraient les humains, le LAM apprend en observant les utilisateurs et en reproduisant leurs actions de manière fiable, même lorsque l’interface est modifiée. Il comprend d’abord les intentions humaines complexes, puis agit à travers des interfaces utilisateur dans tous les environnements, éliminant ainsi le besoin de télécharger plusieurs applications et effectuant les tâches pour les utilisateurs de manière proactive.

Le système d’exploitation, le rabbit OS, basé sur LAM, offre une multitude de fonctionnalités grâce à des “rabbits”, des agents d’IA personnels. Contrairement à d’autres assistants vocaux, rabbit OS peut gérer une variété de tâches complexes, de la recherche d’informations à la réservation de voyages, offrant ainsi une expérience numérique complète.

Rabbit s’engage à offrir une expérience d’IA sécurisée et respectueuse de l’utilisateur. Le R1 est conçu pour préserver la vie privée, avec des fonctionnalités telles qu’un “mode d’écoute permanente” désactivé par défaut et une caméra rotative positionnée de manière à bloquer physiquement l’objectif par défaut. Il est vendu au prix de 200$.

Le partenariat avec Perplexity AI

Le 18 janvier dernier, Rabbit annonçait sur X un partenariat avec Perplexity AI, ce qui permet à R1 de fournir des informations précises et en temps réel tirées du web, grâce à l’API LLM en ligne PPLX.

L’offre de Perplexity à 20$/mois (200$/an) permet aux abonnés d’opter pour les modèles GPT-4, Claude 2.1, Gemini ou Perplexity est offerte aux 100 000 premiers achateurs de Rabbit R1. D’après la publication d’un acheteur sur la même page X, les prochains possesseurs du R1 devront eux-aussi s’acquitter de la même somme pour accéder à l’API LLM de Perplexity.

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