De François Fillon à Thierry Mariani, l’attaque terroriste revendiquée par Daech a été l’occasion pour une partie de la droite et de l’extrême droite françaises d’ériger le «totalitarisme islamique» en menace principale. Les soutiens du Kremlin ont ainsi pu relativiser celle de Poutine.
Si le Kremlin cache la chronologie de l’attentat du Crocus City Hall, c’est pour mieux masquer les failles béantes dans sa lutte contre le terrorisme djihadiste.
Les allusions de Vladimir Poutine à une possible implication de Kyiv dans l’attentat survenu vendredi au Crocus City Hall ont été reprises en Russie, sans pincettes et sans preuve tangible à ce stade, par nombre de médias et politiciens pro-Kremlin.
Depuis dix ans, l’organisation terroriste cible la Russie, chef des «croisés de l’Est». La tuerie du Crocus City Hall est une nouvelle preuve de la volonté des djihadistes de recourir à des attaques «projetées» qui ont tant ensanglanté l’Europe.
Au lendemain de l’attentat dans la banlieue de Moscou, revendiqué par l’État islamique, le président russe a pointé la responsabilité de l’Ukraine. Pour le chercheur Dimitri Minic, de l’Ifri, Poutine pourrait en profiter pour «" "durcir encore la guerre contre l’Occident».
L’État islamique a revendiqué la fusillade perpétrée vendredi par plusieurs hommes armés. Une bombe ou un engin incendiaire aurait également été jeté. Un premier bilan fait état de plus de 100 morts et d’une centaine de blessés.