La commissaire Agnès Mazin-Bottier, patronne des policiers du département des Landes (DDPN), s'est vue retirer son commandement par le préfet Gilles Clavreul, par texto, après qu'une manifestation d'agriculteurs n'ait pas été gérée de façon "convenable" selon celui-ci, quelques jours avant son départ à la retraite.
Le Syndicat des commissaires de police de la police nationale a demandé à être reçu par Laurent Nuñez.
Gilles Clavreul est connu pour avoir été un des fondateurs du Printemps Républicain, mouvement radicalement réactionnaire ayant lourdement influencé les débats publics dans la suite de l'attentat de Charlie Hebdo.
Agnès Mazin-Bottier avait été la première femme commandant de police à 34 ans
Contacté, le ministère de l'intérieur et la préfecture des Landes n'ont pas donné suite.
Tout d’abord, quelques nouvelles de topologie astrale. J’ai traité à ce jour les 513 demandes reçues. Et, en retour, j’ai reçu 64 notes. D’où le constat évident que quelque chose ne va pas. Car, rappelons que j’ai conçu cet outil dans le but d’éviter de recourir à un horoscope qui demande des années de formation pour être interprété correctement. Les astrologues de tout poil ont donc encore de beaux jours devant eux en termes de clientèle potentielle. Ce n’est pas l’outil de topologie astrale qui viendra leur faire de l’ombre et nuire à leur business. Ainsi, dans cette nouvelle chronique, j’oublie l’astrologie occidentale pour me consacrer à la cosmologie Maya. Car, lorsqu’il s’agit de découvrir son mode de fonctionnement interne, cette cosmologie peut s’avérer être d’un grand secours. L’énorme avantage par rapport à la topologie astrale, c’est que l’on a juste besoin de connaître le jour, le mois et l’année de naissance. Rien d’autre. De plus, on peut faire les calculs à la main sans recourir à un site internet. Dernière chose pour ceux qui suivent mon travail avec Tommi Jack’s sur la musique au diapason de l’eau à 429,62 Hz. Si vous avez lu le preprint de publication scientifique (https://www.preprints.org/manuscript/202401.1231/v1) qui vient d’être accepté pour publication dans le Journal of Humanities and Social Sciences, Vol. 7, Issue 2. Ce journal étant en Open Access complet, l’article sera téléchargeable gratuitement sans avoir à être abonné. L’inconvénient est qu’il faut maintenant réunir 1500 $ pour pouvoir payer les frais d’édition et de mise en ligne sur internet. J’en reparlerai plus loin.
Existence de deux dimensions temporelles
Dans cet article, je confirme, grâce à la théorie des groupes, ce que les peuples Amérindiens avaient déjà pressenti. À savoir qu’il existe deux types de temps. Tout d’abord, le temps des horloges basé le découpage d’une année en 12 mois. Ces mois contiennent une quantité définie de jours, chaque jour étant découpé en 24 heures. Enfin, chaque heure est elle-même formée de 60 minutes et chaque minute de 60 secondes. Depuis la réforme du temps par le pape Grégoire XIII au XVIᵉ siècle, le monde occidental, technologique et guerrier utilise, grâce à l’invention de la montre mécanique, le calendrier dit « grégorien ». Ce fut le moment où les esprits dits « cultivés » adoptèrent la référence dite « 12:60 »avec 12 mois dans l’année et 60 minutes par heure. Parallèlement, ceci coïncida avec la mutation de notre biosphère en technosphère. D’un point de vue astronomique, cela signifiait aussi que le mouvement du Soleil prenait le pas sur le mouvement de la Lune, qui était, auparavant, utilisé de manière massive par les agriculteurs et autres « sauvages » non civilisés qui étaient totalement incapables de fabriquer des montres. Eux, se fondaient sur les différentes phases de la Lune, impliquant un calendrier solaire-lunaire de treize lunes de 28 jours dans une année. Ces 28 jours de la lune représentaient une moyenne entre le cycle synodique (29,5 jours) et le cycle sidéral (27,3 jours), et correspondaient au cycle menstruel féminin. Ainsi, avant l’An 3000 avant notre ère chrétienne, le masculin (Soleil) et le féminin (Lune) vivaient en harmonie, se reconnaissant l’un l’autre en osmose avec des forces naturelles et non artificielles.
Parmi tous ces peuples dits « indigènes », on trouvait un peuple dont l’intention était de léguer à l’humanité un instrument mathématique pour contribuer à son évolution consciente. Cet instrument est leur formule du temps, fondé sur une référence dite « 13:20 », pour 13 tons galactiques et 20 fréquences solaires. Autrement dit, à côté du temps des horloges référencé par le code « 12:60 », qui règle les mouvements spatio-temporels, on savait qu’il existait également, un temps biologique de la conscience référencé par le code « 13:20 ». Cette seconde dimension temporelle de la conscience présente la caractéristique essentielle d’être basée, comme pour la musique, sur des nombres entiers et sur la notion de fractale. C’est-à-dire sur un ensemble de cycles entrelacés qui se répètent et s’étendent à l’infini sur différents niveaux unissant le microcosme au macrocosme.
C’est à ce niveau que la physique théorique moderne confirme cette nature duale essentielle du temps. Puisque comme on l’explique dans l’article qui va être publié sur la musique et l’eau, les équations de Maxwell qui gouvernent les propriétés des ondes électromagnétiques (et donc de la lumière) sont invariantes sous l’action du groupe de symétries SO(4,2). Dans ce symbolisme mathématique rigoureux, le chiffre ‘2’ concerne directement la notion de temps : un temps mécanique pour la matière et un temps biologique pour la conscience existant dès qu’il existe de l’eau dite « morphogénique ». Quant au chiffre ‘4’, il concerne la notion d’espace avec trois dimensions (gauche/droite, devant/derrière, haut/bas) pour les réflexions, translations et rotations, auxquelles s’ajoute une dimension permettant d’aller du microcosme au macrocosme et vice-versa, via des opérations de dilatation/contraction.
Typologie Maya (TM)
Il découle logiquement de ces considérations que la topologie astrale, référencée sur le code « 12:60 » masculin ou Yang, ne suffit pas pour saisir toute la complexité fractale d’un être humain conscient. Il est impératif de le coupler avec le code Maya « 13:20 » féminin ou Yin, utilisé depuis des millénaires. Cela amène, bien sûr, à réconcilier science moderne matérielle et science antique spirituelle. Comme le code Maya « 13:20 » est largement ignoré dans notre société moderne occidentale, il est peut-être temps de le réhabiliter et surtout de montrer comment il fonctionne. Notons, pour commencer, que comme on oublie le code technique « 12:60 », plus besoin de connaître l’heure exacte de naissance. Ceci est bien sûr un grand soulagement, car il s’agit du talon d’Achille de l’astrologie conventionnelle. Sans une heure de naissance exacte, pas de calcul d’ascendant possible, et risque élevé de se tromper dans l’analyse. Parce que, lorsqu’une femme accouche, elle a autre chose à faire que regarder sa montre. Il revient donc au personnel qui assiste l’accouchement de penser à regarder une horloge lorsque le bébé est complètement sorti du ventre maternel. Mais, l’on pourrait très bien aussi envisager que l’heure de naissance corresponde au moment précis où la tête de nouveau-né pointe à l’air libre. Ou bien, l’heure du premier cri ou de la première respiration autonome du bébé. Et, ne parlons pas des accouchements à problèmes où le personnel, pris dans l’urgence, oublie de noter l’heure exacte…
Par conséquent, premier avantage décisif d’une TM : on se contrefiche de l’heure de naissance. Votre conscience existait avant la naissance et persistera après la mort du corps physique. Et, comme, il y a cette fractalité qui se moque de l’échelle, elle ne peut être que de nature cosmique et universelle. D’où, le deuxième avantage : on se moque éperdument du lieu de naissance… Ne reste que le jour, le mois et l’année de naissance du calendrier Grégorien (code « 12:60 ») qui peuvent aisément être convertis dans le calendrier Maya (code « 13:20 »).
Existence de 13 tonalités
D’un point de vue du code « 13:20 », on appelle « kin » un nombre compris de 1 à 260, calculable selon des règles mathématiques rigoureuses. Ce kin fait référence à ce que l’on appelle un « holon » qui peut être une structure matérielle pérenne (personne, planète, étoile…), ou temporelle (jour, année, siècle…). Mais, tout d’abord, notons comment le code Maya « 13:20 » se retrouve dans un être humain via l’existence de 13 articulations majeures et de 20 doigts. L’idée première est que ce code s’applique aussi à toute structure matérielle pérenne. Chaque tonalité représente donc un pouvoir que chaque personne détient pour accomplir sa mission. Ce pouvoir détermine la façon d’agir de chaque holon, et son comportement relationnel avec les autres holons.
Ainsi, la tonalité #1 dite « Magnétique » (un seul point) donne l’action d’attirer dans le but d’unifier. La tonalité #2 (deux points successifs) dite « Lunaire » permet de polariser et de stabiliser, tandis que la troisième, dite « électrique » (trois points successifs) permet d’activer et d’unifier. La tonalité #4 dite « Auto-existante » (4 points consécutifs) est liée à l’action de mesurer afin de pouvoir définir, tandis que la cinquième dite « Harmonique » (un trait) autorise la prise de pouvoir, le commandement. Pour la tonalité #6 dite « Rythmique » (un trait surmonté d’un point), elle autorise à organiser dans le but d’atteindre un équilibre. La septième tonalité, dite « Résonnante » (un trait surmonté de deux points) canalise et inspire, alors que la huitième tonalité #8 dite « Galactique » (un trait surmonté de trois points) harmonise et modélise. La tonalité #9, dite « Solaire » (un trait surmonté de 4 points) permet de pulser et de réaliser, alors que la dixième tonalité, dite « Planétaire » (deux traits superposés), cherche à perfectionner et à produire. S’il est possible de produire, il faut aussi logiquement pouvoir dissoudre et s’abandonner. D’où une onzième tonalité (#11) dite « Spectrale » (deux traits superposés et surmontés d’un point). Reste alors la douzième tonalité (#12), dite « cristal » (deux traits superposés et surmontés de deux points) pour dédier et universaliser. Puis, enfin, la dernière et treizième tonalité (#13) dite « Cosmique » (deux traits superposés surmontés de trois points) qui permet de confronter et de transcender.
Existence de 20 Archétypes et 260 kins formant le « Tzolkin »
Ces treize tonalités sont censées représenter toute la cosmogénèse, ou comment fut créé notre Univers. Ce sont les différentes formes d’énergies qui donnent la vie. Comme le montre la figure ci-dessous, on peut les considérer comme faisant partie d’une roue à 13 dents animée d’un mouvement de rotation. Cette roue s’appuie sur une seconde roue dentée plus grande, car formée de 20 archétypes ou « glyphes solaires ». Ces archétypes représentent le cycle de respiration du Soleil sous la forme de deux flux. Un premier flux ancrant galactique-karmique (inhalation) où l’énergie circule de Pluton à Mercure, c’est-à-dire de la tribu du Soleil (0) à la tribu de la Lune (9). Suivi d’un second flux solaire-prophétique (exhalation) où l’énergie est renvoyée à Mercure et Pluton. Glyphes allant de la tribu du chien (10) à la tribu de la tempête (19). D’où la génération de 13×20 = 260 pulsations symboliques regroupées sous la forme d’une figure représentant la dynamique de l’énergie universelle. Cette figure binaire et symétrique représentée en bas, à gauche et appelée « Tzolkin » (« tzol » = compte et « kin = jour »), contient deux flux énergétiques de 26 unités chacune codées en vert appelés « portails d’activation galactique ». Ce compte des 260 kins est aussi codifié dans les 9 mois ou lunes (9×28=260) de gestation lors de la reproduction humaine. Ce Tzolkin se synchronise parfaitement, tous les 52 ans, avec le calendrier solaire-lunaire dit des « 13 lunes ».
Dans ce calendrier, le cycle majeur des rythmes naturels est celui de la Terre autour du Soleil (365 jours), mesuré comme 13 lunes de 28 jours (soit 364 jours) plus un « jour hors du temps ». Chaque Lune de 28 jours se divise en 4 semaines parfaites de 7 jours (soit 52 semaines en une année). L’année est aussi divisée en 4 saisons de 91 jours chacune. Ce calendrier, utilisé dès l’Antiquité, considère le lever héliaque de Sirius pour marquer le début de l’année, ce qui correspond au 26 juillet de l’année grégorienne. Il diffère du calendrier Grégorien qui démarre le premier janvier et possède des unités irrégulières avec 12 mois de 28 (parfois 29), 30 et 31 jours selon la date.
Existence de 20 Ondes enchantées et de 5 cellules du temps
Comme tout pulse dans l’univers, on peut aussi voir le Tzolkin comme une entité pulsant selon un rythme de 13 unités constituant ce que l’on appelle une « onde enchantée ». Comme il y a 260 kins dans le Tzolkin, ce dernier est composé de 260/13 = 20 ondes enchantées que l’on peut nommer à partir du glyphe de tonalité magnétique, commençant l’onde. L’expression la plus petite d’un kin est d’un jour et d’une nuit. D’où le fait que la durée minimale d’une onde enchantée est de 13 jours. L’année peut aussi être considérée comme une onde enchantée où chaque kin représente une lune de 28 jours puisque 13×28 = 364. Le jour manquant est appelé « jour hors du temps ». C’est le facteur +1 (365 = 364 + 1) qui transforme le cercle en spirale autorisant mouvement et évolution. On appelle « trajectoire harmonique » un cycle de 20 kins allant du Dragon au Soleil et correspondant à chacune de 20 colonnes du Tzolkin. Dans chaque trajectoire harmonique, on peut identifier 5 cellules temporelles ou « harmoniques » (5 = 20/4) qui sont des cycles de 4 kins allant de la couleur rouge (Est, création, naissance) à la couleur Jaune (sud, expansion, floraison). Entre la couleur rouge et la couleur jaune, on trouve tout d’abord la couleur blanche (nord, stockage) suivie de la couleur bleue (ouest, manifestation, transformation). La couleur verte est un autre facteur +1 qui permet la dissolution afin de pouvoir repartir sur un nouveau cycle de couleurs. Compte tenu de l’existence de 13 tonalités, il y a 65 = 13×5 harmoniques, qui organisent les 20 glyphes avec le pouvoir de « l’auto-circulation ». Chaque cellule du temps a une fonction bien précise et représente une partie du corps humain :
On peut également envisager les cinq familles terrestres qui partagent un même code. Il y a ainsi la famille « Portail » qui correspond au pôle Sud et, chez l’être humain, au chakra racine. Cette famille transmet au centre de la Terre l’information magnétique qu’elle reçoit du centre de la galaxie. Ces kins (KAN, MULUC, IX, CAUAC) ont la fonction d’ouvrir les portes et les années. Puis, vient la famille « Polaire » (pôle Nord, et, chez l’être humain, chakra Couronne) qui reçoit l’information du centre de la Terre et la déverse en surface (CHICCHAN, OC, MEN, AHAU). La famille suivante est la famille « Cardinale » (IMIX, CIMI, CHUEN, CIB) qui représente l’hémisphère nord, et, chez l’être humain, le chakra de la gorge. Cette famille transmet l’information à la famille « Centrale » (IK, MANIK, EB, CABAN). Cette dernière famille représente l’Équateur et, chez l’être humain, le chakra du cœur. Son rôle est de transformer et de reconduire l’information reçue. Enfin, la dernière famille « Signal » (AKBAL, LAMAT, BEN, ETZNAB), distille et renvoie l’information dans la galaxie. Elle correspond à l’hémisphère sud et, chez l’être humain, au chakra du plexus solaire.
Existence de 4 clans ou chromatiques
Si l’on considère un classement par couleur, on peut définir quatre clans ou quatre chromatiques. Ainsi, on a le clan du Feu ou chromatique jaune (AHAU, CIB, EB, LAMAT, KAN) qui mûrit la floraison. Chez l’être humain, ce clan correspond à la main droite. C’est ainsi qu’au travers du pouvoir de la floraison, le Feu peut devenir Sang. Ce clan du Sang, ou chromatique rouge (CHICCHAN, IMIX, CABAN, BEN, MULUC), correspond, chez l’être humain, au pied droit. Cette race rouge a pour rôle d’initier la naissance d’une vérité. C’est ainsi qu’au travers du pouvoir de l’eau universelle, le Sang devient la Vérité. Ce clan de la Vérité ou chromatique blanche (IK, CIMI, OC, IX, ETZNAB) affine l’esprit. Il correspond, chez l’être humain, à la main gauche. Ainsi, au travers du pouvoir de l’intemporalité, la Vérité peut fuser dans le ciel. D’où le dernier Clan du ciel ou chromatique bleue (MEN, AKBAL, MANIK, CHUEN, CAUAC) qui transforme l’abondance, et correspond, chez l’être humain, au pied gauche. Par conséquent, au travers du pouvoir de l’auto-génération, le Ciel redevient Feu et le cycle recommence sans fin.
Calcul de son kin de naissance
Ce qui précède montre que la cosmologie Maya établie sur le code « 13 tonalités : 20 archétypes » place l’être humain de nature terrestre dans un ordre cosmologique qui est simultanément très sophistiqué, logique et naturel. Il nous reste maintenant à exploiter les deux tables données dans la figure ci-dessus et qui permettent, d’accéder, très facilement, à son kin de naissance, moyennant la donnée d’une date. Comme j’ai déjà réalisé et discuté de la topologie astrale de Mozart dans la chronique n° 81, je reprends le même personnage pour établir sa typologie Maya. Je rappelle que Mozart est né le 27 janvier 1756. Peu importe où et à quelle heure. La première chose à faire est d’utiliser la table notée Réf. 1 en cherchant l’année de naissance. Comme la table débute en 1910 et s’achève en 2065, on utilise ici l’existence d’un cycle infini ayant une périodicité de 52 ans. Par conséquent, partant de 1756, je trouve 1756 + 52 = 1808, puis 1808 + 52 = 1860 pour finir à 1860 + 52 = 1912, année qui figure dans la table Réf.1 avec un coefficient de 12. Passons maintenant à la table notée Réf.2. Le mois de janvier y figure avec un coefficient nul, soit un total de 12 + 0 = 12. Pour finir, ajoutons à ce sous-total le jour de naissance. On obtient ainsi le kin : 12 + 27 = 39. Notons que si, d’aventure, on avait atteint un total supérieur à 260, il aurait suffi de retrancher du total la valeur 260 pour arriver à un nombre compris de 1 à 260.
À présent, on se réfère au Tzolkin et l’on cherche où se trouve le kin 39. On constate alors qu’il est situé sur la ligne de la « Tempête bleue » (CAUAC) doté d’une tonalité symbolisée par un double trait surmonté de trois points de type « cosmique ». Une traduction possible de ce kin #39 appelé « Tempête bleue » peut être fournie par les tableaux de la figure ci-dessous :
Interpréter son kin de naissance
En effet, chaque tonalité possède trois mots-clés signifiant son pouvoir, son action et son essence. De même, chaque glyphe possède également trois mots-clés associés à son action, son essence et son pouvoir. Enfin, chacune des cinq cellules temporelles possède son mot-clé, visible à gauche de la table des mots-clés des glyphes. Notons, qu’en dehors du glyphe identité (ici « Tempête bleue), il existe par ailleurs un glyphe « guide », obtenu en consultant la table en haut et à droite intitulée « glyphe guide ». Ainsi, à l’intersection de la ligne « Tempête » et de la tonalité « cosmique », on trouve le glyphe « Nuit bleue ». Grâce à ces différents mots-clés et via phrase type indiquée en haut à gauche, on obtient la traduction suivante :
« Je persiste afin de catalyser, transcendant l’énergie. Je scelle la Matrice de l’auto-génération avec la tonalité Cosmique de la présence. Je suis guidé par le pouvoir de l’abondance. »
Grâce à la typologie Maya, voilà une définition assez précise de la personnalité cosmique de Mozart. Notons également, qu’il est possible d’associer à chaque tonalité une question. Pour Mozart, de tonalité cosmique, la question pourrait être : « Comment être présent à tout ce qui et ? Comment augmenter ma joie et mon amour ? ». La réponse se trouve dans la nature du glyphe associé à cette tonalité. Dans le cas présent, il s’agit du glyphe de la « Nuit bleue » avec pour réponse : « Je catalyse mon énergie pour me régénérer en restant centré ». Grâce à cette figure, il est également possible de trouver l’onde enchantée à laquelle se rattache cette Tempête bleue cosmique. Ainsi, la première onde est de type « rouge » regroupant les kins de 1 à 13. La deuxième onde est de type « blanche » regroupant les kins allant de 14 à 26. Avec un kin de 39, l’onde enchantée concernant Mozart est donc de type « bleue » puisqu’elle regroupe les kins de 27 à 39. Cette onde démarrant au kin #27 est donc appelée « Onde enchantée de la Main Bleue Magnétique » qui possède le pouvoir de la « réalisation ».
Kins analogue, antipode et occulte
Allons maintenant, un peu plus loin dans la compréhension de la personnalité de Mozart. Pour cela, on peut évaluer son glyphe « analogue » qui représente l’énergie qui encourage et accompagne Mozart. Ce glyphe « analogue » est obtenu en soustrayant de la valeur 19, la valeur du glyphe de naissance. Si le chiffre obtenu est nul ou négatif, on rajoute la valeur 20. Soit 19 – 19 = 0 et 0 + 20 = 20, qui correspond au glyphe du Soleil jaune qui illumine le feu universel et représente la vie. Il y a également le glyphe « antipode » qui représente l’énergie avec laquelle Mozart est le plus en conflit. C’est le glyphe qui provoque et aide donc à évoluer en réveillant les mémoires afin d’amener à une prise de conscience. On l’obtient en ajoutant ou en soustrayant la valeur 10 au glyphe de naissance. Ici, on a 19 – 10 = 9, correspondant à la Lune rouge qui purifie le flux d’eau universelle. Enfin, il y a le glyphe occulte qui correspond à l’énergie qui sommeille en profondeur et qui est non contrôlable, car pouvant surgir à tout moment sans prévenir. Ce glyphe correspond aussi à ce que les autres voient de vous et ce qu’ils voient d’eux à travers vous. On l’obtient en soustrayant de la valeur 21, la valeur du glyphe de naissance, soit 21 – 19 = 2, et qui correspond au glyphe « Vent blanc ». C’est le glyphe du souffle qui communique l’esprit. Notons qu’ici la tonalité change également et se calcule en soustrayant, de la valeur 14, la tonalité électrique de naissance, soit 14 – 13 = 1, et donc, une tonalité occulte magnétique qui unifie le but par attraction.
Château et Famille terrestre
Voilà, vous avez maintenant en main deux outils performants : la topologie astrale (TA) et la typologie maya (TM). Ils devraient vous permettre d’apprendre à mieux vous connaître. Sentez-vous libre de choisir l’outil qui vous convient le mieux. J’ajouterai que, comme pour une TA, j’ai créé un logiciel qui crée une TM et la résume sur une page de format A4. Voici ce que cela donne pour Mozart.
Typologie Maya de W. A. Mozart
On y retrouve la plupart des éléments discutés précédemment, avec quelques mots-clés et phrases clés supplémentaires pour bien saisir le sens des différents kins, glyphes et tonalités. Deux informations supplémentaires sont aussi disponible. Comme on l’a vu, chacune des 20 ondes enchantées regroupent 13 kins successifs (13×20 = 260). D’autre part, il existe un code à cinq couleurs : rouge pour la création, blanc pour le stockage, bleu pour la manifestation, jaune pour l’expansion et vert pour la dissolution. D’où l’idée de regrouper les ondes enchantées en cinq cycles de quatre ondes. Chaque ensemble de 4 ondes donne donc une composition de 52 kins. Les cinq cycles sont les 5 Châteaux. Chaque château possède une couleur symbolisant sa fonction. Les 4 premiers sont rouges (Est), blancs (nord), bleus (ouest), jaunes (sud), les couleurs primaires des glyphes et le cinquième, qui est la symbiose des 4, le facteur +1 d’évolution, est vert, comme le jour hors du temps… C’est ainsi que l’onde enchantée de la main bleue qui contient le kin #39 de Mozart appartient au château rouge de l’est qui est associé à tout ce qui est le point de naître. Comme le Tzolkin se synchronise avec le calendrier des treize lunes tous les 52 ans, ces cycles de 52 ans sont aussi assimilés aux châteaux puisque 52 = 260/5.
Sachant que le début de l’année Maya est fixé au 26 juillet de l’année grégorienne, on peut, aussi, calculer, pour Mozart, né le 27/01/1756, le kin de son année de naissance Maya à la date du 26/07/1755. On trouve ici le kin #114 qui correspond au magicien blanc planétaire (IX) appartenant à la famille Portail dont le rôle est de transmettre l’information galactique vers le centre de la Terre. D’où une alternance entre les quatre glyphes (IX, CAUAC, KAN et MULUC), toujours dans cet ordre, d’une année à l’autre. Par conséquent, si au 26/07/1755 Mozart était sous la tutelle du magicien blanc (IX), il est passé au 26/07/1756 sous la tutelle de la tempête bleue (CAUAC). Puis, au 26/07/1757, il passa sous la tutelle de la graine jaune (KAN) et, finalement, au 26/07/1758 sous la tutelle de la lune rouge (MULUC). Et, ainsi de suite jusqu’à son décès, survenu le 5/12/1791, sous la tutelle de la lune rouge.
Conclusion
L’avantage d’une TM par rapport à une TA, c’est qu’elle apporte des réponses précises à un questionnement crucial pour tout être : « Pour quelle(s) raisons me suis-je incarné sur la planète Terre et quelle est la nature exacte de la mission qui m’a été confiée à cette occasion ? Pour Mozart, une réponse possible se trouve dans la phrase-clé située en dessous du dessin de son kin de naissance : « Je persiste afin de catalyser, transcendant l’énergie. Je scelle la Matrice de l’auto-génération avec la tonalité Cosmique de la présence. Je suis guidé par le pouvoir de l’abondance ». Analysons cette phrase à la lumière de ce que l’on connaît sur la musique de ce prodige. Faisant partie de la famille « Portail », Mozart peut transporter jusqu’au centre de la Terre, l’information magnétique captée par sa conscience qu’il reçoit du centre de la galaxie. De plus, la lune rouge appartient à la cellule du temps #3 qui autorise Mozart à transformer cette information. Et, comme cette lune rouge fait partie du clan du sang (chromatique rouge), cette transformation permet d’initier la naissance d’une vérité qu’il exprimera sous une forme musicale. Ce faisant, il purifie ce flux musical avec l’eau universelle cosmique dans le but d’obtenir une musique fluide comme de l’eau (voir, par exemple, l’Andante de la sonate n° 15 en Fa majeur, K533 II, disponible au diapason de l’eau (https://tommijacks.bandcamp.com/track/sonata-n-15-f-major-k-533-ii-andante-de-mozart-by-tj). De plus, en raison de la tonalité cosmique de son kin de naissance, Mozart est aussi, par essence, très présent dans ce qu’il réalise.
Ceci n’est, bien sûr, qu’un exemple. Et, c’est à chacun de calculer son kin de naissance avec les règles données ici pour avoir sa phrase-clé affirmative. Pour toutes celles et ceux qui disposent déjà d’une TA, il m’est très facile de faire tourner le logiciel puisque je dispose d’une date de naissance et d’une adresse e-mail. Pour les personnes qui le souhaitent, ils peuvent également m’envoyer à l’e-mail : natureauquant@gmail.com, une photo pour bien personnaliser leur TM. Reste la motivation à faire ce travail ingrat pour 513 personnes. C’est ici que je reviens sur la publication de l’article dédié au support théorique des musiques au diapason de l’eau. En effet, les caisses de l’association Natur’Eau Quant sont actuellement bien vides, et il faut trouver très rapidement la somme de 1500 $ pour que le papier soit publié. Par conséquent, dorénavant, toute demande de TA ou de TM devra être accompagné d’un don à l’association qu’elle puisse sortir du rouge. Peu importe la somme. Chacun donne en fonction de ses moyens. En retour, ceux qui disposent déjà d’une TA recevront leur TM au format PDF. Pour les petits nouveaux, ils pourront recevoir les deux (TA et TM) à condition de faire deux dons séparés. Là aussi, la somme donnée importe peu, seule l’intention compte.
Enfin, pour ceux qui ne veulent pas faire de don, ils ont tous les moyens en main pour calculer leur TM, ou bien aller sur internet. Voici trois adresses sur lesquelles je me suis fortement appuyé pour rédiger cette chronique, et qui vous permettront d’être autonome :
Cette chronique est la suite logique de la chronique n° 79. Je me propose d’appliquer ici ce que j’ai dit afin de ne pas être déroutés par l’innombrable flux d’information circulant sur internet et les réseaux sociaux. Un bon exemple est ce mystérieux code 3-6-9 que l’on prétend être le code secret de l’univers. L’idée est aussi de mener sa vie de la manière la plus optimale, en accord avec une réalité visible, mais, aussi (et surtout), invisible. Parmi les questions les plus motivantes, on peut citer, en tout premier lieu, ce qui arrive après le décès. Se réincarne-t-on ou bien sommes-nous anéantis de manière définitive et sans retour possible ?
Pour ma part, je sais que lorsque le cœur s’arrête de battre, la conscience de qui l’on est, reste présente. Ceci, non en raison d’arguments théoriques, mais parce que je l’ai vécu le 15 janvier 2005. D’où à mon retour, muni d’un pacemaker obligeant mon cœur à rebattre, l’obsédante question de comprendre ce genre d’expérience. Et, je vais justement prendre cette date pour illustrer la chronique n° 79. Ainsi, le 15 janvier peut se traduire par 15/01, soit le chiffre 1 + 5 + 0 + 1 = 7. Ce jour-là était donc un jour de perfection. Pour l’année, 2005, on avait le chiffre 2 + 0 + 0 + 5 = 7. C’était donc, aussi, une année parfaite. Puis, on associe les deux, soit 7 + 7 = 14 = 1 + 4 = 5. Ce jour-là, précis, était donc aussi un jour de crise. Et, de fait, j’ai été bien et copieusement servi, par un bel arrêt cardiaque…
Vous avez dit chroniques ?
Ceci n’est qu’un exemple, parmi tant d’autres. Prenons, par exemple, le numéro de ma dernière chronique : 79. Si vous m’avez suivi, votre premier réflexe sera de faire 7 + 9 = 16 = 1 + 6 = 7. Les plus vifs d’entre vous qui auront compris qu’en vérité 9 = 0 (l’Ouroboros) auront traduit : 7 + 0 = 7. C’est plus rapide, mais, peu importe. Par conséquent, cette chronique n° 79 est un aboutissement, une sorte de perfection dans mes idées concernant les chiffres. Par contrecoup, la chronique d’avant n° 78 était placée sous la tutelle du chiffre 6 (7 + 8 = 15 = 1 + 5 = 6). Un sous-titre aurait donc très bien pu être, le charme et la beauté des profondeurs en dessous de la surface des choses. Et, puis, évidemment, pour la n° 77, on a, de nouveau, une double perfection (deux chiffres 7). Et, donc, une crise puisque 7 + 7 = 14 = 1 + 4 = 5. De fait, cette chronique constituait une prise de conscience qu’il fallait reprendre la plume après la grande activité durant la crise COVID.
Mais, ceci n’est, bien sûr, qu’un jeu. De pures coïncidences, voire des foutaises, diront certains esprits « rationnels ». Je m’en moque. Car, une chose est sûre. Cela me permet de ne pas « subir » bêtement les évènements. J’ai un socle, basé sur la sagesse de l’Égypte ancienne, pour analyser ce qui se passe dans ma vie. Et, cela est rassurant de savoir que derrière l’apparente absurdité de ce qui m’arrive, il y a peut-être une logique qu’il me faut comprendre et assimiler. Ne dit-on pas : « L’espoir fait vivre ». Et, l’espoir, quand une chose brutale et très déplaisante à vivre vous arrive, c’est fondamental, crucial.
Nikola Tesla, toujours lui
Mais, on peut aussi utiliser cette sagesse, pour débusquer les personnes qui ne sont pas animées de bonnes intentions. Internet, pullule de ce genre de personnes. Je prendrai comme exemple, le fameux « code secret de l’Univers » qui serait contenu dans la séquence de chiffres 3-6-9. Ainsi, sur internet, on peut très facilement trouver cette phrase attribuée à l’ingénieur/inventeur Nikola Tesla. « Si seulement vous connaissiez la magnificence de trois, six et neuf, alors vous détiendriez une clé de l’univers », aurait affirmé l’inventeur d’origine serbe de son vivant.
Comme toujours avec internet, il y a de fortes chances que cette phrase ne vienne pas de Tesla lui-même. Mais, plutôt, d’un admirateur de ces travaux. La règle à suivre est simple. Toute citation doit nécessairement être accompagnée d’une source. Généralement, un livre ou une publication. Sinon, il convient d’être extrêmement méfiant. Non seulement il faut le nom du livre, mais encore un numéro de page, une année d’édition et un nom d’éditeur. S’il manque l’un de ces ingrédients, la citation doit systématiquement être considérée comme suspecte. Et, si d’aventure, vous la relayez quand même, vous prenez une lourde responsabilité en matière de diffusion d’informations non contrôlables, et donc, possiblement fausses.
Vortex Maths
En revanche, il ne fait aucun doute que Tesla était obsédé par le chiffre 3, d’abord. Ensuite, plus tard, par les chiffres 6 = 3×2 et 9 = 3×3. Tesla a manifesté son obsession de plusieurs manières. Ainsi, selon cette source, Tesla faisait le tour d’un pâté de maisons trois fois avant d’entrer dans un bâtiment. Il ne choisissait que les chambres d’hôtel dont le numéro est divisible par 3. Il faisait sa vaisselle avec 18 serviettes seulement. Cette obsession a permis à un étrange personnage, Marko Rodin, de découvrir ce qu’il a appelé les « Vortex Maths ». Étrange personne, car impossible de trouver quoi que ce soit sur ce monsieur sur internet. Pas de biographie officielle, ni de CV en bonne et due forme. Ceci est une autre sonnette d’alarme qui doit vous alerter.
Par exemple, me concernant, vous tapez sur n’importe quel moteur de recherche : « Marc Henry water Google Scholar ». Le mot « water » est nécessaire pour éviter les homonymies. Si vous n’aimez pas Google, allez sur Research Gate, j’y suis aussi. Bref, il est extrêmement facile de me trouver et de tout savoir de ma carrière scientifique en termes de publications scientifiques. Avec Marko Rodin, impossible. D’où une méfiance due base face à ce qu’il peut dire ou bien affirmer. En réalité, cela n’engage que lui et il faudra donc faire sa propre opinion pour savoir s’il est crédible ou pas.
Messieurs Rodin et Haramein
Pour résumer, M. Rodin pense que ces chiffres (3,6,9) représentent un vecteur de la troisième à la quatrième dimension qu’il appelle un « champ d’écoulement ». Ou bien encore un « champ de flux ». Ce champ est censé être une énergie de dimension supérieure qui influence le circuit énergétique des six autres points (1, 2, 4, 5, 7, 8). Puis, Randy Powell, un « étudiant » de Marko Rodin, va encore plus loin. Ainsi, il assure qu’il s’agit là de la clé secrète de l’énergie libre que Tesla a recherchée jusqu’aux derniers jours de sa vie. Pourquoi pas ? Vu de loin, avec quelques démonstrations d’arithmétique, cela semble intéressant.
En vérité, ici, grâce à la chronique n° 79, on voit facilement que ce M. Rodin est un beau parleur de première classe. Un peu comme M. Nassim Haramein qui parle lui aussi beaucoup d’autres dimensions. Sauf, que Nassim a pris la peine de publier ses idées. Mais, quand on lit ce qu’il a écrit, c’est bourré de raisonnements circulaires où l’on démontre, à la fin, un résultat posé au début… Mais, pour masquer l’entourloupe, il déroule, entre le début et la fin, un tapis impressionnant de relations mathématiques. Qui sont toutes justes, mais, que seul un expert peut suivre et décoder. Très malin, et beaucoup plus subtil que Marko Rodin, qui, lui, n’a rien publié du tout.
Racines essentielles
Toutefois, revenons aux Vortex Maths. Car, là, il est très facile de voir l’arnaque. L’image associée à cette chronique vous montre le vortex en question. Dans sa « démonstration », Rodin considère les puissances de 2 (positives ou négatives) 2n . Il arrive alors à la conclusion que l’on répète toujours la même séquence de racines numériques (RN) : 2 – 4 – 8 – 7 – 5 – 1 – 2. Je rappelle que la racine numérique d’un nombre supérieur ou égal à 10, s’obtient en additionnant entre eux les chiffres constituant ce nombre. Impossible d’y trouver le fameux triplet (3 – 6 – 9). Cependant, dès que l’on multiplie ces puissances par le chiffre 3, on obtient une nouvelle série répétitive très courte : 6 – 3. Impossible d’avoir le chiffre 9. Pour le trouver, on doit envisager les puissances successives 3n du chiffre 3. Ainsi, pour la valeur n = 0, on trouve le chiffre 3. Puis, pour n = 2, le chiffre 6. Et, pour les valeurs suivantes, le chiffre 9 apparaît tout le temps…
Voilà donc la fameuse clé (3 – 6 – 9) dévoilée au commun des mortels. Mais, ceux qui ont étudié ma chronique n° 79, ne seront pas réellement impressionnés. Puisque, pour ma part, je me moque des puissances de 2 ou de 3. Ainsi, en couplant la racine numérique (RN) à l’addition théosophique (AT) on obtient ce que j’ai appelé la « racine essentielle » (RE) d’un nombre. D’où le triplet (1 – 4 – 7) pour lequel RE = 1. Puis, trois doublets (2 – 6) ; (3 – 5) et (8 – 9), pour lesquels RE = 3,6 ou 9. Ici, pas l’ombre d’un vortex, mais une interprétation suggérée par la sagesse antique d’origine égyptienne.
Relation de congruence
Ceci étant posé, la question est, maintenant, de savoir qui colle le mieux à la réalité Rodin, ou moi ? J’ai, bien sûr, la faiblesse de préférer mon interprétation. Parce que le triplet (3 – 6 – 9) se révèle d’emblée, de manière naturelle, comme étant trois des racines essentielles possibles (0, 1, 3, 6 et 9). Ceci, sans avoir à analyser le chiffre 9 à part ou les puissances successives des chiffres 2 ou 3. Voyons donc, les autres faiblesses de l’argumentation de Rodin. Ce monsieur ne vous dit pas, par exemple, que son vortex est une version simplifiée, d’une courbe très connue : la cardioïde. Cette courbe est connue depuis 1631 grâce au père du philosophe Blaise Pascal qui l’avait déjà identifiée. Son nom a été forgé en 1741 par le mathématicien italien Giovanni de Castillon (1708-1791) pour décrire une courbe en forme de cœur. Il provient du grec ancien καρδία, cardia (« cœur ») et du suffixe -oïde qui indique la forme.
Pour cela, oublions Rodin et ses puissances successives de 2 ou de 3. Considérons pour l’instant l’opération, bien définie mathématiquement, de congruence. Comme le montre la figure, deux nombres a et b sont dits « congruents modulo N » (a ≡ b mod N), s’il existe un autre entier k, tel que a = b + k·N. D’où l’idée de partir d’un entier n et de le doubler (2×n). Et, si l’on dépasse la valeur N, on considère le nombre compris de 1 à N qui lui est congruent. Puis, muni de cette relation de congruence, on dispose les points en cercle et l’on trace un trait entre la valeur n et la valeur n’ ≡ n mod N.
Congruence et cardioïde
La supercherie de Rodin commence ainsi à se dévoiler. Puisque, si n n’est pas un multiple de 3, on retrouve exactement la série 1 – 2 – 4 – 8 – 7 – 5 – 1. Même motif caractéristique en ailes de papillon. Toutefois, pour le triplet (3,6,9), il supprime de la figure le trait de 3 à 6. Et, il en rajoute deux autres, fictifs (d’où les pointillés). Le premier entre le 6 et le 9 d’une part, et le second, entre le 9 et le 3, d’autre part. Parce qu’évidemment, il a une petite idée en tête. Bref, au lieu de prendre une chose rigoureuse et fondamentale, la congruence, il bidouille une recette ad-hoc. La figure vous montre ainsi que si l’on augmente le nombre de points N sur le cercle, la figure converge vers la forme si caractéristique de la cardioïde.
Ceci n’a rien de surprenant, puisque cette même figure se forme dès l’on éclaire une tasse à café en incidence rasante. On peut aussi faire rouler un cercle de rayon donné sur un autre cercle de même rayon. Ainsi, tout point sur le premier cercle trace une cardioïde. Une autre manière de voir cette courbe est de trouver l’enveloppe de tous les cercles centrés sur un cercle (coloré en bleu dans la figure) et qui passent par le même point de ce cercle. Enfin, la cardioïde se retrouve au cœur de l’ensemble de Mandelbrot, signifiant, qu’à côté des dimensions spatio-temporelles (x, y, z, t), il existe une cinquième dimension d’échelle (s). Dimension d’échelle qui est exploitée dans les musiques créées au diapason de l’eau en collaboration avec Tommi Jack’s.
Un tour de passe-passe…
Vous voyez l’arnaque ? On prend une courbe connue depuis le XVIIe siècle. Et, on bidouille une explication sans prendre la peine de vous expliquer ce qu’est une « congruence ». On utilise, un autre terme, moins explicite : racine numérique (RN). On prend, une valeur de N suffisamment faible pour que la supercherie ne soit pas flagrante. Et, le tout est joué. Les pinailleurs diront que j’ai, moi aussi, utilisé le concept de racine numérique, dans la chronique n° 79, sans indiquer qu’il s’agissait d’une relation banale de congruence. La raison en est que j’avais déjà en tête cette chronique n° 80, où j’allais revenir là-dessus. Et, pour que les choses soient bien claires, étudions d’un petit plus près la relation de congruence et son lien avec la racine numérique.
Quelques propriétés de la racine numérique
Considérons pour cela un nombre quelconque, formé de chiffres notés de a à z. L’être humain ayant 10 doigts, il compte depuis la nuit des temps en base 10, soit :
abc…xyz = a×10n + b×10n-1 + … + y×10 + z×1
Les chiffres représentés par les lettres a, b, c… , x, y, z ne peuvent ici prendre que les valeurs k = 0,1,2,3,4,5,6,7,8 ou 9 puisque l’on est en base 10. Or, le chiffre 10 est congruent au chiffre 1 modulo 9, car : 10 = 9×1 + 1. De même 102 = 100 = 9×11 + 1, et 103 = 100 = 9×111 + 1, etc. Toute puissance entière de 10 est donc congruente à 1 modulo 9 = 10 – 1. D’où la relation de congruence générale :
abc…xyz ≡ (a×1 + b×1+ … + y×1 + z×1) mod 9 = a + b + … y + z = RN
Les autres propriétés de la racine numérique se déduisent des propriétés générales de la relation de congruence, soit :
a ≡ b mod N et c ≡ d mod N a + c ≡ b+d mod N et a×c ≡ b×d mod N
Soit : RN(a + b) = RN(a) + RN(b) ; RN(a×c) = RN(a)×RN(c) ; RN(aq) = RN(a)q
Ceci pour dire que le chiffre 9, joue ici un rôle particulier, puisque 9 = 10 – 1. Dans tout autre système de numération de base N, ce rôle sera par conséquent assuré par le chiffre N-1.
La preuve par neuf
Sans aller aussi loin sur le plan mathématique, on peut tout simplement se rappeler le principe de la « preuve par 9 ». Parce que, normalement, tout le monde a dû recourir à cette preuve lorsqu’il a fallu apprendre à multiplier deux nombres entiers entre eux. Une condition nécessaire, mais pas suffisante pour que la multiplication soit juste, est que le produit des racines numériques, soit le même que la racine numérique du produit calculé. Si vous préférez le vortex de Rodin, clé supposée de tout l’univers, est en réalité basé sur la modeste preuve par neuf, connue de n’importe quel écolier. Dit comme cela, c’est évidemment beaucoup moins ronflant et impressionnant.
Pour autant, je ne veux pas dire que la séquence 3-6-9 n’est pas importante. Seulement qu’il est ridicule de la détacher des deux autres séquences étudiées dans la chronique n° 79 :
0 : source
1-4-7 : Création/Manifestation/Perfection
2-5-8 : Discrimination/Crise/Disparition
3-6-9 : Stabilité/Beauté/Renaissance
Conclusion
Par conséquent, si une personne se réfère au 3-6-9, comme clé de l’univers, il ne vous dévoile qu’un seul tiers de la recette « Tout est vibratoire » (0, la source). Le chiffre 3 exprime alors qu’il existe une stabilité (3) dès qu’une vibration (2) est créée (1). Mais, aussi, comment ce qui est beau (6) résulte d’une crise (5) dans la manifestation (4) de cette vibration. Puis enfin, que toute renaissance (9), implique la disparition (8) d’une chose qui était initialement parfaite (7). Mais, revenons sur le fait que je vous ai proposé, ici, ma quatre-vingtième chronique. Comme RN(80) = 8 + 0 = 8, on a dû détruire une chose qui, à sa manière, était parfaite. Cette chose, c’est, bien évidemment, l’idée que le triplet 3-6-9 soit une clé de compréhension de l’univers.
Mais, comme je l’ai expliqué dans la chronique n° 79, vous devez considérer que ce huit comme étant encerclé par l’Ouroboros. Il évoque donc, bien sûr, la disparition d’une chose, cependant, avec l’idée, de préparer la naissance d’une nouvelle chose. Cette nouvelle chose, c’est l’association intime de la séquence 3-6-9 à la séquence « préparatoire » 2-5-8, via l’encerclement par l’Ouroboros. Pour ce qui concerne la séquence 1-4-7 restante, nous avons ici, via le processus d’addition théosophique, une racine essentielle commune égale à 1. A chacun de décider, maintenant, quelle interprétation lui semble correcte. Tout est désormais sur la table pour pouvoir se positionner en pleine connaissance de cause.
Nous donnons la parole à Jean-Pierre Martin, psychiatre et auteur militant en cette période où la lutte est rude pour garder son humanité au soin psychique. Pour l'accompagner dans son récit, Jean Vignes, infirmier psychiatrique et membre de la rédaction de « Pratiques, les cahiers de la médecine utopique ».
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Le métavers, ce nouvel cyberespace né du Web3, a vu son avènement annoncé en grandes pompes par Mark Zuckerberg en octobre 2021. Le groupe Facebook devenait par la même occasion Meta. De nombreux secteurs se sont dès lors empressés de se saisir de ce qui semblait être une véritable révolution, à commencer par les grandes marques de mode et les maisons de luxe.
Le développement du métavers est allé de pair avec la démocratisation de l’intelligence artificielle générative et l’essor des NFT. Ces nouvelles technologies questionnent l’adaptation du cadre juridique pour préserver les droits et libertés des personnes sans pour autant limiter le potentiel de ces innovations.
Le métavers suppose-t-il une régulation particulière ou le cadre juridique du numérique suffit-il ? Nous en avons discuté avec Docteure Ghizlane Loukili, auteur d’un ouvrage paru dernièrement aux Editions LGDJ sur le droit du métavers.
Définition du métavers, opportunités technologiques offertes, état des lieux du droit existant, jumeau numérique, blockchain, privacy by design et compliance ont été au coeur de cet échange qui donne un aperçu de la richesse des réflexions conduites par Docteure Ghizlane Loukili dans son livre.
Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne.
Après la dissolution de l’Assemblée nationale, la gauche française s’est réunie autour de la bannière Front Populaire, un nom qui renvoie à une histoire vieille de près d’un siècle, mais dont le souvenir est toujours resté vif. En mai 1936, face à la menace fasciste, cette alliance entre les socialistes (SFIO), les communistes (PCF) et les centristes du Parti radical, remporte les élections législatives. Le nouveau gouvernement de gauche, présidé par le socialiste Léon Blum, prend alors des mesures sociales sans précédent et très vite effectives. Pourtant, ces avancées déterminantes ne sont pas le fruit d’une simple victoire électorale : revenir sur la période permet de mieux comprendre la nécessaire articulation entre un pouvoir politique volontariste et un puissant mouvement social pour le soutenir, voire pour l’obliger.
Dans l’histoire politique française, le Front populaire est inscrit au Panthéon des gauches. Depuis des décennies, la gauche, a fortiori quand elle est unie, invoque le totem sacré de 1936 en période électorale pour inciter à la mobilisation. L’idée est qu’en la portant au pouvoir, d’importantes réformes sociales suivront. Après tout, les deux semaines de congés payés, la semaine de 40 heures et l’instauration des conventions collectives, permises par le gouvernement Blum juste après sa prise en fonctions, sont autant de preuves que confier les manettes politiques à la gauche porte ses fruits.
À la suite de l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, le député insoumis François Ruffin a ainsi immédiatement appelé la gauche à se réunir autour de la bannière « Front populaire » suivi dans les 24 heures par les quatre principaux partis de gauche (insoumis, écologistes, communistes et socialistes). En mai 2022, quelques jours après la formation de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES), le communiste Fabien Roussel se permettait déjà le parallèle : « Le Front populaire, c’était de grandes avancées sociales. On est aujourd’hui à un tournant aussi historique que celui-là. » Remontons plus loin. Quelques mois après la victoire de la gauche plurielle aux élections législatives de 1997, la ministre du Travail Martine Aubry défend la semaine de 35 heures en se revendiquant des idées de Blum. En mai 1981, dans son discours d’investiture à la présidence de la République, François Mitterrand se réfère également l’héritage du Front populaire. Tout nouveau Premier ministre, Pierre Mauroy reprend quant à lui un slogan de 1936 : « Vive la vie ! ».
Pourtant, ce « mythe » proprement politique simplifie à outrance ce qu’a été le Front populaire : au-delà d’un accord électoral entre partis de gauche, il s’agit d’une véritable expérience culturelle et sociale, bien que de courte durée. Un simple coup d’œil au programme de campagne suffit à s’en convaincre : publié en janvier 1936, celui-ci ne contient pas les mesures phares plus tard retenues dans l’imaginaire collectif. La « réduction de la semaine de travail sans réduction du salaire hebdomadaire » est certes mentionnée, mais sans avancer de chiffre concret (le temps de travail s’élève alors à 48 heures par semaine) ; quant aux conventions collectives et aux congés payés, ils ne figurent tout bonnement pas dans le programme. Dès lors, difficile de lire dans la séquence 1936 un enchaînement logique et purement politique : les mesures effectives à l’été ne sauraient être le simple produit de la victoire électorale du printemps sur la base du programme publié à l’hiver. En fait, celles-ci ont surtout été arrachées par un mouvement de grèves sans précédent.
« La grève, la grève, partout la grève » (Jacques Prévert)
Retraçons le fil des événements au cœur du printemps 1936. Le 3 mai, les résultats du second tour des élections législatives actent la victoire du Front populaire, avec 386 sièges sur les 608 que compte alors l’Assemblée nationale. Respectueux de la tradition républicaine, Blum attend encore un mois avant de s’installer à Matignon, résidence du président du Conseil. Mais les 11 et 13 mai, deux grèves éclatent au Havre et à Toulouse dans le secteur de l’industrie aéronautique, en réaction aux licenciements d’ouvriers grévistes le 1er mai. Victorieuses, les grèves s’étendent alors dans le même secteur ainsi qu’au sein des usines automobiles de la région parisienne à la fin du mois de mai. Le 28, c’est au tour des 30.000 ouvriers et ouvrières de Renault de rejoindre le mouvement.
Fait notable et inédit à cette échelle, les grévistes ne se contentent pas de cesser le travail, mais occupent les usines. Si les grèves semblent progressivement s’apaiser, le mouvement reprend de plus belle à partir du 2 juin et gagne la province, notamment par le biais de la presse, qui se fait le relais des événements. Partout, dans une ambiance festive, des entreprises des plus diverses sont occupées, du commerce aux banques en passant par la restauration et la culture. On compte alors 12.000 grèves, dont 9.000 avec occupation, entraînant environ 2 millions de personnes.
La victoire acquise, le mouvement social ne s’éteint pas : à la différence de la plupart des mouvements de grève, il ne s’agit pas de s’opposer à un gouvernement hostile, mais de pousser, voire d’anticiper l’action de ce nouveau pouvoir dont on attend beaucoup.
Comment expliquer cette explosion sociale ? Indéniablement, aucune force politique ou syndicale ne l’a pleinement anticipée. Le 16 juin, le secrétaire général de la CGT Léon Jouhaux admet devant le Comité confédéral national du syndicat que « le mouvement s’est déclenché sans que l’on sût exactement comment et où ». Spontanées, les grèves et occupations de mai-juin 1936 ne débarquent toutefois pas de nulle part.
Elles s’inscrivent dans une articulation entre les urnes et la rue, matrice du Front populaire depuis deux ans : le 6 février 1934, la manifestation antiparlementaire de groupes de droite et d’extrême droite devant la Chambre des députés fait craindre à la gauche une menace fasciste imminente. De vastes manifestations unitaires rassemblant des milliers de personnes sont alors organisées en réponse un peu partout en France. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le rapprochement entre forces de gauche aux élections municipales de 1935 puis aux législatives de 1936. Au cœur de la campagne, les manifestations antifascistes et populaires interpellent l’opinion et propulsent le Front populaire au pouvoir. La victoire acquise, le mouvement social ne s’éteint pas : à la différence de la plupart des mouvements de grève, il ne s’agit pas de s’opposer à un gouvernement hostile, mais de pousser ,voire d’anticiper l’action de ce nouveau pouvoir dont on attend beaucoup.
Le double rejet du taylorisme et du paternalisme
S’inscrivant positivement dans la culture du Front populaire, l’explosion sociale du printemps 1936 exprime aussi deux rejets massifs, comme l’explique l’historien Antoine Prost dans son ouvrage Autour du Front populaire (2006). Rejet d’abord de la surexploitation des travailleurs et des travailleuses, rendue possible par la taylorisation et généralisée par la crise économique qui frappe la France depuis 1931. Théorisé et mis en pratique aux États-Unis au début du siècle, le taylorisme est un mode d’organisation du travail reposant sur une double division, à la fois verticale (entre tâches de conception et d’exécution) et horizontale (la production est décomposée entre les ouvriers pour réaliser les tâches les plus simples possibles).
Cette « organisation scientifique du travail » doit alors permettre une augmentation des gains de productivité. Après 1918, le taylorisme se répand progressivement dans les usines françaises, notamment dans l’automobile ou la réparation ferroviaire, mais sans s’accompagner d’une politique salariale fordiste accommodante. En outre, la grande division des tâches contribue à l’aliénation des travailleurs et travailleuses, soumis à des gestes répétitifs, dont l’utilité leur apparaît moins clairement que quand il intervenaient sur plusieurs étapes de production à la fois. Quand survient la crise économique, la rationalisation est alors utilisée pour intensifier les cadences tout en compressant les salaires et en maintenant les ouvriers et les ouvrières les moins efficaces sous la pression du chômage. En affirmant avec force le rejet de cette cadence inhumaine, les grèves constituent alors un moment de dignité retrouvée, comme l’écrit la philosophe Simone Weil dans le journal La Révolution prolétarienne le 10 juin :
« Il s’agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d’oser enfin se redresser. Se tenir debout. Prendre la parole à son tour. Se sentir des hommes, pendant quelques jours. Indépendamment des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange. Oui, une joie. […] Joie d’entendre, au lieu du fracas impitoyable des machines, symbole si frappant de la dure nécessité sous laquelle on pliait, de la musique, des chants et des rires ».
Dès lors, pour échapper à la contrainte des cadences et à l’arbitraire des chefs qui les imposent, la question temporelle s’impose au cœur des revendications ouvrières : d’abord la semaine de 40 heures, réclamée par la CGT depuis le début des années 1930. Les congés payés s’inscrivent dans la même perspective : il s’agit cette fois-ci d’une initiative personnelle de Blum et non d’une revendication des grévistes. Reste qu’avec la semaine de 40 heures, les congés payés répondent à la surexploitation à l’œuvre depuis des années et donnent réalité et consistance au temps privé des salariés.
Les occupations d’usines prenant la forme d’une grande fête antipatronale, elles expriment un refus de ce lien personnel, affirment que le patron n’est pas chez lui dans l’usine comme il est chez lui dans sa maison avec sa famille.
De la même manière, la nécessité des conventions collectives émerge des grèves du printemps 1936 en ce qu’elles remettent en cause le pouvoir patronal tel qu’il était conçu et pratiqué jusqu’alors. Comme l’explique Antoine Prost, si la propriété en est le fondement, cela signifie que la domination exercée par le patron dans ce qu’il appelle sa « maison » est également d’ordre privé, impliquant de la part des salariés une obéissance et une forme de reconnaissance. Les occupations d’usines prenant la forme d’une grande fête antipatronale, elles expriment un refus de ce lien personnel, affirment que le patron n’est pas chez lui dans l’usine comme il est chez lui dans sa maison avec sa famille.
Au fond, le printemps 1936 acte une délégitimation profonde du paternalisme en vigueur depuis la fin du XIXe siècle. De cette rupture viennent les conventions collectives : les ouvrières et les ouvriers refusant de s’engager pour autre chose qu’un travail et un salaire déterminés à l’avance, le contrat de travail doit être d’ordre public : il ne peut être discuté personnellement entre chaque salarié et son employeur, mais doit être clairement établi à l’issue de négociations entre syndicats et patronat. La loi sur les conventions collectives, dont le rapporteur est Ambroise Croizat, député communiste dirigeant la puissante Fédération des Métaux de la CGT, (et futur ministre communiste créateur de la Sécurité sociale après-guerre) remplace le lien personnel de subordination par un lien fonctionnel de production. Le pouvoir patronal est désormais encadré, ne laissant par exemple plus le droit à l’employeur de déterminer et de modifier les salaires selon son seul bon vouloir.
Quand le patronat craignait une révolution bolchevique en France
Si ces trois mesures sociales déterminantes émergent des grèves, encore faut-il que le nouveau gouvernement et surtout le patronat y consentent. Or, au début du mois de juin, ce dernier est pris d’effroi par les événements : avec ces entreprises occupées partout, le droit de propriété ouvertement bafoué et ce nouveau gouvernement soutenu par les 72 députés communistes tout juste élus, le bolchévisme semble aux portes du pays. Certes, à gauche, la perspective révolutionnaire n’est sérieusement envisagée que par une minorité. Dans un article publié dans Le Populaire le 27 mai, Marceau Pivert, représentant de l’aile gauche de la SFIO, incite Blum à s’appuyer sur le mouvement pour instaurer un vrai pouvoir socialiste dans le pays, clamant que « tout est possible maintenant ». Réfugié en France, Léon Trotski assure de son côté le 9 juin que « la révolution française a commencé » : « “Les soviets partout ?“ D’accord. Mais il est temps de passer de la parole aux actes. » Reste que la majorité des grévistes, non syndiqués, envisagent surtout leur action comme temporaire, une sorte de parenthèse joyeuse propre à exprimer un idéal plus qu’à le conquérir. Les partis et syndicats, PCF compris, souhaitent quant à eux apaiser les grèves. Mais au fond, peu importe : bien qu’il ne soit pas de nature révolutionnaire, le mouvement exerce de fait une pression considérable sur le patronat. La presse bourgeoise s’en fait l’écho. Le 6 juin, Le Temps écrit :
« Devant cette grève qui se généralise, devant ces violations énormes, inouïes, de l’ordre et des libertés publiques les plus élémentaires, le président du conseil, le chef du gouvernement légal, a-t-il parlé au nom du pays tout entier, au nom du droit républicain ? S’est-il élevé contre cette dictature occulte qui pèse sur la nation ? […] Son gouvernement n’est qu’une simple délégation de cette force aveugle, dont les Chambres ne seraient qu’un instrument pour une simple législation de faits accomplis ailleurs. Mais il faut alors le dire, il faut proclamer que le gouvernement prend un caractère dictatorial et que c’en est fini du régime républicain ! »
C’est donc dans ce contexte brûlant que les représentants patronaux, réunis au sein de la Confédération générale de la production française (CGPF), sollicitent le gouvernement encore en formation pour trouver une sortie de crise. Une première négociation a lieu dans la nuit du 4 au 5 juin. En médiateur, Blum constate que le patronat est prêt à céder sans faire de l’évacuation des usines un préalable. C’est ainsi que lors de son investiture le 6 juin, Blum promet la mise en place rapide des 40 heures, des congés payés et des conventions collectives. Le lendemain dès 15 heures, les négociations s’engagent à Matignon entre la CGPF, la CGT et l’État, marquant une première dans l’histoire politique française. Le 8 au petit matin, les accords sont officialisés : le patronat accepte une augmentation des salaires et « l’établissement immédiat de contrats collectifs de travail », définis dans une loi votée quelques jours plus tard. Ne figurent pas dans le texte les 40 heures et les congés payés, qui ne sont en fait pas discutés : ces mesures relevant uniquement de la loi, les patrons devront s’y plier.
« Finie la semaine des deux dimanches » : des conquêtes précaires ?
Pourtant, tout reste encore à faire. Le mouvement atteint son paroxysme dans la semaine du 8 au 12 juin, puis se poursuit fin juin et courant juillet : les acquis obtenus à l’échelle nationale doivent désormais être arrachés localement. De nombreux patrons n’acceptent en effet pas les décisions prises par la CGPF : le 9 juin, 114 présidents et représentants des chambres de commerce s’opposent aux 40 heures. Mais parmi les conquêtes de 1936, ce sont les conventions collectives, négociées à l’échelle de chaque secteur, qui exigent la lutte la plus âpre. Ainsi, à Besançon, les grèves ne commencent que le 16 juin pour réclamer l’application des accords de Matignon, engageant au fil des jours de plus en plus de secteurs. Un accord est finalement trouvé par l’intermédiaire du préfet du Doubs le 1er juillet.
Les mesures votées par le Front populaire sont bien plus des conquêtes ouvrières que des acquis sociaux, et ne peuvent être établies et respectées que par l’accord entre le mouvement social et le pouvoir politique.
Ces cas se multiplient dans d’autres départements au même moment. Les mesures votées par le Front populaire sont donc bien plus des conquêtes ouvrières que des acquis sociaux, et ne peuvent être établies et respectées que par l’accord entre le mouvement social et le pouvoir politique. La suite des événements le montre : quand le Front populaire se délite au sommet de l’État, les mesures s’en trouvent fragilisées. Dès février 1937, Léon Blum annonce une « pause » dans la réalisation des mesures sociales. La question de l’intervention française en Espagne pour défendre le gouvernement républicain contre les franquistes, refusée par Blum contre l’avis des communistes, fragilise encore un peu plus la coalition. En juin, Blum est contraint à la démission et en avril 1938, c’est le radical Édouard Daladier qui s’installe au pouvoir. Quelques mois plus tard, le nouveau président du Conseil affirme dans un discours radiodiffusé qu’il faut « remettre la France au travail » par un « aménagement » de la loi des 40 heures. Comprenez, permettre légalement aux entreprises de disposer des heures supplémentaires qu’elles estiment nécessaires, tout en majorant faiblement les taux de rémunération. En novembre 1938, le ministre des Finances Paul Reynaud se charge de publier les décrets-lois et déclare « finie la semaine des deux dimanches ». Les grèves qui s’ensuivent sont durement réprimées : alors que le gouvernement mobilise préfets et forces de l’ordre, le patronat licencie massivement les grévistes. La rupture est consommée, le Front populaire n’est plus.
Reste qu’en un sens, bien que précaires sur le court terme, les avancées sociales de 1936 s’enracinent dans la société française. Comme le souligne l’historien Jean Vigreux dans son ouvrage Histoire du Front populaire. L’échappée belle (2016), en élargissant la démocratie libérale à la démocratie sociale, le Front populaire ouvre en fait une séquence historique plus longue. Celle-ci trouve son aboutissement dans le programme du Conseil national de la Résistance, mis en œuvre après la Libération. « L’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale », « le droit au travail et le droit au repos », « la sécurité de l’emploi » ou « la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine » sont autant de principes s’inscrivant pleinement dans l’expérience du Front populaire.
Comme au siècle passé, construire ce nouveau Front populaire nécessite la mobilisation de toutes et tous, au-delà des accords entre partis.
Une fois interrogé à la lumière des faits, le mythe électoraliste du Front populaire apparaît bien pauvre, en ce qu’il occulte souvent ce qui s’est véritablement joué au printemps 1936 : si les avancées sociales du Front populaire sont bien réelles, elles ont surtout été permises par l’articulation entre la pression du mouvement social et la capacité d’action du pouvoir politique. Le premier portant le second au pouvoir, les grèves et occupations d’usines permettent ensuite de pousser les revendications et d’assurer leur réalisation. La réussite du Front populaire tient précisément dans cette alchimie. Alors, à l’heure où l’histoire s’accélère, la gauche entend rejouer le coup de 1936 face à une extrême-droite qui n’a jamais été aussi proche du pouvoir. Mais comme au siècle passé, construire ce nouveau Front populaire nécessite la mobilisation de toutes et tous, au-delà des accords entre partis. C’est en créant et en maintenant cette dynamique que le Front populaire de 2024 pourra réussir là où la NUPES de 2022 avait échoué. Porter les espoirs ne suffit plus : il s’agit désormais de porter l’histoire.
Le capital ne peut pas être consommé ; il doit être épargné et investi avec sagesse et habileté. Tout le reste n'est que distraction... fraude et fantaisie.
Le PIB des Etats-Unis est en grande partie frauduleux : la moitié est contrôlée et manipulée par le gouvernement, ce qui le rend impropre à la consommation humaine.
Une gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement est essentielle pour garantir la disponibilité des produits, réduire les coûts, améliorer la satisfaction client et maintenir un avantage concurrentiel sur le marché. Pour accroître l’efficacité opérationnelle de la sienne, Ericsson, acteur majeur des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de la 5G, a choisi la solution SAP Integrated Business Planning for Supply Chain (SAP IBP).
Basée à Walldorf, en Allemagne, SAP a été créée en 1972 par cinq anciens employés d’IBM et est aujourd’hui l’un des leaders du marché des logiciels d’entreprise, comptant environ 112 000 employés dans le monde. La société collabore depuis des années avec Ericsson pour fournir des solutions intégrées dans le domaine de l’Internet des objets (IoT) et des technologies de communication à différents secteurs tels que l’automobile, la fabrication et la logistique. Leur coopération vise à exploiter les réseaux de communication avancés fournis par Ericsson ainsi que les capacités analytiques et de gestion de données avancées de SAP pour offrir des solutions innovantes aux entreprises.
Ericsson, qui assure la connectivité de plus de 2,5 milliards d’utilisateurs répartis dans plus de 180 pays et gère environ 40 % du trafic mobile mondial, hors Chine, recherchait une solution technologique centralisée pour optimiser ses processus de planification et de logistique et s’est tourné vers la solution éprouvée de son partenaire, SAP IBP.
Basée dans le cloud, SAP IBP a été conçue pour offrir une visibilité en temps réel sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
La solution s’appuie sur la plateforme SAP HANA pour l’analyse en mémoire et l’intégration des données, permettant ainsi une prise de décision agile et basée sur des données précises et actualisées. Elle permet aux différentes fonctions de l’entreprise (ventes, marketing, production, achats, etc.) de collaborer et de partager des informations en temps réel pour une meilleure prise de décision. Grâce à SAP IBP, le groupe suédois pourra faire face à des exigences de planification complexes et améliorer les délais de réponse que ce soit pour la planification des ventes, des opérations, des ressources ou des stocks.
En optimisant ses processus, l’entreprise sera en mesure de mieux anticiper les fluctuations du marché, de réduire les risques opérationnels et de renforcer sa compétitivité dans le secteur dynamique des technologies de communication.
Dominik Metzger, responsable de l’organisation SAP Digital Supply Chain, déclare :
“L’agilité, la résilience et la confiance sont essentielles pour les leaders mondiaux tels qu’Ericsson afin d’assurer la résilience de leur supply chain, et répondre aux besoins de leurs clients. Ericsson et SAP collaborent étroitement depuis des années et le choix de SAP IBP nous permet de poursuivre l’accompagnement de l’entreprise dans la digitalisation de sa supply chain, ceci afin de renforcer sa position parmi les leaders mondiaux des télécommunications”.
En 2023, les magistrats lyonnais ont distribué l’équivalent de deux cents années d’enfermement d’étrangers en rétention, à coups d’audiences de quelques minutes. Grâce au concept flou de «trouble à l’ordre public», la nouvelle loi immigration aggrave encore la donne.
Dans le dossier des opioïdes, en plus des 350 millions de dollars à payer, Publicis doit à présent rendre publics des centaines de milliers de documents internes détaillant sa promotion de l’OxyContin, un antidouleur présentant d’importants risques d’addiction.
L’avenir de l’humanité se trouverait à quelques millions de kilomètres, sur une planète inhabitable et aride. Le futur de l’industrie lourde et polluante se situerait dans l’espace. Ou bien encore, le tournant écologique passerait par un voyage touristique en orbite. Tels sont les fantasmes du secteur spatial, nourris par les grandes figures de « l’astrocapitalisme » (Elon Musk et autres magnats). Ils prospèrent au sein du New Space, ce slogan aux allures de nouvelle ère dans laquelle le secteur privé porterait désormais la conquête spatiale, en opposition aux agences publiques, accusées d’être politiques et bureaucratiques. Cette modalité de la « conquête spatiale », associant les rêves du marché à ceux de Prométhée, n’est ni anodine, ni le fruit du hasard : elle résulte d’une industrie et d’une idéologie spatiale cohérente dont Irénée Régnauld, chercheur associé à l’université de technologie de Compiègne, et Arnaud Saint-Martin, sociologue, retracent la construction dans Une histoire de la conquête spatiale, ouvrage dense et bienvenu paru en janvier 2024. Recension.
Aux origines militaires de l’exploration spatiale
Le programme militaire nazi serait-il le véritable acte de naissance des futures fusées ? C’est l’histoire que rappellent Irénée Régnauld et Arnaud Saint-Martin. Dans l’entre-deux-guerres, en Allemagne, les expériences de la Société pour la navigation spatiale, créée en 1927 par des passionnés rêvant de visiter les astres, suscitent en effet l’intérêt de la Wehrmacht et de la Luftwaffe en quête d’armes nouvelles. Plusieurs sont recrutés par l’armée et contribuent au développement des programmes balistiques du Troisième Reich, d’abord dans l’usine de Peenemünde avant de rejoindre l’usine-camp de Dora, à proximité des camps de Dora-Mittelbau et de Buchenwald. Les missiles Aggregat profiteront d’une main d’œuvre esclavagisée, puis d’un intérêt soutenu des hauts dignitaires nazis lorsque les armées allemandes commenceront à reculer sur les fronts de la Seconde Guerre mondiale.
Mais les « Wunderwaffen » [les « armes du miracle », selon le terme employé par la propagande nazie pour désigner des projets d’armes révolutionnaires censées sauver le régime, ndlr], dont font partie les Aggregat, ne parviendront pas à retourner la situation. Après la chute du régime, ces ingénieurs hautement convoités sont récupérés par les États-Unis, l’URSS ou encore la France. Ainsi, dans la patrie de l’Oncle Sam, Werhner Von Braun devient, par exemple, le maître d’œuvre de la conquête spatiale étatsunienne à partir de 1958, tandis que ses anciens collègues de Dora se retrouvent partout dans l’industrie spatiale nord-américaine.
Néanmoins, ces origines sont souvent balayées d’un revers de la main dans le récit hégémonique : les ingénieurs n’auraient eu d’autre choix que de travailler pour le Troisième Reich. Au pire, auraient-ils passé un terrible pacte faustien. En s’appuyant sur la recherche existante1, Irénée Régnauld et Arnaud Saint-Martin rappellent que les accointances nazies de plusieurs ingénieurs sont avérées et sont même connues du renseignement étatsunien, tandis que les conditions d’exploitation des travailleurs à Peenemünde et Dora ne pouvaient être ignorées de leurs maîtres d’œuvre.
Ces origines nazies sont-elles pour autant consubstantielles à la conquête spatiale ? Et ces dernières la marquent-elles aujourd’hui encore, aussi bien dans l’organisation du secteur que sur le plan idéologique ? À l’instar de l’historien Johann Chapoutot, soulignant combien l’idéologie nazie n’est pas un hapax mais s’avère bien inscrite dans l’histoire occidentale, les deux auteurs rappellent les liens étroits entre les capitalismes étatsunien et allemand – ce qui explique l’aisance avec laquelle les ingénieurs allemands se coulent dans l’industrie nord-américaine après la guerre. Tous ont baigné dans l’esprit du fordisme : le productivisme et la rationalisation du travail dominaient des deux côtés de l’Atlantique, aussi bien à Détroit qu’à Peenemünde. Pis encore, ils importent les méthodes organisationnelles héritées de leur expérience nazie, au point que Arnaud Saint-Martin et Irénée Régnauld défendent un « devenir Peenemünde » de la NASA, reposant notamment sur la logique « d’arsenal ».
« Doit-on dès lors parler d’un « devenir Peenemünde » de la NASA, ou faudrait-il plutôt inscrire Peenemünde, tout comme la NASA, dans la dynamique émergente des États technoscientifiques ? »
On peut toutefois s’interroger sur cette filiation : la Big Science, qui désigne le développement d’une science nécessitant des investissements très importants portés par les États, ne doit pas seulement aux programmes balistiques allemands. Le Projet Manhattan, programme militaire étatsunien qui accouche de la première bombe atomique en 1945, s’impose notamment comme l’un des plus grands projets technoscientifiques de cette période, sans nécessité de passer par la généalogie nazie. De même, les programmes militaires abondent durant cette période, sans mobiliser le travail des déportés en camps de concentration.
Doit-on dès lors parler d’un « devenir Peenemünde » de la NASA, ou faudrait-il plutôt inscrire Peenemünde, tout comme la NASA, dans la dynamique émergente des États technoscientifiques2 ? Cette proposition permettrait, en effet, d’inscrire la conquête spatiale dans des évolutions structurelles englobant le fonctionnement nazi, mais sans s’y limiter, car cette évolution concerne alors l’ensemble des États occidentaux. Le nazisme, de ce point de vue, ne constituerait pas l’essence de la conquête spatiale, mais bien plutôt une étape historique avérée, quoique contingente.
Si l’espace a toujours suscité l’intérêt du secteur militaire, c’est d’ailleurs davantage à des fins d’espionnage. C’est notamment l’esprit de la politique d’Open Skies, proposée initialement par l’administration Eisenhower, et poursuivie à travers les satellites d’espionnage, illustrant comment peuvent être associés à la fois technologie militaire et maintien de la paix. La pratique de l’espionnage par satellite devait permettre une connaissance mutuelle des arsenaux balistiques afin d’interrompre la course aux armements et d’organiser une forme d’inspection internationale à même de rassurer les superpuissances. Le consensus tacite et silencieux qui se noue entre Moscou et Washington autour d’un espionnage mutuel permit ainsi d’apaiser, au moins ponctuellement, les tensions au cours des années 1960.
Astrocapitalisme et New Space : le nouvel « âge d’or » de l’espace ?
Une situation qui connait néanmoins de profondes mutations ces dernières années : l’arsenalisation de l’espace est en marche, dans les faits et dans les esprits, et ouvre une nouvelle course aux armements. Les armes hypersoniques sont emblématiques de cette évolution, tandis que les États ne reculent plus devant la « publicité ostentatoire » des programmes spatiaux militaires, illustrée par la création de nouvelles branches au sein des armées, selon le politiste Guilhem Penent3. Autre aspect souvent délaissé que mettent également en lumière Irénée Régnauld et Arnaud Saint-Martin : l’installation conflictuelle des sites de lancement. À Kourou en Guyane pour le Centre national d’études spatiales (CNES) comme à Boca Chica en Floride avec SpaceX, ces installations sont imposées contre les populations locales selon des logiques qui rappellent les dynamiques coloniales.
En se concentrant sur SpaceX, Irénée Régnauld et Arnaud Saint-Martin soulignent par ailleurs avec ironie qu’Elon Musk, souvent associé à l’idéologie libertarienne, survit uniquement grâce à l’argent public, et participe avec assiduité à une guerre légale contre ses concurrents portant sur les appels d’offre de l’État. L’objectif est de « s’imposer comme prestataire de services des agences fédérales de l’espace ».
Une interdépendance qui tranche avec le récit des défenseurs de l’astrocapitalisme et du New Space, pour qui le secteur spatial connaitrait, un nouvel âge d’or fondé sur la croissance d’acteurs économiques issus du privé, capables d’innovations technologiques de rupture à moindre coût. Or, sans l’argent des contrats publics, les acteurs privés s’effondreraient. Le développement des activités commerciales dans l’espace répond ainsi à une volonté politique des États et de leurs agences spatiales, devenues imprésarios du New Space.
L’astrocapitalisme incarne, de ce point de vue, le « spatial fix » conceptualisé par le géographe David Harvey4 : « ce déplacement géographique du capital en vue d’assurer le maintien du taux de profit ». Un déplacement soutenu et orchestré par les États, qui commence néanmoins à inquiéter certains responsables scientifiques et politiques. Le secteur des télécommunications concentre les critiques : le développement de mégaconstellations de satellites en orbite basse, aux durées de vie limitées, pollue par exemple l’espace. Non seulement, les nuisances lumineuses ont suscité l’ire des observatoires astronomiques, mais la pollution atmosphérique des lancements commence à être mieux connue. Cela sans oublier les risques engendrés par la multiplication des débris et le danger d’une réaction en chaîne, répondant au nom de syndrome Kessler dans le vocabulaire spatial.
« L’astrocapitalisme incarne ainsi le « spatial fix » conceptualisé par le géographe David Harvey : “ce déplacement géographique du capital en vue d’assurer le maintien du taux de profit”. »
On peut toutefois s’interroger sur la pertinence du terme d’« astrocapitalisme », dans la mesure où la spécificité du secteur n’est en rien évidente. Ce capitalisme d’État, dans lequel les autorités politiques délèguent au privé, construisent un droit favorable à son développement, tout en orientant les stratégies de ces grandes entreprises vivant sur fonds publics, s’avère en effet conforme à l’esprit paradoxal du néolibéralisme. Ne gagnerait-on pas à mettre en lumière cette continuité au lieu d’entretenir une rhétorique d’exceptionnalisation du spatial, qui est le produit du récit hégémonique ?
Loin de supposer un tel projet de la part des deux auteurs, il nous apparaît néanmoins indispensable de souligner le risque de récupération d’une telle conceptualisation5. Par-delà la charge critique inhérente au dévoilement des logiques capitalistes d’un système politico-économique si soucieux d’éviter toute caractérisation idéologique, « l’astrocapitalisme » pourrait assurément servir les imaginaires technoscientifiques et extractivistes de l’espace et offrir un nom séduisant aux récits de fiction présentant de tels futurs. Pensons par exemple à The Expanse, œuvre littéraire portée sur les écrans, dans laquelle la ceinture principale d’astéroïdes est exploitée, qui semble être l’incarnation enthousiasmante d’un New Space, réalisant ses plus vertigineuses ambitions, et figurer les « prouesses » de l’astrocapitalisme.
Contre la cosmologie capitaliste : une critique à portée limitée
L’ouvrage d’Irénée Régnauld et Arnaud Saint-Martin se clôture par un inventaire des récits alternatifs à cet assaut capitaliste sur l’espace. Une partie qui se veut « excentrique », en rappelant par exemple l’intérêt pour les OVNIS, qui a d’ailleurs précédé la conquête spatiale à proprement parler. D’autres chemins sont également ouverts par les contre-cultures et les discours critiques de « l’âge d’or » des années 1960 : mouvements féministes, luttes pour les droits civiques ou encore culture hippie qui ont pu s’opposer à la NASA.
Une place est faite également à la diversité des cosmologies qui interroge l’unicité du regard sur l’espace : toutes les populations ne voient pas dans les corps célestes des entités mortes, libres d’appropriation, d’occupation ou encore d’extraction. Les corps célestes peuvent revêtir un caractère sacré tandis que d’autres savoirs que ceux issus de l’Occident leur prêtent des propriétés vivantes.
La portée de ces critiques fondées sur la diversité des cosmologies mérite toutefois d’être questionnée. Qu’une grande diversité de visions existe – et ce d’ailleurs au sein même des sociétés occidentales – est un fait digne d’être rappelé, comme l’ont fait les deux auteurs en s’appuyant sur une riche recherche en la matière, afin de déconstruire l’idéologie hégémonique à l’œuvre dans le secteur spatial. Or, pourquoi cette critique n’est-elle pas également menée lorsqu’il s’agit de récits situés dans des sociétés non-occidentales ? Les cosmologies des Zunis, des Hopis, des Pawnees ou des Inuits relèveraient-elles de sociétés homogènes, consensuelles et anhistoriques, dont la cosmologie ne relèverait d’aucun rapport de force ni d’intérêts divergents ? En somme, ne risque-t-on pas de reproduire le mythe du « bon sauvage » en considérant qu’une société disposerait d’une cosmologie unanimiste, dont la vertu serait telle qu’elle devrait être érigée en contre-modèle ?
« En somme, ne risque-t-on pas de reproduire le mythe du « bon sauvage » en considérant qu’une société disposerait d’une cosmologie unanimiste, dont la vertu serait telle qu’elle devrait être érigée en contre-modèle ? »
Cette considération pour l’intégration des cosmologies non-occidentales à la critique scientifique, au sens des sciences sociales, n’est pas un appel à déconsidérer la portée de l’argument : les programmes spatiaux portent bien en eux une certaine cosmologie dont on peut interroger la légitimité, d’autant plus lorsque les actions que cette cosmologie légitime conduisent à la négation de l’égale dignité des autres cosmologies. Cependant, cette critique pourrait sembler faible sur le plan de l’effectivité : elle relèverait d’une critique éthique ayant peu de poids face aux enjeux stratégiques du secteur spatial. D’autant plus que cette faiblesse n’est pas rattrapée par les organisations et réseaux portant la critique de la conquête spatiale sur un plan politique, dont « l’influence sur les décisions demeure (…) de l’ordre du symbolique et des relations publiques », selon les deux auteurs.
C’est la raison pour laquelle l’absence d’une certaine alternative nous semble préjudiciable : celle portée par les États du Tiers-Monde dans les années 1970, qui ambitionnaient la création d’une agence internationale pour l’espace à travers l’Accord sur la Lune de 1979, et plus généralement les ambitions internationalistes portées par ces États au cours des années 1960 et 1970, qui n’ont pas échoué partout. En effet, le chapitre quatre évoque les fonds marins comme l’une des cibles du spatial fix : or, ces fonds marins bénéficient du statut de patrimoine commun de l’humanité, ce qui a permis d’empêcher leur exploitation jusqu’à aujourd’hui en interposant une barrière juridique et politique aux ambitions portées par de grandes entreprises. Si la situation n’est évidemment pas idyllique – mais une telle situation, dans un monde de rapports de force, peut-elle exister ? –, elle a le mérite d’encadrer et de politiser la question de l’exploitation des fonds marins.
Une telle ambition était portée par l’Accord sur la Lune qui prévoyait de conférer aux ressources spatiales le statut de patrimoine commun de l’humanité. Malgré le soutien initial du Département d’Etat étatsunien, ce projet a été torpillé par les milieux industriels et l’association L-5 de O’Neill. L’attribution du statut de patrimoine commun de l’humanité aux fonds marins dans les eaux internationales servit alors de mise en garde et de contre-argument pour ces milieux nourris à l’idéologie spatiale. Leur campagne de lobbying fut un succès : Washington se retira de l’accord, conduisant à son échec.
Cette alternative nous semble mériter l’attention pour plusieurs raisons : elle bénéficie du précédent et de l’actualité des fonds marins, qui permet de soutenir sa faisabilité. Elle fut également portée par les États du Tiers-Monde dans les années 1970 et elle permet de rappeler les ambitions que ces États non-occidentaux prêtaient aux programmes spatiaux, tout en interrogeant le caractère purement occidental et colonial associé à la conquête spatiale. Enfin, elle se détache d’une critique essentiellement éthique, au profit d’un projet juridique et politique fondé sur de l’existant. Cela ne signifie en rien qu’il soit facile de l’obtenir politiquement : le statut des fonds marins comme l’Accord sur la Lune sont le fruit d’un contexte international radicalement différent, sur fond de Groupe des 776 et de Guerre froide. Qui plus est, les évolutions contemporaines du droit de l’espace consistent justement à faire table rase des faibles acquis encore présents dans le Traité de l’espace de 1967. D’où la nécessité d’œuvrer à reconstruire un rapport de force, en associant les héritages tiers-mondistes aux arguments contemporains.
La communauté scientifique a d’ailleurs elle-aussi un rôle à jouer dans ce revirement : l’expansion de l’œkoumène – l’ensemble des terres anthropisées –, portée par de nouvelles formes de colonialismes, exaspère les scientifiques attachés à l’approfondissement des connaissances spatiales, qui remettent en cause l’intérêt de la présence humaine en orbite7. La robotique serait moins chère et plus fiable sans cette dernière ; deux arguments majeurs dans un secteur peinant à attirer l’argent public, lorsqu’il s’agit de financer l’expansion du savoir, plutôt que celle du profit. À cela s’ajoutent les revendications de la communauté astronomique, qui mène un combat depuis plusieurs années contre les mégaconstellations de satellites.
C’est à ce titre que l’ouvrage d’Irénée Régnauld et Arnaud Saint-Martin peut également être utile. En constituant un riche condensé des dernières recherches en sciences humaines et sociales, il démontre la politisation inhérente à l’idéologie spatiale dominante et s’attache à la déconstruire avec soin dans ses dimensions historiques, culturelles, militaires, économiques et politiques8. Aux derniers fantasmes d’Elon Musk soutenus par la NASA, qui perpétuent un projet colonialiste et extractiviste en assurant que le salut de l’humanité se trouve sur Mars, il importe donc d’opposer un contre-projet qui permette, non pas de « fuir » le cataclysme terrestre, mais de l’éviter.
1. Voir Michael Neufeld, Von Braun: Dreamer of Space, Engineer of War, New York, Vintage Books, 2007.
2. Voir par exemple : Dominique Pestre (éd.), Le gouvernement des technosciences. Gouverner le progrès et ses dégâts depuis 1945, Paris, La Découverte, 2014.
3. Guilhem Penent, « La fin de la militarisation limitée de l’espace ? La France dans le contexte du retour des armes spatiales », Les Champs de Mars, vol. 30, n° 1, 2018.
4. David Harvey, Les Limites du capital, Paris, Editions Amsterdam, 2020.
5. Le secteur spatial a d’ailleurs suscité de nombreuses propositions conceptuelles : il en est ainsi de « l’astrofuturisme » de De Witt Douglas Kilgore (chercheur en études américaines), de « l’astropolitique » de Everett C. Dolman (professeur en stratégie militaire) ou encore de « l’astrosociologie » de Jim Pass (sociologue).
6. Coalition réunissant 77 pays en développement, créée en 1964 afin de défendre des politiques de développement à l’échelle internationale, avec une certaine influence à l’ONU dans les années 1970.
7. Voir par exemple Donald Goldsmith, Martin Rees, The End of Astronauts: Why Robots Are the Future of Exploration, Cambridge (Mass.), Belknap Press, 2022.
8. Voir notamment le chapitre deux, consacré à la fabrique de l’astroculture dominante.
L’annonce par le groupe de pneumatiques auvergnat qu’il verserait désormais des «salaires décents» à ses salariés a suscité l’enthousiasme de Bruno Le Maire. Mais la mesure est tout sauf émancipatrice, car il s’agit plutôt d’une forme élargie de chantage à l’emploi.
Alors que l’attrait des patients pour des soins reposant sur des conceptions non scientifiques semble de plus en plus important, un rapport de l’Académie nationale ...
Aujourd’hui on va parler d’un outil de ouf pour trouver des buckets S3 ouverts : FestIn !
C’est le genre d’outil dont raffolent les chercheurs en sécurité puisqu’il qui explore tous les recoins du web pour dénicher des trucs que vous n’auriez jamais trouvé.
FestIn c’est la grosse artillerie de l’énumération de buckets S3 puisqu’il a tellement d’options que les autres outils à côté c’est de la gnognotte. Attention, c’est bien sûr à utiliser uniquement sur vos propres noms de domaines ou dans le cadre de missions d’audit pour lesquelles vous avez toutes les autorisations.
Avec lui, vous allez pouvoir :
Utiliser différentes techniques pour trouver des buckets : crawling du DNS et des pages web, analyse des réponses S3
Faire vos requêtes en passant par un proxy, no stress 🕶
Vous passer des credentials AWS, puisque ça marche avec n’importe quel provider compatible S3
Configurer vos propres serveurs DNS, parce que vous êtes trop beau gosse.
Profiter d’un crawler HTTP de compétition qui va retourner le web pour vous
Faire des recherches récursives et avoir du feedback entre les différents modules pour un max d’efficacité
Faire tourner le schmilblick en mode « watch » pour choper les nouveaux domaines en temps réel, ce qui est assez ouf quand on y pense.
Sauvegarder tous les domaines découverts dans un fichier, pour faire joujou avec plus tard
Indexer direct le contenu des objets des buckets pour faire des recherches full text de la mort, mieux que Google ! 😎
Cibler votre recherche sur des domaines spécifiques si vous voulez pas vous éparpiller
Pour l’installer c’est fastoche, au choix :
pip install festin
Ou en mode Docker :
docker run --rm -it cr0hn/festin -h
C’est du brut, du bourrin, puisqu’on va envoyer des requêtes en masse et gratter un max d’infos. Attention cependant, on reste fair-play, on ne veut pas faire planter le serveur non plus.
Par défaut, FestIn prend un unique domaine en argument :
festin mon-super-site.com
Mais on peut aussi lui filer un fichier texte contenant une liste de domaines, histoire d’être plus productif :
Crée un fichier domaines.txt avec tes domaines, un par ligne.
Lance la commande :
cat domaines.txt | festin -f -
FestIn balance plusieurs tests en même temps pour aller plus vite. Par défaut, il en lance 5. Si vous êtes pressé et que votre machine encaisse, vous pouvez augmenter ce nombre avec l’option -c :
festin -c 10 mon-super-site.com
Attention cependant, ne balancez pas un truc de fou, ça risque de faire bugger le site ciblé. On est là pour glaner des infos, pas pour casser du serveur.
L’outil dispose également d’un petit bot intégré qui va scanner le site à la recherche de liens pouvant mener à des buckets S3. On peut le configurer avec plusieurs options :
Timeout (-T ou –http-timeout) : Si le site est lent, on augmente le timeout pour pas que le scan plante. Par défaut, c’est 5 secondes.
Récursion max (-H ou –http-max-recursion) : On limite la profondeur du scan pour éviter de partir en vadrouille sur tout le net. Par défaut, c’est 3 niveaux, genre site.com -> lien -> site2.com -> lien -> site3.com.
Limite de domaine (-dr ou –domain-regex) : On peut dire au robot de se focaliser uniquement sur les sous-domaines qui correspondent à une expression régulière.
Liste noire (-B) : Fich un fichier texte contenant des mots clés. Si un domaine contient un de ces mots, on l’ignore.
Liste blanche (-W) : Même principe, mais à l’envers. On scanne uniquement les domaines contenant des mots clés de la liste blanche.
Pour cela, vous devez créer un fichier blacklist.txt contenant « cdn » et « photos » (on ignore les liens vers des CDN et des images) puis lancer la commande :
Attention : l’option -dr attend une expression régulière valide au format POSIX. Par exemple, mondomaine.com est invalide, alors que \.mondomaine\.com est correct.
FestIn crache un paquet d’infos intéressantes, pas seulement sur les buckets S3, mais aussi sur d’autres éléments identifiés. Ces infos peuvent ensuite être utilisées avec d’autres outils comme nmap.
Pour récupérer les résultats, FestIn propose trois modes qu’on peut combiner :
Fichier de résultats FestIn (-rr ou –result-file) : Ce fichier contient une ligne JSON par bucket trouvé, avec le nom de domaine d’origine, le nom du bucket et la liste des objets qu’il contient.
Fichier de domaines découverts filtrés (-rd ou –discovered-domains) : Celui-là liste un domaine par ligne. Ce sont des domaines trouvés par le crawler, le DNS ou les tests S3, mais qui ont été filtrés selon les options définies.
Fichier brut de tous les domaines découverts (-ra ou –raw-discovered-domains) : Comme son nom l’indique, c’est la liste brute de tous les domaines identifiés par FestIn, sans aucun filtre. Idéal pour du post-traitement et de l’analyse.
récupérer les résultats dans trois fichiers distincts et enchaîner avec nmap :
FestIn peut utiliser Tor pour plus de discrétion. Il faut juste avoir un proxy Tor lancé en local sur le port 9050 (configuration par défaut). Activez-le avec l’option --tor :
tor & festin --tor mon-super-site.com
Et il peut aussi effectuer des recherches DNS. Voici les options dispo :
Désactiver la découverte DNS (-dn ou –no-dnsdiscover) : Si on a pas besoin de ce type de recherche.
Serveur DNS personnalisé (-ds ou –dns-resolver) : Pratique si on veut utiliser un serveur DNS différent de celui par défaut.
Comme ceci :
festin -ds 8.8.8.8 mon-super-site.com
Ce script ne se contente pas de dénicher les buckets S3 ouverts, il peut aussi télécharger leur contenu et l’indexer dans un moteur de recherche plein texte. Ça permet ensuite de lancer des recherches directement sur le contenu des buckets ! Pour activer l’indexation, FestIn utilise Redis Search, un projet Open Source.
Il faut deux options :
Activer l’indexation (–index) : Indispensable pour que le contenu soit stocké dans le moteur de recherche.
Configuration du serveur Redis Search (–index-server) : Uniquement si votre serveur Redis Search est sur une IP/port différent de localhost:6379 par défaut.
Lancez d’abord Redis Search en tâche de fond :
docker run --rm -p 6700:6379 redislabs/redisearch:latest -d
Puis lancez FestIn avec l’indexation et le serveur distant :
Attention : l’option --index-server doit obligatoirement commencer par le préfixe redis://.
Bien sûr, on a pas forcément envie de relancer FestIn à chaque nouveau domaine à analyser. C’est pour ça qu’il existe le mode surveillance. FestIn se lance et attend l’ajout de nouveaux domaines dans un fichier qu’il surveille. Pratique pour l’utiliser avec d’autres outils comme dnsrecon.
Lancez FestIn en mode surveillance avec le fichier domaines.txt :
festin --watch -f domaines.txt
Dans un autre terminal, ajoutez des domaines à domaines.txt :
echo "encore-un-autre-site.com" >> domaines.txt
Dès qu’un nouveau domaine est ajouté au fichier, FestIn le scanne automatiquement à la recherche de buckets S3 ouverts. Pour aller plus loin, on peut combiner FestIn avec un outil de reconnaissance DNS comme DnsRecon. L’idée est de récupérer des sous-domaines potentiels liés au domaine principal et de les balancer ensuite à FestIn pour scanner d’éventuels buckets S3 cachés.
Etape 1 : Scruter le domaine cible avec DnsRecon
On va utiliser DnsRecon pour trouver des sous-domaines associés à cible.com. Sauvegardez la sortie dans un fichier CSV :
dnsrecon -d cible.com -t crt -c cible.com.csv
Etape 2 : Préparer le fichier pour FestIn
On isole les sous-domaines du fichier CSV pour les injecter dans FestIn (un domaine par ligne) :
Etape 3 : Lancer FestIn et récupérer les résultats
On balance le fichier de sous-domaines à FestIn en activant la recherche Tor, la concurrence à 5, un serveur DNS personnalisé et en sauvegardant les résultats dans des fichiers distincts :
festin -f cible.com.domaines -
Et pour automatiser tout ça sur plein de domaines à la chaîne, on a même un petit script loop.sh bien pratique dans les examples du repo GitHub.
Voilà les amis, vous avez toutes les clés pour utiliser FestIn comme un pro et aller secouer les buckets S3 qui traînent ! C’est quand même un outil hyper complet et puissant, pensez à l’utiliser avec un proxy ou Tor pour pas vous faire bloquer, et amusez vous bien mais toujours de manière éthique et responsable hein !
Cette semaine, j’ai l’honneur d’accueillir François Benavente, naturopathe et « documentaliste », dans les coulisses du CHOU pour une discussion passionnante sur l’héritage et l’influence du Dr. Paul Carton, une figure emblématique de la naturopathie. Avec son expertise et son engagement envers les approches naturelles de santé, Benavente nous éclaire sur les enseignements et les idéaux profonds que Carton a laissés derrière lui.
Le legs du Dr. Paul Carton:
Dr. Paul Carton a été non seulement un praticien éminent, mais aussi un pionnier visionnaire qui a ouvert la voie à une compréhension plus profonde de la santé holistique. François nous guide à travers les principes fondamentaux défendus par Carton, mettant en lumière sa vision du retour aux besoins essentiels de l’être humain et de son environnement.
Exploration des méthodes naturelles:
En explorant les influences hygiénistes sur le travail de Carton, François Benavente nous emmène dans un voyage à travers les méthodes naturelles de guérison et les pratiques de santé qui ont marqué l’époque du Dr. Carton. Nous découvrons comment ces approches ont façonné sa philosophie et son engagement envers la santé holistique.