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À partir d’avant-hierlundimatin

Fissurer l'empire du béton

Par : dev
10 juin 2024 à 19:02

Où se cache « le pouvoir » ? On a pu dire qu'il résidait entre les mains de quelques grands hommes, puis convenir qu'il se diffusait à travers l'économie, on l'a vu traverser les corps et prendre la forme de dispositifs de contrôle, a aussi dit qu'il était désormais dans les infrastructures et qu'il prenait une forme cybernétique. Nelo Magalhães est allé le dénicher dans sa forme la plus homogène et solide, dans la manière dont il a recouvert la planète, imposé ses lignes et constitué l'essentiel de notre environnement humain, trop humain : le béton. Son livre, Accumuler du béton, tracer des routes - Une histoire environnementale des grandes infrastructures (La Fabrique) s'ouvre sur une drôle d'histoire, extraite d'un livre passé inaperçu, la bétonite.Le béton est atteint d'un virus qui l'amène à s'effriter, le virus s'étend à chaque centimètre cube du fameux matériaux et c'est la totalité de l'édifice social qui s'effondre et la vie entière qui doit se donner de nouveaux repères.

À voir mardi 11 à partir de 19h

Version podcast

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Voir les lundisoir précédents :

La révolte est-elle un archaïsme ? avec Frédéric Rambeau

Le bizarre et l'omineux, Un lundisoir autour de Mark Fisher

Démanteler la catastrophe : tactiques et stratégies avec les Soulèvements de la terre

Crimes, extraterrestres et écritures fauves en liberté - Phœbe Hadjimarkos Clarke

Pétaouchnock(s) : Un atlas infini des fins du monde avec Riccardo Ciavolella

Le manifeste afro-décolonial avec Norman Ajari

Faire transer l'occident avec Jean-Louis Tornatore

Dissolutions, séparatisme et notes blanches avec Pierre Douillard-Lefèvre

De ce que l'on nous vole avec Catherine Malabou

La littérature working class d'Alberto Prunetti

Illuminatis et gnostiques contre l'Empire Bolloréen avec Pacôme Thiellement

La guerre en tête, sur le front de la Syrie à l'Ukraine avec Romain Huët

Feu sur le Printemps des poètes ! (oublier Tesson) avec Charles Pennequin, Camille Escudero, Marc Perrin, Carmen Diez Salvatierra, Laurent Cauwet & Amandine André

Abrégé de littérature-molotov avec Mačko Dràgàn

Le hold-up de la FNSEA sur le mouvement agricole

De nazisme zombie avec Johann Chapoutot

Comment les agriculteurs et étudiants Sri Lankais ont renversé le pouvoir en 2022

Le retour du monde magique avec la sociologue Fanny Charrasse

Nathalie Quintane & Leslie Kaplan contre la littérature politique

Contre histoire de d'internet du XVe siècle à nos jours avec Félix Tréguer

L'hypothèse écofasciste avec Pierre Madelin

oXni - « On fera de nous des nuées... » lundisoir live

Boxe et lutte des classes avec Selim Derkaoui

Commentaires (cosmo) anarchistes avec Josep Rafanell i Orra

Une histoire globale des révolutions avec Une histoire globale des révolutions avec Ludivine Bantigny, Eugenia Palieraki, Boris Gobille et Laurent Jeanpierre

Les anges de la réalité, de la dépolitisation du monde avec Ghislain Casas

Tout le monde peut-il être soeur ? Pour une psychanalyse féministe avec Silvia Lippi et Patrice Maniglier

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Sortir les ingénieurs de leur cage avec Olivier Lefebvre

Du milieu antifa biélorusse au conflit russo-ukrainien

Une histoire illustrée du tapis roulant avec Yves Pagès

Radiographie de l'État russe, entretien avec Alexander Bikbov et Jean-Marc Royer

Un lundisoir à Kharkiv et Kramatorsk, clarifications stratégiques et perspectives politiques

Sur le front de Bakhmout avec des partisans biélorusses, un lundisoir dans le Donbass

Vers une anthropologie Métaphysique avec Mohamed Amer Meziane

Éloge de l'émeute avec Jacques Deschamps

Une histoire personnelle de l'ultra-gauche avec Serge Quadruppani

Pour une esthétique de la révolte, entretient avec le mouvement Black Lines

Dévoiler le pouvoir, chiffrer l'avenir - entretien avec Chelsea Manning

De gré et de force, comment l'État expulse les pauvre, un entretien avec le sociologue Camille François

Nouvelles conjurations sauvages, entretien avec Edouard Jourdain

La cartographie comme outil de luttes, entretien avec Nephtys Zwer

Pour un communisme des ténèbres - rencontre avec Annie Le Brun

Philosophie de la vie paysanne, rencontre avec Mathieu Yon

Défaire le mythe de l'entrepreneur, discussion avec Anthony Galluzzo

Parcoursup, conseils de désorientation avec avec Aïda N'Diaye, Johan Faerber et Camille

Une histoire du sabotage avec Victor Cachard

La fabrique du muscle avec Guillaume Vallet

Violences judiciaires, rencontre avec l'avocat Raphaël Kempf

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À quoi bon encore le monde ? Avec Catherine Coquio
Mohammed Kenzi, émigré de partout

Philosophie des politiques terrestres, avec Patrice Maniglier

Politique des soulèvements terrestres, un entretien avec Léna Balaud & Antoine Chopot

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Ethnographies des mondes à venir - Philippe Descola & Alessandro Pignocchi

Terreur et séduction - Contre-insurrection et doctrine de la « guerre révolutionnaire » Entretien avec Jérémy Rubenstein

Enjamber la peur, Chowra Makaremi sur le soulèvement iranien

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Le pouvoir des infrastructures, comprendre la mégamachine électrique avec Fanny Lopez

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Le pouvoir du son, entretien avec Juliette Volcler

Qu'est-ce que l'esprit de la terre ? Avec l'anthropologue Barbara Glowczewski

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« Je suis libre... dans le périmètre qu'on m'assigne »
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La barbarie n'est jamais finie avec Louisa Yousfi

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Katchakine x lundisoir

Françafrique : l'empire qui ne veut pas mourir, avec Thomas Deltombe & Thomas Borrel

Guadeloupe : État des luttes avec Elie Domota

Ukraine, avec Anne Le Huérou, Perrine Poupin & Coline Maestracci->https://lundi.am/Ukraine]

Comment la pensée logistique gouverne le monde, avec Mathieu Quet

La psychiatrie et ses folies avec Mathieu Bellahsen

La vie en plastique, une anthropologie des déchets avec Mikaëla Le Meur

Déserter la justice

Anthropologie, littérature et bouts du monde, les états d'âme d'Éric Chauvier

La puissance du quotidien : féminisme, subsistance et « alternatives », avec Geneviève Pruvost

Afropessimisme, fin du monde et communisme noir, une discussion avec Norman Ajari

L'étrange et folle aventure de nos objets quotidiens avec Jeanne Guien, Gil Bartholeyns et Manuel Charpy

Puissance du féminisme, histoires et transmissions

Fondation Luma : l'art qui cache la forêt

De si violentes fatigues. Les devenirs politiques de l'épuisement quotidien,
un entretien avec Romain Huët

L'animal et la mort, entretien avec l'anthropologue Charles Stépanoff

Rojava : y partir, combattre, revenir. Rencontre avec un internationaliste français

Une histoire écologique et raciale de la sécularisation, entretien avec Mohamad Amer Meziane

Que faire de la police, avec Serge Quadruppani, Iréné, Pierre Douillard-Lefèvre et des membres du Collectif Matsuda

La révolution cousue main, une rencontre avec Sabrina Calvo à propos de couture, de SF, de disneyland et de son dernier et fabuleux roman Melmoth furieux

LaDettePubliqueCestMal et autres contes pour enfants, une discussion avec Sandra Lucbert.

Pandémie, société de contrôle et complotisme, une discussion avec Valérie Gérard, Gil Bartholeyns, Olivier Cheval et Arthur Messaud de La Quadrature du Net

Basculements, mondes émergents, possibles désirable, une discussion avec Jérôme Baschet.

Au cœur de l'industrie pharmaceutique, enquête et recherches avec Quentin Ravelli

Vanessa Codaccioni : La société de vigilance

Comme tout un chacune, notre rédaction passe beaucoup trop de temps à glaner des vidéos plus ou moins intelligentes sur les internets. Aussi c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous avons décidé de nous jeter dans cette nouvelle arène. D'exaltations de comptoirs en propos magistraux, fourbis des semaines à l'avance ou improvisés dans la joie et l'ivresse, en tête à tête ou en bande organisée, il sera facile pour ce nouveau show hebdomadaire de tenir toutes ses promesses : il en fait très peu. Sinon de vous proposer ce que nous aimerions regarder et ce qui nous semble manquer. Grâce à lundisoir, lundimatin vous suivra jusqu'au crépuscule. « Action ! », comme on dit dans le milieu.

Nouvelles du front écologique

Par : dev
8 avril 2024 à 20:07

Ce lundi 8 avril, à l'aube, la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) appuyée par les services judiciaires locaux a interpelé 17 personnes dans la région Rouennaise. Selon le procureur d'Evreux, ils sont soupçonnés d'avoir participé au désarmement d'une centrale à béton Holcim (anciennement Lafarge) à Val-de-Reuil le 3 décembre 2023. À Aix-en-Provence, vendredi 5 avril, ce sont deux nouvelles mises en examen pour association de malfaiteurs qui ont été prononcé par la juge en charge de l'instruction concernant le désarmement de Lafarge là encore, mais à Bouc-bel-air le 10 décembre 2022. Enfin, le GIEC (Groupe d'Idéalistes Enrayant le Capitalisme) a revendiqué près d'Agen le désarmement de plusieurs machines présentes sur un chantier NGE. Cela en soutien et solidarité avec la lutte en cours contre la construction de l'A69 où l'entreprise est active.

N'importe quel joueur de Fortnite ou lecteur de Clauswitz le sait : il ne faut jamais indexer sa stratégie sur celle de l'ennemi. Pas plus qu'il ne faut sous-estimer sa force ou surestimer ses capacités stratégiques. Néanmoins, force est de constater que se joue en ce moment même une course contre la montre entre le mouvement écologiste renaissant et l'appareil sécuritaire français. D'un côté, nous avons la montée en puissance de mobilisations de plus en plus populaires, massives et radicales qui semblent convaincues qu'il n'y a plus rien à attendre du monde politique et qu'il faut donc s'en remettre à l'action directe et au désarmement citoyen. De l'autre, le déploiement d'une force brute et épaisse (Sainte-Soline) et la mobilisation des services d'enquêtes les mieux dotés, soit la police antiterroriste de la SDAT (Bouc-bel-Air et maintenant Val-de-Reuil).
Pourquoi parler de course contre la montre ? Comment comprendre cette débauche de moyens répressifs, lorsqu'on sait que l'État, en tout temps, ne lutte pas contre les illégalités mais s'en fait le gestionnaire ? [1] Solliciter les moyens de l'antiterrorisme pour traquer et mettre en examen des militants écologistes ne va pas de soi. Certes, il faut légalement une petite pirouette. Pour l'usine Lafarge de Bouc-bel-Air, une cahute enflammée autorisait la saisine de l'« élite » de la police. Concernant Val-de-Rueil, si l'on s'en tient aux déclaration du procureur, c'est la « séquestration en bande organisée » qui donne le feu vert. Si l'on s'en tient au communiqué de revendication de l'action publié dès le lendemain, les participants s'étaient empressés de contester cette accusation fantaisiste :

Évidemment, malgré les calomnies d'autorités qui n'ont plus que le mensonge pour garder la face, personne n'a été « séquestré » durant cette action de 10 minutes montre en main qui ne visait pas des individus, mais une filière industrielle écocidaire, et nous ne sommes pas sans savoir que les gardiens et vigiles ont reçu l'ordre de ne pas intervenir lors des actions de ces journées contre le béton.


En l'état, qu'un vigile ait été enfermé 10 minutes dans son local ou qu'il s'y soit enfermé lui-même n'a que peu d'importance, ce qui compte c'est que les chefs d'inculpations permettent de solliciter l'antiterrorisme et de bénéficier de ses moyens d'enquêtes exceptionnels.

Mais à cette tambouille administrativo-judiciaire s'ajoute un autre coup de force, symbolique, médiatique et affectif celui-là : pouvoir accoler les mots « écologistes » et « terroristes ». Ah oui, c'est vrai, Gerald Darmanin l'avait fait et annoncé...

Nous ne reviendrons pas ici sur les tenants et les aboutissants de l'antiterrorisme, lundimatin déborde déjà d'articles de fond sur la question. Ce qui nous intéresse c'est de réfléchir à pourquoi et comment il se met en place actuellement au coeur du mouvement écologiste. Notre hypothèse est qu'il s'agit, face à la montée en puissance de nouvelles formes de contestation, de casser leur dynamique en terrorisant toutes celles et ceux qui les ont déjà rejointes ou souhaiteraient le faire. B.A BA des stratégies contre-insurrectionnelles, frapper les coeurs et les esprits. Les forces sécuritaires françaises savent que l'audace et la joie qui émanent d'un mouvement tel que les Soulèvements de la terre ne seront pas endiguées par quelques promesses politiques toujours-déjà trahies, dès lors, la seule issue possible est répressive et surtout dissuasive. Gageons que les 17 personnes perquisitionnées et interpellées dans la région de Rouen ce matin ne l'ont pas été pour les quelques milliers d'euros qu'elles ont peut-être fait perdre à l'entreprise Lafarge mais pour tenter d'apeurer les milliers de personnes qui ont participé aux Journées contre le béton (lundimatin avait couvert ces 4 journées exceptionnelles.)

Contrairement aux apparences, cette course contre la montre ne se joue pas entre militants écologistes et forces répressives de l'État mais entre la détermination que produit mécaniquement un regard lucide sur le monde et la peur et l'impuissance qu'insuffle l'image de ses hordes cagoulées et armées qui enfoncent les portes et enferment celles et ceux de bonne volonté. Si l'on s'en tient au communiqué diffusé par les journées contre le béton tout porte à croire que pour le moment ces opérations policières de terreur et d'isolement buttent sur le réel. Des dizaines d'organisations peu connues pour leur amour de la violence et de l'illégalisme ont déjà consigné leur soutien aux interpellés : Attac, Sud-Rail, Collages féministes, les jeunes écologistes Normandie, le PCF 76, etc.

Aix-en-Provence : 2 mises en examen

Suites de l'affaire du désarmement de l'usine Lafarge de Bouc-bel-Air. Deux nouvelles mises en examen ont été prononcées par la juge d'instruction ce vendredi 5 avril. Convoquées, ces deux personnes ont pu être assistées d'un rassemblement de soutien lors duquel plusieurs prises de parole ose sont tenues. Des membres de la Ligue des Droits de l'Homme, du comité affaires sensibles de Lyon, de la Quadrature du Net ainsi que le comité local des Soulèvements de la Terre se sont succédés au micro devant le tribunal :

Des voix contre le béton et son monde from primitivi on Vimeo.

Le GIEC contre NGE

Sur une note plus optimiste et enjouée, le GIEC angevin a rendu un rapport accablant contre l'entreprise NGE qui participe à la construction de l'A69. Le voici.

Il y a quelques jours, nous avons enrayé les moteurs de toutes les machines sur le chantier NGE du Pont et du Barreau de Camélat reliant Brax à Colayrac-Saint-Cirq près d'Agen.
À l'appel du GIEC de Haute-vienne, et à la suite de la section girondine du GIEC, nous avons voulu montrer notre soutien à la lutte contre l'A69, en sabotant les jouets dévastateurs de cette entreprise. Il nous a semblé opportun de viser ce chantier qui devrait être inauguré en grande pompe en mai prochain, pour montrer que les monstres du BTP ne sont en rien intouchables. Nous avons apprécié introduire des produits abrasifs dans tous les réservoirs d'huile et de carburant des machines présentes sur la zone. Cela permet à l'entreprise de participer à son autodestruction et ce n'est pas sans nous faire rire : plus NGE continuera les travaux, plus ses machines en fonctionnant se détruiront de l'intérieur, plus elle perdra de l'argent en cherchant à en gagner.

Ce désarmement intervient après des mois de lutte acharnée à la Crem'Arbre contre la brutalité du pouvoir. Ces derniers jours, une des branches de ce pouvoir (ici l'Office Français de la Biodiversité) a reconnu l'illégalité des abattages des arbres occupés par les écureuils. Il aura fallu une petite mésange en train de nidifier pour que l'OFB se prononce sur l'illégalité déjà flagrante des actions de la mafiA69. L'État frappe pendant des mois, puis un beau jour de printemps vient accorder cinq mois de répit, sous prétexte d'illégalité – temporaire bien sûr. Rien ne nous surprend plus dans l'absurdité de ce système et c'est pourquoi nous répondons aussi bien par les mots que par l'action.

Nous avons vu les vilaines ruses de la flicaille pour attraper les écureuil.le.s, usant des besoins de première nécessité pour en faire des proies, nous avons vu le harcèlement psychologique pour les empêcher de dormir, de manger, d'être entendu.e.s. Il est pour l'instant trop risqué pour nous de rendre la pareille, mais qu'ils ne dorment pas sur leurs deux oreilles, cela arrivera à point nommé.

Nous avons donc ciblé ce chantier, car ce pont est à la croisée de deux projets dévastateurs. En plus d'être lié à la construction de l'autoroute Toulouse-Castres via son principal promoteur NGE, il est aussi le premier ouvrage d'art de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) qui se construit dans le Sud-Ouest (Bordeaux-Toulouse/Bordeaux-Dax). En effet, cet enjambement de la Garonne, est le prémisse de la route qui desservira la prochaine « Gare d'Agen » construite essentiellement pour accueillir la LGV. Cette dernière implique 4800 hectares de terres artificialisées, 14 milliards de dépenses à minima (financé en partie par le contribuable via une taxe, la TSE), des dizaines de maisons expropriées puis détruites et on vous passe les détails.

Dans cette alliance contre les autoroutes automobiles et ferroviaires, nous félicitons les écureuil.le.s et les zadistes de Saïx, ainsi que tous les collectifs pour leur ténacité face à ces projets mortifères. L'impunité qui règne pour ses promoteurs alimente chaque jour notre rage et nous espérons que d'autres continueront de se réapproprier ce geste.

Nous appelons à une massification de la conspiration.
Nous appelons à en finir avec ces entreprises et avec ceux qui les protègent.
Nous appelons à ne plus attendre des changements d'un État mais à les provoquer ici et maintenant.

Ceci est une menace.

No Macadam ! No Passarail !

GIEC (Groupe d'Idéalistes Enrayant le Capitalisme)


[1] S'il fallait encore s'en convaincre, il suffit d'ouvrir Le Monde de ce jour pour s'apercevoir que les magistrats financiers en sont réduits à devoir rédiger des tribunes pour quémander à l'État les moyens d'accomplir leur mission.

Lutte contre l'A69

Par : dev
26 février 2024 à 13:12

Malgré la visite de Greta Thunberg et d'un rapporteur spécial des Nations Unies, la répression contre le mouvement tarnais d'opposition à l'A69 continue. Coup dur pour le préfet local, c'est au tour du GIEC de se prononcer contre l'inanité du projet et d'appeler à l'action.

Voici le communiqué envoyé à la presse locale :

Communiqué du GIEC

Hier soir, tard dans la nuit, nous avons incendié une pelleteuse à chenille du concessionnaire mortifère NGE. Cet engin sert à creuser et terrasser. Il sévissait en Haute-vienne, à la frontière avec le Limousin. Ce sont ces mêmes machines qui, en ce moment, ravagent les terres occitanes.
Hier nous pensions écrire un énième rapport sur la situation catastrophique à laquelle contribue activement NGE. Nous vous aurions expliqué une nouvelle fois pourquoi cette entreprise participe, jour après jour, au saccage de nos terres et de nos existences. Avec des chiffres éloquents, des graphiques scandaleux et des conflits d'intérêts toujours plus ahurissants.
Cependant, alors que la situation est alarmante, la préfecture du Tarn, représenté en la personne de Michel Vilbois, s'est lancé dans une énième tentative d'expulsion de la ZAD de la Crém'Arbre. Un acte intolérable qui nous a poussé à joindre l'acte à la parole. NGE dévorent nos vies, nous ne pouvions plus nous contenter d'écrire. Nous avons donc choisi hier de désarmer une pièce de leur gigantesque arsenal, aussi pour rappeler qu'ils ne sont en rien intouchables.
Nous appelons toutes les sections locales du GIEC à imiter notre geste, à le diffuser largement. Tout notre soutien et notre solidarité vont à la ZAD, à ses courageux écureuils grimpeurs qui empêchent la coupe des arbres, aux collectifs locaux qui font un travail remarquable sur le terrain. Merci à eux.
L'autoroute ne passera pas, NO MACADAM !

Groupe Incendiaire d'Engins de Chantiers

Les collectifs en lutte contre l'A69 locaux n'ont pas manqué de saluer ce geste de solidarité et nous ont transmis à leur tour un communiqué :

Appel à action, en solidarité avec la Crem'Arbre (datant du 21 février)

Ce matin (21 février), nous avons reçu un texte revendiquant un acte de désarmement contre le groupe NGE à en Haute-Vienne, à la frontière du Limousin. Nous saluons ce geste de solidarité, que nous tenons à visibiliser en diffusant massivement leur communiqué.

NGE, acteur majeur du projet autoroutier, n'a cessé d'être pointé du doigt. Le concessionnaire avance main dans la main avec les élus locaux, les principaux financeurs et l'État depuis de nombreux mois. Ce sont ses chèques qui ont exproprié les habitants, son lobbyisme qui a motivé les différents préfets à réprimer avec toujours plus de force la mobilisation populaire, ses machines qui continuent de ravager le territoire. Après de longues journées et nuits de harcèlement, les forces de police essayent désormais de déloger les écureuils nichés dans les arbres ; ils se heurtent en ce moment même à la détermination sans faille de celles et ceux qui protègent les arbres.

Cette action de solidarité participe à lutter contre le projet mortifère qu'est l'A69. Elle vient ainsi rejoindre les pétitions, prises de position d'élus, manifestations massives, fêtes, campagnes d'informations, occupations d'arbres, déambulations carnavalesques, installations de ZAD sur le tracé… qui nourrissent cette lutte depuis maintenant plusieurs années. La composition est notre force.

NGE mène de nombreux chantiers en parallèle, à différents endroits du territoire français et à l'étranger. Faisons de cet éparpillement une faiblesse : contre les tractopelles et les camions qui créent des paysages dépouillés de vie, contre les différents entrepôts d'où ces machine partent, contre les bureaux depuis lesquels les décisions sont prises. Rivalisons d'inventivité et continuons à soutenir des initiatives comme celle de ce début de semaine. Nous ne voulons ni de ce projet d'autoroute, ni d'aucun autre grand projet inutile et imposé.

Malgré les avertissements répétés, il semble que la Nouvelle Génération d'Entrepreneurs n'a pas encore pris conscience de l'obsolescence de son projet. Puisque « dynamisation » et « désenclavement » d'un territoire sont synonymes de ravage écologique, de mépris des populations locales, de magouilles politiciennes et de promotion du tout-béton à une époque où la crise climatique s'intensifie, nous continuerons de lutter. À ces propositions d'un autre temps : nous préférons des tracés de route alternatifs, la défense du ferroviaire local, les rassemblements festifs et joyeux, les manifestations inventives, les désarmements en tout genre, les ZAD partout.

Pour aider, voici une carte des différents sites NGE en France, il y en a surement un près de chez vous. Sur cette carte figure d'autres acteurs du projets, comme la SMDA (l'une des principales entreprise opérant la coupe des arbres sur le chantier de l'A69) et la SPIE Batignole. (Un des bitumeurs du projet autoroutier)

NGE doit disparaitre ! No macadam !

Les collectifs en lutte contre l'A69

Cinq lettres au-dessus de l'abîme

Par : dev
12 février 2024 à 15:03

per nomen tuum vinceris

En 1954, soit neuf ans après la capitulation de l'Allemagne nazie et trois seulement après la publication de la première version anglaise des Origines du totalitarisme de la philosophe Hannah Arendt, la Compagnie française des pétroles (CFP) lançait pour ses activités grand public (stations-service, huile, produits dérivés…) la marque « TOTAL ».
Entendez-nous bien : neuf ans après la capitulation de l'Allemagne nazie, trois après la parution des Origines du totalitarisme de Hannah Arendt – la marque TOTAL ! Pour justifier le choix de ce nom, a priori inconcevable dans un contexte mondial si lourdement chargé, on nous rapporte les deux arguments suivants : 1° TOTAL est un nom court, donc simple à retenir et identifier ; 2° l'entreprise ayant des ambitions internationales, le nom a une signification et une prononciation identiques dans de nombreuses langues [1].

Voilà les motifs ô combien triviaux que l'on invoque pour rendre raison de cette plus qu'impudente appellation, si peu de temps après les crimes de masse perpétrés sous le Troisième Reich (si peu de temps aussi après l'exécution par les Allemands de Jules Mény, président de la CFP jusqu'en 1943).

On imagine alors les cadres de la compagnie, un matin glacial du terrible hiver 54, rassemblés autour de Victor de Metz : front plissé, main sur le menton, comptant méticuleusement les syllabes, épluchant les dictionnaires étrangers, comparant les prononciations. Jusqu'à ce que l'un d'eux, bon écolier, lance : « Et que penseriez-vous de TOTAL ! » Et un autre, peut-être Victor de Metz en personne, réajustant ses lunettes : « TOTAL... Ah oui. Oui oui oui, c'est tout à fait intéressant. »

Comment peut-on sensément vouloir nous faire gober un tel récit ? C'est à peine nous reconnaître les trois-cent deux neurones qu'on prête aux nématodes. Comme si le choix de TOTAL n'avait tenu qu'à des considérations bassement comptables et statistiques (« saviez-vous, très cher, que les Hollandais l'écrivent totaal ? ») ; comme s'il était le fruit des seuls impératifs de la raison boutiquière. Il n'est pourtant besoin que d'un coup d'œil pour voir que ce nom cache des puissances autrement plus funestes et délétères – des puissances directement meurtrières, tyranniques et dictatoriales. Et même, nous disons « cache », mais rien n'est caché ici, tout est immédiatement offert à la vue. Il n'y a dans TOTAL que folie, mort et ténèbres – comme chacune, chacun peut en juger en un seul instant.

Quant à nos baptiseurs de marques, ils n'auraient rien vu, choisissant TOTAL, l'ignoble TOTAL, jusque-là en concurrence avec mille et cent autres noms, sur la seule base de critères purement extérieurs et abstraits ? Balivernes ! Ce sont de tout autres devenirs que Victor de Metz et ses petites mains serviles ont cherché à capter en se soumettant à ce nom – celui-là et aucun autre. Et en ce sens, ils n'ont pas agi comme de simples stratèges économiques, mais bien comme faisaient autrefois (et font toujours aujourd'hui) ceux qu'on appelait et qu'on appelle « démonologues ». Car qui ignorerait encore que TOTAL est l'éternel nom de la guerre globale, réifiée et personnifiée ? Qui ignorerait que TOTAL est l'autre nom de l'Enfer sur la terre ?

* * *

Personne à ce jour n'a pris le temps d'aller fouiller dans les profondeurs de ce nom, afin de voir de quels odieux ingrédients il a été composé, en 1954, et ce que les dignes successeurs de Victor de Metz y ont ajouté, par la suite. Personne n'a eu le courage de se pencher au-dessus de ce grand chaudron, taché d'alcanes et de sables bitumineux, au fond duquel fermentent les galons d'Ernest Mercier, les reflets de la tour Total Coupole de La Défense, les djinns de Hassi R'Mel, les poils de moustache de Christophe de Margerie, les cadavres de baleines à bosse encerclant le Kaombo Norte, les fonds occultes du Qatar et les travailleurs-esclaves des champs pétrolifères de South Azadegan. Or c'est là un passage obligé, si nous voulons, d'une part, savoir quel genre d'avenir invivable TOTAL prépare secrètement pour nous ; et, d'autre part, forger l'aiguille qui nous permettra de crever définitivement la sinistre baudruche qui porte ce nom. C'est pourquoi nous ne reculerons pas devant une si importante tâche, même si nous déplorons que ce soit, encore une fois, à nous de retrousser nos manches pour nous y coller.

Nous n'avons pas peur de radoter : on ne passe pas suffisamment de temps à analyser les noms des grandes marques et des grandes compagnies – et a fortiori des supermajors pétrolières. C'est là une faute capitale. Car il y là, dans la pratique conjuguée de l'onomastique et de l'onomancie, d'immenses découvertes à faire et de nouvelles armes à forger pour lutter efficacement contre elles. Au point de plus haut péril où nous sommes parvenus, des équipes devraient être mobilisées jour et nuit pour disséquer chacun de ces noms – si tant est que, en démonologie, c'est le nom qui est tout.

* * *

C'est pourquoi nous annonçons aujourd'hui la publication à venir d'un volumineux ouvrage, écrit par nos soins, qui sera exclusivement consacré à TOTAL. Bien que l'urgence nous presse, nous tâcherons d'y décortiquer les cinq lettres (l'étau du double T, le crâne trépané du O, la tour de Babel du A, l'équerre tronquée du L) et les deux syllabes du nom avec toute la minutie et la sévérité requises – jusqu'à en dévoiler le cœur.

Mais avant de nous lancer dans une si incertaine entreprise, et à la lumière de ce que vous venons d'écrire, nous ne pouvons pas passer sous silence le malaise qui nous saisit.

Autant des noms comme SANOFI, DANONE ou VEOLIA paraissent en tant que tels parfaitement creux et inoffensifs (quand bien même l'analyse permet de leur arracher rapidement leur masque de bonhomie) ; autant nous pouvons difficilement reprocher aux promoteurs de TOTAL d'avoir cédé aux charmes de l'abstraction. Même, une entreprise a-t-elle été jamais aussi explicite quant à ses ambitions – quant à ses velléités purement et simplement hégémoniques ? TOTAL. Qu'il nous suffise de considérer un bref instant ce que ce nom recouvre aujourd'hui : les filiales disséminées par centaines à la surface de la terre ; les stations-service, plus nombreuses encore, vomissant continûment leurs glaires noires et neurotoxiques ; les incalculables gisements aux confins des océans, des forêts et des déserts ; les bénéfices mirifiques, jamais vus de mémoire d'homme et de femme ; et, corrélativement, l'impact massif, pour ne pas dire intégral, absolu, sur les changements globaux en cours. Qu'il nous suffise de considérer le point de plus haute vérité historique auquel TOTAL s'est hissé aujourd'hui, pour reconnaître que tout, depuis le départ, était déjà contenu dans ces cinq lettres – absolument tout.

D'où cette désagréable question, que nous adressons à nos contemporains autant qu'à nous-mêmes : comment avons-nous pu laisser naître, croître et se répandre dans le monde une compagnie dont le nom était tel ? Prenons le temps d'essuyer nos verres correcteurs et de le lire une fois tel qu'il est.

T O T A L

Il faut que nous ayons été fous, ou aveugles, ou du moins fortement éprouvés par les vapeurs d'hydrocarbures, pour ne pas l'avoir profané sur-le-champ, chaque fois qu'il s'imposait à notre vue.

On se souvient de cette grande vague antitotalitaire qui a soufflé sur la France, à la fin des années 70, par la bouche des « nouveaux philosophes », Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann en tête. Et dans le même temps, « TOTAL − CFD [2] », filiale de la CFP, ses moteurs chargés d'huile moderne à très haut degré de viscosité, continuait paisiblement, par carburateurs interposés, son petit chemin despotique, jusqu'à ce que la CFP devienne elle-même « TOTAL − CFP » en 1985, puis simplement TOTAL en 1991 [3].

Pierre-Louis Desprez, cofondateur de Kaos Consulting, société de création de noms de marques, a dit dans le quotidien d'un célèbre marchand d'armes : « TOTAL est un nom de leader [4]. » C'était s'approcher d'un pas en direction de la vérité, quoique le mot « leader » soit encore une manière d'euphémisme. Qu'on imagine l'effet d'une telle phrase si, moins épris de business english, le même Desprez avait opté pour l'allemand plutôt que pour l'anglais...

Et où étaient les nouveaux philosophes, si prompts à fustiger tout ce qui prend de près ou de loin l'allure d'un chef, au moment où TOTAL inondait la France et le monde de ses humeurs écocidaires ? Et où sommes-nous, aujourd'hui, pour notre part ? À l'heure où nous écrivons ces lignes, TOTAL exhibe plus que jamais son nom honni, avant-coureur de tous les cataclysmes, sur des myriades de bannières colorées, plantées aux quatre vents, et nous ne faisons rien, ou rien du moins qui soit à la hauteur de ce nom et des conséquences de ce nom.

* * *

Les noms des grandes entreprises ne sont pas de simples enveloppes colorées, bonnes seulement à affriander les consommateurs ou à badigeonner de miel les parties privées de leurs actionnaires. S'y rassemblent des puissances inouïes, en prise avec les éléments primordiaux, mais aussi avec le passé, le présent et le futur. Raison pour laquelle, après nous être impardonnablement fourvoyés à propos de TOTAL (faute que nous allons nous efforcer de corriger au plus vite), nous devrions être d'une intransigeance absolue vis-à-vis de ces entreprises qui se sont récemment agenouillées devant des noms comme ALPHABET, META ou même simplement X – car de tels noms, comme celui brandi jadis par Victor de Metz, seuls la guerre et la mort peuvent sortir.

Nous sommes presque honteux de devoir asséner encore une fois de telles platitudes. Mais nul besoin d'un diplôme de Bachelor MGI estampillé Paris School of business pour comprendre que TOTAL ne laissera rien derrière lui. Tout sera dévoré, consumé et carbonisé. TOTAL nous emporte toutes et tous avec lui dans son rêve halluciné d'un monde exsangue. Car c'est là l'ambition historique de ce nom : être celui qui, à l'exception de tous les autres, flottera au-dessus des étendues d'une terre vidée de tout [5]. TOTAL, derrière son masque d'ibis au plumage noir et blanc, est le nom de ce qui, inexorablement, marche vers le néant (quelques rudiments de numérologie suffisant à démontrer que la déesse NIHIL en a depuis toujours été la funeste parèdre [6]).

Et c'est encore s'en tenir à des effets de surface et se contenter de caresser la part visible, et presque trop facilement transparente, du nom. Car dès que l'on pénètre dans les arcanes de TOTAL, les significations d'épouvante abondent, prolifèrent, et menacent de nous emporter avec elles dans la grande nuit pétrolifère.

Mais ce n'était pas assez encore pour nous faire reculer. En effet, bravant le doute et l'angoisse, nous nous apprêtons, équipés des dernières générations de scaphandres autonomes, à plonger aussi loin qu'il sera nécessaire dans le maelstrom de ces cinq lettres. Ce ne sera pas un petit voyage. Car avant d'atteindre le noyau secret de TOTAL, il faudra, marche après marche, que nous nous aventurions dans les sous-sols empestés du nom. Et tout porte à croire que ce sera comme une chute – une chute dans un puits où la matière, avidement grignotée par des tricônes à dents acier ou à picots tungstène, recrachera incessamment sur nous ses flots aveuglants de lait noir, de polymères anioniques et de boues de forages.

Nous savons que ce sera dur, nous savons que nous frôlerons à chaque instant le plus haut péril. Et c'est comme ça pourtant que, repoussant les nappes de mazout, les huiles de synthèse, les métaux lourds et les résidus pétrochimiques, défiant les démons mineurs et majeurs qui nous attendent, tapis dans ces ultimes profondeurs, nous accéderons peut-être – nous disons bien peut-être – au bétyle (« pierre noire », « demeure scellée », « morceau de ténèbres arraché au ciel ») de TOTAL. Ce point de plus haute vulnérabilité, véritable talon d'Achille, dans lequel il nous suffira de planter le petit doigt pour que tout ce qui entoure la multinationale, subitement réduite à l'état de vessie crevée, implose et s'effondre à jamais.

* * *

Nous n'en dirons pas davantage ici, le but de cet article n'étant de donner de ces matières qu'une idée préliminaire, afin, d'un côté, de préparer les esprits à la description gigantesque qui en sera bientôt faite ; et, de l'autre, de nous donner le courage, pour ne pas dire l'élan de folie, de nous jeter inconsidérément dans les ténèbres de TOTAL.

Saint-Jean-de-Luz – février 2024
Olivier Chiran & Pierre Muzin


[1] Voir André Nouschi, La France et le pétrole de 1924 à nos jours, Picard, 2001 – ouvrage abondamment repris en ligne sur cette question.

[2] Pour Compagnie française de distribution.

[3] Jusqu'à l'ajout, en 2021, de l'épiclèse « Energies ».

[4] Cf. Lélia de Matharel, « Pouquoi Total s'appelle Total ? », 14 août 2009.

[5] C'est ce que démontre également, quoique sur de toutes autres bases métaphysiques, le philosophe Reza Negarestani. Cf. Cyclonopedia. Complicity with anonymous materials, re.press, 2008.

[6] Comme il sera exposé more geometrico dans notre livre.

Défendre le glacier de la Grave

Par : dev
29 janvier 2024 à 11:17

On se souvient que pour lancer leur 6e saison, les Soulèvements de la terre avaient pris de l'altitude en occupant un chantier sur le glacier de la Girose (le communiqué depuis tout là-haut ainsi qu'un reportage photos sont accessibles ici.)
Alessandro Pignocchi, qui faisait manifestement parti de cette équipée montagnarde, nous la raconte avec humour, finesse et aquarelle.
































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