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NUCA – L’appareil photo qui met les gens à poil

Beaucoup d’entre-vous en rêvent depuis longtemps et bien ça y est, il existe enfin un appareil photo capable de vous voir nu, même si vous êtes habillé.

Baptisé NUCA, cet appareil photo expérimental utilise l’intelligence artificielle pour générer des portraits nus à partir de simples photos de personnes habillées. Mais attention, ce n’est pas un jouet pour voyeurs en mal de sensations. C’est avant tout un projet artistique mené par Mathias Vef et Benedikt Groß, deux artistes qui souhaitent interroger notre rapport à la nudité et à la technologie.

Leur objectif c’est de provoquer une réflexion sur les dérives potentielles des deepfakes et de l’IA générative.

Car oui, si ça peut sembler amusant au premier abord, ça soulève en réalité des questions éthiques fondamentales qui sont d’ailleurs fortement éprouvées en ce moment. Je pense à ces cas de plus en plus fréquents de détraqués qui détournent de vraies photos, principalement de femmes, pour les passer à la moulinette du deep fake.

Car même si ce n’est pas réellement elles sur ces photos IA, et bien ces femmes se sentent à juste titre agressées sexuellement, et choisissent parfois d’arrêter partager publiquement la moindre photo ou s’exposer sur Internet, ce qui les prive encore un peu plus de liberté et de parole.

C’est là tout l’enjeu du projet NUCA : Nous faire prendre conscience des dangers des deepfakes et à l’importance cruciale du consentement dans ce nouveau monde technologique. Ce projet invite aussi à réfléchir sur notre rapport au corps et à la nudité dans notre société où les corps nus sont parfois tabous, parfois surexposés.

Et si vous voulez en savoir plus sur ce projet fascinant et dérangeant, je vous invite à visiter le site officiel.

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Vidéoconférence truquée : un employé chinois vire plus de 25 millions de dollars US à des escrocs

Grâce au perfectionnement des modèles d’IA de synthèse vocale, cloner une voix est aujourd’hui très facile. Les deepfakes permettant de récupérer une vidéo pour faire dire ce que l’on veut à une personne sont aujourd’hui monnaie courante, des escrocs s’en sont inspirés pour améliorer “l’arnaque au président”. C’est un employé d’un centre financier chinois, à Hong Kong, qui en a fait l’amère expérience : croyant participer à une visioconférence avec son directeur financier et des collègues, il a versé aux fraudeurs la coquette somme de plus 25 millions de dollars.

“L’arnaque au président” consiste à voler l’identité d’un dirigeant d’entreprise et à faire effectuer un faux ordre de virement par un salarié. Les escrocs n’ont pas attendu l’arrivée des IA génératives de voix pour tenter d’arnaquer les gens par téléphone mais la sophistication de ces dernières leur a permis d’être plus convaincants.

L’un des premiers cas d’arnaque par clonage vocal grâce à l’IA signalés, date de mars 2019. Le PDG d’une société d’énergie au Royaume-Uni a cru parler au téléphone avec un supérieur hiérarchique, le directeur général de la société mère allemande de l’entreprise, qui lui a demandé d’envoyer en urgence 243 000 $ à un fournisseur hongrois. Certain de reconnaître l’accent et l’intonation de son patron, il a obéi.

L’année suivante, c’est un directeur de banque qui s’est fait abusé par le clonage de voix : on lui a fait croire que le PDG d’une entreprise sur le point de faire une acquisition lui demandait de débloquer 35 millions de dollars par virement.

Bien que connaissant ce chef d’entreprise, le banquier des Emirats Arabes Unis, rassuré par les mails de confirmation, n’a pas douté de l’identité de l’auteur de l’appel et a donné l’ordre d’effectuer le virement.

Pour cloner une voix, il suffisait aux escrocs d’aller récupérer des messages audio sur Tik Tok, YouTube ou Facebook, les vidéos publiées sur ces réseaux sociaux sont aujourd’hui également utilisées pour améliorer les deepfakes.

Cette arnaque à la visioconférence a été dévoilée le 4 février dernier par RTHK (Radio Television Hong Kong), la police cherchant à alerter sur ce nouveau genre de menaces.

Selon le surintendant principal par intérim, le baron Chan, l’employé a reçu un message prétendument du directeur financier de l’entreprise l’invitant à un appel vidéo pour discuter de transactions confidentielles qui devaient être effectuées. Celui-ci, conforté par la présence de collaborateurs à cette visioconférence alors qu’il était en fait face à des vidéos préenregistrées, a effectué 15 transactions sur cinq comptes bancaires locaux, pour un total de 200 millions de dollars de Hong Kong, soit plus de 25,5 millions de dollars américains.

Il aurait suffi à l’employé d’essayer d’interagir avec ses collègues durant la visioconférence pour s’apercevoir qu’ils n’étaient pas réels, mais il n’a réalisé la supercherie qu’après les avoir appelés, la réunion terminée.

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