L’historien Victor Pereira et le sociologue Ugo Palheta reviennent sur les acteurs, les grandes phases et les potentialités de la séquence révolutionnaire qui a suivi la chute de la dictature au Portugal en 1974. Sa conclusion, l’avènement d’une démocratie libérale bon teint, n’était pas écrite.
Ville ouvrière qui a donné naissance à l’hymne du 25-Avril, le fief communiste symbole de la révolution des Œillets s’est transformé en enclave touristique pour la jet-set mondiale. En cause? des velléités de touristification qui ont été lancées sous le régime dictatorial.
L’historien Yves Léonard vient de publier une biographie du dictateur portugais Salazar, dont le régime a été renversé voici cinquante ans par la révolution des Œillets. Il revient sur les facteurs de longévité de son autoritarisme passéiste, qui n’a pas survécu aux guerres coloniales.
En proie à une gentrification hors norme, la capitale portugaise est agitée par un large mouvement pour le droit au logement, qui résonne avec les occupations de maisons durant la révolution de 1974. La crise touche particulièrement les Lisboètes issus des ex-colonies portugaises.
Marin antifasciste et anticolonialiste, Martins Guerreiro a été, après la chute de la dictature portugaise en 1974, membre du Conseil de la Révolution. Il revient sur ces années d’ébullition politique et sur les héritages de la révolution des Œillets, à l’heure où l’extrême droite resurgit au Portugal.