Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

Entretien avec Juan Branco: "cela risque de très mal se finir"

Par : Lux Aurores
25 janvier 2026 à 17:00
Vous êtes le militant anticorruption le plus célèbre de France et l'un des principaux critiques du président Macron dans la presse. Subissez-vous des persécutions à cause de cela ? Est-il vrai que les services secrets français vous ont empoisonné ?
Entretien avec Juan Branco: "cela risque de très mal se finir"

J'ai été enlevé en Mauritanie par les services de renseignement, cagoulé et menotté, pour être livré à des paramilitaires sénégalais, avant que ceux-ci me fassent enfermer en prison avec un mandat de dépôt pour des crimes me faisant encourir la perpétuité. Les autorités sénégalaises, alliées à la France, détenaient alors plus de prisonniers politiques que l'URSS lors de ses dernières années, et avaient tué 60 manifestants désarmés pour maintenir au pouvoir le sous-préfet de la Françafrique, Macky Sall. Tout cela parce que je défendais un opposant politique, Ousmane Sonko, mais surtout parce que l'Elysée voulait se débarrasser de moi. J'avais fait, deux ans auparavant, l'objet d'un lourd kompromat qui a amené à l'instrumentalisation de la justice pendant près de quatre ans, qui a servi d'excuse à des restrictions de sortie de territoire, des interdictions d'exercer etc. De façon plus générale, cela fait sept ans que je fais l'objet d'instructions judiciaires sur des prétextes toujours plus futiles, avec des niveaux de surveillances inédits, et que je subis un bombardement de la presse oligarchique assez inédit. Le dernier épisode en date, assez grossier, consiste à vouloir m'interdire d'exercer pendant trois ans pour avoir utilisé une enveloppe noire, et quelques autres billevesées. Cela permet de relativiser le caractère "libéral" du régime dans lequel je vis. En réalité, c'est le prix à payer d'une lutte menée férocement, pied à pied, pour défendre la souveraineté de mon peuple, et celle de tous ceux qui se battent pour en défendre les intérêts. Mais aussi et peut-être surtout pour avoir refusé de m'inféoder à un quelconque camp, de ne pas avoir hésité à défendre Julian Assange alors que j'avais étudié à Yale, puis d'avoir dénoncé la corruption oligarchique après avoir étudié dans les meilleures universités et avoir été considéré comme l'enfant chéri de la République. L'absence de compromissions a fait que je suis devenu du jour au lendemain, selon le média oligarchique Paris Match, "l'ange noir de Saint Germain des Près", et que j'ai été soudain paré de tous les maux. La multiplication d'incidents tous plus étranges les uns que les autres a fait que lorsqu'une violente crise infectieuse s'est déclenchée soudain dans un avion, en mai dernier, alors que j'allais accompagner des victimes en République Démocratique du Congo, m'amenant à une hospitalisation en urgence avec de lourds traitements, de nombreuses spéculations sont nées. Je ne crois pas qu'elles aient été fondées, mais le simple fait qu'elles aient émergé, et qu'elles aient amené à une lutte informationnelle féroce, avec des trolls organisés cherchant à remettre en question la gravité de la situation dans laquelle je me trouvais, m'est apparu comme un grave symptôme.

Que pensez-vous de la déclaration de Candace Owens selon laquelle le président Macron a tenté de l'assassiner ?

Les mécanismes d'oppression politique sont suffisamment réels et sérieux pour laisser des guignols raconter n'importe quoi, et ce faisant décrédibiliser les personnes qui luttent sérieusement pour la souveraineté de leur peuple, ou qui produisent des analyses de valeur, et considérées à ce titre comme étant dangereuses pour le pouvoir, sur les raisons qui nous amènent à notre perte.

La France n'est pas autonome

Par : Lux Aurores
25 janvier 2026 à 12:27
La France n'est pas autonome

Annoncé par Emmanuel Macron ce mois de janvier 2026, le nouveau porte-avions français annoncé par Emmanuel Macron devrait pouvoir catapulter un avion par minute.

À une condition: que les États-Unis l'autorisent. En effet, la technologie choisie, EMALS, leur appartient et a été achetée pour un milliard d'euros. De la livraison du système aux pièces de rechange en passant par d'éventuelles puces d'arrêt techniques ("kill switch"), de nombreux moyens permettraient de mettre à l'arrêt le projet.

Le Charles de Gaulle, lui, disposait d'une technologie souveraine. Ce ne sera plus le cas.

Ce n'est pas la seule dépendance à laquelle la France est confrontée. La France dépend des Etats-Unis pour une grande partie de ses drones de longue distance (REAPER), d'avions de surveillance (HAWKEYE), de surveillance électronique (PALANTIR pour la DGSI, multiples systèmes d'échanges de la DGSE et de la DRM avec les Five Eyes...), de systèmes de détection de tirs balistiques de moyenne et longue portée, d'un nombre incalculable munitions... et évidemment de systèmes informatiques, allant des postes individuels au siège du ministère de la défense jusqu'aux super calculateurs dépendants non seulement de matériels états-uniens et taïwanais, mais également de contrats de co-conceptions avec ces entités états-uniennes.

La tutelle la plus importante cependant touche la totalité des Français, et parmi eux, nos dirigeants de nos militaires, dont la totalité des communications et du travail passe par des téléphones et des ordinateurs de conception états-unienne, et auxquelles les autorités ont un accès direct via divers dispositifs légaux (Cloud Act, FISA) et paralégaux.

La France n'a pas seulement une autonomie technologique dans les systèmes d'information et de communication nulle, une absence d'autonomie énergétique flagrante, avec près de 60% de son énergie importée, et un tissu industriel en lambeaux.

Elle n'aura bientôt plus de chars au standard contemporain - le successeur du Leclerc, le programme MGCS n'arrivera pas avant la péremption du programme actuel et de sa version modernisée, et la France n'a pas de programme de motorisation souveraine. Elle n'a pas de drones marins et aucun programme sérieux de drones.

Et n'a une armée qui ne pourrait mobiliser, dans le meilleur de cas, qu'une cinquantaine de milliers d'hommes et de femmes.

La véritable histoire de Jordan Bardella et de la princesse Caroline Bourbon des Deux Siciles

Par : Lux Aurores
24 janvier 2026 à 13:51
La véritable histoire de Jordan Bardella et de la princesse Caroline Bourbon des Deux Siciles

Nous sommes en mai 2025, et Jordan Bardella, président du Rassemblement National (RN) se rend au grand prix de Monaco. Il s'agit, pour le petit-fils d'immigrés italiens qui se vante d'avoir grandi en Seine Saint-Denis, d'une consécration sous forme d'intronisation dans le milieu de la jet-set organisée grâce à l’entregent d'élus locaux du Rassemblement National. L'été précédent, il passait ses vacances en Corse avec Cyril Hanouna, après avoir échoué à devenir Premier ministre, remisant les costumes trois-pièces sortis pour l'occasion.

❌
❌