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Fissurer l'empire du béton

Par : dev
10 juin 2024 à 19:02

Où se cache « le pouvoir » ? On a pu dire qu'il résidait entre les mains de quelques grands hommes, puis convenir qu'il se diffusait à travers l'économie, on l'a vu traverser les corps et prendre la forme de dispositifs de contrôle, a aussi dit qu'il était désormais dans les infrastructures et qu'il prenait une forme cybernétique. Nelo Magalhães est allé le dénicher dans sa forme la plus homogène et solide, dans la manière dont il a recouvert la planète, imposé ses lignes et constitué l'essentiel de notre environnement humain, trop humain : le béton. Son livre, Accumuler du béton, tracer des routes - Une histoire environnementale des grandes infrastructures (La Fabrique) s'ouvre sur une drôle d'histoire, extraite d'un livre passé inaperçu, la bétonite.Le béton est atteint d'un virus qui l'amène à s'effriter, le virus s'étend à chaque centimètre cube du fameux matériaux et c'est la totalité de l'édifice social qui s'effondre et la vie entière qui doit se donner de nouveaux repères.

À voir mardi 11 à partir de 19h

Version podcast

Pour vous y abonner, des liens vers tout un tas de plateformes plus ou moins crapuleuses (Apple Podcast, Amazon, Deezer, Spotify, Google podcast, etc.) sont accessibles par ici.

Voir les lundisoir précédents :

La révolte est-elle un archaïsme ? avec Frédéric Rambeau

Le bizarre et l'omineux, Un lundisoir autour de Mark Fisher

Démanteler la catastrophe : tactiques et stratégies avec les Soulèvements de la terre

Crimes, extraterrestres et écritures fauves en liberté - Phœbe Hadjimarkos Clarke

Pétaouchnock(s) : Un atlas infini des fins du monde avec Riccardo Ciavolella

Le manifeste afro-décolonial avec Norman Ajari

Faire transer l'occident avec Jean-Louis Tornatore

Dissolutions, séparatisme et notes blanches avec Pierre Douillard-Lefèvre

De ce que l'on nous vole avec Catherine Malabou

La littérature working class d'Alberto Prunetti

Illuminatis et gnostiques contre l'Empire Bolloréen avec Pacôme Thiellement

La guerre en tête, sur le front de la Syrie à l'Ukraine avec Romain Huët

Feu sur le Printemps des poètes ! (oublier Tesson) avec Charles Pennequin, Camille Escudero, Marc Perrin, Carmen Diez Salvatierra, Laurent Cauwet & Amandine André

Abrégé de littérature-molotov avec Mačko Dràgàn

Le hold-up de la FNSEA sur le mouvement agricole

De nazisme zombie avec Johann Chapoutot

Comment les agriculteurs et étudiants Sri Lankais ont renversé le pouvoir en 2022

Le retour du monde magique avec la sociologue Fanny Charrasse

Nathalie Quintane & Leslie Kaplan contre la littérature politique

Contre histoire de d'internet du XVe siècle à nos jours avec Félix Tréguer

L'hypothèse écofasciste avec Pierre Madelin

oXni - « On fera de nous des nuées... » lundisoir live

Boxe et lutte des classes avec Selim Derkaoui

Commentaires (cosmo) anarchistes avec Josep Rafanell i Orra

Une histoire globale des révolutions avec Une histoire globale des révolutions avec Ludivine Bantigny, Eugenia Palieraki, Boris Gobille et Laurent Jeanpierre

Les anges de la réalité, de la dépolitisation du monde avec Ghislain Casas

Tout le monde peut-il être soeur ? Pour une psychanalyse féministe avec Silvia Lippi et Patrice Maniglier

La rébellion est-elle passée à droite ? Rencontre avec Pablo Stefanoni et Marc Saint-Upéry

Sortir les ingénieurs de leur cage avec Olivier Lefebvre

Du milieu antifa biélorusse au conflit russo-ukrainien

Une histoire illustrée du tapis roulant avec Yves Pagès

Radiographie de l'État russe, entretien avec Alexander Bikbov et Jean-Marc Royer

Un lundisoir à Kharkiv et Kramatorsk, clarifications stratégiques et perspectives politiques

Sur le front de Bakhmout avec des partisans biélorusses, un lundisoir dans le Donbass

Vers une anthropologie Métaphysique avec Mohamed Amer Meziane

Éloge de l'émeute avec Jacques Deschamps

Une histoire personnelle de l'ultra-gauche avec Serge Quadruppani

Pour une esthétique de la révolte, entretient avec le mouvement Black Lines

Dévoiler le pouvoir, chiffrer l'avenir - entretien avec Chelsea Manning

De gré et de force, comment l'État expulse les pauvre, un entretien avec le sociologue Camille François

Nouvelles conjurations sauvages, entretien avec Edouard Jourdain

La cartographie comme outil de luttes, entretien avec Nephtys Zwer

Pour un communisme des ténèbres - rencontre avec Annie Le Brun

Philosophie de la vie paysanne, rencontre avec Mathieu Yon

Défaire le mythe de l'entrepreneur, discussion avec Anthony Galluzzo

Parcoursup, conseils de désorientation avec avec Aïda N'Diaye, Johan Faerber et Camille

Une histoire du sabotage avec Victor Cachard

La fabrique du muscle avec Guillaume Vallet

Violences judiciaires, rencontre avec l'avocat Raphaël Kempf

L'aventure politique du livre jeunesse, entretien avec Christian Bruel

À quoi bon encore le monde ? Avec Catherine Coquio
Mohammed Kenzi, émigré de partout

Philosophie des politiques terrestres, avec Patrice Maniglier

Politique des soulèvements terrestres, un entretien avec Léna Balaud & Antoine Chopot

Laisser être et rendre puissant, un entretien avec Tristan Garcia

La séparation du monde - Mathilde Girard, Frédéric D. Oberland, lundisoir

Ethnographies des mondes à venir - Philippe Descola & Alessandro Pignocchi

Terreur et séduction - Contre-insurrection et doctrine de la « guerre révolutionnaire » Entretien avec Jérémy Rubenstein

Enjamber la peur, Chowra Makaremi sur le soulèvement iranien

La résistance contre EDF au Mexique - Contre la colonisation des terres et l'exploitation des vents, Un lundisoir avec Mario Quintero

Le pouvoir des infrastructures, comprendre la mégamachine électrique avec Fanny Lopez

Rêver quand vient la catastrophe, réponses anthropologiques aux crises systémiques. Une discussion avec Nastassja Martin

Comment les fantasmes de complots défendent le système, un entretien avec Wu Ming 1

Le pouvoir du son, entretien avec Juliette Volcler

Qu'est-ce que l'esprit de la terre ? Avec l'anthropologue Barbara Glowczewski

Retours d'Ukraine avec Romain Huët, Perrine Poupin et Nolig

Démissionner, bifurquer, déserter - Rencontre avec des ingénieurs

Anarchisme et philosophie, une discussion avec Catherine Malabou

« Je suis libre... dans le périmètre qu'on m'assigne »
Rencontre avec Kamel Daoudi, assigné à résidence depuis 14 ans

Ouvrir grandes les vannes de la psychiatrie ! Une conversation avec Martine Deyres, réalisatrice de Les Heures heureuses

La barbarie n'est jamais finie avec Louisa Yousfi

Virginia Woolf, le féminisme et la guerre avec Naomi Toth

Katchakine x lundisoir

Françafrique : l'empire qui ne veut pas mourir, avec Thomas Deltombe & Thomas Borrel

Guadeloupe : État des luttes avec Elie Domota

Ukraine, avec Anne Le Huérou, Perrine Poupin & Coline Maestracci->https://lundi.am/Ukraine]

Comment la pensée logistique gouverne le monde, avec Mathieu Quet

La psychiatrie et ses folies avec Mathieu Bellahsen

La vie en plastique, une anthropologie des déchets avec Mikaëla Le Meur

Déserter la justice

Anthropologie, littérature et bouts du monde, les états d'âme d'Éric Chauvier

La puissance du quotidien : féminisme, subsistance et « alternatives », avec Geneviève Pruvost

Afropessimisme, fin du monde et communisme noir, une discussion avec Norman Ajari

L'étrange et folle aventure de nos objets quotidiens avec Jeanne Guien, Gil Bartholeyns et Manuel Charpy

Puissance du féminisme, histoires et transmissions

Fondation Luma : l'art qui cache la forêt

De si violentes fatigues. Les devenirs politiques de l'épuisement quotidien,
un entretien avec Romain Huët

L'animal et la mort, entretien avec l'anthropologue Charles Stépanoff

Rojava : y partir, combattre, revenir. Rencontre avec un internationaliste français

Une histoire écologique et raciale de la sécularisation, entretien avec Mohamad Amer Meziane

Que faire de la police, avec Serge Quadruppani, Iréné, Pierre Douillard-Lefèvre et des membres du Collectif Matsuda

La révolution cousue main, une rencontre avec Sabrina Calvo à propos de couture, de SF, de disneyland et de son dernier et fabuleux roman Melmoth furieux

LaDettePubliqueCestMal et autres contes pour enfants, une discussion avec Sandra Lucbert.

Pandémie, société de contrôle et complotisme, une discussion avec Valérie Gérard, Gil Bartholeyns, Olivier Cheval et Arthur Messaud de La Quadrature du Net

Basculements, mondes émergents, possibles désirable, une discussion avec Jérôme Baschet.

Au cœur de l'industrie pharmaceutique, enquête et recherches avec Quentin Ravelli

Vanessa Codaccioni : La société de vigilance

Comme tout un chacune, notre rédaction passe beaucoup trop de temps à glaner des vidéos plus ou moins intelligentes sur les internets. Aussi c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous avons décidé de nous jeter dans cette nouvelle arène. D'exaltations de comptoirs en propos magistraux, fourbis des semaines à l'avance ou improvisés dans la joie et l'ivresse, en tête à tête ou en bande organisée, il sera facile pour ce nouveau show hebdomadaire de tenir toutes ses promesses : il en fait très peu. Sinon de vous proposer ce que nous aimerions regarder et ce qui nous semble manquer. Grâce à lundisoir, lundimatin vous suivra jusqu'au crépuscule. « Action ! », comme on dit dans le milieu.

Fissurer l'empire du béton

Par : dev
10 juin 2024 à 19:02

Où se cache « le pouvoir » ? On a pu dire qu'il résidait entre les mains de quelques grands hommes, puis convenir qu'il se diffusait à travers l'économie, on l'a vu traverser les corps et prendre la forme de dispositifs de contrôle, a aussi dit qu'il était désormais dans les infrastructures et qu'il prenait une forme cybernétique. Nelo Magalhães est allé le dénicher dans sa forme la plus homogène et solide, dans la manière dont il a recouvert la planète, imposé ses lignes et constitué l'essentiel de notre environnement humain, trop humain : le béton. Son livre, Accumuler du béton, tracer des routes - Une histoire environnementale des grandes infrastructures (La Fabrique) s'ouvre sur une drôle d'histoire, extraite d'un livre passé inaperçu, la bétonite.Le béton est atteint d'un virus qui l'amène à s'effriter, le virus s'étend à chaque centimètre cube du fameux matériaux et c'est la totalité de l'édifice social qui s'effondre et la vie entière qui doit se donner de nouveaux repères.

À voir mardi 11 à partir de 19h

Version podcast

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Voir les lundisoir précédents :

La révolte est-elle un archaïsme ? avec Frédéric Rambeau

Le bizarre et l'omineux, Un lundisoir autour de Mark Fisher

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Crimes, extraterrestres et écritures fauves en liberté - Phœbe Hadjimarkos Clarke

Pétaouchnock(s) : Un atlas infini des fins du monde avec Riccardo Ciavolella

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La littérature working class d'Alberto Prunetti

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La guerre en tête, sur le front de la Syrie à l'Ukraine avec Romain Huët

Feu sur le Printemps des poètes ! (oublier Tesson) avec Charles Pennequin, Camille Escudero, Marc Perrin, Carmen Diez Salvatierra, Laurent Cauwet & Amandine André

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Contre histoire de d'internet du XVe siècle à nos jours avec Félix Tréguer

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Enjamber la peur, Chowra Makaremi sur le soulèvement iranien

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Le pouvoir des infrastructures, comprendre la mégamachine électrique avec Fanny Lopez

Rêver quand vient la catastrophe, réponses anthropologiques aux crises systémiques. Une discussion avec Nastassja Martin

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Le pouvoir du son, entretien avec Juliette Volcler

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Démissionner, bifurquer, déserter - Rencontre avec des ingénieurs

Anarchisme et philosophie, une discussion avec Catherine Malabou

« Je suis libre... dans le périmètre qu'on m'assigne »
Rencontre avec Kamel Daoudi, assigné à résidence depuis 14 ans

Ouvrir grandes les vannes de la psychiatrie ! Une conversation avec Martine Deyres, réalisatrice de Les Heures heureuses

La barbarie n'est jamais finie avec Louisa Yousfi

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Katchakine x lundisoir

Françafrique : l'empire qui ne veut pas mourir, avec Thomas Deltombe & Thomas Borrel

Guadeloupe : État des luttes avec Elie Domota

Ukraine, avec Anne Le Huérou, Perrine Poupin & Coline Maestracci->https://lundi.am/Ukraine]

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La psychiatrie et ses folies avec Mathieu Bellahsen

La vie en plastique, une anthropologie des déchets avec Mikaëla Le Meur

Déserter la justice

Anthropologie, littérature et bouts du monde, les états d'âme d'Éric Chauvier

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La révolution cousue main, une rencontre avec Sabrina Calvo à propos de couture, de SF, de disneyland et de son dernier et fabuleux roman Melmoth furieux

LaDettePubliqueCestMal et autres contes pour enfants, une discussion avec Sandra Lucbert.

Pandémie, société de contrôle et complotisme, une discussion avec Valérie Gérard, Gil Bartholeyns, Olivier Cheval et Arthur Messaud de La Quadrature du Net

Basculements, mondes émergents, possibles désirable, une discussion avec Jérôme Baschet.

Au cœur de l'industrie pharmaceutique, enquête et recherches avec Quentin Ravelli

Vanessa Codaccioni : La société de vigilance

Comme tout un chacune, notre rédaction passe beaucoup trop de temps à glaner des vidéos plus ou moins intelligentes sur les internets. Aussi c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous avons décidé de nous jeter dans cette nouvelle arène. D'exaltations de comptoirs en propos magistraux, fourbis des semaines à l'avance ou improvisés dans la joie et l'ivresse, en tête à tête ou en bande organisée, il sera facile pour ce nouveau show hebdomadaire de tenir toutes ses promesses : il en fait très peu. Sinon de vous proposer ce que nous aimerions regarder et ce qui nous semble manquer. Grâce à lundisoir, lundimatin vous suivra jusqu'au crépuscule. « Action ! », comme on dit dans le milieu.

Proposition de loi visant à mieux indemniser les dégâts sur les biens immobiliers causés par le retrait-gonflement de l’argile

La proposition de loi vise à mieux indemniser les propriétaires de maisons fissurées, victimes du phénomène du retrait-gonflement des sols argileux. Ce phénomène, accentué par le réchauffement climatique, cause beaucoup de dégâts.

Réchauffement climatique : deux fois plus rapide en Europe que dans le reste du monde

Depuis les années 1980, le climat européen s'est réchauffé deux fois plus vite que dans le reste du monde. Plusieurs facteurs y ont concouru notamment sa proximité avec l'Arctique qui connaît un fort réchauffement. Le programme européen Copernicus fait le bilan de l'année 2023 avec l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Dubaï : inondations mortelles et désinformation massive

25 avril 2024 à 16:59
Les 14 et 15 avril 2024, des régions entières de la péninsule arabique ont été touchées par des précipitations extrêmes. Il est tombé plus de 14cm de pluie à Dubaï en 24h, l’équivalent d’une année et demie de précipitations ; ce qui constitue la plus forte chute de pluie dans les Emirats arabes unis depuis le […]

Stratégie énergie et climat :  la PPE et la SNBC, des outils pour atteindre la neutralité carbone

En mars 2024, le Premier ministre a annoncé une prochaine consultation publique sur la stratégie énergie et climat de la France. La Commission nationale du débat public sera en charge d'organiser la concertation. Programmation pluriannuelle de l'énergie, stratégie nationale bas-carbone... Quels sont les outils pour atteindre la neutralité carbone ?

La Cour européenne des droits de l’homme s’attelle à la justice climatique

9 avril 2024 à 18:19
Fait inédit, la juridiction européenne s’est penchée ce 9 avril sur trois contentieux climat, dont l’un a conduit à la condamnation de la Suisse pour inaction climatique. Par cette décision, la Cour entérine que le réchauffement planétaire représente une menace pour les droits humains.

Nouvelles du front écologique

Par : dev
8 avril 2024 à 20:07

Ce lundi 8 avril, à l'aube, la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) appuyée par les services judiciaires locaux a interpelé 17 personnes dans la région Rouennaise. Selon le procureur d'Evreux, ils sont soupçonnés d'avoir participé au désarmement d'une centrale à béton Holcim (anciennement Lafarge) à Val-de-Reuil le 3 décembre 2023. À Aix-en-Provence, vendredi 5 avril, ce sont deux nouvelles mises en examen pour association de malfaiteurs qui ont été prononcé par la juge en charge de l'instruction concernant le désarmement de Lafarge là encore, mais à Bouc-bel-air le 10 décembre 2022. Enfin, le GIEC (Groupe d'Idéalistes Enrayant le Capitalisme) a revendiqué près d'Agen le désarmement de plusieurs machines présentes sur un chantier NGE. Cela en soutien et solidarité avec la lutte en cours contre la construction de l'A69 où l'entreprise est active.

N'importe quel joueur de Fortnite ou lecteur de Clauswitz le sait : il ne faut jamais indexer sa stratégie sur celle de l'ennemi. Pas plus qu'il ne faut sous-estimer sa force ou surestimer ses capacités stratégiques. Néanmoins, force est de constater que se joue en ce moment même une course contre la montre entre le mouvement écologiste renaissant et l'appareil sécuritaire français. D'un côté, nous avons la montée en puissance de mobilisations de plus en plus populaires, massives et radicales qui semblent convaincues qu'il n'y a plus rien à attendre du monde politique et qu'il faut donc s'en remettre à l'action directe et au désarmement citoyen. De l'autre, le déploiement d'une force brute et épaisse (Sainte-Soline) et la mobilisation des services d'enquêtes les mieux dotés, soit la police antiterroriste de la SDAT (Bouc-bel-Air et maintenant Val-de-Reuil).
Pourquoi parler de course contre la montre ? Comment comprendre cette débauche de moyens répressifs, lorsqu'on sait que l'État, en tout temps, ne lutte pas contre les illégalités mais s'en fait le gestionnaire ? [1] Solliciter les moyens de l'antiterrorisme pour traquer et mettre en examen des militants écologistes ne va pas de soi. Certes, il faut légalement une petite pirouette. Pour l'usine Lafarge de Bouc-bel-Air, une cahute enflammée autorisait la saisine de l'« élite » de la police. Concernant Val-de-Rueil, si l'on s'en tient aux déclaration du procureur, c'est la « séquestration en bande organisée » qui donne le feu vert. Si l'on s'en tient au communiqué de revendication de l'action publié dès le lendemain, les participants s'étaient empressés de contester cette accusation fantaisiste :

Évidemment, malgré les calomnies d'autorités qui n'ont plus que le mensonge pour garder la face, personne n'a été « séquestré » durant cette action de 10 minutes montre en main qui ne visait pas des individus, mais une filière industrielle écocidaire, et nous ne sommes pas sans savoir que les gardiens et vigiles ont reçu l'ordre de ne pas intervenir lors des actions de ces journées contre le béton.


En l'état, qu'un vigile ait été enfermé 10 minutes dans son local ou qu'il s'y soit enfermé lui-même n'a que peu d'importance, ce qui compte c'est que les chefs d'inculpations permettent de solliciter l'antiterrorisme et de bénéficier de ses moyens d'enquêtes exceptionnels.

Mais à cette tambouille administrativo-judiciaire s'ajoute un autre coup de force, symbolique, médiatique et affectif celui-là : pouvoir accoler les mots « écologistes » et « terroristes ». Ah oui, c'est vrai, Gerald Darmanin l'avait fait et annoncé...

Nous ne reviendrons pas ici sur les tenants et les aboutissants de l'antiterrorisme, lundimatin déborde déjà d'articles de fond sur la question. Ce qui nous intéresse c'est de réfléchir à pourquoi et comment il se met en place actuellement au coeur du mouvement écologiste. Notre hypothèse est qu'il s'agit, face à la montée en puissance de nouvelles formes de contestation, de casser leur dynamique en terrorisant toutes celles et ceux qui les ont déjà rejointes ou souhaiteraient le faire. B.A BA des stratégies contre-insurrectionnelles, frapper les coeurs et les esprits. Les forces sécuritaires françaises savent que l'audace et la joie qui émanent d'un mouvement tel que les Soulèvements de la terre ne seront pas endiguées par quelques promesses politiques toujours-déjà trahies, dès lors, la seule issue possible est répressive et surtout dissuasive. Gageons que les 17 personnes perquisitionnées et interpellées dans la région de Rouen ce matin ne l'ont pas été pour les quelques milliers d'euros qu'elles ont peut-être fait perdre à l'entreprise Lafarge mais pour tenter d'apeurer les milliers de personnes qui ont participé aux Journées contre le béton (lundimatin avait couvert ces 4 journées exceptionnelles.)

Contrairement aux apparences, cette course contre la montre ne se joue pas entre militants écologistes et forces répressives de l'État mais entre la détermination que produit mécaniquement un regard lucide sur le monde et la peur et l'impuissance qu'insuffle l'image de ses hordes cagoulées et armées qui enfoncent les portes et enferment celles et ceux de bonne volonté. Si l'on s'en tient au communiqué diffusé par les journées contre le béton tout porte à croire que pour le moment ces opérations policières de terreur et d'isolement buttent sur le réel. Des dizaines d'organisations peu connues pour leur amour de la violence et de l'illégalisme ont déjà consigné leur soutien aux interpellés : Attac, Sud-Rail, Collages féministes, les jeunes écologistes Normandie, le PCF 76, etc.

Aix-en-Provence : 2 mises en examen

Suites de l'affaire du désarmement de l'usine Lafarge de Bouc-bel-Air. Deux nouvelles mises en examen ont été prononcées par la juge d'instruction ce vendredi 5 avril. Convoquées, ces deux personnes ont pu être assistées d'un rassemblement de soutien lors duquel plusieurs prises de parole ose sont tenues. Des membres de la Ligue des Droits de l'Homme, du comité affaires sensibles de Lyon, de la Quadrature du Net ainsi que le comité local des Soulèvements de la Terre se sont succédés au micro devant le tribunal :

Des voix contre le béton et son monde from primitivi on Vimeo.

Le GIEC contre NGE

Sur une note plus optimiste et enjouée, le GIEC angevin a rendu un rapport accablant contre l'entreprise NGE qui participe à la construction de l'A69. Le voici.

Il y a quelques jours, nous avons enrayé les moteurs de toutes les machines sur le chantier NGE du Pont et du Barreau de Camélat reliant Brax à Colayrac-Saint-Cirq près d'Agen.
À l'appel du GIEC de Haute-vienne, et à la suite de la section girondine du GIEC, nous avons voulu montrer notre soutien à la lutte contre l'A69, en sabotant les jouets dévastateurs de cette entreprise. Il nous a semblé opportun de viser ce chantier qui devrait être inauguré en grande pompe en mai prochain, pour montrer que les monstres du BTP ne sont en rien intouchables. Nous avons apprécié introduire des produits abrasifs dans tous les réservoirs d'huile et de carburant des machines présentes sur la zone. Cela permet à l'entreprise de participer à son autodestruction et ce n'est pas sans nous faire rire : plus NGE continuera les travaux, plus ses machines en fonctionnant se détruiront de l'intérieur, plus elle perdra de l'argent en cherchant à en gagner.

Ce désarmement intervient après des mois de lutte acharnée à la Crem'Arbre contre la brutalité du pouvoir. Ces derniers jours, une des branches de ce pouvoir (ici l'Office Français de la Biodiversité) a reconnu l'illégalité des abattages des arbres occupés par les écureuils. Il aura fallu une petite mésange en train de nidifier pour que l'OFB se prononce sur l'illégalité déjà flagrante des actions de la mafiA69. L'État frappe pendant des mois, puis un beau jour de printemps vient accorder cinq mois de répit, sous prétexte d'illégalité – temporaire bien sûr. Rien ne nous surprend plus dans l'absurdité de ce système et c'est pourquoi nous répondons aussi bien par les mots que par l'action.

Nous avons vu les vilaines ruses de la flicaille pour attraper les écureuil.le.s, usant des besoins de première nécessité pour en faire des proies, nous avons vu le harcèlement psychologique pour les empêcher de dormir, de manger, d'être entendu.e.s. Il est pour l'instant trop risqué pour nous de rendre la pareille, mais qu'ils ne dorment pas sur leurs deux oreilles, cela arrivera à point nommé.

Nous avons donc ciblé ce chantier, car ce pont est à la croisée de deux projets dévastateurs. En plus d'être lié à la construction de l'autoroute Toulouse-Castres via son principal promoteur NGE, il est aussi le premier ouvrage d'art de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) qui se construit dans le Sud-Ouest (Bordeaux-Toulouse/Bordeaux-Dax). En effet, cet enjambement de la Garonne, est le prémisse de la route qui desservira la prochaine « Gare d'Agen » construite essentiellement pour accueillir la LGV. Cette dernière implique 4800 hectares de terres artificialisées, 14 milliards de dépenses à minima (financé en partie par le contribuable via une taxe, la TSE), des dizaines de maisons expropriées puis détruites et on vous passe les détails.

Dans cette alliance contre les autoroutes automobiles et ferroviaires, nous félicitons les écureuil.le.s et les zadistes de Saïx, ainsi que tous les collectifs pour leur ténacité face à ces projets mortifères. L'impunité qui règne pour ses promoteurs alimente chaque jour notre rage et nous espérons que d'autres continueront de se réapproprier ce geste.

Nous appelons à une massification de la conspiration.
Nous appelons à en finir avec ces entreprises et avec ceux qui les protègent.
Nous appelons à ne plus attendre des changements d'un État mais à les provoquer ici et maintenant.

Ceci est une menace.

No Macadam ! No Passarail !

GIEC (Groupe d'Idéalistes Enrayant le Capitalisme)


[1] S'il fallait encore s'en convaincre, il suffit d'ouvrir Le Monde de ce jour pour s'apercevoir que les magistrats financiers en sont réduits à devoir rédiger des tribunes pour quémander à l'État les moyens d'accomplir leur mission.

Nouvelles du front écologique

Par : dev
8 avril 2024 à 20:07

Ce lundi 8 avril, à l'aube, la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) appuyée par les services judiciaires locaux a interpelé 17 personnes dans la région Rouennaise. Selon le procureur d'Evreux, ils sont soupçonnés d'avoir participé au désarmement d'une centrale à béton Holcim (anciennement Lafarge) à Val-de-Reuil le 3 décembre 2023. À Aix-en-Provence, vendredi 5 avril, ce sont deux nouvelles mises en examen pour association de malfaiteurs qui ont été prononcé par la juge en charge de l'instruction concernant le désarmement de Lafarge là encore, mais à Bouc-bel-air le 10 décembre 2022. Enfin, le GIEC (Groupe d'Idéalistes Enrayant le Capitalisme) a revendiqué près d'Agen le désarmement de plusieurs machines présentes sur un chantier NGE. Cela en soutien et solidarité avec la lutte en cours contre la construction de l'A69 où l'entreprise est active.

N'importe quel joueur de Fortnite ou lecteur de Clauswitz le sait : il ne faut jamais indexer sa stratégie sur celle de l'ennemi. Pas plus qu'il ne faut sous-estimer sa force ou surestimer ses capacités stratégiques. Néanmoins, force est de constater que se joue en ce moment même une course contre la montre entre le mouvement écologiste renaissant et l'appareil sécuritaire français. D'un côté, nous avons la montée en puissance de mobilisations de plus en plus populaires, massives et radicales qui semblent convaincues qu'il n'y a plus rien à attendre du monde politique et qu'il faut donc s'en remettre à l'action directe et au désarmement citoyen. De l'autre, le déploiement d'une force brute et épaisse (Sainte-Soline) et la mobilisation des services d'enquêtes les mieux dotés, soit la police antiterroriste de la SDAT (Bouc-bel-Air et maintenant Val-de-Reuil).
Pourquoi parler de course contre la montre ? Comment comprendre cette débauche de moyens répressifs, lorsqu'on sait que l'État, en tout temps, ne lutte pas contre les illégalités mais s'en fait le gestionnaire ? [1] Solliciter les moyens de l'antiterrorisme pour traquer et mettre en examen des militants écologistes ne va pas de soi. Certes, il faut légalement une petite pirouette. Pour l'usine Lafarge de Bouc-bel-Air, une cahute enflammée autorisait la saisine de l'« élite » de la police. Concernant Val-de-Rueil, si l'on s'en tient aux déclaration du procureur, c'est la « séquestration en bande organisée » qui donne le feu vert. Si l'on s'en tient au communiqué de revendication de l'action publié dès le lendemain, les participants s'étaient empressés de contester cette accusation fantaisiste :

Évidemment, malgré les calomnies d'autorités qui n'ont plus que le mensonge pour garder la face, personne n'a été « séquestré » durant cette action de 10 minutes montre en main qui ne visait pas des individus, mais une filière industrielle écocidaire, et nous ne sommes pas sans savoir que les gardiens et vigiles ont reçu l'ordre de ne pas intervenir lors des actions de ces journées contre le béton.


En l'état, qu'un vigile ait été enfermé 10 minutes dans son local ou qu'il s'y soit enfermé lui-même n'a que peu d'importance, ce qui compte c'est que les chefs d'inculpations permettent de solliciter l'antiterrorisme et de bénéficier de ses moyens d'enquêtes exceptionnels.

Mais à cette tambouille administrativo-judiciaire s'ajoute un autre coup de force, symbolique, médiatique et affectif celui-là : pouvoir accoler les mots « écologistes » et « terroristes ». Ah oui, c'est vrai, Gerald Darmanin l'avait fait et annoncé...

Nous ne reviendrons pas ici sur les tenants et les aboutissants de l'antiterrorisme, lundimatin déborde déjà d'articles de fond sur la question. Ce qui nous intéresse c'est de réfléchir à pourquoi et comment il se met en place actuellement au coeur du mouvement écologiste. Notre hypothèse est qu'il s'agit, face à la montée en puissance de nouvelles formes de contestation, de casser leur dynamique en terrorisant toutes celles et ceux qui les ont déjà rejointes ou souhaiteraient le faire. B.A BA des stratégies contre-insurrectionnelles, frapper les coeurs et les esprits. Les forces sécuritaires françaises savent que l'audace et la joie qui émanent d'un mouvement tel que les Soulèvements de la terre ne seront pas endiguées par quelques promesses politiques toujours-déjà trahies, dès lors, la seule issue possible est répressive et surtout dissuasive. Gageons que les 17 personnes perquisitionnées et interpellées dans la région de Rouen ce matin ne l'ont pas été pour les quelques milliers d'euros qu'elles ont peut-être fait perdre à l'entreprise Lafarge mais pour tenter d'apeurer les milliers de personnes qui ont participé aux Journées contre le béton (lundimatin avait couvert ces 4 journées exceptionnelles.)

Contrairement aux apparences, cette course contre la montre ne se joue pas entre militants écologistes et forces répressives de l'État mais entre la détermination que produit mécaniquement un regard lucide sur le monde et la peur et l'impuissance qu'insuffle l'image de ses hordes cagoulées et armées qui enfoncent les portes et enferment celles et ceux de bonne volonté. Si l'on s'en tient au communiqué diffusé par les journées contre le béton tout porte à croire que pour le moment ces opérations policières de terreur et d'isolement buttent sur le réel. Des dizaines d'organisations peu connues pour leur amour de la violence et de l'illégalisme ont déjà consigné leur soutien aux interpellés : Attac, Sud-Rail, Collages féministes, les jeunes écologistes Normandie, le PCF 76, etc.

Aix-en-Provence : 2 mises en examen

Suites de l'affaire du désarmement de l'usine Lafarge de Bouc-bel-Air. Deux nouvelles mises en examen ont été prononcées par la juge d'instruction ce vendredi 5 avril. Convoquées, ces deux personnes ont pu être assistées d'un rassemblement de soutien lors duquel plusieurs prises de parole ose sont tenues. Des membres de la Ligue des Droits de l'Homme, du comité affaires sensibles de Lyon, de la Quadrature du Net ainsi que le comité local des Soulèvements de la Terre se sont succédés au micro devant le tribunal :

Des voix contre le béton et son monde from primitivi on Vimeo.

Le GIEC contre NGE

Sur une note plus optimiste et enjouée, le GIEC angevin a rendu un rapport accablant contre l'entreprise NGE qui participe à la construction de l'A69. Le voici.

Il y a quelques jours, nous avons enrayé les moteurs de toutes les machines sur le chantier NGE du Pont et du Barreau de Camélat reliant Brax à Colayrac-Saint-Cirq près d'Agen.
À l'appel du GIEC de Haute-vienne, et à la suite de la section girondine du GIEC, nous avons voulu montrer notre soutien à la lutte contre l'A69, en sabotant les jouets dévastateurs de cette entreprise. Il nous a semblé opportun de viser ce chantier qui devrait être inauguré en grande pompe en mai prochain, pour montrer que les monstres du BTP ne sont en rien intouchables. Nous avons apprécié introduire des produits abrasifs dans tous les réservoirs d'huile et de carburant des machines présentes sur la zone. Cela permet à l'entreprise de participer à son autodestruction et ce n'est pas sans nous faire rire : plus NGE continuera les travaux, plus ses machines en fonctionnant se détruiront de l'intérieur, plus elle perdra de l'argent en cherchant à en gagner.

Ce désarmement intervient après des mois de lutte acharnée à la Crem'Arbre contre la brutalité du pouvoir. Ces derniers jours, une des branches de ce pouvoir (ici l'Office Français de la Biodiversité) a reconnu l'illégalité des abattages des arbres occupés par les écureuils. Il aura fallu une petite mésange en train de nidifier pour que l'OFB se prononce sur l'illégalité déjà flagrante des actions de la mafiA69. L'État frappe pendant des mois, puis un beau jour de printemps vient accorder cinq mois de répit, sous prétexte d'illégalité – temporaire bien sûr. Rien ne nous surprend plus dans l'absurdité de ce système et c'est pourquoi nous répondons aussi bien par les mots que par l'action.

Nous avons vu les vilaines ruses de la flicaille pour attraper les écureuil.le.s, usant des besoins de première nécessité pour en faire des proies, nous avons vu le harcèlement psychologique pour les empêcher de dormir, de manger, d'être entendu.e.s. Il est pour l'instant trop risqué pour nous de rendre la pareille, mais qu'ils ne dorment pas sur leurs deux oreilles, cela arrivera à point nommé.

Nous avons donc ciblé ce chantier, car ce pont est à la croisée de deux projets dévastateurs. En plus d'être lié à la construction de l'autoroute Toulouse-Castres via son principal promoteur NGE, il est aussi le premier ouvrage d'art de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) qui se construit dans le Sud-Ouest (Bordeaux-Toulouse/Bordeaux-Dax). En effet, cet enjambement de la Garonne, est le prémisse de la route qui desservira la prochaine « Gare d'Agen » construite essentiellement pour accueillir la LGV. Cette dernière implique 4800 hectares de terres artificialisées, 14 milliards de dépenses à minima (financé en partie par le contribuable via une taxe, la TSE), des dizaines de maisons expropriées puis détruites et on vous passe les détails.

Dans cette alliance contre les autoroutes automobiles et ferroviaires, nous félicitons les écureuil.le.s et les zadistes de Saïx, ainsi que tous les collectifs pour leur ténacité face à ces projets mortifères. L'impunité qui règne pour ses promoteurs alimente chaque jour notre rage et nous espérons que d'autres continueront de se réapproprier ce geste.

Nous appelons à une massification de la conspiration.
Nous appelons à en finir avec ces entreprises et avec ceux qui les protègent.
Nous appelons à ne plus attendre des changements d'un État mais à les provoquer ici et maintenant.

Ceci est une menace.

No Macadam ! No Passarail !

GIEC (Groupe d'Idéalistes Enrayant le Capitalisme)


[1] S'il fallait encore s'en convaincre, il suffit d'ouvrir Le Monde de ce jour pour s'apercevoir que les magistrats financiers en sont réduits à devoir rédiger des tribunes pour quémander à l'État les moyens d'accomplir leur mission.

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