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La Floride compte supprimer les obligations vaccinales

Traduction et adaptation d’un article de Brenda Baletti, reporter pour The Defender, Children’s Health Defense news, le 3 septembre 2025 Le chirurgien général de Floride, Joseph Ladapo, a annoncé aujourd’hui son intention d’éliminer toutes les obligations vaccinales dans son État, y compris pour la fréquentation scolaire. Le ministère de la Santé de Floride, en partenariat avec le...

Les Pfizer Papers au Parlement européen: une attaque délibérée sur la fertilité

Ce 3 septembre, la journaliste américaine Naomi Wolf a présenté les « Pfizer papers » au Parlement européen. Il s’agit d’un ensemble de rapports sur la sûreté et l’efficacité des vaccins Covid, établis à partir des données en possession du fabricant du vaccin, qui étaient initialement classées comme confidentielles. Les médias indépendants Kairos et France-Soir étaient présents....

Trump somme Pfizer et Big Pharma de démontrer les bénéfices des vaccins Covid!

Pour le 1er jour de la rentrée, Trump a frappé un grand coup: dans un post sur son compte « Truth social », le père de l’Opération Warp Speed, qui a toujours qualifié les vaccins Covid de « miracle », émet finalement des doutes sur les succès vantés par les compagnies pharmaceutiques. La nouvelle a été saluée par le...

Aux USA, la task force sur la sécurité des vaccins pédiatriques est relancée après 35 ans d’inaction

Traduction d’un article de Brenda Baletti, reporter, pour Children’s Health Defense Aux États-Unis, le ministère de la Santé et des Services sociaux (HHS) a annoncé en date du 14 août qu’il avait rétabli le groupe de travail sur le renforcement de la sécurité des vaccins pédiatriques, une task force fédérale créée par le Congrès pour améliorer...

La FDA va publier les signalements d’effets secondaires en temps réel

Dans un communiqué de presse publié le 22 août sur son site, la FDA, Food and Drug Administration, agence responsable de l’autorisation de mise sur le marché des produits alimentaires et médicaments aux États-Unis, a annoncé vouloir suivre les effets indésirables en temps réel. Dès aujourd’hui, la Food and Drug Administration (FDA) publiera quotidiennement les...

ODD 16: l’identité numérique à la loupe

par Iain Davis et Whitney Webb, journalistes, publié le 3 octobre 2023 sur Unlimited Hangout ODD16: l’identité numérique, une priorité de l’Agenda 2030 Les Nations unies affirment que l’objectif de développement durable n° 16 (ODD 16) a pour but de promouvoir des sociétés pacifiques et ouvertes à tous et d’assurer l’accès à la justice pour...

La grande dépossession: comment les banques sont devenues propriétaires de vos valeurs à votre insu.

Entretien de Claudio Grass sur le documentaire « Stop it! The Great Taking », publié sur Forum Geopolitica le 21 juillet 2025 Avant-propos de Claudio Grass à ses lecteurs Comme beaucoup de mes clients, amis et lecteurs réguliers le savent bien, j’ai passé la majeure partie de la dernière décennie à critiquer tous les grands maux et...

Fièvres guerrières.

8 mai 2024 à 19:00

En France, en ce début mai, on garde volontiers sa petite veste pour aller faire son marché le dimanche matin. Pas encore les grosses chaleurs, même à Nice.
Et pourtant, force est de constater que la fièvre n’en finit pas de monter JT après JT.
Une mauvaise fièvre autorisant toutes les éruptions. Préparant les pires débordements… 
Au cœur de nos sociétés comme à échelle des nations.

Quand une série donne la température d’une époque.
Fin de saison le mois dernier pour la nouvelle série La Fièvre écrite par Eric Benzekri et réalisée par Ziad Doueiri. On ne présente plus le duo à l’origine de l’excellent Baron noir.
La Fièvre ? Pas de tromperie sur la marchandise : c’est du 100% fébrile.
Pour les communicants, un cas d’école certainement en matière de communication de crise.
Une bataille féroce. Une guerre à distance et de l’ombre, entre deux femmes brillantes, agissant pour l’occasion en spin doctors, sœurs ennemies admirablement incarnées par Nina Meurisse et Ana Girardot.
Une fiction troublante de réalisme.

Une chronique intelligente d’une société polarisée à l’extrême.
Un récit quasi documentaire sur ces glissements sémantiques et ces dynamiques médiatiques qui permettent à un tabou social de se frayer un chemin jusqu’au statut de loi.
L’intelligence imprègne paradoxalement chaque séquence de cette série, miroir de la violente fragmentation de notre société. Intelligence, y compris dans son côté obscur de cynique manipulation vers le pire. A ce jeu-là, la comique d’extrême droite est d’une extrême et diabolique efficacité, entourée pour cela d’un super pro des dynamiques d’influence.
« Que pensez-vous du cannibalisme ? » demande de son côté Sam Berger au Président du club de foot engagé dans la tourmente médiatique.
Surtout, ne pas répondre que nous ne mangerons jamais de ce pain-là…
Le décryptage des process de manipulation par les réseaux sociaux est en effet saisissant de réalisme. Il viendra désarçonner des personnalités engagées qui ne sont pourtant pas dans la radicalité. Le tribunal permanent des réseaux sociaux fait et défait les individualités au rythme viral des lynchages et des hystéries.

Et déjà le tabou vient de se faire une place dans la sphère de l’acceptable.
(Je ne cite pas ici le tabou en question pour ne pas spoiler of course)

Avec nous ou contre nous.
Fébrile.
Telle est notre époque.
Incandescente et sans nuance.
Bouillante et simplificatrice à l’extrême.
Edgar Morin est peut-être en route vers les super centenaires, mais son projet de pensée complexe semble clairement défunt. Tout le monde s’arc-boute sur des positions idéologiques sans concession. Le phénomène n’épargne personne. 
L’on est soit pour, soit contre. 

Et ce, malheureusement au plus haut sommet de l’État, alors que la Bollorisation des esprits porte manifestement ses fruits dans ce gouvernement dont le Président continue à jouer la montre sur la reconnaissance de la Palestine. Aussi, justement, n’est-il plus permis en France de manifester pour la Palestine. Les étudiants de Sciences-Po sont donc allés trop loin en avril dernier : « Science-Po s’incline face à la pression islamo-gauchiste » titrait Le Figaro. Dans un récent article du Canard Enchaîné, un professeur du respectable établissement depuis quarante ans nuance sans hésitation de son vécu quotidien pareille vision : « Quand j’entends dire que l’école serait devenue un bunker islamo-gauchiste, j’en tombe de ma chaise. »

Une forme de « Terreur intellectuelle » est désormais le climat du pays dit des Lumières.

Malheur également au militant écologiste qui s’accroche à son arbre pour manifester son désaccord à l’égard d’un bien inutile projet d’autoroute. Lequel n’a le projet de servir l’intérêt général que pour les naïfs. Une telle forme d’engagement a un nom désormais en France : l’écoterrorisme.
Pendant ce temps, l’on a pu noter une réelle mansuétude, au cours des mois passés, à l’égard de l’engagement musclé des agriculteurs ou des pêcheurs.
Pendant ce temps, malgré la désinformation manifeste et décomplexée d’un Pascal Praud sur une chaîne de très grande écoute (« Le glyphosate n’a aucun impact sur la santé des humains»), l’Arcom se cantonne aux mises en garde, mises en demeure et autres sanctions plutôt qu’un débranchage sans pudibonderie de ce mass-média piétinant avec arrogance ses obligations en matière de déontologie journalistique, et porte-voix des idées les plus réactionnaires, quand elles ne sont pas franchement « brunes ». 

Deux poids deux mesures dans la censure…

Le monde d’aujourd’hui : comme hier ?
Pour mon plus grand bonheur, un personnage inattendu s’invite dans La Fièvre : le livre Le monde d’hier de Stefan Zweig. Je salue l’auteur de cette série de l’avoir convoqué car je le tiens comme essentiel dans la compréhension de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. L’ouvrage balise près d’un demi-siècle d’histoire de l’Europe, jusqu’à la veille du suicide de Zweig en 1942. La genèse de cette Europe qui aboutit à la montée des extrêmismes est d’une terrible actualité.
Le passage cité renvoie à ce moment où la polarisation des sociétés obligeait le modéré et le nuancé à se taire :

« Petit à petit, dans ces premières semaines de la guerre de 1914, il devint impossible d’avoir la moindre conversation raisonnable avec qui que ce fût. Les plus paisibles et les plus débonnaires étaient comme enivrés par l’odeur du sang. Des amis que j’avais toujours connus comme des individualistes résolus et même des anarchistes d’esprit s’étaient métamorphosés du jour au lendemain en patriotes fanatiques et de patriotes en annexionnistes insatiables. Chaque conversation se terminait par des slogans stupides tels que « Quand on ne sait pas haïr, on ne sait pas non plus vraiment aimer » ou par de grossiers soupçons. Des camarades avec qui je n’avais pas eu la moindre querelle depuis des années m’accusaient avec la dernière rudesse de ne plus être un Autrichien ; je n’avais qu’à passer en France ou en Belgique. Ils allaient même jusqu’à suggérer prudemment que des opinions telles que celles qui considéraient cette guerre comme un crime devaient être portées à la connaissance des autorités, car les « défaitistes » – ce joli mot venait d’être inventé en France – étaient les pires criminels envers la patrie.
Dès lors, il ne restait plus qu’une chose à faire : se retirer en soi-même et garder le silence tant que les autres continueraient à s’exciter et à vociférer. »

En 2024, il semblerait que toute forme de débat contradictoire soit impossible, et surtout que toute pensée contradictoire soit menacée du pire.
Dora Moutot, auteure de l’ouvrage Transmania, « Une enquête sur les dérives de l’identité transgenre », en sait quelque chose alors qu’accusée de transphobie, elle a fait l’objet d’un appel au meurtre.
Le gouvernement Français, lui, ne s’embarrasse plus non plus de nuances en ce qui concerne le cas de la Palestine : toute expression politique virulente sur les campus français est réprimée dès les premières heures d’occupation.

Croissance verte ? non, rouge.
Fever !
Au plus haut niveau, donc.
J’écris les dernières lignes de ce post en ce 8 mai 2024 qui célèbre, je crois, la fin de la pire guerre, la plus meurtrière, la plus inhumaine de notre humanité. Un rapide coup d’œil sur le fil d’info du jour : Poutine a ordonné la tenue d’exercices nucléaires.
Tout va bien. 

Et la fièvre n’a malheureusement pas fini de grimper, hélas…

Nous aimerions une relance de la croissance par la transition écologique.
Ben oui, c’est évident. C’est là nous dit-on, dans cette fameuse transition, que se situent des réserves insoupçonnées de dynamisme économique. 
Cette bien jolie histoire que l’on veut bien nous raconter, et que nous appelons de tous nos vœux du reste, n’est malheureusement pas d’actualité.

La relance ?
Dans l’immédiat, elle se fera par l’armement et le réarmement.
En 2023, les dépenses d’armement dans le monde ont augmenté de 7% à 2300 milliards de dollars. La plus forte hausse en 15 ans !
Et la guerre en Ukraine n’explique pas à elle seule cette progression.
« Tensions » au Moyen-Orient, postures guerrières de la Chine en Asie : partout dans le monde, les dépenses militaires s’envolent.
S’il est élu, Trump veut imposer 2% du PIB en dépenses militaires à tous les membres de l’OTAN !
La dernière aide à l’Ukraine de 60 milliards de dollars votée par le Sénat américain ? L’essentiel profitera surtout aux carnets de commande de l’industrie américaine de l’armement.
Pas fous les américains ! Ni philanthropes !
Bye bye la croissance verte !
On voit surtout du rouge ! sang, sang… sans trêve ni repos. (air connu)

Bien que classé comme tel, Le monde d’hier n’est pas véritablement un essai, mais son auteur y pose en effet quelques hypothèses, notamment sur les causes réelles de la guerre, en l’occurrence celles de la Première Guerre Mondiale. En 1914, après quarante ans de paix, il évoque « l’excès de force ». Son hypothèse m’interpelle soudain : est-ce qu’après le double, après 80 ans de paix donc, les nations de 2024, plus renforcées que jamais par des années de croissance, nonobstant les crises énergétiques, se retrouvent toutes aujourd’hui à un point d’incandescence tel que l’issue ne pourra être, à nouveau, fatalement, que le grand affrontement ?

Bon 8 mai à toutes et tous.

« La France regorgeait de richesses. Mais elle en voulait encore plus, elle voulait une nouvelle colonie alors qu’elle n’avait pas assez d’hommes pour peupler les anciennes ; on faillit en venir à la guerre pour le Maroc. L’Italie voulait la Cyrénaïque, l’Autriche annexa la Bosnie. A leur tour, la Serbie et la Bulgarie s’en prirent à la Turquie, et l’Allemagne, encore exclue pour l’instant, sortait déjà les griffes pour porter des coups furieux.
Partout, le sang montait à la tête congestionnée des États. Partout, la fructueuse volonté de consolidation intérieure se mit à développer en même temps, comme une infection bacillaire, une frénésie d’expansion. Les industriels français, qui gagnaient gros, incendiaient les industriels allemands, qui s’engraissaient tout autant, parce que les uns et les autres voulaient livrer plus de canons Krupp et Schneider-Creusot. Le port de Hambourg avec ses énormes dividendes travaillait contre celui de Southampton, les agriculteurs hongrois contre les agriculteurs serbes, les trusts les uns contre les autres – la conjoncture les avait tous rendus fous, d’un côté comme de l’autre, la rage les poussait à gagner toujours plus. Aujourd’hui, quand on réfléchit posément et se demande pourquoi l’Europe est entrée en guerre en 1914, on ne trouve pas la moindre raison de nature rationnelle ni même de prétexte. L’enjeu n’était pas les idées, à peine les petits territoires frontaliers ; je ne sais l’expliquer autrement que par l’excès de force, comme une conséquence tragique de ce dynamisme interne qui s’était accumulé pendant ces quarante années de paix et cherchait à se décharger. »

(Stefan Zweig, Le Monde d’hier, 1941)

University of Miami Builds an Educational Metaverse with ENGAGE - XR Today

Les outils et les mondes immersifs sont en train de se développer dans le monde de l'éducation et de la formation. Loin des annonces spectaculaires, on voit plutôt des campus virtuels se mettre en place pour compléter les lieux physiques. La possibilité d'intégrer des étudiants "hors les murs" devient de plus en plus banal, à l'image du travail à distance.
Permalien

À TV5 Monde, opération «portes ouvertes» aux autocrates

29 avril 2024 à 18:04
Le directeur général de la chaîne francophone souhaite faire entrer sept États africains dans le capital. Parmi ceux-ci: le Congo et le Cameroun, deux autocraties. La rédaction, notamment ses correspondants, s’inquiète, craignant pour son indépendance.

Edwy Plenel, une vie d’enquêtes (3/10): l’affaire du «Rainbow Warrior»

Le 10 juillet 1985, dans le port d’Auckland, un bateau de l’association écologiste Greenpeace explose, provoquant la mort d’un photographe et un scandale mondial. Les services secrets français assurent n’y être pour rien. Mais Edwy Plenel va découvrir un mensonge d’État.

Edwy Plenel, une vie d’enquêtes (3/10) : l’affaire du « Rainbow Warrior » © Illustration Mediapart

Pékin, nouveau créancier du sud : les chaînes ont-elles simplement changé de couleur ?

L’émergence de la Chine comme créancier majeur des pays en développement est un phénomène de plus en plus structurant pour l’économie mondiale. Les investissements chinois ont longtemps porté sur l’extraction de matières premières, avant d’évoluer vers des projets d’infrastructures à partir de 2013 et le lancement des « Nouvelles routes de la soie ». Dès lors, la Chine a développé un récit et des éléments de langage particuliers, lui permettant de se présenter en alternative crédible au système financier occidental (FMI, Banque mondiale). Elle s’appuie sur de nouveaux instruments financiers, des partenariats dits « sud-sud » et un principe affiché de non-ingérence politique qui a séduit de nombreux pays en développement. Si la Chine leur offre bien une alternative avantageuse aux institutions de Bretton Woods, les chaînes de la dette n’en sont que plus redoutables sur le long terme.

Le récit chinois

La dernière décennie a vu la Chine assumer de manière croissante son statut de grande puissance. La crise financière de 2008 a été perçue par la Chine comme une faillite du système occidental et une opportunité de prouver la supériorité de son système auprès des pays durement touchés. L’arrivée au pouvoir de Xi Jinping fin 2012 a mis un coup d’accélérateur à cette tendance.

Le projet des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative – BRI) s’est accompagné, dans le discours officiel chinois, de slogans tels que le « destin commun pour l’humanité », dans le cadre d’un « siècle chinois ». La Chine s’est dès lors présentée comme un leader bienveillant pour les pays en développement, en s’appuyant sur un discours de plus en plus critique de l’Occident en général et des États-Unis en particulier.

À l’inverse du cadre posé par l’OCDE ou le Club de Paris, Pékin favorise les négociations bilatérales, mettant en avant une « coopération Sud-Sud ».

Au service de cette stratégie, Pékin propose à ses partenaires des « partenariats gagnant-gagnant », qu’elle oppose aux méthodes de « jeu à somme nulle » des États-Unis. Elle met également en avant les « solutions chinoises » qui sont à l’origine d’une spectaculaire victoire contre la grande pauvreté en Chine, et invite d’autres pays émergents à s’en s’inspirer pour leur propre développement – sans pour autant chercher à les imposer.

Ce dernier point est crucial pour comprendre l’approche chinoise des relations bilatérales. Contrairement aux investissements occidentaux et aux prêts accordés aux pays en développement par le FMI, les prêts chinois ne sont généralement accompagnés d’aucune conditionnalité. Là où le FMI incite à des « réformes structurelles » et à la mise en place de « méthodes de bonne gouvernance », Pékin a fait du principe de non-ingérence la pierre angulaire de ses relations bilatérales. Un principe prisé dans l’hémisphère sud, où l’on garde de mauvais souvenirs de l’interventionnisme, et où les politiques de sanctions économiques se font durement sentir.

Bien sûr, ces déclarations d’intention n’empêchent pas Pékin de s’ingérer de manière discrète dans la vie politique de ses partenaires économiques (Philippines, Maldives…) lorsqu’elle a l’ascendant ; ni d’user de méthodes commerciales coercitives, qui s’apparentent à des sanctions qui ne disent pas leur nom. Mais pour l’heure, ces pratiques ne se révèlent pas systématiques, et permettent encore à la Chine de se distinguer des méthodes du FMI et de la Banque mondiale.

Les nouveaux outils financiers de la Chine

L’initiative Belt and Road est venue répondre à un besoin considérable d’investissements dans les infrastructures de nombreux pays, en Afrique, en Asie centrale, jusqu’en Europe de l’Est. Cette approche a été d’abord perçue positivement par de nombreux pays dont la difficulté est souvent de sortir de leur dépendance aux matières premières.

Alors que le projet célèbre sa première décennie, le bilan apparaît néanmoins contrasté. La Chine a indéniablement étendu son influence par le biais de ses investissements et d’un ensemble d’outils de smart power. En revanche, le sentiment antichinois a également gagné du terrain dans de nombreux pays, y compris les plus proches de la Chine (Pakistan, Zambie), où les pratiques des entreprises chinoises ont été particulièrement mal reçues : opacité, corruption, surcoûts, absence d’impact sur l’emploi local, etc.

De nombreuses institutions financières appuient les entreprises chinoises dans le cadre de l’initiative Belt and Road : la Banque asiatique d’investissements pour les infrastructures, créée en 2016, dont sont membres 106 pays, parmi lesquels 26 européens, et le Silk Road Fund. Ces banques viennent s’ajouter à la Banque chinoise d’investissement et à la Banque chinoise d’import-export. L’ensemble de ces organisations financières sont placées sous la tutelle du département d’Etat de la République Populaire de Chine et répondent aux besoins du programme chinois d’aide publique au développement.

Ce programme n’est pas régulé par les protocoles habituels de l’OCDE et du club de Paris, car Pékin favorise les négociations bilatérales avec les pays bénéficiaires de ces aides, considérant toujours qu’il s’agit de « coopération Sud-Sud ». Cette implication directe de l’État chinois s’accompagne d’objectifs politiques de long terme. À l’inverse des investisseurs privés, pour qui la maximisation du profit demeure l’unique boussole, les institutions sous influence chinoise se permettent de soutenir des projets dont la rentabilité n’est pas certaine – ce qui renforce leur hégémonie sur le long cours.

De même, la Chine est un moteur de la banque des BRICS, dont l’ex-présidente brésilienne Dilma Rousseff a pris la direction début 2023. Alors que les BRICS, regroupant cinq économies dites émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), a longtemps été considéré comme un forum informel sans grande profondeur stratégique, la guerre en Ukraine lui a conféré un second souffle. Face au risque de sanctions américaines, un nombre croissant de pays affiche leur volonté de rejoindre les BRICS, de réduire leur dépendance au dollar et réaliser leurs échanges bilatéraux dans leurs monnaies souveraines, ce qui coïncide avec les intérêts chinois. L’élargissement des BRICS à six pays (Arabie Saoudite, Iran, Emirats Arabes Unis, Argentine, Égypte, Éthiopie) démontre un intérêt certain pour de nombreux pays dits émergents – mais il est trop tôt pour savoir quel sera l’impact réel sur une éventuelle dédollarisation du commerce international.

Le piège de la dette au service d’une volonté hégémonique chinoise ?

Les méthodes chinoises d’investissements et de prêts bilatéraux font l’objet de critiques récurrentes : Pékin aurait des pratiques financières prédatrices et chercherait à tendre un piège de la dette à ses partenaires par le biais de taux anormalement élevés et de clauses léonines. Par ailleurs, ces prêts, accordés de manière peu transparente, seraient accompagnés de pratiques de corruption de représentants politiques. La Chine est en outre soupçonnée de vouloir refermer le piège de la dette sur des pays faibles dans l’objectif d’obtenir des concessions politiques, voire territoriales.

L’épisode du Sri Lanka est à cet égard emblématique. Surendetté, le Sri Lanka avait été contraint, en 2018, de céder le contrôle de son port commercial de Hambantota à son créancier pour une durée de 99 ans, en échange d’une restructuration de dette. Cet épisode, s’ajoutant à l’ouverture d’une base militaire chinoise à Djibouti (2017), avait laissé craindre que la Chine n’utilise le « piège de la dette » pour militariser des ports commerciaux qu’elle a préalablement financés. Une crainte particulièrement ressentie en Inde, encerclée par ce qu’elle perçoit comme un « collier de perles » de ports commerciaux financés par la Chine : Gwadar au Pakistan, Kyaukphyu en Birmanie, Chittagong au Bangladesh…

La forte médiatisation du cas sri lankais a mis l’accent, à juste titre, sur le rôle joué par la Chine dans la déprédation du pays… en passant soigneusement sous silence le rôle des créanciers occidentaux

De manière générale, les États-Unis et certains de leurs alliés craignent que les prêts chinois ne servent à réaliser d’autres scénarios similaires à Hambantota, à mesure qu’un nombre grandissant de pays sont identifiés comme dangereusement dépendants de la Chine : Kenya, Zambie, Sri Lanka, Pakistan, Laos, Argentine… Cette dernière, tristement célèbre pour son histoire avec le FMI, se tourne de manière accrue vers les financements chinois. Son endettement l’a menée à céder l’accès à Pékin d’une station de recherche spatiale en Patagonie, soulevant des craintes, à Washington, d’une présence militaire chinoise dans le cône Sud.

Les investissements sont également utilisés par la Chine comme un levier pour obtenir la reconnaissance internationale de certains États au détriment de Taïwan, notamment en Amérique centrale et dans le Pacifique. Cette critique peut toutefois se retourner contre Taipei, également coutumière de la diplomatie du chéquier pour conserver quelques rares reconnaissances de sa souveraineté (13 Etats seulement). Les États qui ont le plus récemment changé de position vis-à-vis de Taïwan sont le Honduras en 2023, avec qui la Chine a ouvert des négociations d’un traité de libre-échange, le Nicaragua en 2021, qui a rejoint la Belt and Road Initiative pour l’occasion, et les îles Solomon en 2019, qui viennent de passer un accord sécuritaire avec Pékin.

Pékin souffle le chaud et le froid

S’il ne fait aucun doute que la Chine, comme toute grande puissance, cherche à détrôner les autres et à accroître son influence internationale, cette dynamique doit être mise en rapport avec les tensions grandissantes avec l’Occident. Dans le cadre des conflits larvés qui opposent les deux blocs, la médiatisation tous azimuts des pratiques prédatrices chinoises ne donne qu’un aperçu partiel de la situation. Le cas du Sri Lanka est un cas d’école. Sa forte médiatisation a mis l’accent, à juste titre, sur le rôle joué par la Chine dans la déprédation du pays… en passant soigneusement sous silence le rôle des créanciers occidentaux, auprès desquels le pays est également fortement endettée, qui rechignent tout autant à faire des concessions en la matière.

Confrontée à de nouvelles réalités économiques (ralentissement de sa croissance, vieillissement, volonté politique de dynamiser le marché intérieur), la Chine n’a par ailleurs aucun intérêt à ce que les dettes qu’elle possède ne soient pas honorées. Ainsi, le niveau d’IDE chinois s’est sensiblement tari à partir de 2018, avant de chuter depuis 2020. La prudence semble désormais de mise, bien loin des financements abondants de la période 2000-2018, ce qui s’explique autant par le contexte international que par les évolutions politico-économiques internes à la Chine.

Par ailleurs, en réponse aux graves difficultés financières rencontrées par les pays en développement durant la pandémie de COVID-19, la Chine s’est montrée ouverte à des restructurations de dette, en particulier sur le continent africain. Elle s’est ainsi jointe à l’initiative DSSI (Debt Service Suspension Initiative), dans le cadre du G20, sous l’impulsion du président sud-africain Cyril Ramaphosa et à l’appel du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. En participant à cette initiative, portée par le Club de Paris et la Banque mondiale, la Chine a accepté un processus multilatéral qui tranche avec ses pratiques discrétionnaires habituelles. Sa présence a également rappelé le changement du rapport de force sur le continent, la Chine détenant désormais 21% de la dette publique des Etats africains.

Certaines banques chinoises privées fortement détentrices de dette africaine n’ont cependant pas participé à cette initiative, faisant l’objet d’accusations par les membres du G7 de vouloir limiter sa portée. Les États-Unis, de leur côté, ne s’étaient pas non plus empressés d’accepter les demandes de restructuration de dette. En dépit de cette rivalité sino-américaine sous-jacente, différents accords de restructurations ont été passés, dans le cadre de la DSSI et sous l’égide du FMI et du groupe de Paris, entre la Chine et certains pays africains, notamment la Zambie en juillet 2023. Cet épisode démontre qu’en dépit de sa volonté de refaçonner le système international selon ses intérêts, la Chine est toujours capable de jouer le jeu du multilatéralisme classique pour soigner son image et se présenter comme un interlocuteur responsable.

Ces quinze dernières années, la Chine est devenue un acteur financier majeur dans les pays en développement : une évolution qui, en Occident, a été analysée sous sa seule dimension prédatrice. Si les accusations de volonté hégémonique chinoise sont en partie fondées, il serait réducteur d’oublier que la Chine s’engouffre dans un manque d’investissements dans les infrastructures. Cet état de fait ne peut que pérenniser le statut de la Chine comme créancier des pays en développement… et tisser autour des plus vulnérables de nouvelles chaînes de la dette.

Les errements du campisme et du « campisme inversé »

Face à l’impérialisme occidental, une partie de la gauche tend à soutenir tout régime opposé à Washington, de manière aveugle et systématique. Une autre fraction de la gauche répond à cette posture « campiste » par un « campisme inversé », soutenant de manière symétrique la diplomatie occidentale contre les « régimes autoritaires » ou « illibéraux ». Dans Désoccidentalisation. Repenser l’ordre du monde (Agone, 2023), Christophe Ventura et Didier Billion appellent à rompre avec ces grilles d’analyse et d’action. La clef, pour eux, réside dans une « indépendance absolue » des mouvements progressistes à l’égard des États (pro ou anti-occidentaux), et dans la promotion d’un « non-alignement actif ».

Le texte qui suit est une version éditée d’un extrait de leur ouvrage.

Le campisme constitue certainement le premier piège tendu aux progressistes. Issu de la guerre froide, ce terme fait initialement référence à ceux qui, à l’époque, se définissent comme progressistes. En réalité, on les trouve principalement parmi les forces liées aux partis communistes qui s’alignaient sur l’URSS lorsque celle-ci affirmait soutenir les luttes anti-impérialistes dans le cadre de sa rivalité proclamée avec les États-Unis.

Si l’on considère que l’impérialisme étatsunien reste l’un des principaux facteurs de désordre à l’échelle planétaire, la tentation est alors forte de soutenir mécaniquement toute opposition à l’imperium de Washington. Erreur de méthode et de perspective. Certes, les seuls enjeux et intérêts de classe ne peuvent incarner toutes les raisons de lutter pour un autre ordre social et géopolitique. Mais leur prise en compte limite considérablement le risque de soutenir les pires régimes autoritaires au prétexte qu’ils sont la cible des puissances impérialistes ; ou, au contraire, de s’aligner sur les puissances occidentales au nom de leur incarnation autoproclamée des valeurs démocratiques – version actualisée du « monde libre » de l’époque de la guerre froide.

Précédents irakien et libyen

Cet axiome est illustré par de nombreuses situations concrètes depuis l’implosion de l’URSS. Contraire au droit international, l’invasion en 1990 du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein, un des dictateurs les plus sanguinaires de la région, entraîne des militants et responsables politiques se présentant comme progressistes à soutenir la coalition initiée et dirigée par les États-Unis alors que tout n’a pas été tenté pour parvenir à une solution politique.

Ensuite, les zones d’exclusion aériennes imposées à Bagdad après son retrait du Koweït en 1991 ne sont critiquées que modérément par nombre de progressistes parce qu’elles constituaient, selon eux, une forme de protection des populations kurdes du nord et chiites du sud de l’Irak. Enfin, les terribles sanctions économiques exercées, sous égide de l’ONU, sur le peuple irakien de 1991 à 2003 ne font l’objet que de peu de condamnations et de protestations internationales par peur de courir le risque d’être taxés de soutien à Saddam Hussein.

En 2011, la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 17 mars grâce à l’abstention de la Russie et de la Chine, prévoit une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Dans son point 4, elle permet l’usage de tous les moyens nécessaires pour protéger les populations civiles à l’exception du « déploiement d’une force d’occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n’importe quelle partie du territoire libyen ». Nulle part, ce texte n’autorise explicitement, dans ce cadre, le recours à des frappes aériennes. Dès le 31 mars, c’est l’Otan – et en son sein plus particulièrement la France et le Royaume-Uni – qui est chargée de faire appliquer la résolution du Conseil de sécurité.

Dans les faits, c’est donc l’organisation transatlantique qui prend le commandement de l’opération militaire. Mais ne seront respectés ni l’esprit ni la lettre de la résolution de l’ONU, qui sert désormais d’instrument pour obtenir un changement de régime à Tripoli. Cette situation n’a pas semblé déranger de nombreux progressistes autoproclamés, tout à leur obsession de faire tomber Mouammar Khadafi. Depuis lors, abandonnée au chaos, à la guerre civile et aux factions armées rivales, la Libye est un État failli.

En Amérique latine, région au cœur de la rivalité sino-américaine, la notion de « non-alignement actif » est proposée par des cercles universitaires et diplomatiques de gauche.

Dans chacun des cas évoqués ici les critiques à l’encontre des interventions occidentales ont été réelles, mais certains secteurs de la gauche internationale ont adopté une posture de soutien, parfois éventuellement teintée de critiques, aux régimes en question au seul fait qu’ils étaient agressés par des puissances impérialistes, souvent il est vrai sans aucun mandat de l’ONU.

Ces exemples illustrent ce que Gilbert Achcar a qualifié de retour du campisme de la guerre froide, non plus aligné sur l’URSS mais comme un soutien direct ou indirect à des régimes mis sous pression par les États-Unis. Comme il le décrit : « En d’autres termes, il y eut passage d’une logique de “L’ennemi de mon ami (l’URSS) est mon ennemi” à une logique de “L’ennemi de mon ennemi (les États-Unis) est mon ami” »1.

Du campisme au « campisme inversé »

Le pendant de cette position est bien sûr un « campisme inversé » dicté par les puissances occidentales et particulièrement les États-Unis : un clivage entre les « démocraties » et les « régimes autoritaires » traduit en termes de confrontation entre pays « libéraux » et « illibéraux », les premiers promouvant un monde de paix, de droits, de libertés, de valeurs universelles, les seconds un monde autoritaire, de force brute. Ces clivages poursuivent un objectif idéologique et stratégique : nous enjoindre à choisir notre camp en fonction d’une grille de lecture simpliste, moralisante, instrumentalisée et singulièrement artificielle.

Mais dans le domaine des relations internationales, les partisans d’une transformation progressiste et d’une rupture avec le système capitaliste ne peuvent raisonner en termes campistes d’« amis/ennemis ». Une réalité que nous rappelle l’actualité la plus récente.

La République islamique d’Iran fournit un exemple probant des errements du campisme. Si la révolution de 1979 contient sans nul doute une dimension religieuse, son caractère anti-impérialiste en constitue bien la principale caractéristique. La chute du régime du chah, au cœur du dispositif régional étatsunien dans les années 1970, représente une défaite majeure pour Washington. Néanmoins, la formidable énergie politique qui avait permis la révolution est rapidement combattue par les nouveaux dirigeants iraniens, dont les décisions sont toutes guidées par la consolidation de leur pouvoir puis, à partir de septembre 1980, par la défense de leur pays agressé par l’Irak de Saddam Hussein soutenu par la plupart des puissances occidentales et tous les États arabes de la région, à l’exception de la Syrie. Ce maelström mortifère a laminé les forces progressistes, qui n’ont depuis lors jamais pu se reconstituer.

En 2015, l’accord sur le nucléaire traçait la perspective d’une volonté de dédiabolisation de l’Iran dans le champ des relations internationales. Toute contribution à ce type d’initiative est indéniablement positive. Pour autant, rien de nous oblige à donner quitus aux politiques mises en œuvre par le gouvernement de la République islamique, aussi bien à l’intérieur qu’à l’international. Et ici aussi, c’est la capacité du peuple iranien à se doter d’organisations politiques, syndicales et associatives indépendantes et de formuler une politique alternative qui est essentielle, comme le prouve le mouvement de contestation citoyenne qui a surgi en septembre 2023.

Vers un non-alignement actif

Si l’affirmation du principe de la défense des peuples, de leurs revendications et de leur autodétermination ne suffit pas toujours pour s’orienter avec précision et de manière satisfaisante au sein des enjeux géopolitiques qui se posent ici et maintenant, elle n’en fournit pas moins de sérieux garde-fous. Dans un monde où se manifestent en toute occasion les formes les plus exacerbées de défense du système dominant, les marges de manœuvre sont étroites. Et l’intérêt des peuples reste une boussole indispensable sans laquelle les progressistes peuvent être amenés à s’adapter à la politique de régimes guidés par la seule sauvegarde de leur pouvoir.

Dans ce contexte, l’indépendance absolue à l’égard des États semble bien être, pour tout partisan d’une transformation sociale, une garantie permettant de parer aux dérives campistes. Cette situation invite les forces progressistes à définir quel type de politique étrangère elles mettraient en œuvre si elles accédaient au pouvoir. Des réflexions sont disponibles, par exemple en Amérique latine, région au cœur de la rivalité sino-américaine, où la notion de « non-alignement actif » est proposée par des cercles universitaires et diplomatiques de gauche2.

D’une manière plus générale, ces questions exigent des progressistes qu’ils définissent les contours d’un multilatéralisme novateur, capable d’opposer aux logiques chaotiques et belliqueuses actuelles des conditions promotrices de solidarité et de droits humains.

Un tel multilatéralisme doit permettre une restructuration des relations économiques internationales au service de la justice sociale et climatique, de la lutte contre la pauvreté, de l’égalité entre pays du Nord et du Sud, de l’accès aux ressources de la planète et leur redistribution. Autant d’objectifs nécessaires à la construction de nouveaux équilibres porteurs de solutions face à la multiplication des conflits dans le monde et qui pourraient constituer les bases d’un nouvel internationalisme et d’une désoccidentalisation progressiste du monde.

Notes :

1 Gilbert Achcar, « Leur anti-impérialisme et le nôtre », Contretemps. Revue de critique communiste, 18 avril 2021.

2 Lire Carlos Fortin, Jorge Heine, Carlos Ominami, « Pandémie et guerre en Ukraine : de la pertinence du concept de non-alignement actif pour l’Amérique latine », Revue internationale et stratégique, été 2023, no 130, p. 47-56.

La fraude du nom : notre identité ne nous appartient pas !

Par : Danny
22 septembre 2023 à 13:12

L’univers complexe du droit et des finances est de plus en plus remis en question par des fous, de plus en plus nombreux, qui aspirent à une vie libre. La fraude du nom légal, sujet discuté dans la sphère des théories du complot, pose beaucoup de questions. Serait-ce la clef afin de démanteler ce système qui commence à resserrer drastiquement et numériquement son étau pour contrôler les plus récalcitrants ? De ses origines à ses applications actuelles, faisons un petit tour d’horizon des aspects méconnus du système légal, remettant en question notre compréhension de l’identité et des droits juridiques des citoyens.

Le mystère de la fraude du nom

Au cœur de la fraude du nom se trouve une remise en question audacieuse de l’identité juridique telle que nous la connaissons. Nos noms de famille, inscrits en majuscules sur des documents officiels tels que les actes de naissance, seraient le premier pas de notre transformation en entités fictives, distinctes de notre être physique. En d’autres termes, nous ne sommes plus simplement des êtres humains, mais des « personnes juridiques » prêtes à être exploitées dans le cadre d’un système commercial complexe. Et notre personne physique serait donc, dans l’obligation de répondre de cette entité juridique.

Pour comprendre pleinement la fraude du nom, il est impératif de plonger dans l'histoire. Cette "supercherie" prendrait racine dans les lois maritimes et la nécessité de gérer les biens en cas de naufrage en mer. À l'époque, les actes de naissance étaient utilisés pour établir une "personne juridique" qui pouvait être associée à des biens en cas de perte en mer. Une origine historique qui peut sembler éloignée, mais qui a évolué pour devenir une pierre angulaire du système juridique contemporain.

Pour comprendre pleinement la fraude du nom, il est impératif de plonger dans l'histoire. Cette "supercherie" prendrait racine dans les lois maritimes et la nécessité de gérer les biens en cas de naufrage en mer. À l'époque, les actes de naissance étaient utilisés pour établir une "personne juridique" qui pouvait être associée à des biens en cas de perte en mer. Une origine historique qui peut sembler éloignée, mais qui a évolué pour devenir une pierre angulaire du système juridique contemporain.

La Transformation en Marchandise

Le concept de la fraude du nom a continué à évoluer au fil des siècles pour devenir une partie intégrante du système légal actuel. Nos actes de naissance seraient désormais utilisés comme titres de propriété, permettant aux gouvernements de commercer avec nos "personnes juridiques" sur les marchés internationaux. Cette idée peut sembler sortie tout droit d'un thriller de science-fiction, mais elle reposerait sur des accords juridiques internationaux, comme l'accord entre la Confédération helvétique et la Communauté européenne sur le trafic de marchandises.

Conséquences profondes

La fraude du nom a des répercussions qui s'étendent bien au-delà du monde des lois et des finances. Elle remet en question la nature même de notre relation avec l'État et les autorités fiscales. Les implications sont vastes, allant de la souveraineté contestée de certains territoires, le droit de propriété et à la remise en question du pouvoir des autorités locales sur nos vies. Sommes-nous esclaves d’un système moderne ou simplement en désaccord avec lui ? Après les années 2020, 2021 et 2022, la liberté serait-elle en train de reprendre ses lettres de noblesse dans la tête des gens ?

Éveil et conscience

Dans une interview, David Vincent, qui semble être bien documenté sur le sujet, souligne l'importance de la compréhension de la fraude du nom comme un moyen d'éveil. La connaissance de ce système complexe nous permet de prendre des décisions éclairées concernant nos finances et nos droits juridiques. Elle nous incite également à nous interroger sur notre propre identité au-delà des structures légales. Plusieurs ont déjà fait une partie du chemin pour se libérer de cette personne juridique avec plus ou moins de succès. Alice, tête de proue du collectif One Nation, a commencé un processus d’émancipation qui lui a malheureusement valu un séjour en prison de plusieurs mois. Guylaine Lanctôt, qui préfère que l’on la nomme Diesse Ghis (voir interview dans le magazine N°34), a elle aussi dû faire un court séjour derrière les barreaux. Mais, c’est impuissant que la justice a dû la libérer après quelques semaines seulement.

... en conclusion

La fraude du nom est un sujet profondément intrigant qui bouscule notre compréhension du système légal et financier qui régit nos vies au quotidien. Qu'elle soit perçue comme une théorie du complot controversée ou comme une remise en question nécessaire, cette idée mérite indubitablement une réflexion approfondie et une enquête plus poussée. Elle nous rappelle que, même dans un monde apparemment bien ordonné, il y a toujours des mystères à dévoiler et des vérités à explorer. Une chose est certaine, c’est que ce monde ne tourne pas rond et qu’on se laisse prendre pour des cons impuissants.

Danny Marquis

Note : voici une vidéo en français pour aller plus loin.

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