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Aujourd’hui — 18 septembre 2026Le Mes Le Mouvement pour l'Economie Solidaire

Découvrez les Actes du Séminaire ESCAPE – Co-construction de l'action publique, 2 et 3 octobre 2025

Une mobilisation collective des réseaux nationaux

Les 2 et 3 octobre 2025, au Conservatoire national des arts et métiers, le séminaire du programme de recherche ESCAPE (Économie solidaire, Co-construction, Action publique émergente) a rassemblé chercheurs, responsables associatifs et représentants de collectivités territoriales autour d'un enjeu central : les conditions de transformation de l'action publique par la co-construction.

Soutenu par l'Agence nationale de la recherche, ce programme participatif a réuni un consortium associant :

  • le Collectif des associations citoyennes (CAC)
  • le Mouvement pour l'économie solidaire (MES France)
  • le Réseau national des maisons des associations (RNMA)
  • le Réseau des collectivités territoriales pour une économie solidaire (RTES)
  • l'Union fédérale d'intervention des structures culturelles (Ufisc)
  • Cose Comune
  • le laboratoire HT2S du Conservatoire national des arts et métiers

ESCAPE (économie solidaire, co-construction, action publique émergente)

ESCAPE est une recherche participative sur la co-construction de l'action publique. Elle s'inscrit dans le cadre du 1er appel à projet pour recherche participative émis par l'Agence nationale de la recherche.

De nouvelles modalités d'élaboration des politiques publiques dont les critères sont co-élaborés entre acteurs associatifs et responsables publics sont apparues depuis les années 2010. Le terme de co-construction est depuis de plus en plus mobilisé.

ESCAPE vise à élaborer un bilan de la co-construction de l'action publique dans le domaine de l'économie sociale et solidaire en procédant à une analyse approfondie et transversale de plusieurs expérimentations avec les trois catégories d'acteurs impliqués (responsables associatifs, pouvoirs publics et chercheurs).

A l'issue de deux ans de recherche action Escape a organisé les 2 et 3 octobre 2025, au Conservatoire national des arts et métiers, un séminaire présentant les résultats du programme qui ont permis la rédaction des Actes.

Le rôle structurant des réseaux

Les échanges ont souligné la contribution déterminante des réseaux nationaux dans l'animation, la structuration et la pérennisation des démarches de co-construction.

Le Mouvement pour l'économie solidaire (MES France) a notamment rappelé son engagement historique en faveur de la démocratisation de l'économie et de la reconnaissance des initiatives citoyennes comme composantes de l'intérêt général. Depuis plus de vingt ans, le MES agit pour renforcer les coopérations territoriales et inscrire durablement la co-construction dans les pratiques publiques.

Aux côtés du CAC, du RNMA, du RTES, de l'Ufisc et de l'ensemble des partenaires, cette dynamique collective contribue à faire évoluer les cadres institutionnels, les modalités de contractualisation et les relations entre pouvoirs publics et société civile organisée.

Une contribution au débat démocratique

Au-delà de l'analyse des dispositifs existants, ESCAPE met en évidence que la co-construction constitue un enjeu démocratique structurant :

  • reconnaissance des savoirs citoyens,
  • articulation entre initiative associative et responsabilité publique,
  • redéfinition partagée de l'intérêt général.

Les actes du séminaire constituent désormais une ressource de référence pour les collectivités et réseaux engagés dans la transformation de l'action publique.

📄 Les actes complets sont disponibles en ligne sur ce lien.

ESCAPE Actes du Séminaire 2 et 3 octobre 2026 _CNAM ⏭ CO-CONSTRUIRE L'ACTION PUBLIQUE

ESCAPE Actes du Séminaire 2 et 3 octobre 2026 _CNAM ⏭ CO-CONSTRUIRE L'ACTION PUBLIQUE

Mairie-Me : vos préoccupations deviennent des propositions concrètes pour les Municipales 2026

Et si ce que vous vivez au quotidien — transports compliqués, logement trop cher, manque d'espaces verts — devenait enfin visible et pris en compte par les futur·es élu·es ?

C'est ce que propose Mairie-Me, une plateforme citoyenne lancée par le Collectif pour une Transition Citoyenne et plus de 80 organisations partenaires (Greenpeace, Alternatiba, Oxfam, Enercoop, France Nature Environnement, …).

Sur mairie-me.org, vous pouvez en quelques minutes :

  • dire ce qui vous tient à cœur dans votre commune (mobilité, santé, climat, logement, alimentation…)
    contribuer à faire émerger des priorités locales partagées
  • inviter vos proches, vos voisins et voisines, vos collègues, … à faire de même

Toutes les contributions sont anonymisées, transmises aux collectifs locaux, puis utilisées pour créer des Pactes citoyens à défendre dans les campagnes municipales.

Bref, c'est le moment de l'ouvrir :

➡️ www.mairie-me.org

MES France- L'économie solidaire mobilisée pour défendre les droits fondamentaux et la démocratie !

Le Mouvement pour l'Économie Solidaire partage les préoccupations des mobilisations sociales citoyennes qui traversent notre pays. L'appel à un blocage massif lancé pour le 10 septembre 2025 par des collectifs tout comme l'appel intersyndical (UNSA, CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC, Solidaires, FSU) à une journée de grève le 18 septembre expriment des inquiétudes profondes et légitimes : d'une part, la remise en cause de droits humains et sociaux conquis de longue date, d'autre part la dégradation des conditions de travail, de vie et de dignité, et plus largement la fragilisation du lien social. Le nombre de personnes basculant sous le seuil de pauvreté explose, les inégalités s'accroissent amplifiant les fracturations de notre société. L'autoritarisme se développe qu'il s'agisse de références à l'extrême droite ou de pratiques managériales, violentes et technocratiques issues d'idéologies néo-libérales.

Notre mouvement affirme que la lutte contre les inégalités et les injustices climatiques, l'accroissement de la démocratie et l'amélioration immédiate des conditions de vie de nos concitoyen·ne·s sont indissociables et sont les ferments d'un avenir désirable. C'est le sens de notre inscription pleine et entière dans les mouvements sociaux, de notre engagement pour la transition écologique et pour des pratiques d'éducation populaire et d'émancipation citoyenne.

Aujourd'hui, la priorité politique pour les acteurs de l'Économie solidaire est de (re)nouveler et transformer un projet collectif dépassant les individualismes et les ostracismes, respectant les singularités (culturelles, de genre et d'âge ou territoriales...) dans une société plurielle, ouverte au monde. Aux logiques d'exclusion et de précarisation, à la confiscation des paroles citoyennes, au dénigrement du monde scientifique et au travestissement des espaces de débats, nous opposons le retour de la réflexivité, de l'écoute et du dialogue, le temps long de l'exercice démocratique, la mise en œuvre de processus authentiques de participation à l'élaboration des politiques publiques.

Notre réseau dénonce toutes les formes illibérales qui pourraient nuire à un état de droit garant de l'intérêt général et de constructions de solidarités structurelles et s'élève contre les monopoles, qui participent à la déréglementation des marchés par des logiques d'hyper-compétition et de concentration, destructrices du vivant et de la planète.

A l'heure de dérives et restrictions inouïes des droits et libertés, nous affirmons que la société civile est porteuse de la défense et de la réaffirmation des droits civiques. Issus de collectifs citoyens, associations, coopératives, ces réseaux revendiquent plus que jamais d'être parties prenantes du monde dans lequel ils vivent. Ces acteurs souhaitent peser sur les orientations des organisations politiques et accompagner la construction des décisions prises par les pouvoirs publics dans un dialogue construit, fécond et durable.

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire est fondé sur la démocratie, la justice sociale et le respect de la planète face aux urgences climatiques. Nous nous inscrivons dans une économie qui place l'humain avant le profit et instaure une culture de la coopération, de la paix. L'Économie solidaire n'est pas une variable d'ajustement face aux crises, elle est une proposition alternative et transformatrice. Au 21e siècle, une société plus juste se construira par une mise en œuvre incontournable des droits humains, sociaux et culturels et par la garantie de droits constitutionnels immuables. A l'extrême injustice de la répartition des richesses liées à un travail flexibilisé comparée à la détention démesurée de capitaux et biens par un petit nombre, face à des systèmes économiques non contrôlés qui ne protègent ni les personnes, ni l'environnement, nous proposons une société basée sur la reconnaissance et la protection des droits des travailleur·s·es, et sur une protection sociale élargie et universelle des personnes.

Nous déclarons

notre solidarité avec celles et ceux qui se mobilisent le 10 septembre et le 18 septembre 2025 pour défendre les droits fondamentaux,
le symbole d'un incontestable droit à l'expression politique, citoyenne et syndicale dans l'espace public, que représentent ces deux journées de mobilisation,
notre refus de toute violence contre les personnes, qui discréditerait la diversité possible des formes d'expressions déployées,
notre conviction qu'une transformation sociale, économique et écologique sera davantage garantie par la participation démocratique de toutes et tous,

et en conséquence,

notre engagement pour que les espaces d'éducation populaire, de transmission et d'émancipation se multiplient,
notre appel à renforcer les processus démocratiques et les espaces de dialogue social et citoyen.

Parce que l'économie doit être au service de la vie, nous réaffirmons notre volonté de contribuer à une société soutenable et solidaire, équitable et démocratique. La gravité de la crise, l'ampleur de la défiance vis à vis du politique, les blocages institutionnels imposent une vigilance et une mobilisation citoyenne accrue. Pour relancer des processus de délibération et constructions collectives structurées et préparer les évolutions institutionnelles nécessaires à l'amélioration d'une démocratie inclusive, nous invitons l'ensemble de nos membres et partenaires à travailler avec la société civile par des échanges mutuels, pacifiques et émancipateurs. Agissons ensemble pour que l'économie solidaire soit le puissant levier d'une justice sociale, réelle et concrète ! Défendons qu'une autre économie est possible et désirable : la démocratie est au cœur des territoires du monde, vivante, profonde et portée par et pour toutes et tous !

Fait à Paris, le 9 septembre 2025

Mouvement pour l'Économie Solidaire
c/o Maison des réseaux artistiques et culturels
221 rue de Belleville 75019 Paris

contact@le-mes.org

tél. : 07 49 91 45 71

MES France- L'économie solidaire mobilisée pour défendre les droits fondamentaux et la démocratie !

INSCRIPTIONS Assemblée Générale & Séminaire Stratégique du MES France | 14 - 15 octobre 2024 | PARIS

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire France organise les 14 et 15 octobre 2024, son assemblée générale 2023 suivie d'un séminaire de construction de sa stratégie 2024-2028, chez OPALE à Paris.

Le 14 octobre à 18h30, nous vous invitons à un moment convivial pour célébrer l'équipe salariée du Mes et son engagement pour l'économie solidaire !

Et le 15 octobre de 11h à 12h30 , nous vous proposons la présentation de l'ouvrage : " Les politiques locales de l'économie sociale et solidaire" coordonné par JL Laville, MC Henry et L Fraisse.

Rendez-vous les 14 et 15 octobre 2024 chez OPALE 21 rue des Malmaisons 75013 Paris

Retrouvez tout le programme ci-dessous :

Déroulé du Programme :

Lundi 14 octobre 2024 de 9h30 à 20 h 30

  • 9h30 à 12h30 : Assemblée Générale 2023-2024
    • Présentation et vote des rapports moraux, d'activité et financier
    • Participation aux instances du Mes et élections
  • 14h à 18h30 : SEMINAIRE ETAPE 1 : INTERCONNAISSANCE ET MISE EN COMMUN STRATEGIQUE :

Le séminaire stratégique du Mouvement pour l'Économie Solidaire France a pour but de définir les priorités d'actions et de travailler le plaidoyer pour influer plus fortement sur les capacités à mener la transition solidaire et citoyenne de l'écosystème de l'ESS, des pouvoirs publics, et de la société civile pour les 4 années à venir.

il doit aussi répondre aux enjeux de nos membres et à leur volonté collective :

  • Faire remonter les besoins & enjeux des adhérent∙es,
  • Mieux comprendre le mouvement & ses actions, avoir plus d'influence (réseau & adhérent∙es) sur l'espace public,
  • Soutenir, outiller, appuyer & coconstruire de manière réciprocitaire des outils et méthodes pour innover,
  • Appuyer la convergence des réseaux membres & partenaires ( suite séminaire de convergence Mai 2024)

Nous serons très heureux∙ses de construire ce temps avec vous et de partager nos enjeux communs tels la coopération inter-réseaux et territoriale, l'innovation sociale et citoyenne, la citoyenneté et de la démocratie économiques, la transition écologique et de justice sociale, l'éducation et la formation dans une perspective d'émancipation par une économie solidaire populaire.

  • 19h à 20h30 : Pot de départ :

Après une année d'apprentissage pour Léa Gerbe et Louise Chamard, 3 ans de coordination des actions pour Alice Oechsner de Coninck et 9 ans de délégation nationale pour Bruno Lasnier, les salarié.es du MES s'apprêtent à relever de nouveaux défis professionnels ou personnels. L'Assemblée permanente organise un pot de départ en leur honneur, une belle occasion de célébrer leur engagement et leur travail au sein du mouvement et de les remercier de leurs excellentes contributions tout au long de leur parcours parmi nous.

Mardi 15 octobre 2024 de 9h30 à 17h

  • 9h30 à 11h00 : SÉMINAIRE ETAPE 2 : Construire collectivement le projet associatif 2025-2028
  • de 11h00 à 12h30 : Débat sur la coconstruction de l'action publique - Rencontre publique avec Laurent FRAISSE, Marie-Catherine HENRY, Jean-Louis LAVILLE autour de la présentation de l'ouvrage : "Les politiques locales de l'économie sociale et solidaire"(ed Eres ) et du projet de recherche-action ESCAPE

Quelles réponses des politiques publiques dans un contexte à risque (austérité, montée des extrêmes-droites…) et appelant à de profondes transitions culturelles, démocratiques, sociales, écologiques ? Combinant éclairages théoriques et témoignages d'acteurs, cet ouvrage, paru en juin 2024, dresse pour la première fois un bilan sur 20 ans de politiques locales de l'ESS et construit des scénarios prospectifs afin de mettre en débat la portée transformatrice de ces nouvelles formes d'action publique et de proposer des clés pour leur développement dans les territoires. Les trois auteur∙es sont aussi à la coordination d'une démarche de recherche-action participative qui mobilise différents réseaux associatifs et de l'ESS, dont le MES, ainsi que le RTES, pour analyser les ressorts et les leviers d'action pour mieux donner à voir et favoriser la coconstruction de l'action publique.

  • 14h à 16 h 00 : Séminaire étape 3 : Vers un plaidoyer en commun
  • 16h à 17 h 00 : Synthèse, conclusion et prochain petit pas

Inscription obligatoire ici

A bien noter : une participation de 50 euros par personne est demandée pour les deux repas, les moments conviviaux et l'organisation de ce séminaire merci de regler votre participation ici : https://www.helloasso.com/associations/mouvement-pour-l-economie-solidaire/evenements/participation-seminaire-mes-14-et-15-octobre-2024)

Merci de nous indiquer si cela vous est difficile afin que nous puissions trouver les modalités adaptées afin que cela ne soit pas un frein à votre participation

Pour le pot de départ organisée pour l'équipe salariée, soyons en réciprocité culinaire ! Apportez une spécialité de vos régions pour partager la diversité gourmande de nos territoires 

Enfin pour info, le MES organise le16 octobre 2024 de 9h30 à 16h une formation de meneur-se de jeu PFH à Solly/Dère, plus d'infos ici

Formation Meneur-se du Jeu PFH à Solly/Dère

Le MES vous donne rendez-vous le 16 octobre de 9h30 à 16h pour vous former et devenir meneur·se du jeu PFH à Solly/Dère.

Si aujourd'hui le besoin de coopérer devient une évidence pour de nombreuses personnes et de nombreuses organisations, mettre en acte des projets coopératifs appelle à prendre conscience de nos postures individuelles et des dynamiques collectives qui en résultent. Or, par notre histoire personnelle et collective, nous sommes conditionnés à développer notre individualité, à agir dans la concurrence et à reproduire des schémas sociaux. Pour coopérer, nous devons remettre en cause nos postures, souvent (re)créer les cadres de la confiance et de respect mutuel préalables à toute démarche coopérative et exercer notre humanité dans des contextes toujours changeants, mais souvent contraints.

Par ce jeu, nous avons essayé de recréer l'ambiance du projet collectif et citoyen, dont une part non négligeable se joue en réunion. Nous vous proposons, à travers différents personnages, des rôles qui tournent et des aléas qui apportent un peu de complexité (la réalité dépasse en général la fiction), d'expérimenter le fameux PFH, si possible en mode “précieux” !

Ce jeu vous intrigue et vous désirez en savoir plus ? Consulter notre article :https://www.le-mes.org/PFH-a-Solly-...
Ce jeu est guidé par un·e meneur·se du jeu, qui vous accompagne tout au long de ce parcours périlleux !!! Si vous êtes intéressé·es pour devenir meneur·se du jeu, le MES organise une formation de meneur.se du jeu le 16 octobre 2024 de 10h à 16h à la Maison des Réseaux artistiques et culturels 221 rue de Belleville - 75019 Paris.

Attention places limitées a 8 personnes, inscription ici

Vers un rapprochement MES, Collectif de la Transition Citoyenne & Pôle « Transition écologique » de ESS France ?

Le Mouvement pour l'Economie solidaire, membre du bureau de ESS France et du Collectif de la Transition Citoyenne propose de créer un rapprochement avec le Pôle « Transition écologique » de ESS France. Créons des liens entre une démarche portée par 34 mouvements issus de la société civile (+ 25 000 initiatives sur l'outil collaboratif Transiscope : https://transiscope.org/) et une démarche de structuration de filières (textile, réemploi…) et d'accompagnement dans la transition. Carteco (https://carteco-ess.org/map) destiné aux professionnels n'est-elle pas complémentaire de Transiscope, qui amplifie la participation citoyenne et les coopérations ?

Le Collectif de la Transition Citoyenne avec Transiscope révèlent de multiples initiatives innovantes, majoritairement issues de l'ESS, ancrées dans leurs territoires et portées par une société civile engagée. Elles s'articulent à des contextes économiques et institutionnels singuliers et nourrissent de multiples écosystèmes territoriaux (plaidoyer Pacte pour la Transition), et amplifient le mouvement de la transition (Fête des Possibles….).

Nous aurons le rôle de mieux faire connaître les programmes portés par ESS France et les CRESS, car ce sont des opportunités pour les acteurs (outils de sensibilisation, Prix de la transition écologique…)

Plus encore, dans un rapport bottom-up, le MES, le CTC et le Transiscope peuvent faciliter la remontée de plaidoyers thématiques auprès de ESS France (énergie, agriculture et alimentation, accès au foncier…), afin de peser de manière renforcée sur les cadres règlementaires nationaux et européens.

Notons que le plus bel exemple d'apport de ESS France est le rôle joué dès 2020 dans la création du Fonds réemploi solidaire (FRS) par la Loi AGEC en faveur de l'économie circulaire (décembre 2020), qui est reconnu comme une victoire de l'ESS, et dont l'objet est d'apporter un financement pérenne aux structures solidaires (Envie, ressourceries, etc..). C'est aujourd'hui 40 millions fléchés pour les structures qui sont représentées par l'Union pour le Réemploi solidaire. ESS France gère également le Fonds réemploi Textile, ce qui est une première pour une tête de réseau nationale, et opère également en tant que Dispositif Local d'Accompagnement en lien avec FNE.

© AP / Anne Moreaux - Benoît Hamon, président d'ESS France

Entre deux tours législatives 2024 : Communiqué de presse du Mouvement pour l'Economie Solidaire

Agir pour stopper l'extrême-droite et transformer la manière de "faire politique"

La dissolution de l'Assemblée nationale et les élections législatives anticipées du 30 juin ont créé autant de sidération dans un contexte anxiogène que de nouvelles formes de mobilisations politiques et citoyennes.

Le Mouvement pour l'Économie Solidaire appelle à voter contre le Rassemblement National et ses alliés et à se mobiliser pour faire barrage à l'extrême-droite. En particulier, nous demandons aux candidat.e.s pouvant empêcher l'élection d'un.e député.e d'extrême droite, de se retirer dans les circonscriptions comportant une triangulaire ou une quadrangulaire.

Pour le MES, réseau qui promeut une économie transformatrice et citoyenne, mouvement attaché à la défense des valeurs démocratiques et des institutions qui les protègent, cet appel est un impératif.

L'extrême droite se déploie là où l'Etat réduit les services publics générant des frustrations innombrables (éducation, santé, transports, emplois et activités) engendrant une rupture quasi irréconciliable, là où les personnes ne se sentent plus écoutées ni prises en compte. La dérégulation progressive du marché du travail et la désertion de l'Etat dans les territoires ont organisé une précarisation économique dont les citoyens et citoyennes ont été largement victimes.

L'extrême-droite ne doit pas parvenir aux marches du pouvoir au risque de voir s'enclencher un processus de réduction des libertés des personnes, de voir s'aggraver des inégalités sociales et économiques et croître les discriminations jusqu'à la probable négation des droits juridiques fondamentaux.

Le Mouvement pour l'Économie Solidaire choisira toujours avec détermination la garantie des droits humains, sociaux et culturels, l'inconditionnalité de la solidarité et la prise en compte des urgences sociales, climatiques et territoriales.

A l'Assemblée Nationale, comme au gouvernement, ni aujourd'hui, ni demain, nous ne devons céder un pouce à l'avancée de l'extrême droite dans sa conquête du pouvoir. Plus que jamais, ils nous appartient, par le développement de l'Économie Sociale et Solidaire et la transformation radicale des pratiques démocratiques, de sortir de l'économie néo libérale, de juguler la stigmatisation et le rejet de l'Autre. C'est par l'action de toutes et tous que nous pourrons stopper l'avancée de l'extrême droite.

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire appelle fortement les candidat.es à transformer la manière de "faire politique", non plus de manière directive et verticale mais en prenant acte des aspirations et des besoins économiques et sociaux des personnes, sans ostracisme ni discriminations.

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire encourage avec conviction la co-construction de politiques publiques ambitieuses pour l'Economie sociale et solidaire, la transition écologique et la solidarité, nourries par une démocratie vivante et ancrée, ainsi que par l'exercice d'une citoyenneté économique, garante d'une émancipation individuelle et collective.

Paris, le 4 juillet 2024

Communiqué de presse entre deux tours élections législatives 2024 - Mouvement pour l'économie solidaire

Législatives 2024 : Communiqué de presse du Mouvement pour l'Economie Solidaire

Ensemble, faisons reculer le vote d'extrême droite en votant et s'engageant pour un changement d'économie !

Quelle économie s'impose à la société épuisée, fragmentée, dans laquelle nous sommes toutes et tous contraint·e.s de vivre aujourd'hui ? Elle porte un nom : c'est l'économie productiviste, prônée par un système néolibéral qui honnit le rôle régulateur de l'État et de ses corps intermédiaires, creuse comme jamais les inégalités sociales et économiques, nie l'existence d'injustices de plus en plus flagrantes, et détruit l'environnement. Sa promotion a été opérée par deux formes faussement différentes de gouvernement qui ont fini par fusionner : la (non-)régulation économique par le marché (non libre, opaque et anthropophage) et l'économie administrée, sous la coupe de la première.

L'Économie solidaire voit et subit ces transformations. Cette autre économie inventée et déployée par et pour les habitant·e.s des villes et des campagnes est constituée en réseaux de solidarités locales et internationales. L'économie solidaire développe une économie de la convivialité, de la convention, du commun, une économie du soin où les prélèvements sur la nature sont mesurés et respectueux des équilibres écologiques. Cette économie se fonde sur l'éducation populaire, où s'organisent collectivement, par l'échange des savoirs et la combinaisons des ressources de chacun·e, les conditions d'une émancipation individuelle et collective. Cette économie est donc juste et pertinente, parce qu'à la mesure des hommes et des femmes qui la créent pour répondre aux besoins que personne ne peut diagnostiquer à leur place. Cette économie permet aux femmes, aux jeunes, mais aussi aux migrant·e.s, populations les plus économiquement humiliées, de reconstruire leur autonomie et conquérir leur dignité. Elle invente et réinvente des formes de propriété et d'usages équitables et solidaires de la terre et du foncier, mais aussi de l'eau, de l'argent, etc., envisagés comme des communs.
Elle est l'une des voies crédibles pour relever les deux défis planétaires du XXIème siècle : la lutte contre les inégalités sociales et le combat pour le rétablissement des équilibres écologiques mis à mal par 80 ans de productivisme. Elle s'élève naturellement contre toute forme de discrimination d'appartenance et particulièrement de racisme.

Les promoteurs de l'Économie Solidaire entendent, plus que jamais, prendre en main leur avenir économique, faire democratie économique et inviter le plus grand nombre à devenir toutes et tous, pleinement co-responsables, de la mise en oeuvre locale et globale des conditions de notre coexistence avec tout ce qui vit sur notre planète. Changer l'économie, telle est à coup sûr l'une des conditions sine qua non pour que les électeur·ices se détournent des fausses promesses de l'extrême-droite. Ces propositions démagogiques seront toujours attractives si nous ne créons pas les conditions collectives pour changer l'économie, avec des pouvoirs publics à la hauteur de ces défis communs.

Le Mouvement pour l'Economie solidaire est attentif à la dynamique politique impulsée par le Nouveau Front Populaire. Cependant, l'histoire nous enseigne qu'alternance n'est pas synonyme, loin s'en faut, d'alternative. C'est pourquoi la perspective d'un seul changement de majorité politique n' est que le premier pas pour que soit engagé un fort et durable changement d'économie.

Nous nous opposons résolument à la montée de l'extrême droite ! Nous voulons obtenir les conditions pour établir la démocratie économique, co-constuire des politiques publiques ambitieuses, favorables à la justice sociale, défendre et assurer la vigilance écologique, et le respect des droits fondamentaux civils, culturels, économiques et sociaux, piliers d'un monde habitable par tous les êtres vivants, ici et ailleurs.

Le Mouvement pour l'Économie Solidaire et l'ensemble de ses adhérent·es appellent à voter avec détermination pour la défense des libertés démocratiques et la garantie que soient respectées les valeurs fondamentales de la République que sont la liberté, l'égalité et la fraternité.

Paris, le 28 juin 2024

MOUVEMENT POUR L' ECONOMIE SOLIDAIRE
contact@le-mes.org

Les membres du Mes sont : Alice Coopératif Concept, APES Haut de France, ARDES Basse-Normandie, ArtExprim, B.A.BALEX, Le Mouvement des Régies, Cre-sol Centre, Fédération Artisans du Monde, La Route des Sel, MIRAMAP, MES Occitanie, OPALE Culture, Pôle d'Economie Solidaire 21, Mouvement Sol, UFISC, Habitat Participatif France et tous les adhérents individuels du Mouvement.

Communiqué MES élections législatives 2024

Retour sur le séminaire de convergence des réseaux de la transition à Villarceaux (21-23 mai 2024)

Le séminaire de convergence inter-réseaux qui s'est tenu à Villarceaux du 21 au 23 mai 2024, a réuni une soixantaine d'acteurs et actrices engagé·es dans la transition citoyenne, écologique et solidaire issu·es de 3 têtes de réseaux : Mouvement pour l'Economie Solidaire ; Collectif des Associations Citoyennes ; Collectif pour la Transition Citoyenne. Cet évènement qui s'est déroulé à la Bergerie de Villarceaux avec le soutien de la Fondation pour le Progrès Humain, a été une occasion unique pour les participant·es de discuter, d'échanger et de coopérer autour de thématiques clés : avenir et préoccupations des associations, projets communs, solidarité et mutualisation, gouvernances inter-connectées, soin et renforcement des organisations,...

Dans un contexte de crises écologiques, sociales et démocratiques, où les acteurs de la transition citoyenne souffrent d'un manque de visibilité, où les réseaux et mouvements qui les structurent ne sont pas ou peu soutenus par les pouvoirs publics, et où les fondations engagées dans le champs de la transition sont de plus en plus sollicitées, tisser les liens de l'interconnaissance pour coopérer et nous renforcer devient une nécessité.

Pour mémoire, les objectifs initiaux de ce séminaire étaient de :

  • Renforcer l'interconnaissance de ce que chacune de nos organisations porte pour accompagner la transition citoyenne.
  • Croiser notre compréhension des enjeux et construire un diagnostic et une éthique partagé·e
  • Coconstruire une dynamique de coopération inter-organisations pour un agenda commun en faveur d'une transition économique, écologique, culturelle, démocratique, sociale et solidaire, qui passe par la co-construction d'objectifs et d'actions partagé·es.

Premier bilan à chaud :
Les 3 jours ont été riches de rencontre et de découverte des organisations comme des personnes qui les représentaient. Une belle émulation a fait émerger de nombreuses nouvelles idées et permis de partager de nombreuses actions déjà entreprises par les un·es et ou les autres et remotivés chacun·e dans sa propre mission et pour coopérer. Certain·es (également nombreux·ses) ont aussi partagé leurs nombreuses difficultés actuelles pour clôturer sereinement 2023 et ou boucler les budgets prévisionnels 2024 (on peut évoquer en général les difficultés financières), maintenir et renforcer des gouvernances fortement sollicitées, prendre soin de toutes les forces vives engagées.
De nombreux ateliers ont permis de déposer ces situations plus ou moins faciles à appréhender, de partager des analyses et de réfléchir à des pistes communes de travail et mettre en acte la solidarité qui nous réunit.

Les ateliers et sujets abordés :

Plénière du mardi après midi :

Pour ouvrir notre cercle et faire connaissance, chaque organisation a pu partager 3 évènements, projets ou actions sur une ligne de temps commune (affichée au mur) dont :

  • un premier s'est déroulé avant 2024
  • un deuxième au cours de l'année (2024)
  • un troisième à partir de janvier 2025

Les derniers évènements (encore à venir et dont les dates étaient suffisamment précises) sont en cours d'intégration dans l'agenda partagé du CAC

Plénière du mercredi matin :

1. Résultats du questionnaire auquel les participants du séminaire ont répondu - Synthèse collective :

  • Les termes de "crise systémique", "crise démocratique" et "montée des inégalités" sont les plus employés pour qualifier la situation actuelle mondiale.
  • Les organisations aimeraient voir advenir une "bifurcation", une "transformation" et une "transition juste".
  • Les organisations sont en majorité "fortement préoccupées" par l'avenir en lien avec les risques ci-dessous :
  • Risques et menaces majeurs : libéralisation des services publics, criminalisation des mouvements sociaux, montée de l'extrême droite et restrictions des libertés associatives.
  • Les risques principaux pour les organisations : réduction des financements publics (conventions pluriannuelles d'objectifs), précarisation des modèles économiques, perte des subventions publiques
  • Les freins à la coopération identifiés : manque de moyens dédiés à la coopération, manque de culture de la coopération (culture de la compétition encore très prégnante)
  • Les leviers à la coopération : la rencontre, l'hospitalité, l'écoute, se former à la culture de la coopération, ralentir pour décider collectivement, se connaître soi-même
  • Plus de consensus sur les leviers donc apparente culture commune de la coopération.
  • 25% des structures présentes ont moins de 5 salarié·es, presque la moitié ont plus de 20 ans d'ancienneté, et les ¾ agissent à l'échelle nationale.

2. Restitution de l'enquête de "Danser l'orage - "Subsistance et communs" jeune association dévolues

  • Cette enquête explore la notion de délitement (et d'autres termes nommant les bouleversements actuels du monde), la perception qu'en ont les organisations et leurs éventuelles actions conséquentes. Cette enquête a fait apparaître un décalage important entre la perception des personnes physiques (ayant répondu au questionnaire) agissant dans les organisations et la perception officielle, nommée et travaillée collectivement dans lesdites organisations dans lesquelles ces personnes physiques s'inscrivent. En d'autres termes, les personnes physiques semblent toutes percevoir d'importants changements, bouleversements et dégradations du monde, qui ne sont pas ou peu nommés collectivement en interne et encore moins en externe.
  • Questionnements : Comment on nomme ce "délitement" ? Quel niveau d'anxiété ?
  • Mesurer à quel point les organisations sont impactées ? Est-ce qu'il y a des choses mises en place dans les organisations pour faire face aux transformations en cours ?
  • Ce qui ressort, c'est le terme de crise et crise systémique et mais aussi les termes de "transformation" et "transition"
  • "crise" implique une certaine vision du monde : comme si la situation du monde d'avant pouvait revenir ("à la normale" d'une certaine façon)
  • Plus la structure est importante en terme de taille, plus on observe un décalage entre la perception des personnes et des organisations (les termes utilisés pour qualifier la situation sont plus consensuels dans les grandes organisations).
  • Danser l'orage est ouvert à présenter ses résultats et faire des échanges/débats dans les organisations. Proposition d'une visio en juin pour une présentation et un débat
  • Une restitution est prévue en visio le 17 juin à 18h, le 19 juin à 17h et le 25 juin à 14h (pour y participer, il faut s'inscrire sur le sondage suivant : https://framadate.org/MGHJP3HjKLfcDejQ )

3. Restitution Etude CESE sur les financements associatifs

  • Présentée par Mickael Huet, délégué général du Mouvement Associatif depuis 4 mois.
  • Objectif : interpeller tous les partenaires sociaux et corps intermédiaires, MEDEF inclus sur la situation des associations, revaloriser le fait associatif et les principes non lucratifs que le mouvement associatif "estime (...) vraiment en danger"
  • 5 thématiques soumises au vote du CESE (retrouvez l'ensemble de la séance et toutes les contributions ICI)
    • 1/ Libertés associatives et libertés publiques
    • 2/ Augmentations budgétaires et nouveaux financements
    • 3/ Amélioration et sécurisation juridique de notre outil principal : la subvention
    • 4/ Mécénat et rescrit fiscal, subvention européennes et délais de paiements
    • 5/ Statistique : réflexion autour du crédit impôt recherche, voir l'appel à projet FDVA
  • A l'heure actuelle on constate une augmentation de 20% des asso en difficulté pour des raisons liées à l'inflation

    4. Retour du CTC sur la journée Pacte pour la Transition du 14 mars

    Compte-rendu de la journée : Voir ici
    Compte-rendus des ateliers de l'après-midi : Voir ici

Ateliers du mercredi :

  • Se projeter dans un projet de transformation commun
  • Comment faire un plaidoyer commun notamment pour contribuer à de nouvelles politiques publiques
  • Se renforcer collectivement
  • Agir sur nos vulnérabilités et violences subies
  • FDVA : répondre en commun à l'appel à projet Recherche participative
  • Réinventer nos luttes : passer de l'épuisement au soin.

Ateliers du jeudi :

  • Préparer une demande aux financeurs clarifiée et correspondant aux échanges
  • Travailler les prochains événements à organiser.
  • Les prochaines étapes pour continuer la dynamique de convergence
  • Rebond sur la journée Pacte pour la transition citoyenne du 14 mars : réflexion sur la démocratie permanente, mieux prendre en compte la parole citoyenne.

Plénière du jeudi matin :

1. Présentation de l'Opération Milliard par Bastien Sibille

  • Méthode financière = 3 étages
    • 1/ Fondation citoyenne (remettre la démocratie au centre de la question financière, capacité de montée à niveau), nous sommes aussi dans l'éducation populaire
    • 2/ Financements privés 300 Millions
    • 3/ Interpeller la puissance publique

2. Retours synthétiques des groupes de travail

  • Financer ce que nous sommes : nous sommes des liens plus que des biens
  • Changer l'économie pour changer la démocratie
  • Plan d'action à 6 objectifs
  • Sortir des AAP : nous avons besoin de subventions qui financent nos structures

3. Échanges avec des Fondations dont plusieurs ont contribué au séminaire durant les 3 jours : Fondation Terre solidaire, Fondation Crédit coopératif, Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès Humain et Fondation Européenne pour le climat.

Suites du séminaire et perspectives :

Les participant·es ont unanimement souhaité que la dynamique et les groupes de travail amorcés pendant ces 3 jours se poursuivent. La suite s'organise autour de 4 grands thèmes :

1. Mise en place d'outils communs pour faciliter le travail collectif, avec 4 GT :

  • GT "un canal de communication efficace"
  • GT "agenda commun partagé" :
  • GT "outil valorisation formations"
  • GT "soin"

2. Mise en place de méthodes de travail partagées entre nous

  • GT "cartographier nos liens et notre espace de travail"
  • GT "lien avec les autres espaces de travail proches et d'autres dynamiques collectives"
  • GT "répondre en se concertant à l'appel à projet FDVA 1bis
  • GT "FSSD"

3. Porter notre parole (plaidoyers, argumentaires)

  • GT "le pouvoir des mots (définitions et controverses fertiles)"
  • GT "démocratie continue, démocratie économique"
  • GT Tribune / Financement

4. Coordination globale de la dynamique de convergence

  • Copil ou Chapo "pilotage et facilitation du processus de convergences/congruences"
  • GT "pour construire la prochaine rencontre"

Si des personnes n'ayant pas participé au séminaire souhaitent s'inscrire dans la dynamique (à travers un groupe de travail), elles peuvent prendre contact avec le MES (contact@le-mes.org) en indiquant le ou les GT auxquels elles veulent contribuer, nous les mettrons en contact..

retrouvez les travaux menés pendant le séminaire sur le wiki : https://convergence2024.le-mes.org/?FacetteRessource

ou télécharger la synthèse :

À partir d’avant-hierLe Mes Le Mouvement pour l'Economie Solidaire

Pour une convergence des réseaux de la Transition citoyenne, écologique et Solidaire

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire en partenariat avec le Collectif pour la Transition Citoyenne et le Collectif des Associations Citoyennes, organise une rencontre de trois jours qui se tiendra à la Bergerie de Villarceaux du 21 au 23 mai 2024.

Dans un contexte de crises écologiques, sociales et démocratiques, où les acteurs de la transition citoyenne souffrent d'un manque de visibilité, où les réseaux et mouvement qui les structurent ne sont pas ou peu soutenu par les politiques publiques, et où les fondations engagées dans le champs de la transition sont de plus en plus sollicitées, tisser les liens de l'interconnaissance pour coopérer et nous renforcer devient une nécessité.

L'objectif de ce séminaire est de :

Renforcer l'interconnaissance de ce que chacune de nos organisations porte pour accompagner la transition citoyenne.

Croiser notre compréhension des enjeux et construire un diagnostic et une éthique partagé·e

Coconstruire une dynamique de coopération inter-organisations en faveur d'une transition économique, écologique, culturelle, démocratique, sociale et solidaire, qui passe par la co-construction d'objectifs et d'actions partagé·es.

Programme :

Mardi 21 mai 2024 : Qui sommes-nous ? Quels sont nos liens ?

MATIN : Accueil et introduction

  • 12h15 – 13h Accueil et plénière d'introduction (intention, programme et cadre de confiance)

13h – 14h30 Repas

APRES MIDI : Interconnaissance et mise en lien

  • 14h30 - 14h45 : petit jeu
  • 14h45 - 16h : lignes de temps partagées
  • 16h - 17h30 : Jeu Time's up, carte mentale, Grande histoire / Petite histoire...
  • 17h30 - 19h : Installation des stands et apéro

SOIREE

  • 19h – 21h Apéro et repas
  • 21h – 22h30 Soirée Jeux pas que sérieux !

Mercredi 22 mai 2024 : Nos outils, nos analyses, nos perspectives ?

MATIN : Partage et analyse

  • 9h – 9h30 Réveil nature
  • 9h30 - 10H30 : Plénière : restitutions (CESE, Danser l'orage, convergence Villarceaux)
  • 10h30 – 12h : Ateliers (thèmes en cours)
  • 12h - 12h30 : Restitution en plénière

12h30 – 14h Repas

APRES MIDI : Co construction, coopération, mutualisation

  • 14h30 - 14h45 : petit jeu
  • 14h15 - 17h : Ateliers en petits groupes (thèmes en cours)
  • 17h – 17h30 : Synthèse en plénière

SOIREE

  • 17H30 – 20h30 Pause apéro et repas
  • 20h30 – 22h30 Scène ouverte !

Jeudi 23 mai 2024 : Convergence, synthèse et rencontre

MATIN : Synthèse, priorisation, décision

  • 9h – 9h30 nature
  • 9h30 - 11h : Ateliers : Prochaines actions, Quelles relations financeurs-financés, Rebonds d'une convergence à l'autre...
  • 11h - 12h30 : Plénière :
    Rencontre avec des fondations progressistes : ECF (European Climate Foundation), FPH, FCCoop, FUMPT, Terres Solidaires, Opération Milliard...

12h30 – 13h45 Repas partagé et café

APRES MIDI : Bilan

  • 13h45 - 14h : Petit jeu
  • 14h – 14h45 Bilan et clôture
  • 15h – 14h45 Rangement et départ

L'ensemble des temps de travail alterneront plénières, petits groupes de travail et PAUSES !

Le nombre de place étant limitée, les inscriptions se font uniquement sur invitation pour information : contact@le-mes.org

Pour vos organisations logistique :

Le lieu de la rencontre : Au sein d'un ancien corps de ferme entièrement éco-réhabilité, la Bergerie de Villarceaux offre un cadre privilégié de détente et de réflexion sur le développement durable et la transition écologique pouvant accueillir rencontres professionnelles ou privées. L'écosite de Villarceaux s'inscrit dans l'action de la Fondation pour le Progrès de l'Homme.

La Bergerie de Villarceaux est située sur la commune de Chaussy 95710, à 1h30 en voiture de Paris et 30 minutes de Cergy-le-Haut (station RER la plus proche est accessible en RER A en 1h à 1h20 selon les gares parisiennes).

Nous avons mis en place des navettes au départ de la Gare de Chessy le haut :

  • le Mardi 21 mai 2024 départ Cergy-le-Haut à 10h30 (cf logistique) et 11h30
  • le Jeudi 23 mai 2024 départ de la Bergerie à 15h (arrivée au RER à 15h30/40) et 16h (arrivée au RER à 16h30/40)
Programme séminaire convergence à Villarceaux 2024

Claude nous a quitté, et c'est un ami que nous...

Claude nous a quitté, et c'est un ami que nous perdons ! Le Mouvement pour l'Economie Solidaire s'associe aux nombreux hommages qui lui sont rendus et apporte son soutien amical et chaleureux à sa famille et particulièrement à Marc Alphandéry. Marc a été militant de la première heure des AMAP et impliqué dans le Mouvement pour l'Economie Solidaire, bénévolement, puis durant quelques années comme salarié de notre réseau national. Claude a accompagné le MES France depuis ses origines. Avec lui, nous avons construit les États Généraux de l'ESS en 2011, puis participé à la fondation du Labo de l'ESS. Tout au long du chemin parcouru ensemble, Claude n'a cessé de nous montrer, dans la bienveillance, la résistance et la diplomatie, le chemin d'une transition écologique et sociale indispensable pour un futur désirable et soutenable. Il continuera d'inspirer nos actions et notre détermination pour qu' elle advienne.
Merci à Claude Alphandery d'avoir ouvert des chemins d'espérance, de résistance et de joie et d'avoir reconnu chaque jour de son existence ceci : les femmes et les hommes qui choisissent la solidarité et la justice sociale en prenant soin du vivant si fragile, fondent un avenir désirable pour les générations futures. Une force vitale plus qu'un devoir, une autre façon de créer la richesse !
Nous avons partagé les multiples chemins de l'économie solidaire, pour laquelle il avait une passion. Nous avons eu le goût avec lui, de la conversation engagée, celle qui ose les controverses et le dialogue et avons toujours reconnu ce compagnon, à l'écoute si aiguisée, à l'œil pétillant et à l'esprit vif et fraternel".
Toutes nos condoléances sincères à ses enfants et petits enfants, à sa famille et à ses proches.
L'Assemblée permanente du MES France
Josette Combes, Jean-Louis Laville, Bruno Lasnier, Patricia Coler, José Dhers, Berenice Dondeyne, Gerard Dechy , Luc Belval, Laurent Fraisse, Luc de Larminat, Annie Berger,
L'ensemble de l'équipe salariée, et des réseaux partenaires adhérents : APES Hauts de France, Mouvement pour l'Economie Solidaire Occitanie, Collectif des associations citoyennes AliceCoop, Ardes Associations e-graine, BaBalex, Artisans du Monde Mouvement SOL - Monnaies Locales Citoyennes Mouvement des AMAP - MIRAMAP Association Opale Pôle d'Economie Solidaire 21 UFISC Habitat Participatif France SelIdaire France credit photo : F A Bretagne

Transiscope en bande organisée à Marseille

Pour la neuvième rencontre du Transiscothon, le projet coopératif Transiscope.org vous donne RDV à Marseille les 29 et 30 Mars !

Un Transiscothon ! Ce sont des rencontres en présentiel qui ont été instaurées suite au confinement lié au COVID où le projet, comme beaucoup de projets associatifs, a eu du mal a retrouvé du souffle. Pour y répondre, il a été décidé que régulièrement le projet se retrouverait sur 2 jours en présentiel. Initialement pensé comme un temps de travail, il s'est progressivement transformé en un temps hybride, occasion d'expérimenter et d'aller à la rencontre des territoires, dans le but de nourrir le projet et faire vivre le troisième axe de notre stratégie « Faire Système » qui s'intitule : « Dynamiser et outiller les écosystème territoriaux ».

Pour sa neuvième édition, le Transiscothon se déroule à Marseille, une ville archipel, riche d'initiatives et de dynamiques collectives. Des luttes contre l'habitat indigne ou la gentrification, pour le droit à la ville, à l'accès aux services publics dans une ville qui reste l'une des plus inégalitaires en France. Des initiatives économiques citoyennes pour transformer le cadre de vie, autour des questions de mobilité, d'accès aux ressources naturelles ou de lutte contre la pollution. Des collectifs émergent, des lieux s'ouvrent, des terrains se cultivent, des espaces de mobilisation plus ou moins organisés, plus ou moins institutionnels ou autonomes se construisent.

Depuis longtemps, des collectifs tissent des liens et produisent des cartographies pour les faciliter, mais il reste encore du chemin pour diffuser une culture de la coopération et dépasser un système qui a trop joué sur les concurrences et la compétition.

C'est l'intention d'une première communauté de partenaires qui vous proposent de se retrouver à l'occasion de ce Transiscothon, pour en parler, partager ses expériences et outils, et consolider des liens entre nos quartiers, nos initiatives et nos savoirs, à partir de l'expérience du projet transiscope.org, comme un premier pas modeste mais utile.

Le Tour Alternatiba qui se terminera début octobre à Marseille peut être une occasion de se fixer un objectif commun : relier les enjeux sociaux et écologiques en démontrant que l'écologie populaire s'ancre dans des réalités marseillaises.

🎯 Objectifs plus concrets

  • Rendre visible les alternatives et des collectifs dans les quartiers populaires en lien avec les initiatives de transition
  • Questionner nos freins et nos leviers pour mieux coopérer. Quelle posture et quelles conditions à la rencontre ?

📆 Calendrier

  • La journée du vendredi sera dédiée aux acteur.ices des réseaux des transitions, des solidarités, autant de tisserands qui tentent de mieux se connaître pour initier ou consolider des alliances.
    Le soir nous nourrirons nos échanges grâce à la conférence de Laurent Marseault : "Pourquoi la stratégie du Colibris n'est plus suffisante ?"
  • Le samedi, nous accueillerons des collectifs de tous les quartiers de Marseille autour d'un forum ouvert sur les conditions de la coopération pour une transformation radicale de notre ville. Partant de nos racines et allant à la racine de nos difficultés, nous allons tenter de construire nos désaccords afin de les dépasser avec la présence de Patrick Viveret. Un atelier en marchant nous permettra aussi d'avancer ensemble, avec des regards sur nos quartiers singuliers.

👉️Inscrivez vous 👈️ pour qu'on puisse organiser le logement et diffusez l'info dans vos réseaux marseillais !

Journée Pacte pour la Transition "Quelle stratégie des mouvements de la société civile pour porter politiquement une société juste et écologique ?"

Le Collectif pour la transition citoyenne et ses partenaires du Pacte pour la Transition organise le jeudi 14 mars de 9h30 à 18h00 à l'Académie du Climat, 2 Pl. Baudoyer, 75004 Paris, une journée dédiée au plaidoyer en faveur de la Transition : Quelle stratégie des mouvements de la société civile pour porter politiquement une société juste et écologique ?

Au programme :

  • le matin : retours sur plusieurs expériences de plaidoyers et de projets pour une société juste et écologique portés ces dernières années (Pacte pour la Transition, Alternatives territoriales, Fréquence Commune, Primaire Populaire, Pacte Pourvoir de Vivre), suivis d'une discussion avec d'autres organisations et avec la salle sur les facteurs de réussite et d'échec de ces expériences
  • l'après-midi : ateliers pour imaginer et réfléchir à comment dépasser ces blocages en s'appuyant sur les facteurs de réussite : rapport au politique, inclusivité, démocratie permanente, positionnement face à l'extrême droite et à la criminalisation des militant·es, plaidoyer en réseau...

Inscription 👉️https://www.helloasso.com/associati...


On ne s'arrête plus !

La journée s'achèvera à partir de 18h30 par l' Apéro réseau de la transition !
📍 A la buvette de l'Académie du Climat, 2 Pl. Baudoyer, 75004 Paris
📋 inscription : https://framadate.org/4BWxHgkWE8hyOiNY

Ouvert aux personnes impliquées dans les organisations de la transition et les personnes qui souhaiteraient s'en rapprocher, hésitez pas à partager l'invitation !

A très bientôt !

CESE : QUELS MODÈLES DE FINANCEMENT DU MONDE ASSOCIATIF POUR CONSOLIDER SA PLACE ?

A l'occasion de son Bureau du 5 décembre 2023, le Conseil économique, social et environnemental, a confié à sa commission économie et finances la préparation d'un projet d'avis sur le modèle de Financement du monde associatif qui pourrait faire l'objet d'une présentation en séance plénière le mardi 28 mai 2023.

Le MES et la CAC à travers l'Observatoire Citoyen de la Marchandisation des Associations ont été auditionné par la commission et ont pu apporter leur contribution.

Face au constat alarmant que « [ …] depuis plus d'une décennie, le monde associatif traverse des difficultés liées en grande partie à une évolution des cadres qui régissent les rapports entre pouvoirs publics et associations, » le bureau du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adressé une saisine à sa commission économie et finances sur le modèle de financement du monde associatif.

Dans sa saisine le CESE déclare : « 20 millions de bénévoles animent plus de 1,5 million d'associations sur notre territoire » l'évolution à la baisse des financements des associations et les évolutions tant conjoncturelles que structurelles mettent en difficultés le monde associatif français : « Cette évolution est marquée notamment par la baisse des subventions et des financements dans la part des recettes associatives (-41% entre 2005 et 2017) et, pour compenser cette baisse, l'augmentation de ressources marchandes (+34,6%)2 notamment à travers des réponses à des appels d'offres. Ce faisant, les associations peuvent s'éloigner de leurs missions premières en accentuant des logiques concurrentielles et peuvent se détourner de leurs publics cibles, notamment les personnes les plus précaires ou les plus fragiles
Dans un contexte de stagnation des dons et du mécénat, l'augmentation de la part des recettes commerciales dans les recettes totales fait courir un risque de basculement des associations dans une fiscalité de droit commun. Un tel changement (déjà à l'œuvre dans les secteurs de l'aide à la personne, des EHPAD ou de la culture) pourrait aggraver le phénomène de fermetures d'associations, tendance amorcée depuis quelques années : entre 2011 et 2017, ce tissu multisectoriel porteur d'activités d'intérêt général a vu disparaître des associations employeuses8// qu'elles rencontrent, le CESE va analyser les différents modèles économiques associatifs et établir des préconisations afin de maintenir ces structures essentielles à la cohésion sociale.
»

Pour nourrir sa réflexion sur le sujet, le CESE a lancé du 23 janvier au14 février 2024 une grande consultation pour recueillir l'avis des responsables et trésoriers d'association, qui a recueilli plus de 6500 réponses, issue d'associations de petite ou grande taille, de tout le territoire et de différents secteurs. Les réponses sont à l'étude et constitueront une base à une journée délibérative organisée au CESE le 20 mars au cours de laquelle un panel de personnes ayant répondu au questionnaire et volontaires pourront débattre et échanger avec les rapporteurs Dominique Joseph (Groupe Santé & Citoyenneté) et Martin Bobel (Groupe des associations) au nom de la Commission Economie et finances. Partageant les expériences et idées des associations présentes, les rapporteurs vont ainsi pouvoir prolonger leur réflexion et enrichir leurs propositions.

Avec le même objectif, la Commission a également effectué la visite de la ressourcerie "La Petite Rockette" à Paris et eu des échanges avec 9 responsables associatifs issus de différents secteurs (social, sportif, environnemental, culturel…) et les membres du CESE à la mairie d'arrondissement du 11e. Découvrez le reportage vidéo de ce déplacement.

Par ailleurs la Commission a organisé une série d'auditions, qui ont donné lieu a des interviews vidéo que vous pouvez retrouver ici

Parmi ces auditions nous retiendrons l'interview de Maxime Baduel, Délégué ministériel à l'économie sociale et solidaire. Au-delà de définir son rôle et de présenter la feuille de route gouvernementale qui s'appuie sur trois briques :
• la consolidation de l'ESS à l'échelle territoriale, par le renforcement des services déconcentrés de l'État sur ces sujet, par le renforcement des CRESS
• le développement des modes d'entreprendre dans l'ESS, que ce soit coopératives, entreprises sociales, notamment via l'agrément ESUS ou la réflexion sur les modèles économiques et la pérennité économique des associations
• le volet du financement et de l'investissement, que ce soit par les banques publiques BPI et Banque des Territoires et plus largement le développement de la finance solidaire, l'accès à l'épargne citoyenne et aux fonds européens,

Maxime Baduel constate que « les associations sont en train de vivre la lame de fond de la crise sanitaire, de la crise économique, qu'elles vont avoir dans les prochains mois, années, des trésoreries qui vont être difficiles, qui vont fondre . », ajoutant : « Il est de notre devoir de réfléchir aussi au renforcement de leur fonds propres que ce soit par le développement de titres associatifs, comme cela a été fait, ou par d'autres instruments de financement, par une réflexion sur leurs charges , par exemple la taxe sur les salaires. Toutes les options, toutes les solutions sont sur la table et nous souhaitons discuter aussi bien avec le Mouvement associatif que l'ensemble des représentants du monde de associatif, pour trouver les bons leviers pour aider et être au soutien des associations »

Pour atteindre l'objectif d'un meilleur accès aux financement publics et privés des associations, Maxime Baduel nous propose trois axes d'actions qui permettent de soutenir les associations par du financement :

• Soutenir la générosité du public qui peut passer aussi par de l'épargne en fléchant l'épargne du Livret A et du livret développement durable solidaire vers les structures de l'ESS et notamment les structures associatives. En permettant l'application d'unité de compte solidaire dans les assurances vie tel que prévue par la loi pacte.
• Travailler sur les instruments existants. Les titres associatifs sont aujourd'hui dans une période d'inflation, de taux d'intérêt élevés et peuvent paraitre à coté des besoins, des ressources des structures associatives. Il faut que l'on puisse travailler ensemble à ces leviers
• Développer la finance solidaire qui est le poumon financier de l'économie sociale et solidaire, l'État souhaite déplafonner les fonds 90/10 pour permettre que jusqu'à 15 % de ces fonds soient dédiés à des actions de solidarités, aux structures de l'ESS, aussi bien que le développement des fonds ESUS et de tous les fonds d'investissement fléchés vers l'ESS.

Des propositions certes intéressantes mais qui s'appuient essentiellement sur la générosité des citoyens et ne prévoit aucun engagement de l'état .

Dans le cadre de l'audition de l'Observatoire de la Marchandisation des Associations, le MES et le CAC ont proposé un certain nombre de Préconisations :

1/Rappeler qu'il est aujourd'hui essentiel de défendre le modèle associatif français et sa définition première de la subvention dans un contexte de politique européenne qui pousse, via la vision de l'entrepreneuriat social et la notion de lucrativité limitée, vers un isomorphisme marchand au détriment de l'intérêt général.

2/ mettre en place une loi de programmation sur l'ESS, sans oublier les associations qui en constituent la majeure partie, donnerait un cap politique et budgétaire à cet écosystème à même de proposer des alternatives face aux grands enjeux de bifurcation écologique et sociale.

3/La nécessité de (re)donner du souffle à la notion de co-construction, de relation partenariale avec les collectivités territoriales, viendrait contrer un processus d'instrumentalisation des associations qui les cantonne à exécuter des politiques publiques décidées sans elles. L'histoire associative montre que les initiatives citoyennes sont souvent à la racine de nos institutions et dispositifs sociaux. Dans ce cadre, il est nécessaire d'encourager des espaces de diagnostic et de stratégie partagée au niveau territorial.

3/ Valoriser les expériences de partenariats avec des Conventions Pluriannuelles d'Objectifs longues (5 ans) entre association/collectivités locales, des exemples de ce type de relation existe déjà par exemple à Rennes ou à Nantes.

5/ Le besoin d'appui à la recherche associative non lucrative, coopérative : Créer des espaces de recherches-action (l'autre versant de la recherche, qui constitue un besoin social aussi légitime et ne coûte pas plus cher, tout en étant très complémentaire à la recherche fondamentale parce plus proche du terrain, plus concrète et plus dans les pratiques (métiers, partenariat, droit,...). Ces recherches se mènent et se mettent en lien sur le long terme, ce qui implique de travailler la sécurité du travail réalisé par les parties prenantes (notamment les gouvernances et les salariées). Ce besoin était très partiellement rempli par le "Fonjep recherche" qui vient de disparaître alors qu'il était essentiel.

6/ Quelques pistes et réflexions sur les financements
• - Rendre effective la redistribution des biens mal acquis à des associations, des fédérations comme l'autorise maintenant la loi. Désormais, en application de la loi du 8 avril 2021 améliorant l'efficacité de la justice de proximité et de la réponse pénale, les associations d'intérêt général, les associations et fondations reconnues d'utilité publique pourront bénéficier temporairement des biens mal-acquis ayant fait l'objet d'une décision de confiscation définitive par les tribunaux.
• Reconnaissance des réseaux et de leur financement : Un des points assez central dans le phénomène de marchandisation est l'insuffisante reconnaissance de réseaux et coordinations en tant que corps intermédiaires au sein de l'ESS et leur non financement. Ces espaces créés pour dialoguer avec les pouvoirs publics le font aujourd'hui quasi gratuitement !
• Souligner la question de la gestion d'une association et l'importance de pouvoir constituer des fonds propres. Proposition : dédier 10% à 20% de la subvention de fonctionnement ou de projet accordé à la constitution de fonds propres pour pouvoir assumer les obligations employeurs (fonds en cas de difficultés économiques et possibilité de garantir un cadre à une équipe salariée, réserves obligatoires pour les retraites etc.).
• Créer un fonds public mutualisé de trésorerie.
• Revenir sur la requalification fiscale des associations qui auraient quelques activités commerciales sur la base du principe de concurrence. Différencier d'une structure commerciale de ces structures associatives non lucrative définie par la gouvernance et le réinvestissement des excédents dans la structure (non partage des bénéfices).
• Enfin, la défense de l'association comme espace d'expression, de construction des colères, d'exercice et de construction des droits culturels, sociaux, politiques, économiques, de participation pleine à la vie de la cité, d'invention des alternatives pour la rendre plus démocratique, écologique et sociale passe par des financements pérennes et dans le temps long, consolidés par des instances de gestion démocratiques et citoyennes.

En attendant, le CESE nous donne rendez-vous le 28 mai à 14h30 à la séance plénière pour découvrir les préconisations et les propositions du CESE sur le financement des associations.

Retour sur la visite apprenante au Musée du Capitalisme belge à Namur le 9 février 2024

Une délégation française composée de Cécile Verschaeve ( en mission pour le MES pour le projet du musée en France) ; Pascale Roquet (militante à Attac Toulouse) ; Emmanuel Saillard (militant Attac 91) ; Marianne Langlet (coordinatrice de l'Observatoire Citoyen de la Marchandisation des Associations) et Isabelle Boyer (salariées du CAC) s'est rendu en Belgique pour rencontrer l'équipe du musée du Capitalisme Belge à l'occasion des 10 ans du musée belge.

A l'origine du projet :

Le Musée du capitalisme belge est né d'une initiative citoyenne mise sur pied en 2012 par une quinzaine de personnes bénévoles âgées de 24 à 31 ans. L'idée de créer un tel projet est venue, lors d'une visite au Musée du Communisme à Prague, du constat qu'il n'existait pas de “Musée du Capitalisme” dans le monde (à leur connaissance). Le Musée du Capitalisme est aujourd'hui une « Association sans but lucratif - ASBL » orientée autour d'un projet central : le Musée Nomade. Exposition itinérante et innovante sur notre système économique et culturel, le Musée Nomade propose un contenu accessible à un large public, à travers de nombreuses animations interactives.
Le Musée du capitalisme est avant tout une initiative citoyenne portée par une dizaine de personnes. Il emploie actuellement 3 salariés à mi-temps qui tournent tous les 2 ans. Il reçoit notamment une subvention de l'Etat.

Le MES, qui avait pu découvrir le musée itinérant du Capitalisme à deux reprises en Belgique, cherchait à savoir comment faire venir cette exposition en France. Le collectif belge à l'origine de cette exposition a décliné l'invitation en proposant plutôt de transmettre son expérience et ses savoirs pour impulser la création d'un musée en France.
Persuadé que le Musée Belge était une manière d'illustrer autrement le travail mené par l'Observatoire Citoyen de la Marchandisation des Associations, le MES a convaincu le CAC de le rejoindre dans ce projet et ensemble, ils ont alors découvert qu'il existait deux autres musées en Allemagne et aux Etats-Unis.

L'idée a germé d'une rencontre de tous ces musées lors de l'Université des mouvements sociaux et des solidarités (UEMSS) en août 2023 à Bobigny.

Après plusieurs temps d'échange entre les différents musées, le CAC et le MES, le déplacement d'une partie de l'expo belge a été organisé et un atelier d'une journée sur le projet d'un nouveau musée du capitalisme en France a été construit pour les UEMSS. Lors des UEMSS du 23 au 27 août, dix pour cent de l'exposition belge a pu être présentée aux participants de l'université d'été. Le 26 août, l'atelier « Vers un musée du Kapitalisme en France » a permis :

  • de rendre compte de l'histoire des trois musées,
  • de permettre une rencontre de l'IMOCA (l'union internationale des musées du capitalisme portée par les trois musées),
  • de consolider l'interconnaissance entre tous ces musées et les personnes des collectifs français intéressées par ce projet,
  • de faire des ateliers pour imaginer les premiers éléments, les premiers pas et les appuis d'un possible musée du capitalisme en France.

Vous pouvez retrouver :
l'article de restitution de l'atelier ici
une partie de cet atelier, en vidéo ici

Les avancées du Projet français depuis :

Suite à ce premier temps d'échange, en décembre 2023, le CAC a proposé un atelier lors de sa journée d'automne réunissant les réseaux partenaires proches, afin de présenter les 3 musées et d'ouvrir la réflexion sur ce projet. Ces rencontres ont également ouvert la dynamique à d'autres réseaux : le mouvement Colibris, Ingénieurs sans frontière, Transiscope, l'Ufisc, Acepp, Attac, Ritimo, E-graine, Framasoft…

Une page « musée du capitalisme » a été créée sur la « gare centrale » du CAC , elle regroupe à la fois la note d'intention, les premières explications, la rencontre à l'UEMSS (et les vidéos réalisées), puis les notes de l'atelier mené lors de la journée d'automne du CAC (déc 23).

A l'occasion de cette rencontre, dans le cadre de l'organisation des 10 ans du Musée du Capitalisme Belge, une exposition du Musée est organisée dans le lieu même de sa première édition, à Namur du 9 février au 28 mars 2024 dans les locaux de la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin, le Collectif des associations citoyennes (CAC) et notamment son Observatoire Citoyen de la Marchandisation des Associations, prends l'initiative de monter une visite apprenante pour visiter l'exposition du musée belge à Namur le 9 février, afin de s'approprier le travail des belges et de continuer le travail de préfiguration d'un projet de musée du capitalisme en France.

Déroulé et contenu de la visite :

La délégation française, composée de 5 personnes, a reçu un très bon accueil de l'équipe belge et a pu être hébergée pour la nuit du 8 au 9 chez l'une de ses représentants (salariée) à Bruxelles. Un moment d'échanges a pu avoir lieu le soir du 8 avec d'autres représentants de l'ASBL. L'équipe française est arrivée le matin du 8 à Namur et a pu donner un petit coup de main pour aider aux derniers préparatifs avant l'ouverture et la 1ère visite du musée à 17h.

La visite du musée se déroule en 6 étapes, présentées chacune dans un espace dédié :

-* Une étape introductive sur l'origine du projet et la raison d'être d'un tel musée. Ainsi que la dimension citoyenne et « non-experte » des médiateur.rices et des guides.

  • La salle « Origines » : cette première salle est consacrée aux origines du capitalisme. Elle propose une (des) définition(s) du capitalisme.
  • La salle « Espoirs » : on mange mieux, on prend plus soin de soi, on travaille moins, on a plus de temps pour les
    loisirs, on est libéré de lourdes tâches ménagères, on a la possibilité de se soigner... d'où un salon confort ! Même si
    l'on entend de plus en plus parler des limites du capitalisme, il est important de mettre en évidence que tout n'est pas blanc ou noir et qu'en Occident, le capitalisme a amené un certain confort de vie.
Salle espoir
  • La salle « Limites » : cette salle est présentée comme l'« envers de la médaille » de la salle précédente. Oui, le capitalisme a amené un certain confort de vie en occident mais il est actuellement porteur de menaces pour la vie sur terre. L'une des activités (photo ci-contre) propose de trouver l'année du jour du dépassement (aux environs de 1960, année où l'Humanité consommait seulement la moitié de la capacité régénératrice de la Terre). C'est là qu'est abordé la question du travail, du système bancaire, des inégalités, du « développement » Nord-Sud ou plus Sud-Nord …
  • Le SAS couloir de la surconsommation : cette salle constitue une transition entre la Salle Limites dans lequel le visiteur réalise tous les points négatifs du capitalisme et la Salle Alternatives, plus positive, sur les alternatives et les
    imaginaires à développer pour dépasser le modèle capitaliste dominant.
  • La salle « Alternatives » : elle ouvre un horizon (sur quelques) possibles, auquel le visiteur est invité à participer. Les définitions suspendues alentour sont là pour guider les visiteurs dans leur découverte ou leur exploration des alternatives proposées dans les différents domaines de la vie. Il existe des alternatives « dans le système », qui peuvent prendre place en son sein, pour en réformer certaines choses et des alternatives « hors-système », qui se pensent
    carrément hors du système capitaliste. Dans cette salle, un affichage des initiatives locales est présenté en fonction de l'endroit où se déploie l'exposition.

Parallèlement à l'exposition et ses visites guidées, une riche programmation dans la ville d'événements
par des associations partenaires (arpentage, vernissage, ateliers, conférences gesticulées…), à Namur
jusqu'à fin mars autour du Musée du Capitalisme.

Quelles suites pour le projet de création du Musée français :

L'idée est d'avancer dans le projet en construction en profitant d'événements ouverts du réseau CAC
et MES pour partager l'idée, la confronter aux personnes, militant.es et associations, permettre aux
un.es et aux autres de rejoindre le noyau de départ et d'amener sa pierre à l'édifice.

La première étape repérée :
6ème édition de Pop Mind du 13 au 15 mai à Rennes. https://www.pop-mind.eu/
POP MIND s'affirme depuis neuf ans comme un événement intersectoriel et fédérateur au-delà du secteur professionnel des arts et de la culture. Gratuit et ouvert à tou·tes, c'est un temps de rassemblement et de partage, C'est un temps d'échange, de décloisonnement, de recherche et de prospective. L'ambition de POP MIND est de creuser des problématiques culturelles, sociales, politiques et économiques sur lesquelles les structures, organisations, acteur.rices, chercheur.euses et partenaires publics ont à réfléchir et à partager, en articulant les dimensions territoriales, nationales et européennes voire internationales. Cette 6ème édition de POP MIND s'inscrit dans une dynamique du FAIRE, de la MISE EN MOUVEMENT EN COMMUN, de la capacité d'agir à différents endroits, du local au global.
A l'initiative du CAC et du MES, une proposition a été faite d'y animer un atelier sur le projet de musée du Capitalisme en France, Une réunion fin est prévu le 2 avril avec le double objectif de préparation du temps Popmind mais aussi
de discuter de notre organisation à venir et des potentielles prochaines phases d'avancée et de développement du musée.
Si vous souhaitez participer a la construction de ce projet n'hesitez pas a nous rejoindre en vous inscrivant framadate ICI
….

À VOUS DE JOUER ! Le jeu de rôle PFH à Solly/Dère vient à Paris le 11 et 12 mars 2024

Le MES vous donne rendez-vous le 11 mars de 17h à 20h pour tester le jeu de rôle PFH à Solly/Dère et incarner différents personnages, et le 12 mars de 9h à 18h pour vous former et devenir meneur·se du jeu.
La session jeu et la formation auront lieu à la Fondation Charles Léopold Mayer, pour le Progrès de l'homme, 38 rue Saint-Sabin, 75011 Paris.

PFH à Solly/Dère est le prolongement des recherches actions réalisées par le MES sur l'animation de dynamiques de coopération territoriale et des enjeux de la gouvernance collective. Si aujourd'hui le besoin de coopérer devient une évidence pour de nombreuses personnes et de nombreuses organisations, mettre en acte des projets coopératifs appelle à prendre conscience de nos postures individuelles et des dynamiques collectives qui en résultent. Or, par notre histoire personnelle et collective, nous sommes conditionnés à développer notre individualité, à agir dans la concurrence et à reproduire des schémas sociaux. Pour coopérer, nous devons remettre en cause nos postures, souvent (re)créer les cadres de la confiance et de respect mutuel préalables à toute démarche coopérative et exercer notre humanité dans des contextes toujours changeants, mais souvent contraints.

Par ce jeu, nous avons essayé de recréer l'ambiance du projet collectif et citoyen, dont une part non négligeable se joue en réunion. Nous vous proposons, à travers différents personnages, des rôles qui tournent et des aléas qui apportent un peu de complexité (la réalité dépasse en général la fiction), d'expérimenter le fameux PFH, si possible en mode “précieux” !

Ce jeu est guidé par un·e meneur·se du jeu, qui vous accompagne tout au long de ce parcours périlleux !!!

Ce jeu vous intrigue et vous désirez en savoir plus ? Consulter notre article : https://www.le-mes.org/PFH-a-Solly-...

Si vous êtes intéressé·es par ce jeu, les prochaines dates à retenir sont :
🗓️11 mars | session test du jeu
🗓️12 mars | formation pour devenir meneur·se du jeu
📍Fondation Charles Léopold Mayer, pour le Progrès de l'homme, 38 rue Saint-Sabin, 75011 Paris.

À VOUS DE JOUER ! Le jeu de rôle PFH à Solly/Dère vient à Paris le 11 et 12 mars 2024

Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 7 mars et doivent s'effectuer par le formulaire ci-dessous !

Formation Gouvernances Collectives : nouvelle date à Paris | 11 et 12 juin 2024

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire vous propose une nouvelle session de formation sur les gouvernances collectives les 11 et 12 juin 2024 à Paris, suivie d'une journée dédiée à la communauté apprenante le 13 juin.

Vous participez à une organisation de l'économie sociale et solidaire (ESS) désireuse d'améliorer ses pratiques de gouvernance, pour qu'elle soit plus partagée et plus collective ?
Cette formation organisée en partenariat MES France, MES Occitanie et la SCIC Savoir devenir, vous en donne à la fois une vision globale et une approche pratique et concrète pour vous accompagner dans cette mutation.

Nous y abordons à la fois les enjeux, les valeurs qui encadrent ce type de gouvernance, les principes, les méthodes et les outils que ce type d'organisation nécessite pour mettre en acte la coopération et l'intelligence collective, mais aussi les questions de posture individuelle et de culture collective que cette démarche induit.

Cette formation s'adresse aux dirigeant·es, salarié·es, bénévoles, accompagnatrice·eurs de projets relevant de l'économie solidaire et de la transition écologique, c'est-à-dire des acteur·ices qui :

  • s'organisent pour améliorer et maintenir leur qualité de vie et de travail
  • co-construisent des initiatives alternatives aux fonctionnements économiques dominants (prédateurs et inconscients des besoins d'autrui)
  • sont intéressé·es par les problématiques de gouvernance collective et partagée comme levier de résilience des communautés humaines.

Objectifs d'apprentissage :

A l'issue de la formation, le stagiaire sera en capacité de :

  • REPÉRER les facteurs individuels et collectifs relatifs à la gouvernance collective en acquérant des bases théoriques et pratiques d'animation de collectif·s de gouvernance
  • ACCOMPAGNER les personnes à PRENDRE SOIN d'elles-mêmes et des dynamiques collectives pour favoriser la montée en confiance et des relations humaines authentiques dans le respect des besoins et des limites de chacun·e
  • CONCEVOIR des modèles de gouvernances collectives instaurant des processus de régulation qui favorisent agilité décisionnelle et consolidation des moyens d'intervention en cohérence avec la finalité sociétale de l'organisation

Vous souhaitez en savoir plus sur le contenu de cette formation ? Consultez notre article : https://www.le-mes.org/Formation-Go...

Modalités de la formation :

Nombre de stagiaires : 20 personnes maximum

Tarif et prise en charge : 1 000 € pour les 2 jours. Si vous n'avez pas de prise en charge au titre de la formation professionnelle, contactez-nous directement. Nous souhaitons que les contraintes financières ne soient pas un obstacle.

🗓️ 11 & 12 juin 2024 | Formation sur 2 jours
🗓️ 13 juin 2024 | Journée Communauté apprenante
📍Paris

Pour découvrir la plaquette de présentation de cette formation c'est ici !

Plaquette d'information | Formation Gouvernances Collectives

Le Milliard : à la recherche d'une articulation entre une démarche de mobilisation citoyenne et les réseaux institués de l'ESS.

A l'initiative de Bastien Sibille (Président de l'Association Les Licoornes, espace de regroupement de coopératives agissant pour une Transition écologique et solidaire, dont notamment Mobicoop et Enercoop dans lesquels Bastien Sibille est respectivement Président et Administrateur ) un appel pour obtenir un milliard d'euros pour faire avancer la transformation écologique et sociale de notre économie a été lancé au Printemps 2023.

A l'origine de cet appel une réflexion économique et politique :

Selon Bastien à l'origine de cet appel, on trouve son constat qu'il y a un problème de financement d'une transition juste transformatrice des territoires en France. Car si des outils de financement existent, ils nous mènent dans l'impasse, en ne finançant pas les bons projets, ni les bonnes entreprises. Selon lui, depuis 10 ans, les financements dédiés à la transition sont principalement captés par un entreprenariat social pour développer des entreprises capitalistiques et non les organisations de personnes, hors il ne peut y avoir de réel transition que si l'on sort de la seule recherche de profit.

Ce problème de financement est donc fortement lié a un problème politique du en partie à l'évolution du secteur de l'ESS, incapable de rester clair sur son périmètre de lucrativité nul ou limité et à la menace que le secteur capitalistique s'affirmant dans le champs de l'entreprise à mission récupère les actions portées par les acteurs de l'ESS.

Un appel qui mobilise un mouvement citoyen autour d'un plan d'action :

Dans cet appel, Bastien Sibille appelait donc les entrepreneur.neuses, dirigeant·es et des militant·es de la transition écologique juste agissant sur tous les territoires pour une transformation en actes de l'économie et de la société à travers des innovations sociales et écologiques, dans et hors des marchés économiques à se constituer en collectif pour devenir une force en capacité de lever 1 Milliard pour faire avancer la transformation écologique et sociale de notre économie.

Quelques semaines plus tard, le jeudi 6 juillet, près d'un millier de personnes avaient rejoint l'appel et se retrouvait aux Bernardins à Paris pour s'organiser et construire la suite, il en sortait quelques semaines plus tard un plan d'action construit autour de 3 axes : se relier, se renforcer et s'étendre.
L'objectif est de lever 1 milliard pour soutenir les actions en faveur de la transition dans les territoires à partir d'une stratégie en trois temps :
• la constitution d'un fond citoyen grâce à la finance participative solidaire
• un dialogue avec les acteurs financiers d'un secteur de l'ESS ( Maif, Credit cooperatif, crédit mutuel… qui constituent déjà des fond en faveur de la transition qui pourrait abonder au fond citoyens
• la négociation à l'horizon 2027 avec la Banque des territoires et l'État pour un apport complémentaire de l'État

Dans le cadre de son plan d'action, le collectif a besoin :

• de soutien pour faire et renforcer le mouvement
• de construire un récit commun
• de s'articuler avec les réseaux existant pour qu'ils s'approprient et soutiennent la démarche
• de repérer des lieux de confiance dans les territoires pour permettre aux acteurs locaux du mouvement de se réunir et de préparer les relais locaux d'investissement

Aujourd'hui le mouvement continue d'avancer et se cherche un nom et souhaite le faire collectivement et démocratiquement à travers un appel à idées, vous trouverez sur la boîte à idées qui suit le cahier des charges du nom, un rappel de ce que nous sommes et un lien vers le plan d'action. Lien vers la boîte à idées : https://lnkd.in/eFNu5sWa
Si vous êtes intérressé par la démarche, celles et ceux qui n'ont pas encore rejoint la démarche peuvent le faire ici : https://lnkd.in/eyMfiy6P

Vers une articulation avec les réseaux structurés :

Le MES qui a suivi la démarche depuis le début a invité Bastien Sibille à rencontrer notre mouvement. Une première rencontre a été organisé à l'occasion de notre dernière AG en septembre (cf. https://www.le-mes.org/Retour-sur-le-Conference-debat-L-economie-solidaire-un-mouvement-politique.html). Puis, nous avons également favorisé une rencontre avec Bastien lors du dernier Copil du collectif pour la Transition Citoyenne et nous invitons nos réseaux à organiser également des rencontres, ainsi Bastien participera à la journée d'automne du CAC à Paris le 20 décembre 2023.

Si nous sommes convaincu par l'objectif, il reste pour nous à comprendre et à mettre en pratique l'articulation avec notre mouvement. Comment croiser cette dynamique innovante qui rencontre déjà l'adhésion de plus d'un millier de personnes et les initiatives que portent notre mouvement à travers ses réseaux ? Un sacré chalenge qui peut booster les transformations des territoires que nous espérons. Nous ne tarderons pas à vous informer des suites de cette dynamique.

Formation Gouvernances Collectives : vers un référentiel

Le MES France a créé avec ses adhérent·es une formation-action sur le thème des gouvernances collectives. Les 5 premières sessions ont réuni des profils très divers qui toutes avaient un désir fort et ou une implication dans un projet collectif, ou encore un engagement dans des actions de changements sociétaux. La prochaine session se déroulera à Paris, le 11 et 12 juin 2024.

Le MES France a créé avec ses adhérent·es (MES Occitanie, MIRAMAP, UFISC, PES 21, APES-HdF et Collectif des Associations Citoyennes) une formation-action sur le thème des gouvernances collectives. Les 5 premières sessions ont réuni des profils très divers (salarié·es et bénévoles actifs et ou administrateur·ices, porteur·ses de projets, personnes en reconversion / bifurcation) qui toutes avaient un désir fort et ou une implication dans un projet collectif, ou encore un engagement dans des actions de changements sociétaux. Leurs contributions, pétries de leurs expériences plus ou moins longues de gouvernances plus ou moins collectives, ont permis de co-construire un module de formation de base et le début d'un référentiel, qui allie création de ressources et pratique d'outils.

Si vous souhaitez améliorer vos pratiques en matière de gouvernance collective, inscrivez-vous à la prochaine session du module de base qui aura lieu le 11 et 12 juin 2024 : https://www.le-mes.org/Formation-Go...

Nous y travaillons l'articulation du JE au NOUS
, tant cette pratique de mener un projet à plusieurs met à l'épreuve nos modèles de communication, où nous espérons toujours être plus créatifs et plus agiles face au changement tout en restant performants, productifs, mobilisés et pertinents... Peut-on vraiment être tout cela à la fois ? Dans le respect de chacun·e ? Peut-on choisir sans renoncer à l'intégrité du groupe ?

En travaillant ensemble, nos systèmes réactionnels (nos émotions) sont fortement sollicités
, puisque ce sont nos outils principaux de communication avec les autres. Charge à chacun·e alors, d'apprendre à se connaître soi-même, avec indulgence et bienveillance, pour se donner les moyens d'observer, de comprendre, voire d'infléchir ses propres réactions pour fonctionner ensemble. Plus facile à dire qu'à faire… Nous vivons généralement ces processus de manière inconsciente parce qu'il est difficile d'agir avec plusieurs niveaux de conscience : faire avec l'extérieur (les autres et notre environnement) et simultanément s'observer intérieurement avec patience et nuance.

Le plus souvent, nous avons appris, dans nos processus de sociabilisation (à l'école, en famille, dans le réseau amical et ou en situation de travail…) à expédier nos états d'âmes en nous concentrant sur le résultat.
Quand nos émotions nous donnent de l'énergie (toutes les nuances de la joie et dans une moindre mesure certaines dimensions de la colère : se sentir courageux·se, enthousiaste, détendu·e, confiant·e, excité·e, indigné·e, énervé·e, agité·e…), nous en profitons sans vergogne et sans nous en apercevoir. Et souvent, nous partageons cette énergie avec générosité. Ce sont bien ces émotions individuelles qui façonnent et alimentent les dynamiques de groupe, y compris dans nos organisations.
En revanche, quand nos émotions nous freinent : les différentes facettes de la peur, de la tristesse et certaines de la colère (anéanti.e, crevé.e, découragé.e, désorienté.e, confus.e, déstabilisé.e, méfiant.e, paniqué.e, …), nous avons souvent honte de nous, sans même nous en rendre compte et ne sommes plus disponibles au collectif et aux relations qu'il nous procure. Plombé.e, nous n'avons plus d'énergie, nous nous sentons inefficaces et cherchons désespérément des solutions, ou à comprendre ce qui nous arrive et là, souvent, face à la difficulté de s'observer avec bienveillance, surtout lorsqu'on à dépassé le stade de l'ouverture, nous nous effaçons ou créons des complications. Comme dit Sartre : « L'enfer, c'est les autres ». Là, c'est souvent l'effet de miroir qui nous fait réagir, le plus souvent tout à fait inconsciemment : il suffit que notre interlocuteur apparaisse, par un comportement ou un trait de caractère, à l'endroit où nous n'aimons pas nous voir pour que cela réactive chez nous quelques chose de douloureux. Et alors, sans nous rendre compte que c'est cet effet de miroir qui nous irrite souvent plus que le comportement lui-même, nous déchargeons notre énergie négative en lui plaquant la responsabilité de notre énervement (que nous passions à l'acte ou pas).
Ainsi, les effets de miroir, propices au travail sur soi quand on les observe, sont aussi des pièges relationnels, qui nous permettent souvent de nous dédouaner d'aller regarder du côté de nos biais cognitifs, nos vieilles blessures, nos marges de progrès, nos conflits intérieurs qui sont souvent réactivés par les conflits que nous vivons dans les collectifs…
Le conflit intérieur est aussi un grand impenser de notre société qui reconnaît plus facilement les comportements rationnels que ceux qui font apparaître des zones d'incertitudes ou des symptômes de dysfonctionnements. Qu'est-ce qu'un conflit intérieur ? Une tension entre quoi et quoi ? Entre qui et qui ? Sommes-nous plusieurs à l'intérieur d'un même individu ? La plupart des courants de penser, de psychologie et de spiritualité, reconnaissent en effet que nous avons plusieurs parts qui cohabitent à l'intérieur de nous-mêmes et qu'elles peuvent entrer en conflit. Par exemple, comme La Fontaine le montre si bien dans La Cigale et la fourmi, nous sommes souvent confrontés aux tensions entre la part de nous qui VEUT FAIRE quelque chose (l'envie, le désir, l'élan dans l'instant présent…) et celle qui nous dit ce que nous DEVONS FAIRE (pour assurer notre avenir, notre intégration sociale, nos projets). Un autre éclairage de nos relations est alors d'observer nos désordres intérieurs.

Nombre d'entre nous en sont de plus en plus conscients : apprendre à se connaître est nécessaire à la coopération. Prendre soin de soi et des autres ne sont pas 2 approches contradictoires bien au contraire, elles sont complémentaires et souvent indissociables. Cela peut sembler contre intuitif dans notre culture rhétorique de réflexion binaire, mais il semble qu'apprendre à respecter les autres passe par apprendre à se respecter soi-même.
Ces quelques lignes de conduites peuvent paraître évidentes mais se heurtent bien souvent à un manque de conscience et de pratique en conscience. Notre culte du résultat, de la performance, et de la compétition, en cultivant des moteurs à explosion comme l'orgueil, la comparaison, l'auto-évaluation, le dépassement de soi (...), mettent à mal le droit à l'échec et le fonctionnement humain d'apprentissage par petits pas et essais-erreurs. Il n'y a qu'à regarder un petit d'homme apprendre à marcher et à parler pour s'en convaincre.
En effet, la confiance en soi et en l'autre, nécessaire à la coopération est souvent détournée, abîmée par nos réactions de défenses, nos stratégies d'anticipation et de contrôle, les injonctions et jugements incessants qui les accompagnent (« Attention, ça va mal se passer ! » « Y'a qu'à… Faut qu'on… », « tu devrais... »). Au risque parfois de céder à l'évitement « cela ne m'intéresse pas », voire aux découragement, « Ah ben voila, c'est raté maintenant ! », « ce n'est plus la peine » qui protègent en quelque sorte notre intégrité et nous évite des risques cognitifs plus ou moins puissants, comme l'irritabilité, l'anxiété, l'insomnie, le burn-out...

Malgré toutes ces failles et impensés dans notre culture collective, nous construisons partout des méthodes et outils de fonctionnements pour coopérer et faire ensemble. Cette formation action souhaite créer un espace de collecte, de synthèse et si possible de réflexion pour prendre du recul ensemble sur nos gouvernances collectives.

Alors, sans prétention de résultat miraculeux, cette formation sur les gouvernances collectives poursuit un double objectif :

Sensibiliser les participant·es au principe selon lequel contribuer à des gouvernances collectives passe par observer et travailler sa gouvernance intérieure :

  • Tête/penser, cœur/émotions ; corps/action,
  • Reconnaître son enfant intérieur, mais aussi ses « parents intérieurs » et leur permettre de grandir
  • S'observer avec bienveillance et s'exercer en pratique à réagir de différentes manières

Mettre à plat les pratiques de gouvernances collectives dans nos organisations et s'appuyer sur ces faits pour coconstruire un référentiel commun de gouvernance collective :

  • Coconstruire un référentiel avec les pratiques de nos organisations
  • Vivre une situation de gouvernance collective : en participant à une communauté ayant un objectif commun qui compte, les participant·es pratiquent différents outils de gouvernance
  • Au fil des sessions, les participant·es des différentes "promo" peuvent s'ils ou elles le souhaitent intégrer la communauté du référentiel qui travaille à sa propre inclusivité
  • Tou·tes ensemble, nous échafaudons progressivement un référentiel partagé.

Pour cela, la formation est l'occasion de créer un espace sécurisant, le plus souvent détendu, concret et créatif, pour échanger sur nos pratiques, s'accompagner les un·es et les autres sur ce chemin escarpé du changement de soi et de notre environnement, et co-construire des outils pour se redonner collectivement du pouvoir d'agir.
La communauté apprenante est ouverte et voudrait se réunir 2 fois par an. A chaque session, nous prenons soin le premier jour, d'accueillir les nouveaux membres, de prendre le temps de l'interconnaissance, de leur présenter et faire vivre nos modes de fonctionnement et de leur présenter le chemin parcouru. Les 2 jours suivants, nous enrichissons les différentes dimensions du futur référentiel par les pratiques des nouvelles recrues, et pratiquons par le chemin de décision que nous expérimentons, des modalités de gouvernance. Une place est faite à la possibilité de faire évoluer les règles et les éléments préalablement établis.

Si cet état d'esprit et ces pistes de travail vous parlent , vous pouvez encore vous inscrire à la prochaine session et ou sur la liste des personnes intéressées, pour que nous puissions vous contacter pour fixer les dates de la prochaine session.

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Le Mes Le Mouvement pour l'Economie Solidaire a été mis à jour. ❌