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Le « yoga de la Femme » : yoga de la flemme ? 

18 janvier 2026 à 08:00

Camille est professeure de français depuis 2014, titulaire d’un master 2 en Littératures comparées et du Capes (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré). Elle est la co-fondatrice avec Miguel de Yogena, la chaîne éducative du yoga sur Instagram depuis 2023 et des « Cahiers de Yogena » sur Substack depuis 2025 qui proposent un regard critique et documenté sur l’histoire, la philosophie et l’actualité du yoga. Cet article est tiré de son travail publié dans les Cahiers de Yogena en octobre 2025 : « Ciel! Ma féminité! Comment le yoga de la Femme s’inscrit-il dans une longue tradition sexiste?»

« Poser la Femme, c’est poser l’Autre absolu, sans réciprocité, refusant  contre l’expérience qu’elle soit un sujet, un semblable. » Simone de Beauvoir, Le Deuxième sexe, 1949

C’est à la fin du printemps, au cours de mes recherches sur l’association des chakras aux glandes endocrines que je suis tombée sur le « yoga de la Femme » sur Instagram. Quelle n’a pas été ma stupeur en apprenant que j’étais déjà, à seulement 36 ans, une vieille peau morte, déséquilibrée et esclave de mes fluctuations  hormonales et de mon utérus ! Moi qui croyais que le débat sur l’hystérie était  clos, je n’étais pas au bout de mes peines! 

Né en 2015, le “yoga de la femme”  est  selon sa fondatrice française Tatiana Elle, une “version moderne” du yoga des hormones, lui même mis au point au début des années 1990 par la professeure de yoga brésilienne Dinah Rodriguez selon une méthode dite “naturelle” visant notamment à soulager les déséquilibres hormonaux. En apparence inoffensif au commun des mortel.le.s, le yoga de la  Femme défend en réalité une certaine vision du monde (et cela vaut pour l’ensemble des discours autour du « féminin sacré »).

Dans cet article je souhaiterais vous montrer comment la grammaire et le lexique employés, que ce soit dans les posts Instagram (@yogadelafemme_official) ou sur les sites internet de sa fondatrice Tatiana Elle et de ses aficionada, sont porteurs d’une idéologie de droitardé.e.s. Bref, en quoi le yoga de la Femme est, sous son vernis de bienveillance savamment marketée, une pratique essentialisante qui s’inscrit dans une longue tradition sexiste. 

D’abord j’analyserai la récurrence du préfixe re/ré/r- dans les verbes à  l’infinitif qui jalonnent le discours du yoga de la Femme comme un déclin, une perte, et un retour à un état originel fantasmé. Ensuite j’interrogerai la valeur injonctive implicite de ces infinitifs,  qui transforme des propositions bienveillantes en commandements. Puis je m’attarderai sur le lexique mobilisé qui, loin de participer à un discours émancipateur, minore celle qu’il prétend célébrer.  Enfin, j’examinerai la métaphore du bassin comme « bol sacré »,  essentialisation ultime ramenant « la Femme » à sa fonction reproductive et maternelle. 

Une grammaire pas si anodine 

« Il faut, de toute façon, que les femmes se sentent en échec. Quoi qu’elles  entreprennent, on doit pouvoir démontrer qu’elles s’y sont mal prises », Virginie Despentes, King Kong Théorie, 2006. 

Sur le compte Instagram officiel du yoga de la Femme (la marque est déposée depuis 2018 ndlr) comme sur son site internet faisant la promotion de formations et de cours, les verbes à l’infinitif  commençant par le préfixe “re/ré/r-” abondent. On peut y lire qu’il faut « se  reconnecter à sa féminité », « retrouver sa libido », « veiller le désir sexuel  », «reconnecter (les femmes) à leur lumière », « réactiver son féminin sacré  », « redonner son éclat au teint », « raviver sa lumière », ou encore «  rebooster son charme ». 

Dans ces exemples, le préfixe re/ré/r- ajoute aux verbes de base « une  précision aspectuelle ». En d’autres termes, il indique, non pas que l’action se répète, mais qu’elle revient à un état antérieur supposément en déclin voire complètement perdu. Parallèlement, en disant « retrouver », « réactiver », «  réveiller », on pose ce déclin et cette perte comme quelque chose de préalablement vrai. On rend évident le fait qu’on ait besoin d’un rétablissement, d’une restauration. Il est intéressant de noter que l’usage de ces verbes produit implicitement tout un discours narratif. C’est raconter qu’il  y aurait eu en chaque femme un état initial de plénitude qu’un événement perturbateur aurait fait décliner ou perdre, et que le yoga de la Femme serait  en mesure de restaurer. 

Ce récit pose une question cruciale. Quel est donc cet état de plénitude que les femmes doivent retrouver ? L’analyse des compléments d’objet de ces verbes est à la fois révélatrice et effrayante : la féminité, le désir sexuel, la  libido, la lumière, l’éclat du teint, ou encore le charme, autant d’éléments centrés sur l’apparence, le corps et la sexualité. Cela nous amène à une autre question : tout cela pour qui ? Pour qui ce désir doit-il être réveillé ? Pour qui le charme doit-il être reboosté ? On devine aisément la logique de séduction  hétéronormée, où apparence, corps et sexualité sont définis par le male gaze

L’usage du préfixe re/ré/r- associé à ce type de récit narratif n’est pas  innocent : on trouve ces procédés dans les « discours déclinistes » de la  droite et de l’extrême droite. Citons pêle-mêle le « réarmement  démographique » d’Emmanuel Macron, le « redressement de la France » par  Bayrou, les partis « Renaissance » et le « Rassemblement national ». 

Dans notre cas d’étude du yoga de la Femme, la  grammaire est porteuse d’une idéologie conservatrice. Elle véhicule une vision du monde sur ce qu’est être une femme, et je dirais même, sur ce  que doit être une femme. 

De l’art de donner des ordres 

Poursuivons cette idée de “devoir” avec la forme des verbes précédemment  mentionnés : ce sont des infinitifs présents. En français, le mode de l’infinitif  peut revêtir une valeur injonctive, comme lorsqu’on donne un ordre ou une consigne. Dans un contexte de promotion de cours ou de formations du yoga de la Femme, l’emploi de ces verbes crée des obligations implicites : « la  Femme » a des tâches à accomplir, une recette de cuisine ou une prescription  médicale à suivre pour restaurer sa « féminité » originelle, bref pour  (re)devenir une « vraie femme ». Est-ce à dire que cette dernière aurait été  négligente ? Serait-elle responsable de son déclin ou de sa perte ? 

Les infinitifs injonctifs se doublent d’injonctions sociales sexistes : meuf, prends soin de toi pour être baisable, et n’oublie pas de sourire (on n’aime pas quand tu fais la gueule). Ces injonctions imposent en réalité « un devoir être catégorique », pour reprendre les termes de Simone de Beauvoir, et s’ajoutent à la charge mentale qui est, selon l’expression consacrée, de « devenir la meilleure version de soi-même ». Mais fait-on du yoga  pour se lancer sur « le marché à la bonne meuf» ? 

A travers ces injonctions, le discours du yoga de la Femme veut nous faire croire que sa pratique est libératrice alors qu’elle n’est que contrôle (contrôle de l’apparence, contrôle du corps, contrôle de la sexualité) et culpabilité (vos problèmes viennent de vous). 

Calmer l’hystérique 

Attardons-nous maintenant sur le lexique. Le yoga de la Femme propose d’apprendre à calmer l’hystérique qui bouillonne en chaque femme.  Comment ? Grâce à sa « méthode douce » qui « combine des pratiques  féminines ». Parmi celles-ci se trouve d’abord  le fameux yoga des hormones de Dinah Rodriguez qui  va permettre aux femmes de « diriger mentalement l’énergie vers l’ensemble  des glandes productrices d’hormones ». Une formulation bien floue typique  des charlatan.e.s pour brouiller les frontières entre science et croyance, suggérant qu’il est possible de « réguler », « équilibrer », calmer des hormones  supposément en délire et ce par des techniques de concentration, de visualisation,  ou par la pensée magique. 

Plusieurs questions me taraudent. De quelles hormones parle-t-on ? Les hommes n’ont-ils pas aussi un système hormonal ?  Ne peuvent-ils pas être sujets à des dérèglements hormonaux ? Leurs hormones fluctuent également et influencent leur bien-être, leur humeur, leur santé. Pourquoi donc sont-ils exclus ? Les adeptes du yoga de la Femme et du  féminin sacré sont-iels des endocrinologues ? Spoiler : non. 

Poursuivons l’exégèse. Viennent ensuite « le yoga du visage » et « les  exercices du visage ». Dans quel but ? On peut lire dans diverses publications  que le visage est à « chouchouter », afin de « booster son collagène » et de «  lisser et raffermir la peau ». Autrement dit, on prétend prévenir le  vieillissement cutané tout en jouant avec les craintes de celles qui ont peur de  vieillir dans une société misogyne et âgiste. Comme le rappelle la journaliste Fiona Schmidt sur son compte Instagram : « vieillir n’est pas une maladie.» ! A ces pratiques s’ajoutent le yin yoga, un yoga lent caractérisé par la tenue prolongée d’étirements passifs, et le hatha yoga, considéré – à tort – en France comme doux et méditatif,  et comme accessible aux débutant.e.s, aux personnes âgées, aux non  sportif.ve.s. 

Cette insistance sur la douceur, la lenteur, l’immobilité et l’apparence réactive un très vieux stéréotype de genre selon lequel la féminité c’est : la passivité, la mollesse,  la délicatesse. Tout le contraire de l’effort intense. Cette essentialisation ne  repose évidemment sur aucune base, et cela a été maintes fois démontré.

Enfin, ces pratiques dites « féminines » sont « saupoudrées de mudras et de  points d’acupression ». On file à nouveau la métaphore culinaire. «  Saupoudrer » c’est ajouter un petit quelque chose de léger, de futile,  d’esthétique. Tout en associant au passage des techniques issues de traditions asiatiques à de simples ornements pour faire joli ou mignon. 

Vous l’aurez compris, tout ce lexique renforce davantage les clichés sexistes.  Être femme, c’est être belle, délicate, futile, c’est contrôler son apparence,  son corps et ses émotions. 

L’essentialisation ultime 

« Quand l’inconscient collectif, à travers ces instruments de pouvoir que sont  les médias et l’industrie de l’entertainment, survalorise la maternité, ce n’est  ni par amour du féminin, ni par bienveillance globale. La mère investie de  toutes les vertus, c’est le corps collectif qu’on prépare à la régression fasciste. », Virginie Despentes, King Kong Théorie, 2006. 

Le discours du yoga de la Femme, qui semble sorti tout droit de La Servante  écarlate de Margaret Atwood, atteint son paroxysme essentialiste dans la  sacralisation du bassin, « centre du féminin ». Le ventre est « un bol sacré  », « un réceptacle de vie », « d’émotions » qui « accueille », « protège », «  contient ». Ce « bol » est creux et vide. C’est un « réceptacle » dont la  fonction est de recevoir la semence, la vie, un fœtus, et les émotions. 

Cette  métaphore montre que le corps est réduit à un contenant et les femmes à leur  utérus et à leur capacité reproductive. De plus, ce « bol » est « sacré » donc à  la fois figé et intouchable. Sacrilège s’il est déshonoré ! Enfin, les verbes  associés au ventre font référence au soin maternel : « accueillir », « protéger  », « contenir ». Tout ce care, ces tâches que la société attend des femmes sans  pour autant les reconnaître et les valoriser… Le ventre est au service de l’autre.  Le propos est on ne peut plus clair : « la Femme », c’est « la Femme-Mère »,  « honorée comme vassale ». C’est la Vierge Marie, « l’image de la femme  régénérée  » décrite par Simone de Beauvoir dans le Deuxième Sexe. Quid alors des femmes stériles ? de celles qui ne désirent pas d’enfant ? des femmes ménopausées ? des femmes qui n’ont plus d’utérus ? des femmes  trans ? 

Ne seraient-elles pas des femmes ? 

Conclusion 

L’ensemble du discours du yoga de la Femme trahit-il de vieilles obsessions  sexistes. L’analyse du préfixe re- révèle une « rhétorique du déclin et de la  perte1», tous deux fantasmés. L’examen de la valeur injonctive des infinitifs  présents met en relief la façon dont les verbes sont transformés en véritables  commandements. L’étude du lexique montre l’essentialisation et la  minoration à l’œuvre. Quant à la métaphore du « bol sacré », elle reconduit le  vieux cliché patriarcal qui assigne aux femmes la fonction de reproductrice et  de mère. Si l’on en croit ce discours, « la Femme » est donc à la fois « la  bonne meuf » et la mère, la figure de la prostituée et de la vierge sanctifiée telle un éternel féminin. La fondatrice du yoga de la Femme et ses adeptes  balaient d’un revers de manche des siècles de luttes et d’avancées féministes. 

Ce discours est profondément excluant, comme le confirme d’ailleurs son  intitulé, le yoga de la Femme, dont j’ai parlé dans notre vidéo du 4 octobre 2025. Dans cette vision du monde, que sont les autres ? Comme je l’ai dit  précédemment, ce propos exclut par exemple les childfree, les femmes qui n’ont plus d’utérus, les femmes trans, les femmes intersexes, les femmes  ménopausées, les femmes stériles, celles qui ne veulent pas être séduisantes,  les femmes queer, les femmes non binaires, les femmes handicapées, les  femmes malades, les femmes grosses, les femmes croyantes en fait, presque toutes les femmes ! 

Il est intéressant de noter que ce discours s’inscrit aussi dans des rapports de  classe et de race, comme souvent dans le milieu du yoga dans les pays occidentaux : il s’adresse à des femmes qui ont du temps et de l’argent pour  prendre soin d’elles, travailler sur elles-mêmes (en France, une formation yoga de la Femme de 200 heures coûte 3100 euros, une retraite de  trois jours environ 560 euros, un cours à Paris environ 30 euros). Des femmes  majoritairement blanches. Ce seul sujet mérite tout un article que j’ai très  envie d’écrire. 

Le yoga de la Femme délivre également de fausses promesses thérapeutiques  : « diriger mentalement son énergie vers les glandes » ne soigne ni l’endométriose ni l’infertilité ni quoi que ce soit. Comme d’habitude au pays de la charlatanerie, le propos se pare d’un langage pseudo-scientifique pour mieux se légitimer. En procédant ainsi, les émules du yoga de la Femme capitalisent sur la souffrance sous couvert de spiritualité et de bien être… et de la certification Qualiopi (ce qui interroge sur le sérieux de ce label  d’Etat concernant les formations de yoga …) 

En réalité, derrière tout ce discours, se cache un projet politique réactionnaire  : faire en sorte que les femmes « reconnai[ssent] librement [leur]  infériorité2 ». La grammaire et le lexique ne sont jamais neutres et peuvent  être très puissants, souvenez-vous en ! Dans le cas du yoga de la Femme et  plus largement dans celui du féminin sacré, les procédés d’écriture servent et  perpétuent une entreprise conservatrice qu’il convient de démanteler. 

Yoga de la Flemme plutôt, non ? 

Camille, avec la contribution de Miguel pour la relecture. 

(Texte édité par Jeanne Pouget) 

Vous pouvez retrouver les publications de Camille sur son Substack Les Cahiers de Yogena ainsi que sur Yogena, le compte Instagram de Camille et Miguel.

Image de couverture : Vielle fille, Soutine, vers 1920.

  1. Martin Riegel, JC Pellat, René Rioul, Grammaire méthodique du français.
  2. cf. https://salle421.eu/2017/05/29/le-prefixe-re-comme-marqueur-de-rhetorique-du-

declin-une-variete-dusages-dans-les-discours-politiques-francais/ 

Bibliographie 

Ouvrages 

Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, tomes I et II Paris, Gallimard, coll.  Folio essais 2012 [1949]. 

Virginie Despentes, King Kong Théorie, Le Livre de Poche, 2021 [2006]. 

Martin Riegel, JC Pellat, René Rioul, Grammaire méthodique du français,  chap. XX, Paris, PUF, 2011 [1994]. 

Eliane Viennot, Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! éditions  iXe, 2014. 

Sites internet et réseaux sociaux

À partir d’avant-hierFlux principal

La lutte continue pour sauver le CAC AMADO

Suite à l’intervention dans le Meeting du 28 mars de Benjamin Gravois, infirmier, membre du collectif de défense du CAC Amado, le Printemps de la psychiatrie appelle à signer et faire signer la pétition :

https://www.change.org/p/sauver-le-centre-d-accueil-et-de-crise-ginette-amado

Manifestation du 6 janvier place Saint-Sulpice.

Lire sur ce blog l’ Appel à rassemblement pour cette date,

et le Communiqué du Printemps du 20 décembre 2025, en soutien à ce lieu novateur de la psychiatrie.

Les concours ITRF et ITA

Les concours et les examens professionnels des ingénieurs et techniciens de recherche et de formation (ITRF) et des ingénieurs, techniciens et administratifs (ITA) de catégories A+, A et B, organisés en huit branches professionnelles (BAP A, B, C, D, E, F, G, J), permettent d’intégrer le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche : établissements d’enseignement supérieur, grands établissements, établissements sous tutelle de l’éducation nationale, des rectorats d’académies, etc. 

L'Europe aux concours

Les épreuves de connaissance sur l'Union européenne (UE) sont présentes dans plusieurs concours administratifs - instituts régionaux d'administration (IRA), Ecole nationale du service public (ENSP), secrétaire administratif, etc. -, et de nombreuses grandes écoles de management et de commerce. Plus largement, l'Europe est une problématique fréquemment abordée dans les dissertations générales de ces concours, ainsi que dans les examens de nombreuses filières universitaires, à l'oral comme à l'écrit.

Le poids lourd de l’audit Grant Thornton développe son IA générative interne

17 avril 2024 à 17:41
Grant Thornton, groupe international d’audit et de conseil annonce sa première solution d’IA générative, PulseAI, créée à partir d’OpenAI, développée avec un partenaire de Microsoft. Il s’agit pour le cabinet de la première étape qui doit conduire au déploiement d’une (suite…)

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IA générative et migration AWS vers GCP, les défis du site e-commerce Back Market

16 avril 2024 à 18:41

Back Market, le célèbre site de revente de smartphones d’occasion reconditionnés, a entamé la migration de sa production informatique présente sur AWS (Amazon Web Services) vers GCP (Google Cloud Platform) le 6 mars 2024 pour la zone géographique Asie/Océanie. Le reste des autres zones suit et l’ensemble devrait être migré fin avril 2024. Les discussions […]

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Les concours ITRF et ITA

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Lancement du 4ème appel à projet “Impulse le changement”

8 avril 2024 à 18:30

« Impulse le Changement » est un appel à projets, initié par la Fondation d’Entreprise du Groupe M6, qui récompense chaque année une initiative de personnes détenues en faveur de l’environnement, à l’échelle de leur établissement pénitentiaire.

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Annonce des 42 lauréats de la 11ème vague du concours d’innovation i-nov

Par : Thomas Calvi
4 avril 2024 à 12:00

Le salon Go Entrepreneurs 2024 a débuté hier à Paris La Défense Arena. Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du Numérique, qui y est intervenue, a annoncé aux côtés de Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Frédéric Valletoux, ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention, Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, et Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, les 42 lauréats de la 11ème vague du volet i-Nov du Concours d’innovation de l’État.

Le volet i-Nov des Concours d’innovation, financé par l’Etat via France 2030 et opéré par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME, vise à soutenir des projets d’innovation au potentiel particulièrement fort pour l’économie française. Il a déjà récompensé 681 lauréats depuis 2017, ceux de cette 11ème vague se partageront 43,4 millions d’euros.

Les projets devaient s’inscrire dans l’une des 4 thématiques opérées par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME :

  • Numérique : technologies quantiques et autres architectures de rupture, intelligence artificielle et traitement de données massives (big data), blockchain, réalité augmentée, réalité virtuelle, 5G, réduction de l’empreinte écologique associée au numérique, cybersécurité et transformation des industries culturelles et créatives ;
  • Santé : solutions thérapeutiques innovations, immunothérapie, dispositifs médicaux connectés ou logiciels, bioproduction, robotique chirurgicale, imagerie médicale, solutions de télésanté, logiciels d’IA pour l’aide au diagnostic, technologies au service de la personne en situation de handicaps ;
  • Transports, mobilités, villes et bâtiments durables : Eco-conception, réparabilité, recyclabilité, réduction des impacts environnementaux des véhicules et des infrastructures, véhicules à faibles impacts, systèmes et équipements d’optimisation de flux, mobilités inclusives solidaires et écologiques. Efficacité énergétique du bâtiment, bois, matériaux bio et géo-sourcés, gestion durable du chantier. Aménagement et conception des espaces et mobiliers urbains, réduction de la fracture territoriale, optimisation de l’espace public ;
  • Energies, ressources et milieux naturels : énergies renouvelables, stockage et systèmes énergétiques dont hydrogène, développement de solutions technologiques et organisationnelles au service de l’économie circulaire, biodiversité/bioéconomie, pérennisation de l’approvisionnement en eau, développement de solutions d’économies d’eau, adaptation/atténuation au changement climatique et qualité de l’air, enjeux de la transition écologique dans l’industrie et l’agriculture.

Parmi les projets lauréats, se trouvent :

Le projet 10XQER²A PORTÉ PASQUAL, thématique numérique, aide accordée : 1 691 704€

Le projet 10XQER²A vise à développer et concevoir une architecture pour augmenter drastiquement la fréquence de calcul des processeurs quantiques PASQAL. Il se découpe en 5 objectifs. Le premier objectif tourne sur l’optimisation de la source atomique tandis que le second s’attarde sur l’augmentation du taux de changement. Le 3ème concerne l’optimisation de l’efficacité du réarrangement, le 4ème se concentre sur la modification de la voie d’imagerie alors que le dernier validera les quatre premiers objectifs par la mise en œuvre d’un cas d’usage.

Le projet BETTER porté par ALTAROAD, thématique Energies, aide accordée : 471 412€.

Avec sa boîte à outils, le projet BETTER crée une solution pratique pour tous les acteurs, du donneur d’ordre à la valorisation ou la planification territoriale, qui incite à l’action responsable par des recommandations actionnables, contextualisées et multicritères (émissions, circularité, coûts…). L’objectif est de rendre applicables et pratiques les multiples outils de réduction d’impact en prenant en compte les contraintes des métiers du BTP, par 4 modules :

  • Calcul automatique du bilan CO2 avec alertes et bonnes pratiques ;
  • Optimiseur multicritères du bilan environnemental ;
  • Bases de données territoriales des solutions d’optimisation ;
  • RecoMat, outil automatique de reconnaissance d’image de contenu des bennes.

Le projet SEABEEYE-2023 porté par SeaBeLife Biotech SAS, thématique Santé, aide accordée 1 545 032€

Le projet SeaBeEYE est centré sur le développement d’une nouvelle approche thérapeutique pour le traitement de l’atrophie géographique, une forme sévère et répandue de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) qui représente l’un des besoins non satisfaits les plus importants dans le domaine de l’ophtalmologie.

L’approche développée par SeaBeLife repose sur une molécule capable de bloquer directement et simultanément deux formes de nécroses régulées (nécroptose et ferroptose) responsables de la mort des photorécepteurs conduisant à la perte de la vision. Le projet présenté, SeaBeEYE, vise à conduire le développement préclinique et règlementaire de son candidat ainsi que le développement d’une formulation innovante à libération prolongée. L’objectif est d’aboutir en fin de projet à un candidat prêt à entrer en clinique.

Retrouver tous les projets lauréats ici

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Randstad veut des IA souveraines pour protéger les données personnelles de ses intérimaires

27 mars 2024 à 14:13

Randstad, leader mondial du recrutement, des services en Ressources Humaines et en intérim, entend absolument protéger les masses de données personnelles qu’il collecte et qui peuvent servir à entraîner ses intelligences artificielles. Enorme collecte de données personnelles Les solutions souveraines sont une voie explorée par Randstad pour les IA et les IA génératives personnalisées. Ce […]

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Spie Batignolles progresse dans l’impression 3D pour le BTP

26 mars 2024 à 13:12
Le 25 avril, Spie Batignolles, entreprise de BTP, inaugurera son nouvel atelier d’impression 3D situé à Saint Bonnet de Mure (69), à 30 km de Lyon. Spie est engagé dans une stratégie d’industrialisation et de décarbonation des modes constructifs. Spie (suite…)

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Facturation électronique obligatoire, l’agenda à venir selon Docoon

26 mars 2024 à 10:45
La réforme de la facture électronique a été reportée en septembre 2026, mais pour toutes les entreprises il est temps de se préparer. ➔ Lire : une facture électronique, ce n’est pas un PDF ni un envoi par email Souscription (suite…)

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Les employés de la banque BRED du groupe BPCE se simplifient la vie avec le No-Code

24 mars 2024 à 14:32

La banque Bred mise sur une plateforme de No-Code afin que les utilisateurs métiers puissent développer eux-mêmes les petites applications dont ils peuvent avoir besoin au quotidien. C’est un moyen de gagner en agilité pour les métiers en évitant le Shadow-IT et de désengorger la DSI. Le laboratoire d'innovation de la Bred à la manoeuvre […]

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Le e-commerçant Back Market adopte le Cloud et l’IA générative de Google

19 mars 2024 à 07:32
Back Market, place de marché bien connue pour la vente de smartphones d’occasion reconditionnés, adopte le Cloud de Google pour ses opérations. Back Market explique le choix de Google pour ses performances supérieures dans la gestion des données, la sécurité (suite…)

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Cours d’apprentissage profond de la New York University - COURS DE DEEP LEARNING DE LA NYU

Si vous voulez aller un peu plus loin que les articles des magazines, vous pouvez lire et travailler sur ce cours très complet sur l'apprentissage profond. Et en plus il a été traduit en français !
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