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42•Ogres et petit Poucet

Par : Marc HENRY
1 décembre 2020 à 15:58

Épisode 41 Covid-19, décembre 2020

C’est si bon qu’en ça s’arrête

En ce début décembre, la folie consumériste de Noël semble reprendre le dessus. Il paraît  que le week-end dernier a été euphorique. Tant du côté des commerçants que des clients. Il ne faut évidemment pas parler de déconfinement. Simplement, l’étau se desserre un petit peu. Cela est facile à comprendre. Mettez votre doigt dans un étau et serrez bien fort. Vous allez évidemment hurler de douleur. Mais quel bonheur lorsque la pression se relâche ! On en viendrait à bénir le bourreau.

C’est précisément ce qui est en train de se passer. Le sadique en chef desserre l’étau et tout le monde respire. Tout le monde ? Pas vraiment. Car, certaines entreprises vont avoir le doigt coincé dans l’étau jusqu’à fin janvier 2021. Pas de relâchement en vue avant deux mois. Cette chronique leur est dédiée. Mon but est qu’ils comprennent pourquoi ils se trouvent sacrifiés sans état d’âme. 

Jeux de mots

Tout d’abord, un peu d’humour. Savez-vous ce qu’est un « Macron » ? Non, ce n’est pas un président. C’est un signe diacritique que l’on retrouve dans les alphabets latins, grecs et cyrilliques. Il se manifeste par une barre horizontale placée au-dessus d’une lettre. Son but est d’allonger la durée de cette lettre. Normalement la langue française n’utilise pas de Macron. Voyez-vous l’erreur ? Oui, la France a précisément choisi un Macron pour diriger le pays. Conforme à son rôle diacritique, ce dernier place une chape de plomb sur nos têtes. Il y a aussi de fortes chances que cela dure, puisque tout Macron allonge. C’est dans sa nature. On le voit bien dans les discours. On sait quand le discours commence. Par contre, il est très difficile d’en voir la fin. Macron porte donc son nom à merveille.

Bon, je plaisante, mais ne nous a-t-il pas imposé un Castex comme premier ministre ? Un vrai casse-tête celui-là. A moins qu’il ne soit une casse-texte ? Allez savoir. Tenez, un exemple dans la même veine. Soit une liste de personnalités politiques : Raffarin, Legros, Branlay, Carel, Alliot-Marie, Sauter, Papu, Genet, Mady et Juppé. La vraie dimension de cette liste se révèle lorsqu’on la lit à l’envers… Bienvenue dans l’univers des jeux de mots et des contrepèteries.

Liberté-Égalité-Fraternité

Revenons au Macron. Malheur à ceux qui subissent le poids de sa barre. En revanche, béatitude pour ceux qui en sont exemptés. Songez deux minutes à la devise de la France : Liberté-Égalité-Fraternité. Que reste-t-il de ce bel idéal ? Il faut une autorisation pour pouvoir sortir de chez soi. Il n’y a donc plus de liberté. Certains peuvent exercer leur métier et pas d’autres. Il n’y a donc plus d’égalité. Le nombre de personnes pouvant se réunir en un même lieu est strictement limité. Il n’y a donc plus de fraternité. Oui, la France est vraiment mal barrée. La quadrette de choc, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron nous a barré le futur pour de bon. Car, la précédente quadrette, De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing et Mitterrand était plutôt dans la libération.

De Gaulle a renoncé au colonialisme, libérant des peuples entiers. Pompidou a libéré la parole en cassant l’ORTF. Giscard d’Estaing a libéré la jeunesse en l’autorisant à voter dès l’âge de 18 ans. Mitterrand a pour sa part libéré les régions de l’emprise de l’état. Il nous a aussi libéré du joug de la peine de mort. Avec Chirac, la France perd toute vision à long terme et la précarité grimpe en flèche. Sarkozy nous a fait perdre des années de retraite et a creusé le fossé entre riches et pauvres. Avec Hollande, la France a achevé de perdre sa crédibilité politique, économique et sociale. Avec Macron, nous sommes entrains de perdre notre liberté de circuler, de travailler, de se cultiver et de penser.

La « grande réinitialisation »

Une question se pose donc. Pourquoi autant de régressions après autant de progrès ? On peut évidemment évoquer la « grande réinitialisation ». Je vous traduis ici la profession de foi d’une certaine élite mondiale.

Nous avons (avec la COVID-19) une opportunité unique pour gérer la convalescence, cette initiative (la grande réinitialisation) nous offre des perspectives pour aider à informer tous ceux qui ont en charge de déterminer l’état futur des relations mondiales, la direction que doit prendre les économies nationales, les priorités de la société et la nature des modèles de commerce et de gestion des ressources communes. En se basant sur la vision et la vaste expertise des gouvernants engagés dans les communautés participant au Forum, la grande réinitialisation propose un jeu de dimensions nouvelles pour construire un nouveau contrat social qui honorera la dignité de chaque être humain.

La clé se trouve dans la dernière phrase de ce manifeste glaçant. Quel est donc ce nouveau contrat social qui « honorera la dignité de chaque être humain » ? Mon interprétation est que pour ces élites il y a trop « d’inutiles » qui gaspillent les ressources mondiales. Si beaucoup de ces inutiles meurent, ceux qui resteront, les élites pourront alors vivre « dignement ». D’où un grand ménage qui démarrera en 2021 pour s’achever en 2030. Pour ceux qui ne connaissent pas ce Forum, voici la liste des partenaires engagés dans cette grande remise à zéro des compteurs. Comme il y a vraiment beaucoup de sociétés, je vous invite à cliquer sur le filtre « Health and healthcare ». Ils sont tous là les vendeurs de médicaments. Avec le filtre « Information technology », on retrouve nos chers GAFA, les grands gagnants de cette crise.

Une étude du Financial Times

Car, Cicéron l’a dit : pour connaître un coupable, regardons « à qui profite le crime » ? Qui s’est enrichi pendant cette crise ? Qui a acquis davantage de pouvoir ? Ni vous, ni moi, bien sûr ! Se poser une telle question, c’est être à coup sûr conspirationniste ou complotiste. Je me suis donc farci un article du Financial Times. Il concernait l’augmentation de la capitalisation boursière au premier semestre 2020. Les lecteurs férus d’économie pourront consulter l’article en question en suivant ce lien. Le détail du classement se trouve ici. Cet article est tellement instructif que je vous ai fait un petit récapitulatif. Ce document reprend les données du Financial Times et propose trois classements.

Le premier classement donne la valeur en bourse de 100 sociétés qui s’exprime en milliards de dollars (G$). Le trio de tête qui dépasse 1 000 milliards de dollars est formé par Apple, Microsoft et Amazon. Juste après, on trouve Alphabet (c’est-à-dire Google) et Facebook. Une première remarque est qu’il faudrait parler de AMAAF et non de GAFA. Car, réduire la société Alphabet à Google est trompeur. Si l’on connait l’anglais, on trouve dans ce nom le mot « bet » qui signifie « pari ». De plus, il y a le mot « alpha » tout à fait familier pour ceux qui ont lu Aldous Huxley. Bref, Alphabet, c’est le « pari des alphas », tout un programme.

L’oubli du géant Microsoft dans l’acronyme GAFA est également symptomatique. Pourquoi mettre l’accent sur Apple et oublier Microsoft qui rafle 90% des parts de marché ?  On remarquera aussi que Facebook est un petit Poucet para rapport à Amazon. Bien sûr AMAA, cela fait beaucoup de lettres A, surtout si l’on rajoute Alibaba. Car ce dernier fait jeu à peu près égal avec Facebook. 

Valeur boursière

Quels sont les pays qui comptent vraiment selon ce critère ? Il n’y en a que trois : USA, Chine et Suisse. Le quatrième pays est la France qui, avec la société L’Oréal, pointe en dix-septième position. On remarquera toutefois le facteur 10 qui sépare l’Oréal d’Apple. La deuxième société française est Hermès, puis aucune autre dans le top-100. Je ne suis pas sûr que tout le monde réalise ce que sont des milliards de dollars. Le Fonds Monétaire international (FMI) a compilé en 2018 le produit intérieur brut (PIB) produit chaque année par 210 pays. Je n’ai mis que le peloton de tête et la queue du classement. Maintenant, vous savez qu’Apple a un poids économique supérieur à celui de l’Espagne.

Image donnant le PIB annuel de quelques pays en tête et en bas de classement
PIB nationaux annuels (2018) selon le FMI. Tête et queue du classement

De même, le petit Poucet du classement, ASML, pèse autant qu’un pays comme le Togo. L’idée est bien sûr que ASML regroupe une élite. Je vous laisse deviner, le label que l’on peut appliquer au Togo. Car, le label existe bel et bien : « non-essentiel ».

Les valeurs très valorisées au premier semestre 2020 étaient : l’informatique, le commerce électronique, la communication, les jeux en ligne, l’alimentation, les médicaments, les boissons, les produits de luxe et les cosmétiques. Mieux vaut le savoir. Car là, je m’adresse au petit commerce de détail. Même si vous avez la chance de vendre dans ces créneaux porteurs, que valez-vous face à ces géants ? Comprenez-vous que pour survivre, le « click & collect » va devenir la règle ? On ne vous a pas ciblé par hasard. Vous devez disparaître pour que les élites puissent vivre « dignement » sans se déplacer physiquement. 

Croissance

Passons maintenant au deuxième classement. Ici, j’ai choisi de privilégier la croissance. Notez bien de nouveau que l’on parle en milliards de dollars. Ici, la star est Amazon qui a engrangé en 6 mois autant d’argent que toute la population du Nigeria en un an (trente et unième PIB mondial). Cela fait évidemment réfléchir. Bien évidemment, Microsoft et Apple ne sont pas en reste. Car, ils battent l’Égypte, quarante-cinquième économie mondiale. Oh surprise, le petit Poucet pointe maintenant en quatrième position. Il bat le Koweït, cinquante-huitième PIB mondial. Pour ceux qui l’ignorent, la photolithographie, spécialité d’ASML permet de fabriquer des « chips » pour les ordinateurs et les téléphones portables. Au petit jeu de la croissance, Hermès bat à plate couture L’Oréal. Toutefois, les deux sont en fin de classement. 

Le dernier classement s’intéresse au taux de croissance. En effet, gagner beaucoup d’argent lorsqu’on en possède déjà beaucoup est difficile. C’est nettement plus facile de gagner de l’argent quand on part de peu. La star est ici IHC, une société de portefeuille financier des Émirats-Arabes Unis. Leur taux de croissance en 6 mois est royal et avoisine 409 %. Le Cheikh Tahnoon bin Zayed al-Nahyan a ainsi surpris tour le monde. Si vous pensez encore que nous sommes en crise, détrompez-vous. La crise, c’est pour les « non essentiels », pas pour les « alphas ». Devinez qui pointe en deuxième position avec une croissance royale de 278 % ? C’est l’entreprise américaine Moderna. Je vous laisse deviner sa spécialité.

Télétravail et e-learning

En troisième position, on trouve Zoom vidéo. Bienvenue dans l’e-learning et le télétravail. Selon ce troisième critère, c’est sans surprise aucune, le secteur de la santé, les e-sociétés et les jeux vidéo qui tirent leur épingle du jeu. Confinement et terreur sanitaire oblige. Hermès et L’Oréal sont là aussi en queue de peloton. Ce dernier sauvant sa peau de justesse. Il coiffe en effet sur le poteau le géant Nestlé. Apple et Alphabet sont ici aussi en queue de peloton. Car, comme indiqué plus haut, plus vous pesez « lourd », plus il est difficile de croître. Cela s’appelle l’inertie.

Voilà, je vous laisse méditer ces chiffres terrifiants pour le petit commerce de détail. Une fois encore, ils parlent d’eux-mêmes. Je ne complote pas contre ces gens-là, ni contre le gouvernement. C’est plutôt l’inverse. C’est eux qui complotent contre une masse d’humains jugés « non essentiels ». Pensez à ces chiffres en cette période d’achats de Noël. Privilégiez les petits commerces. N’oubliez pas que beaucoup d’entre eux sont, comme les ogres de la grande distribution, en ligne. Ils n’ont pas vraiment le choix, car il en va de leur survie. S’ils savent s’adapter, encore faut-il que les clients soient au rendez-vous.

Par Marc HENRY

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37•Faire face à une « deuxième vague » ?

Par : Marc HENRY
30 octobre 2020 à 17:29

Épisode 37 Covid-19, octobre 2020

Préambule

C’est avec un cœur lourd que je reprends la plume pour cette trente-septième chronique. Très sincèrement, je ne pensais pas que l’on pouvait aller aussi loin dans l’hypocrisie et le mensonge au plus haut niveau de l’état. Ce qui est en train de se passer est tout simplement indigne d’une démocratie digne de ce nom. De partout fusent des appels pour donner les pleins pouvoirs institutionnels à un président de la république totalement hors de contrôle. Il y a la crise du COVID-19 bien sûr, mais aussi des actes barbares isolés que l’on monte en épingle pour restreindre encore plus nos libertés fondamentales.

Il y a tellement de choses à dire et à dénoncer en cette veille d’Halloween que je ne sais pas très bien par où commencer. Comme je suis persuadé que parler trop sur un sujet donné ne peut être que nuisible, je suis volontairement resté discret depuis mon hommage à la Belgique. Que ce pays réputé pour sa recherche du consensus sombre aujourd’hui dans les mêmes travers que notre pays réputé pour son dogmatisme, il y a de quoi être inquiet. Je vais donc essayer d’être bref, concis et constructif dans mon exposé, quitte à l’étaler sur plusieurs chroniques, vu la densité du moment.

Des mesures inefficaces

Le premier point qui me semble important de souligner est la quasi-autisme du gouvernement. En bref, on nomme en mai 2020 un responsable politique pour superviser le déconfinement du bon peuple de France. La stratégie semble dans un premier temps fonctionner comme le démontre le graphique suivant extrait du site de l’ECDC (https://qap.ecdc.europa.eu/public/extensions/COVID-19/COVID-19.html#global-overview-tab).

Un avant et un après COVID, la courbe qui fait trembler le président de la république et le gouvernement français

Puis, début juillet, le monsieur déconfinement est nommé premier ministre. Comme le montre le graphique, c’est alors l’escalade avec prises de mesures de plus en plus drastiques, pour une efficacité totalement nulle. Plusieurs conclusions peuvent être tirées de ce graphique. En premier lieu, que le port généralisé du masque d’abord en lieu clos puis à l’extérieur est totalement inefficace pour enrayer les contaminations. Pour un scientifique aguerri aux lois de la physique, cela n’a rien de surprenant.

Un échec flagrant…

Les virus appartenant en effet à la classe des nanoparticules, seuls des masques spéciaux peuvent protéger leur porteur. Les curieux pourront relire la chronique n°34 sur ce site. Pour les médecins ou épidémiologistes qui ignorent les lois de la physique, ils se rabattent eux sur des études expérimentales. Vu les conflits d’intérêts flagrants qui règnent au sein de l’élite médicale, impossible alors de conclure. Car tout revient en dernière analyse à utiliser une procédure statistique qui n’a rien de scientifique, pour ce qui concerne le choix des seuils de confiance dans les données recueillies. D’où des batailles entre experts par médias interposés avec échange de moult noms d’oiseaux et autres insultes à peine voilées. Pendant ce temps, le français déprime et n’y comprend plus rien.

Le graphique révèle aussi que fermer les bars ou établir des couvre-feux est totalement inutile. Si de telles mesures étaient efficaces, la courbe redescendrait au lieu de monter. Pour les bars et restaurants, on pouvait s’en douter puisqu’aucune mesure n’a été prise pour empêcher de fumer en public sur les terrasses. Car si tousser projette plein de virus dans l’air, il en est de même quand on est contaminé et que l’on recrache sa fumée à tout-va. Pour le couvre-feu, on se contamine amplement par la fumée de cigarette durant la journée. Donc peu importe que l’on ferme entre 21 h et 6 h, le mal est déjà fait. Que des énarques soient incapables de comprendre cela est révélateur d’un état de décomposition avancé de leur jugeote. 

Confinement

Reste donc le confinement chez soi, mesure la plus liberticide qui soit et qui fait honte à toute démocratie qui se respecte. Ici aussi, il y a tellement d’exceptions à la règle et comme fumer en public n’est toujours pas interdit, on n’est pas sorti de l’auberge. Une seule chose est cependant certaine. On va précipiter la France toute entière vers une crise économique et sociale majeure. La chanson est connue : chômage, pauvreté, dépression, désespoir avec à la clé une violence qui va grimper en flèche. Certains diront que le premier confinement ayant permis d’enrayer l’épidémie, le deuxième devrait être efficace. Que dire à ce propos ? Simplement, que c’est bien mal connaître les virus.

Aucun effet apparent du confinement et d’étranges oscillations…

En effet, voici un deuxième graphique tiré des données publiées par l’université de Johns Hopkins aux USA. Ces courbes concernent le monde entier. Donc, toute tentative de magouille nationale se trouve noyée dans la masse de données recueillies. On a exactement les mêmes courbes avec les données de l’OMS ou de l’ECDC. L’objection qu’il s’agit d’une université américaine, n’est donc pas recevable. Rappelons aussi que la plupart des pays dans le monde ont appliqué un confinement strict entre mars et mai 2020. Voyez-vous un quelconque ralentissement du nombre de cas avérés ou de décès ? Que nenni. Le confinement de la population mondiale n’a pas permis d’enrayer l’épidémie. Le seul effet a été de provoquer une récession mondiale sans commune mesure depuis 1929. 

Oscillations entretenues ?

Il y a toutefois quelque chose que je n’arrive pas expliquer sur la courbe en bas à droite. Depuis avril 2020, on constate des oscillations dans le nombre de décès journalier. La mortalité commence par augmenter, pour ensuite s’effondrer afin de recommencer un nouveau cycle. Cela dure depuis avril et semble ne pas vouloir s’estomper. Ici aussi, les lois de la physique viennent à notre secours. Car tout phénomène oscillatoire finit par s’amortir dans le temps. Là, ce n’est pas ce qui se passe. Un mécanisme qui reste à élucider entretient donc vraisemblablement de telles oscillations. Pour moi, j’y vois une influence de la manière dont on collecte les données. Il m’est en effet très difficile d’imaginer qu’un virus physique puisse tuer dans un premier temps, puis s’arrêter de tuer, pour recommencer quelques jours plus tard. Ce, sur une période de plusieurs mois.

Par contre, il est fort possible qu’un observateur avisé voyant la courbe qui fléchit, ajuste les données pour entretenir l’idée que le virus circule toujours. Cette dernière courbe, est de fait très gênante pour tous les adeptes de la théorie d’une « deuxième vague ». Pour un physicien, il y a de fait une première vague qui démarre très clairement en mars. Par contre, à partir d’avril et jusqu’à aujourd’hui, on a une succession de nombreuses « vaguelettes » et pas l’ombre d’un deuxième pic bien marqué comme le premier. Bref, on nous bourre tout simplement le mou avec cette histoire de deuxième vague.

Pas de deuxième vague mondiale

Quoi qu’il en soit, conclure de telles courbes que le confinement est la bonne solution est pour le moins hasardeux, voire malhonnête. Alors que se passe-t-il ? Pourquoi des oscillations au lieu d’une deuxième vague ? Il n’est pas difficile en fait d’imaginer que l’on attend simplement quelque chose de décisif. Quoi de plus décisif, qu’un vaccin promis pour l’année prochaine ? Vaccin qui sera bien sûr obligatoire pour que l’on puisse retrouver un mode de vie plus normal. Je peux, bien sûr, me tromper. Toutefois, pour l’instant c’est la seule explication logique et rationnelle que je vois pour ces oscillations « entretenues ». Si d’autres ont une meilleure interprétation, je suis preneur.

La conclusion est donc que l’on nous confine une deuxième fois au nom d’une deuxième vague inexistante au vu des données disponibles. Il y a aussi, un autre indice très révélateur qui montre qu’il faut se méfier des chiffres. Ainsi, l’OMS s’est réuni pendant plus de 6 heures le 4 octobre 2020 pour faire le point sur l’épidémie de COVID-19. Or, ces débats ont été enregistrés. Chacun pourra ainsi vérifier que le Dr. Michael Ryan, le directeur des opérations d’urgence, estime qu’environ 10% de la population mondiale a été infectée par le SARS-Cov-2 depuis le début de l’épidémie. Avec une population mondiale de 7,8 milliards d’individus, cela correspond à un nombre de personnes infectées voisin de 780 millions. On obtient ainsi un taux apparent de létalité de 0,14% voisin de celui de la grippe qui est généralement estimé à 0,1%.

Des masques dès l’âge de six ans…

Quant au taux réel de létalité, c’est la plus grande confusion (voir https://www.liberation.fr/checknews/2020/10/13/l-oms-a-t-elle-reconnu-que-le-covid-tue-moins-que-la-grippe_1801881). Car un taux de létalité se calcule, une fois l’épidémie terminée, ce qui n’est pas le cas ici. Loin de ces batailles de chiffres, il n’en reste pas moins que le président a décidé de confiner tout le monde. La décision a été particulièrement brutale et se trouve assortie, comme dans toute dictature, de mesures policières dissuasives. Hormis le fait que l’on condamne à mort bon nombre de petits commerces, une mesure mérite que l’on s’y arrête. C’est la décision de faire porter le masque dès l’âge de 6 ans.

Or, comme je l’ai expliqué, le port du masque n’est vraiment utile qu’en cas d’infection avérée. C’est-à-dire, dès que la personne tousse ou crache beaucoup. Faire porter un masque à une personne qui ne présente aucun symptôme est tout simplement débile et surtout dangereux. Tout d’abord, croire que l’on arrête un virus avec un simple bout de tissu, donne l’illusion d’être protégé alors qu’il n’en est rien. Le port d’un masque sur une longue durée n’est également pas anodin et peut avoir de graves conséquences. (voir https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/09/16/le-port-du-masque-est-bien-sur-nocif-pour-la-sante-309118.html).

Conséquences du port du masque

Sur un plan physique on peut citer : impétigo, conjonctivites, bronchites asthmatiformes, difficultés respiratoires, céphalées (migraines). Sur le plan physiologique : hypercapnie, hypoxémie, augmentation de la fréquence cardiaque. Enfin, sur un plan psychologique : des troubles du sommeil, de la communication et de la maturation émotionnelles, de l’apprentissage, du développement cérébral pouvant aller jusqu’à la dépression et à une surmortalité. Si un adulte peut à la rigueur supporter de tels effets secondaires, quid d’un enfant de 6 ans ? Cela est tout simplement monstrueux.

Cela mériterait que chaque parent demande une décharge de responsabilité de la part de tout directeur d’établissement qui tenterait d’imposer une telle mesure aux jeunes élèves. Ledit directeur, pourrait pour se protéger, faire signer la même décharge à son ministre de tutelle. Quant au ministre, il se déchargerait sur son premier ministre qui se déchargerait sur le président qui l’a nommé. Le président pourrait lui obtenir une décharge de son conseil scientifique, certifiant que cette mesure est sans danger pour les enfants. Si tous ces braves gens sont vraiment sûrs de ce qu’ils font, ils signeront la décharge sans problème. En revanche, si l’un d’entre eux a le moindre doute, il refusera de signer et d’endosser une telle responsabilité. 

Deux poids et deux mesures

C’est quand même dramatique, qu’il faille en arriver à de telles extrémités pour protéger sa progéniture de mesures douteuses qui n’ont pas l’ombre d’une justification scientifique. Pourtant, lorsqu’il s’agit de l’hydroxychloroquine, on la condamne sans appel vu l’absence de preuves scientifiques avec tests randomisés en double aveugle. Deux poids et deux mesures, cela résume toute la politique du gouvernement en place et de son chef de file, qui réclame les pleins pouvoirs sur notre liberté et notre santé dès l’âge de 6 ans. Dans la prochaine chronique, j’essaierais de comprendre ce qui se trame exactement derrière cette escalade grotesque dans l’horreur liberticide. 

Par Marc HENRY

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