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Abus sexuels, dérives sectaires, conspiritualité : survivre au yoga moderne avec Matthew Remski

Nous nous sommes entretenues avec le professeur de yoga, journaliste, auteur et podcasteur américain Matthew Remski à l’occasion de la réédition de son livre Surviving Modern Yoga (« survivre au yoga moderne »), une révision de son ouvrage Practice and All is Coming (en référence à la célèbre phrase prêtée à Pattabhi Jois, le fondateur des séries de l’Ashtanga) et préfacée par la chercheuse Theo Wildcroft. Cet ouvrage sous-titré « Cult Dynamics, Charismatic Leaders, and What Survivors Can Teach Us » (« dérives sectaires, leaders charismatiques et ce que les survivants peuvent nous apprendre ») est construit comme une enquête, étayée par de nombreux témoignages, sur les abus physiques et sexuels perpétrés par le fondateur de l’Ashtanga yoga Pattabhi Jois et une analyse des structures et mythes qui les ont rendues possibles. 

Co-hôte en parallèle du podcast Conspirituality, il y examine avec ses collègues Derek Beres, Julian Walker et Mallory DeMille les cultes New Age, les pseudo-sciences et l’extrémisme autoritaire dispensé par les escrocs spirituels ainsi que la culture de la « conspiritualité » (la rencontre entre la spiritualité et les théories du complot). C’est donc sans détour qu’il pointe les dissonances cognitives et les illusions spirituelles à l’œuvre dans le monde du yoga et du bien-être pour les mettre en perspective avec les dérives du capitalisme et les inégalités qui en résultent. Aujourd’hui installé avec sa famille à Toronto, Matthew écrit aussi des articles, des œuvres de fiction et de poésie et propose ses propres cours et formations tournées autour de la sensibilisation, de l’inclusivité et de la réparation des abus qu’il dénonce.

Citta Vritti I Vous venez de publier Surviving Modern Yoga, la réédition de votre livre Practice and All is Coming (2019). Il met en lumière les abus et les dérives sectaires dans le monde du yoga moderne. Quels sont les principaux facteurs qui expliquent l’omniprésence de telles dynamiques ? Peut-on dire que ces abus sont structurels ?

Matthew Remski : On peut tout à faire dire qu’ils sont structurels, parce que lorsque vous examinez les faits, il y a très peu de grandes ou moyennes organisations de yoga qui n’ont pas d’histoires d’abus non résolues. La liste est très longue. Je pense que cela vient principalement du modèle d’autorité, d’influence et d’organisation majoritaire dans le yoga moderne qui est fondé sur le charisme d’un leader (on parle alors d’autorité charismatique, NdlR). La mondialisation du yoga après la Seconde Guerre mondiale a été menée par de remarquables entrepreneurs du yoga venus d’Inde, qui ont d’abord rencontré un public nord-américain, puis européen, désillusionné quant à la possibilité de pouvoir changer les choses par le biais des institutions et convaincu que la question du pouvoir ne pouvait être réglée qu’intérieurement, en chacun. Ces gourous ont rencontré des groupes de personnes blanches, plutôt marginales, de classe moyenne ou classe moyenne supérieure, qui ne savaient pas vraiment quoi faire de leur vie. Les promesses des années 1960 s’étaient évanouies. Les nouvelles économies des années 1970 prenaient forme. Un grand vide social et culturel régnait autour du sens et du but à donner à sa vie.

Ils se sont réfugiés dans le « self-project », le « moi » comme projet de vie. Et les principaux modèles de ce « self-project », ce sont les personnes qui commencent alors à être considérées comme des gourous, incarnant une sorte de savoir éternel et complet auquel on pourrait se remettre pour trouver le salut. Et contrairement aux autres formes plus institutionnalisées d’apprentissage, qui reposent sur des normes, des évaluations par les pairs, des comités d’éthique, des méthodes de travail, il n’y avait aucune règle pour les gourous du yoga des années 1970 et 1980. C’était et cela reste une industrie non réglementée, où le charisme et les promesses idéalistes font la loi. Nous avons donc une combinaison de facteurs : un public déraciné, des entrepreneurs du yoga charismatiques et extrêmement déterminés, qui ont apporté avec eux non seulement des aspects de la culture du yoga qui valorisent l’ordre et la purification, mais aussi un conservatisme politique lié aux mouvements nationalistes dans lesquels ils avaient grandi. Les yogis nord-américains et européens ont été complètement aveugles à cela. Ils ne se rendaient pas compte que M. Iyengar, M. Jois, M. Choudhury avaient été éduqués dans une atmosphère de fascisme corporel. D’une manière ou d’une autre, je pense que parce qu’ils étaient indiens, beaucoup n’ont pas remarqué qu’ils étaient en réalité très conservateurs, misogynes, anxieux. Qu’ils ne s’intéressaient pas vraiment à ce que vous ressentiez dans votre corps, ni à la thérapie ou à la guérison, ils s’intéressaient au comportement correct, à l’alignement correct. Je pense que la nature structurelle des dynamiques abusives dans le monde du yoga tient à l’ensemble de ces éléments. Une absence de réglementation, une absence de supervision institutionnelle, la prédominance d’enseignants charismatiques, et l’enseignement d’une discipline physique basée sur ce que j’appelle la « dominance somatique». Quand on nomme cela clairement, cela semble complètement à l’opposé de l’image que se font la plupart des gens d’un cours de yoga. Et c’est pour cela qu’ils ont blessé tant d’étudiants. C’est pour cela qu’ils ont transformé tant d’étudiants en personnes complètement obsédées par la manière dont elles réalisent les asanas.

Surviving Modern Yoga (North Atlantic Books, 2024)

Vous soulignez dans votre livre que ces gourous en question avaient eux-mêmes subi les mêmes comportements abusifs de la part de leurs propres enseignants et gourous et que, de manière générale pendant la période coloniale, la punition corporelle et l’obéissance étaient au coeur de la culture physique.

Oui. C’est très important. La notion de discipline physique et de punition comme outil dominant de pédagogie, de parentalité et de structuration de l’État joue un rôle essentiel dans la manière dont le yoga moderne se formule. Avant 1929, les yogis pratiquaient seuls, par instruction verbale, de maître à élève, sans trop se préoccuper de l’alignement. L’alignement est un processus qui consiste à surveiller le corps de l’extérieur et à le corriger en fonction de ce que l’enseignant identifie ou non comme des défauts. La façon dont ces défauts étaient corrigés, à l’époque de Krishnamacharya, c’était par les coups. Il existe des récits de B.K.S Iyengar et de Pattabhi Jois qui témoignent ouvertement des coups reçus par Kirshnamacharya. Cela ne fait pas de Krishnamacharya une mauvais personne : il est à l’image des façons de faire de cette époque. Les punitions corporelles sont partie intégrante de la méthode pour « corriger » les corps afin de les agencer supposément « correctement » dans l’espace. Il n’y a pas de rupture claire entre les punitions corporelles et ce qu’on appelle aujourd’hui les « ajustements ». Il y a une série de dilutions, si bien qu’aujourd’hui, on peut apprendre à pratiquer Trikonasana (la posture du triangle, NdlR) par exemple avec un.e influenceur.se sur Instagram et il n’y a alors pas de domination directe sur le corps de la personne qui pratique, mais une domination indirecte via l’intériorisation de normes visuelles. Ces influences sont toujours présentes et elles sont intergénérationnelles. Aujourd’hui, la plupart des gens comprennent davantage la différence entre l’enseignement et l’agression physique, mais il y a toujours cette idée que le corps est un objet qui doit être organisé correctement pour être correct, vertueux. C’est un héritage qui perdure.

Vous êtes également célèbre pour votre podcast « Conspirituality » qui examine la grande perméabilité des théories du complot et d’extrême droite dans le domaine spirituel ; comment expliquez-vous ce phénomène ?

Politiquement, je pense que le meilleur terme est celui de « diagonalité » : au lieu de suggérer que les objectifs de la droite et de la gauche finiraient par se rejoindre à leurs extrêmes, la diagonalité suggère qu’il existe un espace politique à occuper qui est principalement centré autour de la notion de liberté personnelle : un espace libertarien. Je pense que c’est à la racine de la compréhension de la façon dont les idéologies de droite se sont emparées du monde du yoga et du bien-être pendant la pandémie. A la base il s’agit d’un milieu assez dépolitisé et hyper individualiste, et s’il a été si facilement investi par la droite, c’est que, depuis les années 1960 et 1970, les adeptes du yoga ont été abreuvés par leurs gourous de discours selon laquelle la politique était inutile, que voter était un acte de « vibration basse », que s’intéresser aux programmes sociaux relevait de la faiblesse morale et que tous les outils pour votre salut étaient situés en vous-même. Il y a aussi parfois l’idée qu’en réalité on ne peut rien arranger dans ce monde parce qu’il n’est pas tout à fait réel. Ce qui est réel, ce sont vos sensations internes, ce qui est réel, c’est votre subjectivité, ce qui est réel, c’est ce que vous voyez dans votre méditation chaque matin et c’est sur cela que vous devez vous concentrer. C’est un raisonnement qui à la base n’est ni progressiste ni conservateur, mais simplement déconnecté et individualiste. Le problème c’est que cet espace peut-être rapidement et facilement colonisé par des idées selon lesquelles les gens doivent protéger leurs chemins spirituels individuels. En 2020, contrairement aux conseils des autorités sanitaires publiques, dans le milieu du yoga on a dit qu’on devait lutter contre le Covid en faisant de la respiration profonde. Qu’on devait renforcer son système immunitaire grâce aux asanas et aux plantes. Qu’on devait éviter les interventions médicales désapprouvées par son gourou (comme se faire vacciner, etc.). « L’équanimité » est une façon glamourisée de dire qu’ils se foutent complètement de la société dans laquelle ils vivent ! Il est intéressant de noter que Satchidananda a commencé le festival de Woodstock en disant « le moment de la paix et de l’harmonie est arrivé, ouvrons ce festival avec le mantra Aum ». C’était en 1969, et les mouvements de protestation se sont éteints assez rapidement après cela. On a tendance à voir Woodstock comme une sorte de célébration contre-culturelle, mais on était en réalité à la veille d’un retour de bâton réactionnaire.

Ceci étant, beaucoup de ces critiques ne sont pas sans fondement, surtout en Amérique du Nord où le système médical est abusif. Il est vrai que les grandes réformes agricoles ont créé des monocultures, ont dégradé la vie des sols, etc. Il y a donc de bonnes raisons de penser ainsi, mais il est difficile d’y introduire de la complexité et d’inciter les gens à exprimer leur solidarité les uns envers les autres. Les communautés de yoga ne sont pas les meilleures pour exprimer leur solidarité. La plupart des yogis ne croient pas en l’existence des classes sociales. Il y a cette présomption d’égalité parfaite qui inhiberait les gens à travailler davantage. 

Je vois une symétrie entre la figure du gourou de yoga qui a émergé dans les années 1970 et 1980 et l’influenceur messianique qui vous dit sur Facebook en 2020 que ses plantes ou ses pratiques de respiration renforcent votre immunité : le mode opératoire est le même.

Conspirituality, podcast animé par Derek Beres, M. Remski, Julian Walker & Mallory DeMille
À quel point la communauté spirituelle en Amérique du Nord est-elle politisée aujourd’hui ?

Je pense que dans l’ensemble, le yoga mainstream et la spiritualité bouddhiste sont restés assez stables dans leur centrisme et leur dépolitisation. La pandémie a radicalisé certains groupes aux deux extrémités du spectre. Plus à gauche, je dirais, qu’à droite. Je vois davantage d’espaces de yoga progressistes, qui abordent des questions comme la décolonisation, la question des castes, le soin communautaire, la prise en compte des traumatismes ou des handicaps dans l’enseignement du yoga. C’est une composante très dynamique – je ne dis pas que conséquente, je n’ai pas de chiffre, mais dynamique – dans le monde du yoga et des spiritualités alternatives. Qui n’était pas visible il y a cinq ou dix ans. Il y a dix ans, les gens commençaient à évoquer le racisme au sein des milieux du yoga, à parler des liens entre la mondialisation du yoga et la colonisation. Aujourd’hui, je constate beaucoup d’énergie chez des personnes qui tentent de voir le yoga comme une pratique contemplative qui soutient leurs valeurs politiques. Je pense aussi qu’il y a de plus en plus de gens qui s’interrogent sur la manière d’intégrer leur enseignement du yoga dans un contexte plus large de contribution au collectif, à la société.

Quels changements avez-vous vus entre la première et la deuxième édition de votre livre (2018 vs. 2024) ?

D’une certaine manière, la pandémie a accéléré les réformes progressistes parce qu’elle a vraiment mis en lumière la relation entre les dynamiques que nous commencions à découvrir et leurs conséquences politiques plus profondes. Si vous aviez pris conscience en 2018 que votre école de yoga était profondément misogyne, qu’elle était dirigée par un agresseur, si c’est de là que vous venez, les choses s’éclaircissent sans doute un peu quand 2020 arrive et que vous réalisez que les gens de ce groupe expriment également un certain validisme concernant les plus vulnérables par rapport au Covid. Que vous entendez dire « je vais compter uniquement sur mes enseignements ou sur mes pratiques », au lieu d’investir dans la santé publique. Ou encore « je vais continuer à croire que le yoga ou la spiritualité est la seule manière dont nous pouvons parvenir à toute forme de clarté ou de sécurité », « je ne vais m’investir dans aucune institution séculière », « je pense que toutes ces choses sont liées » est une bonne étape pour réaliser que vous évoluez dans un système abusif et apathique. La pandémie a accéléré cela. Je suppose que cela aurait été intéressant sans une pandémie de voir l’impact plus linéaire de ce livre et de ce mouvement.

En parlant d’ « ouvrir les yeux », il semble que le monde du yoga peine à s’examiner lui-même. Quelles critiques recevez-vous à propos de votre travail ?

Il y a deux formes de critiques qui, je pense, sont intéressantes. Des remarques qui viennent du camp progressiste, et qui disent : « vous avez écrit ce livre et vous êtes passé à autre chose, votre engagement à condamner les abus était en fait limité à la production de ce livre ». C’est compréhensible et je pense que c’est une critique que les journalistes doivent accepter de manière générale. Mais cette critique a également mis le doigt sur le fait qu’en tant que professeur de yoga et personne investie dans ce milieu, je n’étais pas uniquement journaliste, que j’avais également une position militante. D’autres personnes ont dit que je n’avais pas vraiment écouté les « initiés », ce qu’ils ont à dire sur leurs expériences avec Pattabhi Jois, et à quel point les choses n’étaient pas aussi claires et simples… Et c’est compréhensible aussi. Du côté conservateur, je peux entendre des critiques du style « vous vouliez juste détruire quelque chose », « vous n’avez pas aidé à faire des ponts avec la communauté». Oui, c’est vrai… Mais il est aussi très difficile d’attendre cela de la part d’une personne qui alerte depuis des décennies sur des histoires d’abus dissimulés. La critique à laquelle que je ne fais pas attention est « il ne comprend pas le yoga, il ne comprend pas la relation enseignant-élève »… Il y a des critiques constructives et des critiques inutiles, et c’est une bonne chose de savoir les distinguer.

En Amérique du Nord, vous êtes souvent en avance de quelques années sur les tendances et enjeux, pour le meilleur comme pour le pire : quel avenir nous attend concernant le yoga et la spiritualité ?

Je pense que si la communauté française du yoga est en mesure d’inviter des personnes comme Theo Wildcroft et certain.e.s de ses collègues qui ont publié The Yoga Teacher’s Survival Guide à des événements et des conférences, cela serait utile pour les milieux du yoga et du bien-être en France. Je suis sûr que vous n’êtes pas seules et j’imagine que si des studios organisent des conférences sur ces sujets, cela normaliserait et rendrait visible le fait qu’on peut proposer de nouvelles choses. C’est une bonne première étape : je ne pense pas que le plus important se passe en ligne, via des vidéos Youtube, je pense que cela se fait par des rencontres en personne. Je constate que les mouvements politiques d’extrême droite et néo-fascistes sont en hausse partout… Il pourrait y avoir un retour complet à la fascination des années 1930 pour le yoga en tant que méthode ésotérique de contrôle et de pouvoir personnel. Donc, je serais attentif au resurgissement de ce type de yoga que les nazis adorent vraiment, et je n’exagère pas à ce sujet. Partout où vous voyez des communautés de yoga qui expriment un grand intérêt pour la purification corporelle, l’essentialisation du genre, les politiques anti-trans ou qui surveillent si votre nourriture est non seulement biologique mais aussi qu’elle vient bien du coin… Ce sont des signes qui montre que le monde du yoga et du bien-être reste vulnérable. Partout où vous voyez les éléments de l’éco-fascisme, surtout lorsqu’ils croisent la politique anti-immigration, pour éviter un supposé « Grand Remplacement », pour construire un corps fertile pour les hommes et les femmes – c’est là que vous verrez le yoga mis au service d’un projet réactionnaire et suprémaciste blanc. Ce sont des « red flags ».

Pour suivre l’actualité de Matthew Remski, rendez-vous sur :

  • Son site internet
  • Son podcast Conspirituality , co-animé avec Derek Beres, Julian Walker et Mallory DeMille
  • Ses livres :
    • Conspirituality, co-écrit avec Derek Beres et Julian Walker (PublicAffairs, 2023)
    • Surviving Modern Yoga (North Atlantic Books, 2024)

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43•Une science criminelle ?

Épisode 43 Covid-19, février 2021

Quand le vrai et le faux se mélangent

Me voilà donc de retour après deux mois de silence. J’ai été très touché de savoir que certains d’entre vous se sont inquiétés de ce silence. Ils ont donc cherché à prendre de mes nouvelles. Je commencerais donc cette chronique par quelques explications. La première est que nous avons eu d’énormes problèmes avec le site. Il y a bien sûr les nombreux pourriels envoyés en guise de commentaires aux chroniques. Trier le vrai du faux devenait très prenant. Cela me rappelle une citation de Paul Valéry qui s’applique parfaitement à la situation actuelle : « Le mélange de vrai et de faux est énormément plus toxique que le faux pur ».

Si vous êtes donc désorientés en ce début février 2021, rien de plus normal. Pour information, l’association a donc été obligée d’avoir recours à une société spécialisée dans la gestion des sites internet. Car nous avons bien conscient que le site est très lent et nécessite un sérieux nettoyage de fond. Soyez donc patient en attendant votre connexion. Le problème devrait disparaître dans les semaines à venir. 

Adieu l’Alsace

La deuxième raison de mon silence est un grand déménagement en 3 vagues depuis l’Alsace vers les Alpes-Maritimes. Cela m’a pris 2 mois pleins pour retrouver un lieu d’habitation fonctionnel. Toutefois, ayant opté pour la location d’une maison isolée en pleine nature, je n’ai pas encore d’accès à internet. Si tout va bien, j’en aurais un lundi prochain. Comme je ne suis pas très à l’aise avec les téléphones mobiles, mes activités internet ont quasiment été bloquées.

La troisième raison est une certaine lassitude face à un battage médiatique incessant. J’avais besoin de prendre du recul par rapport à cette « épidémie ». Car là aussi, il y a un mélange permanent de vrai et de faux qui est extrêmement toxique. Surtout, dès que l’on essaye d’émettre un avis un tant soit peu différent de celui martelé par le pouvoir en place, on s’en prend plein la figure. C’est en effet extrêmement pénible de voir que 40 ans de bon et loyaux services au service de la science comptent pour zéro. Car la science, est bien la grande perdante de ce déferlement médiatique de soi-disant « experts ». Toujours les mêmes têtes, toujours les mêmes discours lénifiants qui tournent en boucle avec des arguments binaires totalement désolants. On est pour ou on est contre. Pas d’autre issue possible.

Un peu de méchanceté…

Donc, aujourd’hui je reprends la plume. Toutefois, une envie d’être vraiment méchant me taraude. Tant la situation que l’on impose devient chaque jour de plus en plus absurde. Toutefois, être méchant, ne signifie en rien être grossier ni violent. Je ne vais donc pas appeler à la révolte ni à l’insurrection. Je vais simplement dire ma vérité, sur ce qui est en train de se passer, et ce sans prendre de pincettes. Ma cible sera bien sûr la profession médicale qui a réussi à prendre un pouvoir démesuré en moins d’une année.

Tout d’abord une piqûre de rappel. Avant cette crise, les médecins paradaient-ils sur les chaînes de télévision ou de radio ? Non, car la place d’un médecin était dans son cabinet médical ou au chevet des patients à l’hôpital. S’occuper des malades est tellement prenant, que vous n’avez pas beaucoup le temps de faire le beau à la télé. Si vous le faites, c’est que vous êtes forcément plus dans l’administration et dans la gestion que dans le soin. Je sais, c’est méchant de dire cela, mais je vous avais prévenu. 

Des experts qui n’en sont pas…

Car, en 40 ans de carrière d’enseignant-chercheur, j’ai pu constater que les vrais enseignants étaient devant les étudiants. De même, les vrais chercheurs étaient devant leurs éprouvettes ou leurs appareils de mesure. Dès que vous faites de la gestion, vous bénéficiez de « décharges ». On arrive alors à avoir des « enseignants » qui ne voient plus jamais d’étudiants. De même, il y a des « chercheurs » qui n’ont plus aucun contact avec la réalité expérimentale. Plus la fonction de gestion ou d’administration est élevée, plus on s’éloigne de son cœur de métier. Ceci est vrai dans tous les domaines universitaires et donc en particulier en médecine. 

D’où ma première leçon : tout expert sur quelque sujet que ce soit qui passe à la télé ou à la radio est nécessairement une personne en phase de déconnexion de la réalité de son métier. Car le journaliste moyen ira toujours chercher le chef de service ou le directeur de recherches, plutôt que celui qui a les mains dans le cambouis. Ce faisant, on écoute toujours la personne qui est la plus déconnectée du terrain et des choses bien réelles. Ceci pour vous dire que tout ce que vous entendez dans les grands médias, est absolument sans aucun intérêt. Ce n’est pas de l’information utile que l’on vous distille, mais de simples opinions ou points de vue.

Médecine de terrain

Certes, mais alors où se procurer l’information utile pour cette épidémie de COVID-19 ? La réponse est étonnamment simple : chez votre médecin traitant. Car, vous verrez rarement un médecin de terrain affirmer qu’il agit de manière scientifique. Car, un malade, ce n’est pas une éprouvette ou une statistique. C’est un être fait de chair de sang, qui souffre et qui est angoissé. Quelqu’un qu’il faut soigner et rassurer. Donc, si d’aventure, il existe un moyen non scientifique de soulager le malade, le médecin de terrain n’hésite pas une seule seconde. Il tente le coup, même s’il n’y a aucune étude randomisée en double anonymat pour le « protéger ». Un vrai médecin sait que son cœur de métier est plus de nature artistique que scientifique. Celui qui prétend agir au nom de la science est plus souvent un bourreau qu’un sauveur.  

Si vous n’êtes pas convaincus, voyez l’enfer que nous font vivre les experts médicaux de nos médias. Ils se vantent tous de faire confiance à la science pour savoir ce qu’il faut faire. Voyez le résultat… Si je vous choque, tant mieux. Car, vous êtes en train de risquer votre vie en faisant confiance à ceux qui agissent au nom de la science. Nouvelle piqûre de rappel. Pourquoi a-t-on appelé médecins-bourreaux, ceux qui œuvraient de manière scientifique dans les camps de la mort ? Simplement parce qu’en adoptant les méthodes de la science, ils ont renoncé à leur humanité. Libre à vous donc de livrer votre corps aux délires de ces médecins qui n’ont que le mot science à la bouche. Vous devenez simplement un cobaye pour tester des théories très souvent totalement foireuses.

Définition de la science

Oui, je sais, ce que je dis est vraiment très méchant, mais encore une fois, c’est ma vérité. Je vais quand même vous donner des arguments pour expliciter mon point de vue. Pour cela, il nous faut une définition de ce que l’on appelle la science. Mon expérience de 40 ans sur le terrain, m’a appris que seuls les phénomènes parfaitement reproductibles sont susceptibles d’une étude scientifique. Aucune science n’est possible, si à chaque expérience vous obtenez un résultat sans rapport avec le précédent. Ceci est tout simplement incontournable et non négociable. Il découle de ce postulat simple plusieurs conséquences importantes.

Tout d’abord, la médecine ne peut pas être une science. Car si j’administre le même remède à la même personne atteinte de la même maladie, j’aurais à chaque fois un résultat différent. C’est pour cette raison que les médecins font toujours des statistiques. Toutefois, rappelons que les statistiques ont été inventées pour pendre des décisions face à des phénomènes aléatoires. Faire des statistiques, ce n’est donc pas faire de la science, mais plutôt de la politique. Si, face à l’aléatoire, vous refusez de faire des statistiques, vous êtes tout simplement un artiste. La médecine est donc bien un art et sûrement pas une science. Ceux qui paradent à la télé sont donc peut-être d’excellents scientifiques, mais quid de leur talent artistique face à une maladie ? La question mérite d’être posée.

Une science mortifère et menteuse

Les méthodes de la science sont incapables de résoudre tout problème faisant intervenir un être vivant. Car là aussi, prenez une cellule femelle pour la féconder par une cellule mâle.Vous n’obtiendrez jamais exactement la même cellule fille à chaque fécondation. Les méthodes de la science ne s’appliquent donc qu’à la matière inerte. En gros, j’essaye de vous faire comprendre que toute approche scientifique ne peut que conduire à la mort. De fait, les armes de destructions massives n’auraient jamais existé sans la science. C’est grâce à la science, que l’on peut polluer et violer la Nature, jusque dans ses parties les plus intimes. Suivre le chemin de la science est donc le moyen le plus sûr pour mourir dans d’atroces souffrances. 

Enfin, la science incite toujours au mensonge. Car elle favorise systématiquement ce qui est artificiel au détriment de ce qui est naturel. Or, la vérité est toujours dans ce qui est naturel. De fait, ce qui me frappe dans cette crise, c’est qu’elle nous pousse à faire confiance à ce qui est artificiel (les vaccins) et douter de ce qui est naturel (notre système immunitaire). Je remarque aussi que le mensonge est bien là, puisqu’on nous parle de vaccins alors qu’on injecte un ARN messager qui une information génétique. Ce que les nazis avaient rêvé de pouvoir faire sur l’homme est en passe d’être réalisé par des médecins modernes. Qui plus est, à une échelle mondiale et non pas à l’échelle d’un pays.

Mensonges criminels

On retrouve d’ailleurs le mensonge à tous les niveaux de ces experts médicaux. On nous dit par exemple qu’il n’y a aucun risque que l’ARN messager injecté soit transformé en ADN qui pourra venir s’insérer dans notre génome. Voilà bien un mensonge éhonté, puisque le test RT-PCR a été précisément mis au point pour pouvoir transformer un bout d’ARN en ADN grâce à une rétro transcriptase trouvée dans les rétrovirus. Le coronavirus n’étant pas un rétrovirus, on affirme donc qu’il n’y a absolument aucun risque. Seulement voilà, en 1999, il a été trouvé que les lymphocytes humains possèdent une rétro transcriptase capable de transcrire l’ARN en ADN (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10220433/). Ce qui est en train de se passer est donc tout simplement criminel.

De fait, on sait qu’il y a déjà eu des décès après injection de ces informations génétiques virales. Car on a absolument aucun recul sur cette nouvelle technologie. La vérité est qu’une étude de phase III à l’échelle mondiale est en train de se mettre en place. C’est pour cela que cette vaccination n’est pas obligatoire et nécessite la signature d’un papier dédouanant ceux qui pratiquent l’injection. S’il vous arrive quelque chose de grave ce sera donc uniquement de votre faute. Il n’y a aura aucun recours juridique possible. Des démons, vous dis-je, qui cherchent à préparer des humains génétiquement modifiés. C’est bien l’enjeu réel de cette crise. Il fallait que je vous prévienne. C’est fait. Reste maintenant à chacun de prendre une décision en son âme et conscience et d’en assumer les conséquences.

Par Marc HENRY

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40•Pervers, paranoïaques et autres tyrans

Épisode 40 Covid-19, novembre 2020

Censure du film « Hold-Up »

Cette chronique est la suite de la précédente consacrée à la sortie du film « Hold-Up ». Dès sa mise en ligne, des élus de la majorité et de nombreux internautes ont bien sûr dénoncé un film « délirant » et un amas de « fake news ». Le 12 novembre 2020, le film a été retiré de la plateforme Viméo, après avoir été accessible plus de 24 heures. Son réalisateur a reçu le message suivant : « Votre vidéo a été supprimée, car elle ne respecte pas nos règles ». Le motif invoqué pour ce retrait était le suivant : «  Vous ne pouvez pas mettre en ligne des vidéos mettant en scène ou encourageant des actes d’automutilation, prétendant à tort que les catastrophes de grande ampleur sont des canulars, et émettant des allégations erronées ou mensongères concernant la sécurité des vaccins ». Évidemment, Dailymotion a aussi fait retirer le film de sa plateforme. Toutefois, soyez rassurés. Le film peut être visionné gratuitement sur le site de la société Tprod.

Le site de financement participatif, Ulule, a touché 10 % des 182 000 euros récoltés par le réalisateur. Toutefois, vu l’animosité des réactions sur les médias « officiels », le directeur d’Ulule a pris la décision de reverser cette somme à « une association de défense de l’information ». Ulule refuse désormais de faire la promotion du film. Le 11 novembre 2020, le compte de Tprod sur la plateforme Tipeee avait reçu des promesses de don de 28 000 euros par mois. Trois jours plus tard, ils en sont désormais à 123 000 euros par mois, de la part de 6 300 participants, ce qui est tout simplement inédit pour la plateforme. Si Tipeee validait la page de Tprod, alors l’entreprise obtiendrait ces 123 000 euros dès le mois prochain. Toutefois, vu les pressions exercées vont-ils procéder à cette validation ? Pas, si sûr…

Accusation de complotisme

Le principal reproche fait au film est qu’il coche beaucoup de cases du conspirationnisme. L’ancien ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, qui témoigne également dans ce reportage, a affirmé jeudi 12 novembre qu’il s’était fait piéger. Il dit être « scandalisé » par « presque tout » ce qu’il y a dans ce film. Il réclame le retrait des passages où il apparaît. Certains demandent la démission de la députée ex-LREM Martine Wonner interviewée dans le film. Car, cette élue du Bas-Rhin ne regrette pas le moins du monde sa participation. De même, l’actrice Sophie Marceau a ouvertement et courageusement fait la promotion du film, soulevant un tollé médiatique. 

Pour ce qui me concerne, je soutiens ce film au nom de la pluralité de l’information. En effet, pas besoin d’être très futé pour voir que les médias officiels sont adeptes de la pensée unique et monolithique. Tout ce qui dévie de la « ligne officielle du parti » est systématiquement taxé de complotisme et censuré. On voit depuis des mois, toujours les mêmes têtes sinistres sur les plateaux de télévision. Ceci démontre le niveau zéro de démocratie atteint lors de cette crise. Si donc, l’on m’accuse de complotisme en parlant de ce film, je ferais comme Martine et Sophie. J’assumerais, sans jamais la renier, ma position.

Liberté d’expression

On a aussi beaucoup critiqué le contenu du film. Or, il se trouve que, moi aussi, je ne suis pas vraiment d’accord avec beaucoup de choses dites dans ce film. Certaines sont manifestement approximatives et d’autres sont des montages de propos retirés de leur contexte. Toutefois, là n’est pas le problème. Car les médias « officiels » font exactement la même chose et ce, sans aucune vergogne. Ils sont donc bien mal placés pour critiquer quoi que ce soit. Mon sentiment est que les Français sont suffisamment matures. Ils sauront prendre ce qui est bon et laisser ce qui est douteux. Nul besoin de leur dire, ce qui est vrai ou ce qui est faux.

Laissons donc toutes les opinions s’exprimer librement, même si certaines nous déplaisent. C’est cela la vraie démocratie. Les sites qui se sont désengagés du film après avoir accepté de le financer ou de le diffuser devraient donc avoir honte. Ce genre de réaction démontre le degré de soumission et de servilité atteint envers les pouvoirs « bien-pensants ».  Comme je l’ai expliqué dans ma précédente chronique, le film met en lumière deux femmes tout à fait remarquables. Après avoir détaillé les arguments de la généticienne, Alexandra Henrion-Caude, je reviens maintenant sur ce que nous dit Mme Ariane Bilheran. Cette psychiatre qui réside en Colombie s’exprime dans une vidéo de 47 minutes tournée en marge du film. On peut ainsi remettre ses propos dans leur contexte. 

Philosophes, paranoïaques et autres pervers

Ariane nous met d’ailleurs tout de suite dans l’ambiance, en parlant d’entrée de jeu du complotisme. Dans l’antiquité, le philosophe est celui qui dénonce un complot contre le peuple. Donc, si le complot est réel, celui qui dénonce le « complot » s’inscrit dans une démarche philosophique. Maintenant, si le complot n’existe pas, celui qui parle de complot est tout simplement un paranoïaque. Dans un monde où les choses peuvent être fausses ou vraies, le paranoïaque est l’inverse du philosophe. En fait, le vrai complotiste ou conspirationniste est celui qui corrompt le langage afin de tromper le peuple. S’il n’y a pas corruption du langage, on a affaire à un philosophe qui cherche à affirmer une vérité. Dès que le langage est corrompu, on a affaire à un paranoïaque qui cherche à dissimuler un mensonge.

Ce point est fondamental pour s’y retrouver dans un flot d’informations souvent contradictoires. Toutefois, je ne suis pas tout à fait Ariane lorsqu’elle associe langage paradoxal et perversité. Car, le langage paradoxal est celui de la nature lorsqu’on la considère dans sa dimension quantique. Manier le paradoxe est le plus sûr moyen pour approcher une vérité profonde. Accepter la contradiction n’est en rien un signe de perversité. C’est plutôt faire preuve d’ouverture d’esprit. En revanche, la perversité c’est l’action de détourner quelque chose de sa vraie nature. Ainsi, la vraie nature d’un père ou d’une mère, c’est d’aimer ses enfants. Tout parent qui maltraite ses enfants est donc à la base un pervers. Un parent pervers ne peut donc pas, par définition, aimer ses enfants. De la même manière, un état est censé protéger ses citoyens. Il en découle, que dès que l’état maltraite ses citoyens, il fait preuve de perversité.

Tyrannie et harcèlement

Ariane reconnaît aussi, à côté de la figure du paranoïaque et du pervers, l’existence du tyran. On reconnaît un tyran au fait qu’il est passionné par le pouvoir. Le tyran prétend aussi que la fin justifie les moyens. C’est ce qui lui permet de tuer, voire de torturer, au nom d’une « grande cause ». Ceux qui aspirent au pouvoir ne peuvent donc pas être des hommes vertueux. Car, tout homme vraiment vertueux fuie le pouvoir. C’est la raison pour laquelle un philosophe ne pourra jamais accéder au pouvoir. Par contre un paranoïaque ou un pervers peut très bien accéder au pouvoir. Si le pouvoir est pris par un pervers, on pourra aboutir à un état de démocratie totalitaire. Car, rappelons-le, le pervers ne peut s’empêcher de détourner les choses de leur vraie nature.

C’est ce qui se passe aujourd’hui dans beaucoup de pays qui se vantent d’être « démocratiques ». Le pouvoir peut aussi être pris par un paranoïaque qui va alors chercher à harceler le peuple via 4 techniques principales. La première technique de harcèlement est le choc traumatique. Ce choc suggère que la survie de l’espèce est en danger. Ce choc est un évènement brutal qui n’a pas été anticipé et qui interdit l’analyse ou le dialogue. On alimente ce choc via la transmission de messages de terreur comme une comptabilité mortifère journalière avec menaces de pertes d’emplois ou de famine.

Comportement sectaire et délire paranoïaque

Ariane nous rappelle que le maniement de la terreur est à la base une méthode sectaire. La racine étymologique du mot secte signifie « couper ». Tout comportement sectaire se reconnaît donc facilement en cas de mesures prises pour nous couper de nos proches, de notre travail ainsi que de la possibilité de se déplacer, de se rassembler ou de s’exprimer. Quand on adhère à une idéologie sectaire, il y a nécessairement un « avant » et un « après ». Le délire paranoïaque apporte une réponse rassurante, englobante et dogmatique à la difficulté qu’il y a de faire son deuil de sa vie d’avant. Pour cette crise du COVID-19, celui qui pense n’est plus l’individu, mais l’État.

Or, si l’État délire parce qu’il est dirigé par un paranoïaque, alors bonjour les dégâts. Rappelons que ce qui caractérise un délire, c’est la certitude absolue. Donc, tout système qui prône l’existence de vérités absolues attire nécessairement à lui des paranoïaques. D’où une deuxième stratégie de harcèlement : la culpabilité. Le paranoïaque accuse, par exemple, quelqu’un ou son peuple de détruire la planète. Ou alors, il fustige des comportements jugés irresponsables. Ceux qui ne suivent pas les règles sanitaires sont coupables de contaminer les autres. Car, toute personne qui culpabilise devient manipulable et contrôlable. C’est la culpabilité qui permet de mettre en œuvre très rapidement des mesures de privation des libertés individuelles. 

Empathie et division

La troisième technique de manipulation est l’empathie. L’idée est de persuader une personne ou le peuple que l’on agit pour son bien-être. Or, seul l’individu est habilité à définir ce qui bien pour lui. Sûrement pas un autre individu, une corporation ou pire, un État. Dès que quelqu’un prétend agir pour votre bien-être, une sonnette d’alarme doit immédiatement se déclencher dans votre tête. 

La quatrième stratégie est celle de la division. Toute dictature a besoin de casser les groupes d’appartenance, comme les classes sociales et surtout la famille. Le paranoïaque triomphe dès que les proches sont perçus comme des ennemis potentiels. Ici aussi, toute personne qui cherche à diviser est un paranoïaque en puissance. Un dirigeant sain d’esprit aura toujours un discours d’union et non de division. Comme le souligne le psychiatre Jean-Pierre Caillot : « Si vivre ensemble nous tue, nous séparer est mortel ». On retrouve ici le conflit de loyauté qui vise à nous faire croire que si l’on cherche à aider les autres, on court à une mort certaine. D’où la division en lieu et place de l’union.

La médecine n’est pas une science

Ce qui caractérise aussi la crise actuelle, c’est qu’elle possède une dimension médicale. Or, pour Ariane, la médecine ne peut pas être une science, comme je l’ai moi-même expliqué par ailleurs.  En effet, comme nous l’a enseigné Hippocrate, tout acte médical présuppose une relation humaine entre un médecin, un patient et une maladie. Or, il ne peut y avoir de certitude absolue dans l’art ou dans la justice. De même, interpréter des symptômes est un art car, là aussi il ne peut y avoir de certitude absolue. Par contre manier des statistiques est clairement une science.

Grâce à ces notions cruciales et fondamentale, il est facile de distinguer le vrai médecin qui pratique un art, du faux médecin qui manie des statistiques. Si un médecin prétend avoir une approche scientifique de la maladie, zappez ! Car, par là-même, il renie son serment d’Hippocrate. On l’a bien vu dans cette crise, où de faux médecins ont interdit, au nom de la science, à de vrais médecins de prescrire certains remèdes.

Pensées et actes

De même, Ariane nous informe qu’il n’y a que les pervers, les paranoïaques et les psychopathes qui confondent la pensée et l’acte. Or, que voyons-nous à la télévision à longueur de journée ? Une kyrielle d’experts, un ministre de la Santé ou un président justifiant les mesures liberticides prises au moyen de courbes dérivées de simulations mathématiques. Par exemple, notre président nous a prédit 400 000 morts en novembre si l’on ne faisait rien. D’où sort ce chiffre ? Tout simplement d’une simulation mathématique qui n’est qu’une pensée plus ou moins sophistiquée. Il est bon de savoir que toute pensée est aisément identifiable par l’emploi de la conjonction de subordination « Si ».

Par contre, ouvrir un lit de réanimation ou recruter du personnel de santé sont des actes. Là, plus question de « si » avec lesquels on peut « mettre Paris en bouteille ». Je suis sidéré de cette dérive actuelle de prendre les résultats d’une simple simulation mathématique pour une vérité. C’est en fait très pervers. Car, c’est la simulation qui permet de justifier les prises de décisions politiques. Puis, suite aux mesures prises, on valide la simulation puisque les chiffres prédits ne sont pas observés. En fait, la seule chose à faire est de ne pas chercher à simuler ce qui va arriver. On doit toujours s’en tenir aux faits et rien qu’aux faits. Notre gouvernement brille-t-il par ses actes ou par ses pensées ? Chacun pourra juger par lui-même. 

Vivre ou mourir

Ariane et moi-même faisons la même analyse pour ce qui concerne notre dérive vers un monde hybridant les idées d’Aldous Huxley avec celles de George Orwell. Toutefois, Ariane va plus loin en posant la bonne question. Jusqu’où sommes-nous prêts à perdre notre humanité par peur d’être persécutés ? Car, ce qui nous humanise, c’est de philosopher, c’est-à-dire d’apprendre à affronter la maladie et éventuellement à mourir. Vivre, c’est donc aussi apprendre à savoir mourir.  C’est le choix que doit faire Achille. Il pourrait avoir une vie normale où il mourra vieux et heureux entourés de ses enfants. Il y a cependant un autre choix qui est de mourir jeune sans enfants. Achille aura alors une vie héroïque qui le rendra célèbre pour la postérité.

De nos jours, il nous est impossible de faire des choix héroïques. Le choix de la vie héroïque doit être laissé à tout un chacun, car c’est ce qui nous humanise. L’idée est de rendre sacré le lien humain. Or, nous assistons aujourd’hui à une attaque sans précédent contre la tendresse humaine. On nous refuse le droit de faire des gestes essentiels pour manifester notre amour envers l’autre. C’est ici qu’il convient de se rappeler que vivre c’est accepter de prendre des risques. Être héroïque, c’est avoir conscience que l’on peut se sacrifier. Prendre un risque sur sa propre vie pour rendre sacrée la vie. La vie spirituelle, intellectuelle, émotionnelle, c’est sacré, la survie physique c’est juste de la biologie. 

Union et héroïsme

On lutte efficacement contre les paranoïaques et les pervers en s’unissant. Toutefois, ceci nécessite d’avoir vaincu ses propres démons et la division qui règne en nous. Il faut être en paix à l’intérieur de soi en se connectant à sa dimension transcendantale. Pour s’y aider, il suffit de se raccrocher aux grandes figures héroïques de l’humanité. Nous ne sommes pas ce à quoi on cherche à nous réduire. Car tout totalitarisme fonctionne par rétrécissement de la pensée. Le totalitarisme n’est que le croisement et le produit de ce qui nous avons permis. C’est ce à quoi nous avons accepté d’être réduits qui permet aux paranoïaques et autres pervers de nous dominer. Nous avons donc les dirigeants que nous méritons. 

Ceux qui ne les connaissent pas encore pourront découvrir, dans mon dernier livre, les 7 cadres de pensée de l’humanité. Chaque fois que l’on élargit sa pensée, on lutte très efficacement contre la paranoïa, la perversion et le totalitarisme. Vivre ou survivre ? A chacun de choisir en son âme et conscience. Un grand merci à Ariane Bilheran pour nous aider à décoder les pensées et les décisions prises par nos dirigeants, toutes nationalités confondues.

Par Marc HENRY

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36•Chapeau bas pour la Belgique

Épisode 36 Covid-19, octobre 2020

La Belgique

En Belgique, il y a des Flamands néerlandophones qui font référence au droit du sol. Ils cohabitent avec des Wallons et des Bruxellois francophones qui font référence au droit de la langue. Au cours des âges, ce pays a été dirigé tantôt par les Autrichiens, tantôt par les Néerlandais et tantôt par les Français. Hélas, après la proclamation de l’indépendance en 1830, le français est choisi comme langue officielle. D’où une discorde de fond qui dure depuis près de 190 ans. La situation aurait été plus simple si la Belgique avait suivi l’exemple de la Suisse qui reconnaît 4 langues officielles : l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Or, quand on impose une langue unique à un peuple cosmopolite, ceux qui parlent la langue officielle pensent être de facto supérieurs à ceux qui parlent d’autres langues. C’est humain et donc inévitable. 

D’où aussi des querelles incessantes entre néerlandophones et francophones aboutissant immanquablement à un consensus qui perdure jusqu’à sa remise en cause lors d’une nouvelle querelle. Il existe toutefois une convergence totale entre les deux cultures au sujet de la bière et des frites. Ceci permet quoiqu’il arrive de toujours trouver un consensus. D’où aussi un humour corrosif et décapant avec une capacité d’autodérision sans égal sur notre planète. Ne pas rigoler quand on séjourne en Belgique tient donc de l’exploit.

La France

Vu de France, la Belgique apparaît toujours comme un petit Poucet. D’où l’expression très condescendante typiquement française : « Nos amis Belges… », comme on dit : « Nos amis, les animaux… ».  Or, pour une fois, l’actualité démontre que les Belges semblent être plus intelligents que les Français. En effet, la France impose à ses citoyens le port du masque en toutes circonstances. Peu importe que l’on soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Même dans une rue totalement déserte, le port du masque reste obligatoire. La Belgique, après avoir, dans un premier temps, emboîté le pas à la France, a changé de stratégie depuis le premier octobre. Ainsi, en Belgique, l’obligation de porter un masque ne s’applique que lorsque les distances physiques entre personnes ne peuvent être garanties.

Voici de fait une mesure pleine de bon sens et pleinement conforme à nos connaissances scientifiques. La Belgique démontre ainsi sa capacité à prendre des décisions mûrement réfléchies, même en situation de crise majeure. Quel contraste avec la France, où l’on entend dire tout et n’importe quoi. J’ai ainsi entendu récemment des « experts » affirmer avec aplomb à la télévision qu’il était plus important de porter un masque que de se laver les mains. Bref, de quoi se taper la tête contre les murs.

Fumer tue aussi les autres

Jour après jour, il devient de plus en plus évident, que ceux qui gouvernent notre pays méprisent le peuple de France. On estime que les Français sont trop idiots pour savoir quand mettre ou ne pas mettre un masque. Alors, si d’aventure une bonne blague raillant les Belges vous vient à l’esprit, restez coi. Car eux au moins semblent suffisamment intelligents pour gérer par eux-mêmes le problème du port du masque.

Une mésaventure récente illustre à merveille la perversité du système français de « protection » contre le coronavirus. Ainsi, en France, il est légal de ne pas avoir de masque si vous mangez ou si vous fumez. Il est par contre illégal de circuler sans masque si vous ne vous fumez pas ou ne mangez pas. La situation est tellement ubuesque qu’un fumeur peut vous cracher en toute légalité sa fumée au visage lorsque vous attendez le bus par exemple. Encore une fois, le simple bon sens et la science devrait inciter à proscrire de fumer en public en situation de pandémie grave. Que nenni ! On considère qu’un virus dans une fumée de cigarette est visiblement sans danger. Alors que le même virus dans l’haleine d’un non-fumeur est source de contamination potentielle.

On marche donc sur la tête dans ce pays et nos dirigeants nous prennent simplement pour de parfaits crétins. Les mesures prises en France ne sont en rien sanitaires, mais plutôt d’ordre vexatoires. Au nom d’extrapolations hasardeuses à partir de modèles faux par essence, on prohibe toute convivialité ou tentative de s’amuser. Il faudra s’en souvenir lors des prochaines élections.

Le dôme à Bruxelles

Revenons en Belgique. En plus d’être intelligents, les Belges ont un sens inné de l’accueil chaleureux. Ils sont de plus capables de prendre des initiatives inimaginables en France. J’ai pu en faire l’expérience il y a 15 jours à l’occasion du tournage du film « Aqua ». C’est la chaîne de télévision Canal+ qui finance le film. Après le documentaire « Natura » diffusé en 2018, la réalisatrice, Pascale d’Erm, a souhaité récidiver en s’intéressant aux soins utilisant l’eau. J’ai pu ainsi découvrir un lieu extraordinaire situé dans la commune de Rhode-Saint-Genèse, au numéro 15 de la chaussée de Waterloo. Dans ce lieu imaginé par Isabelle Mannenback et son mari Fabrice Enthoven, on prend tout simplement soin de votre eau corporelle.

Tout s’organise autour d’un dôme bâti selon les lois de la géométrie sacrée. Sous le dôme, il y a un bassin circulaire dans lequel se pratique le Watsu. Il s’agit d’un massage par l’eau qui crée les conditions optimales pour libérer les tensions de tous ordres. Deux puissants vortex, hauts de trois mètres, dynamisent l’eau du bassin. Tout autour du dôme, se trouvent des bassins auxiliaires ainsi que des salles de massage ou de méditation. Il y a en particulier un caisson de flottaison contenant une eau chargée en sel d’Epsom. On peut ici s’allonger, dans une obscurité totale, comme on le ferait sur un lit et sans crainte de couler.

On trouve aussi, en plein air, une baignoire de forme ovoïde avec eau dynamisée par vortex. La célèbre baignoire de Jeanne Rousseau est à l’origine de la conception de ce bassin en forme d’œuf. Il y a bien sûr sauna et hammam avec une douche glacée pour les courageux.

Musique des plantes

Tout est conçu pour passer des moments extraordinaires avec du personnel formé en massages, herboristerie, lithothérapie et sono thérapie. On peut se faire une idée du lieu en cliquant sur ce lien. Pour vous dire à quel point le lieu est attachant, sachez que j’y suis resté 4 jours. Alors qu’initialement mon séjour n’était prévu que pour une journée. Impossible de s’arracher du lieu. Surtout que j’avais amené mon appareil « Bamboo ».

Cet appareil permet de transformer l’activité électrique de toute plante en un flot ininterrompu de notes de musique. On obtient ainsi des mélodies particulièrement envoûtantes. Le son généré par les plantes était envoyé dans les hauts parleurs aériens et sous-marins du bassin. Cela procure des sensations de bien-être inouïes. On ne voit pas le temps passer dans ce genre de lieu. Car il y a l’énergie des vortex et le son des plantes. Tout cela relayé par l’eau qui vous entoure de toute part. Impossible de ne pas décoller dans de telles conditions.

Bière et sirtaki

Ce lieu m’est vraiment apparu comme extraordinaire. J’ai donc emprunté une antenne de Lecher afin de me faire une idée du taux vibratoire. Avant la musique des plantes, le taux vibratoire du dôme était de 14 000 unités bovis. Ce taux est monté à 20 000 bovis après le chant des plantes. J’ai aussi cherché à connaître le rayon d’action du dôme et trouvé une valeur comprise entre 36 et 37 kilomètres. Inutile de vous dire que le tournage du film s’est fait dans l’euphorie générale. Avec, bien sûr, l’ambiance chaleureuse que les Belges savent si bien entretenir.

Évidemment, la bière Houblonde, première bière dynamisée du monde lancée en 2017 coulait à flots. Grâce à la présence de ses créateurs, Christophe Carrette et Tanguy de Prest concepteurs du Biodynamizer®. Par contre, il n’y avait pas de frites. Les soirées se passaient dans un restaurant grec de Waterloo. Ici, à partir d’une certaine heure et d’une dose suffisante de vin résiné on danse le sirtaki pendant que le patron casse des piles d’assiettes sur le sol.

Une hypothèse

Chapeau bas donc pour la Belgique, pour son intelligence, pour son humour, pour sa joie de vivre, pour sa tolérance et pour son amour de l’eau. Quel contraste, lorsque je suis revenu en France. Tout me semblait gris et terne, avec une peur enracinée au ventre savamment entretenu par des patrouilles armées jusqu’aux dents. Pendant mon séjour en Belgique, le gouvernement français en avait profité pour resserrer la vis sur sa population et durcir le ton dans une ambiance de catastrophisme imminent. Lorsque je repense à mon séjour au dôme de Rhode-Saint-Genèse qui englobe dans son rayonnement la capitale Bruxelles, j’en viens à me dire que quelque chose s’est passé.

En effet, juste après cette folle semaine, les autorités belges ont décidé de ne plus imposer le port du masque dans la rue. Mieux, après quelque 660 jours de tergiversations, la Belgique arrivait enfin à se doter d’un gouvernement exécutif pour affronter sereinement la crise du COVID-19. La forte augmentation du taux vibratoire du dôme et de son eau vortexée suite à sa découverte de la musique des plantes y est-elle pour quelque chose ? J’ai la naïveté de penser que oui. Car les pouvoirs de l’eau vont bien au-delà de sa capacité à désaltérer les animaux et à faire croître des plantes. 

Évoluer

Ceux qui ne connaissent pas encore la musique des plantes, pourront suivre ce lien et soutenir l’action de Frédérique et Jean Thoby dans le cadre des activités proposées par le Plantarium de Gaujacq dans les Landes. Plus nous serons nombreux à écouter les plantes chanter, plus le taux vibratoire de nos dirigeants pourra s’élever et atteindre peut-être celui du gouvernement belge. La crise que nous traversons n’est pas arrivée par hasard. Elle sert de révélateur impitoyable de nos errements en matière de santé de la planète dans son ensemble.

Les virus ont été de tout temps des moteurs puissants de l’évolution de toutes les espèces vivantes terrestres. Il est donc normal qu’ils se manifestent dès qu’une espèce comme la nôtre décide de faire cavalier seul. Cela a toujours été et sera toujours jusqu’à ce que le Soleil mange la Terre quand il aura épuisé son stock d’hydrogène dans environ 1 milliard d’années. Il faut que l’humanité comprenne que se battre contre un virus n’est pas une solution viable. Il faut au contraire coopérer avec lui en adaptant notre mode de vie à sa présence. Mettre en place des barrières de protection peut procurer un sursis certain, mais au prix d’un emprisonnement physique et moral insupportable à plus ou moins long terme.

Par Marc HENRY

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Un ouvrage collectif sur l’écologie et l’esprit critique (avec des gros morceaux de Cortecs dedans)

Le sujet est vaste et complexe. Si bien qu'il aura fallu s'y mettre à 18 mains pour l'écriture, 2 de plus pour l'illustration et un paquet de plus pour les différentes relectures, corrections et éclairages d'angle mort

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Launching Version 15 of Wolfram Language & Mathematica: Built-in (Useful) AI & Lots of New Core Functionality

June 23, 1988 is when we launched Version 1.0 of Mathematica. Today—almost 38 years later—we’re launching Version 15 of what—in recognition of how far it’s expanded beyond “math”—we now call Wolfram Language. It’s an impressive release, with a lot of new core functionality. It might perhaps seem surprising that after 38 years there’d still be more to add. But it’s like the typical arc of intellectual history: the more one’s figured out, the further one can see, and the more one becomes able to do. And for all of us working on it, it’s been a very satisfying process: year after year building an ever taller tower of ideas and technology, with which we can reach ever further—today to all the functionality of Version 15.

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Instant Supercompute: Launching Wolfram Compute Services

To immediately enable Wolfram Compute Services in Version 14.3 Wolfram Desktop systems, run RemoteBatchSubmissionEnvironment["WolframBatch"]. (The functionality is automatically available in the Wolfram Cloud.) Scaling Up Your Computations Let’s say you’ve done a computation in Wolfram Language. And now you want to scale it up. Maybe 1000x or more. Well, today we’ve released an extremely streamlined […]
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