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43•Une science criminelle ?

Par : Marc HENRY
3 février 2021 à 13:59

Épisode 43 Covid-19, février 2021

Quand le vrai et le faux se mélangent

Me voilà donc de retour après deux mois de silence. J’ai été très touché de savoir que certains d’entre vous se sont inquiétés de ce silence. Ils ont donc cherché à prendre de mes nouvelles. Je commencerais donc cette chronique par quelques explications. La première est que nous avons eu d’énormes problèmes avec le site. Il y a bien sûr les nombreux pourriels envoyés en guise de commentaires aux chroniques. Trier le vrai du faux devenait très prenant. Cela me rappelle une citation de Paul Valéry qui s’applique parfaitement à la situation actuelle : « Le mélange de vrai et de faux est énormément plus toxique que le faux pur ».

Si vous êtes donc désorientés en ce début février 2021, rien de plus normal. Pour information, l’association a donc été obligée d’avoir recours à une société spécialisée dans la gestion des sites internet. Car nous avons bien conscient que le site est très lent et nécessite un sérieux nettoyage de fond. Soyez donc patient en attendant votre connexion. Le problème devrait disparaître dans les semaines à venir. 

Adieu l’Alsace

La deuxième raison de mon silence est un grand déménagement en 3 vagues depuis l’Alsace vers les Alpes-Maritimes. Cela m’a pris 2 mois pleins pour retrouver un lieu d’habitation fonctionnel. Toutefois, ayant opté pour la location d’une maison isolée en pleine nature, je n’ai pas encore d’accès à internet. Si tout va bien, j’en aurais un lundi prochain. Comme je ne suis pas très à l’aise avec les téléphones mobiles, mes activités internet ont quasiment été bloquées.

La troisième raison est une certaine lassitude face à un battage médiatique incessant. J’avais besoin de prendre du recul par rapport à cette « épidémie ». Car là aussi, il y a un mélange permanent de vrai et de faux qui est extrêmement toxique. Surtout, dès que l’on essaye d’émettre un avis un tant soit peu différent de celui martelé par le pouvoir en place, on s’en prend plein la figure. C’est en effet extrêmement pénible de voir que 40 ans de bon et loyaux services au service de la science comptent pour zéro. Car la science, est bien la grande perdante de ce déferlement médiatique de soi-disant « experts ». Toujours les mêmes têtes, toujours les mêmes discours lénifiants qui tournent en boucle avec des arguments binaires totalement désolants. On est pour ou on est contre. Pas d’autre issue possible.

Un peu de méchanceté…

Donc, aujourd’hui je reprends la plume. Toutefois, une envie d’être vraiment méchant me taraude. Tant la situation que l’on impose devient chaque jour de plus en plus absurde. Toutefois, être méchant, ne signifie en rien être grossier ni violent. Je ne vais donc pas appeler à la révolte ni à l’insurrection. Je vais simplement dire ma vérité, sur ce qui est en train de se passer, et ce sans prendre de pincettes. Ma cible sera bien sûr la profession médicale qui a réussi à prendre un pouvoir démesuré en moins d’une année.

Tout d’abord une piqûre de rappel. Avant cette crise, les médecins paradaient-ils sur les chaînes de télévision ou de radio ? Non, car la place d’un médecin était dans son cabinet médical ou au chevet des patients à l’hôpital. S’occuper des malades est tellement prenant, que vous n’avez pas beaucoup le temps de faire le beau à la télé. Si vous le faites, c’est que vous êtes forcément plus dans l’administration et dans la gestion que dans le soin. Je sais, c’est méchant de dire cela, mais je vous avais prévenu. 

Des experts qui n’en sont pas…

Car, en 40 ans de carrière d’enseignant-chercheur, j’ai pu constater que les vrais enseignants étaient devant les étudiants. De même, les vrais chercheurs étaient devant leurs éprouvettes ou leurs appareils de mesure. Dès que vous faites de la gestion, vous bénéficiez de « décharges ». On arrive alors à avoir des « enseignants » qui ne voient plus jamais d’étudiants. De même, il y a des « chercheurs » qui n’ont plus aucun contact avec la réalité expérimentale. Plus la fonction de gestion ou d’administration est élevée, plus on s’éloigne de son cœur de métier. Ceci est vrai dans tous les domaines universitaires et donc en particulier en médecine. 

D’où ma première leçon : tout expert sur quelque sujet que ce soit qui passe à la télé ou à la radio est nécessairement une personne en phase de déconnexion de la réalité de son métier. Car le journaliste moyen ira toujours chercher le chef de service ou le directeur de recherches, plutôt que celui qui a les mains dans le cambouis. Ce faisant, on écoute toujours la personne qui est la plus déconnectée du terrain et des choses bien réelles. Ceci pour vous dire que tout ce que vous entendez dans les grands médias, est absolument sans aucun intérêt. Ce n’est pas de l’information utile que l’on vous distille, mais de simples opinions ou points de vue.

Médecine de terrain

Certes, mais alors où se procurer l’information utile pour cette épidémie de COVID-19 ? La réponse est étonnamment simple : chez votre médecin traitant. Car, vous verrez rarement un médecin de terrain affirmer qu’il agit de manière scientifique. Car, un malade, ce n’est pas une éprouvette ou une statistique. C’est un être fait de chair de sang, qui souffre et qui est angoissé. Quelqu’un qu’il faut soigner et rassurer. Donc, si d’aventure, il existe un moyen non scientifique de soulager le malade, le médecin de terrain n’hésite pas une seule seconde. Il tente le coup, même s’il n’y a aucune étude randomisée en double anonymat pour le « protéger ». Un vrai médecin sait que son cœur de métier est plus de nature artistique que scientifique. Celui qui prétend agir au nom de la science est plus souvent un bourreau qu’un sauveur.  

Si vous n’êtes pas convaincus, voyez l’enfer que nous font vivre les experts médicaux de nos médias. Ils se vantent tous de faire confiance à la science pour savoir ce qu’il faut faire. Voyez le résultat… Si je vous choque, tant mieux. Car, vous êtes en train de risquer votre vie en faisant confiance à ceux qui agissent au nom de la science. Nouvelle piqûre de rappel. Pourquoi a-t-on appelé médecins-bourreaux, ceux qui œuvraient de manière scientifique dans les camps de la mort ? Simplement parce qu’en adoptant les méthodes de la science, ils ont renoncé à leur humanité. Libre à vous donc de livrer votre corps aux délires de ces médecins qui n’ont que le mot science à la bouche. Vous devenez simplement un cobaye pour tester des théories très souvent totalement foireuses.

Définition de la science

Oui, je sais, ce que je dis est vraiment très méchant, mais encore une fois, c’est ma vérité. Je vais quand même vous donner des arguments pour expliciter mon point de vue. Pour cela, il nous faut une définition de ce que l’on appelle la science. Mon expérience de 40 ans sur le terrain, m’a appris que seuls les phénomènes parfaitement reproductibles sont susceptibles d’une étude scientifique. Aucune science n’est possible, si à chaque expérience vous obtenez un résultat sans rapport avec le précédent. Ceci est tout simplement incontournable et non négociable. Il découle de ce postulat simple plusieurs conséquences importantes.

Tout d’abord, la médecine ne peut pas être une science. Car si j’administre le même remède à la même personne atteinte de la même maladie, j’aurais à chaque fois un résultat différent. C’est pour cette raison que les médecins font toujours des statistiques. Toutefois, rappelons que les statistiques ont été inventées pour pendre des décisions face à des phénomènes aléatoires. Faire des statistiques, ce n’est donc pas faire de la science, mais plutôt de la politique. Si, face à l’aléatoire, vous refusez de faire des statistiques, vous êtes tout simplement un artiste. La médecine est donc bien un art et sûrement pas une science. Ceux qui paradent à la télé sont donc peut-être d’excellents scientifiques, mais quid de leur talent artistique face à une maladie ? La question mérite d’être posée.

Une science mortifère et menteuse

Les méthodes de la science sont incapables de résoudre tout problème faisant intervenir un être vivant. Car là aussi, prenez une cellule femelle pour la féconder par une cellule mâle.Vous n’obtiendrez jamais exactement la même cellule fille à chaque fécondation. Les méthodes de la science ne s’appliquent donc qu’à la matière inerte. En gros, j’essaye de vous faire comprendre que toute approche scientifique ne peut que conduire à la mort. De fait, les armes de destructions massives n’auraient jamais existé sans la science. C’est grâce à la science, que l’on peut polluer et violer la Nature, jusque dans ses parties les plus intimes. Suivre le chemin de la science est donc le moyen le plus sûr pour mourir dans d’atroces souffrances. 

Enfin, la science incite toujours au mensonge. Car elle favorise systématiquement ce qui est artificiel au détriment de ce qui est naturel. Or, la vérité est toujours dans ce qui est naturel. De fait, ce qui me frappe dans cette crise, c’est qu’elle nous pousse à faire confiance à ce qui est artificiel (les vaccins) et douter de ce qui est naturel (notre système immunitaire). Je remarque aussi que le mensonge est bien là, puisqu’on nous parle de vaccins alors qu’on injecte un ARN messager qui une information génétique. Ce que les nazis avaient rêvé de pouvoir faire sur l’homme est en passe d’être réalisé par des médecins modernes. Qui plus est, à une échelle mondiale et non pas à l’échelle d’un pays.

Mensonges criminels

On retrouve d’ailleurs le mensonge à tous les niveaux de ces experts médicaux. On nous dit par exemple qu’il n’y a aucun risque que l’ARN messager injecté soit transformé en ADN qui pourra venir s’insérer dans notre génome. Voilà bien un mensonge éhonté, puisque le test RT-PCR a été précisément mis au point pour pouvoir transformer un bout d’ARN en ADN grâce à une rétro transcriptase trouvée dans les rétrovirus. Le coronavirus n’étant pas un rétrovirus, on affirme donc qu’il n’y a absolument aucun risque. Seulement voilà, en 1999, il a été trouvé que les lymphocytes humains possèdent une rétro transcriptase capable de transcrire l’ARN en ADN (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10220433/). Ce qui est en train de se passer est donc tout simplement criminel.

De fait, on sait qu’il y a déjà eu des décès après injection de ces informations génétiques virales. Car on a absolument aucun recul sur cette nouvelle technologie. La vérité est qu’une étude de phase III à l’échelle mondiale est en train de se mettre en place. C’est pour cela que cette vaccination n’est pas obligatoire et nécessite la signature d’un papier dédouanant ceux qui pratiquent l’injection. S’il vous arrive quelque chose de grave ce sera donc uniquement de votre faute. Il n’y a aura aucun recours juridique possible. Des démons, vous dis-je, qui cherchent à préparer des humains génétiquement modifiés. C’est bien l’enjeu réel de cette crise. Il fallait que je vous prévienne. C’est fait. Reste maintenant à chacun de prendre une décision en son âme et conscience et d’en assumer les conséquences.

Par Marc HENRY

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41•Enfers et anarques intellectuelles

Par : Marc HENRY
24 novembre 2020 à 18:11

Épisode 41 Covid-19, novembre 2020

Allocution présidentielle

Je note qu’il y a eu très peu de réactions à mes deux dernières chroniques. Visiblement tout le monde sature. Par contre, le nombre de vues a littéralement explosé. Un effet très probable du mot-clé « Hold-Up » et des remous provoqués par ce film. Ce soir, il va y avoir une n-ième allocution télévisée de Mr Macron. On ne parle que de cela, en boucle, sur les plateaux de télévision. La semaine dernière, on parlait, toujours en boucle, des problèmes sexuels d’un type qui a massacré sa femme. Mr Macron appréciera le rapprochement. Car lui, il est très atteint sur le plan psychique et il massacre les Français. Pas physiquement, bien sûr, mais psychologiquement. Dans, les deux cas les assassins n’ont pas du tout la tête de l’emploi. Toutefois, le mari violent, lui, a au moins reconnu les faits.

L’autre va promener, une fois de plus, sa trogne pendant de longues minutes devant des Français hypnotisés. Il n’avouera bien sûr jamais ses crimes. Il se contentera de dire que les Français n’ont pas été assez sages. Donc, à Noël et au premier de l’an, ce sera plutôt le père fouettard que le bon Saint-Nicolas. Les relations de type sadomasochistes, atteignent donc un point culminant en cette fin novembre.  Car, combien de Français seront suspendus ce soir à 20 heures à leur poste de télévision ? Comment en sommes-nous arrivés à mettre tous nos espoirs aux paroles prononcées par un seul homme ? Normalement, on devrait s’en remettre au pouvoir législatif. Visiblement, eux aussi ont capitulé et seront scotchés à leur récepteur. En attendant de recevoir les paroles supposées bienfaitrices de l’être suprême qui a pris le pouvoir, réfléchissons.

Plus de 400 000 morts en novembre

Oui, je sais, je viens d’exprimer une grossièreté. Réfléchir est de nos jours devenu un luxe, réservé à ceux qui nous gouvernent. Les citoyens, eux, doivent obéir, toujours et encore. Fléchir l’échine et surtout ne pas discuter. Cette république ne marche plus. Par contre, elle espionne, elle surveille, elle contrôle, elle dénonce et elle distribue des amendes à des citoyens honnêtes. Quant aux citoyens malhonnêtes, l’étau s’est considérablement relâché. Car, le nombre de policiers est un nombre fini. Donc, si, on les occupe à surveiller les honnêtes gens, mathématiquement parlant, les délinquants respirent mieux. Ce soir je n’écouterais donc pas Mr Macron. Je ne supporte plus de voir son regard planté dans le mien pendant des longues minutes. Si encore, il nous regardait ! Que nenni ! Car, en fait, il regarde son prompteur. C’est pour cela qu’il arbore ce regard fixe, si typique des personnes en trains de se momifier.

J’ai bien sûr de bonnes raisons de ne plus l’écouter. Les voici, exposées dans la froideur des chiffres. Lors de sa dernière allocution, la momie avait parlé de plus de 400 000 morts si l’on ne faisait rien. C’était juste avant le reconfinement. Comme aujourd’hui, on ne dépasse pas 50 000 morts, le triste sire plastronne. Les mesures prises ont été efficaces. Le gouvernement a agi de manière responsable. Cela va mieux. Va-t-on échapper pour autant à l’étreinte du boa constrictor élyséen ? Que nenni ! Seuls quelques favorisés vont pouvoir respirer. Les autres devront encore attendre. Pas avant 2021, murmure-t-on dans les alcôves ministérielles.

Descente aux enfers

Je vais ici pour vous décoder la stratégie présidentielle. Vous êtes aux abois, tout va mal. On vous accuse de gouverner comme un amateur. Que faire ? Rebondir, bien sûr. Reprendre la main. Comme le bougre est vraiment très intelligent, il ne manque pas de ressources. La méthode macronienne prend ses racines chez Galilée, le père de la science occidentale. Ainsi, en 1587, Galilée cherche à résoudre une controverse littéraire concernant la géométrie des enfers, si bien décrits par Dante. Grâce à un raisonnement mathématique ingénieux, Galilée démontre que l’architecture proposée par Antonio Manetti est viable. Par contre,  celle proposée par Alessandro Vellutello apparaît instable. Les calculs mathématiques montrent en effet qu’elle doit s’effondrer sous son propre poids.

Tout ceci, sachant que sur un plan pratique, il est très difficile d’évaluer les dimensions de l’Enfer. Car, « ce lieu où il est si facile de descendre et dont il est pourtant si difficile de sortir » est « enseveli dans les entrailles de la Terre, caché à tous nos sens » – au contraire des « ciels » qui « tombent sous le sens ». Malgré cette impossibilité de fond, Galilée arrive quand même à décider laquelle des deux architectures est viable.

Méthode de Fermi et ordre de grandeur

Celui qui a le mieux compris la puissance de la méthode Galiléenne est le physicien américano-italien Enrico Fermi. Fermi affirme que tout bon physicien devrait être capable de calculer un ordre de grandeur, c’est-à-dire une valeur comprise dans une décade (entre deux puissances de dix successives). Ceci s’explique par le fait que, dans tout l’enchaînement des calculs, les erreurs tendent à se compenser. Il en découle que se tromper d’un facteur 10 dans l’estimation d’une grandeur est très peu probable.

Pour rester concret, essayons d’estimer la circonférence terrestre C. La méthode évidente est d’aller consulter un livre ou internet pour avoir la réponse. Toutefois, que faire, si je ne dispose que d’un crayon et d’un bout de papier ? Je peux par exemple me souvenir qu’entre New York et Los Angeles, il y a une distance de 4 800 kilomètres. Si je sais également que le décalage horaire entre les deux villes est de 3 heures, je peux déterminer l’ordre de grandeur de cette circonférence. Car, comme une journée dure 24 heures, il s’ensuit que  C = 4 800×24/3 = 38 400 kilomètres. En arrondissant, on peut affirmer que cette circonférence est voisine de 40 000 kilomètres. Pour mémoire, la valeur admise actuellement est de 40 074 kilomètres. 

Les plus anciens d’entre nous auront bien sûr reconnu la bonne vieille « règle de trois ». Le seul truc vraiment utile que l’on soit scientifique, médecin, commerçant, économiste ou politicien.

L’art t’entuber le peuple

Donc revenons à la momie actuellement en service actif. Macron, lui aussi vit un enfer. Impossible de savoir si les causes exactes de la croissance exponentielle des malades de la COVID-19. Pourtant, il faut se décider. A l’époque de sa dernière allocution, il sait qu’il y a environ 40 000 morts en France. D’autre part la méthode de Fermi lui garantit qu’il est « impossible » de se tromper d’un facteur 10. Car, plus le phénomène est complexe, plus les erreurs se compensent. Or, la COVID-19 est réputée être complexe. Bingo ! Je vais annoncer que si l’on ne fait rien on aura 40 000×10 = 400 000 morts en novembre. Le chiffre est bien sûr bidon, mais on trouvera toujours un modèle mathématique le justifiant. Il y a en France des gens très intelligents payés pour cela.

Donc, en annonçant, ce chiffre, je suis sûr d’être démenti par la réalité quelles que soient les mesures prises. D’où la possibilité de plastronner en attribuant aux mesures prises la non-observation d’un chiffre sorti de mon imagination. Ne tombez donc pas dans le panneau, ce type est un professionnel de l’arnaque. Car, faire une règle de trois est à la portée du premier quidam venu. Par contre, maquiller cette règle sous des modèles mathématiques très sophistiquées nécessite d’être pervers (voir ma précédente chronique). 

Comportement sectaire et délire paranoïaque

Donc, vous comprendrez que voir une fois de plus ce genre d’arnaque intellectuelle en direct à la téloche, ne m’enchante guère. Toutefois, il y a bien mieux. On dispose aujourd’hui d’un outil mathématique permettant de faire sortir d’une marée de chiffres, des grandes tendances. Cela s’appelle l’analyse en composantes principales (ACP). Il s’agit ici d’étudier un ensemble de p variables mesurées sur un ensemble de n individus. Lorsque p et n sont grands on cherche à synthétiser la masse d’informations sous une forme exploitable et compréhensible. L’objectif est de déterminer des fonctions des variables ou facteurs qui serviront à visualiser les observations de façon simplifiée. En ramenant un grand nombre de variables souvent corrélées entre elles, à un petit nombre de composantes principales (les premières) non corrélées.

On peut synthétiser les corrélations des variables pour un couple de composantes sur un graphique appelé cercle de corrélation. Voilà ce que cela donne pour la COVID-19. Le cercle a été pris d’une conférence de Jean-François Toussaint, visible en suivant ce lien.

Image donnant le cercle de corrélation pour différentes variables et la mortalité par COVID-19
Analyse en composantes principales des corrélations possibles entre différente variables et la mortalité par COVID-19

La COVID-19 est une maladie de pays riches

Que voit-on ? En abscisse l’axe principal qui regroupe 39% de la quantité d’information disponible. En ordonnée, l’axe secondaire qui regroupe 18% de la quantité d’information disponible. Il existe donc (100 – 39 – 18 = 43%) de l’information disponible qui nécessite d’autres axes orthogonaux aux deux principaux pour décrire les corrélations de manière convenable. Les flèches sont les différentes variables considérées dans l’analyse. La mortalité par COVID-19 correspond à la flèche jaune. Elle coïncide presque avec l’axe principal. On voit ici immédiatement que les variables qui se corrèlent très fortement avec l’axe principal sont : le PIB, l’espérance de vie, la sédentarité et le support économique. A l’inverse, il y a des variables qui sont anti-corrélées à la mortalité comme la progression de l’espérance de vie et le taux de maladies infectieuses.

Autrement dit, plus vous êtes riche et sédentaire, plus vous avez de chances de mourir. Par contre, plus vous être pauvre et infecté par d’autres pathogènes, plus vous avez de chances de survivre. Donc, que faire lorsqu’on a peur de mourir de la COVID-19 ? Simplement renoncer au luxe, faire du sport, changer son mode d’alimentation et éventuellement attraper la grippe. C’est l’avantage de l’ACP que de donner des directives claires lorsqu’on croule sous les données. 

Inutilité du confinement et de l’austérité

Regardons maintenant l’axe secondaire. Il regroupe les mesures d’austérité, de confinement et le taux d’humidité ambiant. On voit de suite que ces facteurs sont cautère sur jambe de bois pour ce qui concerne la mortalité. Justifier de telles mesures pour des raisons de santé est tout simplement un mensonge éhonté. Comprenez-vous pourquoi, 700 universitaires, scientifiques, professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et du social, artistes ont dénoncé la pratique du confinement. Les commerçants apprécieront le mépris de ceux qui nous gouvernent. L’ACP nous révèle ici que ces mesures sont prises pour d’autres raisons que la santé. Reste évidemment à savoir lesquelles. Si vous séchez, il est peut-être temps d’aller revoir le film Hold-Up.

Enfin, on voit que les variables climatiques sont partiellement anti-corrélées à la mortalité. S’il fait froid ou si l’indice UV est bas, on a plus de chances de mourir. Donc vive l’été et la vitamine D. Avez-vous déjà vu un tel graphique à la téloche ? Comprenez-vous le niveau de désinformation dans lequel vous plonge la momie en chef et ses sbires. Ce type et le conseil « scientifique » qui le manipule se foutent simplement de votre gueule. A bon entendeur, salut.

Par Marc HENRY

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40•Pervers, paranoïaques et autres tyrans

Par : Marc HENRY
14 novembre 2020 à 15:31

Épisode 40 Covid-19, novembre 2020

Censure du film « Hold-Up »

Cette chronique est la suite de la précédente consacrée à la sortie du film « Hold-Up ». Dès sa mise en ligne, des élus de la majorité et de nombreux internautes ont bien sûr dénoncé un film « délirant » et un amas de « fake news ». Le 12 novembre 2020, le film a été retiré de la plateforme Viméo, après avoir été accessible plus de 24 heures. Son réalisateur a reçu le message suivant : « Votre vidéo a été supprimée, car elle ne respecte pas nos règles ». Le motif invoqué pour ce retrait était le suivant : «  Vous ne pouvez pas mettre en ligne des vidéos mettant en scène ou encourageant des actes d’automutilation, prétendant à tort que les catastrophes de grande ampleur sont des canulars, et émettant des allégations erronées ou mensongères concernant la sécurité des vaccins ». Évidemment, Dailymotion a aussi fait retirer le film de sa plateforme. Toutefois, soyez rassurés. Le film peut être visionné gratuitement sur le site de la société Tprod.

Le site de financement participatif, Ulule, a touché 10 % des 182 000 euros récoltés par le réalisateur. Toutefois, vu l’animosité des réactions sur les médias « officiels », le directeur d’Ulule a pris la décision de reverser cette somme à « une association de défense de l’information ». Ulule refuse désormais de faire la promotion du film. Le 11 novembre 2020, le compte de Tprod sur la plateforme Tipeee avait reçu des promesses de don de 28 000 euros par mois. Trois jours plus tard, ils en sont désormais à 123 000 euros par mois, de la part de 6 300 participants, ce qui est tout simplement inédit pour la plateforme. Si Tipeee validait la page de Tprod, alors l’entreprise obtiendrait ces 123 000 euros dès le mois prochain. Toutefois, vu les pressions exercées vont-ils procéder à cette validation ? Pas, si sûr…

Accusation de complotisme

Le principal reproche fait au film est qu’il coche beaucoup de cases du conspirationnisme. L’ancien ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, qui témoigne également dans ce reportage, a affirmé jeudi 12 novembre qu’il s’était fait piéger. Il dit être « scandalisé » par « presque tout » ce qu’il y a dans ce film. Il réclame le retrait des passages où il apparaît. Certains demandent la démission de la députée ex-LREM Martine Wonner interviewée dans le film. Car, cette élue du Bas-Rhin ne regrette pas le moins du monde sa participation. De même, l’actrice Sophie Marceau a ouvertement et courageusement fait la promotion du film, soulevant un tollé médiatique. 

Pour ce qui me concerne, je soutiens ce film au nom de la pluralité de l’information. En effet, pas besoin d’être très futé pour voir que les médias officiels sont adeptes de la pensée unique et monolithique. Tout ce qui dévie de la « ligne officielle du parti » est systématiquement taxé de complotisme et censuré. On voit depuis des mois, toujours les mêmes têtes sinistres sur les plateaux de télévision. Ceci démontre le niveau zéro de démocratie atteint lors de cette crise. Si donc, l’on m’accuse de complotisme en parlant de ce film, je ferais comme Martine et Sophie. J’assumerais, sans jamais la renier, ma position.

Liberté d’expression

On a aussi beaucoup critiqué le contenu du film. Or, il se trouve que, moi aussi, je ne suis pas vraiment d’accord avec beaucoup de choses dites dans ce film. Certaines sont manifestement approximatives et d’autres sont des montages de propos retirés de leur contexte. Toutefois, là n’est pas le problème. Car les médias « officiels » font exactement la même chose et ce, sans aucune vergogne. Ils sont donc bien mal placés pour critiquer quoi que ce soit. Mon sentiment est que les Français sont suffisamment matures. Ils sauront prendre ce qui est bon et laisser ce qui est douteux. Nul besoin de leur dire, ce qui est vrai ou ce qui est faux.

Laissons donc toutes les opinions s’exprimer librement, même si certaines nous déplaisent. C’est cela la vraie démocratie. Les sites qui se sont désengagés du film après avoir accepté de le financer ou de le diffuser devraient donc avoir honte. Ce genre de réaction démontre le degré de soumission et de servilité atteint envers les pouvoirs « bien-pensants ».  Comme je l’ai expliqué dans ma précédente chronique, le film met en lumière deux femmes tout à fait remarquables. Après avoir détaillé les arguments de la généticienne, Alexandra Henrion-Caude, je reviens maintenant sur ce que nous dit Mme Ariane Bilheran. Cette psychiatre qui réside en Colombie s’exprime dans une vidéo de 47 minutes tournée en marge du film. On peut ainsi remettre ses propos dans leur contexte. 

Philosophes, paranoïaques et autres pervers

Ariane nous met d’ailleurs tout de suite dans l’ambiance, en parlant d’entrée de jeu du complotisme. Dans l’antiquité, le philosophe est celui qui dénonce un complot contre le peuple. Donc, si le complot est réel, celui qui dénonce le « complot » s’inscrit dans une démarche philosophique. Maintenant, si le complot n’existe pas, celui qui parle de complot est tout simplement un paranoïaque. Dans un monde où les choses peuvent être fausses ou vraies, le paranoïaque est l’inverse du philosophe. En fait, le vrai complotiste ou conspirationniste est celui qui corrompt le langage afin de tromper le peuple. S’il n’y a pas corruption du langage, on a affaire à un philosophe qui cherche à affirmer une vérité. Dès que le langage est corrompu, on a affaire à un paranoïaque qui cherche à dissimuler un mensonge.

Ce point est fondamental pour s’y retrouver dans un flot d’informations souvent contradictoires. Toutefois, je ne suis pas tout à fait Ariane lorsqu’elle associe langage paradoxal et perversité. Car, le langage paradoxal est celui de la nature lorsqu’on la considère dans sa dimension quantique. Manier le paradoxe est le plus sûr moyen pour approcher une vérité profonde. Accepter la contradiction n’est en rien un signe de perversité. C’est plutôt faire preuve d’ouverture d’esprit. En revanche, la perversité c’est l’action de détourner quelque chose de sa vraie nature. Ainsi, la vraie nature d’un père ou d’une mère, c’est d’aimer ses enfants. Tout parent qui maltraite ses enfants est donc à la base un pervers. Un parent pervers ne peut donc pas, par définition, aimer ses enfants. De la même manière, un état est censé protéger ses citoyens. Il en découle, que dès que l’état maltraite ses citoyens, il fait preuve de perversité.

Tyrannie et harcèlement

Ariane reconnaît aussi, à côté de la figure du paranoïaque et du pervers, l’existence du tyran. On reconnaît un tyran au fait qu’il est passionné par le pouvoir. Le tyran prétend aussi que la fin justifie les moyens. C’est ce qui lui permet de tuer, voire de torturer, au nom d’une « grande cause ». Ceux qui aspirent au pouvoir ne peuvent donc pas être des hommes vertueux. Car, tout homme vraiment vertueux fuie le pouvoir. C’est la raison pour laquelle un philosophe ne pourra jamais accéder au pouvoir. Par contre un paranoïaque ou un pervers peut très bien accéder au pouvoir. Si le pouvoir est pris par un pervers, on pourra aboutir à un état de démocratie totalitaire. Car, rappelons-le, le pervers ne peut s’empêcher de détourner les choses de leur vraie nature.

C’est ce qui se passe aujourd’hui dans beaucoup de pays qui se vantent d’être « démocratiques ». Le pouvoir peut aussi être pris par un paranoïaque qui va alors chercher à harceler le peuple via 4 techniques principales. La première technique de harcèlement est le choc traumatique. Ce choc suggère que la survie de l’espèce est en danger. Ce choc est un évènement brutal qui n’a pas été anticipé et qui interdit l’analyse ou le dialogue. On alimente ce choc via la transmission de messages de terreur comme une comptabilité mortifère journalière avec menaces de pertes d’emplois ou de famine.

Comportement sectaire et délire paranoïaque

Ariane nous rappelle que le maniement de la terreur est à la base une méthode sectaire. La racine étymologique du mot secte signifie « couper ». Tout comportement sectaire se reconnaît donc facilement en cas de mesures prises pour nous couper de nos proches, de notre travail ainsi que de la possibilité de se déplacer, de se rassembler ou de s’exprimer. Quand on adhère à une idéologie sectaire, il y a nécessairement un « avant » et un « après ». Le délire paranoïaque apporte une réponse rassurante, englobante et dogmatique à la difficulté qu’il y a de faire son deuil de sa vie d’avant. Pour cette crise du COVID-19, celui qui pense n’est plus l’individu, mais l’État.

Or, si l’État délire parce qu’il est dirigé par un paranoïaque, alors bonjour les dégâts. Rappelons que ce qui caractérise un délire, c’est la certitude absolue. Donc, tout système qui prône l’existence de vérités absolues attire nécessairement à lui des paranoïaques. D’où une deuxième stratégie de harcèlement : la culpabilité. Le paranoïaque accuse, par exemple, quelqu’un ou son peuple de détruire la planète. Ou alors, il fustige des comportements jugés irresponsables. Ceux qui ne suivent pas les règles sanitaires sont coupables de contaminer les autres. Car, toute personne qui culpabilise devient manipulable et contrôlable. C’est la culpabilité qui permet de mettre en œuvre très rapidement des mesures de privation des libertés individuelles. 

Empathie et division

La troisième technique de manipulation est l’empathie. L’idée est de persuader une personne ou le peuple que l’on agit pour son bien-être. Or, seul l’individu est habilité à définir ce qui bien pour lui. Sûrement pas un autre individu, une corporation ou pire, un État. Dès que quelqu’un prétend agir pour votre bien-être, une sonnette d’alarme doit immédiatement se déclencher dans votre tête. 

La quatrième stratégie est celle de la division. Toute dictature a besoin de casser les groupes d’appartenance, comme les classes sociales et surtout la famille. Le paranoïaque triomphe dès que les proches sont perçus comme des ennemis potentiels. Ici aussi, toute personne qui cherche à diviser est un paranoïaque en puissance. Un dirigeant sain d’esprit aura toujours un discours d’union et non de division. Comme le souligne le psychiatre Jean-Pierre Caillot : « Si vivre ensemble nous tue, nous séparer est mortel ». On retrouve ici le conflit de loyauté qui vise à nous faire croire que si l’on cherche à aider les autres, on court à une mort certaine. D’où la division en lieu et place de l’union.

La médecine n’est pas une science

Ce qui caractérise aussi la crise actuelle, c’est qu’elle possède une dimension médicale. Or, pour Ariane, la médecine ne peut pas être une science, comme je l’ai moi-même expliqué par ailleurs.  En effet, comme nous l’a enseigné Hippocrate, tout acte médical présuppose une relation humaine entre un médecin, un patient et une maladie. Or, il ne peut y avoir de certitude absolue dans l’art ou dans la justice. De même, interpréter des symptômes est un art car, là aussi il ne peut y avoir de certitude absolue. Par contre manier des statistiques est clairement une science.

Grâce à ces notions cruciales et fondamentale, il est facile de distinguer le vrai médecin qui pratique un art, du faux médecin qui manie des statistiques. Si un médecin prétend avoir une approche scientifique de la maladie, zappez ! Car, par là-même, il renie son serment d’Hippocrate. On l’a bien vu dans cette crise, où de faux médecins ont interdit, au nom de la science, à de vrais médecins de prescrire certains remèdes.

Pensées et actes

De même, Ariane nous informe qu’il n’y a que les pervers, les paranoïaques et les psychopathes qui confondent la pensée et l’acte. Or, que voyons-nous à la télévision à longueur de journée ? Une kyrielle d’experts, un ministre de la Santé ou un président justifiant les mesures liberticides prises au moyen de courbes dérivées de simulations mathématiques. Par exemple, notre président nous a prédit 400 000 morts en novembre si l’on ne faisait rien. D’où sort ce chiffre ? Tout simplement d’une simulation mathématique qui n’est qu’une pensée plus ou moins sophistiquée. Il est bon de savoir que toute pensée est aisément identifiable par l’emploi de la conjonction de subordination « Si ».

Par contre, ouvrir un lit de réanimation ou recruter du personnel de santé sont des actes. Là, plus question de « si » avec lesquels on peut « mettre Paris en bouteille ». Je suis sidéré de cette dérive actuelle de prendre les résultats d’une simple simulation mathématique pour une vérité. C’est en fait très pervers. Car, c’est la simulation qui permet de justifier les prises de décisions politiques. Puis, suite aux mesures prises, on valide la simulation puisque les chiffres prédits ne sont pas observés. En fait, la seule chose à faire est de ne pas chercher à simuler ce qui va arriver. On doit toujours s’en tenir aux faits et rien qu’aux faits. Notre gouvernement brille-t-il par ses actes ou par ses pensées ? Chacun pourra juger par lui-même. 

Vivre ou mourir

Ariane et moi-même faisons la même analyse pour ce qui concerne notre dérive vers un monde hybridant les idées d’Aldous Huxley avec celles de George Orwell. Toutefois, Ariane va plus loin en posant la bonne question. Jusqu’où sommes-nous prêts à perdre notre humanité par peur d’être persécutés ? Car, ce qui nous humanise, c’est de philosopher, c’est-à-dire d’apprendre à affronter la maladie et éventuellement à mourir. Vivre, c’est donc aussi apprendre à savoir mourir.  C’est le choix que doit faire Achille. Il pourrait avoir une vie normale où il mourra vieux et heureux entourés de ses enfants. Il y a cependant un autre choix qui est de mourir jeune sans enfants. Achille aura alors une vie héroïque qui le rendra célèbre pour la postérité.

De nos jours, il nous est impossible de faire des choix héroïques. Le choix de la vie héroïque doit être laissé à tout un chacun, car c’est ce qui nous humanise. L’idée est de rendre sacré le lien humain. Or, nous assistons aujourd’hui à une attaque sans précédent contre la tendresse humaine. On nous refuse le droit de faire des gestes essentiels pour manifester notre amour envers l’autre. C’est ici qu’il convient de se rappeler que vivre c’est accepter de prendre des risques. Être héroïque, c’est avoir conscience que l’on peut se sacrifier. Prendre un risque sur sa propre vie pour rendre sacrée la vie. La vie spirituelle, intellectuelle, émotionnelle, c’est sacré, la survie physique c’est juste de la biologie. 

Union et héroïsme

On lutte efficacement contre les paranoïaques et les pervers en s’unissant. Toutefois, ceci nécessite d’avoir vaincu ses propres démons et la division qui règne en nous. Il faut être en paix à l’intérieur de soi en se connectant à sa dimension transcendantale. Pour s’y aider, il suffit de se raccrocher aux grandes figures héroïques de l’humanité. Nous ne sommes pas ce à quoi on cherche à nous réduire. Car tout totalitarisme fonctionne par rétrécissement de la pensée. Le totalitarisme n’est que le croisement et le produit de ce qui nous avons permis. C’est ce à quoi nous avons accepté d’être réduits qui permet aux paranoïaques et autres pervers de nous dominer. Nous avons donc les dirigeants que nous méritons. 

Ceux qui ne les connaissent pas encore pourront découvrir, dans mon dernier livre, les 7 cadres de pensée de l’humanité. Chaque fois que l’on élargit sa pensée, on lutte très efficacement contre la paranoïa, la perversion et le totalitarisme. Vivre ou survivre ? A chacun de choisir en son âme et conscience. Un grand merci à Ariane Bilheran pour nous aider à décoder les pensées et les décisions prises par nos dirigeants, toutes nationalités confondues.

Par Marc HENRY

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39•Hold-up et COVID-19

Par : Marc HENRY
9 novembre 2020 à 18:02

Épisode 39 Covid-19, novembre 2020

Hold-Up, Retour sur un chaos

Ce dimanche 8 novembre, j’ai pu visionner en avant-première le film intitulé « Hold-Up, Retour sur un chaos ». La production de ce film d’une durée de 2 heures 43 minutes est l’œuvre de Pierre Barnérias et Christophe Cossé. La sortie nationale aura lieu le mercredi 11 novembre. Le film aborde avec une grande lucidité toutes les questions que l’on se pose sur la pandémie de COVID-19. Beaucoup de personnes s’expriment dans ce film. Toutefois, deux femmes remarquables se distinguent par leur intelligence et leur humanisme. La première, Alexandra Henrion-Caude, est généticienne et a été directrice de recherche à l’INSERM. La deuxième, Ariane Bilheran, est psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie. Comme on entend beaucoup trop d’hommes s’exprimer sur la COVID-19, j’ai choisi de reprendre l’argumentaire de ces deux femmes.

Dans cette chronique, je présenterais le point de vue d’Alexandra, classifiée comme « complotiste » par certains médias « officiels ». Je résume ce qu’elle nous explique dans sa dernière vidéo (durée 20 minutes). https://www.youtube.com/watch?v=3jhLNKXprDk. Il existe brevet américain US 7,223,390 B2 du 29 mai 2007 concernant l’insertion dans des protéines membranaires de sites de clivage par la protéase furine. Or, c’est précisément un tel site que l’on retrouve dans la protéine S (jonction S1-S2) du virus SARS-CoV-2. On pourra se référer aux chronique n°4 et n°21 pour plus de détails. C’est précisément cet insert qui rend le virus infectieux chez l’homme. Dans le jargon scientifique, on parle pudiquement de « gain de fonction ».

Deuxième vague

Alexandra nous démontre aussi qu’il n’y a pas de deuxième vague. Car on ne retrouve pas la même dynamique entre printemps et automne 2021. Elle rapporte des problèmes liés à l’étiquetage COVID-19 des décès en hôpitaux. De quoi meurt-on exactement ? On sait qu’il y a cent ans, la grippe espagnole a fait environ 30 millions de morts. On sait aussi que la plupart des gens sont morts d’infection bactérienne, conséquence de l’infection virale. Il pourrait en être de même pour le SARS-CoV-2, d’où l’utilité des antibiotiques de type macrolides. On apprend qu’en Allemagne, en cas d’infection avérée, on pratique des injections intraveineuses de vitamine C à très haute dose. En France, on renvoie les gens chez eux en leur prescrivant du doliprane. Elle rappelle aussi l’existence de l’horrible décret « Rivotril » qui a autorisé l’euthanasie des personnes âgées dans les EHPAD.

Port du masque

Concernant le port du masque, il favorise la prolifération bactérienne au niveau des voies respiratoires et de la peau recouverte. Elle se réfère pour cela à une note de l’OMS que vous pouvez télécharger en suivant ce lien. On peut en particulier y lire (page n°8) que : « De nombreux pays ont recommandé au grand public de se couvrir le visage, notamment par un masque en tissu. À l’heure actuelle, on ne dispose pas encore de données factuelles directes de qualité attestant de l’efficacité du port généralisé du masque par les personnes en bonne santé dans la communauté et il faut procéder à un bilan des avantages et des inconvénients à cet égard (voir ci-dessous) ».

L’OMS présente ce bilan pages 9-10, où l’organisation liste 5 avantages principaux contre 11 inconvénients majeurs. Bref, la balance penche clairement en faveur des inconvénients et devrait donc inciter à la modération. Pour mémoire, en France, on sanctionne le non-port du masque d’une amende de 135 €. Distinguez-vous l’abus de pouvoir ? Dans une autre vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=lvO5LN3Wx44), elle nous informe que le taux de létalité du SARS-CoV-2 est au maximum de 0,5%. En fait, le SARS-CoV-2 est un virus qui présente une très faible létalité associée à une très forte contagiosité. Se faire contaminer n’a donc rien de dramatique en soi.

Les tests PCR

Il y a aussi le fait que 90% des fameux tests PCR ne détectent que des traces de virus. En particulier, un test PCR ne permet pas de savoir si l’on est contagieux ou pas lorsqu’on ne présente aucun symptôme. Elle critique la manière dont on réalise les tests PCR. En effet, le prélèvement au niveau du nasopharynx avec écouvillon irrite la plaque neuronale fibriforme. Or, un ensemble très fragile de neurones forment cette plaque. D’où une inflammation, pour cet organe très sensible qui est habitué à être en contact uniquement avec des fluides.

Les tests oropharyngés qui se font au niveau de la gorge sont beaucoup moins irritants. On devrait donc en fait avoir le choix. De plus, on ne mentionne jamais le nombre de cycles d’amplification du test PCR. Comme il n’existe aucune norme officielle, il varie de laboratoire en laboratoire. Ceci fait que dans la courbe « exponentielle » du nombre de cas, on  additionne en fait des choux, des carottes et des navets. Rappelons que selon l’état de l’art en matière de PCR, on devrait se limiter à un nombre de cycles ne dépassant pas 30.

Cerise sur le gâteau, on utilise une échelle linéaire pour présenter les données et non une échelle logarithmique comme cela se fait de manière courante en épidémiologie. La PCR ne mesurant pas une charge virale, il est impératif d’avoir des symptômes pour se faire tester. Enfin, il n’existe aucune prise en charge après dépistage, les gens sont livrés à eux-mêmes. Dans une autre vidéo, elle affirme que la deuxième vague tient de la viromancie. En fait, si la PCR existait pas, il n’y aurait jamais eu d’épidémie.

Dangers de la PCR

Si l’on admet que chaque cycle de PCR multiplie la quantité d’ADN par 2, cela correspond à un facteur d’amplification d’environ un milliard. Au-delà d’un facteur 30, se pose l’épineux problème d’une contamination extérieur. Ce que l’on a amplifié appartient-il à la personne, ou cela vient-il de la chaîne allant du prélèvement à l’analyse ? Or, certains laboratoires vont jusqu’à 40 cycles, soit un facteur d’amplification de mille milliards. Difficile de ne pas être positif dans de telles conditions. Voir le lien suivant pour plus de détails. Or, les courbes terrifiantes que l’on publie concernent le nombre de cas détectés et non le nombre de décès.

Enfin, le confinement empêche la circulation du virus. Il s’ensuit que le deuxième pic est en fait le premier qui est simplement décalé dans le temps suite au confinement drastique du printemps. Si l’on regarde le nombre de décès (non le nombre de cas), l’emploi du mot de crise sanitaire ne se justifie en rein. Elle rappelle aussi qu’épidémie et crise sanitaire sont deux choses différentes.

Pour l’anecdote, rappelons que lorsque Luc Montagnier a publié sur ses résultats sur la duplication d’ADN par voie électromagnétique, il a utilisé cette même PCR. Beaucoup de scientifiques ont alors prétendu que la PCR n’était pas une technique fiable, en raison des risques de contamination. Aujourd’hui, cette même PCR permet d’obtenir des nombres de cas extrêmement élevés en France. Pourtant, personne ne soulève  

Prévention du COVID-19

Côté prévention, Alexandra recommande de manger sainement, de faire du sport, de ne pas être stressé et d’aérer les lieux de vie. On sait en effet que le stress déclenche des maladies. Le stress est toujours moindre lorsqu’on connaît la réalité. Ainsi, il y a 30 000 morts par an à cause des accidents domestiques. On retrouve le même nombre de victimes par COVID-19 au printemps 2020. Faut-il pour autant interdire aux gens de rester chez eux ? On nous donne de plus l’impression que le virus est vivant et autonome, alors que sans cellule hôte, il est totalement inoffensif. Il faut cadrer avec la réalité et ne pas se laisser endormir dans un état hypnotique.

Pour le lavage des mains, le savon présente l’avantage de créer une mousse et d’imposer un rinçage, ce qui dilue fortement les virus. Le savon n’agresse pas les mains, contrairement à l’alcool et l’eau oxygénée qui agresse l’acide hyaluronique de la peau.  Elle rappelle que l’académie de médecine recommande d’avoir des taux de vitamine C, vitamine D, zinc et magnésium suffisants.

Vaccination

Alexandra s’exprime aussi très clairement sur le problème de la vaccination. Un vaccin n’est pas anodin, car il provoque une réaction immunitaire. Or, on n’a jamais expérimenté sur l’être humain les vaccins à ARN actuellement développés. Par contre, ils sont plus simples d’emploi et surtout plus rapides à développer. Il faut savoir qu’un même ARN peut interagir avec de multiples cascades biologiques. En revanche, une protéine, est toujours spécifique d’une cascade donnée. Il en découle que les vaccins basés sur les protéines sont maîtrisables. Alors qu’il sera toujours très difficile de contrôler ceux basés sur l’ARN. Avec cette recherche accélérée de vaccins contre le SARS-CoV-2, on ouvre une boîte de Pandore.

De plus, le vaccin à ARN est à la base un vaccin OGM construit sur des chimères croisant le bacille de l’anthrax et le virus de la rougeole. L’OMS parle d’une vaccination généralisée dès mai 2021, du jamais vu en la matière. Car, il n’existe toujours pas de vaccins contre le SARS-CoV de 2003 ou le MERS-CoV de 2012. Dans une dernière vidéo, Alexandra rappelle que virus et bactéries sont à la base des amis et non des ennemis. Elle rejoint en cela ma position exprimée dès la chronique n°3 de cette série. De plus, il y a la fonte des glaces liée au réchauffement climatique. L’humanité va donc être confrontée dans un proche avenir à un grand nombre de nouveaux virus. Un vaccin pour chaque nouveau virus qui apparaît n’est donc clairement pas la bonne réponse.

Hygiène de vie

Il faut dès lors adopter une hygiène de vie qui stimule le système immunitaire. Pour ceux qui sont infectés et ont des symptômes, pas de panique. Il faut aller voir son médecin traitant pour qu’il prescrive un antiviral comme l’hydroxychloroquine, un antibiotique comme l’azithromycine et du zinc. Si le médecin ne veut avoir recours à l’hydroxychloroquine, il peut toujours se rabattre sur l’huile essentielle de ravintsara qui est vente libre. Enfin, Alexandra rappelle qu’il est important de se protéger contre une exposition aux ondes de la téléphonie mobile (4G et a fortiori 5G) et aux écrans. Ce n’est pas moi qui le dit, mais une éminente scientifique qui sait de quoi elle parle. J’y reviendrais largement dans une prochaine chronique.

En attendant, je vous présenterais dans la chronique n°40, les travaux d’une autre femme, concernant cette fois-ci le côté psychologique de cette crise inédite dans l’histoire de l’humanité.

Par Marc HENRY

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Projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie

Le projet de loi prévoit notamment la création de maisons d'accompagnement pour les personnes en fin de vie et une aide à mourir pour les personnes atteintes d'une maladie incurable avec un pronostic vital engagé. Cette aide par produit létal est encadrée.

Loi sur la fin de vie : progrès ou régression collective ?

En mars dernier, Emmanuel Macron annonçait les grands axes du projet de loi sur la fin de vie, à l’occasion d’un entretien donné à La Croix et Libération. Le texte, préparé par l’exécutif, devait encore être soumis au Conseil d’État, avant d’être présenté en Conseil des ministres, puis examiné par les députés fin mai. Un « cheminement démocratique » et une « réflexion transpartisane » devant aboutir « de manière très pragmatique » à la légalisation de l’aide médicale à mourir (AMM). Présentée comme l’unique solution dans les cas de fin de vie « humainement difficiles », la mesure se veut à la fois progressiste, consensuelle et courageuse. Une rhétorique qui s’avère néanmoins creuse face à l’abandon du système de santé, à l’œuvre depuis une trentaine d’années. Alors que près de 300.000 personnes décèdent chaque année sans avoir eu accès à des soins palliatifs (environ 50% des décès annuels) et que le nombre d’USP (unités de soins palliatifs) continue de diminuer en France, le projet de loi sur la fin de vie risque de fragiliser encore davantage ces unités indispensables à l’accompagnement des personnes malades.

La fabrique d’un consensus autour de la fin de vie

Le projet de loi s’inspirerait de l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), publié le 13 septembre 2022. Le document, intitulé « Questions éthiques relatives aux situations de fin de vie : autonomie et solidarité », évoque en effet la dépénalisation de l’AMM, tout en précisant « qu’il ne serait pas éthique d’envisager une évolution de la législation si les mesures de santé publique recommandées dans le domaine des soins palliatifs ne sont pas prises en compte ». Une précaution sur laquelle Claire Fourcade, médecin et présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) insistait, quelques jours plus tard, en rappelant que, dans l’immédiat, « nous ne manquons pas d’une loi, mais de moyens. » Pourtant, c’est précisément sur la question du « cadre d’accompagnement de la fin de vie » – autrement dit, la législation en vigueur – qu’Emmanuel Macron et sa Première ministre Élisabeth Borne, entendent intervenir, favorisant l’effet d’annonce à l’approfondissement des dispositions déjà existantes.

L’argument de l’exécutif ? Un projet de loi qui ferait consensus dans la société française. Emmanuel Macron assure avoir consulté « les patients, les familles, les équipes soignantes, la société ». Une affirmation contestée par Emmanuel de Larivière, membre du conseil d’administration de la SFAP et médecin en soins palliatifs à Bordeaux. Ce dernier nous raconte : « Il y a un an et demi, nous [la SFAP] avons créé un collectif qui réunit différentes organisations médicales pour parler de la fin de vie. Tous ces gens, qui ont été élus pour représenter les professionnels du soin, viennent apporter une réponse commune. Malgré nos sollicitations, nous n’avons été reçus qu’une seule fois par le gouvernement. La réunion n’avait pas d’ordre du jour et les personnes qui nous recevaient se sont à peine présentées. » Pour lui, « ce sont des gens qui réfléchissent seuls. »

Le 11 mars 2024, le lendemain des premières annonces, quinze associations de professionnels des soins palliatifs publiaient un communiqué commun pour dénoncer le décalage entre le projet de l’exécutif et la réalité de leur métier. Dans son entretien, Emmanuel Macron évoque un délai de deux jours pour « tester la solidité de la détermination du patient », suivis de « quinze jours maximum » pour que le médecin étudie sa demande et accepte, ou non, d’administrer le produit létal. Une proposition jugée invraisemblable par les professionnels, à plusieurs égards.

Dans la grande majorité des cas, les malades qui arrivent en soins palliatifs avec la volonté d’en finir changent d’avis, dès lors qu’ils ont été correctement pris en charge.

D’une part, la rigidité du protocole ne permet pas d’appréhender « l’ambivalence du désir de mort » auquel les soignants sont confrontés au quotidien. Pour eux, la volonté d’un malade de mettre fin à ses jours ne relève jamais d’un choix individuel, clair et définitif. Dans la grande majorité des cas, les malades qui arrivent en soins palliatifs avec la volonté d’en finir changent d’avis, dès lors qu’ils ont été correctement pris en charge. Cela implique la présence et la disponibilité d’une équipe soignante (médecins, infirmiers, aide-soignants, psychologues) pour apaiser les souffrances physiques et psychiques du patient, suivre l’évolution de sa maladie et répondre à ses craintes ainsi qu’à celles de ses proches. Emmanuel de Larivière nous confie que « souvent, derrière les demandes de mort, il y a surtout des demandes de soin et d’accompagnement. La mission des soignants est de répondre à la fois à la douleur physique et aux souffrances existentielles du patient ».

D’autre part, si le projet est adopté, les soignants devront endosser la lourde responsabilité d’accepter ou non de prescrire la mort. Or, selon eux, une telle décision ne pourrait avoir lieu sans une longue phase de prise en charge, de soin, d’observation et de dialogue avec le patient. Elle devrait également être collégiale, en accord avec la loi Leonetti de 2005 qui encadre la pratique des soins palliatifs. Dans le délai prévu par l’actuel projet de loi, ces précautions déontologiques risquent d’être difficiles à respecter, assurent les équipes soignantes.

La méconnaissance des soins palliatifs

En présentant son projet de loi comme « une vraie révolution d’humanité et de fraternité en action », Emmanuel Macron néglige l’engagement et la capacité des soignants à accompagner la fin de vie. La présidente de la SFAP, Claire Fourcade, précise, à ce titre, que « l’aide à mourir est au cœur des soins palliatifs ». Pour elle, aider à mourir consiste à préserver les derniers moments de vie, à l’inverse du projet de loi qui prévoit de les supprimer. Une substance létale serait administrée « par la personne elle-même ou, lorsque celle-ci n’est pas en mesure d’y procéder physiquement, à sa demande, soit par une personne volontaire qu’elle désigne lorsque aucune contrainte d’ordre technique n’y fait obstacle, soit par le médecin ou l’infirmier qui l’accompagne ». Ces deux situations prévues dans le texte correspondent, dans la terminologie médicale, à l’euthanasie (lorsque l’intermédiaire est un soignant) et au suicide assisté (lorsque l’intermédiaire est un tiers désigné).

Le refus du chef de l’État d’employer les termes appropriés a pour effet de maintenir le flou sur les pratiques palliatives actuelles et sur les conséquences que le projet pourrait engendrer. Depuis l’adoption de la loi Leonetti de 2005, toute personne majeure a la possibilité de rédiger, à tout moment, une directive anticipée, afin de préciser les soins médicaux qu’elle souhaiterait ou non recevoir dans le cas où elle se trouverait dans l’incapacité d’exprimer sa volonté. Cette possibilité est souvent méconnue par la population française. D’après un sondage BVA, publié en février 2021 seulement 18% des sondés déclaraient avoir rédigé des directives anticipées. La loi bannit également l’obstination déraisonnable et définit les modalités des « arrêts de traitements ».

La loi Claeys-Leonetti de 2016 rend, quant à elle, possible, dans certains cas très précis et à la demande du patient, le recours à la sédation profonde et continue (SPC). Cette pratique consiste à endormir le malade dont le pronostic vital est engagé à court terme, afin de le soulager entièrement jusqu’à sa mort. Contrairement aux idées reçues, un patient sédaté ne perçoit plus aucun symptôme de sa maladie. Il ne ressent ni douleur, ni faim, ni soif. Il est comme anesthésié.

Un manque de soutien aux équipes soignantes

Il convient donc de se demander quelles sont les lacunes du système de santé français dans l’accompagnement des malades en fin de vie. D’abord, se pose la question de l’accessibilité des soins palliatifs. D’après un rapport sénatorial de 2021, 26 départements français (dont la Guyane et Mayotte) ne disposent d’aucune unité de soins palliatifs (USP) et trois départements ne disposent que d’un lit dédié aux soins palliatifs pour 100 000 habitants. Pourtant, depuis la loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs, le nombre d’USP sur le territoire a été multiplié par trois (on est passé de 54 USP en 1999 à 164 en 2019).

En 2021, le cinquième plan national pour les soins palliatifs prévoyait d’achever le déploiement des USP afin que « plus un seul département ne soit dépourvu de structure palliative à l’horizon 2024 ». Une promesse qui ne s’est accompagnée d’aucun effort financier, au contraire. Dans son rapport de juillet 2023 consacré à l’offre de soins palliatifs, la Cour des comptes remarque qu’après une « augmentation continue du financement des soins palliatifs » ces dix dernières années, « les crédits du plan 2021-2024 ont enregistré une baisse de 10 millions d’euros ».

Aux besoins financiers s’ajoute un manque de plus en plus grand de personnel soignant. En février dernier, l’unique USP publique des Yvelines, à Houdan, fermait ses portes. Depuis un an et demi, l’unité ne fonctionnait plus qu’avec une chef de service à mi-temps. Dans un entretien au Figaro, cette dernière évoque une situation « prévisible » compte tenu des « problèmes de recrutement » et des « appels à l’aide » pendant plusieurs mois, sans réponse. Désormais, les deux seules USP du département, l’une à Versailles et l’autre à La Verrière, dépendent d’établissements privés et totalisent 22 lits pour 1,4 millions d’habitants.

Le départ massif des soignants et la difficulté de les remplacer sont symptomatiques d’une profession devenue de moins en moins attractive, en raison du manque de moyens et de la déconsidération des responsables politiques. Une fracture qui ne semble pas prête de s’apaiser : d’après une enquête réalisée par la SFAP auprès de plus de 2 000 professionnels (dont les deux tiers ne sont pas adhérents à la SFAP), 83 % des personnes se disent inquiètes face à l’évolution attendue de la loi et plus d’un médecin sur cinq travaillant en soins palliatifs songerait à quitter ses fonctions si l’aide médicale à mourir était mise en place dans son service.

Plus d’un médecin sur cinq travaillant en soins palliatifs songerait à quitter ses fonctions si l’aide médicale à mourir était mise en place dans son service.

Le risque est grand que les compétences palliatives, développées depuis les années 1980 en France, disparaissent petit à petit, faute d’effectifs et de formation suffisante. Dans un article du Monde daté de mars 2023, Elise Perceau-Chambard, professeur en médecin palliative, confirmait qu’en formation initiale, les questions relatives à la fin de vie occupent, selon les facultés « entre six et dix heures en deuxième cycle », tandis qu’elles sont inexistantes en premier cycle. Cette lacune dans la formation des étudiants explique pourquoi de nombreuses structures qui le souhaiteraient, peinent à recruter de nouveaux soignants. Dans une étude de 2020, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie établissait un décalage de 30 % entre les effectifs réels et le nombre de postes à pourvoir. Une donnée structurante pour comprendre la crise du système de santé, que la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin, n’a pas évoquée lors de sa présentation du projet de loi en Conseil des ministres, le 10 avril dernier.

Des patients livrés à eux-mêmes

Réduire la question de la fin de vie à celle de la « liberté individuelle » de « choisir sa mort » reviendrait à négliger les conséquences sociales, économiques et sanitaires d’un tel projet de loi à court, moyen et long terme. À court terme, l’adoption du texte ne fera que conforter – voire légitimer – l’abdication du politique face à la dégradation du système de santé. Le volet consacré au développement des soins palliatifs témoigne en effet de l’absence d’ambition du gouvernement macroniste en matière de santé publique. Il prévoit un milliard d’euros supplémentaire dans l’organisation des soins sur dix ans, soit une augmentation de 6% par an. Un effort minime, quand on sait que 50% des malades qui décèdent chaque jour en France, n’ont pas eu accès à des soins palliatifs.

Dans son avis du 10 avril dernier, le Conseil d’État précise que « des dispositions législatives, voire réglementaires, sont insuffisantes, à elles seules, pour combler le retard constaté » et note que le texte, en tant que tel, ne comporte ni obligation de moyen, ni disposition programmatique permettant de « fixer des objectifs clairs à l’action de l’État ». Dès le mois de septembre 2023, pourtant, plusieurs députés de tous bords avaient appelé à distinguer « la criticité du développement des soins palliatifs » qui « fait aujourd’hui consensus » de l’aide à mourir, qui renvoie à des positionnements éthiques et politiques très disparates dans la société. D’après eux, voter dans le même temps pour deux projets « par essence différents » les « priverait collectivement de la liberté d’expression que [leur] confère la Constitution ».

En proposant de « regarder la mort en face », Emmanuel Macron condamne en réalité les plus vulnérables de la société.

À moyen terme, le droit de « choisir sa mort » pourrait bien se transformer en « laisser mourir », notamment pour les malades les plus isolés. Au-delà des souffrances physiques ou psychiques, qui ne peuvent être apaisées sans une prise en charge adaptée, les maladies dégénératives s’accompagnent généralement d’une perte d’autonomie et d’une dégradation des compétences cognitives (mémoire, vision, langage, gestes du quotidien…) Dans ces conditions, la volonté de mourir ne peut s’expliquer à la lumière d’une simple décision individuelle. La capacité du malade à se projeter dans l’avenir, aussi court soit-il, dépend de nombreux facteurs sociaux et économiques (soutien de l’entourage, localisation et qualité du lieu de vie…) Dans une tribune publiée dans Marianne en mai 2023, plusieurs soignants s’interrogeaient ainsi sur la place et le rôle du politique : « Faudrait-il choisir de limiter les soins des personnes lourdement malades et handicapées et leur proposer l’aide à mourir ? Ou bien faudrait-il décider de se donner collectivement les moyens, certes onéreux et exigeants, pour accompagner les personnes vulnérables dans ces périodes difficiles de leur vie ? »

Face à ces questions, la Cour des comptes pointait, deux mois plus tard, un « manque de stratégie globale, à moyen et à long terme » affectant l’efficacité de l’organisation de l’accès aux soins. Au-delà des hôpitaux, le rapport insiste sur la nécessité de mieux coordonner les acteurs (soignants et aides-soignants) au sein des schémas régionaux de santé, de rapprocher les soins des lieux de vie (à domicile et en Ehpad, notamment) et de « renforcer la sensibilisation de l’opinion à notion d’accompagnement palliatif de la fin de vie ». Autant de recommandations qui ne semblent pas avoir été prises en compte dans l’élaboration du projet de loi. En proposant de « regarder la mort en face », Emmanuel Macron condamne en réalité les plus vulnérables de la société.

Vers la normalisation de la mort administrée ?

Sur le long terme, enfin, il semble difficile d’imaginer que les conditions d’accès à l’aide à mourir ne soient pas étendues, au détriment des soins et de la culture palliative. Pour le moment, l’exécutif prévoit l’octroi de l’aide à mourir aux patients « capables d’un discernement plein et entier », atteints d’une « maladie incurable » avec « pronostic vital engagé à court ou moyen terme » et subissant des souffrances « réfractaires », c’est-à-dire qui ne peuvent être soulagées. Mais ces critères reposent en réalité sur une interprétation médicale discrétionnaire. D’après Emmanuel de Larivière, ces derniers ne pourront qu’évoluer avec le temps, puisque « de nombreux cas feront jurisprudence ».

Il suffit pour s’en convaincre d’observer l’exemple du Canada, où l’aide médicale à mourir (AMM) a été autorisée en 2016, dans des conditions proches de celles évoquées par Emmanuel Macron. Depuis 2021, le pronostic vital du demandeur n’a plus besoin d’être engagé à court terme. Désormais, toute personne souffrant d’une maladie ou d’un handicap qui « ne peut être soulagé selon les conditions qu’[elle juge] acceptables » peut demander l’AMM. Depuis 2023, enfin, les personnes atteintes d’une maladie neurodégénérative cognitive, comme l’Alzheimer, peuvent également y avoir accès. Entre 2022 et 2023, le nombre de demandes a augmenté de 31% entre 2021 et 2022.

Au Canada, le nombre de demandes d’AMM a augmenté de 31% entre 2021 et 2022.

En intégrant l’administration de la mort au sein même de la relation de soin, le projet de loi rend possible la normalisation de l’aide à mourir, sur le modèle canadien. Derrière un discours d’humanisme et de fraternité, emprunté au chef de l’État, plusieurs groupes d’intérêt réclament ainsi l’extension du droit à l’AMM au nom du principe de non-discrimination de la loi. Dans une tribune publiée dans Le Monde, le 10 avril dernier, les présidents de l’Association à mourir dans la dignité (ADMD) et de la MGEN réclamaient que la condition de pronostic vital engagé soit retirée du texte, pour « assurer une pleine égalité de tous devant la loi ». Fin janvier, la MGEN avait déjà envoyé une lettre aux députés, pour les convaincre de la nécessité d’une « évolution de la loi qui permette une fin de vie libre et choisie ».

Dans les prochaines années, le vieillissement de la population française et l’augmentation du nombre de maladies graves risquent de peser sur un système de santé publique déjà mal en point. Couplée à la réduction des dépenses publiques, y compris dans le domaine de la santé, la légalisation de l’aide à mourir pourrait bien conduire à la disparition des soins palliatifs au profit d’une solution moins coûteuse, préférant la mort individuelle à la vie collective.

IA sera bientôt capable de se répliquer et survivre d’après le CEO d’Anthropic

Par : Korben
17 avril 2024 à 09:09

Les avancées fulgurantes dans le domaine de l’intelligence artificielle ces dernières années ont suscité autant d’enthousiasme que d’inquiétudes et si les dernières déclarations de Dario Amodei, PDG d’Anthropic, se confirment, nous pourrions bien être à l’aube d’une nouvelle ère où les IA seront capables de se répliquer et de survivre de manière autonome comme n’importe quel être vivant.

Lors d’une récente interview pour le New York Times (je vous mets le transcript ici), Amodei a évoqué la possibilité que nous atteignions bientôt un niveau d’IA qu’il qualifie d’ASL 4. Ce stade, qui implique une autonomie et une capacité de persuasion accrues, pourrait permettre à des acteurs étatiques comme la Corée du Nord, la Chine ou la Russie de renforcer considérablement leurs capacités offensives dans divers domaines militaires.

Pour rappel, il a cofondé Anthropic avec sa sœur Daniela après avoir quitté OpenAI en raison de divergences sur l’orientation de l’entreprise. Chez OpenAI, il avait notamment participé au développement de GPT-3. Donc autant dire qu’il maitrise son sujet.

ASL signifie « Architectural Safety Level » (Niveau de Sécurité Architecturale en français). C’est une échelle empruntée aux laboratoires de virologie concernant leur niveau de « biosécurité » (spéciale dédicace à Wuhan ^^) qu’Anthropic a adapté à sa sauce pour évaluer le niveau de sécurité et de fiabilité d’une IA.

Ça va de 1 à 5 et ça donne à peu près ça :

  • ASL 1 : c’est une IA qui a peu ou pas de garanties de sécurité du tout.
  • ASL 2 : c’est une IA avec quelques garanties de sécurité de base.
  • ASL 3 : c’est une IA avec des garanties de sécurité modérées. Considérée suffisamment fiable pour certaines applications.
  • ASL 4 : c’est une IA avec de solides garanties de sécurité. Elle est considérée comme très fiable et peut être utilisée pour la plupart des applications, y compris les applications critiques comme tout ce qui est militaire.
  • ASL 5 : c’est une IA avec des garanties de sécurité extrêmement élevées. Elle peut être considérée comme sûre même pour les applications les plus critiques.

Donc ASL 4 c’est un niveau élevé et ça peut potentiellement inclure « l’autonomie » et la « persuasion ». Ah et actuellement, on est au niveau ASL 2.

Mais ce qui est encore plus impressionnant, c’est la perspective d’une IA capable de se répliquer et de survivre de manière autonome. Selon lui, nous pourrions atteindre ce stade critique dès 2025 ou 2028. Il ne s’agit pas d’une vision lointaine, mais bien d’un futur proche. Perso, un programme informatique capable de se répliquer et de s’adapter à son environnement (« survivre »), c’est ce que j’appelle un virus… ça ne me dit rien qui vaille. Bref, si les prédictions d’Amodei se confirment, cela soulève de nombreuses questions sur les implications d’une telle avancée technologique : Une IA autonome et capable de se répliquer pourrait-elle échapper à notre contrôle ? Quelles seraient les conséquences sur notre société, notre économie… notre sécurité ?

Comme l’histoire de la conscience la dernière fois, ça fait un peu flipper, mais une fois encore, c’est super important que le développement de ces technologies se fasse de manière responsable et éthique, avec, si c’est nécessaire, des garde-fous.

En tout cas, j’sais pas pour vous, mais moi j’ai l’impression qu’on nage en plein scénario de SF en ce moment.

Source

Free propose une télé-protection du domicile à la mise en œuvre simplifiée

26 mars 2024 à 16:45
L’augmentation de l’insécurité est au cœur du programme de certains partis politiques. L’opérateur télécoms Free s’adapte et propose une offre de protection de son domicile avec le système d’alarme connecté de la société Qiara, contrôlable à distance. Il s’agit d’un (suite…)

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A voir à la Ferme du Vinatier : « Les Petites combines de la vie »

Par : SanteMentale
26 janvier 2024 à 09:41

Comment “bien vieillir” à domicile ?… A la rencontre de personnes âgées résidant au sud de l’Isère, « Les Petites combines de la vie » est une ...

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Vidéo : Transition alimentaire et individuation

Par : Danny
19 janvier 2024 à 12:28

Mon invitée de la semaine nous parle de transition alimentaire et de connaissance de soi. Béatrice Albert est une personne pluridisciplinaire, de la psychologie à l’art lyrique, elle s’éclate depuis plus de 10 ans à explorer l’alimentation et le partager dans les cuisines de France. Une discussion sérieuse, inspirante et pleine de blagues sur l’impact significatif que nos choix alimentaires peuvent avoir sur notre bien-être physique et mental. 

Nous abordons les aspects pratiques de la transition alimentaire, en mettant l’accent sur des expériences personnelles et des rencontres marquantes, notamment avec un ancien chirurgien devenu psychiatre. Découvrez comment nos expériences façonnent notre compréhension et l’importance de choisir consciemment ce que nous mettons dans notre assiette.

En examinant la relation entre l’alimentation, l’équilibre émotionnel et la croissance personnelle, nous soulignons l’importance de la connaissance de soi dans ce parcours. Prendre des décisions alimentaires éclairées peut devenir une expression tangible de l’amour de soi et de la recherche constante d’un équilibre harmonieux.

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Espérance de vie sans incapacité à 65 ans : 11,8 ans pour les femmes et 10,2 ans pour les hommes

Par : SanteMentale
22 décembre 2023 à 15:25

L’espérance de vie sans incapacité correspond au nombre d’années que peut espérer vivre une personne sans être limitée par un problème de santé dans ses ...

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Mais de quel vivant parlons-nous ?

11 décembre 2023 à 10:16

Après « agilité » ou « résilience » voici le mot « vivant » mis à toutes les sauces. Encore une notion reprise pour des raisons mercantiles et qui sera très vite saturée pour passer à autre chose et le vivant, lui, continuera d’être massacré, en silence.

Lorsqu’aux informations j’ai entendu que 32 millions de volailles avaient été tuées[1] à cause de la grippe aviaire ou 17,5 milliards d’arbres abattus chaque année[2] j’ai failli vomir, j’ai été aussi bouleversée que lorsque l’on a parlé de millions d’êtres humains tués ou exterminés dans les guerres, la Shoah ou toute forme de génocide de par le monde.
Si nous ne sommes pas pris de spasmes et chavirés jusque dans nos tréfonds c’est que ces informations sont juste des données sur un papier ou sur Internet.
Alors nous pouvons multiplier les citations, telle celle d’Elisée Reclus « l’homme est la nature prenant conscience d’elle-même », nous n’y sommes toujours pas.
Il y a les militants écologistes qui font bouger les choses et même là, parfois, on reste dans le monde des idées.

Il nous est nécessaire de ressentir dans notre chair ces différents génocides comme Valérie Cabanés le rappelle en évoquant l’écocide[3]. Ce n’est pas intellectuel, cela fait appel à la sensibilité dont parle Baptise Morizot, c’est-à-dire une empathie avec TOUT ce qui est vivant au point de pleurer et de se sentir meurtri profondément pour chaque être massacré pour l’unique motivation de répondre à nos désirs et besoins d’êtres humains.

Et par sensibilité au vivant, je n’entends pas une espèce de sensiblerie ni rien de gentillet. La sensibilité dont je parle doit s’entendre en lien avec le « partage du sensible » :  c’est ce qui occupe le champ de l’attention collective.
Baptiste Morizot

Il a fallu aller chercher les représentants des peuples premiers pour comprendre, du bout de l’intellect, cette communion absolue que les mystiques nous avaient également indiquée.

L’urgence est à incarner cette communion avec le vivant, écouter ses vibrations et pas juste aller embrasser les arbres, les écouter murmurer… Alors oui les peuples premiers et certaines pratiques anciennes savaient aller écouter ce que disait la forêt, planter un arbre après l’avoir abattu, faire une cérémonie pour l’esprit de celui-ci. Ce n’est pas juste de l’animisme que nous avons sacrifié sur l’autel des religions monothéistes, c’est le non-sens de se sentir vibrants et unis, tous en un filin bruissant.

Avec 13,4 millions d’entrées pour Avatar et les milliers de vues sur toutes les plateformes combien parmi nous communient discrètement avec TOUT ce qui est vivant, visible ou non visible ?

L’humain mène une guerre contre le vivant. S’il gagne il est perdu.
Hubert Reeves

Pour nous élever au rang d’être humain raisonnable et civilisé nous avons sacrifié notre biomanité et nous irons jusqu’au bout de sa destruction par appétit aveugle et déni dominant.
Osons saisir le réel par l’entièreté de notre être, des tripes, au cœur en passant par la pensée, sentons-nous vibrer comme les feuilles dans le vent, alors si nous incarnons véritablement cette union, nos actions seront modifiées. Nous n’aurons plus envie de sacrifier autant de vies juste pour préserver notre espèce, nous comprendrons au sens étymologique de « cum-prendre », prendre ensemble, la chose et le sujet.

Rêvons d’être tous en symbiose avec les autres êtres vivants et que chaque mort nous entache de deuil, nous serons tellement submergés par les rituels de pardon et de commémoration, que peut-être nous pourrons mettre notre énergie au service du vivant, « pour de vrai ». Chiche !

On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux. 
Mahtma Gandhi.


[1] https://www.leparisien.fr/societe/sante/grippe-aviaire-le-risque-en-france-releve-de-modere-a-eleve-les-volailles-vont-etre-confinees-05-12-2023-2FKXVA5BENHIDKQYBUMXEO5QEQ.php et 16 millions en 2022.

[2] https://www.geo.fr/environnement/pourquoi-lextinction-des-arbres-serait-elle-une-catastrophe-pour-lhumanite-la-reponse-en-7-chiffres-cles-211607

[3] Proposition de définition du crime d’écocide : Constitue un crime d’écocide, toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées. Et : « Crime d’écocide : actes illicites ou arbitraires commis en connaissance de la réelle probabilité que ces actes causent à l’environnement des dommages graves qui soient étendus ou durables.» Valérie Cabanés.

Le nettoyage du foie – Jérémie Mercier

Par : Danny
27 septembre 2023 à 11:45

Je suis ravi de vous présenter une nouvelle vidéo spéciale sur le nettoyage du foie en compagnie d’un expert en la matière, Jérémie Mercier. Il a minutieusement étudié les approches de célèbres praticiens comme le Dr. Clark et Andreas Moritz pour créer son propre programme, rassemblant le meilleur des deux mondes. Avant d’entrer dans les détails de son programme, nous allons faire un tour à 360 degrés de cet organe vital qui joue un rôle crucial dans la filtration des toxines et des impuretés de notre corps.

Dans cette conversation, Jérémie nous révèle comment notre foie interagit avec une multitude de facteurs, allant des « virus » aux émotions, en passant par nos expériences personnelles. Il aborde également les aspects moins connus, tels que les influences potentielles des laboratoires pharmaceutiques et de l’industrie alimentaire sur notre santé hépatique. Comme toujours, c’est un plaisir d’échanger avec Jérémie, qui a une façon unique de rendre ces sujets complexes accessibles à tous, ce qui correspond parfaitement à la mission du CHOU.

Si, comme moi, vous avez entendu parler du nettoyage du foie et que vous envisagez de sauter le pas, ne vous inquiétez pas. Dans la description ci-dessous, vous trouverez tous les liens utiles pour en savoir plus sur cette démarche et pour suivre le programme de Jérémie Mercier. Personnellement, je suis enthousiaste à l’idée de partager mon expérience avec vous après avoir suivi cette cure.

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LE NETTOYAGE DU FOIE / Un protocole simple à suivre, chez vous avec un accompagnement pas à pas.
SON WEBINAR gratuit
CLUB PRIVÉ SANTÉ / Une émission mensuelle avec les meilleurs experts, pour apprendre des techniques de santé simples et ultra efficaces !
LIFE® / Se libérer du stress pour avoir plus d’énergie.
ÉNERGIE+ / 100 jours pour avoir la santé au top grâce à l’alimentation.

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