Après l’occupation vendredi par les étudiants de l’établissement parisien pour dénoncer la politique menée par Israël à Gaza, la présidente de la région Île-de-France a décidé de suspendre les subventions promises à Sciences Po. «Inédit» et «lunaire» pour son opposition.
En dénonçant les mobilisations en faveur de la Palestine à Sciences Po comme relevant d’une «idéologie venue d’outre-Atlantique», le premier ministre légitime une rhétorique creuse et fourre-tout portée par l’extrême droite.
La reconnaissance d’un État palestinien possède une forte connotation symbolique. Mais elle a également des significations politiques et pourrait déboucher sur des mesures concrètes.
Des étudiants de la prestigieuse école ont occupé et bloqué l’entrée du siège parisien vendredi. Ils dénoncent la répression des voix propalestiniennes et exigent la suspension des liens financiers et des partenariats avec les universités israéliennes. Un accord avec la direction a été trouvé en fin de journée.
Partout dans le pays, des étudiants occupent leurs universités. Les arrestations se multiplient. Ils exigent que les établissements coupent leurs liens financiers avec Israël ou des entreprises liées à l’État hébreu.
Le retrait des troupes israéliennes d’une partie de la bande de Gaza a offert, ces dernières semaines, une très relative accalmie aux Palestiniens qui y vivent. Elle sera de courte durée: l’État hébreu compte toujours lancer l’assaut sur la ville de Rafah.
Le secrétaire général de la CGT du Nord a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Lille à une peine de prison avec sursis. En cause, la publication d’un tract de soutien à la Palestine en octobre 2023.
Israël a frappé le Liban, mardi 16 avril, et tué un haut commandant du Hezbollah. Quelles peuvent être les répliques de l’attaque iranienne du week-end dernier? Entretien avec Amélie Férey, chercheuse à l’Ifri.
Les alliés traditionnels d’Israël ont resserré les rangs autour de l’État hébreu pendant l’attaque iranienne. Rien n’indique cependant qu’ils soient prêts à l’appuyer en cas de réplique.
Les régimes «illibéraux» ne se contentent plus de pervertir la démocratie pour n’en conserver que les oripeaux. Ils entendent maintenant gangréner l’ordre international, pour que se donne libre cours la guerre de tous contre tous. Après Poutine, Nétanyahou.
La sociologue Azadeh Kian revient sur la stratégie du régime iranien visant autant à réaffirmer son statut de puissance régionale qu’à museler les dissidents à l’intérieur du pays.
L’historien Vincent Lemire décrypte l’enjeu que revêt pour les Palestiniens la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam, dans le viseur des colons et des suprémacistes juifs déterminés à la remplacer par un troisième temple.
Alors que plus de 300 drones et missiles se dirigeaient vers le pays, certains habitants de Tel-Aviv se sont résolus, pour la première fois de leur vie, à trouver refuge dans des abris antiaériens en raison de l’attaque iranienne, sans précédent.
Considérant devoir sauver la face après l’attaque de son consulat à Damas, le 1er avril, la République islamique d’Iran a mené ses frappes sur Israël en cherchant à éviter un embrasement régional. L’événement est cependant historique et un cap a été franchi: la guerre de l’ombre pourrait devenir une guerre ouverte.
Pour la première fois de son histoire, l’Iran a lancé une «vaste» attaque de drones et de missiles sur Israël samedi. Téhéran a fait savoir que son attaque, qui a fait un blessé, était terminée. Le monde est désormais suspendu à une éventuelle riposte israélienne.
Depuis Beyrouth, l’écrivaine et essayiste libanaise Dominique Eddé analyse les six mois de carnage à Gaza, la situation du Liban menacé par un embrasement de la région et les rares possibilités de sortir de l’impasse.
Depuis le 7 octobre 2023, Israël impose des restrictions sans précédent aux Palestiniens qui souhaitent accéder au troisième lieu saint de l’islam, surplombant la vieille ville de Jérusalem. Des musulmans venus du monde entier célébrer la fin du ramadan sont aussi visés.