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Evènement : Paris-Saclay SPRING vous donne rendez-vous les 16 et 17 mai prochains

Paris-Saclay, l’un des pôles scientifique et technologique les plus dynamiques d’Europe, organise les 16 et 17 mai prochains la 7ème édition de Paris-Saclay SPRING sur le campus HEC de Jouy-en-Josas. Cet évènement B2B, désormais incontournable, vitrine des start-ups les plus prometteuses de son écosystème d’innovation, permet aux visiteurs et investisseurs d’aller à la rencontre des deeptech des filières stratégiques de Paris-Saclay. L’édition 2024 mettra en avant les innovations dans le domaine des cleantech. L’accès est gratuit, sur inscription.

Projet phare du Grand Paris, la concentration de grands groupes et de PME innovantes associés à un pôle universitaire d’envergure mondiale, font, du cluster Paris-Saclay, l’un des 8 pôles d’innovation les plus importants au monde. Il concentre aujourd’hui 21 % de la recherche française, compte pas moins de 305 laboratoires multidisciplinaires et permet la création de plus de 100 start-ups chaque année.

Le SPRING 50

Depuis l’édition 2021, Paris-Saclay met chaque année à l’honneur 50 start-ups, issues ou en lien avec son écosystème d’innovation, portant un projet disruptif dans l’une de ses filières stratégiques : Foodtech, Cleantech, Digital Technologies, Industry & Services et Health-Biotech.

L’objectif est d’accroître leur visibilité dans les médias et de les mettre en relation avec des investisseurs, des industriels et, plus largement, des acteurs de l’innovation en France et à l’international. Chaque promotion est parrainée par un entrepreneur emblématique de la région, Cécile Villette, PDG et co-fondatrice d’Altaroad, issu des labos du plateau de Saclay, est la marraine de la promotion 2024.

Vingt-cinq des 50 start-ups sélectionnées à la suite d’un appel à candidatures, viendront pitcher le 16 mai sur la scène de l’évènement. Les prix seront remis en fin de journée par Marina Ferrarri, Secrétaire d’État chargée du Numérique.

Depuis son lancement, SPRING 50 a débouché sur des résultats concrets : lors de l’édition 2023 qui a compté plus de 3 000 participants, 7 200 rendez-vous d’affaires ont été organisés. Les start-ups des trois dernières promotions ont réussi à lever plus de 350 millions d’euros.

Le programme du Paris-Saclay SPRING

Le 16, des tables rondes et des ateliers seront animés par la French Tech Paris-Saclay autour de l’hydrogène, le nouveau nucléaire et l’innovation au service du changement climatique. Des échanges B2B en présentiel auront également lieu.

Tout au long de cette journée, les visiteurs pourront découvrir les 6 villages de l’innovation rassemblant une centaine d’exposants et assister à des démonstrations. Cinq seront organisés autour de chacune des filières de Paris-Saclay, le sixième consacré aux acteurs de Paris Saclay.

Le 17 mai, les participants pourront poursuivre les échanges lors de rencontres B2B en ligne. Les circuits de l’innovation les emmèneront à la découverte des centres de R&D et d’innovation de Paris-Saclay et ainsi, du premier cluster scientifique et technologique d’Europe…

Il est encore temps de vous inscrire : ici

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Le Canada consacre 2,4 milliards de son budget 2024 à l’IA

C’est des bureaux de SCALE AI, à Montréal, en présence d’autres membres du gouvernement dont François-Philippe Champagne, Ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, et du parrain de l’IA Joshua Bengio que Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada, a annoncé cet investissement majeur destiné à consolider la position du Canada en matière d’IA.

Le Canada, premier pays à se doter d’une stratégie nationale en matière d’IA en 2017, a depuis investi plus de 2 milliards de dollars canadiens pour soutenir la recherche et l’innovation en matière d’IA et de numérique, renforçant ainsi sa position sur la scène internationale. Alors que la compétition mondiale s’intensifie, il entend maintenir son avantage concurrentiel, assurer des emplois bien rémunérés ainsi que la sécurité d’emploi aux jeunes Canadiens.

Les 2,4 milliards canadiens alloués permettront d’accélérer la croissance de l’emploi dans le secteur de l’IA qui a augmenté de près d’un tiers en 2023 et compte aujourd’hui 140 000 salariés, de stimuler l’adoption de cette technologie et garantir son déploiement responsable.

Deux milliards vont être consacrés aux capacités informatiques et à l’infrastructure technologique, auxquels auront accès les chercheurs, les start-ups et les scale-ups canadiennes. Des initiatives seront lancées dans ce sens : un Fonds d’accès au calcul de l’IA sera prochainement créé pour offrir un soutien à court terme aux chercheurs et à l’industrie, le gouvernement canadien envisage également une stratégie de calcul souverain en matière d’IA afin de catalyser le développement d’une infrastructure d’IA détenue et située au Canada.

Une enveloppe de 200 millions de dollars aux agences de développement régional leur permettra de soutenir les jeunes entreprises d’IA et leurs technologies disruptives dans des domaines essentiels pour l’économie canadienne, comme l’agriculture, les technologies propres, les soins de santé et la fabrication.

Les PME ne sont pas oubliées, 100 millions seront injectés dans le Programme d’aide à l’IA du PARI CNRC (Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada destiné aux petites et moyennes entreprises). Pour soutenir les travailleurs affectés par l’IA, à l’instar de ceux des industries créatrices par l’essor des IA génératives, 50 millions seront investis dans le Programme de solutions sectorielles pour la main-d’œuvre.

La création d’un Institut canadien de la sécurité de l’IA, doté de 50 millions de dollars est prévue pour favoriser le développement et le déploiement sécuritaires de l’IA. Enfin, pour garantir l’adoption responsable de l’IA par les entreprises canadiennes, 5,1 millions de dollars seront alloués au Commissariat à l’intelligence artificielle et aux données, chargé de renforcer l’application de la Loi sur l’intelligence artificielle et les données.

Le Canada consacre 2,4 milliards de son budget 2024 à l'IA
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Digital et innovation : retour sur les derniers projets du Groupe SNCF

Le réseau ferroviaire français est le deuxième plus grand d’Europe après celui de l’Allemagne. Alors que plus de 14 000 trains circulent chaque jour, transportant environ 5 millions de voyageurs, le Groupe SNCF s’est emparé depuis plusieurs années du numérique et de l’IA pour améliorer son réseau, faire face à des technologies devenant obsolètes et aux exigences européennes, optimisant in fine l’expérience voyageur, conducteur de train et agent en gare. 

Selon Christophe Fanichet, Directeur Général adjoint du Numérique groupe SNCF,
“Pour être le leader des mobilités, il faut être un leader de la Tech”. Pour y parvenir, la SNCF consacre chaque année 5 % de son chiffre d’affaires au numérique, soit un budget de 2 milliards d’euros, plus de 4 500 de ses employés s’activent aujourd’hui à sa transformation digitale, un nombre qui devrait augmenter significativement puisque près de 700 recrutements sont prévus cette année.

Lors d’une conférence de presse, le Groupe a présenté les projets phares de ses 7 sociétés pour une mobilité du futur durable, parmi lesquels les projets suivants.

ARGOS, la nouvelle génération de postes d’aiguillage informatiques

Lancé par SNCF Réseau en 2018 avec des sociétés partenaires, ARGOS vise à développer et déployer une nouvelle génération de postes d’aiguillage informatiques.

Pièces maîtresses dans la sécurité de la circulation des trains, les postes d’aiguillage informatiques permettent de commander les aiguillages et les signaux sur une zone donnée et utilisent, pour les plus anciens d’entre eux, des technologies électromécaniques, électriques, voire mécaniques devenues obsolètes.

En les modernisant et les informatisant, ARGOS permettra une communication en temps réel, une plus grande réactivité face aux incidents réduisant l’impact en cas de panne et de maintenance, et par conséquent, une meilleure circulation des trains qui bénéficiera directement aux voyageurs. Les solutions développées visent à supprimer les relais intermédiaires, réduire les infrastructures et câbles au sol, diminuant ainsi les coûts d’installation et de maintenance.

La ligne Marseille-Vintimille devrait être la 1ère à voir la mise en oeuvre de ces solutions cette année.

Opti’conduite : un logiciel d’aide à l’éco-conduite

Développé par Didier Stewart, un ancien conducteur de train, Opti’conduite rassemble plusieurs paramètres liés à la circulation des trains (vitesse, position du train, profil de la voie, …). Le logiciel permet de calculer et d’indiquer en temps réel au conducteur la vitesse idéale à adopter pour réduire la consommation d’énergie du train (jusqu’à -12%), tout en respectant les horaires d’un trajet.

Désormais déployé dans la quasi-totalité des trains et auprès des 12 000 conducteurs, ce logiciel permet ainsi de réduire la facture énergétique, d’aider à la circulation des trains et de prolonger leur durée de vie. Les rapports générés permettent de mesurer la performance de l’outil, sa qualité de fonctionnement, les économies réalisées ainsi que la ponctualité en tous points du réseau.

D’ici la fin du premier trimestre 2024, une nouvelle interface sera déployée pour une prise en main facilitée de l’outil. De nouvelles fonctionnalités intégrant des cas complexes de gestion d’aléas seront développées en 2024.

Patterns CO2 : la data au service de la mobilité

Développé en 2022 par Keolis, l’une des sociétés du groupe SNCF, Patterns CO2 est un outil permettant le suivi en temps réel de l’empreinte carbone des mobilités sur un territoire donné (tous modes de transport confondus), grâce à l’exploitation des données GPS issues des smartphones du grand public. Outre les transports en commun, cette solution intègre également dans son analyse la voiture individuelle, le vélo, la marche à pied dans le but de fournir une vision globale aux Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM).

Patterns CO2 a été créé afin d’aider les collectivités à évaluer l’atteinte de leurs objectifs de réduction de gaz à effets de serre (GES), en ligne avec les objectifs définis par la France et l’UE. À terme, l’objectif est d’enrichir les sources de données en complément des traces GPS (données billettiques, traces mobiles fournies par les opérateurs, données collectées dans certains véhicules, etc) afin que la solution Patterns devienne la référence dans la mesure de l’empreinte carbone des mobilités, aussi bien en France qu’à l’international.

Smart Station, des gares intelligentes

Initié en 2020 dans le cadre d’un partenariat entre SNCF Gares & Connexions et ENGIE Solutions, Smart Station est un outil de supervision centralisée, et en temps réel, des équipements électriques dans les gares.

Grâce à des capteurs installés sur les principaux équipements des gares (ascenseurs, escaliers mécaniques, portes automatiques, compteurs énergie, sondes de température de locaux techniques), les agents formés peuvent surveiller leur état en temps réel via une application, et intervenir rapidement en cas de dysfonctionnement.

En 2024, l’application Smart station permettra également le suivi des consommations d’eau, la télésurveillance et la télé-opération des installations d’éclairage, de chauffage, de ventilation et de climatisation des gares.

L’outil, déployé actuellement dans 650 gares, le sera à terme dans 700 gares sur l’ensemble du territoire, connectant 6 000 objets connectés et traitant 800 millions de données.

SNCF Groupe GPT, la GenAI au service de la SNCF

La SNCF explore en interne le potentiel de la GenAI avec SNCF Groupe GPT au travers de différents cas d’usage : lire, analyser ou générer des textes, interpréter et générer des images, l’intégration de document pour une analyse via l’IA …

Développé en septembre 2023, il repose actuellement sur les avancées des derniers modèles de langage d’OpenAI, la SNCF a cependant l’intention de mener des tests avec d’autres LLM, notamment ceux de Mistral AI. Un échantillon de collaboratrices et collaborateurs se familiarise avec l’outil via un environnement dédié, protégé et sécurisé conçu par le Groupe qui a mis en place des parcours de prise en main pour les accompagner.

L’amélioration de SNCF Groupe GPT permettra la réalisation de nouvelles tâches nécessitant le recours à la voix, à l’image, à la vidéo.

Trad SNCF, un moteur de traduction automatique pour les agents SNCF

Testée pendant la coupe du monde de Rugby, l’application multilingue “Trad SNCF” à destination des agents sur leur smartphone pro, est un moteur de traduction automatique basé sur l’IA. Conçue pour informer les voyageurs étrangers en gare et à bord des trains, elle traduit la question posée en Français puis la réponse apportée par l’agent dans la langue de l’interlocuteur. L’algorithme de traduction automatique est entraîné sur les situations à bord des trains ou en gare et reconnaît naturellement 130 langues.

La protection des données personnelles, que ce soient celles des voyageurs ou des collaborateurs, est garantie : les conversations ne sont pas enregistrées et le traitement des données s’effectue au sein de l’UE.

Dans la perspective des JO 2024 durant lesquels près de 15 millions de touristes étrangers, venus de plus de 200 pays différents, sont attendus, 574 Sud groupe SNCF renforce son entraînement sur les principales langues de l’olympisme : anglais, espagnol, allemand, italien, néerlandais, portugais, japonais, arabe, chinois, indonésien.

Le projet Mobil’Quai

La SNCF a présenté plus récemment Mobil’Quai, un concept présenté par un consortium, réunissant SNCF Gares & Connexions, AREP, SNCF Voyageurs, l’institut de Recherche Technologique (IRT) Railenium, et l’entreprise Purple.

Ce projet innovant de points d’arrêt flexibles et modulaires permettra de créer des arrêts temporaires et durables afin d’améliorer les dessertes territoriales et de renforcer les liaisons autour des grandes métropoles. La connexion via une communication par satellites de type Starlink intégrée, ou la 3G/4G, permettra, grâce à l’exploitation de flux vidéo, d’assurer la supervision de l’installation et le traitement par l’IA des situations potentiellement à risque. De l’IA sera également intégrée pour permettre aux personnes non-voyantes ou malvoyantes de se déplacer par guidage depuis leur smartphone.

Mobil’Quai vise à intégrer des technologies à faible impact environnemental et sera testé dans la région Grand-Est avant un déploiement potentiel sur le réseau ferré national.

Digital et innovation retour sur les derniers projets du Groupe SNCF
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Annonce des 42 lauréats de la 11ème vague du concours d’innovation i-nov

Le salon Go Entrepreneurs 2024 a débuté hier à Paris La Défense Arena. Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du Numérique, qui y est intervenue, a annoncé aux côtés de Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Frédéric Valletoux, ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention, Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, et Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, les 42 lauréats de la 11ème vague du volet i-Nov du Concours d’innovation de l’État.

Le volet i-Nov des Concours d’innovation, financé par l’Etat via France 2030 et opéré par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME, vise à soutenir des projets d’innovation au potentiel particulièrement fort pour l’économie française. Il a déjà récompensé 681 lauréats depuis 2017, ceux de cette 11ème vague se partageront 43,4 millions d’euros.

Les projets devaient s’inscrire dans l’une des 4 thématiques opérées par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME :

  • Numérique : technologies quantiques et autres architectures de rupture, intelligence artificielle et traitement de données massives (big data), blockchain, réalité augmentée, réalité virtuelle, 5G, réduction de l’empreinte écologique associée au numérique, cybersécurité et transformation des industries culturelles et créatives ;
  • Santé : solutions thérapeutiques innovations, immunothérapie, dispositifs médicaux connectés ou logiciels, bioproduction, robotique chirurgicale, imagerie médicale, solutions de télésanté, logiciels d’IA pour l’aide au diagnostic, technologies au service de la personne en situation de handicaps ;
  • Transports, mobilités, villes et bâtiments durables : Eco-conception, réparabilité, recyclabilité, réduction des impacts environnementaux des véhicules et des infrastructures, véhicules à faibles impacts, systèmes et équipements d’optimisation de flux, mobilités inclusives solidaires et écologiques. Efficacité énergétique du bâtiment, bois, matériaux bio et géo-sourcés, gestion durable du chantier. Aménagement et conception des espaces et mobiliers urbains, réduction de la fracture territoriale, optimisation de l’espace public ;
  • Energies, ressources et milieux naturels : énergies renouvelables, stockage et systèmes énergétiques dont hydrogène, développement de solutions technologiques et organisationnelles au service de l’économie circulaire, biodiversité/bioéconomie, pérennisation de l’approvisionnement en eau, développement de solutions d’économies d’eau, adaptation/atténuation au changement climatique et qualité de l’air, enjeux de la transition écologique dans l’industrie et l’agriculture.

Parmi les projets lauréats, se trouvent :

Le projet 10XQER²A PORTÉ PASQUAL, thématique numérique, aide accordée : 1 691 704€

Le projet 10XQER²A vise à développer et concevoir une architecture pour augmenter drastiquement la fréquence de calcul des processeurs quantiques PASQAL. Il se découpe en 5 objectifs. Le premier objectif tourne sur l’optimisation de la source atomique tandis que le second s’attarde sur l’augmentation du taux de changement. Le 3ème concerne l’optimisation de l’efficacité du réarrangement, le 4ème se concentre sur la modification de la voie d’imagerie alors que le dernier validera les quatre premiers objectifs par la mise en œuvre d’un cas d’usage.

Le projet BETTER porté par ALTAROAD, thématique Energies, aide accordée : 471 412€.

Avec sa boîte à outils, le projet BETTER crée une solution pratique pour tous les acteurs, du donneur d’ordre à la valorisation ou la planification territoriale, qui incite à l’action responsable par des recommandations actionnables, contextualisées et multicritères (émissions, circularité, coûts…). L’objectif est de rendre applicables et pratiques les multiples outils de réduction d’impact en prenant en compte les contraintes des métiers du BTP, par 4 modules :

  • Calcul automatique du bilan CO2 avec alertes et bonnes pratiques ;
  • Optimiseur multicritères du bilan environnemental ;
  • Bases de données territoriales des solutions d’optimisation ;
  • RecoMat, outil automatique de reconnaissance d’image de contenu des bennes.

Le projet SEABEEYE-2023 porté par SeaBeLife Biotech SAS, thématique Santé, aide accordée 1 545 032€

Le projet SeaBeEYE est centré sur le développement d’une nouvelle approche thérapeutique pour le traitement de l’atrophie géographique, une forme sévère et répandue de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) qui représente l’un des besoins non satisfaits les plus importants dans le domaine de l’ophtalmologie.

L’approche développée par SeaBeLife repose sur une molécule capable de bloquer directement et simultanément deux formes de nécroses régulées (nécroptose et ferroptose) responsables de la mort des photorécepteurs conduisant à la perte de la vision. Le projet présenté, SeaBeEYE, vise à conduire le développement préclinique et règlementaire de son candidat ainsi que le développement d’une formulation innovante à libération prolongée. L’objectif est d’aboutir en fin de projet à un candidat prêt à entrer en clinique.

Retrouver tous les projets lauréats ici

Annonce des 42 lauréats de la 11ème vague du concours d'innovation i-nov
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L’AI Day revient à Station F le 4 avril prochain

Depuis 2016, l’association France Digitale organise l’AI Day, l’un des événements phares de l’IA en France qui se tient habituellement au mois de novembre. Cette année, il revient avec six mois d’avance et l’Institut Prairie en sera de nouveau le partenaire.

Cela fait maintenant 8 ans que France Digitale organise l’un des principaux événements sur l’IA en France et en Europe. Après avoir été appelé AI Day et France is AI, puis FD3 l’an passé s’adressant non seulement à l’IA, mais également aux données et au web3, il revient sous le nom d’AI Day et le 4 avril prochain, Paris, sera de nouveau la capitale de l’IA.

L’événement, qui se déroule chaque année à Station F, vise à fédérer l’écosystème européen (chercheurs, CTO, startups, leaders d’opinion et personnalités politiques) de l’intelligence artificielle en proposant un rassemblement annuel autour d’une conférence, mais également de séances de networking, en permettant aux startups de rencontrer des fonds d’investissement et de nouer entre elles des contacts prolifiques.

L’AI Day 2024

Cette année, la journée signature de France Digitale combine :

  • « track état de l’art de l’IA » avec des panels d’experts et de chercheurs pour faire le point sur l’état de l’art des technologies d’IA réalisée en partenariat avec l’Institut Prairie ;
  • track « opérationnelle » avec des conférences et ateliers pratiques pour accélérer concrètement sur ses problématiques IA (recrutement, business, outils) ;
  • rencontres et networking entre experts en scale-ups, VC, chercheurs et grands groupes.

Track « Opérationnelle » par France Digitale

Il y sera question bien sûr de l’IA générative et de son adoption en entreprise ainsi que de son intégration dans les process avec :

  • Isabelle Bénard, Mirakl
  • Jean-Baptiste Hironde, MWM
  • Gabriel Hubert, Dust
  • Marlène Moreira, BPI France
  • Bruno Sola, Actual
  • Isabelle Bénard, Mirakl
  • Jean-Baptiste Hironde, MWM
  • Gabriel Hubert, Dust
  • Marlène Moreira, BPI France
  • Bruno Sola, Actual

Des conseils pour garder et recruter des talents en IA seront apportés par :

  • Guillaume Linet, millefeuille.ai
  • Claire Lebraz, Malt
  • Marie-Anne Lebrec, Télécom Paris
  • Paul Midy, Député de Paris-Saclay

Un atelier sera organisé par Chadi Hantouche, Wavestone et Marianne Tordeux-Bitker, France Digitale autour de l’impact de l’AI Act pour les entreprises.

Il sera également question de l’open source, de l’étude France Digitale sur l’IA générative menée par Marianne Tordeux-Bitker, Agata Hidalgo et Gaël Gutierrez, de la place de l’Europe dans la chaîne de valeur de l’IA. Des clés seront données aux participants pour mener avec succès des projets d’IA générative et booster leur business.

Track « État de l’Art de l’IA » par l’Institut Prairie

Parmi les sujets abordés par les experts on retrouvera :

L’impact de l’IA sur les sciences avec :

  • Anne-Marie Lagrange, Research Director CNRS, astrophysicist Observatoire de Paris, member of Académie des Sciences
  • Stéphane Mallat, Prof. Collège de France, member of Académie des Sciences
  • Marie-France Mamzer, Professor of Ethics and Legal Medicine, Univ. Paris Cité
  • Jean-Philippe Vert, Chief R&D Officer at Owkin and Co-founder at Bioptimus

La souveraineté avec :

  • Antoine Bordes, Vice President Artificial Intelligence – Helsing
  • Luc Julia, Scientific Director of Renault
  • Cédric O, Board member Artefact, Co-founder Mistral AI, former Secretary of State for digital affairs
  • Stéphanie Schaer, Directrice interministérielle du numérique

Le futur de l’IA avec :

  • Francis Bach, Research Director Inria, member of Académie des Sciences
  • Daniel Cremers, Prof Technical University of Munich
  • Michael Jordan, Research director at INRIA and Professor Emeritus at the University of California, Berkeley
  • Yann LeCun, Vice-President and Chief AI Scientist META AI, Prof. NUY, member of the US National Academy of Sciences, member of the Académie des Sciences, 2018 ACM Turing Award Laureate
  • Cordelia Schmid, Research Director Inria, member of the German Leopoldina Academy of Sciences

L’innovation avec :

  • Lourdes de Agapito Vicente, Prof. UCL, co-founder Synthesia
  • Philippe Aghion, Prof. College de France, INSEAD, and LSE
  • Sriram Krishnan, General Partner at Andreessen Horowitz
  • Marc Raibert, Executive director of The AI Institute and founder of Boston Dynamics

L’IA générative avec :

  • Joelle Barral, Senior Director of Research & Engineering at Google DeepMind
  • Laurent Daudet, Co-CEO and Co-Founder, LightOn
  • Benoit Sagot, Research Director INRIA, Collège de France, opensquare

L’AI Day sera une journée enrichissante pour tous les Chief Technical, Data, Product ou IA Officers de scale-up, elle leur permettra d’apprendre des retours d’expériences de leurs pairs et  de repartir avec les idées qui les aideront à passer au niveau supérieur. C’est aussi une journée incontournable pour tous les dirigeants, investisseurs et startups désireux d’approfondir leurs connaissances en matière d’IA.

Les inscriptions sont ouvertes ici.

AI-Day-revient-station-F-avril-prochain
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La GenAI, principal moteur de l’innovation, selon le TechRadar by Devoteam 2024

Devoteam, un cabinet de conseil spécialisé dans les plateformes cloud, l’IA, la cybersécurité, la data et le développement durable, vient de publier la troisième édition de son TechRadar présentant les 150 technologies qui feront la différence en 2024 : 1/3 d’entre elles sont liées à l’IA ou pilotées par celle-ci.

Créée en 1995, présente dans plus de 25 pays, Devoteam, une ESN française, accompagne ses clients dans leur transformation digitale durable. Son TechRadar 2024, fruit du travail de 96 Tech Leaders au sein du Groupe, cartographie 150 technologies émergentes dans le monde numérique, classées par domaines stratégiques et selon leur degré de maturité, allant de “procéder avec prudence”  à “adopter “, ce qui permet aux organisations de mieux appréhender les défis technologiques et de prendre des décisions éclairées.

L’édition 2024 ne se limite pas seulement à l’IA et explore la GenAI, alimentée par l’innovation cloud et l’abondance des données, présente dans toutes les catégories du TechRadar. Selon les experts de Devoteam, l’émergence rapide de la GenAI oblige les entreprises à reconsidérer d’urgence leur stratégie technologique, à réévaluer leurs priorités et à ajuster leur feuille de route en conséquence.

Gert Jan van Halem, CTO du groupe Devoteam, commente :

“Nous sommes à l’aube d’une ère où les technologies, que ce soit dans le domaine de l’informatique, de la communication, de la santé ou de l’industrie, sont inévitablement marquées par l’omniprésence de l’intelligence artificielle. De nos jours, il est de plus en plus évident que les technologies émergentes sont soit intrinsèquement dotées de capacités génératives d’IA, soit considérablement améliorées par des systèmes intelligents”. 

Selon le radar, la GenAI va se répandre de plus en plus rapidement dans tous les domaines d’application via des fonctionnalités intégrées aux outils habituels. Cependant, il s’agit d’une transformation à double tranchant qui présente des opportunités mais qui introduit également de nouveaux risques à gérer. L’avenir des entreprises dépendra en grande partie de leur capacité à anticiper une augmentation probable de la productivité grâce à la GenAI tout en contrôlant les risques inhérents à sa mise en œuvre, tels que la sécurité, l’éthique et les ressources humaines.

Gert Jan van Halem poursuit :

“Les entreprises devront disposer d’un environnement technique qui permette à l’IA de déployer tout son potentiel. Parmi les prérequis, la transition vers le cloud et la mise en place d’une gestion rigoureuse des données sont des priorités. L’avènement de GenAI nécessitera également de nouvelles compétences, à la fois pour développer de nouvelles solutions et pour les utiliser judicieusement”.

Les principaux enseignements du TechRadar 2024

Entreprise et produits numériques

Les projets se concentrent sur la rationalisation, l’optimisation et l’efficacité opérationnelle plutôt que sur l’innovation et la conquête de nouveaux marchés. Les entreprises privilégient les solutions éprouvées qui garantissent un retour sur investissement rapide : la GenAI apparaît comme une réponse efficace pour atteindre ces objectifs de productivité.

Pour l’intégrer dans leurs processus, elles se tournent vers des outils d’aide au développement fournis par les hyperscalers (Gemini de Google, GitHub Copilot de Microsoft, Code Whisperer d’Amazon, etc.) et des principaux éditeurs de logiciels (Einstein for Developers de Salesforce et Now Assist de ServiceNow).

Intelligence basée sur les données

Le TechRadar constate une adoption continue des plateformes de données dans le cloud. Pendant ce temps, les fournisseurs de technologies améliorent leurs solutions pour faciliter l’utilisation optimale des données, encourager le partage interne et externe, intégrer des données tierces et traiter efficacement les données non structurées.

Cependant, cette adoption est accompagnée de préoccupations organisationnelles tournant autour de la gestion des données et de leurs utilisations, telles que la gouvernance, la conformité, la confidentialité, la souveraineté et l’éthique. Des solutions technologiques émergent pour répondre à ces défis, facilitant la définition, l’application et le contrôle des règles, en particulier avec des données, des infrastructures et des organisations plus vastes et plus diversifiées, parmi elles AirByte, DatGalaxy et ThoughtSpot.

Cloud distribué

Avec des environnements cloud de plus en plus complexes et diversifiés, les considérations architecturales suscitent un regain d’intérêt. Kubernetes reste essentiel pour développer des applications cloud natives, tandis que de nouvelles solutions émergent dans cet écosystème dynamique, comme Kyverno et Submariner.

L’introduction de l’IA pour gérer la complexité croissante des environnements cloud, notamment dans le contexte des clouds souverains, est attendue dans les prochains mois, ce qui représentera une avancée majeure dans ce domaine en constante évolution.

Automatisation de l’entreprise

Les éditeurs de logiciels d’hyper automatisation ont rapidement compris le potentiel de la GenAI et ont commencé à enrichir leurs portefeuilles en intégrant de grands modèles de langage (LLM), propriétaires ou open-source, dans leurs interfaces conversationnelles.

Parmi les exemples, les experts de Devoteam citent Einstein GPT de Salesforce, Now Assist de ServiceNow, Copilot de Microsoft, Bard et Gemini de Google, Project Morpheus d’Outsystems, entre autres. Cependant, dans ce domaine, l’IA générative n’en est encore qu’à ses débuts, entravée par des facteurs tels qu’un manque de compétences, une maturité technologique insuffisante et des données cloisonnées.

Confiance et cybersécurité

Au fur et à mesure que les entreprises modernisent leurs systèmes d’information et adoptent massivement le cloud, la sécurité de celui-ci devient cruciale. Malgré les niveaux élevés de sécurité fournis par les fournisseurs de services cloud, des incidents récents ont mis en évidence le besoin de solutions supplémentaires. Deux points clés sont la sécurité des environnements multicloud et la gestion des identités et des accès (IAM).

Des technologies telles que Active Roles, JumpCloud et Akeyless, introduites dans TechRadar 2024, répondent à ces problèmes. L’IA générative sera utilisée à la fois par les attaquants et les défenseurs, ce qui pourrait conduire à des fraudes plus sophistiquées du côté des attaques, tandis que du côté de la défense, elle permettra une détection automatisée des incidents. Microsoft Security Copilot en est un exemple, signalant une tendance majeure cette année.

La durabilité rendue possible par le numérique

Les technologies actuelles, en particulier les plateformes de données basées sur le cloud, permettent aux entreprises de créer leurs propres solutions de reporting et de gestion environnementales, notamment Boavizta, Granulate ou planA. Le choix entre construire ou acheter dépend de l’activité, de l’organisation et de la maturité de l’entreprise, avec une préoccupation centrale pour des données abondantes et dispersées. L’automatisation joue un rôle essentiel dans l’accélération de la collecte de données.

Quant à l’IA, elle sera précieuse pour gérer la complexité des sources, identifier les axes d’optimisation et intégrer les aspects environnementaux dans la prise de décision. Elle pourrait également contribuer à des processus et des produits plus économes en ressources, mais, en raison de ses besoins en ressources informatiques, il sera nécessaire de surveiller son rapport coûts/avantages environnementaux pour le déterminer.

Télécharger le TechRadar ici

GenAI-principal-moteur-innovation-TechRadar-Devoteam-2024

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Les transformations du monde du travail à l’ère de l’IA : Anticiper pour réussir

En Septembre dernier, Onclusive, une entreprise de veille informationnelle a licencié 217 salariés pour les remplacer par une IA*. Sachant que l’intégration de l’IA ne représente qu’une part marginale de la modernisation globale des infrastructures d’Onclusive. Cet événement marque tout de même le premier gros plan social en France en lien avec l’introduction d’une IA générative. Cette évolution, bien que prévisible, soulève des questions sur l’innovation, le sens du travail et l’attitude à adopter au regard du futur.

La destruction créatrice

Joseph Schumpeter a théorisé le rôle de l’innovation dans l’économie, soulignant comment elle redistribue la richesse en détruisant des secteurs obsolètes pour en créer de nouveaux. La disparition de métiers traditionnels lors de l’introduction de technologies fait partie intégrante de l’évolution. Face à cette innovation, il est crucial de se demander quelle attitude adopter pour prospérer dans ce changement.

“100% des gagnants du loto ont acheté un ticket”. Il est aussi évident que “100% des gens qui échapperont aux ravages de l’IA dans leur domaine, sont ceux qui auront essayé pour comprendre comment s’en servir”. Le premier pas essentiel pour se préparer aux changements à venir est de ne pas ignorer la réalité et de prendre des mesures rapidement. Tout entrepreneur, manager ou responsable qui ne fait pas preuve de proactivité risque de se retrouver en difficulté.

À ce jour, les IA ne sont performantes que pour des tâches relativement définies mais peuvent remplacer l’homme dans des processus structurés. Les métiers menacés par l’IA incluent ceux du chiffre, du juridique, de l’administratif, du web marketing…

La pandémie de COVID-19 a accentué la remise en question de certains emplois qualifiés de “bullshit jobs”, soulignant la nécessité d’une évolution. Les entreprises doivent donc adopter l’IA tout en créant de nouveaux emplois à plus forte valeur ajoutée. Il est essentiel de développer chez les employés la créativité et l’intelligence émotionnelle au lieu de les former à des processus standardisés. L’IA offre une opportunité d’évolution pour ceux qui réfléchissent à leur carrière post-COVID. Les services RH doivent donc s’adapter à ce changement.

Mais, si certains métiers de bureau disparaissant avec l’introduction de l’IA, quels seront les métiers de demain ?

L’IA seule ne fera pas tout, de nouveaux métiers apparaîtront pour humaniser les choses. Qui n’a jamais rêvé que son dossier soit traité sans erreur par une machine, mais que par contre pour prendre en compte son cas particulier, un humain puisse trouver une solution adaptée ? Ce nouveau métier de “solutionneur de cas particuliers” qui n’existe pas serait pourtant plus épanouissant pour l’employé.

La disparition de métiers répétitifs permettrait le développement de métiers de la relation humaine. Pour cela, il y a 4 défis majeurs à relever :

  1. Que les parents, le système éducatif, et les médias comprennent la vraie valeur de ces métiers et véhiculent un message positif à leur sujet auprès des jeunes.
  2. Que la formation initiale et la formation professionnelle évoluent pour s’adapter aux attentes de ces métiers.
  3. Que l’innovation pénètre aussi ces secteurs traditionnels pour alléger la difficulté physique et psychologique des métiers.
  4. Que de nouveaux modèles économiques soient trouvés, et c’est sans aucun doute le plus grand défi à résoudre à l’échelle européenne. En effet, le remplacement des humains par l’IA déplacera la valeur vers les prestataires opérateurs de ces IA. Tel que nous sommes partis, le risque est qu’elle soit accaparée par les grandes sociétés technologiques américaines et chinoises.

Agir avant de subir

La technologie n’est ni bonne ni mauvaise. C’est l’usage qui en est fait qui produit des conséquences bonnes ou mauvaises. Ce qui est certain, c’est que la passivité et l’attente pour voir ce qui arrivera est la mauvaise attitude à avoir. Tant au niveau individuel qu’au niveau de l’entreprise. À chacun de s’emparer du sujet, de tester, et de chercher à comprendre.

Internet a été une révolution qui a bouleversé nos habitudes, mais principalement en ajoutant des opportunités et des services. L’IA est une révolution probablement encore plus bouleversante. La différence entre l’entreprise qui l’adopte et celle qui ne l’adopte pas sera beaucoup plus importante que dans le cas d’internet. Les effets se feront sentir beaucoup plus rapidement aussi.

Pour ceux qui cherchent à relever le défi de l’IA et à anticiper les transformations du monde du travail, le West Data Festival représente une opportunité inestimable. En participant à cet événement, vous aurez l’occasion d’explorer des solutions concrètes, d’apprendre des meilleures pratiques et d’échanger avec des experts du domaine.

Pour assister à la 6ème édition du West Data Festival : https://www.westdatafestival.fr/inscription-west-data-festival-2024/?utm_source=article&utm_medium=actu-IA&utm_campaign=fevrier

* Suite à la publication de l’article, la société Onclusive France a précisé :

Onclusive France précise que son projet de modernisation vise à maintenir sa compétitivité tout en intégrant l’IA. Bien qu’il entraîne la suppression de 218 postes, il prévoit également la création de 52 nouveaux postes, ce qui représente une réduction nette de 149 postes par rapport à la proposition initiale de septembre.

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Rabbit simplifie l’interaction homme-machine avec le R1

S’il y a une innovation qui a suscité un vif intérêt lors du CES de Las Vegas, c’est bien le R1 de Rabbit. Cet appareil plus petit qu’un smartphone que la start-up présente comme “votre compagnon de poche”, dont plus de 50 000 exemplaires ont été précommandés à ce jour, devrait être livré en France vers le mois de juillet.

Basée à Santa Monica, en Californie, Rabbit a été créée en septembre 2020 par Jesse Lyu, un entrepreneur chinois. En octobre et décembre dernier, elle a levé un total de 30 millions de dollars pour finaliser le R1, qu’elle a conçu en collaboration avec la société suédoise de design Teenage Engineering.

De forme carrée, cet appareil compact (7,8 cm de côté et 1,3 cm de hauteur) et léger (115 g) est doté d’écran tactile de 2,88 pouces, d’une caméra rotative à 360°, d’une molette de défilement et d’un bouton Push-to-Talk.

Contrairement à la plupart des appareils intelligents grand public qui doivent être gérés sur un smartphone, le Rabbit R1 fonctionne comme un appareil portable entièrement autonome. Il dispose d’une connectivité Bluetooth, Wi-Fi et 4G LTE, ainsi que d’un port USB-C et d’un emplacement pour carte SIM et est alimenté par une batterie offrant une autonomie suffisante pour une journée selon la start-up. Il est équipé d’un processeur MediaTek MT6765 Octa-core, de 4GB de mémoire et de 128GB de stockage.

Quelle différence avec un smartphone ?

Rabbit ne vise pas à remplacer les smartphones, mais à simplifier la navigation entre les applications. R1 le fait pour l’utilisateur.

Jesse Lyu déclare :

“Aujourd’hui marque le début d’une nouvelle ère dans l’interaction homme-machine… Nous sommes arrivés à un point où nous avons des centaines d’applications sur nos smartphones avec des conceptions UX compliquées qui ne se parlent pas entre elles. En conséquence, les utilisateurs finaux sont frustrés par leurs appareils et se perdent souvent. rabbit s’oriente désormais vers une expérience intuitive sans application grâce à la puissance de l’IA. Les grands modèles de langage, comme ChatGPT, ont montré la possibilité de comprendre le langage naturel avec l’IA ; notre grand modèle d’action va encore plus loin : il ne se contente pas de générer du texte en réponse à une entrée humaine – il génère des actions au nom des utilisateurs pour nous aider à faire avancer les choses”.

LAM, le modèle d’action développé par Rabbit

Le Large Action Model (LAM) est au cœur du nouveau dispositif R1, représentant l’avenir de l’interaction homme-machine, selon Rabbit. Conçu pour permettre aux systèmes d’IA de voir et d’agir sur les applications comme le feraient les humains, le LAM apprend en observant les utilisateurs et en reproduisant leurs actions de manière fiable, même lorsque l’interface est modifiée. Il comprend d’abord les intentions humaines complexes, puis agit à travers des interfaces utilisateur dans tous les environnements, éliminant ainsi le besoin de télécharger plusieurs applications et effectuant les tâches pour les utilisateurs de manière proactive.

Le système d’exploitation, le rabbit OS, basé sur LAM, offre une multitude de fonctionnalités grâce à des “rabbits”, des agents d’IA personnels. Contrairement à d’autres assistants vocaux, rabbit OS peut gérer une variété de tâches complexes, de la recherche d’informations à la réservation de voyages, offrant ainsi une expérience numérique complète.

Rabbit s’engage à offrir une expérience d’IA sécurisée et respectueuse de l’utilisateur. Le R1 est conçu pour préserver la vie privée, avec des fonctionnalités telles qu’un “mode d’écoute permanente” désactivé par défaut et une caméra rotative positionnée de manière à bloquer physiquement l’objectif par défaut. Il est vendu au prix de 200$.

Le partenariat avec Perplexity AI

Le 18 janvier dernier, Rabbit annonçait sur X un partenariat avec Perplexity AI, ce qui permet à R1 de fournir des informations précises et en temps réel tirées du web, grâce à l’API LLM en ligne PPLX.

L’offre de Perplexity à 20$/mois (200$/an) permet aux abonnés d’opter pour les modèles GPT-4, Claude 2.1, Gemini ou Perplexity est offerte aux 100 000 premiers achateurs de Rabbit R1. D’après la publication d’un acheteur sur la même page X, les prochains possesseurs du R1 devront eux-aussi s’acquitter de la même somme pour accéder à l’API LLM de Perplexity.

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Comment Hugging Face reste à la pointe de l’innovation

Hugging Face ne cesse d’innover : fin janvier, l’entreprise a non seulement annoncé de nouveaux LLM open-source en tant qu’agents LangChain, un partenariat stratégique avec Google Cloud, l’optimisation de StarCoder mais également  Hugging Chat Assistants, une boutique de chatbots personnalisés sur Hugging Chat à l’instar de GPT Store, mais contrairement à ce dernier, ceux de Hugging Face sont gratuits et open source.

Passée au rang de licorne après une levée de fonds de 235 millions de dollars en août dernier, Hugging Face, start-up créée à Paris en 2016, continue de jouer un rôle fondamental dans l’accélération de la recherche en IA grâce à son approche open source.

Dans son article de blog le 24 janvier dernier, Hugging Face expliquait comment construire et évaluer des agents de raisonnement à usage général basés sur les grands modèles de langage (LLM) open source comme Mixtral-8x7B , en utilisant la classe ChatModel de LangChain et l’approche ReAct.

L’article du 30 janvier suivant présentait les résultats de l’optimisation de son modèle de génération de code développé en collaboration avec Service Now, StarCoder (15B) sur Intel Xeon de 4e génération, en utilisant la quantification 8 bits et 4 bits et la génération assistée. En combinant la quantification 8 bits et la génération assistée, le modèle StarCoder atteint une accélération d’inférence de plus de 7 fois par rapport au modèle de référence, sans perte de qualité.

Entre temps, Hugging Face annonçait un partenariat stratégique avec Google Cloud, afin de rendre l’IA plus accessible et plus performante pour les entreprises, en s’appuyant sur les modèles ouverts et les technologies open source.

Le partenariat vise à combiner les avantages de la plateforme ouverte de Hugging Face, qui permet aux scientifiques des données, aux ingénieurs en ML et aux développeurs d’accéder aux derniers modèles de la communauté, et de les utiliser sur la plateforme de leur choix à ceux de la plateforme Vertex AI de Google Cloud qui permet de déployer des modèles d’IA ainsi que d’assurer leur maintenance.

Il facilite ainsi l’intégration des modèles ouverts de Hugging Face dans Vertex AI et GKE (Google Kubernetes Engine) et permet aux clients de Google Cloud d’exploiter les modèles de Hugging Face et les fonctionnalités avancées de Google Cloud, comme Vertex AI et les TPU, pour développer et déployer des applications d’IA plus efficacement.

Les deux entreprises ont également annoncé qu’elles allaient collaborer sur les plans de la science ouverte, de l’open source, du cloud et du matériel, pour rendre les dernières innovations en intelligence artificielle plus accessibles à la communauté.

Hugging Face Assistants, l’alternative open source et gratuite à GPT Store

Le 2 février dernier, Hugging Face présentait Hugging Chat Assistants, qui permet de créer des chatbots après avoir créé un compte Hugging Face (gratuit), sa boutique fonctionne comme le GPT Store déployé en janvier dernier par Open AI.

Alors que celui-ci permet aux abonnés de ChatGPT Plus, Enterprise et de la nouvelle offre ChatGPT Team de créer leurs assistants à partir de ChatGPT, ceux de Hugging Face le seront à partir du chatbot open source Hugging Chat.

Pour le personnaliser, les utilisateurs peuvent s’appuyer sur les modèles open source Mixtral 8x7B et mistral 7B Instruct de Mistral AI, Llama-2 70B et CodeLlama 70B Instruct de Meta, Hermes 2 – Mixtral 8x7B – DPO , formé par Nous Research sur le LLM Mixtral 8x7B MoE et OpenChat 3.5.

Selon Julien Chaumond, cofondateur et CTO de Hugging Face, en à peine 3 jours, 4 000 assistants avaient été créés et 1 500 utilisateurs  avaient discuté avec son  propre clone  “Clone of HF CTO”.

Il ajoute que suite aux premiers retours de la communauté, Hugging Face envisage d’introduire les éléments suivants :

  • Possibilité de modifier vos assistants via l’API, permettant ainsi d’envoyer des informations actualisées à vos assistants à tout moment.
  • Intégration de RAG (et de la fonctionnalité de recherche sur le Web) à l’Assistant, enrichissant ainsi ses capacités de recherche et de réponse.
  • Fonctionnalité pour générer votre assistant de vignettes via l’IA, offrant une manière intuitive et automatisée de créer des représentations visuelles pour vos assistants.
  • Proposition de modifications sur les assistants d’autres utilisateurs, favorisant ainsi la collaboration et l’amélioration collective des assistants.
  • Ajout régulier de nouveaux modèles à HuggingChat et aux Assistants, garantissant une variété et une qualité constantes des modèles disponibles pour les utilisateurs.

 

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