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À partir d’avant-hierMéta de Choc

Votre ADN vous veut du bien

16 décembre 2016 à 15:00

Sommes-nous donc condamnés à être les spectateurs sidérés et impuissants de la destruction de l’Homme par l’Homme ?

Fonte des glaces, massacres de civils, disparition des girafes, pédophilie, dictature de la finance, viols de guerre, mafia, impunité des dirigeants… Que pouvons-nous face à l’annonce journalière de catastrophes plus scandaleuses les unes que les autres ? Et que pouvons-nous face à la banale bassesse de nos comportements quotidiens ? Haine du voisin, femmes battues, surconsommation, surendettement, dégoût du riche, stigmatisation du pauvre, rejet du migrant, mort anonyme du sans-abris…

Les informations s’enchaînent, les révélations, les dénonciations. Nous pensons peut-être encore qu’elles nous apporteront vérité et soulagement, changement. Tout ça est tellement gros ! Les exactions si évidentes et inouïes ! Mais non. Ce flot incessant ne fait qu’ajouter à notre peine, à notre désarroi, au poids informe et gluant de notre responsabilité personnelle et collective.

Alors, par vagues, nous sommes envahis par la peur. Comment ne pas l’être ? Car ce que nous vivons actuellement porte directement atteinte à ce que notre ADN permet : la survie de l’espèce. À cette peur animale de mourir, de disparaître, nos réactions varient de l’apathie à la révolte, du renoncement à la violence, en passant par le cynisme ou la fuite dans la consommation, le tiercé, la drogue, l’engagement idéologique et que sais-je encore. Et tout cela est bien compréhensible ; tout cela s’explique.

Mais force est de constater que de telles réactions n’ont jamais rien résolu.

Bien sûr, nous avons été bercés au doux refrain de « la connaissance sauvera l’humanité ». Mais où en sommes-nous aujourd’hui, au moment où Internet nous offre, gratuitement ou presque, toute la connaissance du monde ? Apprendre, connaître, savoir nous apporte-t-il la libération, la capacité de discernement ? Manifestement pas. Non, la connaissance ne suffit pas.

« C’est l’amour qui sauvera l’humanité » ! Mais l’amour d’une mère empêche-t-il les comportements à risque ? L’amour de son pays empêche-t-il la guerre ? L’amour d’un homme l’empêche-t-il de battre sa femme ? L’amour pour un dieu empêche-t-il l’intolérance ? Manifestement pas. Non, l’amour ne suffit pas.

Alors est-ce l’art qui sauvera le monde ? La philosophie ? La politique ? Le repère identitaire ? Les progrès de la science ? J’ai bien peur que tout cela ne suffise pas non plus. Car toutes ces choses, malgré leur beauté ou leur puissance, ne nous immunisent pas contre la bêtise et la négligence envers nous-mêmes et les autres. Elles ne sont tout simplement pas suffisantes à la compréhension de ce que nous vivons, de ce que nous reproduisons dans une course effrénée dont la fin n’a jamais semblé si proche.

Mais alors, d’où peut-elle donc émerger cette compréhension, cette clairvoyance qui nous permettra enfin d’arrêter de nous auto-détruire ? 

De ce lieu intime et propre à chacun, de cet espace mental où nous prenons le temps de réfléchir et observer nos insuffisances personnelles, nos raccourcis faciles, notre complaisance, notre manque de courage, notre impatience, et depuis lequel nous pouvons mettre fin à des schémas mentaux et comportementaux issus de traditions non-questionnées, d’habitudes et de superstitions.

Réfléchissons ! Non pas en terme de croyance politique ou religieuse, non pas en terme de morale dictée par la culture dont nous sommes issus. Réfléchissons plutôt AU SUJET de ces croyances et de cette morale prétendument universelle. Réfléchissons à notre si grande tolérance envers ces évidences et ces fausses bonnes idées. Questionnons et défaisons-nous de ces chimères qui ont justifié à travers les siècles et continuent de justifier tant de nos violences et de nos négligences.

L’auto-destruction ne nous est pas naturelle, elle n’est pas inscrite dans notre ADN ! L’auto-destruction individuelle et collective est une construction culturelle, un choix qu’il nous appartient de comprendre à sa source, chacun à notre niveau, et qu’il nous est possible de désosser, pièce par pièce, pour revenir à l’essence-même de la vie : l’évolution.

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La religion m’a tuer

30 juillet 2016 à 15:00

On nous parle de religions d’amour, de paix, de conscience…

Quand on prétend qu’un texte est « saint », « sacré » ou directement dicté par un être créateur (donc porteur de vérités ultimes, universelles et inaliénables), quand on dit qu’il est un guide utile pour vivre en harmonie, pour trouver ou exprimer le meilleur de soi, pour se comprendre et comprendre le monde… comment alors justifier une seconde qu’on en prenne uniquement ce qui nous plait au moment où ça nous arrange ? Un verset ici, mais pas celui-là plus loin.

Toutes les religions (toutes) demandent explicitement la soumission à leurs dogmes. C’est un fait. Qu’elles se présentent comme pacifiques ou non, qu’on se donne la liberté d’en analyser les textes, de les interpréter ou pas, elles sont toutes porteuses de la violence de l’obéissance et du prosélytisme (à un niveau familial, communautaire ou social) nécessaires à leur survie et sans lesquels l’appartenance religieuse n’existerait tout simplement pas.

Où sont donc l’honnêteté, la morale et le respect de soi et des autres dans tout ça ? Dès lors que nous suivons réellement les « enseignements » d’une religion, nous ne les trouverons jamais. Alors pourquoi faut-il encore et toujours, de près ou de loin, que nous nous accrochions à ces croyances, à ces textes, à ces identités communautaires ? Et de quelle « tolérance » parle-t-on au juste ?

Non. L’honnêteté, la morale, le respect sont à trouver ailleurs ; dans l’éducation et l’auto-éducation à l’observation du réel, au doute, au questionnement et à l’analyse de nos pensées individuelles et collectives, comme élémentaire (et difficile) chemin vers la compréhension de soi et des autres.

Étudier et connaître les textes religieux comme faisant partie de notre patrimoine est une chose tout à fait intéressante. Défendre la « liberté religieuse », c’est défendre directement ou indirectement la liberté de violence, d’ignorance et d’endoctrinement. Les « grands livres » et l’histoire des religions ne cessent de le prouver.

On arrête quand de se mentir ?

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