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38•Vers un monde meilleur en 2021 ?

Par : Marc HENRY
5 novembre 2020 à 17:58

Épisode 38 Covid-19, novembre 2020

Fin de la démocratie

Allons-nous vers un monde meilleur en 2021 ? Ce soir, il est fort probable que le gouvernement français opte pour un nouveau tour de vis sur la population. Il utilise pour cela une procédure bien rodée. Cela passe par un conseil de défense qui laisse peser un lourd secret sur les prises de décisions. Ce conseil de défense s’appuie sur les avis d’un conseil « scientifique », créé ex nihilo et tout aussi opaque. Qui décide de la composition de ces conseils ? Un seul être humain qui est intouchable selon notre constitution. On court-circuite de la sorte les deux assemblées légitimement élues par les Français. 

Rappelons brièvement les faits. Le 23 mars 2020 un nouveau régime d’état d’urgence sanitaire autorise le confinement général du pays. On cherche à faire face à l’épidémie de Covid-19. La loi du 11 mai 2020 a prolongé ce régime exceptionnel jusqu’au 10 juillet 2020. Le 11 juillet 2020, on met en place un régime transitoire de sortie de l’état d’urgence sanitaire autorisé jusqu’au 30 octobre 2020. Ceci permet de procéder, durant l’été, au déconfinement des Français. Tout semble alors rentrer dans l’ordre. Toutefois, ce régime transitoire, permet aussi au Premier ministre et aux préfets de prendre certaines mesures coercitives. Parmi elles, la limitation des rassemblements, la fermeture d’établissements recevant du public et le port du masque…  

Nouveau confinement

Début octobre, l’épidémie semble rebondir. Emmanuel Macron décide donc, dans le huis clos du Conseil de défense, d’instaurer un couvre-feu. Le 14 octobre 2020, on réactive alors le dispositif exceptionnel du printemps par un décret. Il autorise la mise en place d’un couvre-feu à partir du 17 octobre pour une durée d’un mois. Le conseil scientifique Covid-19 a déjà, dans son avis du 19 octobre 2020, donné un avis favorable. Toutefois, cela ne fonctionne pas. D’où la décision, toujours dans le huis clos du Conseil de défense, d’instaurer un nouveau confinement national à partir du 30 octobre.

Or, pour que l’état d’urgence sanitaire puisse s’appliquer au-delà du 16 novembre 2020, le Parlement doit donner son accord. D’où un nouveau projet de loi. Celui-ci prévoit de prolonger sur l’ensemble du territoire national, l’état d’urgence sanitaire de 3 mois, jusqu’au 16 février 2021 inclus. Le projet de loi prolonge également le régime transitoire de sortie de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1ᵉʳ avril 2021. Le gouvernement demande, en outre, une habilitation au Parlement afin de procéder par voie d’ordonnances. Ceci, afin de rétablir ou de prolonger des dispositions prises par ordonnances lors de la première vague de l’épidémie. Si nécessaire, ces ordonnances pourront être prises de façon « territorialisée ».

Rien ne va plus au Sénat…

Le 24 octobre, les députés ont, en première lecture, limité la durée d’habilitation accordée au gouvernement pour prendre des ordonnances au 16 février 2021 (au lieu du 1ᵉʳ avril 2021 initialement). Ils ont aussi raccourci de trois à un mois le délai pendant lequel il devra déposer les projets de loi de ratification de ces ordonnances (au total près de 70). Le 28 et le 29 octobre, on transmet la demande au Sénat pour examen en première lecture. Les sénateurs constatent qu’ils n’ont d’autres choix que de débattre après coup et de valider les décisions présidentielles.

Le ministre de la Santé Olivier Véran, ne daigne même pas venir leur expliquer la situation. Ils amendent donc largement le texte en limitant la durée de cet état d’urgence. Les sénateurs ramènent la date de fin au 31 janvier 2021, contre le 16 février. Le Sénat veut aussi imposer au gouvernement de repasser par la case Parlement, en cas de prolongation du confinement au-delà du 8 décembre. Il propose aussi de ramener le nombre d’ordonnances de 70 à 30. Vu le désaccord entre les deux assemblées, on convoque une commission mixte paritaire dès le 30 octobre. Elle constate son incapacité à parvenir à élaborer un texte commun sur ce projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire et portant diverses mesures de gestion de la crise sanitaire.

Le grand couac

Le texte revient donc à l’assemblée le 3 novembre pour une nouvelle lecture. C’est alors le grand couac. Car, pas assez nombreux dans l’hémicycle, les députés de la majorité se font dépasser par ceux de l’opposition. La séance est très mouvementée, mais l’opposition réussit à faire voter, une prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 14 décembre 2020 seulement. Ceci permet de préserver les fêtes de fin d’année, remises en question par la date initiale du 16 février 2021. Un autre amendement prévoit que le confinement décrété par l’exécutif à partir du 30 octobre ne puisse être renouvelé au-delà du 30 novembre qu’après accord du Parlement.

Olivier Véran voit rouge et revient en hâte à l’assemblée. Il vient de visiter un service d’urgence et lance alors cette phrase très révélatrice : « C’est ça la réalité, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! ». Il exige la « réserve des votes » sur les amendements et articles restants, ce qui remet les scrutins au moment où le gouvernement le choisira. Les députés qui sont chez eux, sont choqués d’une telle attitude qui remet en cause leur pouvoir de contrôle du gouvernement. 

Affaire à suivre

Car, les députés de l’opposition savent qu’en parallèle, le gouvernement travaille aussi sur une nouvelle législation. L’idée est de créer un dispositif pérenne de gestion des crises sanitaires et épidémiques. Ce dispositif prendrait le relais au-delà du 1ᵉʳ avril 2021. Cela permettrait au gouvernement, à tout moment, de proposer des contraintes des libertés publiques. Non plus à titre exceptionnel, mais de droit commun pour cause de crise. Sans même passer par la case Parlement, sans concertation ni avec les territoires ni avec les partenaires sociaux…

Comme les sénateurs quelques jours plus tôt, les députés se rebiffent donc à juste titre. Hélas pour eux, le gouvernement, par sa « réserve des votes » a repris la main. Car l’article 101 du règlement de l’Assemblée nationale autorise à revoter un amendement ou un projet de loi. L’assemblée se réunit donc à nouveau le mercredi 4 novembre. Le nouveau vote permet alors de rétablir la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021, comme initialement prévu. Toutefois, le projet de loi doit être examiné en nouvelle lecture par les sénateurs le 5 novembre au soir, avant le vote définitif des députés prévu le 6 novembre à 15 heures.

Huxley ou Orwell ?

La réaction emportée, pour ne pas dire incontrôlée, du ministre de la Santé est caractéristique de l’approche que peut avoir notre président de la République de la démocratie. Après avoir mis en place des Conseils opaques et non représentatifs du peuple, il réclame aux parlementaires et aux sénateurs, seuls représentants légitimes du peuple, un chèque en blanc pour plusieurs mois. Cela l’autorise à prendre des mesures restrictives très sévères pour au moins 3 mois, sans avoir à rendre de compte au Parlement ou au Sénat. On comprend que députés et sénateurs aient du mal à avaler la pilule.

J’invite tous ceux qui ne comprendraient pas l’enjeu du bras de fer qui oppose le président et son gouvernement au pouvoir législatif à voir un documentaire de 53 minutes qui peut être visionné jusqu’au 18 février 2021 sur le site ARTE.TV. Si le président réussit son casse de la démocratie, il aura plein pouvoir pour orienter la société française vers un monde hybride mêlant l’eugénisme du meilleur des mondes avec une dictature de type 1984 symbolisée par Big Brother.   

Le meilleur des mondes ou 1984 ?

Très brièvement, dans le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, on utilise la science pour contrôler et asservir l’humanité par le plaisir. On y prône le dégoût de tout ce qui est naturel, choses incontrôlables. Par contre, on y glorifie l’eugénisme avec des individus génétiquement prédestinés pour êtres dominants « alpha » ou des dominés « epsilon ». L’idée est que les gens aiment leur servitude en leur procurant des plaisirs artificiels via des loisirs et le recours au « soma » qui annihile toute volonté. On contrôle ainsi les gens par le plaisir et non par la souffrance. La caractéristique d’un tel monde est que les faits ne comptent pas, d’où un flux d’information incessant qui empêche toute pensée critique.

Meilleur des mondes 1984
Deux romans pouvant décrire l’état du monde en 2021

Dans le roman « 1984 » d’Éric Blair (alias George Orwell), on cultive plutôt l’inversion des valeurs tout en pratiquant un contrôle policier extrêmement strict. Il n’y a plus de vie privée, car chaque foyer possède un « télécran », Big Brother, qui espionne en permanence les habitants. On vide les mots de leur substance exacte pour créer une « novlangue ». Dans cette langue nouvelle, le mensonge devient la vérité et vice-versa. On proclame ainsi que la guerre est source de paix, que l’esclavage procure la liberté et que l’ignorance rend fort. Il y a un ministère de la vérité qui réécrit en permanence l’histoire grâce au rejet systématique du témoignage procuré par les yeux et par les oreilles. Dans un monde Orwellien, il n’y a pas de faits et donc l’individu n’a pas accès à l’information. 

Retour en 2020

Revenons en 2020. Que voyons-nous ? Tout d’abord un harcèlement du peuple où le noir est qualifié de blanc et le blanc de noir. Une personne infectée n’a pas de symptôme, mais elle n’en reste pas moins malade. Un médicament qui a soigné des milliards d’individus se révèle, tout compte fait, être un poison mortel. On lutte contre une maladie respiratoire en prônant un masque qui empêche de respirer de manière normale. Un même produit de consommation est à la fois interdit (petit commerce) et autorisé (grande surface) à la vente. Vous devez rester confiné chez vous tout en ayant le devoir d’aller travailler. Vous êtes autorisés à vous entasser dans les transports en commun en milieu clos, mais interdiction formelle de se réunir dans un bar, voire en plein air.

Toute personne qui désobéit aux consignes doit être sévèrement punie, alors que si elle obéit elle se condamne elle-même à une mort économique et sociale inéluctable. Le dilemme répétitif typiquement Orwellien est partout (voir mes chroniques n°31 et n°32). On remarque aussi que ce qui était du strict ressort de l’individu est pris en charge par l’état :
– Heure de sortie du domicile
– Conditions à remplir pour voir sa famille ou ses amis proches
– Droit de regard sur les choix alimentaires ou médicaux
– Contrôle strict des activités culturelles et plus particulièrement celle de la lecture 

Un monde Orwellien en 2021 ?

D’où la nécessité de ficher et tracer chaque individu et la possibilité de pouvoir agir même si l’individu se trouve dans l’intimité de son domicile. Il en découle aussi la nécessité d’éliminer toute solidarité de groupe, condition sine qua non pour une domination totale de l’individu par l’État. L’idée est de focaliser l’attention de l’individu sur des sujets clivants, comme le port obligatoire du masque par exemple. Ce dernier en vient ainsi à oublier que tout arbre appartient à une forêt dont la contemplation lui est interdite.

Si quelque chose ne va pas, c’est toujours en raison d’individus qui ont désobéi aux consignes données. L’individu devient responsable de la contamination d’autres individus et par là-même sont des meurtriers en puissance. D’où un sentiment de culpabilité permanent qui réduit au silence avec consentement de l’individu.

Aimer sa servitude en 2021

Ceci est pour le côté Orwellien en ce début de mois de novembre 2020. Pour le côté meilleur des mondes, la science permet déjà aux futurs parents de choisir les caractéristiques physiques de leurs enfants. On ne parle plus d’eugénisme comme à l’époque d’Huxley, mais de « transhumanisme ». On prône aussi de remplacer les contacts physiques par des contacts virtuels. Une telle solution, n’était évidemment pas envisageable il y a seulement quelques années. Toutefois, aujourd’hui avec le développement d’internet et de la 5G, cela devient techniquement possible. Ce qu’une personne fait, un écran ou un robot le fait encore mieux et surtout de manière beaucoup plus rapide et fiable. Cette fuite depuis le réel vers le virtuel présente l’avantage de pouvoir contrôler encore mieux l’individu par le plaisir et non par la contrainte policière.

D’où un asservissement supplémentaire alimenté par des séries débiles, des jeux vidéo où tout est possible et bien sûr des publicités ciblées auxquelles il devient difficile d’échapper. Comme l’avait prévu Huxley, on est tellement inondé d’informations que les faits ne comptent plus. Cette ambiance totalement délétère aboutit inéluctablement au syndrome de Stockholm. Concrètement, cela signifie que les protecteurs se transforment en bourreaux et vice-versa. Car si vivre dans un monde totalitaire fait peur, l’idée même que l’on est harcelés et manipulés par ceux qui disent vouloir nous protéger est encore plus terrifiante. On s’invente donc d’autres peurs encore plus horribles pour se dire que les mesures prises sont nécessaires. D’où la résignation et le déni.

Paranoïa et monstres

Heureusement, il existe des solutions au délire paranoïaque provoqué par tout choc traumatique. Encore faut-il accepter de lire et résister à la tentation de ne regarder que des vidéos. Toujours sur ARTE.TV, on pourra visionner une interview passionnante de l’écrivain Stephen King, maître de l’horreur. Je retiendrais deux phrases qui me semblent très justes et révélatrices. Tout d’abord que « Seul un esprit éveillé peut repousser les monstres ».  Donc si la situation vous apparaît monstrueuse, réveillez-vous. C’est tout simple mais fondamental.

La deuxième phrase nous informe que  : « Nous vivons dans une société où beaucoup croient que les bibliothèques et autres activités culturelles sont d’une importance mineure. Comme si apprendre à penser était une chose qui se fait naturellement, à l’instar d’apprendre à marcher. Croyez-moi, ce n’est pas vrai. La capacité à penser clairement et logiquement conduit toujours à la bonne décision. De plus, je crois que la capacité de penser clairement augmente clairement avec la capacité de lire ».

Ceci éclaire d’un jour très révélateur l’acharnement du président et de ses sbires envers toute activité d’ordre culturel. En particulier, la décision de fermer toutes les librairies procède bien d’une volonté de contrôle du peuple en cultivant son ignorance et non d’une volonté de le protéger contre un méchant virus. Désolé d’avoir été aussi long pour cette chronique. Toutes ces choses se devaient d’être dites, vu la déliquescence programmée de notre État de droit et de la démocratie à la française. 

Par Marc HENRY

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37•Faire face à une « deuxième vague » ?

Par : Marc HENRY
30 octobre 2020 à 17:29

Épisode 37 Covid-19, octobre 2020

Préambule

C’est avec un cœur lourd que je reprends la plume pour cette trente-septième chronique. Très sincèrement, je ne pensais pas que l’on pouvait aller aussi loin dans l’hypocrisie et le mensonge au plus haut niveau de l’état. Ce qui est en train de se passer est tout simplement indigne d’une démocratie digne de ce nom. De partout fusent des appels pour donner les pleins pouvoirs institutionnels à un président de la république totalement hors de contrôle. Il y a la crise du COVID-19 bien sûr, mais aussi des actes barbares isolés que l’on monte en épingle pour restreindre encore plus nos libertés fondamentales.

Il y a tellement de choses à dire et à dénoncer en cette veille d’Halloween que je ne sais pas très bien par où commencer. Comme je suis persuadé que parler trop sur un sujet donné ne peut être que nuisible, je suis volontairement resté discret depuis mon hommage à la Belgique. Que ce pays réputé pour sa recherche du consensus sombre aujourd’hui dans les mêmes travers que notre pays réputé pour son dogmatisme, il y a de quoi être inquiet. Je vais donc essayer d’être bref, concis et constructif dans mon exposé, quitte à l’étaler sur plusieurs chroniques, vu la densité du moment.

Des mesures inefficaces

Le premier point qui me semble important de souligner est la quasi-autisme du gouvernement. En bref, on nomme en mai 2020 un responsable politique pour superviser le déconfinement du bon peuple de France. La stratégie semble dans un premier temps fonctionner comme le démontre le graphique suivant extrait du site de l’ECDC (https://qap.ecdc.europa.eu/public/extensions/COVID-19/COVID-19.html#global-overview-tab).

Un avant et un après COVID, la courbe qui fait trembler le président de la république et le gouvernement français

Puis, début juillet, le monsieur déconfinement est nommé premier ministre. Comme le montre le graphique, c’est alors l’escalade avec prises de mesures de plus en plus drastiques, pour une efficacité totalement nulle. Plusieurs conclusions peuvent être tirées de ce graphique. En premier lieu, que le port généralisé du masque d’abord en lieu clos puis à l’extérieur est totalement inefficace pour enrayer les contaminations. Pour un scientifique aguerri aux lois de la physique, cela n’a rien de surprenant.

Un échec flagrant…

Les virus appartenant en effet à la classe des nanoparticules, seuls des masques spéciaux peuvent protéger leur porteur. Les curieux pourront relire la chronique n°34 sur ce site. Pour les médecins ou épidémiologistes qui ignorent les lois de la physique, ils se rabattent eux sur des études expérimentales. Vu les conflits d’intérêts flagrants qui règnent au sein de l’élite médicale, impossible alors de conclure. Car tout revient en dernière analyse à utiliser une procédure statistique qui n’a rien de scientifique, pour ce qui concerne le choix des seuils de confiance dans les données recueillies. D’où des batailles entre experts par médias interposés avec échange de moult noms d’oiseaux et autres insultes à peine voilées. Pendant ce temps, le français déprime et n’y comprend plus rien.

Le graphique révèle aussi que fermer les bars ou établir des couvre-feux est totalement inutile. Si de telles mesures étaient efficaces, la courbe redescendrait au lieu de monter. Pour les bars et restaurants, on pouvait s’en douter puisqu’aucune mesure n’a été prise pour empêcher de fumer en public sur les terrasses. Car si tousser projette plein de virus dans l’air, il en est de même quand on est contaminé et que l’on recrache sa fumée à tout-va. Pour le couvre-feu, on se contamine amplement par la fumée de cigarette durant la journée. Donc peu importe que l’on ferme entre 21 h et 6 h, le mal est déjà fait. Que des énarques soient incapables de comprendre cela est révélateur d’un état de décomposition avancé de leur jugeote. 

Confinement

Reste donc le confinement chez soi, mesure la plus liberticide qui soit et qui fait honte à toute démocratie qui se respecte. Ici aussi, il y a tellement d’exceptions à la règle et comme fumer en public n’est toujours pas interdit, on n’est pas sorti de l’auberge. Une seule chose est cependant certaine. On va précipiter la France toute entière vers une crise économique et sociale majeure. La chanson est connue : chômage, pauvreté, dépression, désespoir avec à la clé une violence qui va grimper en flèche. Certains diront que le premier confinement ayant permis d’enrayer l’épidémie, le deuxième devrait être efficace. Que dire à ce propos ? Simplement, que c’est bien mal connaître les virus.

Aucun effet apparent du confinement et d’étranges oscillations…

En effet, voici un deuxième graphique tiré des données publiées par l’université de Johns Hopkins aux USA. Ces courbes concernent le monde entier. Donc, toute tentative de magouille nationale se trouve noyée dans la masse de données recueillies. On a exactement les mêmes courbes avec les données de l’OMS ou de l’ECDC. L’objection qu’il s’agit d’une université américaine, n’est donc pas recevable. Rappelons aussi que la plupart des pays dans le monde ont appliqué un confinement strict entre mars et mai 2020. Voyez-vous un quelconque ralentissement du nombre de cas avérés ou de décès ? Que nenni. Le confinement de la population mondiale n’a pas permis d’enrayer l’épidémie. Le seul effet a été de provoquer une récession mondiale sans commune mesure depuis 1929. 

Oscillations entretenues ?

Il y a toutefois quelque chose que je n’arrive pas expliquer sur la courbe en bas à droite. Depuis avril 2020, on constate des oscillations dans le nombre de décès journalier. La mortalité commence par augmenter, pour ensuite s’effondrer afin de recommencer un nouveau cycle. Cela dure depuis avril et semble ne pas vouloir s’estomper. Ici aussi, les lois de la physique viennent à notre secours. Car tout phénomène oscillatoire finit par s’amortir dans le temps. Là, ce n’est pas ce qui se passe. Un mécanisme qui reste à élucider entretient donc vraisemblablement de telles oscillations. Pour moi, j’y vois une influence de la manière dont on collecte les données. Il m’est en effet très difficile d’imaginer qu’un virus physique puisse tuer dans un premier temps, puis s’arrêter de tuer, pour recommencer quelques jours plus tard. Ce, sur une période de plusieurs mois.

Par contre, il est fort possible qu’un observateur avisé voyant la courbe qui fléchit, ajuste les données pour entretenir l’idée que le virus circule toujours. Cette dernière courbe, est de fait très gênante pour tous les adeptes de la théorie d’une « deuxième vague ». Pour un physicien, il y a de fait une première vague qui démarre très clairement en mars. Par contre, à partir d’avril et jusqu’à aujourd’hui, on a une succession de nombreuses « vaguelettes » et pas l’ombre d’un deuxième pic bien marqué comme le premier. Bref, on nous bourre tout simplement le mou avec cette histoire de deuxième vague.

Pas de deuxième vague mondiale

Quoi qu’il en soit, conclure de telles courbes que le confinement est la bonne solution est pour le moins hasardeux, voire malhonnête. Alors que se passe-t-il ? Pourquoi des oscillations au lieu d’une deuxième vague ? Il n’est pas difficile en fait d’imaginer que l’on attend simplement quelque chose de décisif. Quoi de plus décisif, qu’un vaccin promis pour l’année prochaine ? Vaccin qui sera bien sûr obligatoire pour que l’on puisse retrouver un mode de vie plus normal. Je peux, bien sûr, me tromper. Toutefois, pour l’instant c’est la seule explication logique et rationnelle que je vois pour ces oscillations « entretenues ». Si d’autres ont une meilleure interprétation, je suis preneur.

La conclusion est donc que l’on nous confine une deuxième fois au nom d’une deuxième vague inexistante au vu des données disponibles. Il y a aussi, un autre indice très révélateur qui montre qu’il faut se méfier des chiffres. Ainsi, l’OMS s’est réuni pendant plus de 6 heures le 4 octobre 2020 pour faire le point sur l’épidémie de COVID-19. Or, ces débats ont été enregistrés. Chacun pourra ainsi vérifier que le Dr. Michael Ryan, le directeur des opérations d’urgence, estime qu’environ 10% de la population mondiale a été infectée par le SARS-Cov-2 depuis le début de l’épidémie. Avec une population mondiale de 7,8 milliards d’individus, cela correspond à un nombre de personnes infectées voisin de 780 millions. On obtient ainsi un taux apparent de létalité de 0,14% voisin de celui de la grippe qui est généralement estimé à 0,1%.

Des masques dès l’âge de six ans…

Quant au taux réel de létalité, c’est la plus grande confusion (voir https://www.liberation.fr/checknews/2020/10/13/l-oms-a-t-elle-reconnu-que-le-covid-tue-moins-que-la-grippe_1801881). Car un taux de létalité se calcule, une fois l’épidémie terminée, ce qui n’est pas le cas ici. Loin de ces batailles de chiffres, il n’en reste pas moins que le président a décidé de confiner tout le monde. La décision a été particulièrement brutale et se trouve assortie, comme dans toute dictature, de mesures policières dissuasives. Hormis le fait que l’on condamne à mort bon nombre de petits commerces, une mesure mérite que l’on s’y arrête. C’est la décision de faire porter le masque dès l’âge de 6 ans.

Or, comme je l’ai expliqué, le port du masque n’est vraiment utile qu’en cas d’infection avérée. C’est-à-dire, dès que la personne tousse ou crache beaucoup. Faire porter un masque à une personne qui ne présente aucun symptôme est tout simplement débile et surtout dangereux. Tout d’abord, croire que l’on arrête un virus avec un simple bout de tissu, donne l’illusion d’être protégé alors qu’il n’en est rien. Le port d’un masque sur une longue durée n’est également pas anodin et peut avoir de graves conséquences. (voir https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/09/16/le-port-du-masque-est-bien-sur-nocif-pour-la-sante-309118.html).

Conséquences du port du masque

Sur un plan physique on peut citer : impétigo, conjonctivites, bronchites asthmatiformes, difficultés respiratoires, céphalées (migraines). Sur le plan physiologique : hypercapnie, hypoxémie, augmentation de la fréquence cardiaque. Enfin, sur un plan psychologique : des troubles du sommeil, de la communication et de la maturation émotionnelles, de l’apprentissage, du développement cérébral pouvant aller jusqu’à la dépression et à une surmortalité. Si un adulte peut à la rigueur supporter de tels effets secondaires, quid d’un enfant de 6 ans ? Cela est tout simplement monstrueux.

Cela mériterait que chaque parent demande une décharge de responsabilité de la part de tout directeur d’établissement qui tenterait d’imposer une telle mesure aux jeunes élèves. Ledit directeur, pourrait pour se protéger, faire signer la même décharge à son ministre de tutelle. Quant au ministre, il se déchargerait sur son premier ministre qui se déchargerait sur le président qui l’a nommé. Le président pourrait lui obtenir une décharge de son conseil scientifique, certifiant que cette mesure est sans danger pour les enfants. Si tous ces braves gens sont vraiment sûrs de ce qu’ils font, ils signeront la décharge sans problème. En revanche, si l’un d’entre eux a le moindre doute, il refusera de signer et d’endosser une telle responsabilité. 

Deux poids et deux mesures

C’est quand même dramatique, qu’il faille en arriver à de telles extrémités pour protéger sa progéniture de mesures douteuses qui n’ont pas l’ombre d’une justification scientifique. Pourtant, lorsqu’il s’agit de l’hydroxychloroquine, on la condamne sans appel vu l’absence de preuves scientifiques avec tests randomisés en double aveugle. Deux poids et deux mesures, cela résume toute la politique du gouvernement en place et de son chef de file, qui réclame les pleins pouvoirs sur notre liberté et notre santé dès l’âge de 6 ans. Dans la prochaine chronique, j’essaierais de comprendre ce qui se trame exactement derrière cette escalade grotesque dans l’horreur liberticide. 

Par Marc HENRY

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