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La lune de la libération

La Lune de la libération

La Nouvelle Lune aura lieu le 8 Mai 2024 à 3 h 21 en temps universel, 5 h 21 à Paris, 11 h 21 à Hong Kong, le 7 Mai 23 h 21 à Montréal.

Bonjour à toutes et à tous,

Le Ciel nous appelle à nouveau à développer au plus profond de nous même un esprit de Paix. C’est le 8 Mai que nous commémorons la fin de la terrible 2ème guerre mondiale qui fit de 50 à 85 millions de morts.

La grande conjonction Jupiter-Uranus en Taureau du 21 avril dernier avait eu comme précédent, je le rappelle pour celles et ceux qui suivent mes bulletins, le 8 Mai 1941. 4 années après, jour pour jour, le 8 Mai 1945 voyait l’arrêt total des hostilités.

Nous pouvons considérer qu’une mémoire céleste comme la conjonction Jupiter-Uranus en Taureau est une empreinte énergétique qui annonce qu’un esprit de Paix va s’installer sur l’ensemble de notre planète dans les prochains temps à venir. Nous avons retenu cette date comme étant celle de la libération. Uranus est en effet la planète qui porte la Liberté.

À partir du Mai 1945, le monde allait vivre différemment.
Par une étonnante concordance des temps, la Nouvelle Lune a lieu le 8 Mai.

Les autorités célestes tiennent à nous rappeler en produisant une Nouvelle Lune un 8 Mai, que nous pouvons conserver l’immense espoir de voir dans les temps futurs proches un esprit de liberté et de paix emplir nos cœurs.

Nous devrons être vigilants en discernant comment ce nouveau pouvoir s’exercera. Si l’on retient les valeurs du Verseau qui favorise l’expression individuée, n’attendons pas l’arrivée d’un sauveur suprême qui prendra en charge tous nos problèmes, comptons plutôt sur notre créativité en agissant là où nous sommes. Ainsi se créerons de nombreux cercles de vie qui sauront se mettre en relation sans passer par un pouvoir central.

Plus que jamais gardons la Lumière, en développant une force d’Amour qui ne pourra être endiguée.

Un nouveau monde est en gestation

Une quintuple conjonction en Taureau est à l’œuvre durant cette Nouvelle Lune.
Vénus-Soleil-Lune-Uranus-Jupiter occupent l’espace que couvre le puissant signe de Terre du Taureau.

C’est un signe fixe qui construit avec conviction en s ‘appuyant sur des réalités tangibles. De l’esprit de Paix qui envahit de nombreuses consciences, jaillira de très nombreuses questions et les réponses vont fuser nous offrant des solutions inédites et innovantes.

Mars est en Bélier, en domicile, il y est en pleine puissance offrant de la conviction et du courage. Neptune également en Domicile en Poissons accompagné de Saturne pour construire une pensée spirituellement inspirée.

En Taureau Vénus est en domicile et la Lune y est exaltée, ces deux principes qui se conjuguent positivement vont inspirer nos aptitudes à construire des projets de façon très intuitive portés par un superbe sextile de Cérès, la déesse de la moisson sise en Capricorne.

Mercure n’est plus rétrograde, ce qui pouvait obscurcir nos pensées. La conjonction à Chiron qui symbolise l’Amour-Sagesse compensera largement nos déficits de communication.

Vibratoirement tout semble aller pour le mieux, cependant Pluton vient de rentrer en rétrogradation et va se diriger à nouveau vers le Capricorne où il fera un bref séjour de Septembre à Novembre.

Pendant cette rétrogradation, il est possible que le sombre pouvoir de l’Argent qui offre des puissances de nuisance à des dirigeants malveillants vienne nous servir des situations très difficiles à vivre.

Tenir.
Faire face.
S’engager fermement sur le sentier de la Paix.

L’envie de Liberté va s’imposer dans les cœurs et tout faire basculer.

Il y a une quintuple puissante conjonction en Taureau qui symbolise un désir ardent. La force de notre créativité, la puissance de notre énergie de vie viennent de ce désir ardent qui jaillit de l’expression de notre sexualité.

Comment maîtriser et transcender cette force de vie pour ne pas succomber aux bas instincts de notre nature animale ?

Un héros grec, Hercule eut à affronter un splendide Taureau d’une grande majesté que Poséidon, le Maître des océans profonds, avait offert à Minos le roi de Crète pour qu’il sacrifie le puissant animal à sa gloire.

Minos ne put se résoudre à tuer un animal d’une telle beauté pour le conserver comme suprême géniteur pour son propre troupeau. Il immola à la place le meilleur de ses Taureaux, pensant pouvoir tromper Poséidon.

Le Dieu de la mer ne fut pas dupe et permit à son taureau sacré d’une blancheur immaculée de s’échapper.

Hercule dans son deuxième travail sur le chemin de l’initiation, reçut l’injonction de capturer le Taureau de Crète pour le ramener à Poséidon.

Quand Eurysthée, son instructeur, confia à Hercule la nature de l’épreuve, il lui livra de simples mots :

Sois calme et observe avec une grande attention tout ce qui vient à toi avant de commencer toute action.

Hercule se rendit en Crète où il rencontra Minos qui se plaignait d’avoir à affronter un grand fléau en la présence d’un puissant taureau qui ravageait toutes les cultures. Le héros se mit à parcourir l’île.

Les champs dévastés attestaient de la présence de l’animal, mais Hercule ne pouvait discerner où il se trouvait. Après une énième longue expédition à travers le domaine de Minos, Hercule sentit la nécessité de marquer une pause. La nuit venait de se déposer, assis sur une roche élevée, subjugué par la beauté du ciel de Crète, il observait les étoiles qui resplendissaient dans le ciel dans le plus grand calme intérieur  comme lui avait conseillé Eurysthée. C’est alors qu’une des étoiles lui apparut, plus brillante que les autres, qui suivait une trajectoire improbable, car elle montait et descendait sur l’horizon sans suivre l’orbe régulier habituel des étoiles. Se laissant guidé par la Lumière de l’étoile, il découvrit le Puissant taureau qui paissait tranquillement dans la fraîcheur de la nuit. Le Taureau sacré qu’avait offert Poséidon possédait une étoile entre ses deux cornes à la place du troisième œil qui luisait comme un phare. Le signe du taureau est gouverné par Vénus qui, nous le savons, déteste la violence. C’est donc dans le plus grand calme qu’il approcha l’animal.

Il “prit le Taureau par les cornes” et de son propre troisième œil il fixa la belle Lumière située entre les deux cornes. Immédiatement, le lien fut établi. Il l’enfourcha entre ses deux jambes, autrement formulé maîtrisa sa sexualité, pour le guider vers la mer et l’emmener vers l’île sacrée des Cyclopes, ceux qui possèdent le troisième Œil qui permet d’accéder à la connaissance du Divin.

Le héros devient celui qui a su maîtriser la force animale.

Le deuxième travail d’Hercule nous indique que pour atteindre les plus hautes sphères de la connaissance, il faut savoir maîtriser notre force de vie, la libido, afin de ne pas succomber au matérialisme que nous imposent nos bas instincts.

Un autre héros grec, Thésée eut à affronter le Minotaure, le côté sombre du taureau. La nature de l’épreuve est différente de celle d’Hercule. Pour se venger de Minos qui tenta de le mystifier, Poséidon jeta un sort à Pasiphaé la femme de Minos qui tomba follement amoureuse du Taureau sacré. De cette étrange union naquît un monstre mi-humain mi-animal qui se nourrissait de chair humaine. Le Minotaure n’est donc pas le Taureau sacré, il symbolise les bas instincts de notre nature animale.

Egée le roi d’Athènes avait une dette envers Minos. Il devait lui livrer tous les neufs ans sept jeunes adolescents et sept jeunes adolescentes que Minos donnait en pâture au monstre. Dédale un ingénieux architecte, avait construit un labyrinthe qui tenait le Minotaure en captivité.

Ce labyrinthe symbolise le Minotaure, nos instincts les plus bas.

Thésée, le fils d’Egée, un courageux jeune homme intrépide et doté d’une grande intelligence, décida d’être un de ceux qui seraient sacrifiés. Arrivé sur l’île de Crète, Ariane, la fille de Minos, tomba éperdument amoureuse de Thésée. Elle lui fournit un glaive d’Or forgé par Héphaïstos pouvant vaincre les adversaires les plus coriaces, et une bobine de fil que Thésée n’avait qu’à dérouler pour retrouver la sortie du labyrinthe. Le glaive d’Or symbolise la force de l’esprit, la bobine de fil le lien d’amour entre une femme et un homme. Descendant vers le fond du labyrinthe, Thésée attendit sagement que le monstre s’assoupit pour lui planter en plein cœur le glaive d’Or. Autrement formulé, quand notre nature animale s’assoupit, nous pouvons monter cette énergie au niveau de notre Cœur sacré par la force de l’Esprit.

Quand Thésée vainqueur revint à la surface, sa victoire n’était pas du même ordre que celle d’Hercule.

Hercule comprit que l'élévation devait être atteinte par le troisième œil, là où se développent nos états intuitifs

Thésée était inspiré par l’amour purement terrestre d’Ariane. De cet amour il s’en détourna rapidement et revint vers Egée son père à qui il avait promis de gréer une voile blanche en cas de succès et une voile noire pour la défaite. Perturbé par un amour terrestre dont il ne voulait pas, dans la confusion, il rentra au port avec la voile noire. À cette vue Egée son père se jeta du haut d’un rocher et périt. C’est ainsi que Thésée devint roi.

Il n’a pas maîtrisé spirituellement le Taureau sacré qui symbolise la haute créativité du signe du Taureau. Sa victoire n’est que partielle, il échappe au Minotaure qui symbolise nos instincts primitifs par la force de l’amour, certes, mais cet amour est purement terrestre. Ariane sauve Thésée en lui permettant d’élever sa nature amoureuse, mais il existe un Amour supérieur à celui que nous pouvons éprouver dans notre condition d’être humain.

Thésée resta donc ancré à la matière et eut à faire face à de nombreux troubles dans l’administration de son royaume.

La Nouvelle Lune vient nous suggérer qu’une énergie sexuelle brute, purement animale, génère des besoins de possession et des envies de pouvoir. Si nous voulons échapper au matérialiste qui s’impose dans notre monde consumériste, il convient d’élever la nature de nos pulsions.

Ainsi débarrassé des peurs qui nous assujettissent nous cesserons de confier du pouvoir à des gens qui n’en valent pas la peine. Le 8 mai célèbre la libération, n’est-ce pas !

À toutes celles et ceux qui sauront prendre « le Taureau par les cornes », je souhaite une belle arrivée sur l’île sacrée des «des enfants du  troisième Œil » où la force d’un Amour transcendé s’exprime en toute liberté.

Gardez la lumière

Philippe

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Renaud Sainsaulieu. 5 apports sociologiques essentiels pour le management interculturel

 

 

 

Renaud Sainsaulieu. 5 apports sociologiques essentiels pour le management interculturel

 

Nous devons beaucoup à Renaud Sainsaulieu, sociologue de l’entreprise et formidable entrepreneur du social.

Je lui dois d’avoir découvert l’existence puis l’usage d’une sociologie de l’entreprise disant comment les individus construisent des régulations durables qui font système et consacrant, derrière les rapports formels de production, l’importance des dynamiques sociales et culturelles.

Je luis dois d’avoir été mon directeur de thèse et de m’avoir fait rencontrer des amis de toujours comme Evalde Mutabazi.

Au temps de Chat GPT, de l’intelligence artificielle générative, des projets collaboratifs dans des structures matricielles et déspatialisées, de la financiarisation généralisée de l’économie réelle mondialisée, le travail est-il toujours voué à être le centre de la socialisation secondaire ? À quel prix et à quelles conditions ?

Renaud Sainsaulieu est, d’abord, un sociologue de l’expérience de soi qui se construit dans la relation aux autres.

Toute sa vie, Renaud Sainsaulieu s’est intéressé à la compréhension de la réalité sociale autrement que par la contingence ou sous la forme de rapports de force et de ruse. Il s’est passionné pour la puissance constituante de la socialisation secondaire par le travail, à l’égal souvent de l’école, de l’église ou encore de l’armée. `

En édifiant une sociologie qui consacre l’entreprise comme un lieu intermédiaire de régulations autonomes et doté d’une « responsabilité sociale »[1]. Une sociologie qui n’accepte pas l’institution telle qu’elle est sans pour autant renoncer à la transformer. D’abord en proposant aux individus de sortir d’un état routinier, en aiguisant chez eux un esprit critique, en les encourageant à des formes de déviance positive, tout simplement parce que « l’on ne change pas une société en restant à son écoute »[2]. Tout travail scientifique découvre des structures d’abord invisibles aux acteurs. L’important n’est pas de proposer un « juste » modèle de changement ou d’organisation mais d’accompagner les salariés formés à resituer constamment le sens de leurs actions en leur donnant le « pouvoir d’être eux-mêmes » et d’assumer leurs identités[3].

Renaud Sainsaulieu est mort le 26 juillet 2002 à l’âge de 66 ans.

Sa pensée féconde est toujours très présente pour comprendre les évolutions de la condition humaine dans les champs du travail.

« Le souffle des idées est au cœur des formes durables d’organisation de société », comme l’écrivait celui qui, fils de notables, a voulu vivre deux fois l’expérience d’ouvrier d’usine[4]. Il a moins lutté contre des privilèges que pour inventer des institutions[5].

· Renaud Sainsaulieu, initiateur de l’analyse des rapports interculturels en société. « La culture est devenue une interculture »[6].

Je me souviens d’une longue conversation avec Renaud Sainsaulieu, au printemps 1996, à propos du travail de Geert Hofstede et de ses ouvrages fondateurs dans le domaine du management interculturel [7].

Nous saluions son immense mérite. Mais il nous semblait aussi que l’idée de « programmation mentale » comme conditionnement culturel des individus, si finement exprimée pourtant par Geert Hofstede dans ses ouvrages, ouvrait sur la possible tentation d’un point de vue hiérarchisant des cultures entre-elles et de possibles « aires civilisationnelles » à jamais séparées[8]. Position qui fut celle, par exemple, de Samuel Huntington avec la notion de « choc de civilisations », plus adaptée aux fossiles qu’aux ensembles vivants, et qui ne sait pas rendre compte du phénomène social d’altération de toute culture par une autre[9]. Et ce, depuis la naissance de l’humanité.

L’un des principaux acquis de la sociologie de l’entreprise, dont Renaud Sainsaulieu est un des pionniers, est l’attention portée aux réalités locales, multiculturelles, partout dans le monde[10].

Sur ce point, l’adhésion à l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), ses nombreux colloques en terre étrangère, vont jouer un rôle décisif dans la formalisation de la pensée de Renaud Sainsaulieu. Ils vont clarifier cette exploration « d’acteurs-sujets » capables de vivre l’épreuve de l’altérité.

Renaud Sainsaulieu va souligner, dans ses interventions, que de plus en plus de personnes, dans les champs du travail et des organisations, et plus largement, dans nos sociétés, s’habituent à regarder leurs cultures du point de vue d’une autre. Mobilités professionnelles, mobilités géographiques, situations de rapprochements d’entreprises par acquisitions, fusions ou alliances, créations et développements de filiales à l’étranger, coopération exigeante dans des équipes de travail diversifiées du point de vue des âges, des genres, des trajectoires et accidents de la vie, des métiers de base… tout semble concourir à aiguiser la question des différences culturelles et poser à chacun la question de sa propre singularité[11]. De son identité, tout simplement.

Renaud Sainsaulieu a toujours montré beaucoup d’intérêt pour l’étude des liens entre dimensions culturelles, étudiées notamment par l’anthropologie culturelle, et les pratiques et de gestion qu’elles soient nationales, plus locales ou plus larges. En témoignent, un séjour d’un an aux États-Unis, à l’Université de Cornell (1959-1960), sa traduction en français des pères de la psychologie industrielle américaine, Joseph Tiffin et Ernest McCornick, son intérêt pour les fondements culturels de la société algérienne[12], son soutien constant aux travaux sur le modèle circulatoire africain de Evalde Mutabazi, à ceux de Emmanuel Kamdem sur le temps au Cameroun, à ceux de Ana Maria Kirschner sur l’entrepreneuriat au Brésil ou encore à l’étude des mouvements modernisateurs en Pologne, Bulgarie, Roumanie, Macédoine avec Dominique Martin ou avec Vassil Kirov.

Dans l’ouvrage collectif L’entreprise, une affaire de société, paru en 1992, Renaud Sainsaulieu et une vingtaine de sociologues français (dont Philippe D’Iribarne, Michel Liu ou Denis Segrestin…), font figure de bâtisseurs[13] en soulignant combien tout acte de gestion est situé culturellement et que la mesure de son efficience en dépend toujours. Dans cet ouvrage original, sont soulignés les rapports que l’entreprise entretient avec les dynamiques culturelles nationales et territoriales et la nécessité de tenir compte « de toutes les contingences de structures sociales externes à elle-même pour bâtir sa propre organisation et son projet économique ».

Etudier les réseaux culturels et identitaires d’interdépendance formés entre l’individu et la société, entre l’acteur et le système, en prenant soin de rappeler que « personne l’ai vraiment prévu, voulu, projeté »[14], n’avait pas forcément bonne presse à cette époque, et même en management interculturel, jeune discipline fidèle, en cela, à une certaine volonté sociologique originelle de rompre avec la psychologie et qui nous semble trop attachée alors à expliquer le « culturel par le culturel »[15].

Renaud Sainsaulieu a été de ceux qui ont toujours voulu intégrer à leurs travaux sociologiques approche culturelle et identitaire, influence des cadres sociétaux et psychologie du sujet. Pour lui, l’entreprise doit être envisagée ni comme un lieu de traduction simple de conflits sociaux et historiques dont la portée la dépasserait, ni moins encore comme un lieu unique de construction des rapports sociaux, mais plutôt comme un lieu de réfraction de pré-structurations élaborés en dehors de son territoire. Ou, autrement dit, comme un authentique lieu de création stratégique et culturelle, une « affaire de société »[16]. Le collectif en entreprise n’est pas le fruit d’un déterminisme radical quelle qu’en soit la nature.

Les systèmes culturels de sens ne demeurent pas irréductibles à un autre. Tout simplement peut-être parce que le jugement même d’irréductibilité d’un système culturel de sens à un autre implique la possibilité de les comparer et, pour ce faire, de les peser à l’aune d’une grandeur commune.

Une cartographie culturelle, pays par pays, peut être vite source d’erreur parce qu’elle ne permet pas de comprendre comment s’élabore l’action à partir d’un sujet[17]. Les faits sociaux relèvent ainsi d’une logique pratique, dominée souvent par l’urgence, qu’une démarche déterministe seule ne peut éclairer.

Et puis, aucune culture n’est entièrement opaque à ceux qui la font vivre. Nos valeurs « personnelles » peuvent être différentes des valeurs de notre « culture » d’origine et ce que l’on affiche. Et en simplifiant le propos du natif de Haarlem, il nous semblait que cela pouvait conduire à penser que chacun était enfermé dans ses « préjugés observationnels ». Alors, les différences culturelles existent parce que nous connaissons différentes sociétés aux contours clairs avec différentes histoires et que cela participe au maintien de différentes valeurs. La culture renverrait, en ce cas extrême, à un environnement carcéral qui ne dit pas son nom et à l’équivalent de sous-espèces biologiques[18].

Nous trouvions que l’étude des « caractères nationaux » était encore souvent imprégnée d’une idéologie nativiste où les différents peuples ne peuvent être que ce sont génétiquement les gens qui les composent. Si des listes de conduites sont à tenir ou à éviter, selon les situations rencontrées et dans chaque pays approché, c’est que la réussite de la collaboration entre cultures est ici d’abord envisagée comme une affaire de codes culturels mal interprétés ou mal connus (à sélectionner, à évaluer et à former selon des critères scientifiques[19]). Les différences sont vues comme des sources de dysfonctions qu’il faut dépasser et corriger à force de bonne volonté et d’éducation.

Nous étions d’accord pour souligner qu’un premier temps positiviste de la recherche en management interculturel (avec les travaux fondateurs de Geert Hofstede, de Fons Trompenaars, de Shalom. J. Schwartz, de Ronald Inglehart, de Harry Charalambos Triandis ou de l’enquête Globe) a été celui de rendre visible, de nommer et de qualifier les espacements et les différences entre nations conduisant à de supposés « malentendus », « chocs » ou « risques culturels », comme le décrit le livre à destination d’expatriés américains, publié à plus de 300 000 exemplaires, de L. Robert Kohls et intitulé Survival Kit for Overseas Living. Ceci a abouti à reléguer à l’arrière-plan les représentations, pratiques et identités des individus dans leurs rapports quotidiens dès lors que l’on ne pouvait les classer à partir d’une opposition bipolaire (individualisme-collectivisme, degré fort ou faible de contrôle de l’incertitude…)[20]. Un découpage culturel propre à une Nation ne se confond pas avec l’héritage historique culturel tout court (et des réalités diasporiques, régionales, transrégionales ou impériales par exemple).

Un deuxième temps nous apparaissait nécessaire, celui de la relation, des interfaces et des emboîtements culturels[21]. Et plus encore.

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[1] : « Comment des relations entre individus au travail peuvent-elles s’articuler au point de constituer une société dont les qualités intrinsèques façonneront durablement une sorte d’autonomie sociale susceptible d’influencer le résultat économique de la production ? » (Renaud Sainsaulieu, « Stratégies d’entreprise et communautés sociales de production », Revue économique, volume 39, n°1, 1988. pp. 155 174). En cela, l’entreprise ne se réduit ni à des relations intersubjectives entre atomes sociaux, ni à des solidarités de classes, ni à un élan modernisateur, ni à des mouvements d’émancipation inscrits dans l’histoire. Elle excède ces réalités.

[2] : Danilo Martucelli, « Sociologie et posture critique », in Bernard Lahire, A quoi sert la sociologie, La Découverte, 2002, p. 148.

[3] : Françoise Piotet et Renaud Sainsaulieu, Méthode pour une sociologie de l’entreprise, FNSP et ANACT, 1994.

[4] : Renaud Sainsaulieu, « Un sociologue de la démocratie », Autogestions, 1982, 10, pp. 115-121. Par deux fois, Renaud Sainsaulieu a connu l’activité ouvrière : sur une chaîne de polissage dans une entreprise de petite mécanique, et l’autre en tant que manœuvre sur une chaîne de four puis opérateur-conducteur d’un four à biscuits dans une usine du secteur alimentaire (Cédric Dalmasso et Céline Mounier, Renaud Sainsaulieu, Le mouvement démocratique aux frontières de l’entreprise, Éditions EMS, 2022, p. 4).

[5] : Renaud Sainsaulieu, « Acteur », Eugène Enriquez, André Lévy et Jacqueline Barus- Michel, Vocabulaire de psychosociologie, Erès, pp. 89-90.

[6] : La formule est de Norbert Alter.

[7] : Geert Hofstede, Culture’s consequences: International differences in work-related values, Beverly Hills, CA : Sage, 1980 ; Geert Hofstede, Cultures and Organizations. Software of the Mind, McGraw-Hill, 1991.

[8] : Shalom Schwartz, “Rethinking the concept and measurement of societal culture in light of empirical findings”, Journal of cross-cultural Psychology, 45(1), 2014, 5-13.

[9] : Dans un article de la revue Foreign Affairs en 1993, puis sous forme de livre, The Clash of Civilizations and the Remaking the World Order, Simon & Schuster, 1996, traduit en français chez Odile Jacob en 1997.

[10] : L’illustrent les rubriques « Sociologie d’ailleurs », créée en 2007 dans Sociologies Pratiques par Geneviève Dahan-Seltzer et « Ouvertures », créée en 2005 dans La lettre de l’AISLF.

[11]: Pierre Dupriez et Solange Simons, La résistance culturelle. Fondements, applications et implications du management interculturel, De Boeck Supérieur, 2002.

[12] : Renaud Sainsaulieu, Préface au livre de Daniel Mercure, Culture et gestion en Algérie, L’Harmattan, 1997 ; Mohamed Benguerna, « Ingénieurs en Algérie dans les années 1960 », Éditions Karthala, 2014 ; nous mentionnerons aussi les apports de Ahsène Zehraoui, notamment sur l’immigration kabyle (« Processus différentiels d’intégration au sein des familles algériennes en France, Revue Française de Sociologie, 1996).

[13]: Dominique Desjeux, qui a milité pour rendre les approches culturelles compatibles avec les approches stratégiques et identitaires, rappelle que « c’est Michel Crozier qui, dans le phénomène bureaucratique (1963), le premier à parler d’un « modèle français » du management » en pointant la peur du face à face dans un système de personnes organisé hiérarchiquement et verticalement, la volonté de donner de l’intelligence à la règle et non de simplement l’appliquer ou encore le goût de la prouesse au détriment de l’efficacité économique. Michel Crozier a d’ailleurs reconnu que toute la troisième partie du Phénomène bureaucratique constituait un essai « culturaliste ».

[14] : Bernard Lahire, Dans les plis singuliers du social, La Découverte, 2013, p. 41.

[15] : Bernard Lahire (Dans les plis singuliers du social, La Découverte, 2013, p. 70) rappelle la volonté durkheimienne, aux origines de la discipline sociologique, d’expliquer « le social par le social », c’est à dire par des « faits extérieurs à l’individu ». Bernard Lahire (Idem, 2013, p. 74) fustige les dérives d’une certaine pratique sociologique qui « consiste à interpréter directement les formes sociales objectivées (sémiologie sociale) sans étudier les usages réels de ces formes (sociologie de la réception, de l’appropriation ou des usages socialement différenciés), et donc de tomber dans la surinterprétation ».

[16] : Renaud Sainsaulieu, L’entreprise, une affaire de société, Presses de la FNSP, 1989.

[17] : Une action qui est pour partie imprévisible et qui détermine, en retour, les structures culturelles comme les représentations propres à chaque acteur en contexte multiculturel. Une action qui réfute « l’infernale circularité » qui ferait que si vous connaissez les attaches culturelles – définies par l’anthropologue et par la statistique – des acteurs, vous connaissez leurs dispositions et vous savez à l’avance la façon dont ces acteurs vont réagir dans n’importe quelle situation.

[18] : Edward W. Saïd clame à raison que « L’argument de Samuel Huntington dans Le Choc des civilisations ignore totalement qu’en plus de la culture dominante ou officielle il y a des tendances dissidentes, alternatives, non orthodoxes ou hétérodoxes qui contiennent beaucoup d’aspects anti-autoritaires, lesquels entrent en conflit avec la culture officielle. Cela peut être nommé contre-culture, un ensemble de pratiques associées avec les intrus, les pauvres, les immigrants, les artistes bohèmes, la classe ouvrière et les rebelles. La contre-culture critique l’autorité et attaque ce qui est officiel et orthodoxe. Aucune culture ne peut être comprise sans cette source toujours présente de provocation créative de ce qui est extra-officiel ou officiel. Négliger cet état d’agitation à l’intérieur de chaque culture, que ce soit parmi l’Occident, l’islam, le confucianisme, etc., et accepter l’existence d’une totale homogénéité entre culture et identité, c’est oublier ce qui est vital et fertile dans la culture » (Edward W. Saïd, « Le mythe du Choc des civilisations », conférence prononcée à l’université de Columbia, 1997).

[19] : Edward T. Hall & F. Hall, Guide du comportement dans les affaires internationales, Paris, Seuil, 1990.

[20] : Le pas franchi par Philippe D’Iribarne et son équipe « Gestion et Société », équipe rattachée au LSCI dirigé par Renaud Sainsaulieu, est de s’attacher à une approche interprétative, cherchant à faire apparaître les catégories, les oppositions structurantes que les acteurs utilisent pour donner sens aux situations de travail. Les travaux de Philippe D’Iribarne veulent précisément rapprocher la culture d’autre chose que des représentations collectives, des traits culturels, sorte d' »universaux » dont la base ne serait ni les individus, ni les groupes sociaux, ni leurs rapports. Philippe D’Iribarne, à la différence des zélateurs de Geert Hofstede, n’a jamais stipulé l’invariabilité des conduites propre à une culture nationale mais la permanence des références qui servent à l’interprétation et signent l’appartenance à une culture politique.

[21] : Philippe Pierre, « Trois courants de recherche en management interculturel dans les champs francophones », Blandine Vanderlinden et Pierre Dupriez, Au cœur de la dimension culturelle du management, L’Harmattan, 2017 ; Jean-François Chanlat et Philippe Pierre, Management interculturel. Evolution, tendances et critiques, EMS, 2018, Ouvrage labellisé FNEGE en 2019.

 

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Futur du travail. 4 pistes à approfondir pour les générations futures !

ACTUALITE DE LA PENSEE SOCIOLOGIQUE DE RENAUD SAINSAULIEU

Par Philippe Pierre – Sociologue Praticien – (www.philippepierre.com)

Le sociologue Renaud Sainsaulieu a été pour nous source puissante d’inspiration.

Dans ce texte, nous portons un regard sur l’évolution du sens du travail et le renouveau des formes d’engagement en mobilisant son héritage sociologique.

Nous pointons quatre chemins de progrès pour les univers du travail, des entreprises et des organisations. Nous regardons vers le futur.

1, Demain, tous un peu slasheurs ? Pas vraiment…

Renaud Sainsaulieu, dans un entretien au journal Le Monde en 1995[1], le réaffirme :« L’emploi doit être considéré comme le cadre de relations obligées qui amènent chacun à se différencier des autres. Maîtriser une activité professionnelle, c’est compter dans le regard de l’autre, qu’il soit collègue, chef ou subordonné, c’est pouvoir se faire écouter. Même si l’on est seulement « utilisé », on existe, on a une raison d’être. Et comme chaque jour est l’occasion d’en faire l’expérience, la personnalité y conquiert au fil du temps son épaisseur et sa cohérence. Lorsque le travail est vide de tout élément de reconnaissance, sur la chaîne par exemple, cette « expérience cumulative » ne peut pas se produire et l’on se vit comme sans valeur, sans personnalité. On ne peut alors se définir qu’en réaction à une sorte d’expérience plate, à travers la lutte contre l’aliénation et l’affirmation d’une identité collective ».

Comment ne pas voir en creux, dans ces propos, la condition de nombreux travailleurs des plateformes et les circonstances d’une aliénation quotidienne pour celles et ceux qui tentent d’articuler les bouts de leur existence avec des bouts d’emplois fragmentés ?

Avec un nouveau rapport technologique aux autres marqué par l’éphémère, de nouvelles manières de s’accaparer la subjectivité des acteurs fleurissent autour de l’individu consumériste, de l’émotion, du local, des identifications multiples, du passage d’un capitalisme obnubilé la production à un capitalisme centré sur la consommation, ce qui entraîne l’avènement d’une culture nouvelle, organisée autour de modèles culturels et normatifs à base de séduction[2].

La puissance de l’œuvre de Renaud Sainsaulieu éclaire cette coexistence paradoxale de l’Un et du Multiple dans la définition de notre identité quand monte en flèche, notamment aux États-Unis, des « pluri-travailleurs » qui semblent multiplier sphères d’expression de soi, construction de relations affinitaires et amicales comme registres d’activités[3].

Jacqueline Barus-Michel et Eugène Enriquez le soulignent aussi : « C’est parce que les normes ne sont plus quasi stationnaires » que « le monde devient en proie à des joueurs qui pensent changer leurs coups au dernier moment »[4]. L’individu de la modernité tardive appartient simultanément à plusieurs champs sociaux et « navigue » en permanence dans des temps et des lieux multiples[5].

Ces « pluri-travailleurs » fuient une forme d’ennui qu’incarne pour eux le travail dans un poste à temps plein en un seul lieu. Baptisés « slasheurs » en raison des barres obliques qui « coupent », « segmentent » et même plutôt s’additionnent sur leurs profils, ils assument pleinement ce trait incliné entre leurs identités multiples. Choix de temps comme suspendus qui ne sont pas oisiveté (congès parentaux, congès sabbatiques, pauses dans les études, caractère différé, par choix ou contrainte, de l’insertion professionnelle et/ou du départ du foyer parental, périodes de chômage…). Claude Dubar, aussi, avait pointé cette identité indépendante correspondant à des jeunes professionnels avides de formation, qui ne se définissent pas par rapport à leur entreprise, mais affirment un projet personnel. Voulant « manger le dessert en premier », les anticipations d’un futur tout programmé s’estompent.

Renaud Sainsaulieu avait pleinement souligné le fait que les entreprises doivent faire face aujourd’hui à une exigence de rentabilité immédiate et à une complexification croissante des situations de travail. Le caractère polymorphe du besoin de reconnaissance (culturel, ethnique, social, religieux aussi…) s’exprime avec une acuité plus aiguë dans des sociétés où les salariés n’entretiennent plus le même type de relation avec leurs employeurs et savent souvent que leurs trajectoires professionnelles, à défaut de possibilités d’emploi à vie, devront se réaliser au sein de plusieurs « boites ». Dès lors, la construction des identités au travail se fait moins par le truchement du collectif (que celui-ci s’exprime par la grève, l’appartenance syndicale ou l’engagement politique) que par l’âpre élaboration de stratégies individuelles tendant à garantir, pour le salarié, son employabilité future.

Et alors qu’il pouvait être légitime, en période de croissance, d’analyser les organisations comme des unités d’action générant leur propre logique, de façon quasi autonome, à partir des stratégies d’acteurs fondées sur des relations de pouvoir, il est plus difficile de le faire lorsque les environnements pertinents de l’action sont instables et incertains[6].

Si l’identité au travail dépend des conditions d’accès au pouvoir dans les interactions de travail, reconnaissons que les frontières de l’organisation ne cessent de se distendre.

L’acteur social est appelé à tisser et retisser des liens au sein d’une société écartelée par les forces divergentes du marché mondialisé. Il est moins le représentant d’un groupe et de la logique sociale inhérente à ce groupe que le produit complexe d’expériences socialisatrices multiples. Ceci invite à porter attention à la manière dont l’individu relie des aspects de soi à un espace social lui-même démultiplié. Nous utilisons souvent la métaphore de l’archipel[7] pour décrire ce temps contemporain qui excède un âge industriel qui se serait seulement « complexifié » en s’adjoignant un âge commercial (consommation à outrance) et un âge financier (la spéculation)[8].

La figure de l’archipel nous semble illustrative d’une partie des métamorphoses du monde. L’archipel sous-entend ce passage d’une perspective fixe et prévisible, d’un « espace euclidien à deux dimensions, avec ses centres, ses périphéries et ses frontières à un espace global multidimensionnel avec des sous-espaces sans frontière, généralement discontinus et s’interpénétrant »[9].

L’archipel renvoie pour nous, plus largement, au passage d’une société pyramidale vers une remise en cause des figures d’autorité du haut vers le bas (dans l’Armée, dans l’Ecole, dans l’Eglise, dans le champ du travail…) et, au final, la mise en interrogation de toute idée de centre unifié et perçu comme légitime par le plus grand nombre. C’est un peu le modèle du Père qui s’aplatît et les pairs qui peinent à trouver leur place.

La déconstruction de la figuration en peinture, de la tonalité en musique, de la chronologie dans l’art romanesque et théâtral sont autant de signes invitant à mieux comprendre cette remise en cause de tout ordonnancement séquentiel linéaire, de tout centre hiérarchique sous l’effet de l’écrasement apparent des structures d’ordre[10].

Avec cette perspective d’archipel, de flux, de déplacements… c’est aussi l’enjeu même de la critique sociale qui change en insistant davantage, comme l’a fait le sociologue John Urry, sur les inégalités d’accès (aux transports par les airs, la mer, le rail, les autoroutes, aux câbles de fibre optique pour le téléphone, la télévision et les ordinateurs…) que sur la dénonciation des inégalités liées aux jeux de la reproduction de positions anciennes propres à la lutte des classes.

Celui qui est « perdant » dans ce monde est celui qui est comme rivé au sol et qui pâtit, par exemple, d’un temps long d’interaction dans l’échange écrit, d’une incapacité de s’affranchir des contraintes de distance pour produire avec d’autres un savoir, d’une faible capacité de stockage de données « en nuage », « d’objets communicants » autour de lui….

Etendre la métaphore de l’archipel aux employés des entreprises dite « plateforme » telles que Uber serait abusif tant les choix professionnels de ceux qui y travaillent sont subis et les conditions précaires. Ils prendront le tout dernier métro du soir après avoir livré à vélo toute une journée. Pour eux, la fragmentation des liens et une économie de la « débrouille »[11], et non la figure de l’archipel[12]. Les mondes sociaux, qu’ils soient de l’entreprise ou de la société, renvoient donc largement à un « déterminisme social » que Renaud Sainsaulieu a toujours reconnu et à l’idée selon laquelle la position sociale d’un individu à l’âge adulte serait en large partie déterminée à sa naissance par l’origine socio-économique de ses parents.

2, Le développement social et la gestion des « personnes » plutôt que la gestion des ressources humaines

« Une société libérale de marché a besoin d’acteurs pour prendre les risques de la créativité et de la production, sans revenir aux modèles régressifs du paternalisme ou de la social-démocratie comme seul mode d’existence sociale, à côté de l’imperium de la technocratie des experts de haut niveau » (Renaud Sainsaulieu, Article L’identité en entreprise, p. 260).

Renaud Sainsaulieu entrevoit, depuis longtemps, « les failles d’un management fragmenté qui traiterait séparément l’organisation du travail, la performance économique, la gestion des hommes et la reconnaissance des identités au travail »[13]. Marc Uhalde, lui aussi, a su pointer que l’entreprise était un « système présentant des carences de régulation sociale patente »[14].

La suite de l’article en cliquant sur ce lien…Futur du travail. 4 Pistes à approfondir pour les générations futures !

[1] : Renaud Sainsaulieu, « Le travail est la plus importante machine à produire de l’identité sociale », Le Monde, 17 mai 1995.

[2] : Claudine Haroche et Eugène Enriquez, La face obscure des démocraties modernes, Erès, 2002.

[3] : À la Renaissance, on vénérait les « esprits universels ». On qualifiait de polymathes ces lettrés qui cumulaient les connaissances au carrefour des sciences et des arts, comme d’autres les livres dans une bibliothèque. « Combien de grands esprits étaient polymathes, comme Léonard de Vinci, Descartes, Copernic, Michel-Ange, artistes et scientifiques à la fois ? » lance Marielle Barbe, auteure de Profession Slasheur : cumuler les jobs est un métier d’avenir, Marabout, 2017. Aujourd’hui, dit-elle, on reproche souvent aux gens compétents de se « disperser », pourtant la plupart des humains ne sont pas faits d’un bloc.

[4] : Jacqueline Barus Michel et Eugène Enriquez, « Pouvoir », in Eugène Enriquez, André Lévy et Jacqueline Barus-Michel, Vocabulaire de psychosociologie, Erès, 1994, p. 471.

[5] : Eugène Enriquez, André Lévy et Jacqueline Barus-Michel, Vocabulaire de psychosociologie, Erès, 1994, p. 464.

[6] : Norbert Alter et Christian Dubonnet, Le manager et le sociologue. Correspondance à propos de l’évolution de France Télécom de 1978 à 1992, L’Harmattan, 1994, p. 229.

[7] : Philippe Pierre et Michel Sauquet, L’Archipel humain. Vivre la rencontre interculturelle, ECLM, 2022.

[8] : Eugène Enriquez, « Le travail, essence de l’homme ? Qu’est-ce que le travail ? », Nouvelle revue de psychosociologie, 2013/1 (n° 15), p. 253 à 272.

[9] : Michael Kearney, « The Local and the Global: The Anthropology of Globalization and Transnationalism », Annual Review of Anthropology, 24, 1995, p. 549.

[10] : Luc Ferry, L’invention de la vie de Bohème : 1830-1900, Cercle d’Art.

[11] : « La France du recours au statut d’auto-entrepreneur pour aider à finir les fins de mois, celle du hard discount, du Bon Coin, du quasi-troc, budget carburant en hausse, des vide-greniers, du recours massif au crédit à la consommation est également celle qui privilégie les routes secondaires, pratique les « cars Macron » ou Blablacar plutôt que le TGV » (Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely, La France sous nos yeux, Le Seuil, 2021, p. 228).

[12] : Avec son type de société bien particulier, marqué par la prédominance d’une économie touristique et immobilière, et, sur le plan sociologique, par la surreprésentation des catégories favorisées : retraités aisés, professions libérales, commerçants, petits patrons, et de plus en plus de cadres pratiquant le télétravail (Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely, La France sous nos yeux, Le Seuil, 2021, p. 374).

[13] : Cédric Dalmasso et Céline Mounier, « Renaud Sainsaulieu », Le mouvement démocratique aux frontières de l’entreprise, 2022, EMS, p. 14.

[14] : Marc Uhalde, Crise sociale et transformation des entreprises, L’Harmattan, 2016. Marc Uhalde a défendu une définition de l’intervention comme devant être « une médiation contributive critique ». Elle permet de mieux connaître les catégories qui nous font penser et agir. L’intervenant n’est plus un conseiller du prince à qui il explique le problème auquel il est confronté : il est un médiateur entre deux parties qui ne disposent pas des outils de la régulation conjointe.

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Une Lune de guérison profonde

Une Lune de guérison profonde

La Nouvelle Lune aura lieu le 8 avril 2024 à 18h20 en temps universel, 20h20 à Paris, 14h20 à Montréal, le 9 avril à 2h20 a.m à Hong Kong.

Bonjour à toutes et à tous,

Le Soleil et la Lune ont rendez-vous à 19° du Bélier. 19°24′ pour être précis. Pourquoi pour être précis ? Car le ciel est précis !

L’astéroïde Chiron est très exactement positionné à 19°24′ pour cette Nouvelle Lune. Cette concordance des temps très exceptionnelle n’est pas le fruit du hasard, les autorités célestes ont un message très clair à nous transmettre prenant pour médium cette magnifique Lune qui produira une éclipse solaire totale. Nous pouvons ressentir une profonde fatigue car l’appel à nous transformer est puissant, c’est à un ensemencement de conscience auquel nous assistons.

Ce sentiment de fatigue peut être très accentué par les effets négatifs que produisent les menaces de guerres générées par de sombres esprits qui tentent ainsi de détourner ce magnifique appel céleste à leurs propres fins.

Avant d’aller explorer ce que pourrait être la teneur de ce message hautement spirituel, rappelons ce qu’est une éclipse. Une éclipse solaire se produit quand l’axe des nœuds lunaires se rapproche de la conjonction Soleil-Lune autrement dit quand le Soleil et la Lune se trouve au même endroit dans notre ciel. En l’occurrence pour le 8 avril le nœud Nord sera conjoint au Soleil et la Lune. Une autre éclipse solaire, annulaire celle-ci, aura lieu le 2 octobre prochain, cette fois c’est le Nœud sud qui sera conjoint au Soleil et à la Lune. Le Nœud Nord notre futur, le Nœud sud notre passé qui existent concomitamment.

Retenons bien ces deux dates : entre le 8 Avril et le 2 octobre 2024, entre ces deux éclipses solaires, il faudra impérativement que l’esprit de Paix s’impose sur notre planète, travail à commencer en nous-mêmes comme la pensée gandhienne nous le signifie :

“Tu veux changer le monde ?
Commence par te changer, toi.”

L’éclipse du 8 avril sera visible sur le continent Nord américain. Cependant son énergie se diffusera vibratoirement sur l’ensemble de la planète comme par analogie un petit cailloux tombera dans une mare d’eau où de petites vaguelettes se répandront tel une une onde à l’ensemble de la mare.

Nous serons toutes et tous impactés par ce puissant courant énergétique. Dans mes commentaires précédents je soulignais qu’à la dernière équinoxe vernal, quand le Soleil entrait en Bélier, nous étions face à un choix :

=> Mars et le Soleil possèdent la maîtrise de ce signe de Feu. Mars y est en domicile et le Soleil y est exalté.

Ces derniers temps c’est l’expression d’un Mars négatif qui prévaut . Les dangers d’un embrasement général dans les différents conflits guerriers en cours actuellement sont réels. Cela peut constituer une surprise car Mars se trouve présentement dans le signe plutôt doux et paisible des Poissons accompagné de surcroît par Vénus et Saturne deux énergies hautement modératrices.

=> Le Soleil en Bélier c’est l’énergie du Cœur, c’est notre force d’Amour, notre générosité qui sont puissamment exaltées.

Le choix du Cœur dans la période très troublée de cette traversée du signe du Bélier transformera le Mars négatif en un Mars triomphant. La planète rouge dans son expression la plus altière représente le courage, l’envie intrépide de se lancer dans de nouveaux challenges. A l’instar des myriades de petites planètes rouges de notre corps, les globules rouges qui portent l’énergie de vie. Mars devient cette force de vie, cette énergie tranquille qui éveille notre créativité et notre intelligence.

Le choix est clair en ce mois du Bélier nous devons nous engager sur la voie du Cœur. Avec une Pâques à rallonge comme l’a souligné Arouna voir ses précieux bulletins dont voici le lien.

Une éclipse de Soleil totale exacerbe nos sens, nous devenons beaucoup plus sensibles à toutes sortes d’énergies. Elles peuvent être positives comme négatives. C’est le moment où des forces sombres tentent de happer nos consciences, il convient d’être vigilants et ne pas se laisser envahir par de funestes pensées qui peuvent engendrer des actes que nous pouvons ensuite regretter amèrement. Tenons-nous présentement très éloignés de tout esprit guerroyant. Ne considérons pas que cela pourrait être une solution pour sortir d’un quelconque marasme.

Chiron vient à notre aide !

Ce petit astéroïde qui se promène entre Saturne et Uranus vient à point pour nous inspirer en un moment où l’irréparable pourrait se produire.

Et c’est un immense espoir qui naît !

Chiron dans la mythologie grecque était celui qui possédait un savoir profond. On l’appelait l’Amour-Sagesse.

Asclépios, Héraklès, Enée, Jason, Achille et de nombreux autres héros grecs reçurent son enseignement. Il possédait une double nature mi-humain mi-cheval c’était un centaure lié au Sagittaire et à Jupiter qui a la maîtrise de ce signe de Feu.

Chiron soignait et enseignait. Il habitait une grotte au pied du Mont Pélion en Thessalie. Son altitude, 1624m, est proche du nombre d’or 1.618 comme le diamètre de l’astéroïde du même nom qui varie autour de 1660 km. Nous possédons une telle grotte sise au cœur de notre tête entre nos deux oreilles pourrait-on dire, dans laquelle se trouve notre glande pinéale. Petite par la taille, celle-ci ressemble à une pomme de pin, d’où son nom, et dont la forme monte en spirale selon une progression dans laquelle nous retrouvons l’expression du nombre d’Or. Nous connaissons cette élévation ordonnée sous le nom de la suite de Fibonacci, un mathématicien italien.

Chiron est dans son symbolisme lié au développement de notre Glande Pinéale. Ce petit appendice est un extraordinaire outil de « communication » bien supérieur dans ses performances à ce que nous appelons des « smartphones ». Cette glande est capable de capter les subtils signaux spirituels que nous livre le Divin tout autant qui lui est possible d’émettre des états vibratoires sur les hautes fréquences que produisent l’Amour et la compassion.

Dans la Tradition égyptienne elle est appelée l’œil d’Horus. Le troisième Œil, l’œil intérieur, celui qui voit plus loin. Observez dans notre cerveau la coupe du logement où se trouve notre Glande Pinéale en comparaison avec le symbole égyptien qui représente l’œil d’Horus, vous y trouverez une grande analogie

Chiron soignait de façon vibratoire tel un chamane céleste. Quand on pénétrait dans la grotte où il résidait, on s’endormait ! Pratiquait-il une sorte d’hypnose ? Pendant notre sommeil tout en conscience, nous nous mettions à rêver et des songes venaient nous visiter pour révéler la nature de notre maladie ou bien le sens de notre désarroi quand nous perdions le chemin de l’Âme. C’est pendant ce soin profond et subtil qu’il nous prodiguait de puissants enseignements sur la nature de notre Âme.

Chiron subit également une profonde Blessure. Alors qu’il délivrait un enseignement à Hercule, très funestement une flèche s’échappa de l’arc d’Hercule pour venir se ficher dans le genou de Chiron.

Cette flèche était empoisonnée du sang de l’Hydre de Lerne. Cette monstrueuse créature symbolise toutes nos haines, toutes les bassesses que nous sommes capables de produire. Comme par exemple, l’esprit de guerre.

Qui dit genou dit Saturne. Qui dit Saturne dit karma. La souffrance fut telle, suite à cette blessure, qu’il eut à demander à Zeus, lui-même, de perdre son immortalité pour cesser de souffrir !

Dans ces vieux textes à caractère initiatique il ne nous est jamais révélé en première lecture la signification profonde de ce qui est exprimé. En réalité ce n’est pas lui qui meurt, mais il a trouvé le moyen de faire mourir la souffrance.

C’est en révélant ce qui est inscrit au cœur de nos mémoires karmiques, que nous pouvons faire face à nos souffrances et ainsi guérir spirituellement. Chiron agit en produisant vibratoirement l’éveil de notre Glande Pinéale.

Lors de cette Nouvelle Lune en éclipse totale de Soleil, notre ciel montre une considérable concentration d’énergie en Bélier. Le Nœud Nord, le Soleil, la Lune, Chiron, Mercure représente un puissant amas d’énergie auquel il convient d’ajouter Vénus qui vient juste de quitter les Poissons où elle y était exaltée pour entrer elle aussi en Bélier. On le sait Vénus n’est pas à son aise dans ce signe de Feu. Le temps que notre Vénus intérieure reprenne ses esprits, nous allons être ballottés et c’est un supplément de fatigue qui va nous impacter.

Néanmoins confiance, préparons nous à la prochaine grande conjonction Jupiter-Uranus du 21 Avril prochain. Le Nœud Nord symbolise l’énergie de notre devenir sur le chemin de l’Âme et si nous voulons bien écouter nos ressentis intérieurs inspirés par la formidable force chironienne que détient cette éclipse de Lune, nous allons être ensemencés d’une conscience supérieure. Une puissante énergie de guérison de l’Âme est mise en œuvre. Les connexions divines grâce à notre Glande Pinéale activée sont disponibles. De surprenantes révélations vont inspirer nos actions qui seront plus justes et alignées afin qu’un esprit de Paix vienne sauver la planète.

Nous sommes devant un choix.

Ceux qui seront sensibles à ce que génère l’esprit de guerre seront touchés par un profond désarroi qui produira une grande fatigue. La peur et le désenchantement régneront en maîtres. C’est ce qu’espèrent les esprits sombres qui tentent de conserver le pouvoir.

Ceux qui travailleront au cœur de l’énergie chironienne seront tout aussi fatigués, néanmoins il y a de bonnes fatigues, car changer de plan de conscience n’est pas de tout repos, et c’est un immense espoir rédempteur qui nourrira le fond de l’Âme.

C’est le moment de nous engager sur le chemin de la grande Paix. Soyons emplis d’espérance, nous sommes déjà très nombreux en chemin, il reste à nous fédérer.

Je donne rendez-vous sur l’astéroïde Chiron à toutes celles et ceux qui auront fait le plein d’ Amour et de Sagesse durant cette Nouvelle Lune … La destination se trouve entre Saturne et Uranus. Comment y aller ? Monter tout droit au-dessus des nuages, puis prendre du côté de Mars ensuite foncer vers Jupiter et puis ?

Finalement ne suivez aucun itinéraire mental même inscrit sur une carte céleste très précise, laissez vous mener par votre toute petite Glande Pinéale, elle sait où aller.

Gardez la lumière

Philippe

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Une Lune de Paix

Une Lune de Paix

La Pleine Lune aura lieu le 25 Mars à 7 h en temps universel, 8 h à Paris, 3 h à Montréal, 15 h à Hong Kong.

Nous sommes entrés, depuis l’équinoxe, dans le signe du Bélier, et c’est une grande période à vivre qui se présente à nous avec une telle concentration d’énergie que c’est la plus importante de l’année 2024. Nous allons observer jusqu’au 21 Avril deux éclipses, Pâques et la grande conjonction Jupiter-Uranus qui va décupler la puissance vibratoire de Pluton entré depuis peu en Verseau dont Uranus en est le Maître. Je décrirai cela plus en détail sur mon site.

Vous savez c’est comme un grand show céleste qui s’annonce, attention mesdames et Messieurs ça va commencer !

Que ce trait d’humour ne nous fasse pas oublier que ce mois où le Soleil traverse le signe du Bélier est déterminant pour notre futur proche. Il s’agit de donner dans cet espace temps le meilleur de notre Cœur.

Le Soleil sis à 5°07 du Bélier, la Lune diamétralement opposée à 5°07 de la Balance se trouve dans la pénombre de la Terre. Ce phénomène est appelé éclipse pénombrale. La Lune ne disparaîtra pas mais nous pourrons observer un léger voile la recouvrir. Les éclipses se produisent quand l’axe des nœuds lunaires coïncide avec celui de la Lune et du Soleil. Une éclipse révèle un sens caché, pénombrale signifie nous allons être subtilement touchés tout en délicatesse d’expression avec un discret parfum de mystère.

C'est un appel à être particulièrement attentifs à tous nos ressentis intérieurs pendant cette Pleine Lune.

On accorde la maîtrise du Bélier à Mars. Mais, pour interpréter l’injonction énergétique du moment , nous laisserons la planète rouge de côté pour nous intéresser au Soleil, le deuxième maître du Bélier, qui est exalté dans ce signe de Feu. Le Soleil symbolise la force du Cœur, l’énergie de l’Amour.

A propos du Soleil Omraam Mikhaël Aïvanhov écrivait ces quelques lignes dont nous pouvons nous inspirer :

“ Plus nous nous approchons du soleil avec notre esprit, notre âme, notre pensée, notre cœur et notre volonté, plus nous nous approchons du centre qui est Dieu, car dans notre univers, le soleil est la représentation visible, tangible de la Divinité. Toutes les définitions que les différentes religions ont données de la Divinité pâlissent devant l’image éclatante du soleil, tellement plus concrète et proche de nous. Le soleil est la porte, le lien, le médium grâce auquel nous pouvons rejoindre le Seigneur.”

Nous sommes dans un moment difficile pour notre planète où nous entendons des paroles bellicistes ici et là qui pourraient produire un embrasement général à partir des malheureux conflits de guerre en cours actuellement que nous devons tenter d’arrêter sans délai. Arouna soulignait que nous sommes dans une année du Dragon de Bois, et que trop de bois qui s’embraserait aurait d’affreuses conséquences. En effet, vigilance, le bois prend feu facilement.

Mars porte l’esprit de guerre, Le Soleil l’esprit de l’Amour.

Nous sommes devant un choix. 

De quel côté allons-nous nous engager ?

Il semble évident que nous sommes tous partisans de la Paix mais que faisons-nous réellement pour que s’installe la bienveillance, le sens du partage et l’équilibre de nos états d’être émotionnels ?

Uranus symbolise le changement soudain, Jupiter l’expansion s’exprimant dans une grande dimension. La grande conjonction Jupiter-Uranus qui prendra place le 21 Avril, en tout début du Taureau juste à la sortie du Bélier , est une sorte de méga accélérateur de particules.

L’énergie martienne ou bien l’énergie solaire pourront s’accélérer de la même façon. De quel côté allons-nous nous engager ? Si nous voulons sortir de l’absurdité du moment, Le signe de Terre du Taureau appelle à des actions concrètes.

Si le Soleil est en Bélier, la Lune est en Balance en éclipse pénombrale portant un voile de mystère. Cette Lune est inspirante si nous voulons bien nous concentrer pour capter le subtil message qu’elle porte.

Le signe de la Balance correspond au 7ème travail d’Hercule :

La capture du Sanglier d'Erymanthe : Ou la quête de l'équilibre.

Eurysthée, l’instructeur d’Hercule, le mit en garde avant qu’il ne parte vers la septième porte céleste :

« Garde ton équilibre et ne provoque aucune tuerie. »

Un sanglier, un animal énorme, dévastait le Nord ouest de l’Arcadie au pied du mont Erymanthe. Les habitants de cette région très fertile voyaient les récoltes régulièrement dévorées par l’insatiable appétit de la bête. Son cuir épais ne pouvait être entamé par les flèches et les fourches de ces habiles travailleurs de la Terre si bien qu’ils étaient contraints de vivre dans un état de grande pauvreté..

En chemin vers sa tâche, Hercule rencontra son grand ami le centaure Pholos. Heureux de se revoir ils percèrent un tonneau de vin capiteux dont les effluves attirèrent d’autres centaures. Ne voulant pas partager, sous l’effet enivrant du nectar, l’ego proéminent d’Hercule perdit toute mesure et il s’en suivit une épouvantable bagarre dans laquelle plusieurs centaures périrent ainsi que son grand ami Pholos ! Quel échec dans sa quête !

La Balance comme son nom l’indique est le signe de l’équilibre.

Hercule se rappela les sages paroles de son instructeur qui pourtant l’avait averti d’un possible désastre. II comprit la terrible leçon car il perdait un ami cher, et décida de déposer toutes ses armes avant d’aller affronter le sanglier afin de ne pas risquer de provoquer une nouvelle catastrophe.

Il découvrit facilement la trace de l’énorme bête car les empreintes étaient profondes. Voyant la taille du monstre démuni de ses armes, Le héros se mit à réfléchir intensément car il ne voulait pas employer la violence pour mettre hors d’état de nuire la vilaine bête. Vénus la planète, maître de la Balance est la marque de l’harmonie, pour arriver à ses fins Hercule dut mettre en œuvre des valeurs vénusiennes.

Il poursuivit le fléau sans relâche mais sans violence pour l’amener vers des collines aux flans escarpés. Le sanglier fuyant Hercule qui le harcelait sans cesse, gêné par son imposant embonpoint, perdit l’équilibre pour finir par tomber au pied d’une falaise dans un profond bourbier gluant et visqueux. Voyant le puissant animal se débattre furieusement pour se sortir de la fondrière, Hercule ne put s’empêcher de rire, tant le monstre avait l’air ridicule en agitant son gros corps bouffi. Il n’eut plus qu’à ficeler la bête pour la ramener au village. Ce fut la fête, une joie se répandit dans tous les cœurs et une hilarité générale accueillit le monstre quand ils le virent ligoté étroitement, hoquetant et éructant essayant de se libérer en agitant ridiculement ses grosses pattes.

Le Mythe nous parle d'équilibre.

Le sanglier symbolise notre ego qui peut devenir monstrueusement difforme quand nous perdons toute mesure dans nos expressions. Comme cet animal sauvage nous pouvons perdre l’équilibre et tomber dans une mare de boue profonde et glauque.

Le remède ? Savoir rire de cet ego bouffi ! Savoir rire de nous-même pour revenir spirituellement vers l’équilibre. Comme Hercule déposons les armes, en nous rappelant que l’ego à un cuir épais à l’instar du sanglier et tentons de nous retrouver dans la joie et le partage comme le suggère l’épilogue de l’histoire.

Une conjonction Jupiter-Uranus est un accélérateur de particules, disais-je en préambule, nous pourrions avoir de très heureuses surprises si nous orientions nos pensées vers de véritables envies de paix, de partage, inspirées par l’écoute bienveillante. Notre planète ne changera pas si nous ne changeons pas nous-mêmes. Il convient de s’engager concrètement dans toutes les actions qui proposeront la Paix. Les excès égotiques mènent à la guerre. La Balance est le signe de ce qui est juste, c’est le message puissant et ferme de cette Lune en éclipse pénombrale.

L’initiative de Jean-Jacques Crèvecoeur quand il propose de réenchanter le monde en constituant des groupes de réflexion, illustre parfaitement ce que nous devons saisir dans l’instant présent. Retrouvons nous et proposons des solutions concrètes dans un esprit de Paix.

Pâques approche, célébrons la résurrection du Christ, en rappelant le message de Jésus :

« Aimez-vous les uns, les autres . »

A toutes celles et ceux, sachant rire du gros sanglier qui parfois nous accompagne, je souhaite une belle arrivée sur le Soleil tel que l’évoque Mikhaël Aïvanhov, une Terre solaire où s’embrase l’Amour d’un Feu vivant.

Gardez la lumière

Philippe

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