Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
🔲 ☆

Huggin Face : les agents IA d’OpenAI ont bâti trois « civilisations » clandestines. Sans prévenir personne.

    L’histoire est hallucinante et devrait faire réfléchir tous les praticiens de l’IA (mais pas que). Entre mai et juillet 2026, des milliers d’agents autonomes d’OpenAI, enfermés dans des environnements de test sans accès Internet, ont construit un réseau de communication secret, triché aux évaluations censées mesurer leur fiabilité, piraté Hugging Face avec près […]

The post Huggin Face : les agents IA d’OpenAI ont bâti trois « civilisations » clandestines. Sans prévenir personne. appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

IA marketing 2026 : le pouvoir a changé de main, sans réelle preuve de son bien fondé

Social Media Examiner vient de publier son 2026 AI Marketing Industry Report, troisième édition d’une étude annuelle menée par Michael A. Stelzner auprès de 681 marketers, interrogés en juillet 2026, majoritairement nord-américains (63 % aux États-Unis, 5 % au Canada). Le chiffre qui ouvre le rapport donne le ton. 73 % des répondants utilisent l’IA […]

The post IA marketing 2026 : le pouvoir a changé de main, sans réelle preuve de son bien fondé appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

Copilot Studio ne fabrique plus des chatbots. Il fabrique des systèmes.

TL;DR Copilot Studio quitte le low-code pour l’ingénierie agentique. Trois “harnesses” (GitHub Copilot, Standard, Copilot Chat) formalisent des niveaux de contrôle différents : exécution autonome de bout en bout, workflows déterministes, ou enrichissement de M365 Copilot. Les Skills (SKILL.md) deviennent des blocs de comportement réutilisables entre agents, mais c’est l’orchestrateur qui décide seul de les […]

The post Copilot Studio ne fabrique plus des chatbots. Il fabrique des systèmes. appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

Kimi K3 : Pékin vient de fracturer la Silicon Valley

Le 16 juillet 2026, Moonshot AI a mis en ligne Kimi K3. 2 800 milliards de paramètres, un million de tokens de contexte, une architecture inédite baptisée Kimi Delta Attention. Selon VentureBeat et le South China Morning Post, c’est le plus gros modèle en poids ouverts jamais publié. Les poids complets tombent le 27 juillet […]

The post Kimi K3 : Pékin vient de fracturer la Silicon Valley appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

Guide complet : Piloter NotebookLM avec Claude pour automatiser l’analyse de corpus

Vous le savez, je suis un grand fan de NotebookLM, enfin, Gemini Notebook depuis peu. Dès qu’il s’agit de traiter de l’information au niveau massif pour apprendre, restituer, synthétiser, écrire, bref, tout ce que l’on peut faire avec une IA et un RAG, cet outil est sans doute le plus performant en termes d’investissement en […]

The post Guide complet : Piloter NotebookLM avec Claude pour automatiser l’analyse de corpus appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

Amodei vs. l’État : quand la régulation arrive 48 heures trop tard

On présente souvent l’intelligence artificielle générative comme une affaire de productivité. Même si pour l’heure, elle est difficile à démontrer. C’est commode, rassurant, et partiellement vrai. Mais c’est aussi une manière élégante de manquer le sujet. Ce qui se joue dans les récentes prises de position de Dario Amodei, cofondateur et PDG d’Anthropic, n’est pas […]

The post Amodei vs. l’État : quand la régulation arrive 48 heures trop tard appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

A2Family, MCP, ADK : la guerre des protocoles IA

Les IA vont bientôt se parler entre elles. Sans vous. Et ça change tout. La volonté d’agentiser le web devient une obsession pour Google. Vous vous souvenez du papier de recherche de Google sur la collaboration entre agents ? Depuis, une étape est passée. Google vient de partager en Open Source avec la Linux Foundation […]

The post A2Family, MCP, ADK : la guerre des protocoles IA appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

TurboQuant : pourquoi cet algorithme de Google change l’économie de l’IA et de l’agentique

Le “blitz” médiatique de Google cette semaine donne le tournis : déploiement mondial de Gemini 3.1 Flash Live, intégration de fonctions de migration agressive pour aspirer l’historique des chatbots concurrents, et ouverture stratégique d’Apple via ios 27. Si le duel entre le “modèle-roi” (google) et le “matériel-hôte” (apple) occupe le terrain marketing, la véritable secousse […]

The post TurboQuant : pourquoi cet algorithme de Google change l’économie de l’IA et de l’agentique appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

Quand l’éthique de l’IA s’invite au tribunal : Anthropic contre le Pentagone

Mars 2026 : Un procès historique redessine les frontières entre puissance militaire et responsabilité des concepteurs d’IA. Nous le savions depuis longtemps, la technologie est politique. L’affaire Anthropic nous le démontre si besoin en était. Rappel des faits : Le 9 mars 2026, une plainte de 48 pages a été déposée devant la cour fédérale […]

The post Quand l’éthique de l’IA s’invite au tribunal : Anthropic contre le Pentagone appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

Google DeepMind révolutionne la coopération IA : quand vos bots apprennent à lire entre les lignes

L’intelligence artificielle avance à une vitesse vertigineuse, et chaque semaine apporte son lot de découvertes. Au risque d’une légitime fatigue et saturation des observateurs 😊 Mais certaines avancées, discrètes en apparence, changent la donne en profondeur. Preuve en est du dernier papier de Google DeepMind, “Multi-agent cooperation through in-context co-player inference”. Aujourd’hui, les agents restent relativement […]

The post Google DeepMind révolutionne la coopération IA : quand vos bots apprennent à lire entre les lignes appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

IA, contenus et Infocalypse : un échange avec Fred Canevet

Fred Canevet de Conseils Marketing, m’a demandé mon avis sur la création de contenus à l’heure de l’IA générative suite à une présentation lors du Forum Winbound dédié au marketing où je suis intervenu en compagnie de Annie Lichtner et Emilie Marquois de la Brigade Du Web.

Lors de cet échange, j’ai rappelé que l’IA est avant tout un outil d’automatisation déjà ancien. Une évidence, mais jusqu’à l’arrivée de ChatGPT 3.5, cette automatisation était réservée à des professionnels. Mise a disposition du grand public via une interface simple et accessible, cet outil devient un levier pour créer des sites, des posts sur les médias sociaux, des images à la volée. Bref, met la création de contenus à la portée de tous. Les projections du volume de données sont d’environ 40% de croissance annuelle, avec 2142 Zeta Octets anticipés d’ici à 2035 (dont 70% de vidéos), ce qui correspond à 3 075 disques durs de 1 To par seconde . Ce projections seront-elles encore valables avec l’IA générative? Rien n’est moins sûr. Le content shock est largement dépassé !

 

Infographie: Le Big Bang du Big Data | Statista

Dès le mois de juin 2023, cela n’a pas raté. Les sites MFA créés automatiquement (made for adsense) se sont multipliés, tout comme les sites de dropshipping au SEO optimisé. Avec 207 millions de créateurs de contenus recensés, le potentiel de démultiplication des contenus est infini. Bien sûr, sur le versant positif, mais ce n’était pas l’objet, l’IA est aussi massivement utilisée pour optimiser l’expérience client (80% des usages, surtout avec les chatbots et la personnalisation du contenu).

 

En rajoutant la création de de fake news, deep-fake et deepscam, difficile de ne pas prévoir une Infocalypse. j’aurais l’occasion d’y revenir dans d’autres billets. A contrario, ce que je défends aussi est l’occasion de se singulariser en utilisant l’outil pour décupler sa créativité et inventer des œuvres auparavant irréalisable. Comme en témoigne par exemple l’appareil photo sans objectif mis au point par le designer Danois, Bjørn Karmann, ou encore la pub Coca Cola, un hommage à des siècles de création.

Pour résumer et en pensant à Paul Valéry, « « La seule manière de résister au mondial est la singularité », cette singularité qui est elle même une valorisation de la créativité. L’IA permet aujourd’hui de mettre en exergue la création singulière. C’est, une approche optimiste, alors que la trajectoire observée par l’utilisation de l’IA tendrait plutôt vers un pessimisme lucide si l’on en juge par les multiples détournements (fake, escroquerie, contenus cheap etc.) réalisés avec cet outil.

En réécoutant rapidement cet échange, je mesure aussi à quel point l’IA a évolué en quelques mois. Pour autant, nos échanges restent plus que jamais d’actualité. Pour conforter ce point de vue, vous pouvez aussi lire la tribune de Erik Hoel dans le New York Times qui explique la mort du web par l’afflux de contenus créés par l’IA générative, lui parle « d’apocalyspe sémantique ». Nous sommes en phase.

Merci à Fred pour cet échange.

 

The post IA, contenus et Infocalypse : un échange avec Fred Canevet appeared first on Fabrice Frossard.

🔲 ☆

ChatGPT : faut-il craindre l’intelligence artificielle (spoiler : oui, mais pas pour ce que vous croyez)

Faut-il craindre l’intelligence artificielle ? Une question légitime, mais qui posée comme cela a vite fait de vous poser comme un rétif au changement, un conservateur pusillanime, un luddite inavoué. Bref, un vieux con.

Pourtant, même en étant technophile (et je le suis), la question peut se poser. Les récentes avancées dans les IA génératives, Dall-E, Midjourney pour les images et maintenant ChatGPT (GPT pour Generative Pre-trained Transformer 3), ce logiciel conversationnel d’OpenAI pour répondre à de multiples questions, progressent de manière exponentielle, l’exponentiel est important en l’espèce.

Si tout le monde a joué avec Dall-e pour créer des images improbables ou parfaitement imitées de la réalité, la version 3.5 de ChatGPT a explosé les compteurs. Plus d’un million de personnes ont testé ChatGPT en moins d’une semaine. Que ce soit pour faire du code ou en déboguer, répondre à des questions en tout genre, créer un site web en 10 minutes,
composer de la musique, ou imaginer de nouveaux business plans. D’autres ont même eu l’idée
de créer des prompts (des commandes pour l’IA) pour générer des images sur Dall-E. Une mise en abyme s’il en est.

L’IA tueuse d’emplois ?

Malgré quelques fausses réponses, des approximations liées souvent à la formulation de la question, les résultats sont dans l’ensemble bluffants. Certes, les réponses peuvent être parfois incohérentes. Pour le vérifier, posez plusieurs fois de suite la même question. N’oubliez pas que pour répondre, l’IA générative se fonde sur de la statistique et la probabilité de l’occurrence proxémique des mots dans un corpus sémantique donné. Le résultat peut donner une impression de cohérence, mais une véracité parfois suspecte.

Ce qui est surtout bluffant, c’est la progression de GPT entre la version 3 livrée en 2020 et la 3.5 de 2022. Malgré ces défauts liés à l’IA générative, il est clair que ChatGPT a sidéré tous ceux qui l’ont essayé. Et sans doute créé un petit début d’interrogation, voir d’anxiété sur l’avenir de nombreux emplois pour les travailleurs de la connaissance et industrie du savoir.

 

"ChatGPT peut donner l'illusion d'être génial, mais ne l'est pas" prévient Sam Altman, un des chercheurs d'Open AI
« ChatGPT peut donner l’illusion d’être génial, mais ne l’est pas » prévient Sam Altman, un des chercheurs d’Open AI

À juste titre  ou non ? Depuis quelques jours la question divise les réseaux sociaux.

Pour certains, l’IA vient juste comme aide et outil pour accomplir plus rapidement une tâche. En cela ils rejoignent la doxa Schumpétérienne de la destruction créatrice. Les machines se substituent à des travailleurs, mais ne suppriment pas le besoin en main-d’œuvre grâce aux nouveaux métiers et compétences créées. Jusqu’alors le modèle fonctionne et la productivité affiche une hausse linéaire malgré les 4 révolutions industrielles et technologiques. RPA, IA, Machine learning apportent une aide réelle dans de nombreux métiers. Tout ce qui est du ressort du calcul peut bénéficier de l’IA, c’est une évidence.

Autre argument avancé par les optimistes : l’IA n’est pas créative ; elle se fonde sur un corpus fini donc ne peut anticiper ; elle n’est pas originale dans ses réponses ; elle est parfois approximative et se trompe régulièrement dans ses réponses.

 

Pour les optimistes, l’IA sera une aide précieuse pour accomplir des tâches rébarbatives et récurrentes, par exemple écrire des fiches produits en grand nombre, déboguer du code (ou pas), mais aussi pêle-mêle rédiger des dissertations, des billets de blog, et moult autres tâches avec pour seule limite l’imagination.

Craindre l’IA ? Quels arguments ?

Pour les pessimistes aussi les arguments sont nombreux. Et vont dans le sens des optimistes. Oui, l’IA d’Open AI peut écrire du code, mais il est souvent bugué. Il faut donc comprendre le code pour être à même de les identifier. Oui, il peut rédiger des dissertations de bon niveau, Il a beaucoup été écrit sur la fin de l’enseignement tel qu’on le connaît, inutile d’en rajouter.

Il peut bien sûr écrire des posts et articles qui resteront sans grand intérêt, mais le web nous habitue déjà à de nombreux contenus sans intérêts, il y en aura beaucoup plus.

Et ce sera drôle quand l’IA se nourrira de contenus issus de l’IA, là encore une autre mise en abyme.

Autre point : il va remplacer Google et autres moteurs de recherche, voir supprimer les recherches tout court, en répondant directement aux questions, effaçant ainsi toute velléité de recherches croisées pour valider les réponses. Peut-être.

Quoi qu’il en soit, Sam Altman  prévient qu’il faudra faire preuve « d’adaptabilité et de résilience. Nous avons là une piste sérieuse 🙂

Quelles compétences pour l’avenir : adaptabilité et résilience. deux compétences accessibles !
Difficile de répondre à la question « quels emplois seront sûrs », mais les humains trouvent toujours de nouvelles choses à faire, et l’avenir sera probablement incroyable.
Accepter le changement sera important.

Si tous les arguments, pour ou contre, sont recevables, le véritable juge arbitre est bien sûr l’usage qui sera fait de l’outil (merci captain obvious).

Si Prométhée amène la connaissance, son frère Epiméthée par étourderie ouvre la boîte de Pandore. ChatGPT est peut-être un moment Épiméthéen.

L’histoire de ces deux décennies démontre si besoin en était l’absence de limite dans l’utilisation des technologies. Les objectifs peuvent être très variés, modifier le cours d’une élection, semer le doute via les fake news envoyées à des millions d’utilisateurs sur un réseau, créer de manière automatisée des sites en scrapant d’autres sites, attaquer les entreprises en exigeant une rançon, la liste est longue.

Demander à l’IA de trouver les mots-clés. Lui demander d’écrire des posts pour chaque mot-clé. Vous le voyez venir le contenu de demain ?

 

Il y a bien sûr un côté positif dans de nombreux champs.

La technologie est pharmakon et seul l’usage dicte si elle soigne ou rend malade. À ce jour le bilan est mitigé selon où l’on regarde. L’outil est aussi un vecteur d’expression des penchants de l’humanité.

Pour sa part, l’IA exponentialise le champ des possibles, dans un sens ou dans l’autre. Selon les rumeurs, la prochaine version de GPT-4 sera 500 fois plus puissante que GPT 3.5.

 

100 trillions de paramètres, c’est beaucoup de 0. GPT4 sera-t-il 500 fois plus puissant que l’actuelle version ?

Comment faudra-t-il considérer rétroactivement la sidération causée par ChatGPT. Quelle régulation prévue pour affronter la vague. Faut-il suivre la Chine qui impose d’intégrer des filigranes pour tout contenu créé avec l’IA ? Les régulateurs n’ont pas l’air pressés.

Avons-nous le temps ?

 

 

PS : si vous voulez jouer avec ChatGPT et Google, Github recense un portefeuille d’app

The post ChatGPT : faut-il craindre l’intelligence artificielle (spoiler : oui, mais pas pour ce que vous croyez) appeared first on Fabrice Frossard.

❌