Au procès Gardère, la défense tente de sauver les meubles


Article rédigé par Mathilde Bras et Maxime Lubrano et publié le 10 juin 2024
Du 25 au 29 mars 2024, une délégation rwandaise a été accueillie à Paris pour une expédition apprenante inédite.
Au programme : 5 jours pour s’immerger dans les méthodes et projets de transformation numérique publique en France et échanger entre pairs afin d’identifier de futurs chantiers.
A mi-parcours d’un projet visant à accompagner le réseau des Chief Digital Officers (CDO) du Rwanda, animé par la Rwanda Information Society Authority (RISA), cette expédition apprenante a offert aux CDO la possibilité de se “décentrer” du quotidien et de se projeter vers la suite de leur parcours de transformation numérique.
Embarquez avec nous pour découvrir le programme proposé et les principaux enseignements de cette semaine !
Pour Numéricité, accompagner des équipes revient avant tout à leur transmettre les clés de compréhension et les bonnes pratiques pour mettre en œuvre leurs projets de transformation numérique. Avec nos clients, nous proposons ainsi des formats adaptés à leurs besoins : parcours de formations, gages de montée en compétences et d’autonomisation des équipes, événements de co-construction (hackathons, open labs), ou encore expéditions apprenantes, sources d’inspiration et de reconnaissance entre pairs.
Dans un projet au long cours, organiser une expédition apprenante à mi-parcours est un moment clé pour :
Se décentrer du quotidien et proposer de nouvelles perspectives aux CDOs sur les axes prioritaires du projet
Le projet FEXTE s’articule autour de 5 priorités thématiques : la gouvernance, les process, outils et méthodologies, la gestion du changement, la gestion des talents, et les relations avec l’écosystème. Depuis septembre 2023, nous travaillons avec les CDOs de manière alternée : des sessions de travail à distance qui démarrent souvent par un retour d’expérience français puis un approfondissement des réflexions pour concevoir le cadre d’implémentation au Rwanda ; et des missions sur le terrain à Kigali, permettant d’être au plus proche du contexte local et se projeter.
L’expédition apprenante en France est donc un format complémentaire, qui permet d’incarner davantage les retours d’expérience, notamment via des rencontres avec des praticiens et praticiennes de l’administration française, et des visites “in situ” dans les institutions.
Alterner temps d’échanges et moments réflexifs
Une expédition apprenante est souvent un moment intense. Au total, la délégation rwandaise a suivi les présentations de 15 intervenants de 8 administrations différentes. Une diversité de représentants et de praticiens des administrations françaises, porteurs d’initiatives clés pour la transformation numérique publique.
En concevant le programme de la semaine, nous avons choisi d’alterner des moments d’échange sur les thématiques de travail du projet FEXTE avec les experts français et des temps de discussion “internes” à la délégation, afin de relier les retours d’expérience avec leurs défis communs. La composition de la délégation a été pensée en ce sens : les CDO du Ministère de l’Environnement et de la Gestion des urgences, du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère de la Justice et du Ministère des Affaires étrangères, un représentant de RISA et un représentant du Ministère des Technologies de l’Information et de Communication et de l’Innovation.
Nous remercions chaleureusement les intervenants qui ont fait de cette semaine une réussite :
Direction interministérielle du numérique
Philippe Vrignaud, directeur du département relation agents – usagers, fondateur de Démarches Simplifiées
Service d’information du gouvernement
Michaël Nathan, Directeur
Missak Kéloglanian, Chief Digital Officer, Conseiller Sécurité Numérique et Chef du Département Ecosystème numérique
Jean Delpech, Adjoint en charge du numérique
Maxime Beaugrand, Responsable de projet
Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
Henri Verdier, Ambassadeur pour les affaires numériques
Ministère de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique
Bénédicte Roullier, cheffe du pôle transformation numérique des TPE/PME, Responsable de l’initiative France Num, Direction générale des entreprises
Ministère de la Justice
Xavier Albouy, directeur du numérique
Agence nationale de la cohésion des territoires
Alexis Boudard, directeur de l’Incubateur des Territoires
Léa Gislais, Directrice adjointe du Programme Société numérique
Vincent Viers, développeur de Données et Territoires
PIX
Benjamin Marteau, directeur
Marie Bancal, directrice des partenariats, du développement et du juridique
Elsa Dufayard, Responsable des secteurs organismes de formation et international
Angélina Magne, chargée de partenariats et de développement international
Remerciements :
Pierre-Louis Rolle, ancien conseiller du ministre chargé du Numérique, ancien directeur stratégie et innovation à l’Agence nationale de la cohésion des territoires
Romain Talès, Digital Transformation Specialist à Numéricité, ancien chef du département data au sein d’Etalab
À Numéricité, nous sommes fiers de porter la vision du numérique public à la française, cette Digital French Touch, dont les valeurs résident dans l’usage d’un numérique ouvert et responsable, vecteur de transparence et d’efficacité pour l’action publique. Au fil de nos missions à l’international et des visites d’études que nous organisons, nous attachons une importance particulière à relayer ces valeurs, pratiques, méthodes et communs.
L’expédition apprenante à destination de la délégation rwandaise a été conçue pour créer des synergies entre les principes clefs de la Digital French Touch et les priorités du Rwanda.
En France, l’ouverture – ou l’open – est à la fois un mode d’action et un objectif dans la transformation numérique de l’action publique. Améliorer l’accès à l’information sur les démarches administratives, via la création du portail service-public.fr en 2000, rendre disponibles les données collectées et produites par l’administration, via la création de la plateforme interministérielle data.gouv.fr en 2011, ou encore ouvrir l’administration à des talents numériques issus de extérieurs, via la mise en place du programme Entrepreneurs d’intérêt général en 2017. Ces quelques initiatives illustrent l’approche choisie par l’administration française : en “faisant plateforme” avec l’extérieur, en permettant la réutilisation de ressources, le numérique contribue à l’amélioration de la qualité et l’efficacité de l’action publique.
Sur la donnée, cette approche a été accélérée par l’adoption de la loi pour une République numérique en 2016 : principe d’open data data by design, réutilisation gratuite des données publiques, facilitation de la circulation de la donnée entre administrations, principe du “dites-le-nous une fois”, évitant ainsi aux usagers la complétion de données déjà détenues par l’administration, ouverture des logiciels développés (ou financés) par l’administration, transparence des algorithmes. L’ouverture et la circulation des données réduisent la charge administrative pour les citoyens, renforcent la collaboration entre institutions, contribuent à la proactivité de l’administration auprès des usagers.
Sur les codes sources, le développement de briques logicielles communes pour la transformation connaît aujourd’hui une nouvelle impulsion. Au sein de la Direction interministérielle du numérique (DINUM), le pôle opérateur coordonne la mise en place d’une suite numérique consolidée – depuis démarches-simplifées à FranceConnect, en passant par des outils de messagerie, d’agenda, de partage de documents – qui s’attachent mettre l’open source au cœur. Cette approche de mutualisation est particulièrement prometteuse. Lire les dernières actualités sur la suite numérique collaborative.
Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – L’open
Plusieurs bonnes pratiques ont été relevées par la délégation :
En 2014, la France est le premier pays à créer par décret une fonction d’administrateur général des données (AGD), traditionnellement incarnée par le Directeur interministériel du numérique (DINUM).
La gouvernance du réseau des AMDAC est une approche parmi d’autres de modes de pilotage de la transformation numérique. Il est important de pouvoir ajuster les mécanismes de gouvernance en fonction des acteurs concernés et des décisions à prendre. Un spectre large de dispositifs de gouvernance existent en France. Parmi les initiatives présentées lors de l’expédition apprenante :
Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – La gouvernance
Plusieurs bonnes pratiques ont été relevées par la délégation :
De nombreux chantiers liées aux politiques d’inclusion numérique ont été lancées depuis plus de 10 ans. Aujourd’hui, la Stratégie nationale pour un numérique inclusif est structurante pour les acteurs publics.
La délégation a découvert les initiatives phares, qui couvrent l’ensemble des champs de l’inclusion (de la connectivité aux usages) : le Plan France Très Haut Débit, le programme France Mobile, les programmes de médiation numérique, l’accompagnement des collectivités territoriales, par exemple avec la création des conseillers numériques. La progression de l’inclusion numérique est suivie par une nouvelle métrique développée par l’ANCT : la distance numérique. Celle-ci englobe l’accès aux équipements, la diversité des usages, les compétences formelles, la facilité.
Pour ce qui est de la formation, l’équipe de Pix a présenté l’histoire du service, le modèle de mise en œuvre et les caractéristiques clés. Pix est une startup d’État devenue un service autonome, avec un modèle de financement hybride. L’équipe s’appuie sur le cadre européen des compétences numériques pour construire des modules pédagogiques, dispensés de l’école primaire à l’université. A l’occasion de la présentation de Pix, la délégation a partagé leurs préoccupations sur la façon de s’attaquer à l’alphabétisation numérique pour les populations ayant des problèmes d’alphabétisation ou des questions de diversité linguistique.
La méthode startup d’Etat a été explorée par la délégation à travers la présentation de deux initiatives portées par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) : Aidants Connect et Données et Territoires. Cette méthode permet d’apporter une réponse à un problème de politique publique par le développement d’un service numérique à impact, conçu à partir des besoins exprimés par les utilisateurs (citoyens ou agents publics).
Aidants Connect est un service basé sur les principes d’authentification de FranceConnect permettant aux aidants de soutenir les utilisateurs dans la réalisation de leurs démarches administratives.
Données et Territoires est un service proposé par l’ANCT à destination des agents, des services et des collectivités territoriales afin de les accompagner dans toutes les étapes de la création à l’utilisation des données.
Ces deux exemples de produits, centrés sur l’exploitation de la donnée au service des besoins des utilisateurs, montrent combien les bases de données standardisées et ouvertes permettent d’opérer des politiques publiques ou d’outiller les agents, gages de confiance et d’efficacité.
Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – La méthode produit des start-up d’État
Plusieurs bonnes pratiques ont été relevées par la délégation :
Afin de proposer aux usagers des interfaces numériques standardisées et un univers de marque État uniformisé, la France s’est doté d’un système de design : le DSFR (Système de Design de l’Etat).
La transformation numérique n’est pas synonyme de la mise en œuvre des nouvelles technologies. Comme le précise la Fing suite à la création du groupe de travail Nos Systèmes, il est essentiel d’opéter une rétroingénierie des solutions techniques émergentes avant de les déployer. Ils préconisent d’ailleurs d’opter pour une rétroingénierie sociale, méthode permettant de comprendre et d’améliorer les systèmes techniques en interagissant avec eux : l’idée est de rendre les systèmes techniques socialement responsables et transparents sans nécessairement dévoiler tous leurs secrets.
Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – Ne pas tomber dans le techno-solutionnisme
Xavier Albouy, Directeur du numérique au Ministère de la Justice, a insisté sur un point : lorsqu’une innovation est présentée comme un virage incontournable à prendre, le rôle d’un directeur du numérique est de remettre l’usage, la valeur, au centre, et de considérer la technologie comme un moyen et non une fin.
Pour autant, la recherche de l’état de l’art dans l’usage d’innovations technologiques majeures est importante. Par exemple, la France expérimente et met en œuvre diverses initiatives liées à l’intelligence artificielle :
Dans le sillon de l’approche public-privé-communs, l’État a également lancé en juillet 2023 une communauté : AllIAnce. Sous l’égide de la DINUM, AllIAnce rassemble des ministères, des administrations publiques, des opérateurs de services publics, des start-up et entreprises privées, des organismes de recherche et des établissements d’enseignement supérieur. L’objectif : répondre à des problématiques concrètes rencontrées par les administrations sur le terrain en réunissant toutes les expertises permettant à l’État de s’approprier tout le potentiel des technologies d’IA.
Cette communauté assure la gouvernance en expérimentant régulièrement des solutions avant de les passer à l’échelle. A l’instar des DNUM ministériels, la communauté joue le rôle d’éclaireur et permet à la France de se positionner techniquement, juridiquement et éthiquement sur les innovations technologiques et de créer des produits souverains et libres. In fine, cela revient interroger la technique pour en dévoiler le potentiel en vue de répondre aux besoins des agents et des administrés.
À la fin de la semaine d’expédition apprenante, trois mots-clés ont marqué les discussions entre les membres de la délégation rwandaise : open-source, souveraineté et user-centric. En privilégiant le dialogue entre praticiens et en intégrant les meilleures pratiques de la Digital French Touch, cette expédition a offert une vision complète et pragmatique des opportunités et des défis de la transformation numérique.
Les différents enseignements ont mis en lumière l’importance d’une approche ouverte et collaborative, de la transparence des systèmes techniques, et d’une gouvernance adaptée et placée à un haut niveau stratégique. Ces éléments ont permis aux membres de la délégation rwandaise de redéfinir leur perspective sur les différents aspects du projet FEXTE.
L’expédition apprenante a ainsi apporté des orientations supplémentaires pour formuler des besoins et idées pour la suite du programme. L’échange avec Henri Verdier, Ambassadeur pour les affaires numériques a été très enthousiasmant pour les CDOs, qui ont perçu qu’il était possible – et souhaitable – d’associer des principes de transformation numérique et des projets concrets à impact.
À l’instar de cette expédition apprenante, accompagner à la transformation numérique, c’est aussi garantir la montée en compétences et l’autonomisation des équipes.
Partant de cette conviction, nous avons fait le choix de concevoir une diversité de formats et modules de formation que nous pouvons proposer clé en main ou intégrer dans des missions spécifiques.
Découvrez notre offre sur la page dédiée aux formations.

What forms of pAI—personal AI—are Apple, Mozilla, Google, Meta, Microsoft and the rest not doing?
Let’s look at those first two because they’re at the top of the news LIFO buffer.
Apple Intelligence (“coming in beta this fall*“), announced yesterday, will help you with writing and creating images while giving you less lame answers from Siri. (Which they should re-name. Siri is Apple’s Clippy.) It “can draw on larger server-based models, running on Apple silicon, to handle more complex requests for you while protecting your privacy.” The “larger models” will be white-labeled ChatGPT, plus Apple’s own small language models (SLMs).
Mozilla, which got $400+ million a year from Google (for search in the Firefox browser) starting in 2020, announce on June 3 that they will be Building open, private AI with the Mozilla Builders Accelerator. Jive:
This program is designed to empower independent AI and machine learning engineers with the resources and support they need to thrive. It aims to cultivate a more innovative AI ecosystem, and it’s one of Mozilla’s key initiatives to make AI meaningfully impactful — alongside efforts like Mozilla.ai, the Responsible AI Challenge and the Rise25 Awards.
The Mozilla Builders Accelerator’s inaugural theme is local AI, which involves running AI models and applications directly on personal devices like laptops, smartphones, or edge devices rather than depending on cloud-based services…
We chose Local AI as the theme for the Accelerator’s first cohort because it aligns with our core values of privacy, user empowerment, and open source innovation. This method offers several benefits including:
- Privacy: Data stays on the local device, minimizing exposure to potential breaches and misuse.
- Agency: Users have greater control over their AI tools and data.
- Cost-effectiveness: Reduces reliance on expensive cloud infrastructure, lowering costs for developers and users.
- Reliability: Local processing ensures continuous operation even without internet connectivity.
Looks to me like both of these are Big AI writ small. It’s “local,” not personal. It’s made to serve your needs with what BigAI offers through APIs. It is still essentially AIaaS (AI as a Service), rather than truly personal AI (pAI): personalized more than personal.
That’s also what I see when I read between the lines at Mozilla’s AI job openings. Take platform engineer. This person will (among other things), “assist in managing and orchestrating workloads across multiple cloud providers.” That’s fine. I’m sure true pAIs will do that too. But most of pAI will be more personal than that. It will deal with the mundanities of your everyday life. Not with coughing up answers that can only come from AIaaSes.
The problem with personalizing AI giant offerings is that they are large language models (LLM) trained on everything that can be crawled on the Internet, plus who knows what else. Not on your truly personal stuff. This is why “prompt engineering” worthy of the noun is ” not for anybody:
Prompt engineering is crucial for deploying LLMs but is poorly understood mathematically. We formalize LLM systems as a class of discrete stochastic dynamical systems to explore prompt engineering through the lens of control theory. We investigate the reachable set of output token sequences $R_y(\mathbf x_0)$ for which there exists a control input sequence $\mathbf u$ for each $\mathbf y \in R_y(\mathbf x_0)$ that steers the LLM to output $\mathbf y$ from initial state sequence $\mathbf x_0$. We offer analytic analysis on the limitations on the controllability of self-attention in terms of reachable set, where we prove an upper bound on the reachable set of outputs $R_y(\mathbf x_0)$ as a function of the singular values of the parameter matrices. We present complementary empirical analysis on the controllability of a panel of LLMs, including Falcon-7b, Llama-7b, and Falcon-40b. Our results demonstrate a lower bound on the reachable set of outputs $R_y(\mathbf x_0)$ w.r.t. initial state sequences $\mathbf x_0$ sampled from the Wikitext dataset. We find that the correct next Wikitext token following sequence $\mathbf x_0$ is reachable over 97% of the time with prompts of $k\leq 10$ tokens. We also establish that the top 75 most likely next tokens, as estimated by the LLM itself, are reachable at least 85% of the time with prompts of $k\leq 10$ tokens. Intriguingly, short prompt sequences can dramatically alter the likelihood of specific outputs, even making the least likely tokens become the most likely ones. This control-centric analysis of LLMs demonstrates the significant and poorly understood role of input sequences in steering output probabilities, offering a foundational perspective for enhancing language model system capabilities.
But all that stuff applies mostly when we’re prompting a big LLM system.
What about using AI in our own lives, where the data that matters most are in our calendars, contacts, financial and health records, our travels, our correspondence (email, chat, whatever)? And how about all the location data we might get from our cars, phone apps, and phone companies? These should be much easier for a pAI to gather, examine, and help us do useful things. Caring about much less data also means a pAI will be less likely to give wrong (hallucinated) answers.
Today the mental frame almost everybody uses for AI is the Big kind, ingesting everything they can get their crawlers on, and munching all of it in giant compute farms. Those systems are great for lots of stuff, but they still don’t deal with personal data listed in the last paragraph.
Not yet, anyway.
Look at it this way. For each of us, there are three data pools:
The pAI greenfield is with the last two.
Tell us who is working on what there, preferably with open source, and not sitting on walled garden silicon.
[Later… ] Since readers told me I had small language models (SLMs) wrong in one of the paragraphs above, and I’m not sure I had them right, I rewrote them out of the piece. I invite readers to post comments to further correct and expand on the subject of pAIs and what they can do.

Vous pensiez que Wikipedia était un havre de savoir libre et ouvert à tous ?
Détrompez-vous ! En Russie, le gouvernement vient de frapper un grand coup en clonant l’encyclopédie collaborative pour en faire une version légèrement différente, histoire de réécrire l’Histoire à sa sauce.
Fini Wikipedia, place à Ruviki ! Enfin quand je dis Ruviki, c’est en fait une version modifiée de Wikipedia en russe (Wikipedia RU) mais sans les articles qui dérangent. Bref, appelez ça comme vous voulez, le principe reste le même : on prend l’encyclopédie, on vire tout ce qui nous plaît pas, et voilà, on a une Wikipedia sous stéroïdes made in Kremlin. Pratique.
Concrètement, ce projet Ruviki a été initié par Vladimir Medeyko, président de Wikimedia.ru (la version russe de la Wikimedia Foundation). Les articles sur les « agents étrangers » (comprenez tous ceux qui osent émettre une opinion sur le gouvernement sans être sponsorisés par Poutine himself), les scandales impliquant des représentants du gouvernement ou encore les rapports sur la torture dans les prisons russes ont comme par magie disparu ! Pouf ! Envolés les « détails » qui fâchent.
Mais le plus drôle dans l’histoire, c’est que même les articles sur des sujets à priori sans rapport y passent. Prenez par exemple l’article sur « 1984 » de George Orwell. Bizarrement, toute mention du « Ministère de la Vérité », l’institution chargée de la propagande et de la réécriture de l’Histoire dans le roman, s’est volatilisée de Ruviki. Étonnant, non ?

Et ne croyez pas que seuls quelques articles sont concernés. D’après une analyse du chercheur Constantine Konovalov, ce sont plus de 200 000 caractères qui ont été modifiés ou supprimés dans les articles sur la liberté d’expression, 150 000 sur les droits humains, 96 000 sur les prisonniers politiques et 71 000 sur la censure. Ça en fait de la réécriture !
Le plus ironique dans tout ça, c’est que les autorités russes présentent ce Ruviki comme une version « fiable » et « neutre » de Wikipedia. Ben voyons… C’est sûr que quand on vire tout ce qui nous arrange pas, ça devient vite plus « neutre ». Dans le genre révision historique de niveau olympique, on n’a pas fait mieux depuis l’invention du correcteur liquide.
Et comme si ça suffisait pas, la véritable Wikipedia en russe est désormais bannie en Russie. Circulez, y a plus rien à voir ! Seule la version tronquée made in Kremlin est autorisée. C’est ballot, les Russes vont devoir se contenter d’une réalité quelque peu… alternative.
Mais bon, après tout, c’est pas comme si la Russie était réputée pour sa transparence, sa liberté d’expression et son amour de la vérité vraie. Alors une encyclopédie sous contrôle étatique, c’est bien pratique pourj le gouvernement qui ne fera plus de nuits blanches en se demandant si un article compromettant va être publié.
La prochaine fois que vous consulterez Wikipedia, ayez une petite pensée pour nos amis Russes qui, eux, devront se contenter de la version caviardée… (et c’est pas du Beluga)




Pour Numéricité, l’open est vecteur de transformation et d’innovation. La donnée est un actif à haute valeur stratégique. Elle permet de partager et d’interpréter de l’information. Fluidifier la circulation des données et encourager leur ouverture, c’est engager les organisations, publiques comme privées, dans l’adoption d’une culture de la donnée. C’est aussi un gage d’une meilleure transparence et efficacité de l’action publique, dans une logique de gouvernement ouvert. Enfin, c’est faciliter le développement de l’économie numérique en permettant des innovations privées appuyées sur des données publiques ouvertes.
C’est pourquoi les entreprises et les administrations publiques se transforment afin de mieux valoriser ces données et investissent dans la construction et la mise en place d’une stratégie data au service de leur stratégie globale.
Retour sur nos missions phares, traduction concrète de notre offre Transfo-soft !
Afin de faciliter la vie des usagers, citoyens comme entreprises, notre pôle Intelligence juridique et conformité a appuyé l’ouverture des données, comme celles produites par France Chaleur Urbaine ou MaCantine.
Moderniser les SI est un prérequis pour faciliter la circulation de la donnée. Pour cela, nous proposons une expertise d’audit nous permettant de formuler des recommandations d’actions concrètes. L’objectif est d’engager la transformation par les métiers, en améliorant leur process internes ou leur organisation produit par exemple.
Numéricité, c’est une équipe d’hommes et de femmes motivés par l’usage d’un numérique ouvert et responsable pour opérer des transformations. Loin d’être promoteur d’un solutionnisme technologique, nous nous faisons chantres de l’open, facteur de transparence et d’efficacité et d’innovation.
La France a une longue histoire d’amour avec l’open-data, et a forgé une vision particulière, notamment sous l’impulsion d’Etalab. Au travers de nos missions, nous sommes fiers de promouvoir ce numérique public français, cette “Digital French Touch”. Nous dessinons déjà la suite d’Etalab grâce aux anciens de la mission ayant rejoint Numéricité et notre réseau de partenaires, et ne cessons d’interroger l’open au regard des nouvelles dimensions technologiques et réglementaires afin de l’entretenir.
Découvrez nos missions phares de sensibilisation à la culture de la donnée et de transmission de la logique d’État-plateforme.
Nous avons accompagné de nombreux acteurs, territoires et gouvernements dans la concertation, la construction et la priorisation de leurs stratégies data. Un seul impératif : mettre l’humain, que ce soit les métiers, les acteurs économiques et/ou les usagers au cœur de la réflexion.
Pour embarquer ces différents collectifs, qu’ils soient spécialistes ou non de la data, nous disposons d’un large éventail de formats : open-lab, ateliers, entretiens, expérimentations, cas d’usage, datadays, hackathons. Il s’agit là d’une première brique de notre approche produit des stratégies data, visant ensuite à s’interroger sur les données à mobiliser, la gouvernance à constituer, les compétences à renforcer, avant de réaliser des expérimentations à petite échelle pour confirmer les orientations.
Voici quelques exemples emblématiques :
Co-construire une stratégie data et rédiger une feuille de route actionnable et appropriable pour Bruxelles, en se faisant facilitateur d’ateliers de travail thématiques.
Mobiliser le potentiel des datas pour améliorer les mobilités à l’échelle régionale lors d’un hackathon au cours duquel les participants pouvaient répondre aux quatre défis pensés en lien avec la stratégie open data d’Île-de-France Mobilités.
Aligner les différentes parties prenantes du Groupe Vyv sur une position ambitieuse autour de l’ouverture des données assurantielles, qui permette de mettre l’usager au centre de l’utilisation de ces données, en organisant une série d’open-lab.
Accompagner la rédaction de la feuille de route de la Direction du Numérique et de la Modernisation de Nouvelle-Calédonie, en organisant en partenariat avec Atlas Management une série d’ateliers, en proposant un parangonnage des exemples internationaux et en coachant des prototypes (POC) data appuyés sur la donnée.
Rétrospective de Mathilde Bras, avec les contributions de Cécile Le Guen, Augustin Courtier et Quentin Leroy
Les 19 et 20 octobre 2023, la communauté du numérique d’intérêt général s’est retrouvée à Bordeaux pour sa – désormais traditionnelle – grande réunion : Numérique en Commun(s). Cette année, 5 axes thématiques ont ponctué la programmation : données & territoires, écologie & soutenabilité, éthique & émancipation, communs & souveraineté, médiation & compétences numériques.
L’occasion pour Numéricité, partenaire de l’événement, de proposer plusieurs formats de partage d’expérience et de bonnes pratiques autour de défis qui nous tiennent à coeur : l’acculturation par le produit d’équipes ou d’organisations qui souhaitent se transformer, et la mobilisation du droit, en particulier du RGPD, comme un levier d’accélération des services publics numériques.
Dans cet article rétrospective, Mathilde Bras, Strategy & Innovation Manager chez Numéricité, revient sur les principaux enseignements partagés lors de l’atelier “Meilleures pratiques pour un projet data avec et pour des utilisateurs non tech”, et consolide 5 principes d’action pour des projets et produits data.
J’accompagne et entreprends de multiples projets autour de la donnée, depuis la conception de feuilles de route data jusqu’au développement de services d’exploitation de données métiers. Très souvent, je me retrouve dans une situation où les acteurs du projet ont besoin de parler le même langage, tout en mobilisant leurs propres expertises.
Mon rôle de coach est justement de traduire “le langage” des décideurs, faire remonter les besoins des utilisateurs auprès des équipes produit, être médiatrice des besoins opérationnels, et aussi de faciliter l’identification collective de points de passage. Cela se traduit concrètement par la définition des premières orientations du produit, l’identification des parties prenantes à associer, mais aussi la manière de mobiliser les utilisateurs, le mode de communication sur le produit, les risques potentiels, les compétences à mobiliser, etc.
Pour Numérique en Communs, j’ai donc proposé un exercice ouvert d’introspection à plusieurs porteurs d’initiatives liées à la valorisation des données publiques, qu’elles soient partagées en open data ou entre administrations :
En racontant nos expériences aux participants de l’atelier, nous avons pu partager des défis communs lorsqu’il s’agit de construire des produits qui se fondent sur l’exploitation de données. Leur similitude : à chaque étape, il est important de transformer des idées reçues en opportunités pour faire avancer son projet. Quelques exemples partagés pendant l’échange (nous avons partagé des exemples fictifs, mais inspirés de la réalité) :
Forts de ces témoignages et des questions posées par les participations de l’atelier NEC, nous avons consolidé quelques principes d’action pour guider des personnes travaillant actuellement ou prochainement sur des projets ou produits data, qu’elles aient des compétences “techniques” en données ou non.
Notre livrable pour la communauté Numérique en Communs – 5 principes d’action de projet data en commun(s) :
Ces principes ne sont pas exhaustifs, nous espérons qu’ils pourront guider le plus grand nombre ! N’hésitez pas à nous faire part de vos retours d’expérience par mail : communication@numericite.eu !
Ressources associées
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Je suis ravi d’accueillir cette semaine Marie Sophie L comme invitée spéciale. En cette période de fin d’année, quoi de mieux que d’explorer le monde de la RAWFOOD et de la GastRAWnomie® avec elle ? Elle partage dans ses formations non seulement les protocoles les plus efficaces, mais aussi les recettes les plus exquises de ce mode alimentaire végétal et cru.
Alors que la fin d’année annonce souvent une période d’excès alimentaires, cette semaine est dédiée à des plaisirs sans conséquences négatives. Pourquoi associer souvent alimentation saine et monotonie ? Marie Sophie L nous promène entre alimentation, voyage et philosophie de vie, nous invitant à imaginer une cuisine différente et un style de vie alternatif. Il ne s’agit pas de devenir un extrémiste du cru, mais plutôt d’apprendre à ravir nos papilles tout en prenant soin de notre corps et de notre esprit en toute conscience.
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