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L’IA : Un renfort pour les emplois, pas une menace ?

Nous sommes au cœur de la révolution de l’IA, un moment qui promet de redéfinir le paysage du travail tel que nous le connaissons. Alors que cette révolution prend de l’ampleur, une question pressante se pose : les emplois sont-ils confrontés à une menace existentielle ? Le potentiel de transformation de l’IA devenant de plus en plus évident dans tous les secteurs d’activité, nous trouvons-nous à un tournant décisif ? Quels défis et opportunités représente l’IA pour le marché de main-d’œuvre ? Aujourd’hui, l’exploration de la manière dont l’IA remodèle le marché du travail révèle qu’il ne s’agit pas de remplacer des emplois, mais plutôt de les améliorer.

Une évolution des rôles professionnels

L’étude du passé révèle que de nombreux rôles ont disparu au fil du temps, laissant place à de nouvelles opportunités. Les emplois de rêve d’antan, comme travailler dans des magasins de disques remplis de vinyles et de CD, ont largement disparu. De même, des fonctions telles que celles d’opérateur de cartes perforées dans les années 50 ou d’opérateur téléphonique dans les années 30, autrefois essentielles, ont été rendues obsolètes par les progrès technologiques. Pourtant, ces changements ont ouvert la voie à de nouvelles carrières. Les emplois les plus demandés aujourd’hui, tels que les community managers, n’existaient pas il y a quelques décennies, ce qui témoigne de la nature dynamique du marché de l’emploi. Cette évolution démontre un schéma récurrent : à mesure que les anciens emplois disparaissent, de nouveaux rôles, différents et souvent plus passionnants, apparaissent, reflétant les besoins et les capacités en constante évolution de notre société.

Historiquement, chaque révolution technologique a entraîné des changements économiques importants, alimentant des croissances économiques sans précédent, et créant des industries et des rôles professionnels entièrement nouveaux presque du jour au lendemain. Aujourd’hui, nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution avec l’IA. Cette technologie transforme l’économie, modifie le marché du travail et suscite de profondes questions sociales et éthiques. Ces transformations suscitent souvent, dans un premier temps, des craintes et des résistances, mais elles débouchent en fin de compte sur un élargissement des possibilités économiques et une amélioration de la qualité de vie. Embrasser ces changements plutôt que d’y résister permet d’en exploiter tout le potentiel.

L’essor de l’économie des services

L’impact de l’IA sur le travail est déjà évident. Les données de diverses plateformes révèlent une augmentation constante du travail en freelance. Malgré les fluctuations des offres d’emploi traditionnelles, le travail en freelance est de plus en plus répandu. En 10 ans, il y a eu une augmentation de 92 % de freelances en France (Eurostat, Statista), surtout depuis la crise sanitaire de 2019. Cette tendance est le reflet d’une évolution plus large vers une économie du travail à la tâche, dans laquelle l’IA joue un rôle crucial en facilitant l’efficacité et l’innovation. Les freelances, dotés d’outils d’IA, peuvent désormais offrir des services spécialisés qui étaient autrefois réservés aux grandes entreprises, démocratisant ainsi l’accès à des ressources de haute qualité et égalisant les chances des petites entreprises et des entrepreneurs individuels.

Les vagues d’innovation sont de plus en plus spectaculaires et se produisent à intervalles plus courts. Des innovations dont l’adoption prenait autrefois des décennies sont désormais intégrées en l’espace de quelques années, voire de quelques mois. L’IA en est un excellent exemple, car elle est rapidement adoptée dans divers secteurs. Cette accélération exige de s’adapter rapidement et de garder une longueur d’avance pour tirer parti de ces avancées de manière efficace. La vitesse à laquelle l’IA est adoptée peut être attribuée à sa polyvalence et à son potentiel de révolutionner d’innombrables secteurs, de la santé à la finance en passant par les arts créatifs. Cette intégration rapide met en évidence la nécessité d’un apprentissage continu et d’une agilité dans le développement professionnel.

Répondre aux questions sociales et éthiques

Considérez les trois phases des révolutions technologiques : l’introduction d’une technologie perturbatrice, l’impact économique et les questions sociales et éthiques qui en découlent. Au cours de la révolution industrielle, les machines ont remplacé une grande partie de la main-d’œuvre, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la perte d’emplois et aux disparités économiques. L’ère des “dot-com” dans les années 90 et 2000 a mis au premier plan les questions relatives à la protection de la vie privée. Aujourd’hui, l’IA suscite des débats sur l’autonomie et l’utilisation éthique de la technologie, y compris les défis posés par les “deep fakes”. Cela souligne l’importance d’aborder non seulement les implications économiques des nouvelles technologies, mais aussi les impacts sociétaux, en veillant à ce que les progrès profitent à tous et atténuent les préjudices potentiels.

Depuis le lancement d’outils d’ IA tels que ChatGPT, on observe une augmentation exponentielle des recherches liées à l’IA. Les entreprises explorent le potentiel de l’IA dans diverses applications, de la création de premières ébauches au développement de projets complets. Cette tendance souligne le rôle de l’IA dans la modification des procédés et l’amélioration de la productivité. La capacité de l’IA à traiter et à analyser rapidement de grandes quantités de données permet aux entreprises de prendre des décisions plus éclairées, de rationaliser leurs opérations et d’innover plus rapidement que jamais.

Pour prospérer aujourd’hui, entreprises et individus sont bien inspirées d’ adopter un état d’esprit proactif et adaptable. L’IA offre un accès démocratisé aux connaissances, mais il faut dépasser les résultats moyens en y ajoutant créativité et originalité, afin de garantir compétitivité et innovation. L’adaptabilité est clé, surtout en marketing : se remettre en question, rester curieux et adopter les nouvelles technologies permet de saisir les opportunités de l’IA et de réagir aux changements rapides. Les entreprises cultivant cette adaptabilité prospéreront face aux bouleversements technologiques.

“Lorsqu’un travailleur indépendant trouve en l’IA une solide source de productivité , cela reflète bien la situation actuelle : l’IA n’est pas une menace, mais un outil qui, utilisé de manière créative et efficace, peut considérablement améliorer la vie professionnelle” note Franck Thomas, responsable France de Fiverr. Cette dernière peut offrir des avantages concurrentiels, en permettant aux individus de fournir un travail de meilleure qualité et de manière plus efficace. Ceci, à son tour, peut conduire à une plus grande satisfaction des clients, à un développement de l’activité et à une croissance globale de la carrière.

En conclusion, la société a entamé la révolution de l’IA. Cette technologie offre un potentiel incroyable pour transformer le travail, en rendant les gens plus productifs et plus innovants. Pour les freelances, adopter l’IA n’est pas une fin en soi mais un moyen d’élever son niveau de jeu. L’avenir présente de vastes possibilités, et la clé du succès consiste à considérer l’IA comme un partenaire de progrès, travaillant aux côtés de l’ingéniosité humaine pour réaliser des avancées jusque-là inédites.

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OpenAI s’associe à Oracle et Microsoft pour renforcer ses capacités de calcul

Oracle, Microsoft et OpenAI ont annoncé avant-hier un partenariat stratégique visant à intégrer Oracle Cloud Infrastructure (OCI) à la plateforme Microsoft Azure AI. Cette collaboration vise à offrir des capacités supplémentaires à OpenAI qui jusqu’à présent s’appuyait uniquement sur Microsoft Azure pour ses besoins de calcul.

Le supercalculateur sur lequel ChatGPT a été entraîné, construit pour OpenAI par Microsoft et hébergé sur Azure, dispose de plus de 10 000 GPU. Pour maintenir ses opérations et continuer à innover dans le domaine de l’IA générative, la start-up a aujourd’hui besoin de GPUs supplémentaires. Cela fait d’ailleurs un certain temps que, face à la pénurie et au coût des puces nécessaires pour alimenter ses projets, elle envisagerait de fabriquer ses propres puces d’IA.

Sam Altman souligne :

“Nous sommes ravis de travailler avec Microsoft et Oracle. OCI étendra la plateforme Azure et permettra à OpenAI de continuer à évoluer“.

Retour sur la collaboration Microsoft-Oracle

La collaboration entre Microsoft et Oracle a débuté officiellement en juin 2019 avec l’annonce d’une interconnexion directe entre Microsoft Azure et Oracle Cloud Infrastructure. Cet accord initial visait à faciliter l’interopérabilité entre les deux plateformes, offrant aux entreprises la possibilité de migrer et de gérer des workloads critiques entre Azure et OCI.

En novembre dernier, les deux entreprises ont annoncé un accord pluriannuel permettant à Microsoft d’utiliser l’infrastructure d’IA d’OCI, en combinaison avec l’infrastructure d’IA de Microsoft Azure, pour inférer des modèles d’IA optimisés, notamment pour alimenter les recherches conversationnelles de Microsoft Bing.

Les modèles d’inférence utilisés par Microsoft Bing et ChatGPT nécessitent en effet des milliers d’instances de calcul et de stockage ainsi que des dizaines de milliers de GPU, fonctionnant en parallèle comme un superordinateur unique sur un réseau multi-terabit.

OCI : Une infrastructure à la pointe de la technologie pour l’IA

Les fonctionnalités d’IA sur mesure d’OCI permettent aux startups et aux grandes entreprises de créer et d’entraîner des modèles plus rapidement et de manière plus fiable dans le cloud distribué d’Oracle. Pour l’entraînement des modèles de langage de grande taille (LLM), OCI Supercluster peut évoluer jusqu’à 64 000 GPU NVIDIA Blackwell ou GB200 Grace Blackwell Superchips, connectés par un réseau de cluster RDMA à très faible latence et un choix de stockage HPC. De plus, les machines virtuelles OCI Compute et les instances NVIDIA GPU bare metal d’OCI peuvent exécuter une vaste gamme d’applications d’IA, incluant la vision par ordinateur, le traitement du langage naturel et les systèmes de recommandations.

Cette infrastructure offre aux entreprises les outils nécessaires pour innover et rester compétitives dans un paysage technologique en constante évolution. Elle permet une intégration fluide et efficace des capacités d’IA, optimisant ainsi les performances et la rentabilité. Des entreprises comme Adept, Modal, MosaicML, NVIDIA, Reka, Suno, Together AI, Twelve Labs, xAI, la start-up d’Elon Musk, l’utilisent pour l’entraînement et l’inférence de leurs modèles d’IA de nouvelle génération.

Larry Ellison, président et directeur technique d’Oracle, déclare au sujet de ce partenariat avec OpenAI :

“La course à la création du plus grand modèle de langage au monde est lancée, et elle alimente une demande illimitée pour l’infrastructure d’IA Gen2 d’Oracle. Des leaders comme OpenAI choisissent OCI parce qu’il s’agit de l’infrastructure d’IA la plus rapide et la plus rentable au monde”.

Sam Altman a tenu à préciser sur Linkedin :

“Nous voulons clarifier une certaine confusion par inadvertance. Notre relation stratégique avec Microsoft en matière de cloud est inchangée. Le partenariat avec OCI permet à OpenAI d’utiliser la plateforme Azure AI sur l’infrastructure OCI pour l’inférence et d’autres besoins. Tout le pré-entraînement de nos modèles de pointe continue de se produire sur des supercalculateurs construits en partenariat avec Microsoft”.

OpenAI s'associe à Oracle et Microsoft pour renforcer ses capacités de calcul
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Cognizant et Microsoft s’associent pour propulser l’IA générative au sein des entreprises

Cognizant, une entreprise leader dans les services de transformation numérique basée aux États-Unis, et Microsoft ont annoncé récemment une expansion de leur partenariat. L’ESN a acheté 25 000 licences Microsoft 365 Copilot pour ses collaborateurs, ainsi que 500 licences Sales Copilot et 500 licences Services Copilot afin d’améliorer la productivité, de rationaliser les flux de travail et de transformer l’expérience client.

En 2021, les deux partenaires créaient le Cognizant Microsoft Business Group (MBG) pour offrir des services de conseil et de transformation numérique basés sur les technologies et plateformes Microsoft aux clients de Cognizant. Ce dernier entend désormais leur permettre comme à ses employés d’exploiter le potentiel des IA génératives, elle a d’ailleurs l’intention de déployer Microsoft 365 Copilot auprès d’un million d’utilisateurs au sein de ses clients Global 2000 dans 11 secteurs d’activité.

Selon son étude publiée en 2023, l’IA devrait injecter 1 000 milliards de dollars dans le PIB américain au cours des dix prochaines années. L’ESN entend y contribuer, tout comme à l’accélération de l’adoption de l’IA en Inde, pays où elle est fortement implantée depuis ses débuts.

Fin octobre dernier, elle a lancé le programme Synapse, visant à doter plus d’un million de personnes, dont plus de 200 000 de ses employés, de compétences technologiques de pointe, telles que l’IA générative. 35 000 développeurs Cognizant ont ainsi été formés à GitHub Copilot, et 40 000 supplémentaires le seront prochainement.

Ravi Kumar S, PDG de Cognizant, explique :

“L’IA générative peut changer la donne pour pratiquement toutes les entreprises de tous les secteurs, en ouvrant de nouvelles possibilités d’innovation, d’efficacité et de croissance. C’est pourquoi nous investissons 1 milliard de dollars dans l’IA générative au cours des trois prochaines années et dirigeons le développement de nouvelles recherches afin d’explorer son potentiel pour nos clients, leurs employés et leurs clients finaux. Nous nous engageons à les aider à exploiter la puissance de l’IA générative à grande échelle, et Microsoft Copilot est un outil éprouvé qui peut apporter des gains transformateurs, libérer les talents et le potentiel d’une manière que nous ne pouvons qu’imaginer”.

Des solutions spécifiques à chaque industrie

Cognizant et Microsoft vont collaborer étroitement pour fournir des solutions spécifiques à l’industrie en utilisant Copilot Studio. Cette plateforme permet aux utilisateurs de concevoir et de personnaliser leurs propres Copilots, adaptés à leur secteur d’activité et à leur fonction, en exploitant de grands modèles de langage, des applications métier et des données d’entreprise. Au-delà du secteur de la santé, Cognizant et Microsoft accorderont une priorité particulière aux applications dans des domaines tels que la vente au détail, les biens de consommation, les services financiers, les sciences de la vie, la fabrication, les communications et les médias.

Plusieurs de ces cas d’utilisation sont déjà concrets. Microsoft cite dans son communiqué une société de médias avec qui Cognizant travaille pour améliorer la traduction et fournir des sous-titres, un doublage et une adaptation culturelle précis. Il collabore d’autre part avec une entreprise manufacturière afin d’optimiser les diagnostics d’ingénierie à distance pour aider les techniciens sur le terrain à identifier, analyser et résoudre les problèmes de maintenance. Un autre cas d’utilisation mis en avant est celui d’un fournisseur de services éducatifs accompagné par Cognizant pour transformer son modèle opérationnel afin de créer et de diffuser du contenu numérique personnalisé, adapté aux préférences et aux besoins des enseignants et des élèves.

Cognizant et Microsoft s'associent pour propulser l'IA générative au sein des entreprises
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Coca-Cola & Microsoft : l’alliance de deux géants autour du cloud et la GenAI

Les deux compagnies qui avaient annoncé un premier partenariat de cinq ans il y a tout juste quatre ans, en avril 2020, n’ont pas attendu la fin de celui-ci pour annoncer un élargissement de leur accord pour la même durée. Coca-Cola vient de s’engager à investir 1,1 milliard de dollars pour étendre son utilisation des services cloud de Microsoft et accéder à ses capacités d’IA générative.

Des sodas comme le célèbre Coca-Cola, Sprite et Fanta aux boissons énergisantes comme Monster Energy, en passant par les thés glacés de la gamme Fuze Tea, Coca-Cola possède et commercialise une vaste gamme de produits à travers le monde.

En 2020, les entreprises n’appréhendaient pas encore le potentiel des IA génératives pour leur industrie, l’arrivée de ChatGPT fin 2022 a totalement bouleversé la donne, et depuis, leur adoption a connu une croissance exponentielle. Les organisations de toutes tailles explorent désormais comment l’IA générative peut transformer leurs opérations, leurs produits et leurs services, Coca-Cola n’y fait pas exception.

Preuve en est que, si dans le cadre du partenariat amorcé en 2020, il était prêt à investir 250 millions de dollars pour utiliser Microsoft Azure, Dynamics 365 et Microsoft 365, il est aujourd’hui prêt à engager plus de 1,1 milliard de dollars pour utiliser les derniers outils d’IA générative de Microsoft, notamment Azure OpenAI Service.

Coca-Cola qui a migré toutes ses applications vers Microsoft Azure travaille désormais avec Microsoft au développement de nouveaux cas d’utilisation d’IA générative dans diverses fonctions commerciales, allant du marketing à la fabrication, en passant par la chaîne d’approvisionnement. Ils exploreront également comment améliorer au sein des marques de Coca-Cola la productivité avec Copilot pour Microsoft 365 et l’expérience client grâce aux assistants d’IA générative proposés en preview sur Azure OpenAI Service depuis février dernier.

Neeraj Tolmare, Vice-Président senior et Directeur mondial des systèmes d’information de Coca-Cola assure :

“Notre partenariat élargi avec Microsoft est un nouveau chapitre important dans le parcours de Coca-Cola vers une entreprise axée sur le numérique et alimentée par les technologies émergentes. Les capacités de Microsoft nous aident à accélérer l’adoption de l’IA pour créer de la valeur ajoutée pour l’entreprise”. 

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Etat des lieux de l’IA : les 10 points saillants du « AI Index Report 2024 » de l’Université de Stanford

L’AI Index Report de l’Institut d’Intelligence Artificielle Centrée sur l’Humain de l’Université de Stanford (HAI) est reconnu comme l’une des sources les plus fiables de données et d’informations sur l’IA. Dans les plus de 500 pages de l‘édition 2024 publiée récemment, il apporte un éclairage approfondi sur le rythme rapide des progrès de l’IA, de la recherche et du développement à la performance technique et à l’éthique, en passant par l’économie et l’éducation, la politique et la gouvernance de l’IA.

Via ce rapport, le HAI se donne pour mission de fournir des données impartiales, rigoureusement vérifiées et largement sourcées afin que les décideurs politiques, les chercheurs, les cadres, les journalistes et le grand public puissent acquérir une compréhension plus approfondie et plus nuancée du domaine complexe de l’IA.

Pour cette 7ème édition, il a élargi son champ d’action pour couvrir plus largement les tendances essentielles telles que les avancées techniques de l’IA, les perceptions publiques de la technologie et les dynamiques géopolitiques entourant son développement. On peut ainsi y retrouver des estimations sur les coûts de l’entraînement de l’IA, des analyses détaillées du paysage de l’IA responsable ou un chapitre consacré à l’impact de l’IA sur la science et la médecine.

Les 10 points saillants du rapport 2024

L’IA surpasse l’homme sur certaines tâches

Le rapport du HAI souligne les progrès impressionnants réalisés par les systèmes d’IA ces dernières années. En 2023, ils ont surpassé les performances humaines sur plusieurs benchmarks de référence pour la classification des images, le raisonnement visuel et la compréhension de l’anglais. Cependant, l’IA reste à la traîne sur des tâches plus complexes comme les mathématiques de niveau compétition, le raisonnement visuel de bon sens et la planification.

L’industrie domine la recherche en IA

En 2023, l’industrie a produit 51 modèles d’apprentissage automatique notables, contre 15 pour le monde universitaire. Il y a également eu 21 modèles remarquables résultant de collaborations entre l’industrie et le milieu universitaire en 2023, ce qui constitue également un nouveau record.

Crédit : AI Index Stanford

Des modèles de pointe de plus en plus coûteux

Selon les estimations de l’AI Index, les coûts d’entraînement des modèles d’IA de pointe ont atteint en 2023 des niveaux sans précédent. Ainsi l’entraînement de GPT-4 d’OpenAI a coûté environ 78 millions de dollars tandis que celui de Gemini Ultra de Google a atteint un nouveau sommet, revenant à 191 millions de dollars.

Les États-Unis conservent leur position de leader

Les États-Unis devancent toujours la Chine, l’UE et le Royaume-Uni en tant que principale source de modèles d’IA de pointe. En 2023, 61 modèles d’IA de pointe provenaient d’institutions basées aux États-Unis, loin devant les 21 de l’Union européenne et les 15 de la Chine.

Google a été le plus prolifique avec 18 modèles devant Meta (11), Microsoft (9) et OpenAI (7).

Un besoin urgent de standardisation dans les rapports responsables sur l’IA

Le rapport du HAI met en lumière l’absence de critères uniformes pour évaluer la responsabilité des systèmes d’IA, ce manque de normalisation rend difficile la comparaison systématique des risques et des limites des différents modèles d’IA. Les principaux développeurs, tels que OpenAI, Google et Anthropic, utilisent ainsi la plupart du temps des benchmarks différents lorsqu’ils testent leurs modèles en termes de responsabilité.

Une normalisation appropriée est cruciale pour renforcer la confiance du public dans l’utilisation de l’IA tout en assurant des pratiques éthiques et transparentes dans le développement et le déploiement de ces technologies.

L’investissement dans l’IA générative monte en flèche

On a vu l’an passé les investisseurs se tourner vers l’IA générative. Le rapport confirme cette tendance : le financement de la GenAI a été pratiquement multiplié par huit en 2023 par rapport à l’année précédente pour atteindre 25,2 milliards de dollars, et ce, malgré une baisse globale des investissements privés dans l’IA entamée en 2022. Les principaux acteurs du secteur, notamment OpenAI, Anthropic, Hugging Face et Inflection, ont annoncé des levées de fonds importantes.

Des travailleurs “augmentés” par l’IA

Le rapport s’appuie sur les données de diverses études publiées en 2023 sur l’impact de l’IA sur la main-d’œuvre. Celles-ci ont démontré que l’IA permettait aux employés d’effectuer leurs tâches plus rapidement tout en améliorant la qualité de leur production et qu’elle permettait de combler l’écart de compétences entre travailleurs peu qualifiés et hautement qualifiés. Toutefois, d’autres études mettent en garde contre le fait que l’utilisation de l’IA sans une supervision adéquate peut entraîner une diminution des performances, ce que le rapport souligne.

Les progrès scientifiques boostés par l’IA

En 2022, les modèles d’IA ont été utilisés pour faciliter les simulations sur la fusion de l’hydrogène, améliorer l’efficacité de la gestion énergétique et pour générer de nouveaux anticorps…  2023 a vu le lancement d’applications d’IA ouvrant une nouvelle ère dans la recherche. Le rapport cite notamment AlphaDev, qui optimise l’efficacité du tri algorithmique, et GNoME, qui facilite le processus de découverte de matériaux et a le potentiel de transformer divers secteurs technologiques, tous deux développés par Google DeepMind.

L’IA de plus en plus réglementée aux Etats-Unis

Le HAI, situé en Californie, s’est intéressé à l’encadrement de l’IA aux USA. Il montre que le nombre de réglementations liées à l’IA aux États-Unis a considérablement augmenté au  cours des cinq dernières années, passant de une en 2016 à 25 en 2023. Rien que l’année dernière, le nombre total de réglementations liées à l’IA a augmenté de 56,3 %.

Une prise conscience mondiale de l’impact potentiel de l’IA et des craintes en hausse

La perception du public concernant l’IA évolue. Selon une enquête d’Ipsos, la proportion de personnes estimant que l’IA aura un impact significatif sur leur vie dans les trois à cinq prochaines années est passée de 60 % à 66 % au cours de l’année dernière. De plus, 52 % des répondants ont exprimé leur nervosité à l’égard des produits et services liés à l’IA, ce qui représente une augmentation de 13 % par rapport à 2022. Aux États-Unis, selon les données de Pew, 52 % des Américains se disent plus préoccupés qu’enthousiastes à l’égard de l’IA, contre 37 % en 2022.

Retrouver l’intégralité du rapport ici

AI-Index-Report-2024
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UNESCO et neurotechnologies : vers l’élaboration d’un cadre éthique mondial pour 2025

Les travaux sur les implications éthiques des neurotechnologies menés en 2021 par l’UNESCO ont souligné la nécessité d’un modèle de gouvernance mondiale solide. Cette semaine, 24 experts internationaux chargés de rédiger un projet de cadre éthique, nommés par Audrey Azoulay, la Directrice générale de l’UNESCO, se réunissent pour la première fois dans les bureaux de l’Organisation à Paris.

Les troubles neurologiques représentent désormais la principale cause de maladie et d’invalidité à l’échelle mondiale : une personne sur huit vit avec un trouble mental ou neurologique, ce qui représente près d’1/3 des dépenses de santé dans les pays développés et une charge très lourde pour les pays à faible ou moyen revenu. Ce fardeau est d’ailleurs appelé à s’alourdir dans les prochaines décennies avec le vieillissement de la population mondiale, le nombre de personnes de plus de 65 ans devant doubler d’ici à 2050.

Le potentiel des neurotechnologies dans le traitement de ces maladies représente une source d’espoir considérable. Cependant pour l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) :

“Etant donné que les neurotechnologies interagissent directement avec le cerveau, qui est au cœur de l’identité, de l’autonomie, de la vie privée et de l’épanouissement de l’être humain, leur progression et leur commercialisation rapides soulèvent des questions éthiques, juridiques et sociétales sans précédent qui appellent une réponse”. 

Alors que l’utilisation des neurotechnologies dans le secteur médical est encadrée par des règles bioéthiques, selon l’UNESCO, le neuromarketing, l’analyse des informations neuronales pour comprendre les préférences et les décisions d’achat des consommateurs, “représente une menace pour l’intimité psychique et la liberté de pensée, mettant ainsi en danger la démocratie et la liberté politique”.

En réponse à l’absence de cadre éthique mondial dans le domaine, Audrey Azoulay a proposé aux 194 Etats membres de l’UNESCO de développer le premier cadre normatif pour assurer la protection des droits humains et des libertés fondamentales, ce qu’ils ont approuvé en novembre dernier.

Un cadre éthique mondial avant fin 2025 ?

La proposition d’un cadre éthique mondial pour les neurotechnologies s’inscrit dans la continuité des précédentes initiatives de l’UNESCO en matière d’éthique scientifique. L’Organisation, qui a joué un rôle pionnier en établissant des cadres mondiaux pour le génome humain (1997), les données génétiques humaines (2003), la bioéthique et les droits humains (2005) et l’IA (2021), a pour projet l’adoption de ce cadre en novembre 2025.

Le groupe d’experts internationaux, nommés par sa directrice générale, se compose de spécialistes de l’IA, des neurosciences, de la psychologie, de l’interface cerveau-machine, des neurotechnologies, de l’éthique et de la bioéthique. Ils proposeront un premier projet de recommandation à l’issue de leur réunion cette semaine à Paris.

Des consultations mondiales, régionales et nationales menées par l’UNESCO débuteront dans les jours suivants et se poursuivront jusqu’en juillet prochain. Elles visent à recueillir les avis d’un large éventail de parties prenantes et à intégrer des perspectives pluralistes dans le projet de recommandation, garantissant ainsi un processus d’élaboration ouvert et inclusif.

Lors d’une seconde réunion en août prochain, les experts intègreront les contributions issues de ces consultations à leur projet de recommandation qui sera communiqué aux Etats membres d’ici septembre 2024, ouvrant ainsi le processus de consultation intergouvernementale qui se déroulera jusqu’en 2025.

Le texte final de la recommandation sera présenté pour adoption en novembre 2025 lors de la 43e session de la Conférence générale.
Audrey Azoulay affirme :

“Les neurotechnologies sont prometteuses pour résoudre de nombreux problèmes de santé. Mais elles peuvent aussi constituer une menace pour les droits humains, la liberté de pensée et la vie privée. Il est urgent d’établir un cadre éthique commun au niveau international, comme l’a fait l’UNESCO pour l’intelligence artificielle en 2021. Il ne peut y avoir de collecte des données neuronales sans droits neuronaux”.

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PwC Tax & Legal Espagne enrichit sa plateforme IA Harvey avec les contenus de Lefebvre Sarrut

PwC (PricewaterhouseCoopers), l’un des Big Four, les quatre plus importants cabinets d’audit et de conseil mondiaux, annonçait en mars 2023 un partenariat avec la start-up californienne Harvey, soutenue par le fonds d’OpenAI, pour fournir à ses clients des solutions basées sur l’IA générative. Sa filiale, PwC Tax & Legal Espagne, vient de signer un partenariat stratégique avec un autre pionnier de la GenAI : Lefebvre Sarrut, ce qui va lui permettre d’accéder aux contenus juridiques et fiscaux de ce dernier pour optimiser sa plateforme d’IA Harvey personnalisée.

Différentes études comme le rapport sur l’impact de l’Intelligence artificielle générative sur les professions juridiques récemment publié par l’European Legal Technology Association (ELTA) montrent que les professionnels du droit sont majoritairement prêts à adopter l’IA générative, malgré des inquiétudes sur la confidentialité et la sécurité des données.

Alors qu’une autre étude a mis en lumière les erreurs des IA génératives dans le domaine juridique, que les auteurs appellent “hallucinations légales”, deux acteurs sont venus se positionner récemment sur ce marché en France, avec des solutions basées sur leurs  données juridiques, garantissant la fiabilité et l’exactitude des informations fournies : LexisNexis et Lefebvre Sarrut.

Lefebvre Dalloz, la marque ombrelle en France du groupe Lefebvre Sarrut, un des leaders européens dans le domaine juridique et fiscal, a ainsi annoncé en février le lancement dans l’Hexagone de GenIA-L. L’assistant basé sur l’IA générative, conçu pour les professionnels du droit et du chiffre, simplifie la recherche juridique, complexe et chronophage. Les réponses sourcées permettent ainsi aux utilisateurs de bénéficier d’une expertise précieuse, une réécriture de l’explication juridique en langage clair est, en outre, accessible aux non-initiés.

La plateforme IA Harvey enrichie avec les contenus juridiques et fiscaux de Lefebvre Espagne

La nouvelle plateforme, fruit du partenariat de la filiale espagnole PwC Tax & Legal et Lefebvre Espagne, sera opérationnelle dans les prochains mois et sera accessible aux clients espagnols, cabinets de conseil juridique et fiscal et entreprises, via des accords de licence.

Elle sera également utilisée en interne par plus de la moitié des 1 000 professionnels espagnols de PwC pour soutenir la prestation de leurs services de conseil juridique et fiscal. Selon les partenaires, “Cette alliance stratégique facilitera l’intégration de l’un des outils d’IA générative les plus puissants dans le monde juridique avec la base d’informations documentaires la plus étendue sur le marché espagnol”.

Joaquin Latorre, partenaire en charge de PwC Tax & Legal, commente :

L’IA générative ouvre des possibilités sans précédent et transforme déjà la manière dont nos professionnels et nos clients travaillent. Nous avons mené des tests internes et analysé des cas de support pour notre propre travail quotidien au cours des derniers mois. Maintenant, nous allons plus loin : cet accord révolutionne le marché espagnol en combinant les capacités d’analyse de l’IA de la version personnalisée de la plateforme Harvey de PwC avec le contenu fiscal et juridique le plus complet de Lefebvre, filiale espagnole de Lefebvre Sarrut, ainsi que les connaissances et l’expérience de nos avocats et conseillers fiscaux.”

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L’IA générative au sein des services publics : Gabriel Attal dévoile Albert, un modèle de la DINUM

Ce sont les maisons France Services qui ont expérimenté les premières le LLM Albert. Gabriel Attal, en visite dans l’une d’elles à Sceaux, a annoncé ce mardi 23 avril 2024 le prochain déploiement au sein des services publics de ce modèle d’IA souverain, puisque développé par et pour des agents publics français.

Il y a un an, en mai 2023, le gouvernement annonçait une expérimentation visant à mettre l’IA générative au service des agents et usagers du service public, officialisée en octobre suivant par Stanislas GUERINI, Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.

L’expérimentation de l’IA générative au sein des services publics : un temps de réponse divisé par 2

Le mois de septembre précédent, mille agents de la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse), Pôle Emploi ou l’Assurance Maladie ont testé un modèle adapté par la start-up française AlloBrain, du LLM Claude d’Anthropic, pour répondre aux commentaires laissés par les usagers sur le site Services-publics.fr.

Les premiers résultats de l’expérimentation, menée par la DITP et la Direction Interministérielle du Numérique (DINUM), se sont avérés très concluants :

  • Dans les services publics volontaires, 1 réponse sur 2 a été facilitée par l’IA ;
  • Le temps de réponse moyen est passé de 7 jours à 3 jours ;
  • Au bout de 2 mois, 70% des agents ont un ressenti positif de l’utilisation de l’outil et 74% des usagers se sont dits satisfaits de la réponse apportée.

Albert, un modèle souverain open source spécialisé en interne

La DINUM travaille depuis juin  2023 au développement d’Albert, un modèle interne. En octobre dernier, Ulrich Tan, ingénieur polytechnicien, Chef du pôle Datalab du département Etalab de la Direction interministérielle précisait que ce modèle allait reposer sur “des briques technologiques, des intelligences artificielles pré-entraînées et disponibles en open source”, comme Llama ou Falcon,  optimisées grâce au fine-tuning pour les besoins des agents du service public. Les modèles open source de Mistral AI lancés à partir de fin septembre auraient également contribué au développement d’Albert.

Créé par et pour des agents publics, cet outil d’IA générative souverain, libre et ouvert, devait être déployé auprès de conseillers volontaires du réseau France services avant de l’être dans d’autres services publics, ce que vient de confirmer Gabriel Attal :

“Je vous annonce que nous avons développé une intelligence artificielle souveraine, française, qui va révolutionner nos services publics et que nous mettons désormais au service des Français”.

Mentionnant les travaux d’Ulrich Tan et ses collaborateurs au sein du Datalab, il a ajouté :

“Grâce à eux, la France est le premier pays européen à inaugurer une IA 100% souveraine et à la mettre au service de ses services publics”.

Le 7 février dernier, la DINUM a reçu le prix “innovation” lors des Victoires des Acteurs publics, un événement organisé par le média Acteurs Publics sous le haut patronage de la présidence de l’Assemblée nationale, pour le lancement d’Albert.

Albert France Services

Chaque mois, les conseillers des 2700 guichets uniques du réseau France Services doivent répondre à près de 800 000 démarches des Français, parfois très complexes.

La version spécifique du réseau “Albert France services”, grâce à un moteur de réponse en langage naturel, leur facilite l’accès aux informations en leur générant une réponse adaptée à la situation de l’usager qu’il accompagne.

Albert fournit au conseiller une réponse rédigée spécifique à la question posée, mais également :

  • Les sources sur lesquelles il s’est appuyé pour produire la réponse ;
  • Une liste d’autres questions fréquemment posées en lien avec la réponse ;
  • Des liens pratiques (téléservices, simulateurs …) ;
  • Des fiches pratiques issues de service-public.fr.

Le conseiller a ensuite la liberté d’utiliser ou non les réponses suggérées ou de les adapter. Comme le souligne le Premier ministre, le but n’est pas de remplacer les agents publics mais de leur permettre de dégager plus de temps pour les relations humaines :

 “A l’IA les tâches rébarbatives, et aux agents publics, le lien avec nos concitoyens”.

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Programme GenIAles : Microsoft et Simplon ouvrent les portes du numérique aux femmes

A l’occasion du Microsoft AI Tour, Microsoft France a annoncé une initiative de grande ampleur pour accélérer la démocratisation de l’usage de l’IA générative : “À VOUS L’IA”. C’est dans ce cadre que Microsoft, qui vise à former 100 000 Français à la GenAI en 2024, s’est engagé à collaborer avec Simplon pour faciliter l’immersion des femmes dans les métiers techniques du numérique via le programme GenIAles. 

Avec “À VOUS L’IA”, Microsoft France a l’ambition de démocratiser l’IA générative en développant les compétences des Français, actifs comme étudiants, chefs d’entreprise comme salariés, associations ou encore entrepreneurs sociaux. Le programme GenIAles s’adresse quant à lui aux demandeuses d’emploi, aux femmes souhaitant se reconvertir ou simplement s’initier et se familiariser avec les IA génératives.

Dans ce but, Microsoft France s’est associé à Simplon, une entreprise sociale française qui propose des formations gratuites dans le domaine du numérique, notamment le développement web, la data science, et d’autres compétences liées aux nouvelles technologies. Les deux entreprises collaborent depuis 2018, notamment dans le cadre des écoles IA Microsoft By Simplon.

Véronique Saubot, Directrice générale de Simplon, déclarait lors de l’annonce de Microsoft :

“Simplon est ravi de s’associer à l’initiative de Microsoft “A vous l’IA”, faisant ainsi rayonner l’IA et son immense potentiel en France, dans la continuité de toutes nos actions communes : les écoles IA Microsoft by Simplon, le programme européen Tech time 2 skill, notre programme GenIAles pour les femmes”. 

Le programme GenIAles

Ce programme intensif de 3 jours, qui a débuté à Toulouse le 9 avril dernier, vise à ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles dans le secteur du numérique à 175 femmes. Accessible à toutes, sans condition de diplôme et totalement financé, il leur permettra d’obtenir un certificat professionnel de Microsoft.

JOUR 1 – Introduction et pratique de l’IA générative
  • Bingo Tech ! pour briser la glace avec toutes les participantes.
  • Présentation générale sur les opportunités du secteur du numérique et les formations techniques disponibles.
  • Introduction aux IA génératives.
  • Atelier interactif “Bing et Au-delà” pour apprendre à comparer l’efficacité et la profondeur des informations obtenues avec un moteur de recherche.
JOUR 2 – Découverte de nouveaux outils et les enjeux d’éthiques
  • Découverte des bases d’utilisation de l’outil de chat populaire, Microsoft Bing Chat.
  • Atelier “les femmes et le numérique, toute une histoire !” une exploration de la relation entre les femmes et le monde numérique.
  • Portraits de femmes ayant marqué l’histoire du numérique à l’aide de l’outil Bing Image Creator.
  • Introduction aux préoccupations éthiques autour de l’IA générative.
JOUR 3 – Approfondissement et passage de la certification Linkedin Career Essentials in Generative AI
  • Atelier “le futur de la Tech, c’est moi !” pour réfléchir au projet de carrière dans la tech.
  • Apprendre à utiliser Copilot pour rédiger une présentation impactante de son profil.
  • Atelier dédié à la création d’un plan d’actions personnel post-formation.
  • Passage de la certification Linkedin Learning sur les IA génératives pour valider les compétences.

Le programme se déroule à différentes dates dans plusieurs villes. Après Toulouse puis Bayonne la semaine dernière, les prochains bootcamps auront lieu à :

  • Issy les Moulineaux (14-16 mai)
  • Rennes (4-6 juin)
  • Bordeaux (12-14 juin)
  • Lyon (18-20 juin)
  • Grenoble (24-26 juin)

Les candidatures sont ouvertes jusqu’à 2 semaines avant la formation ici

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Etude du groupe SII : l’IA générative peine à s’imposer dans le quotidien des Français

Une récente étude du groupe SII, entreprise de services du numérique et de conseils en technologie à dimension internationale, menée en collaboration avec l’institut de sondage Viavoice révèle une adoption plutôt timide de l’IA générative en France. Les résultats mettent en lumière la méconnaissance de cette technologie parmi les Français et les craintes qui en freinent l’intégration dans leur vie quotidienne.

Viavoice a interrogé un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 16 ans et plus. Pour le groupe SII, la perception que les Français ont de l’IA générative “interroge alors que le gouvernement affiche une volonté de faire de la France un champion de l’IA. Des ambitions qui semblent décorrélées du quotidien des Français : si 65% des sondés ont déjà entendu parler d’IA générative, seuls 22% d’entre eux voient très bien de quoi il s’agit”.

L’enquête révèle que près de 81% des personnes interrogées n’ont pas encore expérimenté l’IA générative pour un usage personnel malgré le battage médiatique autour de ChatGPT.  Côté entreprises, le constat est également édifiant : alors que 22% des actifs ont déclaré que cette technologie est déployée ou en cours de déploiement au sein de leur entreprise, seuls 4% d’entre eux peuvent témoigner d’un déploiement dans l’ensemble de leur entreprise.

L’usage de la GenAI est en effet également marginal dans le cadre professionnel. Seulement 17% des personnes interrogées ont déclaré utiliser l’IA générative à des fins professionnelles, plus de la moitié des artisans et des commerçants (51%) ne se sentent pas concernés par la technologie, n’appréhendant pas son potentiel pour leur entreprise.

Les technologies d’IA générative sont actuellement adoptées par un cercle restreint d’initiés. La majorité des personnes qui ne les utilisent pas actuellement (75%) ne prévoient pas de les adopter à l’avenir. Cependant, parmi les utilisateurs actuels, 35% souhaitent continuer à les utiliser et 33% aimeraient même les utiliser davantage. L’expérience semble donc jouer un rôle clé dans l’adoption future de l’IA générative, avec une demande croissante pour des outils qui simplifient les tâches quotidiennes.

Les attentes et les préoccupations des Français face à la GenAI

En ce qui concerne les attentes des Français vis-à-vis de l’utilisation future de l’IA, 59% espèrent qu’elle leur rendra la vie plus facile, un chiffre qui monte à 69% chez les personnes de plus de 50 ans. De plus, 51% attendent de l’IA qu’elle les aide à développer leurs compétences professionnelles.

Malgré cet optimisme affiché, selon les résultats de l’étude, les Français sont majoritairement préoccupés par l’impact potentiel de l’IA générative sur leur vie quotidienne et sur la société dans son ensemble, malgré des niveaux variables de familiarité avec cette technologie.

Les trois principales craintes évoquées par les personnes interrogées concernent :

  • Le rapport à l’information : une préoccupation partagée par 83% des sondés, qui craignent que l’IA ne brouille les frontières entre vérité et mensonge, amplifiant ainsi les défis liés à la désinformation. Ces inquiétudes rejoignent les discussions mondiales, telles que celles tenues lors du Forum de Davos, où la désinformation a été identifiée comme un risque majeur selon le Global Risk Report 2024 ;
  • La déshumanisation des rapports sociaux : pour 82% des Français, il y a une crainte tangible que l’IA générative ne réduise les interactions sociales authentiques au profit des interactions technologiques, alimentant ainsi le sentiment de déconnexion humaine ;
  • La dépendance professionnelle : une autre préoccupation partagée également par 82% des répondants est la crainte que certains secteurs ne deviennent excessivement dépendants de l’IA générative, créant ainsi une vulnérabilité accrue dans le monde du travail.

Outre une méconnaissance de la technologie, l’enquête Viavoice x SII dévoile ainsi un paysage complexe où l’IA générative suscite à la fois enthousiasme et appréhension. Pour concrétiser les ambitions de la France en matière d’IA, il est impératif de promouvoir une approche équilibrée, qui allie innovation technologique et réflexion éthique. Grâce aux efforts des gouvernements, des entreprises et de la société civile, la France pourrait saisir tout le potentiel de l’IA générative tout en atténuant ses impacts négatifs potentiels.

Charles Mauclair, Directeur Général de SII France, conclut :

“L’IA offre un potentiel immense pour façonner un avenir meilleur pour tous. En éduquant et en sensibilisant le grand public, en encourageant l’innovation et en régulant de manière responsable, nous pouvons faire de l’IA une force positive au service de l’humain. En unissant nos efforts et en accordant la priorité à l’IA, nous pouvons créer un monde où elle est synonyme d’opportunité, d’inclusion et de progrès pour tous”.

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ATLAS se réinvente en électrique : Boston Dynamics promet des performances accrues

Boston Dynamics, leader mondial dans le domaine de la robotique avancée, a annoncé le retrait de son Atlas hydraulique et dévoilé un robot Atlas entièrement électrique conçu pour des applications réelles. Cette nouvelle plateforme représente une évolution significative dans la gamme des robots humanoïdes de l’entreprise, promettant des performances améliorées et une adaptabilité accrue pour résoudre les défis industriels les plus complexes.

Rival d’Olympus, le Tesla bot humanoïde d’Elon Musk, Atlas est initialement un projet de R&D de Boston Dynamics retenu par la DARPA visant la conception d’un robot pour diverses tâches de recherche et de sauvetage. Le premier Atlas avait été présenté au public par Boston Dynamics en juillet 2013 et n’avait cessé d’être d’amélioré comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous.

En passant d’une technologie hydraulique à une technologie entièrement électrique, l’Atlas électrique offre une plus grande amplitude de mouvement et une capacité de manipulation renforcée, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles applications dans divers secteurs industriels.

Bien qu’Atlas soit un humanoïde, une conception utile pour les robots travaillant dans un monde conçu pour les humains, il est équipé pour se mouvoir avec une efficacité maximale, sans être limité par la biomécanique humaine.

Boston Dynamics déclare :

La version électrique de l’Atlas sera plus puissante, avec une plus grande amplitude de mouvement que n’importe laquelle de nos générations précédentes. Par exemple, notre Atlas hydraulique de dernière génération (HD Atlas) pouvait déjà soulever et manœuvrer une grande variété d’objets lourds et irréguliers ; Nous continuons à nous appuyer sur ces capacités existantes et explorons plusieurs nouvelles variantes de préhenseurs pour répondre à un ensemble diversifié de besoins de manipulation attendus dans les environnements des clients”.

Boston Dynamics a commercialisé avec succès les robots Spot and Stretch. Tout comme il l’a fait pour ce dernier, il va collaborer avec un petit groupe de clients innovants, à commencer par Hyundai, pour tester et itérer les applications Atlas au cours des prochaines années.

ATLAS se réinvente en électrique Boston Dynamics promet des performances accrues
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IA générative et cloud : Orange et Google Cloud annoncent une extension de leur partenariat

Cela fait près de 4 ans qu’Orange et Google Cloud ont entamé un partenariat stratégique pour accompagner la transformation digitale du Groupe grâce aux données et à l’IA. Les deux sociétés ont annoncé hier une extension de leur collaboration pour développer l’usage de l’IA, notamment de l’IA générative, dans les différentes activités et les 26 pays où Orange est présent.

Acteur majeur du numérique en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, Orange présentait l’an passé son nouveau plan stratégique. Baptisé “Lead the future”, il a pour ambition de valoriser l’excellence reconnue dans son cœur de métier, les réseaux, grâce à une plus grande utilisation de l’IA et de la data, mais aussi de capitaliser sur les infrastructures dans l’ensemble des pays où le Groupe est présent, sur le segment entreprise et de renforcer la position d’Orange dans la cybersécurité.

Pour atteindre son objectif de tirer parti du potentiel de l’IA dans toutes les géographies où il est présent, Orange avait besoin d’une solution sécurisée pour renforcer ses services cloud en local, tout en répondant aux exigences réglementaires locales en matière de sécurité et de résidence des données. Le Groupe s’est tourné vers Google Cloud, les deux sociétés ont collaboré dès la phase de conception pour déployer Google Distributed Cloud, permettant ainsi à Orange de disposer d’un cloud local ayant une résilience accrue, en particulier dans les environnements contraignants tout en optimisant les performances et en réduisant la latence pour les traitements de données importants.

Google Distributed Cloud (GDC) est un ensemble de solutions combinant matériel et logiciels qui étendent l’infrastructure cloud de Google jusqu’à la périphérie et dans le centre de données des locaux du client, facilitant le déploiement, la gestion et la mise à l’échelle d’applications et d’innovations en matière d’IA. Totalement géré par Google Cloud qui fournit, déploie, exploite et entretient le matériel, il permet à Orange de s’adapter aux exigences réglementaires locales en matière d’environnements cloud, accélérer l’adoption de l’IA au bénéfice de ses clients et favoriser une approche de l’IA ouverte et centrée sur la valeur.

Cette collaboration facilite l’intégration du cloud dans les centres de données d’Orange, assurant ainsi la protection des données sensibles nécessitant une conservation sur site. De plus, elle permet à Orange de filtrer d’énormes volumes de données (plus d’un pétaoctet de télémétrie réseau par jour), de déployer rapidement des solutions d’IA pour ses équipes locales, ce qui renforce leur agilité et leur réactivité. En outre, elle ouvre de nouvelles opportunités commerciales en permettant le déploiement de cas d’utilisation dans de nombreux pays où Orange est présent.

IA générative et cloud Orange et Google Cloud annoncent une extension de leur partenariat
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Coopération transatlantique : retour sur la 6ème édition du Conseil du Commerce et des Technologies UE-États-Unis

Le Conseil du commerce et des technologies (CCT) UE-États-Unis, lancé par Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, et Joe Biden, Président des États-Unis, à l’occasion du sommet UE-États-Unis du 15 juin 2021, s’est réuni pour sa 6ème édition les 4 et 5 avril dernier à Louvain en Belgique.

Le conseil se réunit périodiquement au niveau politique pour piloter la coopération transatlantique. Il est coprésidé par Margrethe Vestager, Vice-Présidente exécutive de la Commission européenne et commissaire à la concurrence, Valdis Dombrovskis, Vice-Président exécutif de la Commission européenne et du côté américain par Antony Blinken, Secrétaire d’État américain, Gina Raimondo, Secrétaire au commerce et Katherine Tai, Représentante au commerce. Ils ont été rejoints par Thierry Breton, membre de la Commission européenne lors de cette 6ème édition organisée par la présidence belge du Conseil de l’UE.

Après une discussion sur les défis géopolitiques actuels, y compris la guerre en Ukraine et la violence au Moyen-Orient, ils ont réaffirmé l’importance de ce forum qui permet à l’UE et aux États-Unis de coordonner leurs approches concernant des questions essentielles en matière de commerce, de technologie et de sécurité afin d’approfondir la coopération transatlantique.

Les avancées de la 6ème édition du CCT

Dans leur déclaration conjointe, les deux parties ont partagé leurs travaux visant à faire progresser le leadership transatlantique dans le domaine des technologies critiques et émergentes notamment l’IA, les technologies quantiques, les semi-conducteurs et la 6G.

Intelligence artificielle

L’UE et les États-Unis réaffirment leur engagement envers une approche basée sur les risques pour l’IA, mettant l’accent sur la promotion de technologies sûres, sécurisées et dignes de confiance, protégeant les individus et la société et défendant les droits de l’homme. Ils coordonnent leurs efforts dans des initiatives multilatérales pour une gestion responsable et transparente de l’IA tout en encourageant les développeurs avancés d’IA à respecter le code de conduite international du processus Hiroshima.

Par ailleurs, le Bureau européen de l’IA et l’Institut américain pour la sécurité de l’IA s’engagent à établir un dialogue pour favoriser l’échange d’informations scientifiques et la collaboration sur des sujets tels que les indices de référence, les risques potentiels et les tendances technologiques futures.

Ces avancées faciliteront la mise en oeuvre de la feuille de route conjointe en vue d’élaborer des outils et normes communs pour une IA digne de confiance établie lors de la 3ème édition.

Des groupes de travail composés d’agences scientifiques américaines et de services et agences de la Commission européenne ont publié dans le rapport “IA pour le bien public” les étapes essentielles dans des domaines tels que la météorologie, l’énergie, l’urgence et la reconstruction pour relever les défis mondiaux, notamment en matière de développement durable. Des progrès ont également été réalisés dans les domaines de la santé et l’agriculture.

Technologies quantiques

Un groupe de travail a été créé pour combler les lacunes dans la R&D des technologies quantiques entre l’UE et les États-Unis et harmoniser leurs efforts. L’objectif est d’établir une compréhension commune des niveaux de maturité technologique, élaborer des critères de référence unifiés, identifier les composants critiques et faire progresser les normes internationales.

Coordination cryptographique post-quantique

Les deux parties soulignent l’importance de sécuriser rapidement les réseaux de communication numérique contre les menaces potentielles des ordinateurs quantiques sur la cryptographie. Elles partagent leurs informations pour comprendre les activités de normalisation et de transition vers la cryptographie post-quantique.

Vers la 6G

L’UE et les États-Unis avaient présenté de premières perspectives pour la 6G en mai 2023. Ils ont adopté une vision commune pour le développement de la 6G, basée sur ces perspectives et sur la feuille de route pour l’industrie de la 6G, mettant l’accent sur la sécurité, la durabilité, l’interopérabilité et la résilience des technologies de communication clés.

Ils renforceront la coopération entre leurs agences de financement de la recherche et de l’innovation pour soutenir le développement des réseaux 6G et établiront un plan de sensibilisation avec leurs partenaires dans ce même but.

Semi-conducteurs

La coordination des chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs est soulignée comme essentielle pour garantir la sécurité de l’approvisionnement.

L’UE et les États-Unis ont donc décidé de prolonger pour trois ans deux accords précédemment signés, le 1er concerne un mécanisme d’alerte précoce pour enrayer et atténuer les perturbations de la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs, le second, un mécanisme de transparence réciproque pour le partage d’informations sur le soutien public au secteur afin d’éviter la course aux subventions.

Préoccupés par les politiques économiques non marchandes et les pratiques qui pourraient affecter la chaîne d’approvisionnement mondiale, ils se sont engagés à dialoguer étroitement avec l’industrie sur cette question et à examiner les politiques des pays tiers. Des discussions gouvernementales sont prévues pour élaborer des mesures coopératives afin de remédier aux effets de distorsion.

D’autres travaux en cours : PFAS, matériaux durables, etc.

Les deux partenaires ont également convenu de poursuivre les travaux pour identifier des solutions de substitution aux substances per- et polyfluorées (PFAS) utilisées dans les puces électroniques : ils envisagent d’exploiter des capacités d’intelligence artificielle et de jumeaux numériques pour accélérer la découverte de matériaux de remplacement plus sûrs et durables.

Ils ont également partagé les avancements de leurs travaux dans d’autres domaines, on peut les retrouver dans leur déclaration conjointe ici

Coopération transatlantique retour sur la 6ème édition du Conseil du Commerce et des Technologies UE-États-Unis
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IA Générative : les intermédiaires de données garants d’un marché de la donnée équilibré et éthique

L’Association pour l’Intermédiation de Données (AID) a été créée en novembre dernier par Agdatahub, Apidae Tourisme, Dawex, Hub One DataTrust, Orange Business et Prometheus-X, avec le soutien de la Banque des Territoires. Face à l’émergence rapide et mondiale de la GenAI, elle affirme l’importance des intermédiaires de données tant sur l’aspect éthique des échanges que sur celui du respect des droits des détenteurs de données et du respect du droit de la concurrence. Une position au cœur de sa contribution à la consultation publique sur l’IA générative lancée par l’Autorité de la Concurrence en février dernier.

Outre rassembler les organisations dont l’activité se rapporte à l’intermédiation de données, l’association AID, que la plateforme de partage de données personnelles MiTrust a rejoint en février dernier, ambitionne en effet de contribuer pleinement aux consultations amont aux politiques publiques favorisant la transaction de données, et ceci au sein d’un système reposant sur la confiance, la transparence et la sécurité.

Dans ce but, elle est organisée autour de 4 collèges de membres :

  • Les prestataires d’intermédiation de données (PSID) regroupant Agdatahub, Hub One DataTrust et Prometheus-X ;
  • Les opérateurs utilisateurs des services d’intermédiation de données (détenteurs et/ou utilisateurs de données) qui comptent Apidae Tourisme et Orange Business ;
  • Les prestataires technologiques nécessaires pour opérer les plateformes d’intermédiation de données, Dawex et Orange Business ;
  • Les membres associés, avec la Banque des Territoires.

Lors de l’annonce de sa création, Sébastien Picardat, Président de AID et Directeur général d’Agdatahub, expliquait :

“Notre volonté partagée est de développer la confiance, la transparence et la sécurité des transactions de données en nous appuyant sur des garanties fortes. Loin de partir d’une feuille blanche, nous nous appuyons sur les bonnes pratiques déjà existantes de chacun des membres de l’association, pour les partager, voire les renforcer et les améliorer si possible”. 

Au-delà des échanges entre membres, AID entend en outre jeter les bases d’un dialogue avec l’ensemble des acteurs professionnels de l’intermédiation de données au niveau européen en vue de favoriser la construction d’un marché unique européen des données.

Les intermédiaires de données : une réponse aux risques de distorsion de la concurrence

En tant que tiers de confiance, les Prestataires de Service d’Intermédiation de Données  répondent aux risques d’un marché asymétrique : celui des détenteurs de données (dont font partie les TPE/PME) face à un nombre très limité d’éditeurs d’IA générative, constituant, de fait, un oligopole.

Apportant une réponse structurelle et technologique aux risques, par exemple, de verrouillage de l’accès aux data ou à leur manque de portabilité, les PSID orchestrent des transactions de données sécurisées et transparentes sur les volets juridiques, commerciaux et techniques.

Intermédiaire de données, un statut régulé

Le statut d’intermédiaire de données est un rôle récent, réglementé en France par l’Arcep dans le cadre du projet de loi “Sécuriser et Réguler l’Espace Numérique” (SREN), adopté par la commission mixte paritaire le 26 mars 2024 puis par le Sénat le 2 avril suivant, qui devrait être définitivement voté par l’Assemblée nationale ce 10 avril. Sa réglementation repose également sur le Data Governance Act, applicable depuis septembre dernier et l’AI Act.

Ce rôle garantit la libre circulation des données au sein de l’Union Européenne, dans le respect des droits des détenteurs de données et du droit de la concurrence entre détenteurs et utilisateurs de données.

Le secteur de l’IA Générative a besoin d’accéder en masse à des données personnelles et non personnelles, mais pour l’AID cela ne peut se faire réglementairement et structurellement qu’au travers d’un cadre sécurisé dans lequel les détenteurs de données acceptent de rendre celles-ci accessibles aux éditeurs d’IA générative (en tant qu’utilisateurs). C’est la raison d’être des Prestataires de Service d’Intermédiation de Données.

Sébastien Picardat commente :

“Les prestataires d’intermédiation de données ont un rôle essentiel à jouer dans la mise en place d’un marché de la donnée équilibré entre détenteurs et utilisateurs de données, à l’heure où la confiance et la transparence sont des éléments clés pour développer ce marché dans le respect de la réglementation et des valeurs européennes”.

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Retour sur cinq temps forts du World AI Cannes Festival 2024

La forte hausse de la participation à la 3e édition du World AI Cannes Festival a confirmé le succès de cet évènement international dédié à l’IA et à ses enjeux économiques, humains et sociétaux. Du 8 au 10 février dernier, le Palais des Festivals et des Congrès a ainsi accueilli plus de 8 000 visiteurs professionnels (soit + 36 % vs. 2023) sur les deux journées dédiées, et plus de 5 000 visiteurs grand public sur la journée du samedi.

Des personnalités de renom présentes sur cette édition

L’édition 2024 du WAICF a notamment été marquée par la visite de Marina Ferrari, tout juste nommée Secrétaire d’État chargée du numérique, et par l’intervention exclusive de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.

Ce dernier a rappelé la position de leadership européen en IA de la France et ses atouts : l’excellence de ses scientifiques et ses laboratoires, le dynamisme de ses entreprises et son énergie décarbonée favorable au développement de supercalculateurs. Il a souligné l’attractivité des Alpes Maritimes, le rôle crucial de la Région pour soutenir les ambitions en matière d’IA du pays ainsi que l’importance de retenir les talents en IA, mettant l’accent sur la nécessité de leur offrir des rémunérations compétitives et des équipements adéquats.

Il a également abordé le sujet des données, la matière première de l’IA. Pour lui, il est crucial d’aligner entraînement des modèles et souveraineté européenne. Pour garantir la sécurité économique de l’UE face au monopole des GAFAM, il appelle les États membres à la création d’un marché unique européen de la donnée.

Le VC Summit, dédié à l’investissement dans les startups

Parmi les nouveautés de cette édition ; on retiendra le VC Summit, programme dédié exclusivement aux investisseurs. Lors de tables rondes, de discussions informelles, avec notamment le témoignage de Julien Simon sur la success-story de Hugging Face, les intervenants ont pu appréhender les problématiques et les opportunités des investissements dans le domaine de l’IA notamment avec la découverte des startups les plus innovantes du secteur.

Des conférences et des tables rondes premium sur la scène des Ambassadeurs

Le WAICF 2024 a proposé un programme de conférences de haut niveau offrant un panorama complet de l’IA, de ses applications pratiques à ses implications stratégiques, éthiques et entrepreneuriales.
La scène des Ambassadeurs proposait d’explorer ce que l’IA peut faire de nos jours pour imaginer ce que les innovations futures apporteront à la société et aux organisations de demain. Deux des tables rondes ont abordé des sujets capitaux :

  • « Should we slow down research on AI ? »

Yann LeCun, Vice-Président et scientifique en chef de l’IA, META AI, Mark Brakel, Directeur des politiques, Future of Life Institute, Nick Bostrom, professeur à l’Université d’Oxford et Directeur de l’Institut pour l’avenir de l’humanité et Francesca Rossi, membre d’IBM et responsable mondiale de l’éthique ont débattu du bien-fondé de ralentir la recherche sur l’IA comme l’avaient réclamé certains acteurs de l’IA dans une lettre ouverte l’an passé. Si Mark Brakel a défendu une réglementation contraignante face aux dangers potentiels de l’IA, Yann LeCun, partisan de l’open source, s’est déclaré en faveur d’une réglementation des applications d’IA plutôt que de la R&D.

  • « Challenges in the adoption of AI Act : protecting individual freedoms while encouraging innovation in Europe »

L’AI Act a été adopté par les États membres de l’UE le 2 février dernier, puis le 13 mars suivant par les eurodéputés. Il ne lui manque plus que la validation du Conseil de l’Europe en avril prochain et sa publication dans le Journal officiel de l’UE pour entrer en vigueur progressivement selon le niveau de risque des systèmes ou modèles d’IA.

Yonah Welker, Explorer, Public Evaluator, Board Member Eu Commission Projects, Yonah.org, Georgie Courtois : Avocat — Associé chez de Gaulle Fleurance & Associés, Aurore Belfrage : Investisseur technologique et stratège géopolitique chez Sustechable et Dragoș Tudorache (en distanciel), membre du Parlement européen ont abordé les défis et les implications de cette loi européenne.

Un focus complet sur les applications de l’IA

La scène Applications de l’IA a de son côté apporté un éclairage sur le potentiel de l’IA pour les organisations à travers différents cas d’usage dans plusieurs secteurs.

Dans le domaine de la santé, lors de la session « Frontière pharmaceutique de l’IA générative : tracer une voie responsable pour les percées cliniques », Sam Khalil de NOVO NORDISK a exploré comment l’IA générative peut être utilisée de manière responsable pour réaliser des avancées dans le domaine clinique tandis que Shameer Khader, Directeur exécutif/Responsable mondial du cluster de biologie computationnelle et de la médecine de précision chez SANOFI.a abordé l’utilisation de l’IA pour la découverte de nouveaux médicaments lors de la session « La découverte de cibles médicamenteuses à l’ère de l’intelligence artificielle. ».

Laurent Prud’hon du Crédit Mutuel, Jean-Philippe Debiolles et Carolina Camacho R. d’IBM ont partagé leur expérience pour un autre cas d’utilisation : celui de la GenAI pour le secteur bancaire avec « L’IA générative à l’œuvre dans le secteur bancaire : comment déployer des solutions d’entreprise de confiance ».

Une zone thématique dédiée à la robotique

L’édition 2024 a de nouveau fait la part belle à la robotique. Lors d’expériences immersives, les visiteurs ont découvert les avancées significatives faites dans ce domaine. Ils ont notamment été accueillis par le robot humanoïde saoudien SARA, fruit d’une collaboration de Digital Saudi et Qss Company, avec qui ils ont pu interagir tout comme avec des compagnons de nouvelle génération un peu différents, notamment les robots Mirokai. Développés par la start-up parisienne Enchanted Tools, Miroki et sa version améliorée présentée au CES 2024 Miroka, ressemblent à des personnages de cartoon.. Dotés d’un visage animé en temps réel, très expressif, de pouces opposables et d’une poignée universelle, ces concentrés de technologie se déplacent sur un globe roulant. Ils sont testés dans les hôpitaux parisiens où ils assistent les aides-soignants auprès des patients.

Ils ont également pu découvrir Buddy, un petit robot social, de compagnie, mobile et émotionnel développé par la start-up française Blue Frog Robotics. Destiné à devenir un membre à part entière de la famille, il est pour l’instant commercialisé auprès d’entreprises où il joue le rôle d’agent d’accueil.

Que ce soit auprès des professionnels ou du grand public, cette édition 2024 a rencontré un franc succès, démontrant un intérêt croissant pour l’IA et les perspectives qu’elle offre. Ses organisateurs vous donnent d’ores et déjà rendez-vous le 13 février 2025 pour cet évènement désormais incontournable.

Retour sur les temps forts du World AI Cannes Festival 2024
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Digital et innovation : retour sur les derniers projets du Groupe SNCF

Le réseau ferroviaire français est le deuxième plus grand d’Europe après celui de l’Allemagne. Alors que plus de 14 000 trains circulent chaque jour, transportant environ 5 millions de voyageurs, le Groupe SNCF s’est emparé depuis plusieurs années du numérique et de l’IA pour améliorer son réseau, faire face à des technologies devenant obsolètes et aux exigences européennes, optimisant in fine l’expérience voyageur, conducteur de train et agent en gare. 

Selon Christophe Fanichet, Directeur Général adjoint du Numérique groupe SNCF,
“Pour être le leader des mobilités, il faut être un leader de la Tech”. Pour y parvenir, la SNCF consacre chaque année 5 % de son chiffre d’affaires au numérique, soit un budget de 2 milliards d’euros, plus de 4 500 de ses employés s’activent aujourd’hui à sa transformation digitale, un nombre qui devrait augmenter significativement puisque près de 700 recrutements sont prévus cette année.

Lors d’une conférence de presse, le Groupe a présenté les projets phares de ses 7 sociétés pour une mobilité du futur durable, parmi lesquels les projets suivants.

ARGOS, la nouvelle génération de postes d’aiguillage informatiques

Lancé par SNCF Réseau en 2018 avec des sociétés partenaires, ARGOS vise à développer et déployer une nouvelle génération de postes d’aiguillage informatiques.

Pièces maîtresses dans la sécurité de la circulation des trains, les postes d’aiguillage informatiques permettent de commander les aiguillages et les signaux sur une zone donnée et utilisent, pour les plus anciens d’entre eux, des technologies électromécaniques, électriques, voire mécaniques devenues obsolètes.

En les modernisant et les informatisant, ARGOS permettra une communication en temps réel, une plus grande réactivité face aux incidents réduisant l’impact en cas de panne et de maintenance, et par conséquent, une meilleure circulation des trains qui bénéficiera directement aux voyageurs. Les solutions développées visent à supprimer les relais intermédiaires, réduire les infrastructures et câbles au sol, diminuant ainsi les coûts d’installation et de maintenance.

La ligne Marseille-Vintimille devrait être la 1ère à voir la mise en oeuvre de ces solutions cette année.

Opti’conduite : un logiciel d’aide à l’éco-conduite

Développé par Didier Stewart, un ancien conducteur de train, Opti’conduite rassemble plusieurs paramètres liés à la circulation des trains (vitesse, position du train, profil de la voie, …). Le logiciel permet de calculer et d’indiquer en temps réel au conducteur la vitesse idéale à adopter pour réduire la consommation d’énergie du train (jusqu’à -12%), tout en respectant les horaires d’un trajet.

Désormais déployé dans la quasi-totalité des trains et auprès des 12 000 conducteurs, ce logiciel permet ainsi de réduire la facture énergétique, d’aider à la circulation des trains et de prolonger leur durée de vie. Les rapports générés permettent de mesurer la performance de l’outil, sa qualité de fonctionnement, les économies réalisées ainsi que la ponctualité en tous points du réseau.

D’ici la fin du premier trimestre 2024, une nouvelle interface sera déployée pour une prise en main facilitée de l’outil. De nouvelles fonctionnalités intégrant des cas complexes de gestion d’aléas seront développées en 2024.

Patterns CO2 : la data au service de la mobilité

Développé en 2022 par Keolis, l’une des sociétés du groupe SNCF, Patterns CO2 est un outil permettant le suivi en temps réel de l’empreinte carbone des mobilités sur un territoire donné (tous modes de transport confondus), grâce à l’exploitation des données GPS issues des smartphones du grand public. Outre les transports en commun, cette solution intègre également dans son analyse la voiture individuelle, le vélo, la marche à pied dans le but de fournir une vision globale aux Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM).

Patterns CO2 a été créé afin d’aider les collectivités à évaluer l’atteinte de leurs objectifs de réduction de gaz à effets de serre (GES), en ligne avec les objectifs définis par la France et l’UE. À terme, l’objectif est d’enrichir les sources de données en complément des traces GPS (données billettiques, traces mobiles fournies par les opérateurs, données collectées dans certains véhicules, etc) afin que la solution Patterns devienne la référence dans la mesure de l’empreinte carbone des mobilités, aussi bien en France qu’à l’international.

Smart Station, des gares intelligentes

Initié en 2020 dans le cadre d’un partenariat entre SNCF Gares & Connexions et ENGIE Solutions, Smart Station est un outil de supervision centralisée, et en temps réel, des équipements électriques dans les gares.

Grâce à des capteurs installés sur les principaux équipements des gares (ascenseurs, escaliers mécaniques, portes automatiques, compteurs énergie, sondes de température de locaux techniques), les agents formés peuvent surveiller leur état en temps réel via une application, et intervenir rapidement en cas de dysfonctionnement.

En 2024, l’application Smart station permettra également le suivi des consommations d’eau, la télésurveillance et la télé-opération des installations d’éclairage, de chauffage, de ventilation et de climatisation des gares.

L’outil, déployé actuellement dans 650 gares, le sera à terme dans 700 gares sur l’ensemble du territoire, connectant 6 000 objets connectés et traitant 800 millions de données.

SNCF Groupe GPT, la GenAI au service de la SNCF

La SNCF explore en interne le potentiel de la GenAI avec SNCF Groupe GPT au travers de différents cas d’usage : lire, analyser ou générer des textes, interpréter et générer des images, l’intégration de document pour une analyse via l’IA …

Développé en septembre 2023, il repose actuellement sur les avancées des derniers modèles de langage d’OpenAI, la SNCF a cependant l’intention de mener des tests avec d’autres LLM, notamment ceux de Mistral AI. Un échantillon de collaboratrices et collaborateurs se familiarise avec l’outil via un environnement dédié, protégé et sécurisé conçu par le Groupe qui a mis en place des parcours de prise en main pour les accompagner.

L’amélioration de SNCF Groupe GPT permettra la réalisation de nouvelles tâches nécessitant le recours à la voix, à l’image, à la vidéo.

Trad SNCF, un moteur de traduction automatique pour les agents SNCF

Testée pendant la coupe du monde de Rugby, l’application multilingue “Trad SNCF” à destination des agents sur leur smartphone pro, est un moteur de traduction automatique basé sur l’IA. Conçue pour informer les voyageurs étrangers en gare et à bord des trains, elle traduit la question posée en Français puis la réponse apportée par l’agent dans la langue de l’interlocuteur. L’algorithme de traduction automatique est entraîné sur les situations à bord des trains ou en gare et reconnaît naturellement 130 langues.

La protection des données personnelles, que ce soient celles des voyageurs ou des collaborateurs, est garantie : les conversations ne sont pas enregistrées et le traitement des données s’effectue au sein de l’UE.

Dans la perspective des JO 2024 durant lesquels près de 15 millions de touristes étrangers, venus de plus de 200 pays différents, sont attendus, 574 Sud groupe SNCF renforce son entraînement sur les principales langues de l’olympisme : anglais, espagnol, allemand, italien, néerlandais, portugais, japonais, arabe, chinois, indonésien.

Le projet Mobil’Quai

La SNCF a présenté plus récemment Mobil’Quai, un concept présenté par un consortium, réunissant SNCF Gares & Connexions, AREP, SNCF Voyageurs, l’institut de Recherche Technologique (IRT) Railenium, et l’entreprise Purple.

Ce projet innovant de points d’arrêt flexibles et modulaires permettra de créer des arrêts temporaires et durables afin d’améliorer les dessertes territoriales et de renforcer les liaisons autour des grandes métropoles. La connexion via une communication par satellites de type Starlink intégrée, ou la 3G/4G, permettra, grâce à l’exploitation de flux vidéo, d’assurer la supervision de l’installation et le traitement par l’IA des situations potentiellement à risque. De l’IA sera également intégrée pour permettre aux personnes non-voyantes ou malvoyantes de se déplacer par guidage depuis leur smartphone.

Mobil’Quai vise à intégrer des technologies à faible impact environnemental et sera testé dans la région Grand-Est avant un déploiement potentiel sur le réseau ferré national.

Digital et innovation retour sur les derniers projets du Groupe SNCF
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Comment le groupe SAMSE s’appuie sur VEKIA pour optimiser la gestion de ses stocks

Une gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement est essentielle pour garantir la disponibilité des produits, réduire les coûts, améliorer la satisfaction client et maintenir un avantage concurrentiel sur le marché. Le Groupe SAMSE, un acteur majeur de la distribution de matériaux de construction et de produits destinés au bâtiment, s’est tourné l’éditeur de solutions supply chain Saas VEKIA pour répondre aux défis de sa chaîne d’approvisionnement.

Créé en 1920, le Groupe SAMSE compte aujourd’hui 23 enseignes, 350 magasins, des sites e-commerce et 6 500 collaborateurs. S’il a su s’adapter au fil des années aux évolutions du marché et aux attentes de ses clients, qu’ils soient professionnels ou particuliers, sa  croissance soutenue, combinée à la complexité croissante de sa chaîne d’approvisionnement, l’a incité à rechercher une solution innovante pour optimiser la gestion de ses stocks et il a choisi celle de VEKIA.

Créée en 2008 à Lille par Manuel Davy, ingénieur Centrale Nantes, expert en machine learning, VEKIA a été sélectionnée pour son expertise, sa solution avancée d’optimisation prédictive et de gestion des stocks, ainsi que sa capacité à déployer à grande échelle au sein du Groupe SAMSE.

Sa solution offre une synergie optimale entre les compétences humaines des équipes approvisionnement et des capacités d’optimisation et d’analyse avancées. Elle permettra au Groupe SAMSE d’automatiser significativement ses prises de décision en matière d’approvisionnement, en anticipant les variations de la demande, les aléas logistiques, en optimisant les niveaux de stock et en réduisant significativement la charge opérationnelle associée à cette activité.

La modélisation des coûts liés à chaque commande (stockage, rupture, dépréciation, réception, expédition, etc.), leurs bénéfices (marge, chiffre d’affaires, offre) et la modélisation précise des différentes sources d’incertitude (demande, délai fournisseur, qualité fournisseur, stocks, etc.) garantiront une pertinence économique optimale pour chacun des plus de 1,2 millions approvisionnements annuels du Groupe SAMSE.

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité de l’engagement de ce dernier envers la durabilité, la satisfaction client et l’efficacité opérationnelle.

Laurent Géraudie, Directeur Supply Chain du Groupe SAMSE, souligne :

Nous sommes ravis d’annoncer notre partenariat avec VEKIA, une collaboration qui souligne notre engagement envers l’innovation et la recherche constante d’excellence. La solution VEKIA s’intègre parfaitement à notre stratégie de croissance, renforçant notre position de leader sur le marché et améliorant l’expérience client

Nous avons menés un long travail entre nos équipes et celles de VEKIA pour aboutir à un partenariat  qui doit nous permettre de franchir une marche pour notre chaine d’approvisionnement. La performance de l’outil, l’innovation au cœur de la solution, la proximité des équipes et la compréhension de notre métier de négociant de matériaux nous a convaincu de nous engager avec VEKIA”.

Manuel DAVY, fondateur et PDG de Vekia, conclut :

“C’est une grande fierté pour les équipes VEKIA de contribuer à la réussite du Groupe SAMSE. La mise en œuvre de notre solution dans ce contexte complexe démontre une nouvelle fois la capacité des technologies IA de VEKIA de simplifier et d’optimiser les approvisionnements du Groupe SAMSE, dans toutes les dimensions de sa chaine d’approvisionnements. Notre solution apporte également un grand confort d’usage pour les équipes SAMSE, ce qui compte énormément pour nous !”.

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Le Healthcare Data Institute propose 10 recommandations pour faire de l’IA une réalité en santé

Le Healthcare Data Institute, think tank dédié à la transformation du système de santé par la valorisation scientifique et économique des données de santé, annonce la publication d’un nouveau rapport. Intitulé “Jusqu’où les données peuvent-elles accompagner la transformation de la santé par l’IA ?“, il explore  les cas d’usage, examine les freins et les accélérateurs du développement et de l’adoption de l’IA dans le domaine de la santé et propose 10 recommandations pour une intégration réussie.

L’IA a un potentiel immense dans le domaine de la santé et a ouvert la voie à des avancées significatives dans le diagnostic, le traitement et la gestion des maladies. Grâce à des algorithmes sophistiqués, elle permet une analyse rapide et précise de vastes ensembles de données médicales, améliorant ainsi les capacités de diagnostic des professionnels de la santé et permettant un dépistage précoce des maladies. De plus, en exploitant des données individuelles telles que les antécédents médicaux et les caractéristiques génétiques, l’IA offre la possibilité de personnaliser les traitements pour chaque patient, conduisant à des soins de santé plus efficaces et à de meilleurs résultats.

Par ailleurs, l’IA peut optimiser les opérations hospitalières, réduire les coûts et améliorer la gestion des maladies chroniques grâce à un suivi continu des patients à domicile. Enfin, en accélérant la recherche médicale et en facilitant la découverte de nouveaux traitements, l’IA ouvre de nouvelles perspectives pour l’innovation dans le domaine de la santé.

Le rapport du Healthdata Care Institute dresse un état des lieux de l’utilisation de l’IA dans le parcours de soins et le système de santé. Parmi les cas d’usage examinés à partir d’exemples français et internationaux pour en évaluer le niveau de maturité, on trouve :

  • La prévention des cancers ;
  • Le diagnostic augmenté ;
  • La médecine de précision ;
  • La télésurveillance ;
  • La gestion de l’approvisionnement;
  • L’optimisation du temps ;
  • L’organisation des flux hospitaliers ;
  • Les déserts médicaux.

Il met en lumière un manque de solutions matures exploitables industriellement et que, malgré un potentiel disruptif, l’adoption de l’IA en santé est freinée par une fragmentation européenne en termes de normes, de réglementations, d’usages et de marché. Il souligne également l’importance cruciale de surmonter ces obstacles et pour y parvenir propose 10 recommandations qui mettent l’accent sur :

  • La nécessité de simplifier les normes et de favoriser une adoption européenne collective de l’IA par les acteurs de la santé ;
  • La formation initiale et continue des professionnels de santé sur l’IA et la Data Science ;
  • La mise en place d’un plan de communication national démontrant les bénéfices et les enjeux de l’IA pour associer le grand public à la révolution de l’IA ;
  • Un positionnement éduqué et éclairé des décideurs sur les questions d’IA en santé pour un accompagnement raisonné des solutions.

Pour le Healthdata Care Institute, l’intégration réussie de l’IA en santé requiert une approche collaborative, centrée sur l’humain, qui embrasse à la fois les innovations technologiques et les impératifs éthiques et réglementaires. Les actions raisonnées, guidées par une vision stratégique et pragmatique proposées dans son rapport visent à permettre aux acteurs clés du secteur (décideurs, professionnels de santé, institutions et patients) de “faire de l’IA une réalité bénéfique pour tous en santé“.

Christian DELEUZE, Président du Healthcare Data Institute, conclut :

“Nous sommes à l’aube d’une transformation majeure en santé, guidée par des actions concrètes plus que par des promesses. Ce rapport est un appel à l’engagement pour faire de l’IA un levier d’une médecine plus précise et personnalisée. Ensemble, convertissons ces visions en réalités, pour que l’IA devienne un moteur de l’amélioration des soins et de l’accompagnement des patients. La voie est tracée, les solutions à notre portée. Il appartient désormais aux acteurs du secteur de la santé de répondre présent à cet appel, pour que demain, l’IA en santé soit synonyme de progrès pour chacun “.

Retrouver le rapport et ses 10 recommandations ici

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Celonis et BMW annoncent le renforcement de leur partenariat

Celonis, société pionnière du Process Mining, et le groupe automobile BMW ont annoncé le 26 mars dernier l’extension de leur partenariat stratégique. Celui-ci a pour ambition d’optimiser de manière continue les process de BMW afin d’améliorer son efficacité, sa productivité et le respect de ses engagements environnementaux. Les deux entreprises ont également convenu de travailler ensemble au développement de futures innovations en matière de Process Mining. 

Basé à Munich comme BMW, mais également à New York, aux Etats-Unis, comptant plus de 20 bureaux à travers le monde, Celonis a développé une plateforme d’intelligence des process utilisant une technologie de pointe en matière d’IA et de Process Mining (exploration des processus métiers) qui offre aux entreprises un jumeau numérique en temps réel de l’ensemble de leurs process.

Créée en 2011, la start-up est devenue en 2021 la 1ère décacorne européenne, étant valorisée à 11 milliards de dollars, sa valorisation est d’ailleurs passée aujourd’hui à 13 milliards $ après une série D en août dernier. En outre, elle a été nommée Leader dans le premier Magic Quadrant de Gartner pour les outils de Process Mining l’an passé.

Le partenariat avec BMW

La collaboration entre Celonis et BMW a débuté en 2016 avec le lancement du processus d’extraction avec deux preuves de concept dans une usine de Munich.

Convaincu que le Process Mining était un élément clé de sa transformation numérique, BMW a créé un centre d’excellence (CoE) au sein de son département IT en 2018 qui s’appuie sur l’intelligence des processus de Celonis.

Le groupe a été l’un des premiers à utiliser Process Intelligence Graph dévoilé en novembre dernier par Celonis qui unifie toutes les données de processus d’une organisation et fournit des applications prêtes à l’emploi.

Une numérisation à l’échelle du groupe

BMW entend aujourd’hui accélérer la digitalisation à l’échelle du groupe, et pour cela, s’appuie sur la technologie de Process Mining de Celonis. Son objectif est de rendre ses solutions accessibles à tous les employés du groupe, quel que soit leur département, pour une meilleure identification et élimination des inefficacités.

Les principaux domaines de collaboration de ce partenariat étendu comprennent l’optimisation continue des processus, l’utilisation du Process Intelligence Graph pour coordonner les processus interconnectés, l’amélioration de l’expérience utilisateur du logiciel, et le développement de solutions innovantes.

Il prévoit également le développement de nouveaux logiciels par le centre d’excellence en Process Mining de BMW  avec l’équipe de développement de Celonis, notamment en explorant des pistes telles que l’amélioration de la connexion des fournisseurs dans les processus interentreprises et la cartographie complète du parcours client, avec une intégration accrue de l’IA pour une meilleure transparence et gestion des processus.

Alexander Buresch, CIO du groupe BMW,  commente :

“Le groupe BMW entend rester pionnier dans la qualité et l’efficacité de ses process. Cet objectif est d’autant plus stratégique à l’heure de transformations majeures, les plus importantes de l’histoire du groupe, entre l’essor des mobilités électriques, la digitalisation des activités et les enjeux de transition. L’analyse et l’optimisation continues de nos process de bout en bout avec Celonis représentent un atout décisif pour accroître notre productivité, minimiser notre consommation de ressources et rendre les chaînes d’approvisionnement plus résilientes”. 

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