Londres a adopté dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 avril une loi controversée qui lui permet de déporter au Rwanda des demandeurs et demandeuses d’asile arrivés illégalement sur son territoire. Un texte que Kigali attendait depuis des mois, fort de son expérience avec la Libye.
Au moins 800 000 morts, en 100 jours, entre avril et juillet 1994. Le génocide des Tutsi au Rwanda a été perpétré au coeur des villages, jusqu’à l’intérieur des maisons. Les milices civiles Hutu, appelées « interahamwe », tuent de manière systématique (le…
Le président de la République n’a finalement pas prononcé, à l’occasion des trente ans du génocide des Tutsis, le discours que l’Élysée avait publiquement promis. Bien plus qu’un «couac» aujourd’hui avancé, cette cacophonie révèle des divisions internes.
Depuis trente ans, l’ancien secrétaire général de l’Élysée multiplie les actions en justice mais aussi les interventions médiatiques dès lors qu’il est mis en cause dans la gestion du dossier rwandais en 1994. Et n’hésite pas à lancer de fausses accusations contre des journalistes.
L’historien Vincent Duclert étudie les processus génocidaires et a dirigé le rapport qui porte son nom sur l’implication de la France au Rwanda en 1994. Pour Mediapart, il revient sur celui des Tutsis en le mettant en perspective avec le passé et le présent.
Trente ans après, l’événement ayant déclenché le génocide des Tutsis, qui a fait près d’un million de morts en 1994, demeure un mystère. Mediapart, qui a réuni des centaines de documents et interrogé les plus hauts responsables militaires français de l’époque, rouvre le dossier.
Violaine Baraduc, anthropologue et documentariste, s’est intéressée à la criminalité génocidaire des femmes, et plus particulièrement au moment où elles se retournent contre leurs propres enfants. Entretien.
Le tribunal administratif de Paris abrite une procédure inédite visant les fautes de la France face au génocide de 1994. Le ministère des armées plaide l’«incompétence» de la juridiction et l’«irresponsabilité de la puissance publique»"." Une sorte de raison d’État juridique.
La politique mémorielle rwandaise se heurte aux enjeux politiques et économiques. Le mémorial de Gisozi, principal musée national consacré à la tragédie de 1994, en a été une victime collatérale, avec la suppression de la référence au génocide des Arméniens et la visite du Soudanais Hemetti.
Les avoirs de celui qui est présenté comme le «financier du génocide» des Tutsis, Félicien Kabuga, ont été gelés en attendant un procès qui n’aura finalement jamais lieu pour des raisons médicales. Que va devenir cet argent qui serait si précieux aux rescapés?
La tension n’a cessé de monter entre la République démocratique du Congo et le Rwanda ces derniers mois. Le chercheur Onesphore Sematumba explique les tenants et les aboutissants de ce conflit meurtrier.